0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
18 vues21 pages

Premier spationaute israélien en 2021

Transféré par

Rachel S
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
18 vues21 pages

Premier spationaute israélien en 2021

Transféré par

Rachel S
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Exposé HGGSP Terminales 

: Thème 1 : Les


nouveaux espaces de conquêtes…

L’Israël

Drapeau de l’Israël
Introduction :

« Nous choisissons d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et de


faire les autres choses, non pas parce qu’elles sont faciles, mais parce qu’elles
sont difficiles, parce que cet objectif servira à organiser et à mesurer le meilleur
de nos énergies et de nos compétences, parce que ce défi est un défi que nous
sommes prêts à accepter, un que nous ne voulons pas reporter, et un que nous
avons l’intention de gagner, et les autres aussi. » affirme le Président des Etats-
Unis John F. Kennedy dans le discours prononcé au Rice Stadium de Houston au
Texas où siège la NASA, le 12 septembre 1962. Ce défi qui doit souder la Nation
américaine est une réponse à la course à l’espace lancée par l’URSS en 1957.
Adepte de Realpolitik (politique qui désigne la politique étrangère fondée sur le
calcul des forces et l’intérêt national) et des rapports de forces géopolitiques, le
Secrétaire d’Etats étasunien, Henry Kissinger pour sa part ironise : « Un porte-
avions, c’est cent mille tonnes de diplomatie. » illustrant une nouvelle fois le
pouvoir de contraindre de la politique du Big Stick (cela renvoie à la politique
étrangère du président des EU, Theodore Roosevelt (1901-9) visant à faire
assumer aux Etats-Unis une politique extérieure utilisant la douceur, les
négociations, le softpower, la puissance douce, le pouvoir de convaincre,
combinée à la force, à la menace, le hardpower, la puissance dure, le pouvoir
de contraindre). Ces deux citations illustrent la conquête de l’espace et des
océans comme affirmation de la puissance et facteur de conflits.
Israël est un État situé sur la côte orientale de la mer Méditerranée au
Proche-Orient en Asie occidentale. Le pays partage ses frontières avec le Liban
au nord, avec la Syrie au nord-est, la Jordanie et la Cisjordanie à l’est, et avec
l’Égypte et la bande de Gaza au sud-ouest. Il possède un littoral sur la mer
Méditerranée à l’ouest et sur la mer Rouge (golfe d’Aqaba) au sud. Son
indépendance est proclamée le 14 mai 1948, après le vote du plan de partage
de la Palestine le 29 novembre 1947 par l'Organisation des Nations unies qui
met fin au mandat britannique et qui prévoit la création d’un État juif et d’un
État arabe. Les premières bases politiques en ce sens ont été posées lors du
premier congrès mondial sioniste à Bâle en 1897 sous la direction de Theodor
Herzl. Israël est une démocratie parlementaire. Selon l'institut des statistiques
israélien, le pays compte 9 021 000 habitants au 6 mai 2019, parmi lesquels
74,2 % de « Juifs » (6 697 000 habitants), 20,9 % d’« Arabes israéliens » (1 890
000 habitants) et 4,9 % autres soit 434 000 habitants (principalement «
chrétiens non arabes » ou d'autres groupes ethniques). Israël est un des seuls
pays au monde, où la population juive est la plus présente (43 % de la
population juive mondiale en 2015). Chaque année, le taux de croissance
naturel de la population d'Israël est d'environ 1,8 %, ce qui est l'un des taux de
croissance les plus élevés parmi les pays de l'OCDE. Le taux de natalité élevé de
la population explique en grande partie cette forte croissance48. Le taux de
fécondité des femmes israéliennes en 2018 était de 3,1%. Les immigrés
occupent également une place très importante dans l'histoire sociale et
nationale, surtout pendant la période d'indépendance de l’Israël. À différentes
périodes, diverses vagues importantes d'immigration ont changé et façonné
l'image de ce pays. L'un de ces derniers grands mouvements d’immigration
était les Juifs des pays de l'ex-Union soviétique dans les années 1990. Cette
migration a amené plus d'un million d'immigrants en quelques années.
L'économie israélienne est basée sur un système capitaliste moderne d'un pays
jeune qui se caractérise par un secteur public relativement important et un
secteur de la high-tech en croissance rapide. Les entreprises israéliennes,
principalement dans ce domaine, sont très appréciées sur les marchés
financiers mondiaux : Israël est le deuxième pays en nombre de sociétés cotées
au NASDAQ (Le NASDAQ (sigle de National Association of Securities Dealers
Automated Quotations) est une bourse de valeurs ouverte en 1971,
actuellement le deuxième plus important marché d'actions des États-Unis, en
volume traité, derrière le New York Stock Exchange. Il est le plus grand marché
électronique d'actions du monde.) En 2010, Israël a officiellement rejoint
l'OCDE (L'Organisation de coopération et de développement économiques est
une organisation internationale d'études économiques, dont les pays membres
— des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de
gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue
essentiellement un rôle d'assemblée consultative...) En outre, c'est le pays au
monde avec le plus fort pourcentage d'ingénieurs dans la population active.
Les tours Azrieli, symbole du dynamisme économique et financier du pays.

Pour la première fois de son histoire, Israël, en 2021, se classe parmi les 20
premières économies en termes de PIB par habitant, selon Forbes Israël, qui se
base sur les données du Fonds monétaire international (FMI). Selon les
données compilées par la publication, avec un PIB par habitant de 43 689
dollars pour 2020, Israël se classe 19e parmi les 20 premiers pays, devant le
Canada (20e), avec un PIB par habitant de 43 278 dollars, la Nouvelle-Zélande
(21e), avec 41 127 dollars, et le Royaume-Uni (22e), avec 40 406 dollars. L’Israël
se classe 20, en 2021 dans le rang des Etats les plus puissants au monde. Selon
le GlobalFirePower, son Power Index serait de 0,3464. Le magazine Conflit a
proposé au printemps 2018, un indice synthétique de la puissance globale, il
prend en compte 50 critères classés en 6 catégories. L’Israël (17 ème) fait partie
de la catégorie des « nouveaux venus », des petites puissances en progrès
notamment économique.
La puissance est la capacité d’un État ou d’une entité à imposer sa
volonté. Jusqu’aux années 1990, elle dépend principalement des facteurs
traditionnels. Il s’agit par exemple de la population, la force militaire,
l’économie ou encore la géographie du pays (ex : littoraux, massifs
montagneux, …). Mais ces critères de puissance évoluent avec le temps. Il est
désormais nécessaire d’en prendre de nouveaux en compte tels que la stabilité
politique, l’éducation ou encore la recherche. On parle désormais de hard
power (facteurs traditionnels/directs de la puissance) et de soft power
(facteurs actuels/indirects de la puissance). Il est donc important de souligner
l’évolution des facteurs de puissance dans le contexte de la mondialisation.
L’Israël continue encore de créer de nouveaux satellites notamment
SHALOM, VENµS, TAUVEX, OPSat, INSAT-1 et INSAT-2. VENµS est une mission
de recherche qui vise à démontrer l’efficacité de l’observation multi spectrale
optimisée dans le cadre du programme de surveillance globale pour
l’environnement et la sécurité. TAUVEX est un projet de télescope entre les
agences spatiales israélienne et indienne qui doit être lancé courant 2008.
OPSat est la nouvelle génération de satellites d'observation optique. INSAT-1 et
INSAT-2 sont deux nanosatellites développés par l'Israéli Nano Satellite
Association. SHALOM (Spaceborne Hyperspectral Applicative Land and Ocean
Mission) est un système réalisé en coopération avec l'Agence spatiale italienne,
à vocation commerciale, d'images hyper-spectrales par satellite dont la mise en
service opérationnel est prévue pour 2021.
En quelle mesure la puissance de l’Israël est-elle maritime et spatiale ?
Dans un premier temps nous analyserons la puissance maritime, puis
dans un second temps nous observerons la puissance spatiale et pour finir nous
analyserons les perspectives et les limites maritimes et spatiales de l’Israël.

I/ La puissance maritime.
A. Historique de la marine israélienne

C’est le 14 mai 1948 que Tsahal, l’armée israélienne ainsi que sa marine
Heyl Ha’ Yam ou Corps de la mer Tsahal, a été créée par David Ben Gourion
alors premier ministre. L’armée est un regroupement de plusieurs groupes
terroristes israéliens comme l’Irgoun, Lehi ou la Haganah qui signifie défense
en hébreu. La Haganah est une organisation paramilitaire clandestine juive qui
a vu le jour dans les années 1920, elle a pour but d’affréter des navires, de
transporter des migrants et des armes. Palyam est la branche navale de la
Haganah, sous la direction de David Ben Gourion elle acquérait en 1947 un
premier navire : un ancien brise-glace américain qui dès reçu va être rebaptisé
Eilat et équipé des deux canons et de plusieurs mitrailleuses. Dans les
premières années de sa création la marine israélienne n’a pas la capacité de se
développer grandement à cause d’un manque de budget. Après la guerre
d’indépendance de 1948-1949 l’attention est surtout portée sur le réarmement
de l’armée de terre et de l’air. Toutefois elle achète trois vedettes lances
torpilles à l’Italie, puis à la Grande-Bretagne deux anciens destroyers de type Z,
le HMS Zealous et Zodiaz rebaptisés Eilat et Jaffa. C’est à partir de la guerre des
Six jours que l’amiral Abraham Boster va changer le statut financier de la
marine et lui donner plus d’importance. Le 6 octobre 1973 commence la guerre
du Kippour : les armées égyptiennes et syriennes attaquent les forces terrestres
d’Israël qui décide en riposte d’attaquer les forces navales de ses deux rivales.
C’est une victoire israélienne contre premièrement la Syrie dans la bataille de
Lattaquié et ensuite contre l’Egypte dans la bataille de Damiette. En effet, la
marine coula 19 navires arabes dont 10 navires lance-missiles sans avoir perdu
un seul bateau. La marine va au cours des années se développer.

Pavillon de la marine israélienne

B/ Les forces navales d’Israël

La marine israélienne est la trente-septième marine mondiale au niveau


du nombre de bateaux avec 65 bateaux en 2020. Le corps de la mer Tsahal a
pour but principal de protéger les littoraux et les eaux territoriales de
potentielles attaques des pays voisins ou de groupes de guérillas qui veulent
entrer dans le pays par la mer. Elle opère principalement en mer rouge et en
mer méditerranée. Ses bases principales sont Haïfa, Atlit, Ashdod ainsi que
Eilat. Chacune de ces bases à un but particulier. Eilat qui existe depuis 1951
occupe la fonction de quartier général de la marine en Mer Rouge. La base de
Haïfa regroupe l’essentiel des forces navales israéliennes : l’escadrille des sous-
marins, la 914ème compagnie de vedettes de type Dvora et celle des bateaux
lance-missiles. Les missions de cette base sont de sécuriser les routes
maritimes par des opérations de sécurité et l’approfondissement de la
coopération entre la marine et les forces terrestres et de l’air de Tsahal. Haïfa
comporte aussi le chantier naval de la marine, c’est là que des travaux de
réparation ou d’amélioration des navires sont réalisés. La deuxième base est
celle d’Ashdod qui prend en charge la partie sud de la cote méditerranéenne,
elle agit dans la mer pour protéger les intérêts maritimes et la souveraineté du
pays. Atlit héberge l’une des unités d’élite de Tsahal : la Shayetet 13 les forces
spéciales de la marine. Ce commando naval opère évidement sur mer mais
aussi sur terre et dans l’air. Les soldats de cette unité interceptent des navires
par exemple le Victoria en 2011 qui transportait des tonnes d’armes envoyées
à destination du Hamas le gouvernement terroriste palestinien. La marine
comprend aussi un commando de sous-marins le Shayetet HaTzolelot, il a pour
but de détruire des navires ennemis, la réalisation d’activité secrètes
d’espionnage, le contrôle à l’entrée des ports et l’assistance à d’autres unités
lors des combats. Cette unité utilise des sous-marins de classe Dolphin. Ces
sous-marins ont été construits par l’Allemagne en compensation financière de
la Shoah. C’est l’un des sous-marins d’attaque les plus avancés au monde. Ce
sous-marin est l’arme d’attaque la plus chère et sophistiquée de l’armée
d’Israël. Il mesure 68 mètres de long et pèse 2 100 tonnes, il est capable de
lancer des missiles Popeye avec une force de frappe de 1 500 km. La marine
comporte cinq autres sous-marins en plus de celui-ci, tous de fabrication
allemande et de classe Dolphin, elle possède aussi 14 navires de guerre et 48
patrouilleurs. Prenons l’exemple du Saar 6 un navire anti-missile multi fonction.
Il peut combattre dans des batailles sur mer entre bateaux avec des missiles de
fabrication israélienne, il peut combattre depuis la mer vers la terre avec des
canons qui lancent des missiles de précision capable d’atteindre la fenêtre
d’une maison à plusieurs kilomètres de distance enfin il peut combattre depuis
la mer vers le ciel grâce à des missiles anti aériens et à des radars pour détecter
les mouvements aux alentours. La marine est directement liée à l’armée de
terre et de mer comme nous pouvons le voir. D’après Eliezer Marom, ancien
amiral de réserve et commandant, elle n’est pas capable de gagner une guerre
à elle seule c’est une force complémentaire de l’infanterie. En temps de paix
elle opère par exemple en mer rouge contre le transfert d’armes de l’Iran vers
le Soudan via le Yémen mais la plupart des opérations ne sont pas dévoilées
étant tenues au secret militaire.

Corvette Saar 6

C/ L’économie navale d’Israël


En 2006 Israël détient le record mondial en dépenses d'armements par
habitant qui s'élève à 1 429 $. Cette somme illustre bien l’importance donnée à
l’économie militaire. Au niveau de la vente d’arme, Israël est le huitième
exportateur d’armes au monde. Elle en vent par exemple à des pays comme la
Turquie, bien que ces derniers temps leurs relations se sont dégradées à cause
des tensions en mer méditerranée. Les exportations d’armement avaient
atteint 7,2 milliards de dollars en 2010. En Israël se trouvent plusieurs usines
d’armement comme Israel Aerospace Industries (IAI) qui est une entreprise de
construction aéronautique fondée en 1941. En 1967 après la guerre des Six
jours la France première vendeuses d’armes à l’époque mit un embargo sur
Israël. Le gouvernement demande donc à IAI de développer leurs propres
avions. Plus tard, l’entreprise a créé des patrouilleurs de classe Dvora. Une
autre usine d’armement est la Rafael Advenced Defense Systems Ltd qui a
construit les missiles Barak et Popeye. Le missile Barak est un missile mer-air
anti-avion et anti-missile et mer-mer antinavire à courte portée. Israel
Shipyards est quant à elle une entreprise qui a développé les navires d’attaques
de classe Saar et des patrouilleurs.

II/ La puissance spatiale.


A/L’historique spatiale de l’Israël.

L’agence spatiale israélienne, fondée le 19 septembre 1983, est un


organisme public opérant au sein du ministère de la Science et de la
Technologie. L'Agence initie, dirige et coordonne les activités spatiales civiles
en Israël. Elle est actuellement dirigée par le professeur Yitzhak Ben Israel.
L'Agence soutient particulièrement la recherche et le développement
scientifique à réel potentiel économique, comme le développement de
technologies uniques et innovantes. De plus, l'Agence part du point de vue que
la pratique de l'espace contribue à l'économie israélienne, à sa position dans le
monde et au bien-être de ses habitants en termes d'agriculture, de
communications, de surveillance de la pollution environnementale et de
recherche. Dans les années 1980, Israël démarre ses activités spatiales en
développant les infrastructures nécessaires pour la recherche et l'exploration
spatiale. Cette activité fut marquée par le développement de satellites et des
infrastructures de lancement - ce qui fit entrer Israël dans le « club » des États
ayant cette capacité. En avril 1983, le Ministre israélien des Sciences et des
Technologies Yuval Ne'eman annonce la formation d'une agence qui
coordonnera et supervisera un programme spatial national. En 1984, le Centre
National des Connaissances spatiales a été créé en coopération avec Israël
Aerospace Industries (IAI), et un contrat a été signé entre IAI et le Ministère
israélien de la Défense pour le développement des infrastructures nécessaires
et du premier satellite israélien d'observation. Cette collaboration porte ses
fruits dès 1988, quand Israël lance le premier d'une longue série de satellites
Ofeq - Israël est devenu le 9e pays à avoir lancé un satellite avec son propre
lanceur. En 2002, l'ASI annonce le développement d'une version commerciale
de ses fusées Shavit. Ce programme est nommé LeoLink. En 2003, le colonel
Ilan Ramon est devenu le premier spationaute israélien, mais il périt avec le
reste de l'équipage dans l'explosion de la navette spatiale Columbia lors du
retour sur Terre de sa mission.

Logo de l’agence spatiale israélienne

Israël a été le premier pays du Proche-Orient à fabriquer et lancer ses


propres satellites espions. Cette politique a été décidée après l'attaque surprise
conjointe de l'Égypte et de la Syrie en 1973, point de départ de la guerre du
Kippour. Désormais, il doit faire face à l'Iran, son ennemi déclaré, qui dispose
également de la capacité de mise en orbite de satellites.
La Force aérienne et spatiale israélienne est la composante aérienne de
Tsahal (armée de l’Israël). Elle aligne environ 400 avions et 215 hélicoptères
ainsi que des drones, des satellites et des missiles balistiques. Dès 1947, la
Sherout Ha Avir, la branche aérienne de la Haganah (La Haganah, terme qui
signifie défense en hébreu, était l'organisation sioniste la plus importante et
centrale du Yishouv en Palestine, entre 1920 et 1948. Elle servit d'ossature,
avec le Palmah, à la création de l'armée de défense d'Israël, fin mai 1948.)
recherche des moyens aériens afin de protéger le Yishouv (est un terme hébreu
pour désigner l'ensemble des Juifs présents en Palestine avant la création de
l'État d'Israël.) et de veiller à la protection aérienne du nouvel État juif, qui sera
officiellement crée par la déclaration de David Ben Gourion, le 14 mai 1948 à
Tel-Aviv. Elle se mit à recruter des pilotes, dont la majeure partie avaient été
formés par la RAF (forces aériennes du Royaume-Unis). Puis elle se mit à
chercher des moyens d'acquérir des avions. Elle acquit illégalement des avions :
cinq Avro Anson, deux Tiger Moth, trois DH-89 Dragon Rapide, deux P-51
Mustang, un DWR-13, cinq C-47, deux Noorduyn Norseman, des Piper Cub. Le
premier des 25 avions tchécoslovaques Avia S-199n'arrive en Israël qu’en avril
et n'est opérationnel que le 20 mai 1948.

Emblème de la force aérienne et spatiale israélienne

Le 24 mai 1948, la Heyl Ha Avir fut officiellement créée en tant qu'armée


de l'air, au vu des dispositions de l'ordonnance n ° 6, prise par le gouvernement
provisoire de l'Etat d'Israël, relative à la création des forces de défense d'Israël.
Ainsi l’historique spatial de l’Israël remonte aux années 80, à peu près 40 ans
après leur indépendance. Le 29 mai 1948, l’Armée de l’Air fut déployée pour la
première fois, et contribua à mettre fin à l’avancée égyptienne vers la cité
portuaire d’Ashdod à l’aide de quatre avions Messerschmitt tchécoslovaques.
Au cours de la Guerre d’Indépendance, l’Armée de l’Air a intercepté des avions
de combat ennemis, a apporté son soutien aux Forces Terrestres et a réalisé
des raids aériens sur les capitales du Caire, de Damas et d’Amman. A la fin de la
guerre, la plupart des volontaires étrangers quittèrent le corps et l’Armée de
l’Air, qui ne se repose plus que sur des pilotes israéliens aujourd’hui,
commença à organiser ses bases aériennes, à formuler sa doctrine de combat
et à former de nouveaux escadrons équipés d’avions neufs. Pendant
l’Opération Kadesh en 1956, l’Armée de l’Air a réalisé de nombreuses
opérations : parachutage des troupes dans le Sinaï, destruction des lignes de
communication égyptiennes, soutien et assistance aux Forces Terrestres et
attaques aériennes. Pendant la Guerre des Six jours, elle a joué un rôle
prépondérant dans la victoire d’Israël sur les armées arabes en détruisant la
quasi-totalité de l’aviation égyptienne en l’espace de 3 heures et en
endommageant les forces aériennes jordaniennes, syriennes et irakiennes.
Pendant la Guerre d’Usure, elle a combattu sur tous les fronts. Les combats les
plus intenses ont eu lieu à la frontière égyptienne : combats aériens, raids sur
les batteries de missiles dans le canal de Suez et attaques ciblées en plein cœur
du territoire égyptien. Des opérations conjointes avec les Forces Terrestres se
sont aussi déroulées dans la Vallée du Jourdain et sur le front égyptien. Au
cours de ces années, l’Armée de l’Air a continué à acquérir des avions de
combat de plus en plus sophistiqués et au début des années 1970, elle a
entamé une politique d’acquisition et de développement de drones. La Guerre
du Kippour en 1973 a constitué un vrai test pour l’Armée de l’Air. Dès les
premières heures de la guerre, les avions israéliens ont tout mis en œuvre pour
arrêter les avancées égyptienne et syrienne, ont livré de nombreuses batailles
aériennes, ont attaqué les forces terrestres ennemies, ont bombardé les
aérodromes ennemis et ont attaqué des cibles stratégiques. Les missiles
surface-air (ou anti-aériens) des forces arabes ont représenté une plus grande
menace contre l’aviation israélienne : de nombreux avions israéliens ont été
interceptés et abattus pendant cette guerre. De nombreux efforts ont été
déployés dans les années d’après-guerre pour relever ce défi et minimiser la
menace anti-aérienne. En juillet 1976, elle a pris part à l’Opération Entebbe,
visant à libérer les otages israéliens d’un avion détourné à Athènes et amené
en Ouganda, en transportant les troupes et l’équipement nécessaires jusqu’en
Ouganda au moyen d’avions de transport militaires Hercules. En juin 1981, les
avions de l’Armée de l’Air ont détruit un réacteur nucléaire irakien au cours de
l’Opération Opéra. Une année plus tard, pendant l’Opération Paix en Galilée,
les forces aériennes israéliennes ont attaqué des cibles stratégiques et ont
abattu une centaine d’avions syriens. Dans les années 1980, l’Armée de l’Air a
aidé à rapatrier les Juifs d’Éthiopie en Israël. En octobre 1985, elle a attaqué la
cible la plus lointaine jamais attaquée : le centre de commandement de l’OLP
en Tunisie, au cours de l’opération « Jambe de Bois ». Au début du 21ème
siècle, elle a été largement impliquée dans de nombreuses opérations en
Judée-Samarie et dans la bande de Gaza, en détruisant des cibles terroristes
stratégiques, en effectuant des missions de renseignements, en particulier
depuis le désengagement unilatéral israélien de la bande de Gaza en 2005.
Pendant la Deuxième Guerre du Liban durant l’été 2006, l’Armée de l’Air a
détruit des rampes de lancement de roquettes du Hezbollah et de nombreuses
infrastructures terroristes, a apporté son soutien aux Forces Terrestres, a
évacué les soldats blessés, collecté des renseignements et transporté les
troupes en plein territoire libanais. Au cours de l’Opération Plomb Durci en
décembre 2008, le corps aérien a durement touché les infrastructures du
Hamas dans la bande de Gaza.

Soldats de l’armée de l’Air

B/Les forces spatiales de l’Israël.

Le système de défense aérienne protège le ciel de l'État d'Israël contre


un large éventail de menaces provenant du sol, des airs et même de l'espace.
Le système de défense aérienne de l'armée de l'air a été créé en tant que
système anti-aérien en 1951. C’est un système de combat sol-air qui est
responsable des opérations de défense en coordination avec les autres organes
de l'armée de l'air contre toute menace aérienne pour l'État d'Israël et l'espace
aérien. Les batteries du réseau sont déployées sur divers sites à travers le pays
et protègent les habitants du pays contre des menaces telles que : roquettes,
missiles, avions de combat, hélicoptères de combat, drones, missiles de
croisière, etc. Les systèmes de défense de l’armée de l’air Israélienne sont
nombreux.
Il y a le : Stinger, c’est un missile à épaulement qui est arrivé en Israël au début
des années 1990 en remplacement du missile Red-eye. Le missile permet une
capacité de lancement contre des avions et des hélicoptères, et a une capacité
infrarouge (basée sur la chaleur) et ultraviolette (basée sur une cible. C’est un
lance-missile sol-air portable et de courte portée (moins de 5 km) qui permet
d’abattre des planeurs, avions et hélicoptères de combat volant à basse
altitude grâce à un système de guidage infrarouge. Une fois le missile lancé,
aucune opération au sol n’est nécessaire pour le guider.

Militaires Israéliens avec le missile à épaulement Stinger

Le Hawk est un système de missile anti-aérien de moyenne portée (jusqu’à 40


km). Le premier tir sur cible réel d’un Hawk a été effectué par Tsahal en 1967.
Pendant la Guerre d’Usure, les missiles anti-aériens Hawk israéliens ont détruit
12 avions ennemis. Au cours de la Guerre du Kippour, les missiles Hawk
israéliens ont tiré à 75 reprises et ont abattu une vingtaine d’avions ennemis.
Image d’un Hawk

Tsahal a développé un programme de défense multicouches pour répondre à


toute la panoplie des menaces de missiles dirigés contre le territoire israélien.
On dénombre 3 systèmes d’interception de missiles, pour les missiles de
courte, moyenne et longue portée.
La Flèche : Il s’agit d’un système d’interception de missiles balistiques de
longue portée. Il est composé d’un système de détection et d’un système
d’interception. Le système ‘Flèche’ est capable de détecter et d’intercepter
plusieurs menaces simultanément. Deux versions du ‘Flèche’ sont déjà
opérationnelles et le ‘Flèche 3’ est en phase de tests avancés.

Image de la Flèche

La Fronde de David est chargée d’intercepter les roquettes de moyenne à


longue portée et les missiles de croisière volant à une vitesse peu élevée.
Image de la Fronde de David

Le Dôme de Fer est un système d’interception de missiles développé par


Tsahal, destiné à contrer la menace des obus et roquettes de courte portée.

Image du Dôme de fer

Le programme spatial israélien regroupe l'ensemble des activités spatiales


civiles ou militaires d'Israël. Il est le résultat de travaux de recherche et de
développement de haut niveau dans le domaine militaire et industriel dans les
années 1980 qui ont permis avec un budget modeste de devenir en 1988 la
huitième nation à placer en orbite un satellite à l'aide d'un lanceur public.
Cinq ans après la création de l'agence, le premier satellite israélien Ofek-
1 (est le nom d'une série de satellites de reconnaissance militaires israéliens
légers, construits par Israel Aerospace Industries et opérés par Tsahal.) est
placé en orbite le 19 septembre 1988 par un lanceur Shavit (Shavit est un
lanceur léger israélien, dérivé du missile Jéricho II. Il comporte trois étages
utilisant tous une propulsion à propergol solide.) développé avec les ressources
locales. Du fait de l’exiguïté de son territoire et des relations tendues avec les
pays arabes voisins, les tirs des lanceurs nationaux se font depuis la côte vers
l'ouest et placent donc les satellites sur une orbite rétrograde qui réduit les
capacités du lanceur. Le deuxième tir qui a lieu le 3 avril 1990 place en orbite
un satellite technologique Ofek-2. Il faut attendre le troisième tir effectué le 14
avril 1995 avec un lanceur Shavit-1 un peu plus puissant pour que le premier
satellite de surveillance opérationnel, Ofek-3 soit placé en orbite.
En 1993-1994 l'IAI tente de commercialiser le lanceur Next, une
interprétation à trois étages du Shavit capable de placer 400 kg sur une orbite
polaire. Le projet ne débouche pas mais il est à l'origine des performances
Shavit-1 et Shavit-2 du lanceur public. Le 22 janvier 1998 le satellite Ofeq-4 est
lancé mais le tir est un échec à la suite d'une défaillance du deuxième étage de
la fusée. La perte est évaluée à 50 millions US$ (le budget spatial annuel moyen
d'Israël est d'environ 80 millions US$). Cet échec donne un coup d'arrêt au
programme spatial israélien et le pays se retrouve sans satellite de
reconnaissance opérationnel durant plusieurs années.
Beresheet, est une petite sonde spatiale développée par une équipe
d'ingénieurs et techniciens israéliens réunis au sein de la société israélienne
SpaceIL créée pour tenter de remporter le Google Lunar X Prize. Google Lunar X
Prize est une compétition internationale organisée par la Fondation X Prize et
parrainée par Google opposant des équipes d'ingénieurs et techniciens
travaillant en dehors du cadre institutionnel des agences spatiales qui devaient
parvenir à concevoir fabriquer et poser un engin spatial sur la surface de la
Lune.

Image de la maquette de Beresheet

L'industriel IAI a développé 2 satellites EROS, lancés en 2000 et 2006. Un


troisième satellite est en cours développement. En coopération avec le CNES
(Centre Nationale d’Etudes Spatiales), l'agence spatiale israélienne a développé
le satellite Vénμs (mini satellite d’observation de la Terre franco-israélien),
lancé en 2017, dont l'objectif premier est de modéliser la biosphère.

C/L’économie spatiale de l’Israël.


L’économie spatiale de l’Israël est sommes toute assez conséquente : c’est aux
alentours de 180 millions de dollars. Le projet Bereshit, financé en partie par
l’Israël et par des entreprises privées, a couté 100 millions de dollars.
Initialement elle était prévue à 10 millions de dollars mais, au cours de sa
construction, son prix a évolué. Une somme raisonnable par rapport aux autres
engins spatiaux construit dans les autres pays. Bien qu'il soit un petit pays,
Israël a un programme spatial impressionnant et en termes de ratio du PIB, le
budget spatial israélien, qui s'élève à plus de 100 millions de dollars, est le
dixième au monde et le septième parmi les pays de l'OCDE (Organisation de
coopération et de développement économiques).

III/ Perspectives et limites.


A/ Grands projets.

En 2019, Israël décida d’envoyer un vaisseau spatial Bereshit. Cette


sonde qui ressemble à une immense araignée à cinq pattes est, du haut de ses
585 kilos, un objet de fierté en Israël, qui espérait devenir le quatrième pays à
alunir un appareil après les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Première mondiale,
la sonde a été développée par une organisation privée, SpaceIL, qui a travaillé
en partenariat avec la société aérospatiale Israeli Aerospace Industries (IAI),
une des plus grandes entreprises de défense israéliennes. L'engin a été lancé le
22 février depuis la base américaine de Cap Canaveral en Floride, via une fusée
Falcon 9 de la firme américaine SpaceX, fondée par l'entrepreneur Elon Musk. Il
aurait dû alunir après avoir parcouru quelque 6,5 millions de kilomètres, à une
vitesse maximale de 10 kilomètres par seconde (36'000 km/h), selon les
partenaires du projet. Mais malheureusement la première sonde israélienne à
destination de la Lune s'est écrasée lors de son alunissage, en raison d'une
panne de son moteur survenue à la dernière minute. Mais l’Israël su rebondir
de cet échec et annonça son intention d’envoyer un second vaisseau spatial –
Bereshit 2. En dévoilant le projet avec le président Reuven Rivlin dans sa
résidence à Jérusalem, l’organisation israélienne à but non lucratif SpaceIL, en
coopération avec Israel Aerospace Industries et l’Agence spatiale israélienne au
sein du ministère de la Science et de la Technologie, a déclaré qu’elle prévoyait
de lancer la sonde en 2024. Ayant déclaré peu après la tentative qu’un nouvel
alunissage « n’était pas un défi suffisant », SpaceIL a déclaré que la nouvelle
sonde constituera une avancée significative par rapport à la première et
comprendra en fait trois engins spatiaux – un orbiteur et deux atterrisseurs.
La société israélienne RamonSpace a annoncé qu'elle avait été
sélectionnée par l'Agence spatiale israélienne du ministère de l'Innovation, des
Sciences et de la Technologie pour fournir un système informatique pour une
charge spatiale qui devrait s'envoler dans l'espace au début de 2022. Ramon
Space effectuera une variété d'opérations informatiques dans l'espace. Sur le
même nanosatellite de NSLComm-une autre société israélienne soutenue par
l'Agence spatiale israélienne-NSLComm effectuera une charge parallèle visant à
tester la faisabilité du déploiement d'une antenne pliable flexible avec une
technologie unique.
Au plan maritime, l’Israël a inauguré un nouveau terminal au port de
Haïfa qui sera exploité par une entreprise chinoise, et qui doit permettre
d'alimenter la concurrence, de réduire les coûts d'importation et donc de faire
baisser les prix sur de nombreux produits importés. La quasi-totalité du
commerce international d'Israël s'effectue par voie maritime et le port de Haïfa
l’endroit le plus fréquentée du pays, gérant environ la moitié du fret. Un
deuxième terminal est en cours de construction et devrait être inauguré
prochainement. La proximité du port avec les sous-marins militaires israéliens,
a suscité des inquiétudes en matière de sécurité, surtout après que des
rapports ont révélé que ni le cabinet, ni le Conseil de sécurité nationale
n'avaient eu leur mot à dire sur l'accord. Le projet a également suscité le
courroux des États-Unis, qui amarrent parfois des navires militaires à Haïfa. Le
nouveau terminal, construit par deux sociétés israéliennes, permettra aux
grands navires d'environ 400 mètres de long transportant jusqu'à 18.000
conteneurs d'accoster en Israël. Le terminal de la baie de Haïfa, qui était en
construction depuis six ans, représente un investissement de 5,5 milliards de
shekels (1,45 milliards d'euros).

Vue de bateaux sur le quai des pêcheurs dans le port de Kishon, à Haïfa
Israël a aussi commandé des corvettes Sa’ar 6, ainsi que des unités de classe
livré en Israël d’ici 2022. Le pays a décidé de commander ces navires pour
protéger sa découverte de gisement de gaz qui pourrait entrainer de
potentielles affrontements.

B/Faiblesses.

La Marine israélienne n’a jamais été une priorité pour l’Etat Major de l’Etat
hébreux. Israël a confiance en sa force aérienne, à sa flotte de patrouilleurs
lance missile pour protéger l’accès à ses ports qui ne sont pas tellement
menacés. Mais la découverte d’un immense champ gaziez au large de ses
côtes, dans ce qui apparente à sa ZEE (zone économique exclusive) au début
des années 2010, a changé les choses. Ce gisement permet de couvrir 60% de
la consommation de gaz naturel du pays mais il permet aussi au pays
d’exporter le gaz vers ses pays voisins comme l’Egypte. Mais des tensions ont
rapidement vu le jour autour de cela : la crainte de voir des infrastructures off-
shore apparaître. Le projet de gazoduc vers l’Europe d’Israël avec la Grèce, est
potentiellement menacé par les revendications turques en Méditerranée
Orientale. Donc l’Israël décida que la Marine Israélienne devait prendre plus
d’importance au sein du pays. Ainsi de nouveaux programmes ont vu le jour
comme des sous-marins, des corvettes… On peut ainsi donc dire que si l’Israël
avait un peu plus axé ses intérêts sur sa marine, elle n’aurait pas à se dépêcher
de commander des navires en catastrophe. Ainsi l’Israël ne fait pas partie des
plus grandes puissances navales du monde.
La puissance spatiale a vu un échec assez spectaculaire depuis sa
naissance : le premier atterrisseur lunaire israélien (Beresheet) à atteindre
l'orbite lunaire (lancé par une fusée américaine privée Falcon 9), n’est pas
parvenu à se poser en douceur et s'écrase sur la Lune. Malgré cet échec l’Israël,
a su rebondir et lancer Beresheet 2.
Les objectifs de l'Agence spatiale israélienne sont nombreux et variés,
notamment l'expansion de la coopération et des interactions avec divers pays
dans le domaine de l'espace, la promotion de la recherche sur les
infrastructures dans les universités et les instituts de recherche ;
Investissement dans des entreprises en démarrage qui développent divers
composants pour les industries spatiales en Israël et dans le monde ;
Développement et construction de satellites à des fins civiles et soutien au
développement de technologies spatiales innovantes et uniques dans les
industries spatiales ; En plus de cultiver la réserve de futurs scientifiques dans
le domaine de l'exploration spatiale à travers l'éducation spatiale et les projets
communautaires, et en général d'étendre l'avantage relatif d'Israël dans le
domaine et de le placer parmi les principaux pays du monde en matière
d'exploration et d'exploitation spatiales. Un autre objectif important de
l'agence spatiale est de renforcer le lien des enfants et des jeunes avec le
domaine spatial, afin qu'ils puissent satisfaire la grande curiosité naturelle que
suscite le domaine et approfondir leurs connaissances et leur intérêt pour
celui-ci.
Conclusion
Oui la puissance d’Israël est maritime et spatiale car ce pays possède une
force maritime, une force spatiale et une agence spatiale. Ces deux domaines
sont en expansion progressive. La marine acquiert au fil des années de
nouveaux bateaux, mène différentes opérations en mer pour préserver ses
intérêts. L’agence spatiale mène aussi différentes opérations : des mises en
orbite de satellites, elle prend part à des opérations avec par exemple avec
l’ISS. Mais on peut nuancer cela par le fait que pour premièrement la marine
n’est pas au centre de la politique militaire d’Israël de plus la majorité des
bateaux ne sont pas de fabrication israélienne mais des achats. Ainsi la marine
dépend de différents pays comme les Etats-Unis, l’Allemagne ou l’Italie.
Secondement, la puissance spatiale n’est qu’au début de son développement
et ne présente pas une grande rivalité avec les autres pays du monde comme
les Etats-Unis, la Russie ou la Chine qui sont les pionniers dans ce domaine.
Israël peut être comparée à l’Iran un pays qui se trouve également dans le
Moyen-Orient. Officiellement appelée marine de la République islamique d’Iran
elle comporte des aéronefs, des destroyers, frégates, corvettes, patrouilleurs et
sous-marins. En nombre total de navires elle est au sixième rang mondial avec
398 navires en 2020 soit 333 navires de guerre en plus. Au niveau de l’espace
en 2004 a été créée l’agence spatiale iranienne. En 2009 elle lançait avec sont
lanceur Safir 2 son premier satellite artificiel Omid. A l’inverse d’Israël qui
collabore avec la Station Spatiale Internationale d’origine américaine, l’Iran
collabore avec les agences russes mais aussi chinoise et nord-coréenne. En
2020 le pays lance un premier satellite militaire.

Common questions

Alimenté par l’IA

Les développements historiques de l'armée israélienne, comme l'entraînement initial fourni par des forces extérieures et l'acquisition illégale de matériel, ont créé une base proactive et agile qui a structuré ses opérations modernes . L'accent sur la formation avancée et l'innovation technologique, évidents dès les années 50 avec l'Opération Kadesh et la Guerre des Six Jours , se reflète dans les opérations contemporaines à Gaza et au Liban, où l'intégration de nouvelles technologies et la rapidité des déploiements demeurent des atouts majeurs pour maintenir la supériorité régionale .

La faiblesse relative de la puissance maritime israélienne par rapport à sa puissance aérienne peut être attribuée à plusieurs facteurs. Historiquement, Israël a davantage investi dans son armée de l'air pour prévenir des menaces immédiates et stratégiques . En revanche, la marine n'a pas été priorisée et est restée dans l'ombre face à la suprématie aérienne effective, comme l'illustrent les opérations aériennes réussies durant divers conflits régionaux . De plus, la dépendance accrue sur l'importation de navires et le manque de développement indigène renforcent cette faiblesse maritime .

La coopération spatiale internationale permet à Israël de développer ses technologies en profitant des connaissances et ressources d'autres pays. Les collaborations, comme celle avec l'Agence spatiale italienne pour le projet SHALOM, fournissent des opportunités pour le développement et l'application de nouvelles technologies hyperspectrales . En élargissant ses partenariats, Israël peut améliorer ses capacités de recherche et promouvoir des innovations dans l'observation spatiale. Ce type de coopération internationale est crucial pour maintenir et stimuler le progrès technologique dans un secteur où la compétition mondiale est intense .

Le développement des capacités spatiales a amélioré la position géopolitique d'Israël en lui offrant des outils supplémentaires pour la surveillance et la défense, cruciales dans une région instable . Ces capacités permettent à Israël de surveiller les activités de ses voisins et potentiels adversaires, renforçant ainsi sa position stratégique face à des pays comme l'Iran qui développent également leurs propres capacités spatiales . Israël devient une puissance attractive dans le domaine de la technologie de pointe, ce qui lui permet d'établir des partenariats stratégiques à l'échelle internationale, consolidant sa position diplomatique .

Le développement des drones joue un rôle crucial dans la stratégie militaire israélienne en offrant des capacités de surveillance et de frappe à distance qui augmentent l'efficacité opérationnelle tout en minimisant les pertes humaines . Pionnier dans l'utilisation des drones dès les années 1970, Israël a capitalisé sur ces technologies pour effectuer des missions de reconnaissance et des attaques ciblées . Cette capacité renforce sa doctrine de défense proactive et permet un avantage stratégique face aux adversaires dans une région où l'information précise et la capacité de réaction rapide sont vitales .

Malgré quelques avancées, la puissance maritime d'Israël rencontre des défis majeurs. D'abord, la marine a été historiquement négligée par rapport à d'autres branches militaires, et il y a une dépendance marquée sur des achats étrangers plutôt que sur un développement interne . Cette dépendance pourrait limiter la flexibilité stratégique en cas de tensions avec des pays fournisseurs. De plus, les tensions autour de la découverte du gisement de gaz dans sa ZEE nécessitent une stratégie navale plus robuste . Enfin, le projet de gazoduc vers l'Europe, menacé par des revendications turques, illustre les défis géopolitiques auxquels Israël doit faire face .

La stratégie spatiale d'Israël est profondément liée à sa sécurité nationale, facilitant la surveillance avancée et la reconnaissance à travers le lancement de satellites espions, aspect renforcé par les capacités spatiales développées après des événements comme la guerre de Kippour . La coopération internationale, par exemple avec l'Agence spatiale italienne pour le système SHALOM, permet de renforcer les capacités d'observation et d'élargir les interactions dans le domaine de la défense . De plus, cette stratégie apporte des solutions aux menaces régionales, comme celles posées par l'Iran . Ainsi, la progression dans la technologie spatiale solidifie la posture défensive et proactive d'Israël.

L'évolution des critères de puissance a permis à Israël de se distinguer sur la scène mondiale en intégrant non seulement les éléments traditionnels de puissance comme la force militaire et l'économie, mais aussi les critères modernes tels que la stabilité politique, l'éducation et la capacité technologique. Israël, bien qu'étant une « nouvelle venue » parmi les puissances émergentes, a progressé grâce à ses avancées économiques et technologiques, notamment dans le domaine spatial avec le développement de satellites comme SHALOM et OPSat . Ceci montre que l'adaptation aux critères modernes de puissance peut propulser un état à un rang supérieur de puissance mondiale.

L'Armée de l'Air israélienne a eu un impact significatif sur les conflits régionaux, souvent en imposant une supériorité aérienne décisive. Durant la guerre des Six Jours, elle a détruit la quasi-totalité de l'aviation égyptienne en trois heures , jouant un rôle crucial dans la victoire israélienne. Son rôle s'est encore affirmé lors d'opérations telles qu'Opération Entebbe et Opération Opéra, illustrant une capacité opérationnelle avancée et audacieuse . La stratégie et la réactivité de l'armée de l'air ont permis à Israël de maintenir un avantage sécuritaire dans une région instable.

L'évolution de la défense aérienne israélienne, notamment à travers le développement de systèmes comme le missile Stinger et le système Hawk, montre une adaptation aux menaces contemporaines . La création d'un programme de défense multicouches, incluant des systèmes comme le 'Flèche' pour intercepter des missiles balistiques, démontre une stratégie visant à répondre aux diverses menaces, allant des roquettes aux drones . Cette évolution reflète une compréhension aiguë des défis modernes, avec un accent sur l'interception et la neutralisation de menaces sophistiquées, tout en optimisant la collaboration entre ses différentes forces militaires.

Vous aimerez peut-être aussi