VRD : Techniques et enjeux urbains
VRD : Techniques et enjeux urbains
1- GENERALITES
2- LE TRACE DES VOIES
3- LES AIRES DE STATIONNEMENT
4- LES VOIES RESERVEES
CHAPITRE II : L’ASSAINISSEMENT
1
INTRODUCTION GENERALES :
Jusqu’à une époque récente dans l’histoire, les modifications qui s’effectuaient
sur les espaces collectifs étaient à partir des critères purement architecturaux et de
confort ceci à fait la consommation de l’espace était très abusives et le coût de
l’habitat très élevé, la croissance rapide de la démographie, et la révolution
industrielle apparue à la fin de 19eme siècle, ont traduit le fait que les habitants se
regroupent dans des espaces très limités.
De telles difficultés ont poussé les gens à rationaliser l’utilisation de l’espace, séparer
les zones industrielles des zones agricoles et de celles à urbaniser, cette dernière qui
fait l’objet de cette étude devra recevoir des opérations d’urbanisation qui permettent
la satisfaction des quatre principaux objectifs :
a. Recherche la meilleure intégration possible de l’opération dans son
environnement général (paysage naturel, milieu bâti, contexte socio-
économique) selon l’inspiration des habitants.
b. Limiter les coûts d’investissement sans pour autant négliger les problèmes
techniques.
c. Créer un cadre de vie satisfaisant pour les usagers.
d. assurer un développement équilibré et harmonieux des communes afin de
satisfaire ces quatre (04) principes, c’est toute une étude de faisabilité et de
conception technique des opérations pour cela on fait appel aux VRD qui à
une influence directe et déterminante pour atteindre les objectifs cités ci-
dessus.
Devant tous les points cités ci-dessus, l’ensemble des techniques de conception, et
méthodes de calculs élaborés pour répondre aux quatre (04) principes précités sont
l’objet des VRD. Ces techniques interviennent dans la modification du terrain naturel
(conception de la voirie et bâtisse) et également l’implantation des différents réseaux
destinés aux services publics (AEP, Eclairage, Assainissement, … etc.).
2 VRD ET URBANISME :
Les concepteurs dans le champ d’application des VRD doivent intégrer dans leurs
réflexions et dans leurs choix, les véritables contraintes techniques et économiques
liées aux VRD ainsi à ne raisonner qu’en terme de sécurité et l’espace collectif en
perdant de vue l’objectif final de ce type d’opération d’urbanisme réalisé pour les
habitants, un cadre de vie dont toutes les conditions de sécurité et de confort sont
réunies.
Inversement, les concepteurs de l’aménagement et de l’implantation doivent intégrer
dans leurs réflexions et dans leurs choix l’introduction des grands ensembles dans le
cadre de vie qui satisfait les inspirations des habitants, et conformément à la
planification de l’urbanisme, ainsi à raisonner en terme du confort et d’un
aménagement de qualité. Ceci induit des difficultés techniques, et des investissements
considérables pour la conception et la réalisation de l’opération.
2
Pour faire face à ce paradoxe, il est toujours possible de trouver des solutions
moyennes qui permettent d’assurer pour les habitants la sécurité et un confort
minimum dans un cadre de vie simple.
TERME DE VRD :
ESPACE COLLECTIF :
VRD ET ASSAINISSEMENT :
Les VRD interviennent dans l’assainissement pour l’étude des ouvrages ainsi que
l’implantation du réseau d’assainissement afin de collecter et de transporter et
éventuellement traiter puis la restituer en milieu naturel et dans un état satisfaisant,
des eaux pluviales ou de ruissellement et les eaux usées ou domestiques (eaux
ménagères, eaux vannes, eaux industrielles).
VRD et AEP :
L’eau est un bien public et indispensable à toute urbanisation et doit être disponible en
quantité suffisante pour assurer les besoins des populations.
Les VRD interviennent dans son champ d’application afin de répondre à ce besoin,
par la conception et implantation de l’ouvrage, devront répondre à ces exigences.
L’énergie est un élément très utile, la vie moderne y très attachée l’absence de cet
élément peut paralyser toute une agglomération même un territoire entre qui pourra
avoir conséquence indésirable sur l’économie inestimable.
Aussi les VRD prennent en charge la conception et la réalisation de tels réseaux afin
de répondre aux besoins de la population.
VRD ET TELECOMMUNICATION :
3
VRD ANTENNE COMMUNICATIVE :
4
CHAP.I
LES TRAVAUX DE VOIRIE
I. GENERALITES :
L’idée d’une voie est née dans les temps anciens depuis que les gens se sont mis
d’accord spontanément pour emprunter les mêmes parcours pour accomplir leurs
activités quotidiennes.
Cette idée n’a pas cessé d’évoluer à travers l’histoire compte tenu de l’évolution du
mode de vie des usagers.
L’apparition des engins mécanique, a donné un grand pas pour la réalisation des
voiries, qui, à présent fait l’objet de toute une étude technique avant d’entamer les
travaux pour sa réalisation.
I-1. DEFINITION :
La voirie est un réseau constitué d’un espace collectif qui est appelé à couvrir la
circulation des différents usagers (piétons, véhicules) avec une certaine fluidité.
Les voies urbaines peuvent être classées selon trois (03) critères :
1-Voirie de desserte.
2-Voirie Artérielle.
3-Voirie Rapide Urbaine.
4-Voirie de Distribution.
La décision de création d’une voirie est d’abord politique puis juridique ensuite
urbanistique, et enfin technique, cette dernière et qui nous concerne, porte l’objet de
la faisabilité du réseau de voirie afin d’aboutir aux objectifs pour lesquels ce réseau
est conçu.
5
Pour une voirie tertiaire qui est conçue dans le but d’établir une liaison de circulation
dans les habitations et groupe d’habitation doit se conformer aux critères suivants :
Desservir chaque habitation et chaque groupe d’habitation par un tronçon de
voirie.
Assurer une fluidité de circulation suffisante afin d’éviter les problèmes de
circulation.
Aménagée telle façon à protéger les piétons et les véhicules en stationnement.
II-1. INTRODUCTION :
S S
Fig.1-a Fig.1-b
6
II-4. TERMINOLOGIE (Voir figure 2).
Tangente “ T ” est la distance sur les deux alignements de part et d’autre du sommet
(intersection des 2 alignements) sur laquelle on doit effectuer le raccordement.
Angle au sommet “ a ” : C’est l’angle que forment les deux alignements au point
d’intersection.
Angle au sommet “ b ” : C’est l’angle formé par l’intersection de deux rayons du
même raccordement tracés à partir des points tangence (A, B). Perpendiculairement.
Développée “ D ” : c’est de la longueur totale mesurée sur la corde du raccordement.
Longueur du raccordement “ L ” : C’est la projection sur l’axe horizontal de la
longueur total de raccordement mesurée sur les deux alignements. En générale elle
vaut approximativement le double de la tangente.
Flèche “ F ” : C’est la longueur du déplacement (sur la bissectrice de l’angle au
sommet) du sommet vers la courbe du raccordement.
S
T T
a/2 a/2
A B
D
b/2 b/2
R
0
fig.2
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II-5-2. RACCORDEMENT EN ALTIMETRIE :
Ce type est utilisé pour adoucir le changement de pente d’un alignement de voirie
tout en assurant le confort et la sécurité.
Les données de base à partir desquelles les caractéristiques géométriques de ce type
seront calculées sont :
Le rayon R.
Les déclivités P et P’ de ces alignements.
S
T T
A B
D
M R N
O Fig.3
Sachant que :
OS est la bissectrice commune de l’angle au sommet “ a ” et l’angle au centre b. On
peut déterminer les caractéristiques géométriques de ce raccordement :
a- ANGLE AU CENTRE B :
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b- TRIANGLE “ T ” :
OSA est un triangle rectangle.
* tg b/2 = T/R => T= R tg (b/2) (1)
Ou bien tg a/2 =R/T => T =R/tg (a/2). (2)
c- DEVELOPPEE “ D ” :
(1 – Cos b /2)
D’ou : F = R ----------------- (4)
Cos b /2
II -6-2/RACCORDEMENT EN ALTIMETRIE :
Connaissant le rayon R du raccordement généralement très grand les déclivités P et
P’ des alignements MS. NS (Fig. 4).
On peut déterminer toutes les caractéristiques géométriques du raccordement selon
deux cas :
*P et P’ sens contraire : (Fig. 4-a).
Donnée :
a = Arc tg (p) (1). Avec p et p’ (m/m).
b = Arc tg (p’) (2). a et b G d
a- TANGENTE “ T ” :
(a+b) T1 T2
tg ------------ = ----- = -----.
2 R R
(a+b)
T1 = T2 = R tg ------------ (3)
2
a+b tga + tgb
a,b très petit = => tg ------ = ---------------- (4).
2 2
9
(1), (2), (3) cts T1 =T2 = R/2 (p +p’)
D =R (a+b) rad
M R N
L = U1 + U2 avec : U1 = T cos a
Or, a et b très petits.
U2 = T cos b
L = U1 + U2 = T Cos a + T Cos b = 2T Cos a = Cos b = 1.
D’où : L = 2R/2 (p+ p’’) => L = R (p +p’). (2)
c- LA FLECHE “ F ” :
L = R (p-p’) ; D = R (a – b)/200
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II-7- RACCORDEMENTS PARABOLIQUES :
Ce type de raccordement est généralement utilisé pour les profils en long où les
déclivités sont très faibles. Leurs rayons est très grand, le principe consiste à
assimiler le cercle de rayon à une parabole d’équation caractéristique. X² - 2RY = 0
II-8- La chaussée :
1/ Généralités :
Afin de jouer son rôle de confort, la chaussée d’une route doit supporter les fortes actions
mécaniques des véhicules et les transmettre au sol de fondation sans qu'il ne se produise de
déformations permanentes dans le corps de la chaussée à savoir :
1) Le type de la chaussée
2) La nature du sol sur lequel la chaussée est fondée
3) L’action du poids des véhicules et l’effet des pneus sur la chaussée
4) La structure de la chaussée et le dimensionnement des couches
2/ le type de chaussée :
La chaussée est de deux types : rigides ou souples, selon la nature et la composition de la
structure on distingue :
2-1°/ chaussée rigide : ce type de chaussée est rarement utilisé malgré qu’il est beaucoup plus
simple que la chaussée souple. Elle comprend :
a) Une couche surface rigide : constituée par une dalle de béton qui fléchit élastiquement :
cette dalle a pour objet d’absorber les efforts tangentiels horizontaux et de transmettre par
répartition les charges verticales à la couche de fondation.
b) Une couche fondation : elle repose sur le sol naturel ; elle joue le rôle de jonction entre le
corps de la chaussée et le terrain naturel, afin de permettre la continuité de la transmission
et la répartition des efforts au sol naturel.
2-2°/ chaussée souple : contrairement à la chaussée rigide, la chaussée souple est souvent
utilisée dans la construction de la voirie. Elle est composée de plusieurs couches, on
distingue :
a) Une couche de surface : elle est protégée par un matériau préparé avec un liant
hydrocarboné, elle assure en premier lieu l’absorption des efforts horizontaux tangentiels
et de transmettre les charges verticales, sans oublier que par sa nature elle est la fermeture
étanche de la chaussée.
Cette couche peut être simple ou multiple. Dans les deux cas, la couche qui est en contact
avec les roues des véhicules est appelée “ couche de roulement ” et les autres couches qui
sont de même nature située en dessous, s’appellent “ couches de liaison ”.
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III-9-TRACE EN PLAN :
III-1. INTRODUCTION :
REMARQUE :
Il est recommandé d’éviter les grands alignements, surtout pour les voies projetées
sur les terrains accidentés car leur réalisation revient très coûteuse ainsi que de
tels alignements posent des problèmes d’éblouissement et de monotonies.
Les rayons de raccordement qui devra satisfaire les conditions de non dérapage du
véhicule peuvent s’exprimer physiquement de la façon suivante :
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A°/ CONDITION DE NON DERAPAGE AVEC DEVERS :
MV²
R
fx/0 =0
[Link] MV²/R
MV²/R = [Link] ==> MV²/R = [Link]
D’où : R = V²/[Link]
p
La distance de visibilité dans un virage est la distance nécessaire qu’il faut aménage
pour éviter qu’un conducteur attend un obstacle qui surgit subitement dans le virage,
elle est égale au moins à la distance d’arrêt, cette distance peut être amélioré :
par modification du rayon de raccordement.
Par arasement au recul des obstacles.
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Afin d’assurer une distance de sécurité D, dans une courbe de rayon R, il faut des
dégagements latéraux au moins égaux.
Cette distance est fonction de l’attention du conducteur, selon qu’elle soit concentrée
ou diffusée.
En effet, le temps “t1 ” nécessaire de réflexe d’une attention diffusée est plus
importante que le temps t2 celui d’une attention concentrée.
A cet effet :
On a estimé t1 =2t2.
Donc pour un véhicule roulant à une vitesse de base Vr, la distance d’un arrêt
nécessaire est :
Df = V/5 + V² / 100 (V (Km/h) pour une attention concentrée.
Df = 2(V/5) + V²/100 (V (Km/h) pour une attention diffusée.
Le terme V²/100 : correspond à la distance nécessaire pour l’arrêt du véhicule.
Pendant l’opération du freinage.
(V/5, 2V/5) / corresponde à la distance parcourue par le véhicule pendant la réflexion
du conducteur au freinage respect avec une attention concentrée et une attention
diffusée.
Les normes fixent : Df = 15m pour une attention concentrée.
Df = 21m pour une attention diffusée.
Lorsque des véhicules longs franchissent le virage, leur saillie arrière risque de
déborder de la chaussée, pour y faire fasse on doit envisager une sur largeur “ S ” si
le sens est unique, et une surlargeur “ 2S ” de part et d’autre de la chaussé si elle est
en double sens.
Avant
S 0
R-S
arrière
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a°/ COURBES SUCCESSIFS DE MEME SENS :
R1 R2
A B
D2
A L
B
D1
A’
Le profil en long d’un réseau de voirie est une coupe longitudinale du terrain naturel
sur un plan vertical portant les altitudes des points se trouvant sur l’axe du futur
réseau projeté et celles du T.N correspondant.
NB : le profil en long est relatif au tracé en plan du réseau de voirie.
V-2/ TERMINOLOGIE :
o Déclivité de la voie : est la tangente de l’angle que fait le profil en long avec le
plan horizontal, elle prend le nom de pente pour la descente et de rampe pour
la montée.
o Angles saillants ; ce sont les points hauts du profil en long (sommets)
o Angles rentrants : sont les points bas du profil en long (creux, cassis)
o Ligne rouge : le tracé du projet de voirie sur le plan.
o Points de passage : ce sont les points géométriques où la ligne rouge coupe le
TN
o Distance d’arrêt : est la distance nécessaire que parcoure le véhicule avant son
arrêt, lorsque le conducteur perçoit un obstacle et sa réaction pour le freinage
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V-3/ REDACTION DU PROFIL EN LONG :
V-3-1/ INTRODUCTION :
Le profil en long comprend deux tracés superposés :
b/ profil T.N : s’obtient soit par un nivellement direct sur le terrain suivant la ligne
rouge en plan, soit d’après les indications du plan coté (qui est notre cas).
Altitude
3 TN
Ligne rouge
2 661 4
661
1
o a partir de l’origine du tronçon, reporter les points choisis sur les abscisses
(distance cumulées/ à l’origine).
o sur les ordonnées on reporte les altitudes des points choisis par rapport à un
plan de comparution
Ainsi, on aura déterminé un canevas de points dont leur jonction successive par des
segments de droite donne l’allure du terrain naturel.
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Les recommandations générales à respecter pour la conception de la ligne rouge
sont :
A/ Prévoir la ligne rouge à niveau très proche aux accès des bâtiments pour éviter
l’intervention des ouvrages spéciaux (mur de soutènement, escaliers) qui nécessitent
des dépenses excessives.
B/ assurer une pente minimum de 0,5 % dans les terrains de morphologie jugée plate
pour permettre l’écoulement des eaux de ruissellement.
Le profil en long établi pour un réseau de voirie ne représente que l’état des points se trouvant
sur l’axe du réseau.
Cependant, la connaissance de l’état altimétrie des points situés de part et d’autre de l’axe sur
une largeur allant de 10 m et plus, est très indispensable surtout pour le calcul de courbature
de la voirie. De ce fait, l’établissement des profils en travers sur des points bien définis du
profil en long, s’avère nécessaire pour représenter complètement les dispositifs du projet et du
terrain naturel.
VII-2/ Définition :
Le profil en travers d’une route est la coupe transversale de celle-ci suivant un plan vertical à
l’axe de la route.
VII-3/ terminologie :
1°/ la chaussée : est la partie ou doit s’effectuer la circulation ; pour une voirie tertiaire, elle
comporte 2.1 voie.
2°/ accotement : c’est un espace qui borne la chaussée de part et d’autre, qui peut être au
même niveau que la chaussée, ou bien surélevé par rapport à celle-ci.
Dans ce cas, il est appelé trottoir ; il est fréquent dans la voirie de desserte et sert à la
circulation des piétons.
3°/ plate-forme : est la partie du terrain devant recevoir la chaussée et les accotements.
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4°/ talus : est l’inclination qu‘on doit donner au terrain de part et d’autre de la plate-forme
pour éviter l’éboulement (glissement) du terrain sur la chaussée en période hivernale. Il est
selon la configuration du T.N, soit déblai, soit remblai
5°/ assiette : est la partie du terrain réservée au domaine public et qu’on doit acquérir pour la
réalisation du projet de voirie, celle-ci renferme en plus de l’assiette, une autre partie qui
pourra servir le cas échéant à l ”élargissement de la route ou à son exploitation emprise.
6°/ l’emprise : est la partie du terrain réservée au domaine public et qu’on doit acquérir pour
la réalisation du projet de voirie, celle-ci renferme en plus de l’assiette, une autre partie qui
pourra servir le cas échéant (à l’élargissement de la route ou à son exploitation emprise.
Profil en travers
Emprise
Pour établir un croquis du profil en travers, en général, on rapporte les distances et les
hauteurs à la même échelle, prise (1/100).
Sur le plan vertical, à la coupe transversale de la voirie sont représentées toutes les
dispositions prévues pour la voirie (chaussée, trottoir, fosse ou caniveau, talus) et la limite de
chaque élément ; on fixe leurs déclivités.
Le long du tracé en plan d’un réseau de voirie en général, on rencontre des parkings, parfois
des élargissements de la chaussée, ainsi que des rétrécissements ….etc.
Ceci fait, que le travers de la voirie change chaque fois qu’un pareil cas se présente.
Pour établir tous les profils en travers du réseau de voirie, il est recommandé et plus pratique
de tracer un profil en travers projet pour chaque changement du travers de voirie appelé profil
en travers TYPE, et le reste de PT doivent nécessairement appartenir à l’une des familles des
profils en travers type.
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III-4. STATIONNEMENT :
III-4-1. INTRODUCTION :
Une bonne conception d’un réseau de voirie ne se limite pas uniquement à une
fluidité satisfaisante de la circulation, aussi il faut résoudre le problème de
stationnement qui s’accentue surtout pendant les heures de pointe ou le débit horaire
des véhicules est très important.
A cet effet, une partie de l’espace collectif doit être aménagé pour les besoins de
stationnement, car en aucun cas on ne doit laisser le choix de stationnement au gréés
des conducteurs, ceci pourra compromettre la raison principale pour laquelle est
conçue le réseau de voirie qui est la fluidité de la circulation.
[Link] DU PROBLEME :
Ceci est caractérisé par une durée longue, en général, ce stationnement est assuré en
dehors des voiries de circulation, excepté dans les quartiers anciens. Les garages
privés tendent à manquer le stationnement alors s’effectue sur la voie publique.
Ce stationnement est également de longue durée sauf les zones industriels modernes,
ou est l’assuré par l’employeur, en zone dense, ce stationnement se répercute sur
plusieurs voies aux alentours de l’établissement.
Deux méthodes peuvent être utilisées pour évaluer la demande basée sur des
procédés statistiques et enquêtes qui sont fonctions de certains paramètres dont on
distingue :
o La population totale de la zone urbanisée.
o Le taux de motorisation de la zone considérée.
o Le taux des véhicules en heure de pointe.
Afin de fixer les idées, le tableau ci-dessous donne la demande de stationnement
selon les besoins des endroits considéré :
Habitation H.L.M……………………………0.5 à une place / gratte
19
Habitation de standing ……………………... 1.5 à 2 places/ gratte
(G/ pièces par surface de 20 à 30 Véhicules placés à proximité du B.T.)
Bureaux laboratoire …………………………1 place /20m2 bureaux
1 place /4 employés.
Centre commerciale …………………………1 place /50 m² de surface.
Hôtel ………………………………………...1 place /5 chambres.
Acrogure …………………………………….1 place /3 passagers.
Zone industrielle …………………………….0.7 place / ouvriers.
Hôpital ………………………………………1 place / 5 lit.
Cinéma ………………………………………1 place / 10 spectateurs.
Restaurant ……………………………………1 place / 10 clients.
C- L’OFFRE DE STATIONNEMENT :
Le stationnement de véhicule est organisé sur des bandes prévues à cet effet ces
bandes sont aménagées, soit sur la voie de circulation, soit sur voie latérale. Il ne faut
jamais perdre de vue dans le cas de bande de stationnement
- Largeur minimal ; spécialement dans le cas de bande sur chaussée du
Circulation (2,5m.5, 00m)
- Dans l’absence de contraintes naturelles du terrain, opter pour une
disposition des bandes la plus économique en surface.
Les dimensions minimales d’une bande de stationnement sont fixées à 2,5 m de
largeur et 5 m de longueur.
CONCLUSION :
20
2,5
5 5 5 5 5 5
RANGEMENT EN LIGNE
Fig.a
RANGEMENT EN BATAILLE
Fig.b
RANGEMENT EN EPI
Fig.c
En générale cette disposition est la plus utilisée en l’absence des contraintes naturelle
terrain.
21
III-4-3/ DISPOSITIONS DES BANDES DE STATIONNEMENT :
Trois (03) types principaux de disposition des bandes de stationnement qui peuvent
justifier un choix on distingue :
1°/ Rangement longitudinale (stationnement en ligne) (Fig.-a).
2°/ Rangement transversale (stationnement en bataille) (Fig.-b).
3°/ Rangement incliné (stationnement en épi) (Fig.-c).
III-5. TROTTOIR :
III-5-1. INTRODUCTION :
Les accotements dans une voie urbaine sont remplacés par les trottoirs dont la
fonction n’est pas seulement d’assurer une certaine fluidité rapide des piétons mais
aussi, les promenades des gens ou admirer les expositions dans les vitrines.
Dans certains pays occidentaux on a observé que la vitesse moyenne de marcher sans
obstacle est de :
En palier 5.8 km/h.
En déclivité 2.9 km/h en montant.
3.5 Km/h en descendant.
A partir de ces vitesses moyennes, en pourrait déduire un débit horaire connaissant
l’encombrement moyen d’un piéton qui varie selon l’environnement de la voirie.
Ainsi on estime que les débits horaires / mètre de largeur de trottoir son les suivants :
Pour une voie commerçante 1000 p/h.
Pour une voie non commerçante 2000 p/h.
Pour les passagers spéciaux ou les gens circulent sans distraction (accès à la gare)
4000 à 4500 p/h.
Les normes exigent que la largeur minimale du trottoir déterminée par le fait qu’un
piéton et une voiture d’enfant puisse se croiser sans gène.
On obtient ainsi pour le trottoir d’une voirie tertiaire les dimensions suivantes :
o 1.50 m lorsque le trottoir ne comporte pas d’obstacle.
o 2.00 m lorsque le trottoir comporte des candélabres d’éclairages public.
Pensant l’aménagement du trottoir tel qu’implanter une ou plusieurs rangées d’arbre,
peut augmenter la largeur de trottoir de 5 m jusqu’à 9 m.
22
III-6. BORDURE DE TROTTOIR :
La séparation physique entre la, chaussée et le trottoir est matérialisée par des
bordures, qui constituent un obstacle pour l’envahissement du trottoir par les
véhicules pendant les manœuvres de stationnement, la hauteur de bordure est fixée
selon l’endroit de son implantation.
TROTTOIR
CHAUSSEE
BORDURE
Les caniveaux sont aussi des éléments préfabriqués de dimension normalisée ils sont
repérés par [Link] mais sont destinées à recueillir les eaux pluviales et les évacuer
vers les regards à grille ou à avaloir.
On les rencontre au dessus des bordures type CC2 (Fig.a) ou bien la surface des
parcs séparant ainsi, que dans les aires de stationnement de la chaussée (Fig.b).
CC2
T2
C2 PARKING bordure CHAUSSEE
23 Fig.a
Fig.b
d°/ DIFFERENTES CLASSES DE BORDURES :
III-7-1/ INTRODUCTION :
Lorsqu’on procède à la conception d’une zone urbaine, en doit garder en vue que
chaque bâtiment doit être desservi par un tronçon de voirie afin de permettre toute
sorte de liaison entre l’intérieur de l’immeuble et l’environnement extérieur.
Cependant, lorsque des difficultés techniques s’imposent on est amené à implanter le
bâtiment loin de la voirie, ainsi le bâtiment est isolé à ce moment une voie pompière
s’avère nécessaire afin de permettre au moins au véhicules de secours des sapeurs
pompier l’intervention facile et rapide en cas d’incendie.
On rappel que ces voies ne doivent aucun cas être utilisées pour circulation courante
d’ailleurs un obstacle facilement amovible est prévu à l’entrée de cette voie, cet
obstacle est matérialisée par des barrières ou poteaux. Une voie pompière peut être
utilisée comme une allée piétonne.
Afin qu’une intervention des sapeurs pompiers en cas d’incendie soit efficace sans
gène extérieur, la voie pompière doit avoir les caractéristiques suivantes :
24
CHAP. III
A.E.P.
I – introduction:
L’eau est un bien public, chacun a le droit de l’acquérir en quantité suffisante et en quantité
satisfaisante.
Dans les temps anciens, le transport de l’eau se faisait par des moyens rudimentaires, de nos
jours, l’évolution a permis de canaliser l’eau depuis la source jusqu’ aux points d’utilisation,
la conception et l’étude d’une telle canalisation nécessitent la considération de tous les
facteurs agissant sur ce genre d’opération pour assurer un fonctionnement rentable et durable
de l’ouvrage.
Il est bien de rappeler les procédés à effectuer avant l’introduction l’eau dans les canalisations
de distribution dont voici certains :
Ecole 20l/j/élève
Logement 150l/j/hab.
Mosquée 5l/j/m²
Locaux administratifs 2l/j/m²
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IV-2- débit de pointe :
La plus grande consommation est enregistrée durant la journée, d’autre part, il faut tenir
compte des pertes admissibles liées au rendement du réseau qui sont généralement estimées à
15 %.
L’expression qui donne le débit de pointe p pour alimenter les points à usage d’habitation
est :
1,15 Cj.N.P
p = ------------------ (l/s)
86400
Cj : dotation jounalière (l/j/hab.)
N : nombre d’habitant
P : coefficient de pointe.
N.B :
Le diamètre D calcule doit être normalise par diamètre, par conséquent la vitesse réelle
d’écoulement Vr est :
4Qp
Vr = ----------- (m/s)
²
Elles sont dues aux frottements entre particules du liquide et la paroi de la canalisation.
Elles sont données par la formule de COLEBROOKE :
j = .V² / 2g.D
j : perte de charge de m de hauteur du fluide circulant dans la conduite par m de celui-ci
V : vitesse moyenne de l’écoulement (m/s)
g: accélération de la pesanteur (m/s²)
: En fonction du nombre de REYNOLDS
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Re : VD /µ et K/D
K : coefficient de rugosité en m
V : coefficient de viscosité cinématique du liquide en mouvement.
La formule de COLEBROOKE donne le coefficient de perte de charge
1 k 2,51
--------- = - 2 log (------- + ----------)
2,7D Re
Pour une conduite neuve k = 0,1 mm
Pour une conduite ancienne k = 0,03 mm
En pratique, on utilise les tables de COLEBROOKE qui donnent les pertes de charges en
fonction du_ débit, la vitesse et le coefficient k.
C’est la limite d’ascension de l’eau qui est entraînée par une pression quelconque, cette limite
est atteinte avec énergie cinétique nulle.
La cote piézométrique est donnée par l’expression suivante.
H=Z+P
Z : cote altimétrique de l’eau
P : pression entraînée en m c E
H : cote piézométrique
IV-6- pression :
C’est une grandeur physique qui s’exerce sur un liquide dans une conduite pour lui apporter
l’énergie nécessaire qui permet de vaincre les différentes pertes de charges rencontrées dans
cette conduite.
Les normes exigent que la pression minimum pour le fonctionnement normal d’un chauffe-
bain -- 5 m c e
Robinet de puisage --------- 2 m c e
5 m c e <= p <= 40 m c e
27
V/ réseau de distribution d’eau potable :
V-1/ définition :
C’est un assemblage de plusieurs conduites en série ou en parallèle accompagne d’un
ensemble d’accessoires (coude robinets bouche d’incendie), qui sont appelées à remplir des
fonctions bien spécifiques.
N.B : calcul :
C’est le débit rencontre sur un réseau des tronçons de conduite présentant des prises d’eau,
ceci fait que le débit de ces tronçons varie autant de fois qu’il ait des prises d’eau on distingue
trois débits sur ce tronçon :
Qe : débit d’entrée
P : débit de sortie (en avale)
Qr débit en route (consomme) P Qr Qs
S E
28
Le dimensionnement de la conduite par ces débits peut être surdimensionné ou sous
dimensionne, donc il faut déterminer le débit fictif équivalent dit “ débit de calcul Qc ” qui
est considéré uniforme le long de la conduite, tel que : P+Qr <= Qc
Pour le calcul on adopte pour la valeur de Qc tel que : Qc = P + 0,55 Qr
Avec les itérations, on peut déterminer les débits exacts qui circulent avec leur sens.
b- marche à suivre :
Q
A
E B
Q2QQ Q1
J2 J1
D C
29
correction des débits provisoires
continuer les itérations jusqu’à Q <= 0,001.
C/ vérification de la maille :
JABCF - AEDF est acceptable (cas de fig.2)
0,5 bar <= p <= 4 bars
0,5 m/s <= V <= 1,5 m/s
Hi = Zi + Pi
Hj = Zj + Pj
Hj = Hi + Hij
Hi, Hj : cotes piézométrique
Pi, Pj : pressions exercées sur l’eau sur les extrémités i, j
Zi, Zj : cotes altimétriques
Hij : pertes de charge totales dans la conduite i j
La pression demandée à partir du point de piquage est fournie par les services publics.
Connaissant les caractéristiques du point de piquage : P – Z – H en se faisant un calcul par
récurrence moyennant les formules, on peut déterminer la pression qui sera disponible au sol
de chaque immeuble.
30
VI/ trace en plan (recommandations générales) :
Problèmes fréquents :
Solution :
1/ les canalisations : sont en acier galvanise, ont pour objet le transport de l’eau du point de
piquage jusqu’aux points d’utilisation.
3/ bouche d’incendie : utilisées pour satisfaire les besoins de lutte contre l’es incendies,
rayon de balayage de 150 à 200 m et le débit est de 17 l / s.
4/ bouche d’arrosage : besoins en eau pour les espaces verts, lavages des trottoirs,…….etc.
le débit d’alimentation est de 0,4 l /s.
5/ ventouse : placée aux points hauts du réseau, permet l’évacuation de l’air entraîne à
l’intérieur des conduites.
6/ vidange : existe aux points le plus bas du réseau, permet de vider la maille pour l’entretien
ou la réparation, elle est reliée au réseau d’assainissement.
31
7/ robinets :
a) robinet vanne : l’isolation des conduites.
b) Robinet de branchement : commande le branchement des immeubles
Débit de pointe :
Qp =1,15 (cj.n.P)/86400
D’où Qp = 1,15 ([Link])/86400 = 0,419 l/s
Pour les commerces : Qp = 1,15(5.165..3)/86400 = 0,0329 l/s
Le débit de pointe nécessaire pour le bâtiment y compris le commerce :
Qp =1,15 ([Link])/86400 + 1,15 (5.165.3)/86400 = 0,452 l/s
les canalisations du réseau seront en acier, ainsi que les pièces de raccordement (TES,
coudes, joints), les raccords seront a emboîtement.
Une bouche d’incendie sur vanne de 100 mm de diamètre par bouche de débit de 17 l/s
sous pression minimale de 1 bar.
Les vidanges seront prévues aux points bas du réseau
Les ventouses seront prévues aux points hauts du réseau, elles seront raccordées au réseau
par diamètre de 60 mm.
32
Dimensions des ramifications :
Pour le calcul des ramifications, on n’a pas tenu compte des débits en route, c’est à dire que
pour un tronçon ayant pour débit en route q et pour débit consomme le long du tronçon Q sera
dimensionne pour un débit Qc = Q +q, car les ramifications sont petites et les débits sont
faibles.
Exemple :
Considérons le tronçon (1-2), le débit (7,338 l/s, longueur L =3,5 m
= 100 mm, d’après la table de colectomie on a :
j = 0,01005 m/m et les pertes de charges totales.
J = J.L = 0,010005.3, 5 = 0,035 175 m
Cote piézométrique aval = cote piézométrique amont – pertes de charges totales
Cp aval = 695,85 – 0,035175 = 695,82 m
Cote sol aval = cote sol au point 2 = 664 m
Pression au sol aval = cote piézomètrique aval – cote sol aval
Pression au sol aval = 695,82 – 664 = 31,82 m = 3,182 bars
Nota : les résultats des ramifications seront donnes par le tableau ci-après :
3 à 3,5 bars
5 NIVEAUX (R+5)
33
CHAP. II
ASSAINISSEMENT
I/ introduction :
Il est évident que l’eau potable apportées aux habitations, mis à part la quantité déversée pour
l’arrosage, par exemple et qui est très faible, sera rejetée vers l’extérieur par besoin de lavage,
de propreté et d’hygiène.
Notons qu’un traitement particulier dans les stations d’épuration de certaines eaux usées,
notamment celles provenant des industries est à considérer avant de les introduire
définitivement dans la nature.
b) système séparatif :
Il est compose de deux conduites distinctes, l’une collecte les eaux pluviales et l’autre les
eaux usées.
Avantages :
- la station d’épuration est simplement dimensionnée (faible)
- fonctionnement efficace de la station d’épuration.
Inconvénients :
34
- mise en œuvre du système séparatif (coût élevé)
- problème de raccordement
- pollution des eaux des premières pluies subsistent dans le milieu d’habitation récepteur
c) système mixte :
C’est un réseau constitue selon les zones d’habitation, en partie système unitaire et en partie
système séparatif.
2) système pseudo-membrane :
Les eaux météoriques sont divisées en deux parties :
- l’une provenant uniquement des surfaces de voiries, et l’évacuation se fait directement
dans la nature.
- L’autre provenant des toitures, cours et jardins qui déversent dans le réseau à l’aide des
mêmes branchements que ceux des eaux usées.
avantages et inconvénients :
Ce système est comparable avec le système séparatif mais sans problème de raccordement, en
contre parte perturbation du fonctionnement de la station d’épuration.
35
IV-1-2/ coefficient de pointe :
P = a + b / qm ……………………………………………………………………………..(2)
a : paramètre qui exprime le seuil à ne pas dépasser
qn +∞, il est fixe tel que a = 1,5
b : paramètre qui tient compte de la croissance
qm 0, il est fixe tel que b = 2,5
d’où P = 1,5 + 2,5 /qm ……………………………………………………………………(3)
IV-2-1/ introduction :
L’estimation des débits à évacuer est basse sur les connaissances hydrologiques de la région
considérée et les statistiques relevées sur sa pluviométrie pendant une période donnée.
[Link]
CP = ---------------- …………………………………………(5)
Si
b) temps de concentration “ tc ” :
tc = t1 + t2 ……………………………………………………………………..(6)
36
c) intensité de précipitation :
Elle dépend du temps de concentration (tc) et de la fréquence (N) tel que N = 1/T
T : la période de retour
L’expression de l’intensité
I = (280 – 250 log N) T (mm/h)
I = (805 – 694 log N) T (l/s/hab.)…………………….. (8)
b : coefficient caractérisant la pluviométrie de la région pour l’algérois, b = - 0,65
a) méthode rationnelle :
Qp = K.I.C.S ………………………………………………………………………..(10)
Avec k = [ 0,5(f) / 6,6)]
0,41.b (f) 1 1,05 + 0,507 b (f)
U = ---------------- ; V = ----------------- ; W = ----------------------
1+0,29 b (f) 1+0,29b (f) 1+0,29 b (f)
Qp = 550.I.C.S …………………………………………………………………….(11)
1) pente moyenne : Lj
I moy = ---------- Lj : le parcours hydraulique le plus long j
Li
-------- Ij : pente du bassin j
Ij
37
c) méthode linéaire :
Elle permet de suivre la progression des débits le long d’une voie, elle est basée sur
l’expression du coefficient de ruissellement tel que :
Le débit de pointe est donnée par : Qp = 550.I. 0,56 (L/2S) .µ.S ………… (13)
Soit une conduite de section “ S ” par laquelle transite un débit quelconque, on appelle rayon
hydraulique note “ Rh ”, le rapport de la section mouillée “ Sm ” au périmètre mouillée
“ Pm ”, (fig.4).
Rh = Sm /Pm ………(m)………………………………………………………(14)
Avec Sm = R² (a-sina)/2 ; Pm = R.a
D’où : Rh = R (a-sina)/2a ……………………………………………………..(15)
38
Sm = S = ² / 4
Pm = => Rh = / 4 ………………………………………(16)
V = C Rh .I (m/s) (17)
C = 1/n Rh ………………………………………………………………….(18)
Avec :
Rh : rayon hydraulique
n : coefficient de MANNING STRICKLER, il prend des valeurs selon la nature de la paroi
(tableau ci-contre)
Formule BAZIN
87. Rh
C = ------------- ………………………………………………………………..(19)
+ Rh
Rh : rayon hydraulique (m)
: Coefficient de BAZIN tient compte de la nature et des conditions de pose des conduites
ainsi que de la nature des effluents.
39
Système séparatif :
Ouvrages établis avec soin moyen, présence de sable dans les eaux, parois plus ou moins
lisses………………………………………………………………………….. = 0,46
Ouvrages bien executés, paroi lisses…………………………………………. = 0,30
a) objectif :
Il faut que les diamètres remplissent les conditions suivantes :
- permettre l’évacuation du débit de pointe
- assurer une vitesse d’écoulement normale
b) principe de calcul :
La section est donnée par la formule suivante :
Q = V.S ………………………………………………..(20)
Q : débit traversant une section quelconque (l/s)
S : section du collecteur
V : vitesse d’écoulement dans la conduite
(Formule de MANNING STRICKLER)
D’après les expressions (17), (19), (21), le débit Qp est donne par :
0, 03117
Qp = -----------. D. I (l/s) ……………………………………….. (21)
n
n. Qp
D = -------------------- (m) ………………………………………… (22)
0,03117 I
Conditions pratiques :
La section de la conduite ne peut être remplie car Qps > Qp (réel)
Qp = [Link]
Veff = [Link] ……………….. (25)
H = rH.
1/ par calcul :
Les relations (18) et (21) donnent : Qp = C. Rh.I.S.
Selon BAZIN/ 87. Rh
C = ---------------
+ Rh
Pour un système unitaire établi avec un soin moyen, on prend : = 0,46
87. Rh
Sachant que C = ------------- et Qp = C. Rh.I. S
+ Rh
On préviendrait à l’expression du débit de pointe suivante :
Qp = [Link].I .S ……………………………………………………………….. (27)
½
D² Qp
Or, S = --------- D = --------------------
4 15 Rh. I ………………………………(28)
41
Le diamètre calcule “ D ” doit être normalise par un diamètre commercial, tel que >= D.
Les conduites des eaux usées doivent être enterrées par rapport à la génératrice supérieure au
minimum :
- sur une voie non carrossable………………………..0,5
- sur une voie carrossable ……………………………0,9
- le fond de la tranchée doit être réglé et débarrassé de toutes pierrailles
- un mortier de sable d’une épaisseur de 5 à 10 cm utilise en béton de propreté pour
protéger le bas de la conduite et établir la pente prévue.
a) regard de visite : ils permettent la surveillance et le curage des égouts ainsi que leur
aération qui est assurée grâce à une fonte sur le couvercle du regard, ce type de regard est
prévu dans les cas suivants :
- au niveau de chaque branchement avec un autre collecteur
- a chaque changement de direction (horizontale ou verticale)
- entre 40 et 50 m d’alignement droit
b) regard chute : ce sont des regards analogues aux regards de visite, seulement la chute est
plus importante, ce type de regard est prévu lorsque les canalisations sont disposées en
forte pente, ce qui entraîne des vitesses très importantes, la chute des effluents dans ces
regards permet de briser la vitesse d’écoulement.
c) bouche d’égout : destinées à recueillir les eaux usées de la chausse, elles doivent être
sélectives pour permettre la retenue du maximum de déchets, elles sont généralement
disposées sous le trottoir
d) regard avaloir : ils sont généralement places aux points bas des caniveaux destines à la
collecte des eaux de ruissellement depuis le caniveau jusqu’à l’égout.
42
e) regards à grille : ce sont des regards de petites dimensions, couvert par une grille en
fonte, il sert à évacuer les eaux de ruissellement des parcs, allées piétonnes et des
pelouses.
f) Regards de façade : ils sont utilises pour les branchements particuliers, disposes plus près
de la façade de la propriété à raccorder.
Présentation : on a opte pour notre projet le système unitaire, ce choix est justifié par le fait
que le réseau existant est unitaire, en outre, on ne signale aucun rejet toxique dans la région, le
collecteur principal transitera les débits confondus des eaux usées et des eaux pluviales, le
raccordement au réseau existant s’effectuera au niveau de la route existante, qui présente le
point le plus bas du site, les réseaux et les ouvrages étudies sont situes sous les voies
publiques.
Estimation des débits : le débit de pointe des eaux usées à été négligé devant le débit de
pointe des eaux pluviales compte tenu de l’importance de ce dernier.
Calcul du débit de pointe des eaux pluviales : compte tenu de la superficie du site qui est de
9,27 ha, il conviendrait d’appliquer la méthode rationnelle pour le calcul du débit.
Etape à suivre :
- délimiter pour chaque tronçon du réseau les surfaces d’apport qui lui revient
- décomposer cette surface suivant la nature du revêtement qui est caractérisée par le
coefficient de ruissellement “ C ”.
parking + chaussée + trottoir + allées piétonnes ………….. C = 0,9
espace vert ………………………………………………….C =0,05
- calculer le coefficient de ruissellement de ruissellement pondéré Cp = Ci Si
----------
Si
- l’intensité moyenne de précipitation de la région de boira est estimée à 180 l/s/ha.
- Calculer le débit de pointe revenant au tronçon considéré par l’expression :
Qp = [Link] (méthode rationnelle)
43
Exemple numérique :
Soit le tronçon 4 – 5.
La surface d’apport qu’il lui revient est St dont :
Piéton S0
Parking S1
Trott +chaussée S2 St = 4561, 13 m²
Toiture S3 0,9.4561, 13 = 4105,02
Exemple d’application :
Pour l’exemple précédent : tronçon 4-5 Qp = 74,41 l/s, mais le débit cumule de point Qp =
120,82 l/s 3/8
0, 012.10.120, 82 I = 2, 45 %
D’ou D = -----------------------
0, 03117. 2, 45
d = 267, 53 mm
d’ou = 300 mm; Qps = 151, 37 l/s; Vps = 2, 14 m/s
V = 2,4 m/s
Pour le dimensionnement de réseau (voir tableaux)
44
*-1/ épaisseur équivalente : par le biais d’un coefficient d’équivalente à utiliser pour les
différents matériaux constituant le corps de la chausse.
Ce coefficient d’équivalence est lie au module d’élasticité “ E ” par la relation suivante :
Matériaux COEFF “ a ”
Béton bitumineux enrobe dense 2,00
Grave de ciment à 4% CPC 1,50
Grave laitier à 20 % 1,50
Sable ciment ou sable laitier 1,20
Couche de base en gravier 1,00
Limon traite à la chaux 1,00
Grave naturel bien gradue 0,75
Roulée (TVO, tuf)
Sable, mâchefer, scories, sablon 0,50
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