G.
Ginot Groupes et Symétrie L2 - Paris 13
Feuille 1: Quelques exemples de groupes et application à Z/nZ
Rappels sur les ensembles et applications
Exercice 1. Soient E et F deux ensembles, et une application f : E → F . Démontrer que :
∀A, B ∈ P(E) (A ⊂ B) ⇒ (f (A) ⊂ f (B)),
∀A, B ∈ P(E) f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B),
∀A, B ∈ P(E) f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B),
∀A, B ∈ P(F ) f −1 (A ∪ B) = f −1 (A) ∪ f −1 (B),
∀A ∈ P(F ) f −1 (F \ A) = E \ f −1 (A).
Exercice 2. On considère quatre ensembles A, B, C et D et des applications f : A → B, g : B → C,
h : C → D. Montrer que :
g ◦ f injective ⇒ f injective,
g ◦ f surjective ⇒ g surjective.
Montrer que :
g ◦ f et h ◦ g sont bijectives ⇔ f, g et h sont bijectives .
Exemples de Groupes
Exercice 3. Les ensembles N, Z, R, R+ , R∗+ , C, C∗ , S 1 := {z ∈ C, |z| = 1} munis des lois + ou ×
sont-ils des groupes ? Si oui, sont-ils abéliens ?
Exercice 4. On considère les ensemble suivants:
1. E est l’ensemble de toutes les applications f : {1, 2, 3} → {1, 2, 3};
2. F est le sous-ensemble de E constitué des bijections;
3. G est le sous-ensemble de E constitué des applications telles que f (1) = 1;
4. H = G ∩ F .
Ces ensembles munis de la composition sont-ils des groupes ? Si oui, sont-ils abéliens ?
Exercice 5. Soit X un ensemble et F(X, R) l’ensemble des applications de X dans R. Pour f, g ∈
F(X, R), on définit l’application f + g par
∀x ∈ X, (f + g)(x) = f (x) + g(x).
Montrer que F(X, R) muni de la loi + est un groupe abélien.
Exercice 6. 1. L’ensemble Mn (R) des matrices carrées de taille n muni de l’addition est-il un
groupe ? Si oui est-il abélien ?
2. L’ensemble Mn (R) − {0} muni de la multiplication des matrices est-il un groupe ? Si oui, est-il
abélien ?
3. L’ensemble GLn (R) des matrices de déterminant non-nul muni de la multiplication des matrices
est-il un groupe ? Si oui, est-il abélien ?
1
4. l’ensemble GLn (R) des matrices de déterminant non-nul muni de l’addition des matrices est-il
un groupe ? Si oui, est-il abélien ?
5. L’ensemble des matrices de déterminant 1 muni de la multiplcation est-il groupe ? Si oui, est-il
abélien ?
Exercice 7. L’ensemble {x ∈ R 7→ ax + b : a ∈ R \ {0} , b ∈ R} muni de la loi de composition des
applications est-il un groupe ?
Exercice 8. On considère l’ensemble des applications bijectives de R2 dans R2 qui préservent le bord
du carré [0, 1]2 .
1. Démontrer que c’est un groupe pour la loi de compositon des applications.
2. En considérant des rotation et symétries, donner des exemples d’éléments de ce groupe.
3. En déduire que ce groupe n’est pas abélien.
Quelques propriétés
Exercice 9. Soit G un groupe.
1. Montrer que G est abélien si et seulement si pour tout a, b ∈ G, (ab)2 = a2 b2 .
2. On suppose que pour tout x ∈ G, x2 = e. Montrer que G est abélien.
Exercice 10. Soit H un sous-ensemble d’un groupe G. On considère la relation xRH y ⇔ y −1 x ∈ H.
1. Démontrer que RH est réflexive si et seulement si l’unité e de G est dans H.
2. Démontrer que RH est symétrique si et seulement si pour tout h ∈ H, on a h−1 ∈ H.
3. Démontrer que RH est transitive si et seulement si ∀ h, k ∈ H on a que h · k ∈ H.
En déduire que RH est une relation d’équivalence si et seulement si H est un sous-groupe de G.
Exercice 11. Soit H un sous-groupe d’un groupe abélien G muni de la relation d’équivalence RH de
l’exercice précédent. On note G/H l’ensemble quotient de G par la relation RH .
1. Démontrer que pour tout g ∈ G, la classe d’équivalence Cg de g est égale à g · H. À quelle
condition Cx = Cy ?
2. Démontrer la règle Cx ? Cy := Cx·y est bien définie et munit l’ensemble G/H des classes
d’équivalence d’une structure de groupe abélien.
3. Démontrer que l’application quotient g 7→ Cg est un morphisme de groupes G → G/H et est
surjectif. Quel est son noyau ?
4. Soit d ∈ Z. Montrer que l’ensemble dZ muni de la loi d’addition des entiers relatifs est un groupe
et en déduire une structure de groupe abélien sur Z/dZ. A quelle structure vue en arithmétique
cette structure de groupe correspond-elle ?
Exercice 12. Écrire les tables d’additions de Z/1Z, Z/2Z, Z/3Z et Z/4Z.
Exercice 13. Soient G, H deux groupes. On munit G × H de l’opération
∀g, g 0 ∈ G, ∀h, h0 ∈ H, (g, h) · (g 0 , h0 ) = (gg 0 , hh0 ).
1. Montrer que G × H muni de la loi · est un groupe.
2. On considère le cas G = H = Z/2Z. Comparer Z/2Z × Z/2Z et Z/4Z.