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1-Quelles Sont Les Différentes Approches Du Développement?

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Pape Gueladio Sam
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Prénoms et Nom de l’étudiant (e): Pape Guéladio Sam

École Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)


Département Développement Communautaire et Formation (DECOF 3 2020)
Module : Animation de développement (DECOF 1)

1- Quelles sont les différentes approches du développement?

La notion de développement n'est pas facile à définir. C'est une notion plurielle et
floue. Le développement implique la notion de progrès.
Jusqu'à il y a peu, la notion de développement économique ne s'appliquait qu'aux
peuples non occidentaux. Ainsi, L’évolution des approches de développement a été un
processus extrêmement dynamique, sujet à un débat. Le processus est fondé à la fois
sur des théories complexes et sur des théories plus banales ou transitoires; sur des
discours majoritaires et minoritaires; sur des thèmes classiques du développement ou
sur des cris de ralliement tels que la «lutte contre la pauvreté» avec deux approches
dans la pensée du développement qui sont la remise en cause du modèle traditionnel de
développement et l’adoption d’une nouvelle approche basée sur la satisfaction des
besoins fondamentaux.
Le développement est devenu une préoccupation théorique et politique au lendemain
de la seconde guerre mondiale avec l’émergence sur la scène internationale des pays
nouvellement indépendants issus de la décolonisation. Les anciennes puissances
coloniales et les jeunes institutions financières internationales (IFI) ont alors cherché à
« développer » ces nouveaux Etats selon le modèle orthodoxe de croissance et de
développement industriel à l’occidentale.
Les premiers programmes destinés à pallier au « sous-développement » de ces pays
furent donc largement influencés par la pensée économique libérale néo-classique.
Selon les économistes libéraux, développement et croissance économique étaient
intimement liés, voire synonymes. Cette idée a été souvent associée à la célèbre
expression de Rosenstein-Rodan : « growth does it all » (La croissance fait tout) .
Ainsi, comme cela avait été le cas pour les pays industrialisés du Nord, la croissance
économique et l’industrialisation étaient considérées comme la voie royale à suivre
pour le développement. Et puis, depuis les années 1950, le développement
communautaire, le développement rural intégré et divers paradigmes fondés sur la
participation ont rivalisé pour obtenir un espace politique, aussi bien comme objectifs
que comme approches. En termes d’objectifs de développement, la préoccupation
croissante a été de s’assurer de la durabilité du processus du développement, de gérer
les dilemmes entre développement agricole et ressources naturelles, d’identifier les
couches les plus pauvres de la population rurale et de protéger et soutenir les droits de
l’homme. Les approches de développement sont devenues de plus en plus sensibles au
besoin de considérer les perspectives de la population pauvre et de travailler au-delà
des secteurs et des disciplines.
En termes politiques, le développement rural manque d’un discours convaincant,
offrant des solutions praticables et reconnues par la communauté internationale à des
problèmes clairs et bien identifiés. Les approches relatives aux moyens d’existence
durable sont donc apparues dans les années 90 dans le contexte d’une réalité rurale de
plus en plus complexe, et ont évolué avec l’objectif de donner un sens à cette
complexité et de créer un système pragmatique à travers lequel on puisse identifier les
interventions d’aide au développement.
Bien qu’il soit impossible de marquer clairement et historiquement les changements
dans la pensée du développement, on note tout de même une certaine évolution à partir
du milieu des années 70, période marquée par l’apparition d’une critique de plus en
plus forte du système économique mondial et par la recherche de modèles alternatifs
de développement. La décennie soixante-dix a été secouée par une succession de crises
mondiales de l’énergie qui se sont traduites par un ralentissement de la croissance
économique et par l’apparition de nouvelles préoccupations liées aux conditions de vie
des populations et à la satisfaction de leurs besoins essentiels. Cependant, satisfaire
aux besoins fondamentaux est une nécessité. Sinon cela bloque le processus de vie
(défini par les besoins vitaux), ou de développement de l’individu représenté par ses
besoins sociaux et psychiques. Ces besoins sont divisés en cinq catégories, selon
Abraham Maslow psychologue humaniste américain qui reste une référence pour bon
nombre d’economistes dans le monde entier.
Ce sont : les besoins vitaux ou physiologiques, les besoins de sécurité et protection, le
besoin d’amour et d’appartenance, le besoin d’estime de soi et le besoin de se réaliser.
D’autres auteurs ont réfléchi et proposé de nouveaux modèles de développement.
Schumacher, dans son ouvrage « Small is beautiful » vantait les mérites d’un modèle
de développement économique à plus petite échelle, qui soit plus proche des
populations et plus adapté aux différents contextes locaux. Ces critiques ont rejoint les
revendications de nombreux pays du Tiers Monde pour la mise en place d’un « Nouvel
Ordre Economique Mondial » et ont connu un large écho et entraîné de vifs débats sur
la scène internationale, notamment au sein de l’Assemblée Générale des Nations
Unies. Ainsi sont apparus alors de nouveaux concepts tels que celui de «
développement alternatif », de « développement à visage humain », de «
développement à la base », de « développement endogène » ou encore de «
développement participatif ». Le point commun entre ces différentes appellations était
qu’elles cherchaient toutes à replacer les dimensions humaines et sociales du
développement au coeur du débat.

2- Dans quel contexte est née la participation?

A partir du milieu des années 70, la notion de participation s’est progressivement


frayée un chemin dans la rhétorique utilisée par de nombreuses institutions bilatérales
et multilatérales de développement. Ces dernières ont en effet progressivement
reconnu l’intérêt et la nécessité de faire participer les populations dans les activités de
développement, et faisaient ainsi de plus en plus référence à la participation populaire
dans leurs discours et documents officiels.
Une période marquée par l’apparition d’une critique de plus en plus forte du système
économique mondial et par la recherche de modèles alternatifs de développement. La
décennie soixante-dix a été secouée par une succession de crises mondiales de
l’énergie qui se sont traduites par un ralentissement de la croissance économique et par
l’apparition de nouvelles préoccupations liées aux conditions de vie des populations et
à la satisfaction de leurs besoins essentiels.
Par conséquent la participation est présentée comme une condition d'efficacité et de
pérennité des actions entreprises, mais est souvent ressentie comme le moyen de
transférer des tâches, des fonctions et des charge que l'Etat ne peut plus assumer.

3- Comment ce concept est perçu par les différents partenaires au


développement?

La perception de la participation peut être analysée sous deux angles, en s’intéressant


d’une part aux déclaration émanant des bailleurs de fonds et grandes agences
bilatérales de développement et d’autre part aux résolutions et déclarations
multilatérales émanant d’organisations internationale.
Le Congrès américain en 1973 a eu à reconnaître les bienfaits à l’occasion de
l’adoption du « US Foreign Assistance Act » destiné à reprogrammer l’aide publique
au développement (APD) américaine en impliquant davantage les populations dans la
planification, la mise en œuvre et le partage des bénéfices de ses projets. La
déclaration justifia la participation sur un critère d’efficacité, en soulignant qu’il
existait un lien étroit entre participation populaire dans le processus de développement
et amélioration de l’efficacité de ce même processus.
A travers d’autres déclarations respectives, des organismes publics reconnaissaient
pour la première fois l’importance de faire participer les populations bénéficiaires dans
leurs projets de développement. Les raisons principales invoquées par les bailleurs
étaient essentiellement d’ordre technique : la participation était considérée comme un
moyen d’améliorer la qualité de leurs projets et de surmonter les obstacles dans leur
mise en œuvre.
A partir du milieu des années quatre-vingt, la notion de participation devint
unanimement reconnue et promue dans la réthorique de développement.
L’USAID a également fait de la participation un des principes de ses interventions de
développement. Mais contrairement aux autres agences, sa définition de la
participation mettait plutôt l’emphase sur l’aspect instrumental, l’USAID considérant
en effet la participation comme un moyen de mieux atteindre les objectifs de ses
projets de développement.
Dès 1969, l’Assemblée Générale des Nations Unies proclamait ainsi que « le progrès
et le développement dans le domaine social exigent (...) la participation active de tous
les éléments de la société, individuellement ou par l’intermédiaire d’associations, à la
définition et à la réalisation des
buts communs du développement »
De même, la Banque mondiale a très tôt commandé une série d’études qui rapporte les
bienfaits
que la participation était susceptible d’apporter dans l’efficacité et la réussite des
projets de
développement, comme en témoigne par exemple cette étude de 1975 portant sur une
cinquantaine de projets de développement rural de l’institution en Afrique, et dans
laquelle la
participation populaire fut identifiée comme un élément crucial pour obtenir «
l’adhésion des 51
populations et leur coopération dans le déroulement du projet » . A la suite de cela, la
Banque reconnue dans un document de politique générale sur le développement rural
que la
participation des bénéficiaires était un ingrédient nécessaire pour assurer le succès de
ses
projets.

4- Quelles sont les différentes perceptions de ce concept ?

Pour les uns, la participation constitue une fin en soi dans le développement alors que
pour d’autres elle représentait surtout un moyen. Cette distinction Moyen/Fin constitue
la principale ligne de division entre les nombreuses interprétations de la participation,
qui peuvent également être attribuées à la complexité du verbe « participer ».
Le double sens du verbe « participer » explique en partie la raison pour laquelle il
n’existe pas d’acceptation universelle ni de définition unique de la notion de
participation dans le développement.
Cependant pour certains, la participation des populations est perçue davantage comme
un moyen de pallier aux insuffisances des projets de développement passés en leur
permettant d’être mieux adaptés aux différents contextes, d’être plus efficaces dans
leur mise en œuvre et d’obtenir de meilleurs résultats. Pour d’autres en revanche, la
participation ne se justifiait pas seulement par ces critères techniques, mais aussi et
surtout parce qu’elle confére aux populations le pouvoir de décider et de contrôler
elles-mêmes leur propre processus de développement. Ces deux grandes
interprétations différentes de la participation et de ses objectifs se sont donc
développées en parallèle, avec d’un côté les partisans d’une vision instrumentale de la
participation, et de l’autre, les partisans d’une vision transformationnelle (ou politique)
de la participation. Cette distinction entre la participation en tant que moyen et la
participation en tant que fin, constitue sans doute la principale base des divergences et
débats qui ont opposé, et continue d’opposer, les partisans de la participation.

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