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La théâtralité du tématé en Afrique

Ce résumé présente le sujet d'étude du mémoire portant sur la théâtralité dans le tématé, une danse traditionnelle du peuple wê. Le mémoire cherchera à analyser les aspects théâtraux du tématé ainsi que son enjeu à travers le jeu.

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La théâtralité du tématé en Afrique

Ce résumé présente le sujet d'étude du mémoire portant sur la théâtralité dans le tématé, une danse traditionnelle du peuple wê. Le mémoire cherchera à analyser les aspects théâtraux du tématé ainsi que son enjeu à travers le jeu.

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UNIVERSITÉ ALASSANE OUATTARA

UFR - Communication, Milieu et Société


Département de Lettres Modernes

MÉMOIRE DE MASTER

MENTION : Littératures et Civilisations


SPÉCIALITÉ : Théâtre africain
SUJET :

LA THÉȂTRALITÉ DANS LE
TÉMATÉ : JEU POUR QUEL
ENJEU ?

Sous la direction de
Présenté par M. SIDIBÉ Moussa
M. OULAÏ Calixte D’Avila
Licencié Ès-Lettres Maître-Assistant

Sous la supervision de
M.

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2020-2021


À

- Mon Père

- Ma Mère

1
REMERCIEMENTS
Nous tenons à exprimer nos très sincères remerciements à notre
Encadreur, Docteur SIDIBÉ Moussa pour nous avoir guidé et soutenu
jusqu’au terme de notre travail et à ses collègues pour leurs conseils et le
temps accordé à la réalisation de ce projet de mémoire.
Également, nous remercions Monsieur……………., Maître …………
qui nous a donné le goût à l’initiation de la discipline du théâtre.
À tous les enseignants du département de Lettres Modernes de
l’Université Alassane Ouattara de Bouaké pour leurs enseignements.
tous les enseignants et doctorants du département des Lettres Modernes.
Nous ne saurions, par ailleurs, achever cette série de remerciement sans
exprimer notre gratitude à nos parents proches, en occurrence Monsieur
OULAÏ Mathieu et Mesdames OULAÏ Béatrice, KPAHO Christelle,
OKOUBO Adeline ainsi que nos amis IRENE LOUKOU, LEÏLA
KOUADIO, CHRISTIAN LATH et DIOMANDE BALLOU pour l’aide
qu’ils m’ont apporté à l’élaboration de ce mémoire ainsi qu’à tous ceux qui
de près ou de loin m’ont encouragé quand tout semblait complexe.

2
SOMMAIRE

INTRODUCTION GÉNÉRALE...........................................................................6
PREMIÈRE PARTIE :........................................................................................10
APPROCHE DÉFINITIONNELLE DE LA THÉÂTRALITÉ ET DU
TÉMATÉ..............................................................................................................10
CHAPITRE I : ÉTUDE SÉMANTIQUE DE LA THÉÂTRALITÉ ET DU
TÉMATÉ..............................................................................................................12
CHAPITRE II : PRÉSENTATION DU PEUPLE WÊ.....................................18
DEUXIÈME PARTIE :.......................................................................................24
LA MANIFESTATION DU TÉMATÉ..............................................................24
CHAPITRE I : LA REPRÉSENTATION SCÉNIQUE DU TÉMATÉ...........26
CHAPITRE II : L’ANIMATION DU TÉMATÉ...............................................32
TROISIÈME PARTIE :......................................................................................41
DU JEU À L’ENJEU DU TÉMATÉ...................................................................41
CHAPITRE I : APPROCHE DÉFINITIONNELLE DU JEU.........................43
CHAPITRE III : L’IDÉOLOGIE DU TÉMATÉ..............................................50
ANNEXE..............................................................................................................60
BIBLIOGRAPHIE...............................................................................................75
TABLE DES MATIÈRES...................................................................................77

3
INTRODUCTION GÉNÉRALE

Genre littéraire particulier, le théâtre est à la fois l’art de la


représentation d’un drame ou d’une comédie, et est l’édifice dans lequel se
déroulent les spectacles de théâtre.
Né en Grèce à l’époque archaïque, le théâtre tire son émergence,
selon Aristote, du dithyrambe lors des fêtes en l’honneur de Dionysos, dieu
du vin, ainsi que des arts et de la fête. Du grec ancien « theatron  » qui
désigne la partie cachée au public par le rideau, le théâtre est à la fois le lieu
d’où l’on regarde (le gradin) et ce qui est regardé (la scène où se déroule le
spectacle). Par la suite, lors des premières manifestations de cet art, l’acteur
mime et grimace de façon exagérée pendant qu’un public participe
bruyamment au spectacle, nous parlerons de la forme primitive du théâtre
qui connaitra dès lors un développement rapide.
Ce développement rapide va faire prendre une autre tournure au
théâtre plus précisément en instruisant les gens, nous sommes ici au Moyen
Âge. Le théâtre au Moyen Âge était plus basé sur les paroles bibliques et les
scènes se déroulaient sur les parvis des églises avant d’être peu à peu
représenté dans la rue. Cette période marque la croissance du théâtre bien
que les supports ou les textes sur lesquels s’appuyaient les acteurs pour
jouer étaient quasiment mal édités de même que les équipements qui eux
aussi étaient de courtes durées.
Tous ces vacillements vont conduire le théâtre dans un nouvel
atmosphère, c’est-à-dire qu’il va s’ouvrir sur de nouveaux horizons parfois
délaissés par le théâtre médiéval. Ce nouvel horizon est appelé la
renaissance. Ce nouveau théâtre va se focaliser sur le renouvellement des
sujets dans le but de mieux instruire la société et aussi dans lequel le
mystère qui est une pièce de théâtre à caractère religieux se contente
uniquement d’inviter le croyant à délaisser le péché et à réintroduire les
doctrines de la conscience.
Cela va nous emmener sur un autre aspect du théâtre qui va s’assigner
à plaire, à continuer sa lutte qui est d’instruire, de dénoncer ou de créer des
polémiques d’inquiétudes. Mais cet aspect du théâtre que nous qualifierons
de théâtre classique ne s’arrêtera pas seulement qu’à distraire au contraire va
prendre une autre fonction qui est de porter des critiques sur la société si
bien que nous nous demanderons si ce théâtre n’est pas un acte littéraire
élaboré dans le but de représenter la complexité des êtres humains.
Aujourd’hui, le théâtre tend à se développer partout en province et à
l’heure des arts dits pluridisciplinaires, la définition du théâtre devient de
plus en plus large, si bien que certains de ses acteurs n’hésitent pas à dire
que pour qu’il y ait théâtre, il suffit d’avoir un lieu, un acte et un public.
Ce que l’on appelle aujourd’hui « théâtre africain » et qui est un
ensemble de formes artistiques bien vivantes, est un héritage de la
colonisation de l’Afrique par les nations occidentales. En ce sens, le théâtre
africain contemporain s’inscrit dans l’histoire actuelle du théâtre
francophone, anglophone ou lusophone. Mais en même temps, il y a dans le
théâtre africain une pluridisciplinarité (conte, musique, théâtre et danses-y
sont souvent mêlés de façon indissociable), et une étonnante vitalité,
notamment au niveau de l’écriture. Le théâtre africain est donc orienté vers
un théâtre qualifié de théâtre utile (théâtre de sensibilisation, théâtre de
forum...).
Toutefois, il faut notifier que l’Afrique est un riche paradoxe. C’est
un continent qui dispose d’un patrimoine culturel diversifié mettant en
exergue ses nombreux atouts favorable pour son développement. Tous ces
potentiels s’illustrent à travers les danses, les rituels, etc. Tous ces potentiels
sont en quelques sortes des éléments indicateurs du théâtre car dans le
théâtre, il y a la danse, il y a les rites. Nous comprenons donc par là que

2
l’Afrique est elle-même est une terre de théâtre. Dans l’optique de montrer
et de faire connaitre au monde entier notre culture et de la faire perdurer
dans le temps par le biais des générations à venir, nous proposerons
d’étudier notre sujet qui s’intitule : « La théâtralité dans le tématé : jeu
pour quel enjeu ? »
Parler de théâtralité dans le tématé revient à faire ressortir l’aspect
théâtral de celui-ci qui ne se limite pas seulement qu’à être une simple danse
mais aussi un moyen de véhiculer des messages. Pour un tel travail, il serait
nécessaire pour nous de dégager certains nombres d’hypothèses au travers
desquelles nous essayerons de lever le voile sur notre sujet en vue de le
rendre plus explicite. Dégagez des hypothèses qui découlent d’un sujet est
tout simplement une fiche de route qui va servir à mieux organiser le travail
à venir. Nous chercherons donc à montrer :
Qu’est-ce-que la théâtralité ainsi que le tématé. Comment se
manifeste le tématé et quel est son enjeu en passant par le jeu.
Toutes ces pertinentes hypothèses nous poussent bien évidemment à
éclaircir quelques notions dans le souci de lever toute équivoque sur notre
sujet. Nous avons les mots « théâtralité », « tématé », « jeu », « enjeu ».
Définissons par ordre logique les mots relevés :
« Théâtralité » : c’est l’état de ce qui est théâtral ou une œuvre qui
respecte les règles de l’art théâtrale. C’est aussi un concept qui représente
les traits caractéristiques du genre théâtral dans les danses, l’œuvre d’art, la
musique, etc.
« tématé » : c’est une danse de réjouissance en pays Wobé qui est
exerçée par les jeune filles. C’est un acte de reconnaissance envers la terre
nourricière.
« Jeu » : c’est une activité physique ou mentale dont le but est de
procurer du plaisir et aussi ne visant pas à une fin utilitaire.

3
« Enjeu » : c’est ce que l’on risque de gagner ou de perdre en
faisant quelque chose. C’est quelque chose que l’on risque dans une
compétition, une activité économique ou une situation vis-à-vis d’un aléa.
Après avoir terminé la phase de la définition des mots repérés dans
notre sujet, nous pouvons dire que cela se rapproche de l’une des disciplines
en littérature qu’est la sémiotique. La sémiotique est une discipline qui
oriente sa réflexion sur plusieurs aspects représentatifs que l’on décèle dans
certains de ses ouvrages. Ces aspects représentatifs se caractérisent par la
forte occurrence de l’espace, de personnages et du temps. Cette forte
occurrence créée par conséquent un rapprochement qui se perçoit au niveau
de la similitude qui se pose sur l’étude des personnages, de l’espace et du
temps. Toutes disciplines qui étudient ces aspectes est automatiquement
reliée au théâtre. Le théâtre fait preuve ici donc d’une pluridisciplinarité
dans la mesure où on y retrouve tous les genres littéraires.
Ces éléments énoncés plus haut seront par ailleurs analysés sous un
angle théâtral, c’est-à-dire, nous présenterons dans les moindres détails tous
ce qui est en relation avec le théâtre. L’intérêts de cette étude réside dans
l’originalité du thème qu’il évoque. Elle est une passion qui met en action le
sujet et rend possible son analyse théâtrale. Pour mener à bien notre travail,
soucieux de le rendre accessible, afin de faciliter sa dégustation et avoir, une
bonne digestion, nous verrons dans la première partie, l’approche
définitionnelle de la théâtralité et du Tématé. Ensuite, dans la même veine,
c’est-à-dire dans la deuxième partie, la manifestation du Tématé et enfin
dans la troisième partie, nous verrons l’enjeu du Tématé à travers le jeu.

Michèle Garneau, l’annuaire théâtrale, pp. 8


Michèle Garneau, Op., pp.13
Diane Beaulieu, la théâtralité dans une adoration

4
PREMIÈRE PARTIE :

APPROCHE DÉFINITIONNELLE DE
LA THÉÂTRALITÉ ET DU TÉMATÉ
Le théâtre est un texte plus ou moins fixé produit par un ou plusieurs
auteurs destinés à être représenté par des personnages (et donc vu par des
spectateurs) mais aussi à être lu, nous a conduit à porter notre accent de
recherche sur l’une des danses du peuple Wobé issu de l’Ouest de la Côte
d’Ivoire en occurrence la danse Tématé. Captivante et séduisante, cette
danse mythique qui regorge plusieurs atouts ne laissera personne indifférent.
Cela dit, nous présenterons dans cette première partie les deux (2) grands
angles qui constitueront l’ossature de notre travail à savoir l’étude
sémantique de la théâtralité et du tématé.

6
CHAPITRE I : ÉTUDE SÉMANTIQUE DE LA THÉÂTRALITÉ ET
DU TÉMATÉ
La définition des différentes notions de théâtralité et de la danse sera
une lucarne pour nous de mieux quantifier notre sujet en facilitant la tâche à
toutes ces personnes qui découvrirons dégusterons notre document à être
autant que nous au même diapason d’information. Ainsi, après la tentative
de définition desdits notions, nous déboucherons sur sur la présentation du
peuple Wê. Situé à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, précisément dans la région
du Guémon, dans la localité de Facobly, le peuple Wê regorge une multitude
de danse et de culture. Les cérémonies quelconques et fêtes de réjouissances
ne laisse personne en marge à tel enseigne que ses cultures se retrouvent
chez d’autres peuples. Notre analyse-ci nous permettra de montrer en long et
en large les Wê dans le but de faciliter la compréhension de ce chapitre à
chacun.

I. DÉFINITION DE LA THÉÂTRALITÉ
Dans cette partie de notre étude, il sera question pour nous de
procéder à la définition proprement dit d tous les contours de la théâtralité.
Ce même chapitre aussi va s’axer sur tous les aspects liés au tématé à partir
de sa situation géographique.

I.1 La notion de théâtralité


Dérivée du verbe « théâtraliser », la théâtralité est un mot de genre
féminin qui date du début du XXe siècle qui peut se définir comme une
action de donner un caractère dramatique, vivant à quelque chose, à un
événement. C’est aussi l’action de donner un caractère théâtral, exagéré,
outré ou déclamatoire, action d’adapter une œuvre aux exigences

7
spécifiques du théâtre. Il en est de plus un autre aspect de la théâtralité, elle
est une conception tout aussi exclusive selon laquelle relève de la
sémiotique théâtrale tout ce qui se passe sur la scène au moment du
spectacle, c’est-à-dire tous les langages de manifestation qui concourent à la
production du sens, à l’exception du texte verbal lui-même. Elle prend un
sens encore plus large car selon Barthes : « la théâtralité doit être présente
dès le premier genre écrit d’une œuvre, elle1 est une donnée de création,
non de réalisation » « la théâtralité n’est pas le privilège de la chose
représentée mais du mouvement d’écriture par lequel on représente »,
précise Jean-Marie Piemme. La scène est clairement inscrite dans les textes
de Ionesco, notamment à travers les didascalies qui donnent une trame
précise et quasi impérative du spectacle souhaité. « Il est très difficile, dans
ce théâtre de faire fi des didascalies », témoigne le metteur en scène
Laurent Pelly. Mais ajoute, prouvant ainsi que la théâtralité dépasse le cadre
strict des didascalies : « c’est tellement écrit, d’une telle rigueur de
construction, que tout ce qu’on inventer appauvrit ». De ce fait, la
théâtralité correspond plus largement à un sentiment du spectacle, à une
science infuse de la scène, qui pour être parfois maladroitement exprimée,
est bien réelle :
il arrive parfois que l’auteur ne s’explique pas parfaitement.
Pourtant, il se comprend mieux que le metteur en scène, son
instinct est presque plus sûr, s’il est vraiment homme de théâtre.
Un authentique auteur de théâtre porte le théâtre en lui, le théâtre
est son système spontané d’expression.
En conséquence, le metteur en scène doit obéir, « il doit s’annuler, il doit
être un parfait réceptacle » ; il doit s’en remettre complètement à l’auteur,
maître instinctif du sens, de l’intégrité et de l’efficacité scénique de
l’œuvre.2

8
I- 2 La théâtralité dans le tématé
La théâtralité peut se définir comme un élément qui correspond au
« devenir-spectacle » du texte et non au spectacle effectif que l’on tire du
texte. Et dans devenir-spectacle, une place particulière revient à la parole
vive et prononcée sur scène. Autrement dit, c’est sa deuxième
caractéristique majeure. La théâtralité correspond aussi à « une manière
spécifique de travailler la langue » Jean-Marie Piemme, soit un compromis
entre le dit et l’écrit, une oralité recrée, une spontanéité travaillée. Cela dit,
la théâtralité dans le tématé s’accentue plus sur les différents acteurs qui la
composent.
La théâtralité fait ressortir le caractère théâtral de la danse par la mise en
évidence des personnages qui l’exécutent. Elle traduit le jeu qui s’y déroule
et essaie de s’illustrer à travers des aspects inédits tout en montrant le rôle
crucial qu’elle joue dans le tématé. Comme l’approuve ici Ionesco en ses
termes, la langue théâtrale est naturellement scénique. Sa texture et sa
rythmique son propres au jeu. Ses dialogues ne donnent pas dans
l’artificialité langagière ; phrases courtes, lexique courant et syntaxe
simplifiée dominent. La théâtralité transmet donc une image de la réalité et
des événements par l’emploi des exécuteurs et diverses stratégies sont mises
en place dans le but de rendre efficace la danse tématé.

II. PRÉSENTATION DES ASPECTS LIÉS AU TÉMATÉ


II.1 Origine du tématé

Comme toute civilisation, rien sur terre n’est apparu seul.


Toute chose a une source, un lieu de départ, de commencement ou de
provenance. Les cultures africaines sont en générales reliées par leurs
origines. C’est l’invasion de certains peuples sur le territoire d’autres
peuples qui a engendré cela, et aussi l’exode que nous pourrons mettre sur le

9
compte de la curiosité d’aller voir et découvrir d’autres cieux, d’aller à la
recherche, d’apprendre et de connaitre les qualités et les potentiels que
regorgent certaines sociétés qui en est aussi la cause. Au regard de ces
assertions, nous allons tenter de faire l’historique de la danse Tématé. Créée
par les Wobés dans les années 1960, le tématé est une danse traditionnelle
de réjouissance qui tire son origine du groupe des Mandés en occurrence du
peuple Dan c’est-à-dire du pays Yacouba localisé dans la région de Man.
Provenant de l’ouest montagneux de la Côte d’Ivoire, elle est dansée à
l’occasion de la célébration des récoltes champêtres, c’est un moyen pour
les riverains d’exprimer leurs reconnaissances et leurs gratitudes au
Seigneur, une manière de lui dire merci pour la récolte qu’il a rendu
favorable ; c’est aussi une danse qui est inspirée de la danse ¨kono¨. Le
tématé est ainsi l’utilisation d’une parole chantée, sa vocation première est
d’enseigner la sagesse et l’esprit de fraternité au public.

I.2 Présentation du tématé

Dans toute l’Afrique comme nous le savons, la danse est une


activité très importante ; elle est un fait de société qui est aussi fréquemment
liée à des rites de passages.

Les danses traditionnelles précisément ont contribué à des fonctions


très diverses : cultes, moyens d’honorer les ancêtres ou d’attirer les faveurs
des dieux. Elles interviennent dans les rites ou cérémonies pratiquées
lorsqu’un individu change de fonction sociale. On célèbre ainsi par des
danses une naissance, une initiation, une remise de diplôme, l’accession à un
poste voire un décès. Elles jouent un rôle dans les rapports amoureux pour la
plupart des sociétés, car permettant aux gens de sexes opposés de se
rencontrer au moment opportun. Dans certaines cultures, la danse est une

10
forme d’art, d’ordres religieux ou issus d’anciens divertissements royaux et
même et aussi pour des scènes de théâtre. Nous prendrons deux pays
africains pour essayer d’approfondir un peu notre présentation.

En Égypte par exemple, les danses traditionnelles jouaient un rôle

essentiellement au cours des fêtes religieuses liées à l’agriculture, comme


les

rituels représentant le cycle de la mort et de la naissance du dieu Osiris


(symbole des cycles saisonniers du Nil). Les esclaves étaient affectés
probablement à des danses artistiques telles que les postures acrobatiques
devant de hauts personnages.

Le Sénégal tout de même comme dans certains pays de l’Afrique de


l’ouest, la danse traditionnelle est présente partout et fait partie de la vie
quotidienne. Les chants, les percussions et les danses ont un même caractère
sacré. Ils racontent la vie de tous les jours et jouent un rôle essentiel dans les
rites traditionnels comme dans les naissances, les circoncisions ou
initiations, les mariages, les funérailles, les récoltes, etc. Ce sont les griots et
les poètes musiciens, maîtres de la parole qui perpétuent dans le temps les
traditions orales et musicales. Ils transmettent les mémoires d’un peuple de
génération en génération. Autour des griots, chaque ethnie rythme ses rites
avec sa propre musique, ses instruments, ses sonorités et ses danses. La
danse donc au Sénégal contribue à l’épanouissement des différentes ethnies,
participe à l’animation et à la promotion culturelle des valeurs sociales.

Il en est de même pour la Côte d’Ivoire qui tire aussi sa lettre de


noblesse

de la danse. En effet, les « danses sacrées » ne sont jamais montrées aux


« non-initiés », qu’ils soient européens ou africains ; seule la partie

11
spectaculaire est exhibée en public. Nous pouvons citer entre autres, dans
l’ouest ivoirien, la danse des Échassiers, pratiquée par les Dan, la danse
appelée les Jongleries exercée par les Guérés qui est une danse très célèbre
et spectaculaire servant à lancer des petites filles retombant par la suite sur
des poignards tenus en main par celui qui les a lancés. Nous avons pour se
limiter qu’à ceux-là, la danse du Boloy et du N’Goro pratiquée dans le nord
par les Sénoufos. Nous en revenons à celle qui fait l’objet de notre analyse
qu’est le Tématé pour l’illustrer explicitement à travers sa présentation. Le
tématé en ce qui la concerne est une danse Wobé pratiquée à l’ouest de la
Côte d’Ivoire qui signifie « plus beau », c’est une danse exécutée par les
jeunes filles. Les pats de danse ne sont pas improvisés, celles-ci s’exécutent
en file indienne et rappellent les gestes des différents travaux de la culture
du riz c’est-à-dire, les danseuses enchainent une chorégraphie illustrant
l’histoire du riz qu’elles miment ensemble accompagnées par la sonorité des
tambours, des castagnettes etc. Elles sèment les graines, récoltent le riz, le
préparent et le consomment ; elles honorent en effet la terre nourricière. À
l’origine, des musiciens équipés de petits tambourins attachés par trois (3),
quatre (4) ou cinq (5) autour de leur taille accompagnaient les femmes au
champ lors de la récolte afin de les encourager dans leur labeur. Le tématé
est de nature une danse de réjouissance mais cette danse de réjouissance est
aujourd’hui dansée par des jeunes filles lors des fêtes et aussi lors des
cérémonies funèbres pour en quelques sortes rendre un hommage soit à un
patriarche décédé ou à une personne de bonne Foi qui vivait en fraternité
avec tout le monde (voir annexe figure 1).

12
Orchestre Blewlou, présentation de la danse tématé,

[Link] 06 Octobre 2020

CHAPITRE II : PRÉSENTATION DU PEUPLE WÊ


Ce présent chapitre sera l’occasion de présenter le peuple Wobé et
le peuple Guéré et débouchera à la fin sur l’étude de la culture et de la
gastronomie Wobé.

I. PRÉSENTATION DU PEUPLE WOBÉ ET DU


PEUPLE GUÉRÉ

I.1 Le peuple Wobé

 Située en Afrique sur l’océan atlantique dans la partie occidentale


du golfe de Guinée, la Côte d’Ivoire est un pays avec une population
estimée à 26.378.274 habitants en 20204 sur une superficie de 322.462km².
Bordée au Nord-Ouest par le Mali, au Nord-Est par le Burkina-Faso, à l’Est
par le Ghana, au Sud-Ouest par le Libéria, à l’Ouest-Nord-Ouest par la
Guinée et au Sud par l’Océan Atlantique, sa capitale politique et
administrative est Yamoussoukro et sa capitale économique Abidjan. Sa
langue officielle est le français mais toute fois, il existe plus de soixante (60)
autres langues et dialectes parlées au quotidien. Ces soixante (60) langues et

13
dialectes sont regroupés en quatre (4) grands groupes ethniques que sont :
les Mandés dans le Nord-Ouest (Malinké, Dan, Gouro...), les Voltaïques
dans le Nord-Est (Sénoufo, Lobi, Koulango...), les Krou dans le Sud-Ouest
(Bété, Wobé, Dida...) et les Akan dans le Sud-Est (Baoulé, Attié, Abron...).
Parmi ces groupes cités, nous allons nous intéresser plus spécialement au
groupe Krou en occurrence les Wobés. Le groupe Wê dont le nom signifie «
les hommes qui pardonnent facilement », réside dans le département de
Facobly et de Kouibly. C’est un peuple avec une population estimée à
environ 1,7%. Il se caractérise par une multitude de cultures et parmi celle-
ci figure en bonne place la belle et mythique danse « le Tématé ». Le
Tématé est une danse de joie de communion et de communication et est de
plus un canal pour rendre un grand hommage à la terre pour ses bienfaits qui
a travers laquelle l’on a eu de bonnes récoltes.

Jadis, les Wobés occupaient un espace qui s’étendait à la fois à


l’Est et au Nord du Bandama. Les invasions Mandings au Nord et les Akans
à l’Est ont, en effet, contraint ce peuple à abandonner la zone qu’ils
occupaient et à aller s’installer dans la grande forêt primaire du Libéria et de
la Côte d’Ivoire il y a de cela XV siècle jusqu’à aujourd’hui. En outre, le
terme Wobé fut créé par l’administration coloniale militaire au moment de
la conquête du territoire ouest de la Côte d’Ivoire sur la base d’un
malentendu à la fois géographique et linguistique. Il est toutefois impérieux
de souligner que c’est un peuple cosmopolite car il regroupe en son sein
plusieurs personnes originaires de différents pays dont le Burkina Faso, le
Mali, la Guinée, le Libéria, le Ghana, la Mauritanie, etc. (voir annexe figure
2).

I.2 Le peuple Guéré

14
Les Guérés sont une population d’Afrique de l’Ouest vivant à
l’ouest de la Côte d’Ivoire et de l’autre côté de la frontière au Libéria. Il
existe cependant différentes formes de Guéré à savoir, les Gere, Gewo, les
Gwere, etc dont la majorité sont situées au Libéria.

Dans la tradition orale ancienne, la distinction Wobé et Guéré


n’existait pas, ces deux (2) termes se regroupaient en un seul qui est le Wê.
Qualifié de Wê du Sud, le terme Guéré fut créé suite à la pénétration des
colons sur le territoire du futur pays à diriger. Cette pénétration s’est faite
par le Nord à partir du poste de Logoualé. Parvenu sur les bords du ¨ko¨, qui
marque la limite orientale du pays Dan, l’administration militaire coloniale
au moment de la conquête de même que le peuple Wobé, fut confrontée à un
malentendu linguistique et géographique. Se faisant guider par un interprète,
ils cherchaient à identifier le peuple vivant sur l’autre côté de la rivière et il
s’agissait en effet des « Guémin », littéralement « les hommes de Gué » ou
« les habitants de Gué », groupement ethnique que le peuple Dan
connaissait bien pour lui avoir fait la guerre. Autrement dit, la notion
d’appartenance ethnique a pris de l’importance lorsque la colonisation a mis
en contact les Wês avec des populations appartenant à des univers culturels
différents (musulmans dioulas, akans, burkinabés...). Le peuple Guéré
notons-le, est un peuple cosmopolite et c’est un peuple qui pratiquait une
agriculture de subsistance, cultivant le riz et le manioc. La transition vers
l’économie monétaire s’est faite notamment à partir de l’industrie forestière
dans les années 1960.

II. LE PEUPLE WOBÉ, UN PEUPLE AVEC UNE


CULTURE ET UNE GASTRONOMIE SÉDUISANTE

15
II.1 La culture Wobé

Le peuple Wobé comme nous le savons, est un peuple qualifié de


Wê du Nord. En effet, tout peuple est doté d’une culture et c’est cette
culture dont elle dispose qui fait sa spécificité.

La culture par définition, renvoie à l’ensemble des productions,


des pratiques, des valeurs et des aspects artistiques d’une civilisation. Le
Wobé sera donc connu pour sa diversité culturelle qui laisse appréhender le
mixage culturel Yacouba-Wobé-Guéré et Toura-Niaboua-Bété.

L’agriculture est assez semblable chez le Wobé aussi bien que


chez les autres peuples, c’est une civilisation des clairières. Les Wobés
pratiquent la culture du riz et de la banane plantain dont celles-ci sont la
nourriture de base, socialement la plus valorisée, le manioc et le maïs les
nourritures d’appoints.

À ces cultures vivrières s’ajoutent, depuis un demi-siècle, les


cultures commerciales du café et du cacao dont la pérennité contribue, avec
la pression démographique, à stabiliser le terroir.

L’élevage quant à lui, est peu développé quoique le bovin, le


caprin et la volaille aient été l’objet d’importantes fonctions rituelles
(mariages, fêtes de réjouissances, funérailles, etc.)

De plus, avec la flore qui est d’une densité incommensurable, la


chasse est de façon incontournable un événement heureux et donc joue
toujours un rôle très important car les forêts sont encore riches en gibier.

Pour terminer, nous avons la danse et la chanson qui sont des facteurs
très remarqués et appréciées chez le peuple Wobé. Nous pouvons citer
quelques artistes de renoms qui font la fierté de ce peuple à savoir Blé
Marius avec son titre « Saba oh Saba », Oulaï Kayor avec le titre

16
« Gbodjalo » et biens d’autres artistes. La danse et la chanson peuvent
s’exécuter par les hommes, les femmes et aussi par les masques. L’apport
des masques est important ici en ce sens qu’ils peuvent mimer et raconter
l’histoire du peuple Wobé. Nous avons le masque qui sort uniquement
pendant les périodes de joie, de bonheur ; le masque qui sort spécialement
lorsqu’il s’agit du décès d’un ancien du village mais surtout lorsqu’il s’agit
du décès d’un initié. Nous avons l’un des plus dangereux masques Wobés
qu’on appelle « Koui », c’est un masque griot qui n’est pas vu par les
femmes sinon ces dernières deviendraient stériles instantanément et
achevons cette liste avec le masque panthère appelé généralement « Tchi »
qui est connu pratiquement par tout le monde entier et qui aussi fait son
apparition pendant les cérémonies de réjouissances et funéraires.

II.2 La gastronomie Wobé

Le terme gastronomie de façon succincte renvoie à l’ensemble


des règles (fluctuantes et modes) qui définissent l’art de faire bonne chère.
L’expression l’art de faire bonne chère signifie « faire bon accueil » ou
encore « faire un bon repas ». Cela englobe tout ce qui concerne la quantité,
la qualité, la préparation et la dégustation des mets. C’est au regard de tous
ces faits qu’il s’agira de mettre en exergue la gastronomie séduisante du
peuple Wobé.

Promouvoir et valoriser le riche patrimoine culinaire Wobé est


un atout favorable pour la communauté Wê. C’est pourquoi, comme tous les
peuples de l’ouest en général et le peuple Wobé en particulier, le riz et la
banane plantain en sont les fondements au plan alimentaire. Mais ce qui fait
la singularité et la particularité du peuple Wobé en termes de mets, c’est le
légendaire « kplé-bâ » fait à base de manioc bouillis puis pilé « bâ »,

17
accompagné de la sauce longueur « kplé ». Cette nourriture a de plus
booster au plan national, sous régional et même international la notoriété
Wobé ce qui a favorisé la création d’un festival dénommé « Festikplé » dont
le but est de renforcer encore plus les liens de cohésion au travers la
valorisation des mets Wobés.(voir annexe figures 3 et 4 )

Alfred Schwartz, « Le cadre ethnique », in Tradition et changements dans la société guéré,


Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, Paris, 1971, p. 13, 20 Octobre 2020

J. Girard, Dynamique de la société ouobé. Lois des masques et coutumes, xvi-358 p. (Mémoire
de l’IFAN, 78), IFAN, Dakar, 1947, pp. 287-289, 10 octobre 2020

La tâche qui nous a été assignée dans cette première partie nous a
permis de mettre à lumière certains points de notre sujet. Il était question
pour nous de faire une approche définitionnelle de la théâtralité et du tématé
dans le but de lever l’équivoque. Cette définition s’est faite de manière
pragmatique. Nous avons d’abord scindé cette partie en deux (2) chapitres
que sont l’étude sémantique de la théâtralité et la présentation du peuple
Wê ; et ensuite, chaque chapitre mettait en exergue deux grands points. Pour
le premier, il s’agissait de la définition de la théâtralité et de la présentation
des aspects liés au tématé ; enfin le second chapitre a porté essentiellement
sur la présentation du peuple Wobé et du peuple Guéré pour s’achever par la
présentation culturelle et gastronomique du peuple Wobé uniquement.
L’étude de cette première partie nous a permis de connaitre l’apport de la
théâtralité dans le tématé, connaitre l’origine du tématé ainsi que le peuple
qui la pratique. Elle sera donc le fil conducteur qui va nous permettre de

18
déboucher sur la deuxième partie de notre travail qui s’intitule LA
MANIFESTATION DU TÉMATÉ.

19
DEUXIÈME PARTIE :

LA MANIFESTATION DU TÉMATÉ
La manifestation « action de révéler » ; « action de rendre
visible », peut se définir comme étant une action d’exprimer quelque chose,
un rassemblement de personnes qui veulent faire entendre ou connaître leur
opinion. C’est aussi un événement, la présentation publique sous forme de
spectacle, d’exposition d’une activité. Nous parlerons de manifestation
culturelle ou théâtrale. Nous nous focaliserons plus sur la manifestation
théâtrale car cela renvoie à la manifestation du tématé. Le tématé donc qui
est une danse qui dégage des aspects théâtraux sera dégusté en ayant comme
entrée le chapitre premier intitulé La représentation scénique du tématé et
comme sortie le second chapitre qui s’identifie L’Animation du tématé.
Quant à la résistance, elle prendra en compte tous les différents sous traits
développés entre le premier et le second chapitre.

19
CHAPITRE I : LA REPRÉSENTATION SCÉNIQUE DU
TÉMATÉ

Le chapitre I de cette deuxième partie commencera par la


présentation du lieu de déroulement de la danse tématé et débouchera pour
terminer sur les composantes de celle-ci tout en montrant l’utilité de chaque
aspect évoqué.

I. PRÉSENTATION DU LIEU DE DÉROULEMENT


DU TÉMATÉ

I.1 L’espace

De son étymologie latine « spatium » qui renvoie à deux


significations dont la première désigne « l’arène », « les champs de courses
» et la seconde issue de l’ancien français désigne « un laps de temps », « une
durée ». Autrement dit, l’espace se présente dans l’expérience quotidienne
comme une notion de géométrie et de physique qui désigne une étendue,
abstraite ou non, ou encore la perception de cette étendue.
Conceptuellement, il est le plus souvent synonyme de contenant aux bords
indéterminés. Aussi, l’espace de nos jours prend de nombreux sens précis et
propre à de multiples disciplines scientifiques dérivées de la géométrie.
L’espace figure alors de manière générale, un tout ensembliste mais
structuré.

L’étude de l’espace dans la danse tématé consiste à montrer le cadre


dans lequel se déroule celle-ci. Le tématé peut se danser dans un espace
fermé tel que les salles de spectacles mais généralement, elle se danse dans
un étendu ouvert c’est à dire sur une place publique ou une surface non
fermée fréquentée par des personnes pour bien ressortir le comique de

20
situation, le comique de jeu et la beauté de l’aspect théâtrale qu’elle dégage.
Pour corroborer, le tématé, danse de réjouissance, jadis s’exécutait au
champ dans le but de traduire la joie ressentie par les agriculteurs face à une
récolte abondante et favorable.

I.2 Le temps

De son origine du latin « tempus », le mot temps est la grandeur


physique qui permet de mesurer la durée ou la séparation des choses
modifiables, changeantes (c’est-à-dire, la période qui découle entre l’état du
système lorsque celui-ci présentait un état donné et le moment où ledit état
subi une variation perceptible à l’observateur). Cette grandeur, dont l’unité
basique est la seconde, permet d’ordonner les événements-phénomènes en
séquences, afin d’établir un passé, un présent et un futur. Il donne lieu au
principe de causalité qui est l’un des axiomes de la méthode scientifique.

Dans le cadre de la grammaire, le temps désigne le moment interne de


la conjugaison verbale c’est-à-dire, celui auquel se rapporte l’action dont on
parle. Il est possible de faire la différence entre le temps absolu et le temps
relatif.

D’autre part, le temps atmosphérique comprend tous les phénomènes


ayant lieu dans l’atmosphère de la terre ou d’une autre planète.

Le temps est un facteur très important pour l’exécution d’une


quelconque activité ou d’un événement. Tout rituel ce conforme au temps
car il est maître de la nature, c’est en cela que les initiés disent que c’est le
temps qui juge, c’est le temps qui approuve en gros, c’est le temps qui
décide de tout. Venir parler du temps dans le tématé est donc indispensable
pour faciliter la compréhension de cette partie décisive. L’étude du temps

21
dans la manifestation du tématé sert à mettre en évidence le moment
pendant lequel se déroule celle-ci. Cette danse peut se tenir à n’importe quel
moment c’est-à-dire qu’elle peut se dérouler le matin, le soir et aussi la nuit.
En ce qui concerne le soir et la nuit, le tématé est dansée le plus souvent lors
des cérémonies funèbres. Pour ce qui est de la journée, c’est le lieu
primordial d’exécution du tématé parce que cela permet de mettre à nu
l’esthétique et le caractère harmonieux qui s’y dégage. Tous ces aspects
cités propre au tématé montrent la théâtralité de cette danse de réjouissance
qui se remarque principalement par les pas de danses et le déplacement des
danseurs sur la scène.

II. LES COMPOSANTES DE LA DANSE TÉMATÉ

II.1 Étude de la musique

La musique joue un rôle très important dans le déroulé d’une


quelconque représentation scénique.

Du latin « musica » et du grec ancien « mousikê », la musique est


un art et une activité culturelle consistant à combiner sons et silences au
cours du temps. Les ingrédients principaux sont le rythme, la hauteur, les
nuances et le timbre. Elle donne lieu à des créations et des représentations et
utilise certaines règles ou systèmes de compositions dont, des objets divers,
le corps et la voix. La musique a existé dans toutes les sociétés humaines et
est à la fois, forme d’expression individuelle, source de rassemblement
collectif et symbole d’une communauté culturelle ou spirituelle.

La musique traditionnelle en particulier, selon le « Microsoft


corporation 1993-2008  », est souvent l’œuvre d’une communauté, et non

22
d’une seule personne. Elle est interprétée par des hommes ou des femmes
qui ne sont pas des musiciens professionnels. Elle traverse les siècles se
transmettant par l’oral, sans support écrit. Elle est également souvent
associée à la danse ou au chant. En tout cela, la musique traditionnelle
s’oppose à ce que l’on appelle la « musique savante » qui, elle, se transmet
par écrit et est composée par et interprétée par des professionnels. La
musique traditionnelle est le, reflet d’une civilisation, qui, elle-même, varie
selon les populations, les époques et les régions. Elle revêt donc autant de
formes qu’il existe de communautés. Les rythmes, les tonalités, les mélodies
sont en tous points différentes. Cependant, qu’elle qu’en soit l’origine, la
musique traditionnelle est toujours étroitement associée aux événements
importants de la vie en communauté, aux activités quotidiennes liées aux
cycles naturels (saisons), au travail, et à la famille. Jadis, la musique
traditionnelle avait été considérée comme une musique « pauvre ». Ce n’est
plus le cas aujourd’hui : le mélange des cultures et les moyens de diffusions
donnent un nouvel essor à la musique traditionnelle, appelée désormais
« musique du monde ».

En outre, toute civilisation est dotée de danse et toutes ces danses sont
couramment accompagnées de notes musicales. Ainsi, le tématé, danse
sacrée et qui est aussi une danse d’action est dansée sous une sonorité
musicale avec une mélodie épatante et flamboyante dont le rythme traduit le
mouvement des danseurs.

Le théâtre présente le tématé comme jeu à travers le rythme et le beau


qui découle de la musique qui est toutefois source de divertissement dont le
but est de représenter la gaieté des agriculteurs. Entre autres, la musique du
tématé fait vivre l’action au spectateur, elle le transpose dans un univers
mélodieux tout en favorisant le succès de celle-ci en tant qu’art.

23
II.2 Étude des instruments

Un instrument est un objet fabriqué servant à exécuter quelque chose


ou à faire une opération. Aussi, c’est un objet qui permet de produire des
sons, de la musique.

Les instruments jouent un rôle primordial dans le théâtre. Ils donnent


une qualité vitale supérieure au théâtre que nul par ailleurs on le verrait. Par
ailleurs, le tématé véhicule des messages par le canal de ses instruments qui
facilitent son exécution. Les instruments principalement utilisés dans le
tématé sont le tam-tam, la castagnette et le grelot.

Joué en grande partie par l’homme, le tam-tam est un instrument de


musique traditionnel africain fait à la main par des artisans en Côte d’Ivoire.
De son autre appellation « tambour », le tam-tam donne écho à un message
dont il faut savoir décrypter les codes. La conicité est un des caractères
définitoires de cet instrument-symbole. Le tam-tam demeure encore pour
certaine communauté africaine la parole essentielle, variée dans ses formes
et ses pratiques, porteurs de valeurs identitaires. C’est aussi un instrument
de communication très efficace du peuple africain, c’est l’instrument du
message parlé, que l’on transmet de village en village. Il est considéré
comme l’ancêtre du téléphone. Pour ajouter, le tam-tam peut encore se
définir comme un instrument fait généralement de bois creux recouvert ou
non d’une peau tendue et servant à rythmer chants et danses ou à transmettre
un message.

24
Dans le tématé, il y a quatre (4) types de tam-tam utilisés : le premier
est nommé le tam-tam « Solo », son rôle est de commenter les pas des
danseuses. Après le tam-tam « Solo », nous avons le premier tam-tam
accompagnateur qui est le « Dikly », son rôle est de soutenir le soliste
pendant le déroulement de la danse. À lui s’ajoute le deuxième tam-tam
accompagnateur qui est le tam-tam à trois (3) têtes appelé principalement le
« Néhinhi », son rôle est de donner de la bonne sonorisation et agrémente
aussi les sons des différents tam-tam joués. À côté du « Néhinhi », il y a le
troisième tam-tam accompagnateur et le dernier utilisé pour la danse qui est
le « Zékéhi » dont le rôle est d’encourager le « Néhinhi ». L’utilisation de
ces quatre (4) tam-tams cités propulsent de la chaleur musicale, elles
captivent tout être l’écoutant jouer à travers ses belles mélodies envoutantes.

En ce qui concerne la castagnette, elle se définit comme, des


instruments de musique à percussions idiophone ; elle est le plus souvent
fabriquée avec des cauris que l’on relie les uns aux autres avec de petites
cordes ficelées et le tout est attaché et recouvre un pot fait en bois. Elle sert
à accompagner les danses et joue un rôle très important dans les danses
traditionnelles. La castagnette est incontournable dans le tématé grâce à la
mélodie particulière qu’elle apporte, elle vient en complément au tam-tam et
est joué en majeur partie part l’homme.

Le grelot pour sa part, est aussi un instrument utilisé pour danser le


tématé. Il fait partie de l’orchestre de musique traditionnel et donne une
fonction magique à la danse tout en soulignant la rythmique du mouvement
des danseuses. Il est porté au pieds surtout au niveau de la cheville par les
jeunes danseuses. Son apport est indéfectible car il donne une harmonie au
niveau de sa sonorité. Nous pouvons alors le définir comme une sonnette
constituée d’une boule de métal creuse, percée de trous, contenant un
morceau de métal qui la fait résonner dès qu’on l’agite.

25
Il est aussi défini comme un type de cloche qui produit un son
distinctif, surtout lorsqu’il est employé en grand nombre. Il trouve son
utilisation dans de nombreux domaines comme instrument de percussion.

Le tématé ainsi, à travers l’utilisation de ces trois (3) principaux


instruments à savoir le tam-tam, la castagnette et le grelot se transcrit dans le
théâtre car comme nous le savons, le théâtre est aussi musicalité et cette
musicalité se perçoit dans le tématé au travers l’aspect théâtral qui découle
de celle-ci. C’est en ce sens que la mélodie qui se dégage d’elle est
divertissante mais aussi véhicule des messages ce qui est le but du théâtre.
(voir annexe figure 5, 6 et 7)

26
Francis Wolf, Pourquoi la musique ? Fayard, « Histoire de la pensée », 2015, (ISBN 978-2213685809)

Luc Brisson (dir.) (trad. du grec ancien), Définitions, Editions Gallimard, 2008 (1re éd. 2006) (ISBN 978-2-0812-9).

Les Caractères (trad. Nicolas Waquet, préf. Nicolas Waquet), Paris, Payot et Rivages, coll. « La Petite Bibliothèque », 2010,
CHAPITRE II : L’ANIMATION DU TÉMATÉ
112 p. (ISBN 978-2743621384)

L’entame du chapitre 2 de la deuxième partie de notre travail


consistera à montrer comment se fait l’exécution de la danse tématé et
terminer par l’évocation des costumes et autres accessoires utilisés pour
celle-ci.

I. L ’EXÉCUTION DE LA DANSE
TÉMATÉ

I.1 Le rythme et corps

Dans cette relation, c’est au niveau du vécu corporel et en


particulier lors des ajustements spontanés que s’effectue le premier
traitement de l’information temporelle. L’ajustement au temps est plus
précoce que la perception temporelle. La perception du temps (opération
mentale) met en jeu une forme d’attention spécifique comportant deux (2)
aspects : quantitatif (perception des durées) et qualitatif (perception des
structures rythmiques). Dans ces deux (2) données purement temporelles,
s’implique le caractère intensif propre aux rythmes corporels : c’est la
présence des accentuations toniques. Ces rythmes corporels ne s’expriment
pas seulement par le mouvement, mais aussi par la voix (langage, chant).
C’est la perception auditive qui est essentiellement mise en jeu dans la

27
perception des structures rythmiques liées aux accentuations. Mais précisons
que ces deux (2) aspects de la perception temporelle nécessitent en
permanence le jeu simultané de champs sonores et kinesthésiques. L’image
du corps est encore au centre de la perception temporelle : « les sensations
musicales de nature rythmique révèlent le jeu musculaire et nerveux de
l’organisme tout entier ».

Ainsi, nous pouvons noter avant tout que le corps de l’homme est le
principal élément pour s’exprimer ou danser. C’est ensuite que nous
pouvons souligner l’occupation de l’espace, l’adaptation à la musique et à la
concentration. Outre cela, nous pouvons aussi ajouter que dans sa finalité,
une beauté est construite (la chorégraphie). Elle relate de même, divers
aspects tels que culturels, rituels, gestuels, etc.

I.2 Les hommes

Toute représentation scénique se fait par humains. Ils sont et


constituent les personnages, les narrateurs et les spectateurs. Ils sont ceux
qui parlent du message, par qui le message est transmis et sont ceux qui
reçoivent le message.

Le tématé est une danse qui rend hommage aux esprits suite à une
récolte favorable.

Plusieurs personnes facilitent son accomplissement dont figurant parmi


elles, les hommes. Les hommes sont ceux qui chantent la musique pour
permettre le démarrage de la danse. Mais avant que la danse proprement dit
ne commence, l’un des acteurs de la danse, qu’on appelle chansonnier, vient
avec du vin de palme et se prosternant devant les chefs ou anciens étant
présent, le leur présente ; eux à leur tour, prononcent des paroles sacrées à

28
l’endroit de la boisson apportée qui par la suite sera servi dans une petite
calebasse. Après l’avoir servi, le chansonnier va d’abord gouter la boisson et
va renverser le reste du contenu au sol dans l’unique but de demander aux
ancêtres d’accorder leur bénédiction pour le bon fonctionnement et la
réussite de l’activité ou la cérémonie qui va se dérouler à l’instant. Au
moment de finir les libations, un autre chansonnier, vient rejoindre sur la
place devant les anciens celui qui a procédé à la libation qui lui à son tour va
donner la bonne nouvelle à celui qui est venu le rejoindre en lui rapportant
que les ancêtres ont donné leurs accords pour que la cérémonie puisse
débuter et qu’elle se passe dans de très bonnes circonstances. Au sortir de
cet échange de quelques minutes, les deux (2) acteurs jubilent de joie et
commencent à appliquer des pas de danses qui est une marque de sentiment
positif qu’ils partagent aux autres personnages traduisant l’atmosphère
heureux dans laquelle ils baignent déjà tous. En outre, le plus souvent, la
musique est chantée par des personnes appelées chansonniers qui jouent le
rôle de protecteurs car au cours du déroulement de la danse, les spectateurs
qui assistent à la danse peuvent sous l’effet de la joie ressentie, venir offrir
des présents aux danseuses et risquent aussi, de faire tomber ces dernières
involontairement. Les chansonniers ne se limitent pas qu’à la protection des
danseuses, mais surtout ils les alimentent, ils leurs donnent le courage, les
galvanisent et mettent du tonus dans la danse. Tout ceci se fait par des
déplacements de ces derniers représentant ainsi l’apport du théâtre. Ce sont
les hommes aussi qui tapent le tam-tam et par celui-ci, ils donnent vie et
apportent de l’ambiance pendant la pratique de la danse.( voir annexe figure
8 et 9)

I.2 Les femmes

29
La rencontre entre la femme et l’homme sur une quelconque scène
marque une parfaite combinaison et une belle connivence. Comme nous le
savons, elle est source de bonheur, de paix, de vie, etc. La place des femmes
dans le théâtre en tant qu’actrices, dramaturges ou metteuses en scènes a
évolué à travers les époques et diffère selon les pays.

Dans le théâtre africain principalement, les femmes sont


minoritaires et ne sont pas mises en avant. Elles occupent des postes
secondaires et son au service d’un acteur principal. Ces dernières accèdent
rarement à des postes des hautes responsabilités. Au sein de la société
africaine, les femmes sont vues comme faibles et immatures, elles ne sont
vues que comme des objets sexuels. Par conséquent, il a fallu rétablir de la
¨femme nègre¨ afin qu’elle trouve sa place dans le théâtre. Donc, le théâtre
historique négro-africain s’est donné pour mission de redonner aux femmes
la place qu’elles méritent. L’objectif est de valoriser leur place au sein de la
société afin qu’elles deviennent légitimes dans le théâtre et par conséquent,
que les hommes ne se sentent pas supérieur aux femmes. Selon Ibrahima Bâ,
grâce au théâtre historique de réhabilitation, les femmes ont peu à peu
trouvé leur place dans le théâtre africain et elles deviennent ¨des créatures
fortes et très vivantes¨.

C’est en cela que le tématé aussi, dans le souci de valoriser la


femme africaine, est généralement dansée par les jeunes filles coiffées d’un
bonnet en peau de mouton recouvert de cauris, une culotte et une jupe,
portant à la taille une ceinture de cuir, aux pieds des grelots et dont le visage
est peint de kaolin. La femme est cet être qui donne de la beauté à toute
chose, cet être impressionnant qui suscite l’émeute, cet être qui est un
facteur de cohésion social et de rassemblement ; c’est pour cette raison
qu’en toute société, elle est utilisée comme canal primordial pour faire
passer une information dans le but de sensibiliser toute personne. Cette

30
danse est réservée aux jeunes filles dont l’âge varie entre dix (10) à trente-
cinq ans (35) dotées d’une souplesse, qui incarnent la beauté,
impressionnent tous ceux qui sont autours d’elles et dont la beauté attire
toutes ces personnes qui assistent à la danse. Le potentiel dont dispose ces
jeunes danseuses est un facteur de distraction ce qui traduit sa théâtralité et
cela se perçoit aussi par leur chevauchement sur la piste de danse. (voir
figure 10)

II. L’APPORT DU COSTUME DANS LA


DANSE TÉMATÉ

II.1 Le pagne traditionnel

Moyen de métamorphose, le costume est un des signes visibles du


théâtre. Il est à la fois réel et irréel : réel par ses liens avec le vêtement d’une
époque, irréel parce qu’il est chargé d’une signification plus forte, celle d’un
véritable code vestimentaire. Longtemps le costume n’a représenté que le
goût d’un personnage ou sa richesse. Au XVIIIe siècle, recherchant plus de
vérité et de naturel, certains personnages rejettent les robes de cour à queue
et à paniers ou les cuirasses et les chapeaux à plumes pour un costume plus
vraisemblable et plus simple. Le costume est alors un signe immédiatement
déchiffrable.

Les acteurs ont pour coutume de dire que le costume joue, au même
titre que tout ce qui a une existence scénique propre. En même temps, le
costume de théâtre ne doit pas prendre une valeur détachée de l’acteur, du
personnage qu’ils montrent. Ce que l’acteur appelle « habiter son costume »
traduit un accord profond entre le personnage et son costume. C’est en cela
que le costume cesse d’être un déguisement. Il devient un élément essentiel

31
du mouvement dramatique. Comme pour les éléments scéniques, des
dramaturges ont apporté le plus grand soin à la création des costumes.

Après Hugo, Brecht et beaucoup d’autres, Jean Genet a donné des idées
de costumes pour la réalisation de certaines pièces en accordant par ailleurs
un soin au maquillage, comme à un prolongement expressif et signifiant du
costume. Cela renvoi à dire que, quel que soit les costumes des personnages,
bariolés ou non, couverts de bijoux ou de n’importe quoi, il n’aura aucun
inconvénient pour la probité du spectacle donné sur la scène. Pour aller plus
loin, il faut dire que, lorsque le théâtre dégage sa spécificité, le costume
prend valeur d’image et ce depuis le XVIIe siècle où il fait son apparition en
tant que tel. Roland Barthès l’approuve en affirmant : « le bon costume de
théâtre doit être assez matériel pour signifier et assez transparent pour ne
pas constituer ses signes en parasites car c’est dans l’accentuation même
de sa matérialité que le costume a le plus de chance d’atteindre sa
nécessaire soumission aux fins critiques du spectacle.

Ainsi, parler ici de costume revient à parler précisément du pagne


traditionnel. Le pagne traditionnel occupe une place de choix dans la culture
africaine en générale et celle de la Côte d’Ivoire en particulier. Au-delà de
sa fonction première, en tant que vêtement, celle de couvrir ou cacher la
nudité de l’individu, le pagne traditionnel chez le peuple Wobé
singulièrement se veut être un support d’information. Aujourd’hui encore,
bien qu’avec l’apparition de puissants moyens modernes de communication
le pagne traditionnel continue d’être un moyen d’expression et de lecture
pour la société Wobé. Cela montre la création qui transcende l’artisanat pour
atteindre le niveau de l’art.

Par ailleurs, le pagne traditionnel utilisés pour l’exécution de la danse


tématé est le pagne « Kita ». Originaire du peuple Akan situé à l’Est et au

32
Sud de la Côte d’Ivoire, le pagne « Kita » se réalise à la main. Il consiste à
tisser des fils de coton ou de soi, de plusieurs couleurs entre eux. On obtient
ainsi de longues bandelettes que l’on relie les uns après les autres. La
fabrication du « Kita » est une activité généralement réservé aux hommes et
commercialisé par les femmes. Communément porté lors des fêtes et
cérémonies, ce costume est symbole de noblesse et de prestige ce qui fait de
lui l’une des tenues traditionnelles incontournables. Il existe plusieurs types
et qualités de « Kita » ; cela s’est remarqué par les différentes couleurs ainsi
que les différents dessins qui figurent sur celui-ci et chaque type a une
signification.

En outre, le pagne « Kita Wê » ou « Boubou Wê » se caractérise par une


alternance de rayures de différentes couleurs, couramment des rayures
blanches alternées d’une autre couleur soit la couleur bleue ou la couleur
noire. Ainsi, la couleur blanche présente dans le « Boubou Wê » marque
d’abord la conjuration du mal (cérémonie rituelle) et marque enfin la gaieté,
le bonheur, la pureté, l’innocence, la spiritualité et la paix (cérémonie de
réjouissance populaire ou privée). Ensuite, il y a la couleur noire détermine
la beauté, la ruse, le mystère, la peur et l’incarnation des esprits. La couleur
bleue pour terminer, représente la patience, l’humilité, le ciel et la terre.
(voir annexe figure 11)

II.2 Le Kaolin, les Cauris, La Queue de Cheval,


leChapeau,

La Ceinture et le Rameau.

Le tématé, danse de réjouissance présente une variété d’outils, ces outils


sont liés aux mouvements migratoires des danseuses et participent à leurs
embellissements. Nous avons entre autres le « Kaolin » qui est

33
particulièrement utilisé dans les peintures corporelles du peuple Wobé et
symbolise à la fois la paix, la joie et le deuil. Le motif du kaolin utilisé dans
le tématé est celui du palmier qui signe de paix et de cohésion sociale.

À cela s’ajoute les « Cauris » qui est un symbole de fertilité et utilisé


pour protéger contre le mauvais œil. Le pouvoir sacré des cauris augmente
la beauté des danseuses du tématé et sont aussi pour la plupart utilisés
comme perle ornementales portés dans les cheveux. Les cauris sont ainsi des
porte-bonheurs qui ornent les accessoires et costumes des exécuteurs du
tématé lors des cérémonies.

De plus, l’utilisation de la « Queue de cheval » dans la danse tématé est


un symbole de victoire sur l’ennemi et sur la mort. Elle est considérée
comme marqueur social de prospérité, de pouvoir, de bonne fortune et de
notabilité. Notons d’autant plus que la queue de cheval est utilisée dans les
danses de réjouissances et de cérémonies diverses. Aussi, elle est un
accessoire de l’orchestre traditionnel richement décorée de cauris et est un
objet d’apparat dans la tenue des danseuses.

Nous évoquerons aussi le rôle du chapeau et de la ceinture portée par


les danseuses. Ces deux éléments cités ci-avant, l’un fait en peau de mouton
et l’autre fait en cuir avec des tissus de pagne et joint par un démêlé de
queue de cheval qui s’y sont rattachés ont pour rôle d’agrémenter et
d’embellir encore plus l’accoutrement des danseuses, ils participent à la
beauté de la danse et sont portés lors des cérémonies.

Nous fermons cet angle avec l’explication du rôle que joue le rameau. Le
rameau, tout comme l’aubier qui se présente comme étant la partie de
l’arbre se situant entre le bois de cœur et le cambium ; cette région
périphérique est un bois vivant, plus poreux, plus tendre, plus léger, plus
clair, plus hydraté dont les vaisseaux conducteurs véhiculent la sève brute,

34
est aussi la partie vivante du bois. Il est composé de lignine non
polymérisée. Cette lignine jeune et facilement dégradable est utilisée pour
fabriquer du bois raméal fragmenté. Autrement dit, il est une subdivision,
plus petite, d’axes végétatifs ramifiés des plantes. Le rameau prend une
autre connotation plus précisément chez les chrétiens Catholiques. Il
symbolise l’entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem. Plus loin dans la
même lancé, le rameau de palmier évoque la fête des récoltes dans la
tradition juive. Au regard de ces assertions, nous pouvons affirmer que le
rameau est un élément qui marque la joie, la gaieté, le bonheur, etc. Cela
donc explique clairement la présence de la brindille du rameau attachée à la
tête des hommes présents dans la scène du tématé. En réalité, cette brindille
vient pour davantage démontrer l’atmosphère joyeux et pépère qui règne au
sein de cette danse et aussi qu’elle dégage. Cela se perçoit à travers cette
émotion agréable et profonde, ce sentiment exaltant ressenti par toute la
conscience qui se lie sur le visage des danseuses, des instrumentistes ainsi
que sur le visage de tous les spectateurs. Mais soulignons qu’à l’opposé de
ça, le rameau que nous voyons joue un rôle de protection, il annule tout
mauvais esprit venant contre l’un des personnages de la danse. (voir annexe
figures 13, 14, 15, 16, 17 et 18)

35
Josette Rivallain, Kente : textiles royaux des Akan, trames et symboles, Musée des
beaux-arts, 1988, 21 p. – pl., (ISBN 2-905221-03-8) (catalogue d’exposition), 05
Novembre 2020 Au terme de l’analyse de la deuxième partie de notre travail, nous pouvons

retenir que le tématé est une danse05,sacrée


[Link] qui ne
Novembre laisse personne indifférent
2020

vis-à-vis de la beauté qu’elle dégage et plus précisément de l’aspect


théâtrale mis en exergue à travers ses différents atouts que nous avons
développé plus haut. Il est donc nécessaire de rappeler que dans cette
deuxième approche, il a été question d’aborder les deux (2) grandes
dimensions qui ont fondé l’analyse de cette partie à savoir : la représentation
scénique du tématé qui s’est accentuée sur la présentation du lieu de
déroulement du tématé et ses composantes pour terminer sur l’animation du
tématé qui s’est axée sur l’exécution de la danse tématé et l’apport des
costumes dans celle-ci.

Dans la continuité du décorticage de notre sujet, l’achèvement


de ce deuxième fragment nous conduira progressivement vers la fin de notre
quète en abordant le prochain fragment qui est la troisième partie de notre
recherche : l’enjeu du tématé à travers le jeu.

36
TROISIÈME PARTIE :

DU JEU À L’ENJEU DU TÉMATÉ


Construction en plein air ou représentation d’un drame ou d’une
comédie, le théâtre est à la fois est un genre littéraire particulier et l’édifice
dans lequel se déroulent les spectacles de théâtre, c’est aussi un genre de
divertissement à travers lequel le spectateur se relaxe. Il peut être
dramatique, tragique, humoristique, etc. Chacun y trouve le genre qui lui
convient et également tous répondent à un objectif qui est de véhiculer une
forme d’éducation. Vu toutes ces affirmations, parlant d’humour et
d’éducation, quoi de plus intéressant qui nous permettra de mieux
développer avec aisance surtout cette troisième partie de notre travail qui va
s’articuler autour de trois (3) chapitres ; il s’agira de faire une approche
définitionnelle du jeu tout en montrant son rôle dans le tématé, définir de
même en prélude l’enjeu et achever par la présentation proprement dite de
l’enjeu de celle-ci, ainsi in finé, montrer l’idéologie prônée par cette danse :
le tématé.

37
CHAPITRE I : APPROCHE DÉFINITIONNELLE DU JEU

Le chapitre I de cette troisième (3) partie prendra en compte les


points que sont la définition du jeu et montrer le rôle du jeu dans le tématé.

I. DÉFINITION DU JEU

I.1 La notion du jeu 

Du latin ¨Jocus¨, « plaisanterie, badinage », qui a supplanté en


particulier ¨Ludus¨ en héritant de ses sens : « jeu, amusement,
divertissement », le jeu est une activité d’ordre physique ou mental, non
imposé, ne visant pas à aucune fin utilitaire, et à laquelle on s’adonne pour
se divertir, et en tirer un plaisir. C’est autrement dit, une action libre sentie
comme fictive et située en dehors de la vie courante, capable néanmoins
d’absorber totalement le joueur ; une action dénuée de tout intérêt matériel
Le jeu est l’activité la plus naturellement associé au théâtre et sa présence
structure la totalité de l’art dramatique, au point de figurer dans le titre des
œuvres fondatrices. Néanmoins, sa polysémie rend sa caractérisation ardue.
Il faut en effet dissocier le jeu de l’improvisation de l’interpénétration, le jeu
théâtral, obéissant aux codes de la représentation mimétique, du jeu
dramatique dont le dessein vise une certaine émancipation sociale et
esthétique de l’actant.

À côté de cela aussi, Roger Caillois essaie de définir le jeu comme


étant une activité libre, c’est-à-dire qu’elle cesse d’être un divertissement
dès lors qu’elle est exercée sous contrainte ; elle est exécutée dans un espace
en un temps distinct de la vie courante. C’est une activité improductive, ne

38
créant ni biens, ni richesse ; elle est réglée, soumise à des conventions qui
suspendent les lois ordinaires ; et enfin, elle est fictive, c’est-à-dire,
accompagnée d’un sentiment très net d’irréalité par rapport à la vie
courante.

I.2 Le rôle du jeu dans le tématé

Le théâtre qui a pour but de divertir le spectateur. Le jeu de


même capte l’attention du spectateur à le figer sur ce qui est en train de se
passer. Pour se faire, le

jeu se caractérise ici à travers la présence remarquable et le rôle important


qu’il joue dans le tématé. La présence du jeu dans le tématé se perçoit par
l’action de s’engager corporellement de manière continue plus
particulièrement dans l’enchainement des gestes qui se veut fluide. Il se
manifeste au regard de l’aspect humoristique que renferme la danse. Le
registre humoristique s’applique à des sujets ordinaires, traités dans un style
familier, où souvent domine l’intention satirique et morale, le jeu châtie les
mœurs en riant, tournant en ridicule des caractères ou des vices à la mode.
Aussi le rôle du jeu dans le tématé est destiné à provoquer le rire par le
traitement de l’intrigue, ainsi que par la peinture satirique des mœurs. Le jeu
donc doit faire sourire ou rire le spectateur. Place qu’occupent très
parfaitement les chansonniers qui par moment font des grimaces de par leurs
gestes ou par la voix.

II. IDENTIFICATION DU JEU DANS LE TÉMATÉ

II.1 L’importance du jeu dans le tématé

39
Le jeu théâtral fait appel à l’imaginaire, cela permet d’échapper le
du jeu aux contraintes de la vie ordinaire. Le jeu en accédant à l’imaginaire
permet l’évasion. Lorsqu’on joue on s’identifie au personnage incarné.
L’identification est momentanée et permet « un instant de liberté ». De plus,
les activités d’expressions à visée artistique permettent crée chez le
spectateur un esprit critique développé de son imagination et marque son
expression par un geste maîtrisé. Nous le constatons bien évidemment dans
le tématé à travers le mime fait par les différents acteurs du déroulement de
la semence du riz, de sa récolte à sa consommation.

II.2 Les caractéristiques du jeu dans le tématé

Parler de caractéristiques du jeu dans le tématé est en réalité un


moyen pour nous de montrer tous les attributs évaluatifs des capacités du
personnage par qui le jeu est présenté.

Les caractéristiques ici sont très générales, du type intelligence,


force ou encore dextérité. Les caractéristiques du jeu dans la danse
représentent ce qu’est le personnage par nature et comment il est construit
son éducation et son mode de vie. Cela laisse entrevoir plusieurs aspects à
ce niveau, que ce soit : l’agilité, la force (l’équilibre, la coordination des
mouvements), dextérité (habileté manuelle) et la beauté. Notons aussi que
ces caractéristiques sont d’autant plus variables car dans certaines scènes,
les personnages ou acteurs disposent juste d’une estimation de leur
puissance globale, qui détermine la réussite de toutes leurs actions.
Certaines scènes du tématé présentent de même pendant le déroulement les
jeux d’initiations portant à former le mental ainsi que le physique.

40
CHAPITRE II : APPROCHE DÉFINITIONNELLE DE L’ENJEU

Le chapitre que nous allons maintenant aborder va porter


singulièrement sur la définition de l’enjeu et ses aspects.

I. DÉFINITION DE L’ENJEU

I.1 La notion de l’enjeu.

Un enjeu est quelque chose que l’on risque dans une compétition,
une activité économique ou une situation vis-à-vis d’un aléa. C’est donc ce
que l’on peut gagner ou perdre en faisant quelque chose ou en ne le faisant
pas. Toute cause présente des conséquences dont la nature peut être positive
(gain, victoire, réussite, succès etc.) ou négative (perte, défaite, échec, etc.).

Aussi, l’enjeu peut être définit comme ce que l’on risque, en


particulier quelque chose qui nous est propre, et dont nous sommes le
gagnant. Ce que l’on peut perdre ou gagner dans une quelconque entreprise.
De manière plus vaste, on peut comprendre qu’un enjeu, est ce qui sera
gagné ou perdu au terme d’une démarche. Cette définition peut concerner ce
qui est matériel, comme l’argent ou bien ce qui est plus dématérialisé,
comme une conquête.

L’enjeu peut donc être vu sous plusieurs aspects, nous avons l’enjeu
littéraire, l’enjeu environnemental, l’enjeu social, l’enjeu culturel etc.

I.2 Quelques aspects de l’enjeu

41
Comme mentionné ci-dessus, l’enjeu se présente aussi sous
différents aspects que sont : l’enjeu au plan littéraire, l’enjeu au plan social,
l’enjeu au plan environnemental, l’enjeu au plan culturel etc.

Au niveau de l’enjeu littéraire, il renvoie aux idées, aux points de vue


qu’on peut faire comprendre ou partager. La problématique d’un texte,
l’ensemble des problèmes qu’il pose.

L’enjeu social quant à lui se présente comme étant la définition et la


résolution de problèmes concernant la numérisation et ses effets pour tous
les aspects de la vie sociale.

Ensuite, nous avons l’enjeu environnemental qui se perçoit comme la


préservation et est généralement vu comme un tout alors que les enjeux qui
lui sont associés sont extrêmement variables et hétérogènes.

L’enjeu culturel pour terminer peut-être qualifié comme le


développement de la vie artistique, mais aussi comme la reconstruction
d’une identité culturelle pour chacun et pour la nation, condition d’un
avenir, d’une civilisation à faire émerger et d’un projet humain.

II. LES OBJECTIFS DU TÉMATÉ

II.1 Au plan culturel et social

Le tématé, comme toutes les danses africaines est régies par


des objectifs qu’elle doit atteindre et qui lui sont propre.

Le tématé qui est une danse de réjouissance dont l’objectif est de


se promouvoir aux yeux du monde entier et à travers cette promotion,
transmettre des messages qui symbolisent son identité culturelle. Le terme

42
culture de son étymologie latine « cultura » qui signifie l’action de cultiver,
dans le domaine de l’agriculture en particulier : cultiver des fleurs…

En effet, Cicéron fût le premier à appliquer le mot « cultura » à


l’être humain : « un champ si fertile soit-il, ne peut être productif sans
culture, et c’est la même chose pour l’humain sans enseignement  »,
(Tusculanes, II, 13), tiré dans (Wikipédia, 2008). Selon cette source, le
mot culture tend à désigner la totalité des pratiques succédant à la nature.
Chez l’humain, la culture évolue dans le temps et dans les formules
d’échanges. Elle se constitue en manière distinctes d’être, de penser, d’agir
et de communiquer. Ainsi, dans l’ensemble, nous tirons l’idée de conformité
qui se retrouve dans toutes les ethnies. Par exemple les acquis qui dérivent
d’une culture tel que l’éducation (savoirs et croyances acquis) ; les pratiques
communes (harmonie, la solidarité partagée) etc. cela dit, l’aspect culturel
du tématé permet toutefois de divertir le spectateur. Ses scènes peuvent être
dramatiques, tragiques, humoristiques, etc. Chacun peut trouver le genre qui
lui convient. Tous répondent à un objectif en particulier, c’est de divertir les
personnes venues assister à la danse. Dans la société d’aujourd’hui, les gens
sont de plus de plus friands de tout ce qui peut les divertir. Le tématé permet
à la population de casser la routine du quotidien, elle est la relation entre les
spectateurs, les acteurs la scène et l’espace. Elle exprime toutes sortes de pas
imposés et est un moyen d’expression c’est-à-dire qu’elle sert à exprimer
des émotions car le corps entier est suscité. Le tématé a aussi pour vocation
d’enseigner au public le vivre ensemble et la fraternité. Cette danse, vu son
état d’esprit nous permet de montrer qu’en Afrique, la danse est littérature,
rythme, musique et discours, pensée et expression corporelle. C’est par
toutes ces facettes indissociables que la danse tématé parvient à traduire son
objectif culturel. Il faut ajouter à cela que le tématé est aussi une lucarne

43
pour le peuple Wobé pour valoriser son patrimoine culturel en particulier et
celui de la Côte d’Ivoire en général.

Le tématé est devenue aujourd’hui au plan social une source de


divertissement incontournable dans la société. Elle permet d’invité un public
à regarder, écouter et partager un juste sujet ou une situation mise en scène.
Le tématé est d’un apport indéniable en ce sens où elle cultive, elle forme
pour transformer la société. Elle permet de moduler la société à travers le
développement de l’individu. Elle permet de transmettre les valeurs
citoyennes. Avec la culture, l’individu devient plus facilement citoyen. Elle
a pour vocation de véhiculer une forme d’éducation pour l’épanouissement
de l’inidvidu. Les différentes scènes du tématé permettent la transmission du
savoir. Elles renferment également les valeurs culturelles. Le tématé est en
mesure de former un esprit plus citoyen. Elle est devenue essentielle pour
faire en sorte qu’un individu la communique. Le tématé tente d’une manière
ou d’une autre de créer un cadre de rassemblement en vue de parfaire les
relations interindividuelles, les relations entre l’individu et son entourage et
sensibiliser sur le respect des mœurs.

II.2 Au plan politique et économique

Le tématé qui est une danse qui prône la paix et la cohésion social
joue une partition très favorable au plan politique en ce sens qu’elle
communique la joie et l’amour au public qui l’assiste. Elle est un facteur
primordial pour inciter tous les dirigeants africains mais précisément ceux
de la Côte d’Ivoire à une cohabitation parfaite entre eux pour
l’épanouissement et le développement de leurs différentes nations.

Nous le savons, il n’y a pas de sot métier dans ce monde et c’est pour
cette raison que toutes activités quel qu’en soit, est rentable selon son

44
exercice. La danse tématé est d’un appui économique très important parce
qu’elle est source de création d’emplois. Pendant l’exécution de la danse, le
public qui l’assiste, suite à l’esthétique qui s’y dégage, à la cadence du
rythme et à travers la fascination de la beauté des danseuses, fait des dons en
quelconque nature ; cela favorise ainsi donc l’agrandissement du groupe
grâce l’insertion des personnes impressionnées par ladite danse.

CHAPITRE III : L’IDÉOLOGIE DU TÉMATÉ

Dans ce chapitre il sera question de faire une approche


définitionnelle de l’idéologie et présenter le tématé comme facteur de
formation.

I. DÉFINITION DE L’IDÉOLOGIE

I.1. La notion de l’idéologie

À l’origine, le terme d’idéologie fut créé pour tenter de fonder


une discipline qui étudie les idées pour elles-mêmes. Mais ce sens c’est
perdu en faveur de la notion du d’idées doctrinaires. Le terme tend à prendre
un autre sens de plus en plus large, et est parfois employé pour sa seule
connotation péjorative en vue de dénigrer une école de pensée adverse,
qu’elle soit ou non dogmatique.

Du grec ancien ¨idea¨, « idée », et de ¨logos¨, « science, discours ». Le


mot idéologie est donc, étymologiquement, un discours sur les idées. En
grec ancien, l’idéologie est communément interprétée comme la logique
d’une idée par rapport à sa contrainte, ensuite comme la logique d’une

45
vision et pour terminer comme la logique d’une image développée pour la
pensée du groupe.

La notion d’idéologie se définie autrement comme étant un système


prédéfini d’idées, appelées aussi catégories, à partir desquelles la réalité est
analysée, par opposition à une connaissance intuitive de la réalité sensible
perçue. De tels systèmes considérés comme idéologiques existent dans les
domaines politique, social, économique, culturel et religieux. Une idéologie
est souvent la dimension culturelle d’une institution sociale ou d’un système
de pouvoir. Elle est typiquement imposée d’autorité, par un endoctrinement
ou de façon imperceptible dans la vie courante.

I.2 Quelques courants de l’idéologie

L’idéologie qui est une doctrine, une école de pensée derrière laquelle
se cache des intérêts d’individus et groupes d’individus se présente sous
plusieurs concepts que sont l’idéologie politique, l’idéologie religieuse,
l’idéologie économique etc.

L’idéologie politique est un ensemble défini d’idéaux éthiques, des


principes, des doctrines, des mythes ou des symboles d’un mouvement
social, d’une institution, d’une classe ou d’un groupe important qui explique
comment la société devrait fonctionner et offre quelques plans politiques et
culturels pour atteindre un certain ordre social. Il faut ajouter à cela qu’une
idéologie politique concerne en partie lui-même avec la façon de repartir la
puissance et à quelles fins elle doit être utilisée. L’idéologie politique
s’organise autour de deux (2) dimensions que sont les objectifs qui
renvoient à comment la société devrait être organisée et les méthodes qui
concernent la mise en place des moyens les plus appropriés pour atteindre
l’objectif. Elle peut être aussi transmise de manière héréditaire au sein d’une

46
famille mais parfois, elle se heurte à des problèmes après avoir été qualifié
de concept le plus insaisissable dans l’ensemble des sciences sociales.

Toute idéologie donne naissance à des institutions qui concrétisent


l’adhésion d’un groupe à un système d’idée. Le chemin qui conduit de la
Foi et de la religion à l’idéologie passe par le dogmatisme. En outre,
l’idéologie religieuse se présente comme le partage d’idée de miséricorde et
d’amour. Elle est un soutien de la cause des hommes malheureux soumis à
un système d’exploitation qui lui enlève sa dignité, sa liberté.

Pour ce qui est de l’idéologie économique, il se distingue de la théorie


économique en tant que normative plutôt que simplement explicative.
L’idéologie économique donc, exprime des perspectives sur la manière dont
une économie devrait fonctionner et à quelle fin et aussi adopte
intrinsèquement un point de vue économique spécifique et détaillé. Elle
explique son apparition, son évolution et sa relation avec une économie.

II. LE TÉMATÉ, FACTEUR DE


FORMATION

II.1 La formation

La formation est un processus qui consiste à enseigner à un


individu les connaissances et les compétences nécessaires à l’exécution
d’une tâche. C’est aussi le cheminement d’apprentissage qui permet à une
quelconque personne d’acquérir le savoir, le savoir-faire et le savoir-être à
l’exercice d’une activité.

Le tématé est un indéniable outil de formation de l’individu. Elle aide


à lever certaines inhibitions, elle optimise la créativité, elle permet d’oublier
le stress de la vie quotidienne, elle apprend à vivre ensemble puisqu’elle est

47
toujours une aventure collective. Elle aide aussi les personnes qui la
pratiquent à s’installer dans une connaissance de soi féconde et évolutive.
En outre, la danse tématé est une expérience ludique, enrichissante et
créative pleine de rencontre et de rencontre inattendues. Les acteurs
apprennent à davantage se connaître à découvrir des zones de soi qu’ils ne
soupçonnaient pas, à développer leur créativité et surtout c’est invitation au
dépassement de soi. Le tématé est sans doute une danse, un art très complet
qui implique le corps, la voix, la créativité, la capacité d’improviser et de
s’adapter, le rythme, la création d’histoire, l’ouverture aux autres, etc. Elle
favorise le travail en groupe et engendre des confrontations intéressantes.
Elle nous permet de voir d’autres façons de faire, d’être en contact avec
d’autres sensibilités, d’autres univers créatifs et de s’ouvrir aux propositions
des autres, d’explorer des pistes qu’on n’aurait pas forcément suivies. Nous
pouvons citer quelques piliers du tématé qui participent à la formation de
l’être humain. Nous avons entre autres, la connexion à soi-même son corps,
ses émotions ; se mettre au diapason et créer l’harmonie au sein de la
société ; mettre de côté ses peurs ; découvrir les différents états émotionnels
du corps ; etc. L’objectif ultime est de présenter une formation construite,
visible et captivante au public. C’est-à-dire de pouvoir exprimer quelque
chose qui est propre dans un langage théâtral devant des spectateurs. Cet
exercice permet de structurer la créativité, de développer la maîtrise de la
scène et de vivre un moment d’échange intense.

La danse tématé est d’autre part un canal de formation car elle


apporte une touche remarquable dans la vie des exécuteurs de la danse ainsi
que ceux qui l’assiste. Danse d’hommage rendue aux esprits favorables pour
une bonne récolte, elle forme physiquement en apprenant la danse et à jouer
au tam-tam et aussi montre comment se déroulent les semailles de riz
jusqu’à sa consommation. Le tématé qui est une activité permet aussi de se

48
frotter à d’autres activités dont la musique, donne cette confiance et cette
maîtrise de soi face aux situations de la vie.

II.2 L’éducation

Étymologiquement, le mot éducation peut se définir comme le


fait de faire développer, de faire produire. Il signifie couramment,
l’apprentissage et le développement des facultés intellectuelles, morales et
physiques, les moyens et les résultats de cette activité de développement.
C’est aussi la mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le
développement d’un être humain.

Le tématé est un facteur essentiel pour l’éducation de l’individu en


ce sens qu’il permet de faire des échanges et de transmettre des messages.
Elle permet d’éduquer pour former chaque personne. Le spectateur n’est pas
simplement présent sur la scène pour se divertir, il retient également des
leçons. En effet, en matière d’éducation, le tématé ne se limite pas
simplement au fait de faire en sorte que le spectateur oublie ses soucis du
quotidien, elle permet aussi le développement relationnel, intellectuel,
civique, social… Le tématé a la possibilité de permettre à l’individu de
renforcer sa connaissance en de nombreuses choses. Elle a par ailleurs le
rôle de soutenir l’activité de l’esprit. Les scènes du tématé sont artistiques
certes, mais elle permet l’épanouissement de l’être humain dans son
environnement. Elle permet l’accomplissement de l’individu citoyen dans la
société. Le tématé est un excellent moyen de transformer l’homme et aussi
bien la femme pour qu’ils deviennent de véritable atout pour la société.

Ainsi donc pour ajouter, le tématé, danse de réjouissance donne et


apporte une éducation à toute personne qui la danse et l’assiste. Facteur de
rassemblement, elle enseigne la sagesse et l’humilité à tout être humain. Ce
rassemblement provoqué par la beauté de la danse, le déplacement et le

49
déhanchement des exécuteurs de la danse créé une atmosphère de joie et de
gaieté. Le déroulement du tématé par les différents costumes utilisés qui
sont synonymes de paix, et de cohésion sociale suscite chez l’homme à
prôner l’amour du prochain, la fraternité, l’union et le vivre ensemble.

Jean –Jacques Rousseau, Emile ou de l’éducation, t. 3, 1762, p. 505, 25 Octobre

[Link] 25 Octobre

Christian Duncker (Hg.): Ideologiekritik Aktuell-Ideologies Today. Bd. 1. Londres, 2008. (ISBN
978-1-84790-015-9), 29 Octobre 2020

Christian Duncker, Kritische Reflexionen des Ideologiebegriffes, 2006, (ISBN 1-903343-88-7)

En résumé, nous avons tenté dans cette troisième partie divisée en


deux (2) chapitres de donner la définition de quelques aspects à l’étude de
notre thème. Ceci pour lancer juste un aperçu sur les aspects utiles à
l’exploit de notre exposé. Ainsi la bonne compréhension de ces notions
définies de même que leur importance donnent un examen qui implique
l’étude de leur évolution historique liée à la genèse sociale et à la modernité.
En outre, la danse du tématé reste très marquante par son caractère rituel et
les multiples fonctions qui participent profondément aux besoins sociaux.

50
CONCLUSION GÉNÉRALE

Le théâtre est une forme vivante de littérature, qui se prête à


défendre des idées, de par ses dialogues qui peuvent adopter une forme
argumentative, et par sa double énonciation. Il permet ainsi une opposition à
certaines idées de façon plus ou moins détournée et est accessible à tous.
Cela nous conduit directement sur l’utilité de notre sujet qui relate tous les
aspects théâtraux que regorge le tématé. On ne peut nier l’importance qu’ont
prise le corps et son image dans la danse tématé à travers son contexte social
et culturel. Les techniques de la danse ont toujours été au service de
l’homme. Au terme de cette étude sur la théâtralité dans le tématé : jeu pour
quel enjeu nous retenons que la danse tématé est une preuve d’ouverture
d’esprit, un mode d’expression populaire qui parle à tout le monde et qui
fait bouger instantanément les êtres humains. Pour comprendre ce
phénomène qu’est la danse, il faut partir de cette définition qui disait
«  danser, c’est avant tout, communiquer, s’unir, rejoindre, parler à l’autre
dans les profondeurs de son être. La danse, est une union, union de
l’homme avec l’homme, l’homme avec la société, l’homme avec le cosmos,
l’homme avec Dieu », Acogny (1980).

51
En effet, la réflexion sur la théâtralité dans le tématé : jeu pour
quel enjeu comme ailleurs, a certifié que la danse est un fait social
populaire. Cet aspect regroupe en son sein tout ce qu’il faut pour l’homme
dans un milieu comme la cohésion et la dynamique sociale des peuples.
Ceci s’explique par le fait que la danse se résume essentiellement par un
processus cognitif (la socialisation, la communication, l’éducation…).

Mais aussi au-delà de ces fonctions sociales, elle reste une activité
physique artistique qui renforce la motricité corporelle.

Nous allons en bref, retenir essentiellement les aspects suivants :

- L’éducation : c’est non seulement l’effet des valeurs culturelles par


l’acte des plus âgés vers les plus jeunes mais aussi la sagesse qu’elle
enseigne.
Dans le tématé, précisément dans l’ouest profond de la Côte
d’Ivoire, l’être humain est éduqué dans le respect de soi et des
autres. Les gens s’intègrent mieux par une obéissance aux normes
locales des plus âgés du groupe. Le lien éducatif est plus senti par un
conformisme social acquis : le respect des faits, la cohérence
organisationnelle, la chorégraphie voire les bonnes conduites à tenir.
- La formation : marque son utilité à enseigner à un individu les
connaissances et les compétences nécessaires à l’exécution d’une
tâche a mis en exergue les piliers majeurs dont la connexion à soi-
même son corps, créer l’harmonie au sein de la société, etc.
- La socialisation : son importance est de former l’individu à un esprit
plus citoyen mais aussi à montrer l’état d’esprit d’un groupe et les
solidarités qui y sont développées à travers les entraides. Les gens
consolident leurs liens dans la vie harmonieuse en essayant de
maintenir l’unité familiale et en contrôlant tout déséquilibre.

52
Par conséquent, si le tématé qui est une danse traditionnelle tend à
perdre aujourd’hui de plus en plus sa substance (qualité), nous
devrions faire preuve d’intervention en faisant des études sur la
sensibilisation des valeurs culturelles. Cette perte progressive des
valeurs sociales et culturelles est causée principalement par la
modernité.
Mais étant conscient du fait, nos sociétés traditionnelles peuvent bien
remédier et combler les failles par une sensibilisation et une
motivation des jeunes. L’implication des instructions officielles
(diffusion des médias) pourrait être aussi un moyen pour la relance
des valeurs traditionnelles éthiques. En un mot, réfléchir ou écrire
sur l’utilité des valeurs traditionnelles particulièrement la danse
seraient le meilleur moyen pour relancer ces dernières.
La tâche que nous nous assignons dans ce présent mémoire consiste
à exposer brièvement et exactement la situation de la danse tématé
ou mieux les danses traditionnelles de la Côte d’Ivoire à travers ses
valeurs que sont l’enseignement à la sagesse, à l’humilité, véhiculer
les messages de cohésion sociale, de paix et surtout d’amour.
Le but de notre réflexion est de mettre en relief les valeurs sociales,
éducatives que regorge le tématé afin de conscientiser la génération
actuelle et future.
Nous pouvons bien exploiter les danses traditionnelles
singulièrement le tématé dans la vie moderne comme à l’école ou
dans les centres d’animations et de sport. Le tématé en particulier et
la danse traditionnelle en générale peut s’imposer par son caractère
propre dans la civilisation moderne en occupant bien ses qualités
originales sans quitter son rôle d’animation, de divertissement et
d’esthétique.

53
Ce sujet a été conduit par les deux (2) principales fonctions du
théâtre que sont : divertir et instruire. C’est sous le couvert de ces
deux (2) fonctions qu’a été menée cette étude. Par ailleurs, le travail
a été structuré en trois (3) grandes parties.

La première partie qui a été développé en deux (2)


chapitres a permis d’étudier pour ce qui est du premier chapitre la théâtralité
en l’explicitant à travers sa définition et terminer sur la présentation du
tématé. Le second chapitre a mis en évidence la présentation du peuple Wê
mais c’est plus appesanti sur la description du peuple Wobé. Pour ce qui
relève de la deuxième partie, on a examiné la manifestation du tématé. Cet
examen s’est fait aussi en deux (2) chapitres à savoir la représentation
scénique du tématé et la manifestation proprement dit de ladite danse. En
plus, ces chapitres ont également favorisé le développement de plusieurs
sous thèmes dont la présentation du lieu de déroulement du tématé, les
composantes de la danse tématé, l’exécution de la danse tématé et s’est
achevée sur l’apport des costumes dans la danse. Cela a permis de révéler de
façon distincte les transformations du sujet. Quant à la dernière partie, elle
s’est intéressée sur l’étude de l’enjeu du tématé et a mobilisé de même deux
(2) chapitres. Le premier c’est accentué sur l’approche définitionnelle de
l’enjeu en définissant attentivement l’enjeu et analysant les objectifs du
tématé. Le

Second s’est focalisé sur l’idéologie du tématé au travers sa définition et


l’élucidation du tématé comme facteur de formation.

54
ANNEXE

Figure1 :Voici présenté en image la danse tématé.

55
Figure2 : Carte du peuple Wobé.

56
Figure 3 : La sauce « KPLÉ » appelé généralement en français « sauce
longeur ».

57
Figure 4 : Le « B », qui est le foutou manioc utilisé comme
accompagnateur parfait à la sauce « KPLÉ ».

58
Figure 5 : Les Grelots

59
Figure 6 : Les Tam-tams utilisés et joués en quelques sortes pendant
l’exécution de la danse.

60
Figure 7 : Les Castagnettes.

61
figure 8 :Les hommes battants les tam-tams pendant la danse.

62
Figure 9 :Le chansonnier.

Figure 10 : Les femmes en pleine exécution du tématé.

63
Figure 11 : En image, Le Boubou traditionnel Wobé, porté aussi lors du
tématé.

64
Figure 12 : L’image présenté ici est précisément pour montrer le Kaolin.

Figure 13 :Les cauris sont plus représentatifs sur le chapeau qui est porté par
les danseuses.

65
Figure 14 :La Queue de Cheval.

66
Figure 15 : La ceinture portée à la hanche par les danseuses.

Figure 16 : Le bonnet porté à la tête par les danseuses.

67
Figure 17 : Brindille de rameau attaché à la tête d’un des chansonniers.

Figure 18 : Le rameau.

68
BIBLIOGRAPHIE

Webographie

Orchestre Blewlou, présentation de la danse tématé,

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Pascal Lécroart « Paul Claudel au contact du plateau. Interrogations


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Alfred Schwartz, « Le cadre ethnique », in Tradition et changements dans la


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Waquet, préf. Nicolas Waquet), Paris, Payot et Rivages, coll. « La Petite
Bibliothèque », 2010, 112 p. (ISBN 978-2743621384

70
TABLE DES MATIÈRES

REMERCIEMENTS.............................................................................................2
SOMMAIRE..........................................................................................................3
INTRODUCTION GÉNÉRALE...........................................................................4
PREMIÈRE PARTIE :..........................................................................................8
APPROCHE DÉFINITIONNELLE DE LA THÉÂTRALITÉ ET DU
TÉMATÉ................................................................................................................8
CHAPITRE I : ÉTUDE SÉMANTIQUE DE LA THÉÂTRALITÉ ET DU
TÉMATÉ..............................................................................................................10
I. DÉFINITION DE LA THÉÂTRALITÉ.................................................10
I.1 La notion de théâtralité....................................................................10
I- 2 La théâtralité dans le tématé............................................................11
II. PRÉSENTATION DES ASPECTS LIÉS AU TÉMATÉ..................12
II.1 Origine du tématé.............................................................................12
I.2 Présentation du tématé....................................................................13
CHAPITRE II : PRÉSENTATION DU PEUPLE WÊ.....................................16
I. PRÉSENTATION DU PEUPLE WOBÉ ET DU PEUPLE GUÉRÉ....16
I.1 Le peuple Wobé......................................................................................16
I.2 Le peuple Guéré...............................................................................17
II. LE PEUPLE WOBÉ, UN PEUPLE AVEC UNE CULTURE ET
UNE GASTRONOMIE SÉDUISANTE.........................................................18
II.1 La culture Wobé...............................................................................18
II.2 La gastronomie Wobé......................................................................20
DEUXIÈME PARTIE :.......................................................................................22
...............................................................................................................................22

71
LA MANIFESTATION DU TÉMATÉ..............................................................22
CHAPITRE I : LA REPRÉSENTATION SCÉNIQUE DU TÉMATÉ...........24
I. PRÉSENTATION DU LIEU DE DÉROULEMENT DU TÉMATÉ....24
I.2 Le temps............................................................................................25
II. LES COMPOSANTES DE LA DANSE TÉMATÉ...........................26
II.1 Étude de la musique...........................................................................26
II.2 Étude des instruments........................................................................28
...............................................................................................................................30
...............................................................................................................................30
CHAPITRE II : L’ANIMATION DU TÉMATÉ...............................................31
I. L ’EXÉCUTION DE LA DANSE TÉMATÉ.........................................31
I.1 Le rythme et corps...........................................................................31
I.2 Les femmes........................................................................................33
II. L’APPORT DU COSTUME DANS LA DANSE TÉMATÉ.............35
II.1 Le pagne traditionnel......................................................................35
II.2 Le Kaolin, les Cauris, La Queue de Cheval, leChapeau,....................37
TROISIÈME PARTIE :......................................................................................41
DU JEU À L’ENJEU DU TÉMATÉ...................................................................41
CHAPITRE I : APPROCHE DÉFINITIONNELLE DU JEU.........................43
II. IDENTIFICATION DU JEU DANS LE TÉMATÉ.................................44
II.1 L’importance du jeu dans le tématé........................................................44
II.2 Les caractéristiques du jeu dans le tématé...........................................45
CHAPITRE II : APPROCHE DÉFINITIONNELLE DE L’ENJEU...........46
I. DÉFINITION DE L’ENJEU........................................................................46
I.1 La notion de l’enjeu............................................................................46
I.2 Quelques aspects de l’enjeu.................................................................46
II. LES OBJECTIFS DU TÉMATÉ.............................................................47
II.1 Au plan culturel et social......................................................................47
Le tématé, comme toutes les danses africaines est régies par des objectifs
qu’elle doit atteindre et qui lui sont propre.....................................................47
II.2 Au plan politique et économique.....................................................49

72
CHAPITRE III : L’IDÉOLOGIE DU TÉMATÉ..............................................50
I. DÉFINITION DE L’IDÉOLOGIE.........................................................50
I.2 Quelques courants de l’idéologie........................................................51
II. LE TÉMATÉ, FACTEUR DE FORMATION........................................52
II.1 La formation......................................................................................52
II.2 L’éducation.........................................................................................53
ANNEXE..............................................................................................................60
Figure1 :Voici présenté en image la danse tématé.................................................60
...............................................................................................................................64
Figure 5 : Les Grelots............................................................................................64
...............................................................................................................................65
Figure 7 : Les Castagnettes....................................................................................66
BIBLIOGRAPHIE...............................................................................................75
TABLE DES MATIÈRES...................................................................................77

73

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