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Indicateurs Financiers des EPS

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GUIDE DE PRESENTATION

TABLEAU DE BORD
DES INDICATEURS FINANCIERS
DES
ETABLISSEMENTS PUBLICS DE
SANTE

- TBFEPS –

FEVRIER 2003

Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées


Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins

Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie


Direction générale de la comptabilité publique
SOMMAIRE

1 – Présentation du Tableau de Bord des indicateurs Financiers des EPS………………..p. 3

2 – Les 30 indicateurs du Volet1……………………………………………………….…p. 4

2.1 – Les grandeurs bilantielles……………………………………………………………………p. 4

Tableau de présentation des définitions comptables du volet 1 ………………………….p. 6


Tableau de présentation du bilan fonctionnel ~ Partie Fonds de Roulement ……………..p. 7
Tableau de présentation du bilan fonctionnel ~ Partie Besoin en Fonds de roulement….p. 10
Tableau de présentation du bilan fonctionnel ~ Partie Trésorerie………………………….p. 12

2.2 – Ratios liés à la dette………………………………………………………………………….p. 13

2.3 – Investissements……………………………………………………………………………...p. 15

Tableau de rapprochement de l’ Excédent Brut d’Exploitation / Marge Brute …………..p. 20

2.4 – Exploitation………………………………………………………………………………….p. 22

Tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion…………………………………………...p. 24

2.5 – Recouvrements et règlements ………………………………………………………………p. 26

3 – Les 12 indicateurs principaux du volet 2……………………………………………..p. 28

4 – Le volet 3……………………………………………………………………………..p. 30

5 – Un exemple d’analyse à partir du Tableau de Bord Financier des EPS ……………..p. 31

Tableau de bord : exemple de volets 1 et 2 ……………………………………………...p. 33

Annexe 1 - Présentation du logiciel [Link]…………………………………………….….p. 35


Annexe 2 - Principaux concepts d’analyse financière retenus dans IDAHO……………………..p. 36
Annexe 3 - Exemples de calcul de l’indicateur R52……………………………………………...p. 37
Annexe 4 - Membres du groupe de travail ayant participé à l’élaboration du TBFEPS………....p. 38

----------
Ce document est accessible sur les sites internet du ministère de la santé, de la famille et des
personnes handicapées ([Link]) et du ministère de l’économie, des finances et de
l’industrie ([Link]).
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2
GUIDE DE PRESENTATION
DU TABLEAU DE BORD DES INDICATEURS
FINANCIERS DES EPS

1. Présentation du Tableau de Bord des indicateurs Financiers des EPS (TBFEPS) :

Le TBFEPS est un nouvel outil synthétique d’analyse financière rétrospective dont l’objet est de
détecter en amont les difficultés financières éventuelles et plus généralement d’offrir un instrument
simple et partagé d’analyse rapide de la situation financière. Il constitue un support du dialogue entre
ordonnateur et comptable. Il est produit par le réseau du Trésor Public à destination des ordonnateurs
des EPS et des ARH. L’objectif est de mettre à disposition des responsables locaux un outil commun
et évolutif d’examen synthétique des situations financières des EPS et d’alerter aussi précocement que
possible sur les situations à risque du point de vue financier. Après une expérimentation dans 6 régions
au 2ème semestre 2002, le produit est généralisé à compter de 2003 à l’ensemble du territoire national.
Le nouvel instrument d’analyse qu’est le Tableau de Bord concerne donc tous les hôpitaux publics
appliquant l’Instruction M21 et toutes les ARH .

Le TBFEPS comporte 3 volets :

• le Volet 1 reprend, sur les 3 derniers exercices clos, 30 indicateurs, principalement


financiers, issus du Bilan Fonctionnel et des soldes intermédiaires de gestion (SIG) ;
• le Volet 2 présente 12 indicateurs principaux, dont les résultats des 2 derniers exercices
clos sont positionnés dans la distribution statistique de la catégorie à laquelle appartient
l’hôpital concerné ;
• le Volet 3 est destiné au Directeur de l’établissement et lui permet, s’il le souhaite, de faire
part à l’ARH des remarques et éléments explicatifs qu’appellent les résultats du Tableau
de Bord.

Le Tableau de Bord est établi chaque année, dès que le compte de gestion du comptable est validé
(centralisé sur un INFOCENTRE), par le réseau du Trésor Public, à partir de son logiciel d’analyse
financière rétrospective IDAHO (Instrument D’Analyse HOspitalière – cf. annexe n°1). Les
indicateurs repris dans le Tableau de Bord font donc l’objet des mêmes reclassements et retraitements
que ceux mis en œuvre dans IDAHO pour la réalisation d’une analyse rétrospective.

Le Tableau de Bord est produit par le comptable au directeur de l’EPS et les résultats qu’il présente,
font l’objet d’un entretien annuel entre ces deux acteurs. Cette présentation doit intervenir au plus tard
le 31 mai N+1 (correspondant à la date limite de transmission du compte de gestion définitif à
l’ordonnateur au 1er juin N+1 ; cf. M21 § 7-1-1 Tome III).
Par ailleurs, le Trésorier-Payeur Général (TPG) de région expose chaque année au directeur de l’ARH
une synthèse régionale issue des Tableaux de Bord des hôpitaux de la région et remet à cette occasion
les Volets 1 et 2 du TBFEPS de chaque établissement. Cette restitution intervient avant le 15 juillet
N+1. A partir de cette analyse - dans laquelle le TBFEPS joue un rôle de « tamis » - et des autres
éléments d’appréciation dont ils disposent, le directeur de l’ARH et le TPG de région établiront un
programme annuel d’analyses financières visant à mieux connaître la situation financière des
établissements présentant a priori le plus de difficultés.

3
Le TBFEPS n’a pas vocation à être soumis par l’ARH à délibération de la COMmission EXécutive
(COMEX).
De même, le TBFEPS ne constitue pas un élément du Compte de Gestion ou du Rapport de Gestion du
comptable (qui ont un statut juridique propre) ; il constitue une prestation distincte.
L’ordonnateur apprécie s’il communique ou non, et selon quelles modalités, les résultats du TBFEPS
au Conseil d’Administration et aux instances consultatives de l’EPS.

Le TBFEPS, selon les analyses concordantes conduites par la DHOS et la DGCP, constitue a priori un
document « communicable ». Selon les textes en vigueur, une demande de communication pourra être
adressée à tous les « détenteurs » du TBFEPS. Il a été convenu que toute demande de communication
ferait l’objet d’une information de l’ordonnateur concerné (en tout état de cause, les documents
détenus par le réseau du Trésor Public ne sont pas des documents « achevés » et une communication
ne saurait intervenir qu’après les éventuels commentaires de l’ordonnateur – cf. Volet 3 du TBFEPS).

2. Les 30 indicateurs financiers du Volet 1 :

Le volet 1 « Fiche financière » comporte, sur les 3 derniers exercices clos, 30 indicateurs financiers
qui visent à présenter les principales données représentatives de la situation financière de l’hôpital.
Ces indicateurs sont d’une double nature : certains ont un but principalement informatif, comme le
montant au 31.12.N du Fonds de Roulement Net Global, du Besoin en Fonds de Roulement, de la
Trésorerie, des actifs bruts, des amortissements, etc… ; mais la majorité des indicateurs a un objectif
analytique : il s’agit alors de ratios. A cet égard, les indicateurs ont été choisis en raison, certes de leur
pertinence, mais aussi de leur facilité de calcul, de leur utilisation fréquente par l’ensemble des
partenaires (11 des 12 ratios de l’analyse financière IDAHO du Trésor Public sont repris dans les
Volets 1 et 2).
Les données utilisées pour élaborer les indicateurs des volets 1 et 2 (et des distributions) sont
« consolidées » : elles additionnent les opérations comptables du budget général et de tous les budgets
annexes.

La définition comptable des 30 indicateurs est donnée dans le tableau page 6.

2.1 Les grandeurs bilantielles :

Les six indicateurs qui suivent, permettent d’appréhender les principaux équilibres financiers tels
qu’ils ressortent du bilan. L’optique financière qui sous-tend la construction du TBFEPS conduit à
utiliser le bilan dit « fonctionnel » qui est construit à partir du bilan comptable par reclassement des
principaux postes selon leur appartenance à des sous-ensembles homogènes d’un point de vue
financier. Le bilan fonctionnel a pour objet de visualiser comment les actifs bruts (les emplois :
constructions, équipements, stocks …) sont financés par les ressources totales (amortissements et
provisions compris). L’analyse faite à partir du bilan fonctionnel permet d’étudier les modes selon
lesquels sont financés les besoins du haut de bilan (actifs immobilisés) et les besoins du bas de bilan
(actifs circulants = stocks et créances).
Ce sont les trois concepts de Fonds de Roulement, de Besoin en Fonds de Roulement et de Trésorerie
qui permettent de procéder à cette analyse. Ces trois notions sont liées par l’équation fondamentale :

4
Fonds de roulement – Besoin en Fonds de Roulement = Trésorerie

INDICATEUR R10 :

• Définition : Fonds de Roulement d’Investissement (FRI) calculé en % ;


Le fonds de roulement est la différence entre les ressources stables (passif long terme) et
les emplois stables (actif long terme). Parmi les ressources stables, on distingue celles
affectées de par leur nature aux financement des opérations d’investissement et celles
durablement consacrées au financement du cycle d’exploitation. C’est sur la base de cette
différenciation que l’on détermine un fonds de roulement d’investissement et un fonds de
roulement d’exploitation. Le fonds de roulement d’investissement est donc constitué par la
différence entre les financements stables liés à l’investissement et les valeurs immobilisées
ou biens stables. Il est ici présenté sous forme d’un quotient et non d’une différence.

• Mode de calcul : ressources du FRI sur emplois du FRI ; le calcul est identique à celui
de l’excédent disponible de la section d’investissement figurant dans la Circulaire DHOS
n° 44-93 du 10 décembre 1993 relative aux investissements des établissements publics de
santé, page 19 ;

soldes créditeurs au 31.12.N des comptes :


10 « Apports, dotations et réserves »
- sauf 10685 « Réserve de trésorerie » & 10686 « Réserve de compensation »
+ 13 « Subventions d’investissement »
+ 14 « Provisions réglementées »
Numérateur
- sauf 141 « Réserve de trésorerie postérieure au financement par DG »
+ 16 « Emprunts et dettes assimilées »
- sauf 1688 « Intérêts courus non échus »
+ 229 « droits des concédants »
+ 28 « Amortissements des immobilisation »
+ 29 « Provisions pour dépréciation des immobilisations »
soldes débiteurs au 31.12.N des comptes :
20 à 27 « Immobilisations »
Dénominateur
+ 481 « Charges à répartir sur plusieurs exercices » (ce dernier compte étant
« remonté » dans les actifs incorporels)

• Interprétations : A priori, le ratio doit être supérieur à 100%. Cela signifie dès lors que
les actifs immobilisés bruts – les emplois stables, c’est à dire l’outil de travail de l’hôpital
– sont financés par des ressources stables de long terme ; le long terme est compris
comme les dettes supérieures à un an (notamment pour les emprunts à échoir en N+1).
Ceci étant, un FRI négatif (< 100 %) peut être tout à fait explicable, notamment lorsque
des investissements lourds sont en cours. Dans ce cas, le FRI peut être négatif par exemple
du fait du décalage entre la date de comptabilisation des amortissements – qui seront
comptabilisés à la mise en service de l’immobilisation – et celle des actifs réalisés qui sont
comptabilisés annuellement, soit aux comptes 21 soit aux comptes 23 (immobilisations en
cours).
Le FRI peut être aussi négatif en raison d’un décalage entre l’inscription des actifs réalisés
aux comptes 21 et 23 et la mobilisation des emprunts, cette dernière pouvant être différée
si l’établissement dispose d’un trésorerie suffisante. Mais il ne devrait s’agir là que de
décalages momentanés (et non du financement permanent d’investissements par une ligne
de trésorerie).

5
6
Lorsque l’hôpital a bénéficié de dotations budgétaires spécifiques en anticipation d’un
projet d’investissement lourd (destinées à couvrir les surcoûts du Groupe 4 notamment,
nés de ce projet) provisionnées au compte 158, un déséquilibre du FRI peut aussi
apparaître pendant quelques exercices. En effet, une part du financement mis en place se
retrouve au compte 15 et donc au Fonds de Roulement d’Exploitation (FRE) ainsi qu’en
Trésorerie active jusqu’au moment où les provisions seront employées (reprises sur
provisions) pour couvrir les surcoûts en amortissements et en intérêts de la dette à long
terme. Ce n’est qu’à ce moment que le FRI pourra se rétablir.
En effet, un FRI négatif ne devrait en principe pas perdurer au delà par exemple de la
réalisation du projet d’investissement. Dans le cas contraire, cela signifierait que des
emplois stables auraient été, en partie, financés par des ressources de court terme ou des
ressources stables d’exploitation (FRE).

Le tableau ci-dessous donne les définitions comptables des emplois et ressources des FRI
et FRE, dans le Logiciel IDAHO et reprend le mode de calcul du FRI et du FRE.

7
INDICATEUR R11 :

• Définition : Fonds de Roulement d’Exploitation (FRE) calculé en % ;


Le fonds de roulement d’exploitation est constitué par la différence entre les ressources
stables destinées au financement des besoins d’exploitation à plus ou moins long terme et
les actifs « quasi immobilisés » d’exploitation. Les termes d’actifs immobilisés et
d’exploitation sont de prime abord contradictoires, car la caractéristique fondamentale des
éléments d’exploitation est leur caractère « circulant », non statique, donc non immobilisé.
Mais des facteurs spécifiques au fonctionnement des établissements hospitaliers font
considérer certains éléments d’exploitation comme des quasi immobilisations, notamment
la créance dite de l’article 58 (art. R. 174-1-9 du Code de la sécurité sociale) dont la date
d’encaissement est pour l’instant reportée in fine.

• Mode de calcul : ressources du FRE sur emplois du FRE ;

soldes créditeurs au 31.12.N des comptes : (*)


10685 « Réserve de trésorerie (antérieure au fin. par dotation globale) »
+ 10686 « Réserve de compensation »
+ 110 « Excédents affectés à la réduction des charges d’exploitation »
+ 111 « Excédents affectés au financement de mesures d’exploitation »
- 119 « Report à nouveau déficitaire »
Numérateur
+/- 12 « Résultat de l’exercice »
+ 141 « Réserve de trésorerie (postérieure au fin. par dotation globale) »
+ 15 « Provisions pour risques et charges »
+ 39 « Provisions pour dépréciation des stocks et en cours »
+ 49 « Provisions pour dépréciation des comptes de tiers »
+ 59 « Provisions pour dépréciation des comptes financiers »
soldes débiteurs au 31.12.N des comptes :
4112 « Caisse pivot » (pour la part afférente aux créances relatives à l’ex-
Dénominateur
article 58)
+ 41461 « État - exercices antérieurs - sectorisation psychiatrique »
(*)sauf exception : solde débiteur 119 et 12

Le choix opéré de positionner les provisions des comptes 49 et 59 en ressources du FRE


tient au raisonnement de type financier qui préside à la construction du Bilan Fonctionnel
d’IDAHO. Ces provisions ont dans la durée un certain caractère de stabilité – notamment
les provisions du compte 491 – et alimentent de facto la Trésorerie active. A noter que le
report à nouveau négatif est déduit des ressources stables d’exploitation (réduction de
ressource).

Interprétations : A l’inverse du FRI, le FRE doit être positif (>100%). Dans le cas
contraire, cela signifie que l’établissement cumule des résultats négatifs ou, par exemple
que, dans le cas de provisions très modestes ou nulles, les résultats négatifs et/ou le report
à nouveau déficitaire consomment une partie des ressources qui doivent normalement être
consacrées au financement du besoin en fonds de roulement (BFR). Une situation de FRE
négatif peut également avoir pour origine un niveau de créances « article 58 » très
supérieur aux réserves de trésorerie (comptes 10685 et 141).

INDICATEUR R12 :

• Définition : Fonds de Roulement Net Global (FRNG) en milliers d’€uros ;


C’est la somme du fonds de roulement d’investissement (FRI) et du fonds de roulement
d’exploitation (FRE). Il est identique dans sa composition à la notion classique de fonds

8
de roulement : différence entre la totalité des ressources stables et la totalité des emplois
stables.
• Mode de calcul : addition des FRI et FRE

• Interprétations : Il s’agit là d’un indicateur « informatif » permettant de visualiser le


niveau du FRNG. Le FRNG doit en principe être positif (cf. INDICATEUR R 13). A
défaut, l’existence d’un FRNG négatif implique que le BFR n’est pas couvert. Il en résulte
une Trésorerie Passive (négative). Il arrive cependant qu’un FRNG négatif coexiste avec
un BFR négatif (ce qui signifie que le bas de bilan crée des ressources, la valeur des dettes
étant supérieure à celle des stocks et des créances) et partant avec une Trésorerie Active
(positive). Mais une telle situation ne devrait être que momentanée et non un mode de
gestion pérenne.

INDICATEUR R13 :

• Définition : Fonds de Roulement Net Global (FRNG) en % ;

• Mode de calcul : addition des ressources des FRI et FRE, divisée par l’addition des
emplois des FRI et FRE, à raison de l’équation suivante : FRI + FRE = FRNG.
On observera que la dissociation du FRNG en deux grandeurs bilantielles FRI et FRE est
typique des hôpitaux publics et s’explique généralement par le fait que tous les comptes du
haut de bilan ne correspondent pas au contenu de la section d’investissement du budget
général (ainsi, les comptes 11 et 12 ne sont pas repris dans cette section). L’objectif de ce
distinguo est de différencier les ressources affectées par nature au financement de
l’investissement (subventions, emprunts et amortissements notamment) et les ressources
stables consacrées au financement du cycle d’exploitation (excédent affecté au
financement de mesures d’exploitation, provisions pour risques par exemple).

• Interprétations : Le ratio de FRNG doit être positif ( > 100 % ) pour les raisons évoquées
ci-dessus. Le FRNG a vocation, dans une structure bilantielle classique, à financer le
Besoin en Fonds de Roulement selon l’équation : FRNG – BFR = Trésorerie. On
observera que si le BFR est négatif (c’est à dire que l’établissement dégage un Excédent
de Financement d’Exploitation - EFE), l’équation classique ci-dessus revient à : FRNG +
Excédent de Financement d’Exploitation = Trésorerie. Dans un tel cas, si le FRNG est
positif, la structure bilantielle engendre une Trésorerie souvent abondante. Si par contre le
FRNG est négatif, le résultat dépendra du niveau de l’ EFE avec 2 cas possibles :

- si EFE + FRNG > 0 => Trésorerie > 0


- si EFE + FRNG < 0 => Trésorerie < 0

INDICATEUR R14 :

• Définition : Besoin en Fonds de Roulement (BFR) en milliers d’€uros ;


C’est la différence entre l’actif circulant et le passif circulant. L’actif circulant représente
les besoins immédiats qu’il est nécessaire de financer pour alimenter le cycle
d’exploitation (stocks et créances), alors que le passif circulant correspond au crédit
obtenu auprès des « fournisseurs » (dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales et
avances reçues). Par différence on obtient donc le besoin de financement engendré par
l’activité de l’établissement.

9
• Mode de calcul : emplois d’exploitation moins ressources d’exploitation et hors
exploitation ; le tableau ci-dessous donne le mode de calcul du BFR à travers la structure
retenue pour le Bilan Fonctionnel dans IDAHO.

Le mode de calcul du BFR retenu dans le Logiciel IDAHO du Trésor public, comporte
certaines particularités :
- c Toutes les créances sont considérées comme des emplois du BFR ; il n’est en effet
pas possible, comptablement et surtout en raison du mode automatisé de réalisation du
Bilan Fonctionnel par le Logiciel IDAHO, d’individualiser dans les comptes des
« autres créances » et des « dépenses à classer », les créances qui se rattachent
directement à l’exploitation de celles qui constituent des créances « hors
exploitation » ; au demeurant, l’affectation de toutes les créances aux emplois du
Besoin en Fonds de Roulement d’Exploitation (BFRE) comme du BFR est
couramment pratiquée dans les hôpitaux publics.
- d En revanche, il est possible de dissocier au sein des dettes à court terme, celles qui
concernent directement l’exploitation et celles dites « hors exploitation » ; ces
dernières sont les dettes envers les fournisseurs d’immobilisations (compte 404), les

10
recettes à classer (solde créditeur du compte 47), les produits constatés d’avance
(compte 487) et les autres comptes créditeurs. Cette distinction permet de calculer, par
différence avec les emplois du BFR (identiques aux emplois du BFRE), le BFRE
d’une part et le BFR d’autre part, ce dernier incluant donc toutes les dettes.
- e Les fonds déposés par les malades et les ICNE sont classés, non pas dans les dettes
à court terme influant sur le BFR, mais en Trésorerie Passive. Cette option du Logiciel
IDAHO repose sur l’idée que ces fonds présentent un caractère de liquidité supérieur
aux autres dettes à court terme compte tenu de l’absence de maîtrise par l’ordonnateur
de leurs dates d’exigibilité. En outre, il n’est pas possible pour les comptables du
Trésor et dans les procédures informatiques de confection d’IDAHO, de distinguer
dans ces deux comptes le degré d’exigibilité permettant d’éclater la partie des fonds
déposés par les malades supérieure à un an (recherche d’héritiers suite à décès par
exemple) et celle inférieure à un an, par définition immédiatement exigible au gré des
déposants. Il en est de même des ICNE, dont une partie est à échéance immédiate
(janvier N+1 par exemple).

• Interprétations : Sauf exception, le bas de bilan se caractérise en général par un excès des
emplois par rapport aux ressources, à court terme (moins d’un an). Ce besoin de
financement permanent, dénommé BFR, correspond à l’avance financière que doit
effectuer l’établissement pour assurer ses prestations (achats stockés, délais de
recouvrement/délais de paiement des fournisseurs) et a vocation à être couvert par le
FRNG. S’il ne s’agit pas d’un besoin mais d’un excédent des ressources sur les emplois, a
priori moins fréquent, on parle d’Excédent de Financement d’Exploitation (EFE). Ce
dernier cas, s’il venait à se pérenniser, traduirait un mode de gestion financière axé sur une
maîtrise – longue – des délais de paiement « fournisseurs » alliée à une rapidité
d’encaissement des créances. Ce mode de gestion fréquent dans le secteur concurrentiel,
est plus délicat dans le secteur public en raison de l’application du Code des Marchés
Publics et notamment des règles afférentes aux délais de règlement (cf. délai global de
règlement).
A noter qu’un établissement pourrait, après les retraitements d’IDAHO, avoir un BFR<0
du fait de la remontée en emplois stables des créances de l’article 58 et de sectorisation
psychiatrique qui conduit à réduire les emplois circulants aux seules « autres créances ».

L’indicateur R 14 est donné en milliers d’€uros, comme le FRNG et la Trésorerie .


L’utilisateur peut donc vérifier l’égalité FRNG – BFR = Trésorerie.

N.B : Le Logiciel IDAHO fournit à cet égard un ratio similaire exprimé en nombre de
jours d’exploitation courante.

INDICATEUR R15 :

• Définition : Trésorerie, en milliers d’€uros ;


Compte tenu des développements précédents, la trésorerie résulte de la différence entre le
Fonds de Roulement Net Global et le Besoin en Fonds de Roulement.
Une autre approche, retenue par le logiciel IDAHO, aboutit à un résultat identique en
privilégiant les concepts de liquidité (actif) et d’exigibilité (passif). Compte tenu des
reclassements effectués au niveau du bilan fonctionnel, la trésorerie peut ainsi se définir
comme la différence entre les actifs et les dettes dont la liquidité et l’exigibilité sont
immédiates.
• Mode de calcul : composantes de la Trésorerie Active moins composantes de la
Trésorerie Passive ; la Trésorerie est ainsi le solde entre les avoirs, composés des valeurs
mobilières de placement (compte 50), des disponibilités (compte 515, solde débiteur du

11
compte de dépôt de fonds au Trésor) ainsi que l’éventuelle Dotation Globale de
Financement (DGF) attendue, et les dettes à très court terme composées des fonds déposés
par les malades (compte 463), des ICNE (compte 1688), du solde créditeur du compte 519
(crédit de trésorerie) ainsi que le cas échéant des autres comptes créditeurs de la classe 5.
On notera que la notion de Trésorerie est plus large que la notion de disponibilités. Les
disponibilités correspondent à la différence entre le solde débiteur du compte 515
(compte au Trésor = liquidités) et le solde créditeur du compte 519 (crédits de
trésorerie).

La notion de Dotation Globale de Financement (DGF) attendue : l’imputation de la DGF


attendue parmi les éléments de la trésorerie active s’explique de la manière suivante :
- c Seule est imputée en Trésorerie Active, le cas échéant, la 2ème fraction de DGF de
décembre N, payable au 05.01.N+1. La 3ème fraction de la DGF de décembre N
payable au 15.01.N+1 figure dans les créances à court terme (compte 41221).
L’inscription de la 2ème fraction de DGF attendue en Trésorerie Active tient à la
procédure financière et comptable employée : l’agent comptable de la caisse pivot
adresse avant le 31.12.N au comptable du Trésor un document lui indiquant qu’il a
émis le virement de la 2ème fraction. Le comptable du Trésor doit (cf. Instructions de la
DGCP) alors comptabiliser au compte 581 « DGF attendue – virement en instance »
ce mouvement financier en cours, de la même manière qu’il comptabilise en classe 5
– et donc en Trésorerie Active - tous les autres avis de crédit attendus.
- d La DGF attendue n’est comptabilisée au compte 581 que si les disponibilités (solde
débiteur du compte 515) de l’hôpital au 31.12.N ne permettent pas de couvrir le
règlement des charges sociales payables début janvier.
Il convient donc de constater que c’est dans un nombre limité de cas, au demeurant
comptablement et financièrement justifiés, que le compte 581 de la DGF attendue est
mouvementé en fin d’année et que son solde débiteur est repris en Trésorerie Active.

Le tableau ci-dessous présente le mode de calcul de la Trésorerie d’après les grandeurs


bilantielles du Bilan Fonctionnel.

12
•Interprétations :
Il est difficile de tirer des enseignements du niveau de la Trésorerie au 31.12.N, tel qu’il figure
au bilan. En effet, il ne s’agit que d’un solde en un jour donné qui n’est pas représentatif du
niveau moyen de la Trésorerie dans l’exercice. Elle peut être faiblement positive et masquer
des difficultés de trésorerie ou être faiblement négative au 31.12.N sans pour autant signifier
que l’établissement rencontre des difficultés de trésorerie.
L’analyse de la Trésorerie ne saurait donc être faite à partir de cet indicateur qui est dans le
TBFEPS purement informatif. L’ordonnateur et le comptable, à partir des données détaillées
de trésorerie communiquées au cours de chaque mois, sont en mesure de réaliser par ailleurs
une étude beaucoup plus appropriée.
A cet égard, le guide de gestion active de la Trésorerie produit par la DHOS en 2002
constitue un bon support d’analyse.

2.2 Ratios liés à la dette :

Les quatre ratios suivants permettent d’apprécier le niveau d’endettement à moyen et long terme de
l’établissement et le poids de la charge de la dette. Le niveau de l’encours de la dette est mesuré selon
deux approches complémentaires : l’une privilégiant la capacité de l’établissement à apurer sa dette
(R20), l’autre s’attachant au respect des grands équilibres du bilan (R 21). Ces deux ratios sont
utilement complétés par la mesure de la part des amortissements, composante principale de
l’autofinancement, qui est absorbée par le service de la dette (R 22). Enfin le taux d’intérêt moyen (R
23) apporte un éclairage sur l’opportunité éventuelle de procéder à une renégociation de la dette.

INDICATEUR R20 :

• Définition : ratio de durée apparente de la dette ; exprimé en années ;


Ce ratio rapporte le total de l’encours de la dette au montant net des provisions et
amortissements réalisés au cours de l’exercice (soit l’autofinancement au sens financier du
terme).
• Mode de calcul :

soldes créditeurs des comptes :


Numérateur 16 « Emprunts et dettes assimilées »
- sauf 1688 « Intérêts courus »
crédits moins débits des comptes :
15 « Provisions pour risques et charges »
+ 28 « Amortissement des immobilisations »
Dénominateur + 29 « Provisions pour dépréciation des immobilisations »
+ 39 « Provisions pour dépréciation des stocks et en cours »
+ 49 « Provisions pour dépréciation des comptes de tiers »
+ 59 « Provisions pour dépréciation des comptes financiers »

- Le numérateur représente l’encours de la dette au 31.12.N.


- Le dénominateur représente l’autofinancement qui est ici retenu dans son acception la
plus couramment pratiquée par les établissements hospitaliers, à savoir les amortissements
et la totalité des provisions, nets des reprises. Cela ne signifie pas pour autant que les
provisions ont vocation à financer dans la durée des emplois à long terme. (cf. Indicateur
R 34).

• Interprétations : Le ratio de durée apparente de la dette permet de mesurer, au 31.12.N,


le nombre d’années (d’autofinancement ; cf. ci-après) nécessaire pour éteindre l’encours
de la dette si l’ensemble des ressources d’autofinancement étaient consacrées à cet
objectif. Plus le ratio est élevé, moins l’établissement dispose de marge pour financer le

13
remboursement de sa dette, le renouvellement de ses immobilisations et des
investissements nouveaux le cas échéant.
Ce ratio est directement lié aux ratios des indicateurs R 21 et R 22, qui ont soit le même
numérateur (Indicateurs R 20 et R 21) soit en partie le même dénominateur (Indicateurs R
20 et R 22 ).
INDICATEUR R21 :

• Définition : ratio d’indépendance financière ; en % ;


Rapport entre les dettes à moyen et long terme et les capitaux permanents.
• Mode de calcul :

soldes créditeurs des comptes :


Numérateur 16 « Emprunts et dettes assimilées »
- sauf 1688 « Intérêts courus »
soldes créditeurs des comptes (*):
10 « Apports, dotations, réserves »
+ 11 « Report à nouveau »
+ 12 « Résultat de l’exercice »
Dénominateur + 13 « Subventions d’investissement »
+ 14 « Provisions réglementées »
+ 15 « Provisions pour risques et charges »
+ 16 « Emprunts et dettes assimilées »
- sauf 1688 « Intérêts courus »
(*) Sauf exceptions : comptes 11 et 12.

• Interprétations : Le ratio d’indépendance financière mesure le poids de l’endettement


dans l’ensemble des ressources stables ou capitaux permanents (passif, haut de bilan).
Même si ce ratio est dénommé « indépendance financière », il mesure en fait le taux de
dépendance financière. Mais sa dénomination a été conservée car elle est couramment
pratiquée par les établissements hospitaliers et les établissements de crédit.

INDICATEUR R22 :

• Définition : ratio de remboursement de l’annuité en capital de la dette sur les


amortissements; en % ;

• Mode de calcul :

débits des comptes :


16 « Emprunts et dettes assimilées »
- sauf 1688 "intérêts courus non échus"
Numérateur après retraitement des débits afférents aux renégociations d’emprunts, aux
remboursements anticipés d’emprunts et aux opérations de l’année sur les
ouvertures de crédits long terme renouvelables (OCLTR) qui sont déduits de
manière à obtenir l’ « image » de l’annuité réelle de la dette.
crédits des comptes :
Dénominateur
28 « Amortissement des immobilisations »

• Interprétations : Le ratio de remboursement de l’annuité en capital / amortissements


mesure la part des amortissements, partie la plus importante de l’autofinancement (cf. ci-
après) absorbée par le remboursement en capital de la dette. Plus cette part est élevée,
moins l’établissement dispose d’autofinancement net réel à consacrer au renouvellement
de ses immobilisations.

14
Un ratio supérieur à 100% peut signifier que l’hôpital emprunte pour rembourser une part
de sa dette, ce qui constitue à l’évidence un signe inquiétant ou encore qu’il existe une
discordance entre les durées d’emprunts et les durées d’amortissements des biens
(exemple : des durées d’emprunt nettement inférieures aux durées d’amortissement
retenues).

INDICATEUR R23 :

• Définition : ratio du taux d’intérêt moyen de la dette ; en % ;

• Mode de calcul :

débits nets des comptes :


Numérateur 6611 « Intérêts des emprunts et dettes » du budget principal
+ 661 « Charges d’intérêts » des budgets annexes
soldes créditeurs des comptes :
en balance d’entrée ]
16 « Emprunts et dettes assimilées » ]
Dénominateur - sauf 1688 « Intérêts courus » ]
+ en balance de sortie ] divisé par 2
16 « Emprunts et dettes assimilées » ]
- sauf 1688 « Intérêts courus » ]

- Ne sont donc retenus au numérateur que les intérêts de la dette à long et moyen terme.
- Le dénominateur reprend l’encours au 01/01 + l’encours au 31/12, le tout divisé par 2 de
façon à obtenir l’encours moyen annuel de la dette.

• Interprétations : Le ratio de taux d’intérêt moyen de la dette à long terme (> 1 an)
mesure le taux d’intérêt « moyen » de l’encours de la dette en capital, en rapportant les
charges financières à l’encours de la dette. Cet encours est calculé sur la moyenne de celui
existant en balance d’entrée d’une part et en balance de sortie d’autre part de l’exercice N.
Compte tenu du fait que les durées d’emprunts les plus fréquemment retenues par les
hôpitaux vont de 7 à 20 ans, et du poids nécessairement plus important des emprunts à 15
ou 20 ans correspondant aux travaux, on peut estimer que dans le contexte du marché
financier tel qu’il se présente en fin d’année 2002, le taux moyen de la dette à long terme
ne devrait pas dépasser 5,5 % (sauf cas particulier d’emprunts anciens qui n’ont pas pu
être renégociés compte tenu de la proximité du terme, rendant coûteuse la prime de
renégociation). A l’inverse, un taux moyen supérieur à 6%, et plus encore lorsqu’il excède
7%, peut correspondre à l’existence d’emprunts anciens non encore renégociés (avec la
même réserve que ci-dessus). Ces niveaux de taux ne sont donnés qu’à titre d’illustration
et plus généralement le taux moyen de la dette doit s’analyser en fonction de la situation
des marchés du moment mais également d’autres facteurs tels la durée moyenne résiduelle
ou encore la structure de la dette.

2.3 Investissements :

La série d’indicateurs suivante porte sur les investissements. Les deux premiers (R30 et R31)
permettent d’apprécier, en valeur, le niveau et l’évolution de l’actif immobilisé d’une part et des
amortissements d’autre part. Les ratios suivants permettent d’affiner l’analyse et d’apprécier la
situation de l’établissement en matière d’investissement à partir soit d’une approche patrimoniale (R32
et R33), soit d’une approche davantage axée sur l’impact des opérations d’exploitation sur la situation
financière et l’investissement (R34 à R37).

15
Cette analyse, à partir notamment de ces indicateurs et de ceux de la dette, est incontournable dans le
cadre de la préparation d’un programme d’investissements.

INDICATEUR R30 :

• Définition : actifs immobilisés bruts ; exprimé en milliers d’€uros ;

• Mode de calcul :

soldes débiteurs des comptes :


20 « Immobilisations incorporelles »
+ 21 « Immobilisations corporelles »
Valeur
+ 228 « Immobilisations mises en concession »
+ 23 « Immobilisations en cours »
+ 24 « Immobilisations affectées »

• Interprétations : Cet indicateur informatif ne doit pas, à proprement parler, donner lieu à
interprétation. Toutefois, lorsque les actifs immobilisés bruts, au sens des immobilisations
corporelles brutes (à l’exception donc du compte 20), diminuent, il convient de
s’interroger. Cela traduit, sauf opérations de cessions ou de destructions
d’immobilisations, ou en général de sorties d’actif, une diminution en volume et/ou en
valeur des immobilisations corporelles c’est à dire de l’outil de « production » de soins de
l’hôpital. En temps normal, l’actif brut de l’hôpital ne doit pas diminuer, il doit même en
principe augmenter . Toute diminution des actifs immobilisés bruts est donc un signal
qu’il convient d’analyser afin de voir s’il s’agit d’un désinvestissement ou bien de l’effet
ponctuel de sorties d’actifs. Le signal de désinvestissement est d’autant plus important
qu’il engendrera une réduction des amortissements et donc de l’autofinancement.
A l’inverse, une augmentation significative des actifs bruts traduit un effort
d’investissement et/ou de renouvellement des immobilisations, qui se répercute
positivement sur les amortissements et sur l’autofinancement.

INDICATEUR R31 :

• Définition : amortissements de l’exercice ; exprimé en milliers d’€uros ;

• Mode de calcul : crédits des comptes 28 « Amortissement des immobilisations »

Interprétations : Cet indicateur, lui aussi essentiellement informatif, peut être analysé
simplement : une stabilité des amortissements laisse augurer d’une stabilité de l’investissement
de l’hôpital (hors effet prix), souvent circonscrit aux investissements de renouvellement des
équipements (cf. Indicateur R 34) et aux travaux de gros entretien. Une diminution des
amortissements traduit une réduction de l’autofinancement avec les conséquences que cela
emporte. Pour autant il conviendra de vérifier que l’établissement ne s’est pas engagé dans une
politique de financement de ses immobilisations selon d’autres modalités (crédit-bail
notamment). Une progression des amortissements génère (à la réserve près de l’évolution des
provisions) un autofinancement plus conséquent et donc une capacité de l’établissement à
opérer le renouvellement des actifs, voire même à acquérir de nouveaux actifs. L’examen
attentif de cet indicateur est d’autant plus pertinent que l’établissement envisage un
programme d’investissements lourd.

16
INDICATEUR R32 :

• Définition : ratio de taux de renouvellement des immobilisations; en % ;


Rapport entre le montant des investissements réalisés au cours de l’exercice et le total de
l’actif immobilisé.

• Mode de calcul :

débits des comptes :


20 « Immobilisations incorporelles »
+ 21 « Immobilisations corporelles »
Numérateur
+ 228 « Immobilisations mises en concession »
+ 23 « Immobilisations en cours »
+ 24 « Immobilisations affectées »
soldes débiteurs des comptes :
20 « Immobilisations incorporelles »
+ 21 « Immobilisations corporelles »
Dénominateur
+ 228 « Immobilisations mises en concession »
+ 23 « Immobilisations en cours »
+ 24 « Immobilisations affectées »

• Interprétations : Le ratio mesure l’évolution des actifs immobilisés bruts par rapport au
haut de bilan, en donnant le % de renouvellements d’immobilisations réalisés dans l’année
(débits des opérations budgétaires des comptes 20 à 24) par rapport aux actifs bruts totaux
des mêmes comptes. Ce ratio est d’une interprétation simple : il traduit le rythme des
investissements de l’hôpital (et correspondant le plus souvent aux investissements de
renouvellement, tant en travaux qu’en équipements).
Ceci étant, le niveau de ce ratio est, au delà de sa stabilité, significatif du niveau
d’investissement de l’hôpital.
Un ratio de 2% signifie qu’on renouvelle les constructions et autres actifs en 50 ans. Un
ratio de 5% qu’on les renouvelle en 20 ans. Ce ratio doit être adapté à l’obsolescence des
immobilisations.

INDICATEUR R33 :

• Définition : ratio de taux de vétusté des équipements ; en % ;

• Mode de calcul :

soldes créditeurs des comptes :


Numérateur 2815 « Amortissements des installations techniques, matériel et outillage industriel »
+ 2818 « Amortissements des autres immobilisations corporelles »
soldes débiteurs des comptes :
215 « Installations techniques, matériel et outillage industriel »
Dénominateur + 218 « Autres immobilisations corporelles »
+2315 « Installations techniques, matériel et outillage industriel – En cours»
+2318 « Autres immobilisations corporelles – En cours »

17
• Interprétations : Le ratio de taux de vétusté des équipements rapporte le total des
amortissements des comptes d’actifs d’équipements aux comptes d’actifs bruts concernés.
Il mesure la part moyenne des équipements déjà amortis et permet d’en déduire l’âge
moyen des équipements (à la réserve près de la variation dans le temps des durées
d’amortissements des équipements).

INDICATEUR R34 :

• Définition : ratio de taux d’autofinancement ; en % ;

• Mode de calcul :

crédits moins débits des comptes :


15 « Provisions pour risques et charges »
+ 28 « Amortissements des immobilisations »
Numérateur + 29 « Provisions pour dépréciation des immobilisations »
+ 39 « Provisions pour dépréciation des stocks et en cours »
+ 49 « Provisions pour dépréciation des comptes de tiers »
+ 59 « Provisions pour dépréciation des comptes financiers »
crédits des comptes :
70 « Produits »
+ 71 « Production stockée »
Dénominateur + 72 « Production immobilisée »
+ 74 « Subventions d’exploitation et participations »
+ 75 « Autres produits de gestion courante »
- sauf 7584 « Remboursements de frais par les budgets annexes »

- Au numérateur figure l’autofinancement ; l’autofinancement est donc, dans une


acception fréquente, compris comme la somme des amortissements et de toutes les
provisions nettes des reprises. Cette définition de l’autofinancement s’inscrit dans un
raisonnement purement financier. Toutes les provisions, y compris celles du compte 49 –
qui au demeurant se renouvellent chaque année en fonction du constat de difficultés
probables de recouvrement – se traduisent par un excédent en trésorerie qui peut servir de
relais en matière de financement d’immobilisations (de renouvellement le plus souvent).
- Au dénominateur figurent les « produits courants » de fonctionnement.

• Interprétations : Le ratio de taux d’autofinancement mesure le poids de


l’autofinancement (amortissements et provisions, nets des reprises) dans les produits
courants d’exploitation (comptes 70 à 75 hors compte 7584). Le niveau de
l’autofinancement de l’établissement doit être interprété en fonction de la catégorie à
laquelle l’hôpital appartient : il convient donc pour interpréter valablement ce ratio de se
reporter au Volet 2 du TBFEPS qui donne la distribution de la catégorie en cause et
indique le positionnement de l’hôpital pour N-1 et N-2. En tout état de cause, le taux
d’autofinancement constitue une variable « majeure » d’analyse financière dans la
perspective de travaux lourds envisagés par l’hôpital. Si ce dernier a un autofinancement
faible, il devra veiller à reconstituer les amortissements et orienter sa politique budgétaire
de manière à conforter son taux d’autofinancement.

INDICATEUR R35 :

• Définition : ratio de taux de Marge Brute ; en % ;

18
• Mode de calcul :

crédits des comptes :


70 « Produits »
+ 71 « Production stockée »
+ 72 « Production immobilisée »
+ 74 « Subventions d’exploitation et participations »
+ 75 « Autres produits de gestion courante »
- sauf 7584 « Remboursements de frais par les budgets annexes »
Numérateur MOINS
débits des comptes (retraités des remboursements des budgets annexes) :
60 « Achats »
+ 61 « Services extérieurs »
+ 62 « Autres services extérieurs »
+ 63 « Impôts, taxes et versements assimilés »
+ 64 « Charges de personnel »
+ 65 « Autres charges de gestion courante »
crédits des comptes :
70 « Produits »
+ 71 « Production stockée »
Dénominateur + 72 « Production immobilisée »
+ 74 « Subventions d’exploitation et participations »
+ 75 « Autres produits de gestion courante »
- sauf 7584 « Remboursements de frais par les budgets annexes »

Au numérateur figure la différence entre les « produits courants de fonctionnement » et


les « charges courantes de fonctionnement » soit encore la Marge Brute ; celle-ci
correspond (cf. ci-dessous tableau des SIG) à l’excédent brut d’exploitation (EBE) +
crédits du compte 75 (hors 7584) – débits du compte 65.

Le tableau ci-dessous montre comment, dans IDAHO, on passe de l’EBE à la Marge


Brute. Il donne le calcul des deux indicateurs R 36 et R37 et en fait apparaître le total,
c’est à dire le poids des amortissements et des frais financiers dans la Marge Brute.

19
• Interprétations : Le ratio de taux de Marge Brute est un ratio complémentaire du
précédent. Il permet de mesurer la « marge » que l’EPS dégage sur son exploitation
« courante » pour financer ses charges financières, d’amortissements et de provisions,
c’est à dire pour financer ses investissements. Ce ratio est complété par deux autres ratios
mesurant respectivement, d’une part la part des amortissements dans la Marge Brute et
celle des frais financiers d’autre part (cf. Indicateurs R 36 et R 37).
Par définition, le taux de Marge Brute doit être supérieur au taux
d’autofinancement. En effet, le taux d’autofinancement mesure uniquement la part des
amortissements (et des provisions) dans les « produits courants » de fonctionnement ; le
taux de Marge Brute prend en compte, non seulement les amortissements et les provisions
mais aussi les frais financiers. Il s’agit donc d’un ratio très important. Son niveau
« médian » est certes variable selon les catégories d’EPS, mais le taux de Marge Brute doit
être supérieur au taux d’autofinancement. Dans le cas contraire, cela signifie que l’hôpital
ne pourra pas couvrir en totalité ses amortissements et les intérêts de la dette.

INDICATEURS R36 et R 37 :

• Définition : ratios de poids des amortissements d’une part (R 36) et des frais
financiers d’autre part (R 37) dans la Marge Brute ; en % ;

• Mode de calcul :
- Indicateur R 36 : poids des amortissements dans la Marge Brute

20
crédits du compte :
28 « Amortissements des immobilisations »
Numérateur

crédits des comptes :


70 « Produits »
+ 71 « Production stockée »
+ 72 « Production immobilisée »
+ 74 « Subventions d’exploitation et participations »
+ 75 « Autres produits de gestion courante »
- sauf 7584 « Remboursements de frais par les budgets annexes »
Dénominateur MOINS
débits des comptes (retraités des remboursements des budgets annexes) :
60 « Achats »
+ 61 « Services extérieurs »
+ 62 « Autres services extérieurs »
+ 63 « Impôts, taxes et versements assimilés »
+ 64 « Charges de personnel »
+ 65 « Autres charges de gestion courante »

- Indicateur R 37 : poids des frais financiers dans la Marge Brute

débits des comptes :


Numérateur 66 « Charges financières »
+ 686 « Dotations au amortissements et aux provisions pour charges financières »
crédits des comptes :
70 « Produits »
+ 71 « Production stockée »
+ 72 « Production immobilisée »
+ 74 « Subventions d’exploitation et participations »
+ 75 « Autres produits de gestion courante »
- sauf 7584 « Remboursements de frais par les budgets annexes »
Dénominateur MOINS
débits des comptes (retraités des remboursements des budgets annexes) :
60 « Achats »
+ 61 « Services extérieurs »
+ 62 « Autres services extérieurs »
+ 63 « Impôts, taxes et versements assimilés »
+ 64 « Charges de personnel »
+ 65 « Autres charges de gestion courante »

• Interprétations : Les deux ratios R 36 et R 37 peuvent s’interpréter ensemble. En effet,


ils mesurent, en les additionnant, le poids des principales « charges calculées » du Groupe
4 que sont les amortissements et les frais financiers. Si la somme des Indicateurs R 36 et R
37 est supérieure à 100%, cela signifie que la Marge Brute dégagée par l’exploitation
(EBE + 75 (hors 7584) – 65) ne permet pas de couvrir ces charges, et a fortiori encore
moins les provisions. Si une telle situation se pérennise, cela traduit une tendance
structurelle déficitaire de l’exploitation.

21
2.4 Exploitation :

Les indicateurs 40 à 48 sont issus du tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion établi par le
logiciel IDAHO et font l’objet des mêmes retraitements que dans IDAHO. Les définitions des
SIG dans IDAHO sont décrites plus loin.

Le tableau de bord présente des indicateurs de type indiciaire relatifs à l’exploitation. Ils permettent de
mesurer l’évolution dans le temps de grandeurs budgétaires tant en recettes qu’en dépenses et d’en
comparer les tendances respectives (R 40 à R 44). En complément, deux ratios permettent d’apprécier
les éventuelles situations de reports de charges (R 45 et R 46). Enfin, les évolutions du résultat net
comptable (R 47) et du résultat à affecter (R 48) sont également présentées.

INDICATEUR R40 :

• Définition : Evolution des produits bruts ; exprimé en indices (base 100 en N-4) ;

• Mode de calcul :

crédits des comptes de l’exercice :


70 « Produits » ]
Numérateur
+ 71 « Production stockée » ] x 100
+ 72 « Production immobilisée » ]
crédits des comptes de l’exercice N-4 (base indiciaire) :
70 « Produits »
Dénominateur
+ 71 « Production stockée »
+ 72 « Production immobilisée »

• Interprétations : La comparaison de l’évolution sur 4 ans (puisque l’indicateur est


ramené en base 100 en N-4) des produits bruts, avec les Indicateurs R 42 et R 43
notamment peut permettre de mettre en évidence un « effet de ciseaux » entre des produits
et des charges qui n’évolueraient pas dans un rythme compatible.

INDICATEUR R41 :

• Définition : Evolution des produits 74 & 75 ; exprimé en indices (base 100 en N-4) ;

• Mode de calcul :

crédits des comptes de l’exercice :


+ 74 « Subventions d’exploitation et participations » ]
Numérateur
+ 75 « Autres produits de gestion courante » ] x 100
- sauf 7584 « Remboursements de frais par les budgets annexes » ]
crédits des comptes de l’exercice N-4 (base indiciaire) :
+ 74 « Subventions d’exploitation et participations »
Dénominateur
+ 75 « Autres produits de gestion courante »
- sauf 7584 « Remboursements de frais par les budgets annexes »

• Interprétations : Cet indicateur complète le précédent et donne une idée de l’évolution


des subventions d’exploitation et des autres produits d’exploitation.

22
INDICATEUR R42 :

• Définition : Evolution des Consommations Intermédiaires ; exprimé en indices (base


100 en N-4) ;

• Mode de calcul :

débits des comptes de l’exercice :


60 « Achats » ]
+ 61 « Services extérieurs » (*) ]
Numérateur + 62 « Autres services extérieurs » (*) ]
moins les comptes des budgets annexes : ] x 100
602 « Achats stockés » ]
628 « Prestations de serv. à caract. non médical » ]
débits des comptes de l’exercice N-4 (base indiciaire) :
60 « Achats »
+ 61 « Services extérieurs » (*)
+ 62 « Autres services extérieurs » (*)
Dénominateur
moins les comptes des budgets annexes :
602 « Achats stockés »
628 « Prestations de serv. à caract. non médical »

(*) Hors comptes 61681 et 621 repris dans les charges de personnel.

Le numérateur et le dénominateur sont retraités afin d’obtenir les Consommations


Intermédiaires nettes des doubles comptes entre le budget général et les budgets annexes
(cf. SIG)

• Interprétations : L’évolution de cet indicateur est à rapprocher des deux indicateurs de


produits.

INDICATEUR R43 :

• Définition : Evolution des Charges de personnel ; exprimé en indices (base 100 en N-


4) ;

• Mode de calcul :

débits des comptes de l’exercice :


631 « Impôts et taxes sur rémunérations –Adm. des impôts » ]
+ 633 « Impôts et taxes sur rémunérations –Autres organ. » ]
Numérateur
+ 64 « Charges de personnel » ]x 100
+ 621 « Personnel extérieur à l’établissement » ]
+ 61681 « Primes d’assurances – Maladie, maternité, acc. Travail » ]
débits des comptes de l’exercice N-4 (base indiciaire) :
631 « Impôts et taxes sur rémunérations –Adm. des impôts »
+ 633 « Impôts et taxes sur rémunérations –Autres organ. »
Dénominateur
+ 64 « Charges de personnel »
+ 621 « Personnel extérieur à l’établissement »
+ 61681 « Primes d’assurances – Maladie, maternité, acc. Travail »

• Interprétations : Même remarque que pour l’indicateur ci-dessus.

23
INDICATEUR R44 :

• Définition : Evolution des amortissements ; exprimé en indices (base 100 en N-4) ;

• Mode de calcul :

crédits du compte de l’exercice :


Numérateur
28 « Amortissements des immobilisations » x 100
Crédits du compte de l’exercice N-4 (base indiciaire) :
Dénominateur
28 « Amortissements des immobilisations »

24
• Interprétations : Cet indicateur est très représentatif de l’évolution de l’autofinancement
dont les amortissements constituent la majeure partie. Si l’indice d’évolution des
amortissements ne progresse pas, voire s’il diminue, cela induit une forte probabilité (à la
réserve près des provisions) de stabilité ou de réduction de l’autofinancement. L’analyse
de cet indicateur peut utilement être complétée par celle de l’indicateur R 34.

INDICATEUR R45 :

• Définition : Taux de charges sur exercices antérieurs ; en % ;

• Mode de calcul :

débits des comptes :


Numérateur 6728 « Autres charges sur exercices antérieurs – Personnel, médicales, hôtelières
et générales »
débits des comptes (retraités des remboursements des budgets annexes) :
60 « Achats »
+ 61 « Services extérieurs »
+ 62 « Autres services extérieurs »
+ 63 « Impôts, taxes et versements assimilés »
Dénominateur
+ 64 « Charges de personnel »
+ 65 « Autres charges de gestion courante »
+ 661 « Charges d’intérêts »
+ 6728 « Autres charges sur exercices antérieurs – Personnel, médicales, hôtelières
et générales »

Ce ratio, s’agissant des « charges reportées » au seul niveau comptable, ne concerne que le
compte 6728 « autres charges sur exercices antérieurs ». Il doit être bien distingué du taux
de charges rattachées qui porte en partie sur le compte 6721 « charges rattachées à
l’exercice précédent ».

• Interprétations : Le taux de charges sur exercices antérieurs mesure les « charges


reportées », au sens comptable, d’un exercice sur l’autre sans crédits budgétaires
correspondants. En principe, le taux de charges reportées d’un exercice sur l’autre doit être
nul. Il peut cependant arriver que des écarts soient constatés à la réception de factures,
lorsque celles-ci sont un peu supérieures aux montants qui ont été engagés. Il peut
s’ensuivre – en l’absence de crédits budgétaires correspondants – un report de charges sur
le début de l’exercice suivant. Les analyses conduites en la matière permettent de penser
qu’en dessous de 0,2%, les éventuels reports de charges peuvent être qualifiés de
« technique ».
Au delà de 0,2%, le taux de charges reportées traduit une difficulté, qui si elle se
pérennise ou s’accroît, pourrait révéler de sérieuses tensions budgétaires (quelle que
soit l’origine de ces reports répétés).

INDICATEUR R46 :

• Définition : taux d’évolution des charges rattachées ; exprimé en indices base 100 en
N-4) ;

• Mode de calcul :

25
soldes créditeurs des comptes de l’exercice :
Numérateur 408 « Fournisseurs - Factures non parvenues » ]
+ 4281 « Prime de service à répartir » ] x 100
soldes créditeurs des comptes de l’exercice N-4 (base indiciaire) :
Dénominateur 408 « Fournisseurs - Factures non parvenues »
+ 4281 « Prime de service à répartir »

• Interprétations : Cet indicateur est un complément de l’indicateur précédent ; il permet


de mettre en évidence l’évolution des rattachements de charges au bon exercice.

INDICATEUR R47 :

• Définition : résultat net comptable ; exprimé en milliers d’€uros ;

• Mode de calcul :
Il s’agit du résultat net comptable consolidé issu du compte de gestion ; son mode de
calcul résulte du tableau des SIG (cf. ci-dessus).

• Interprétations : Le résultat net comptable ne peut être valablement interprété qu’au


regard du résultat administratif.

INDICATEUR R48 :

• Définition : résultat administratif de l’ordonnateur ; exprimé en milliers d’€uros ;

• Mode de calcul :
Il s’agit du « solde à affecter » tel qu’il est défini par l’article R 714-3-49 I et II du Code
de la santé publique. Le montant de cet indicateur, pour les exercices N-3, N-2 et N-1 est
communiqué au comptable par l’ordonnateur afin que le comptable le saisisse dans
l’application IDAHO (ce résultat administratif figurera dès lors dans le TBFEPS et dans
le tableau des SIG, pour information).

2.5 Recouvrements et règlements :

Le recouvrement des créances n’est pas abordé ici en termes de délais et de catégories de créanciers.
Un seul ratio est retenu (R 50) qui mesure le risque financier potentiel que font peser sur les résultats
futurs les créances déjà admises en non valeur et celles susceptibles de l’être. Dans le même souci de
synthèse, un seul ratio qualifie les délais de paiement aux fournisseurs (R 51). Ces deux ratios sont
complétés par un troisième indicateur qui mesure la régularité du mandatement de la taxe sur les
salaires (R 52) ; laquelle peut être le reflet de difficultés budgétaires.

INDICATEUR R50 :

• Définition : Restes à recouvrer générés par les produits bruts ; en % ;

• Mode de calcul :

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soldes débiteurs des comptes :
Numérateur 414 « Redevables – Exercices antérieurs »
+ 416 « Créances irrécouvrables admises en non-valeur »
crédits moins débits des comptes :
70 « Produits »
Dénominateur
+ 71 « Production stockée »
+ 72 « Production immobilisée »

• Interprétations : Cet indicateur donne le poids des restes à recouvrer des exercices
antérieurs et des créances irrécouvrables sur les redevables, par rapport aux produits bruts.
Ce ratio mesure le montant maximum du risque d’irrécouvrabilité, les créances sur
exercices antérieurs non recouvrées étant susceptibles de générer des créances
irrécouvrables. Cet indicateur donne donc le poids maximum du risque (des pertes) sur
créances que l’hôpital va devoir supporter. Naturellement, le montant de ce ratio doit
rester stable, voire diminuer (ce qui est l’objectif commun de l’ordonnateur et du
comptable). A l’inverse, une augmentation du ratio signifie que l’établissement aura à
consacrer une part croissante de crédits budgétaires à l’apurement des créances
irrécouvrables (compte 654), autant de crédits qui ne serviront pas à couvrir les charges
courantes de fonctionnement.

INDICATEUR R51 :

• Définition : ratio de délai de rotation des dettes fournisseurs ; en jours ;

• Mode de calcul :

solde créditeur du compte :


Numérateur 4011 « Fournisseurs – Exercice courant »
en balance de sortie x 365
crédits du compte :
Dénominateur
4011 « Fournisseurs – Exercice courant »

- Au numérateur figurent les restes à payer aux fournisseurs d’exploitation.


- Au dénominateur est repris le montant des prises en charge des mandats aux fournisseurs
d’exploitation de l’exercice.

• Interprétations : Ce ratio mesure le délai moyen de paiement relatif à l’ensemble des


dettes envers les fournisseurs. Il a une influence notable sur le niveau du BFR car il
conditionne l’importance des ressources tirées de l’exploitation qui doivent être affectées à
la couverture des créances non encore encaissées.
Ce ratio est cependant à interpréter avec prudence ; calculé au 31.12.N, il pourrait être
différent à toute autre période de l’année.

INDICATEUR R52 :

• Définition : ratio de régularité du mandatement de la Taxe sur les salaires ; exprimé


en nombre de mois de retard (à une décimale) ;

• Mode de calcul : il est réalisé en deux temps :

27
1. calcul du ratio :

débits du compte :
Numérateur
6311 « Taxes sur les salaires »
débits des comptes :
Dénominateur 641 « Rémunération du personnel non médical »
+ 642 « Rémunération du personnel médical »

2. Afin de convertir le résultat en nombre de mois, le calcul suivant est opéré :


12 – (12 * (ratio de N-1 / maximum des ratios de N-4 à N-1)).

N.B : ce ratio n’est pas calculé pour les DOM qui n’acquittent pas de taxe sur les salaires
mais un droit d’octroi de mer.

Des exemples de calcul de ce ratio sont donnés en annexe n° 3.

• Interprétations : Le ratio de régularité du mandatement de la taxe sur les salaires, est


calculé en rapprochant les mandatements du compte 6311 des mandatements des frais de
personnel (comptes 641 + 642). Il est normalement stable pour les EPS et se situe autour
de 9%. Converti, en nombre de mois, il permet de constater approximativement le retard
éventuel de mandatement de la taxe sur les salaires, lorsque ce ratio est inférieur à 9%.
Si ce ratio affiche dans le TBFEPS un chiffre supérieur à 1 mois cela peut témoigner de
difficultés budgétaires. Ce ratio est évidemment à rapprocher du taux de charges sur
exercices antérieurs. Un nombre important de mois de retard dans le mandatement de la
taxe sur les salaires traduit en effet des difficultés budgétaires et/ou financières. Il peut
s’agir d’une forme de report de charges.

3. Les 12 indicateurs principaux du Volet 2 :

Le volet 2 « Analyse comparative » comporte 12 principaux indicateurs retenus pour synthétiser la


situation financière de l’hôpital et appréhender la nature des éventuelles difficultés qu’il rencontre, en
présentant ses résultats par rapport à ceux des établissements de la même catégorie (parmi les 7
catégories : CHU, CH > 600 lits, CH compris entre 300 et 600 lits, CH de moins de 300 lits, CHS,
hôpitaux locaux, syndicats interhospitaliers).

• Ces 12 « indicateurs principaux » sont les suivants :


Quatre « indicateurs principaux » relatifs aux équilibres bilantiels :
1) FRE en nombre de jours de charges courantes,
2) FRNG en nombre de jours de charges courantes,
3) BFR en nombre de jours de charges courantes,
4) Trésorerie (au sens du solde entre la trésorerie active et la trésorerie passive du bilan
fonctionnel) en nombre de jours de charges courantes.
Le choix opéré pour ces 4 indicateurs est de les représenter en nombre de jours de charges courantes.
Ces 4 indicateurs principaux sont donc différents des indicateurs 11 à 15 du volet 1 qui fournissent à
cet égard des informations complémentaires.

Deux « indicateurs principaux » portant sur le niveau d’endettement :


5) Ratio de durée apparente de la dette (en %) (Cf. indicateur 20 du Volet 1),

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6) Ratio d’indépendance financière (en %) (Cf. indicateur 21 du Volet 1).

Deux « indicateurs principaux » relatifs à l’effort d’investissement :


7) Taux de renouvellement des immobilisations (en %) (Cf. indicateur 32 du Volet 1),
8) Taux de vétusté des équipements (en %) (Cf. indicateur 33 du Volet 1).

Deux « indicateurs principaux » portant sur le niveau de l’autofinancement :


9) Taux d’autofinancement (amortissements + provisions nets des reprises) (en %) (Cf. indicateur
34 du Volet 1),
10) Taux de marge brute (en %) (Cf. indicateur 35 du Volet 1).

Deux « indicateurs principaux » relatifs aux reports de charges :


11) Ratio de charges sur exercices antérieurs (compte 6728) (en %) (Cf. indicateur 45 du Volet 1),
12) Ratio de régularité du mandatement de la taxe sur les salaires (en nombre de mois de retard, à
partir de 1 au moins) (Cf. indicateur 52 du Volet 1).

• Les modalités de représentation de ces 12 « principaux indicateurs » dans le Volet 2 :


Pour chaque EPS, le résultat de chaque indicateur principal est présenté sur un axe horizontal retraçant
la distribution statistique de cet indicateur pour la catégorie d’établissements (cf. supra 32.b) à laquelle
appartient l’EPS concerné. Sur chaque axe sont positionnés :

- les valeurs extrêmes bornant la population d’établissements concernée entre 5% et 95% de


l’effectif (les valeurs relevées au-delà de ces deux bornes ont été neutralisées pour ne pas étirer
outre mesure la représentation graphique),

- les déciles significatifs : deux déciles situés à gauche de la médiane et un décile situé à droite de la
médiane. Pour information, le décile partage la population d’établissements observée entre ceux
qui détiennent une valeur inférieure et ceux qui détiennent une valeur supérieure à la valeur du
décile. Ainsi, le décile 9 « d9 = 51,2% » signifie que 90% de l’effectif concerné à un ratio
inférieur à 51,2% et 10% un ratio supérieur à 51,2%.

- la médiane : la médiane est la valeur qui partage la population d’établissements observée en deux
parties égales. 50% de l’effectif ont une valeur inférieure, 50% une valeur supérieure.

- les valeurs de l’indicateur en N-1 (dernier exercice clos) et N-2 pour l’établissement concerné, qui
peut se positionner dans sa catégorie, grâce à l’ensemble des informations représentées sur l’axe.

Selon les indicateurs, les axes sont orientés soit du minimum vers le maximum de la valeur avec dans
ce cas les déciles 1,2 et 9, soit du maximum vers le minimum de la valeur avec dans ce cas les déciles
9,8 et 1. Ce mode de représentation a été retenu pour faciliter la lecture des résultats, de telle manière
que les résultats pouvant être le signe de difficultés financières soient toujours représentés dans la
portion gauche de l’axe. Les trois exemples ci-dessous illustrent ce mode de représentation.

1er EXEMPLE : axe orienté du minimum vers le maximum

- décile 1 = d1 = 15,4 : cela signifie que 10% des établissements de la même catégorie ont une
valeur inférieure à 15, 4 et 90% supérieure à 15,4

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- décile 2 = d2 = 19,3 : cela signifie que 20% des établissements de la même catégorie ont une
valeur inférieure à 19,3 et 80% une valeur supérieure à 19,3
- médiane = M = 30,5 : cela signifie que 50% des établissements de la même catégorie ont une
valeur inférieure à 30,5 et 50% une valeur supérieure à 30,5
- décile 9 = d9 = 43,5 : cela signifie que 90% des établissements de la même catégorie ont une
valeur inférieure à 43,5 et 10% une valeur supérieure à 43,5
- les résultats de cette catégorie d’établissements se situent entre 12,6, le minimum et 49,8, le
maximum
- pour l’exercice N-2, l’établissement a une valeur de 18,7, c’est-à-dire qu’il se situe dans les 20%
d’établissements ayant les résultats les moins bons pour cet indicateur principal
- pour l’exercice N-1, l’établissement a une valeur de 20,1 : il se rapproche de la médiane par
rapport à l’exercice précédent ; bien qu’en amélioration, la valeur pour cet indicateur se situe
encore à gauche de la médiane et proche de d2 et nécessitera qu’on s’interroge sur le risque
financier que cela représente.

2ème EXEMPLE : axe orienté du maximum vers le minimum

L’établissement, avec des valeurs de 8,5 sur le dernier exercice et 7,8 sur l’exercice précédent, se situe
parmi les établissements présentant le plus de risque pour cet indicateur. De plus, il y a dégradation de
cette valeur en N-1 par rapport à N-2.

Les deux exemples précédents représentent des situations « à risque » pour l’indicateur traité. Le 3ème
exemple représente une situation « satisfaisante » pour l’indicateur traité.

3ème EXEMPLE : valeur de l’indicateur satisfaisante

Dans le 3ème exemple, les valeurs de l’établissement pour cet indicateur se situent à droite de la
médiane et ne traduisent pas de risque fort a priori.

4. Le Volet 3 :

Le Volet 3 « Commentaires » permet à l’ordonnateur, s’il décide de le remplir, de faire part à l’ARH
de ses observations sur les données du TBFEPS de son établissement. Dans ce cas, il est souhaitable
qu’il en communique copie au comptable de l’hôpital.

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5. Un exemple d’analyse qui peut être conduite avec le TBFEPS :

L’exemple proposé est entièrement fictif en ce qui concerne les données, ce qui n’invalide en rien le
type d’analyse succincte qui peut être mené avec le TBFEPS.

• Les grandeurs bilantielles mettent en évidence l’apparition d’un déséquilibre préoccupant :

Le FRI, positif jusqu’en 1999, devient négatif dès 2000 et son niveau décroît en 2001. Une telle situation peut
certes s’expliquer par le décalage entre les investissements (cf. indicateur n° 30) qui ont notablement augmenté
(+18,5%) et les amortissements qui ne sont pas tous « engrangés ».
Cependant, le FRI négatif tient aussi au fait que si l’établissement a investi, il a à ce stade contracté peu
d’emprunts nouveaux (cf. indicateurs 20 et 21), d’où le décalage croissant entre les actifs bruts et les ressources
du FRI.

Le FRE, dont les ressources sont justes supérieures aux emplois stables d’exploitation (créance de l’ex-art. 58),
ne peut compenser la baisse du FRI. Il s’ensuit que l’EPS finance des investissements par des ressources à court
terme comme le traduit le BFR négatif depuis 2000 (cf ; indicateur 14) : l’hôpital utilise donc des ressources
issues de ses dettes à moins d’un an (dont le ratio de rotation a notablement augmenté en 2000 et 2001 ; (cf.
indicateur n° 50) alors que les taux de recouvrement, stables, laissent à penser que les emplois du BFR n’ont pas
ou peu évolué.

La trésorerie reste de ce fait fortement positive(cf. indicateur 15), le BFR négatif ayant augmenté plus vite que le
FRI négatif. Si une telle structure bilantielle peut s’expliquer momentanément, elle sera difficile à pérenniser, ce
mode de création d’une autonomie financière ayant des fondements fragiles.

• L’endettement est faible et l’établissement peut rééquilibrer son FRI :

La durée apparente de la dette est très faible. L’EPS se situe entre le minimum de cette catégorie d’EPS – 0.1 - et
le 1er décile – 2. L’indépendance financière traduit aussi de fortes marges : à 7.2%, elle se situe bien en dessous
du 1er décile des EPS>600 lits (18.3%). Le taux d’intérêt moyen de la dette traduit un recours très réduit à
l’emprunt sur la période, sauf en 2001, puisque le taux est nettement inférieur au taux moyen des emprunts à 15
ou 20 ans. Or, les indicateurs d’investissements montrent que l’EPS a probablement réalisé davantage de
constructions qu’il n’a acquis d’équipements.

Ceci étant, si l’EPS dispose de fortes marges en matière d’emprunt, la structure budgétaire du Groupe 4 peut
expliquer le choix d’un recours très modéré à l’emprunt (cf. indicateurs n° 36 et 37).

• L’ effort d’investissement limité par un autofinancement en réduction :

Le niveau des investissements avant 1999 était a priori satisfaisant au regard d’un taux d’autofinancement de
près de 5% et du montant des amortissements, supérieurs en 1999 à leur niveau de 2000 et 2001. Cette baisse des
amortissements (sorties d’actifs) n’est pas sans effet sur la réduction de l’autofinancement qui limite de facto
l’investissement de demain.

Si les taux de renouvellement des immobilisations sont en amélioration sur les 2 derniers exercices, cela ne se
traduit pas sur le taux de vétusté des équipements, important (l’EPS se situe parmi les 10% des EPS>600 lits qui
ont les plus forts taux de vétusté à cet égard) soit un renouvellement réduit des équipements : c’est
principalement sur les constructions que l’effort d’investissement a semble-t-il porté (à confirmer),
l’amortissement de celles-ci n’étant probablement pas totalement intervenu. Le niveau global des
investissements de l’EPS paraît cependant – dans une optique financière – limité pour générer un
autofinancement croissant qui alimente un meilleur renouvellement des actifs.
La limite à l’investissement paraît ressortir au niveau de l’exploitation qui se dégrade nettement à partir de 2000
et se signale par un taux de marge brute qui devient inférieur au taux d’autofinancement.

• Une structure d’exploitation peu propice à l’investissement :

Si les produits des comptes 74 et 75 ont fortement augmenté, les produits bruts (comptes 70 à 72) ont augmenté
nettement moins vite que les charges : les charges de personnel traduisent un différentiel de 0,7 point par rapport
aux produits bruts ; mais l’évolution la plus pénalisante résulte des consommations intermédiaires qui ont

31
augmenté de près de 22% en 3 ans, soit 2 fois plus vite que les produits bruts. L’apparition d’un résultat net
comptable négatif dès 2000 confirme cette évolution pénalisante ; au reste les difficultés d’exploitation en 2001
s’aggravent même si le résultat net comptable semble s’améliorer: le taux de charges reportées (indicateur n° 45)
augmente et le taux de régularité du mandatement de la taxe sur les salaires (indicateur n° 52) met en évidence
un mois de retard.

Si en 1999 le financement des principales charges du Groupe 4 était assuré (les amortissements et frais financiers
consommaient 76.1% de la marge brute), les résultats de 2000 et 2001 traduisent un financement du Groupe 4
structurellement déficitaire, le total des indicateurs n° 36 et 37 étant supérieur à 100%. Dès lors, face à la
difficulté de dégager un EBE et une Marge Brute suffisante (du fait notamment d’une croissance excessive des
charges), l’hôpital n’est pas en mesure de financer des amortissements et des intérêts de la dette supplémentaires
(malgré la baisse des amortissements). Cet effet de ciseaux limite de facto l’investissement courant.

Les utilisateurs observeront que le TBFEPS est un outil d’analyse synthétique et qu’il ne faut
pas lui attribuer la capacité de permettre, à lui seul, de réaliser une analyse financière.

L’exemple ci-dessus montre à l’évidence que certains points doivent faire l’objet
d’approfondissements et de confirmations. Par exemple, les investissements réalisés en 2000 et
2001 figurent-ils au compte 23 ? Cela expliquerait alors, ces travaux n’étant pas intégrés au
compte 21, que les amortissements se soient pas encore décomptés, et partant, la faiblesse
momentanée de l’autofinancement.

Le TBFEPS est un outil qui, au delà de la prestation d’informations pertinentes aux directeurs
d’établissements hospitaliers et aux ARH, a pour objet – et son contenu a été bâti en
conséquence – de constituer un « tamis » permettant de mettre en évidence les situations
financières a priori les plus délicates afin de conduire si nécessaire des analyses rétrospectives
plus approfondies.

32
33
34
Annexe n°1

Présentation du logiciel [Link]

Le logiciel IDAHO (Instrument D’Analyse HOspitalière), développé sous SAS, est un nouveau
logiciel élaboré par la Direction Générale de la Comptabilité Publique pour le réseau du Trésor Public.
Il remplace dès cette année l’ancien logiciel dénommé EPSAFI mis en œuvre en 1993.

Le logiciel [Link] a été mis à disposition des comptables hospitaliers du réseau du Trésor
public en mai 2002 ; ce logiciel fonctionne en temps réel, sous l’Intranet du MINEFI.

Le logiciel IDAHO comporte les tableaux suivants d’analyse financière :


• Tableaux principaux : Bilan Fonctionnel et Principales grandeurs bilantielles, Soldes
Intermédiaires de Gestion, tableau de la CAF (au sens comptable), tableau comportant 12
ratios (N.B : 9 d’entre eux sont repris dans le Tableau de Bord des EPS).
• Tableaux annexes : Tableau de financement Emplois – Ressources de la section
d’investissement ; créances irrécouvrables ; provisions ; amortissements ; tableau de l’Art. R
714-3-49-III ; évolution des groupes de la section de fonctionnement ; charges de personnel ;
charges et produits exceptionnels.
• Les résultats sont présentés sur 5 exercices consécutifs (toutes les données sont en €uros).
• L’ordonnateur peut se faire produire par le comptable hospitalier tous ces tableaux.

Ces éléments d’analyse financière ont été conçus au sein d’un groupe de travail réunissant des
représentants du réseau du Trésor Public, d’ARH et d’EPS. Les principaux concepts d’analyse
financière ont permis de rapprocher très fortement les méthodes d’analyse afin que les résultats
soient lisibles par tous les partenaires.

Le Tableau de Bord Financier des EPS (TBFEPS) est intégré au logiciel IDAHO ; les indicateurs
du TBFEPS reposent ainsi sur les mêmes concepts d’analyse financière que ceux retenus pour
IDAHO.

La mise en œuvre de ce nouveau logiciel repose en outre sur une organisation différente de
centralisation des données des comptes de gestion afin d’accélérer la production des tableaux aux
ordonnateurs. Les données des comptes de gestion, dès leur validation par le TPG concerné et la
DGCP, sont désormais centralisées dans une base de données unique au plan national
(l’INFOCENTRE de CLERMONT-FERRAND). Dès cette centralisation, les comptables peuvent
disposer automatiquement des résultats des différents tableaux ci-dessus (y compris du Tableau de
Bord) après avoir opéré quelques saisies de données qui doivent être validées avec l’ordonnateur (ex :
débits et crédits annuels afférents aux opérations annuelles de renégociation et remboursements
anticipés d’emprunts…).

35
Annexe n°2

LES PRINCIPAUX CONCEPTS D’ANALYSE FINANCIERE


mobilisés dans le logiciel du réseau du Trésor Public IDAHO

Le logiciel IDAHO repose sur des concepts d’analyse financière les plus souvent partagés avec
les partenaires du réseau du Trésor Public, que sont les ordonnateurs des EPS et les ARH.
Les tableaux produits par IDAHO « consolident » le Budget Général et tous les budgets annexes.

1) Le Bilan Fonctionnel vise à présenter les principales grandeurs bilantielles : le Fonds de


Roulement d’Investissement (FRI), d’Exploitation (FRE), Net Global (FRNG) ainsi que le Besoin en
Fonds de Roulement (BFR) et le BFR d’Exploitation (BFRE) et in fine la Trésorerie.(à ne pas
confondre avec les disponibilités), solde entre la Trésorerie Active et Passive.

La construction du Bilan Fonctionnel requiert des retraitements comme la « remontée » en Actifs


stables d’Exploitation des créances de l’Art. 58 et de la sectorisation psychiatrique, le reclassement des
ressources stables en éléments soit du FRI soit du FRE, le classement des dettes à court terme selon le
cas en ressources de l’exploitation ou hors exploitation (ex : dettes sur immobilisations), le classement
des éléments de bas de bilan en Trésorerie Active ou Passive (N.B : Les ICNE et les Fonds déposés
par les malades sont classés en Trésorerie Passive s’agissant de ressources n’appartenant pas à
l’EPS).

2) Les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) : ils présentent d’abord les produits bruts (N.B : le
calcul des produits nets après prise en compte du « résultat antérieur incorporé » est une donnée qui
relève de l’ordonnateur) en distinguant les recettes du Groupe 1 (DGF et forfaits globaux de soins), du
Groupe 2 (produits de l’activité hospitalière), du Groupe 3 (produits d’hébergement et autres produits -
les ventes de médicaments, principalement).

Les consommations intermédiaires sont retraitées : autrement dit, les achats « consolidés » sont
déflatés des achats des budgets annexes (car comptés deux fois) ; idem pour les services extérieurs ; le
compte 7584 est déflaté des mêmes opérations.
Par ailleurs la notion de Valeur Ajoutée disparaît, les EPS n’ayant pas vocation à produire des
richesses mais à gérer un service public avec les moyens qui sont mis à leur disposition.
Enfin, toutes les charges de personnel sont regroupées.

3) Le tableau des 12 ratios : par principe, ont été retenus un nombre limité de ratios en privilégiant
les ratios pertinents, utilisés par le plus grand nombre, ayant une définition sans ambiguïté et d’une
interprétation généralement aisée et commune à tous les partenaires.

4) Le tableau de la Capacité d’Autofinancement (CAF) : il s’agit là du calcul « comptable » de


formation et d’affectation de la CAF. La notion de CAF n’est pas celle utilisée par ailleurs (cf. ratios) ;
on retient alors la notion d’Autofinancement (amortissements et provisions, nets des reprises).

L’ordonnateur peut se faire produire par le comptable les définitions retenues au cas par cas.

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Annexe n° 3

EXEMPLES DE CALCUL DE L’INDICATEUR R52

Exemple n° 1 :

1. Soit un EPS dont les ratios (D6311/(D641+642)) sont de N-4 à N-1, respectivement de 9,2%,
9,3%, 9,25% et 7,1%.

2. Calcul du maximum du ratio : le ratio le plus élevé de N-4 à N-1 est de 9,3% ; le maximum retenu
est de 9%.

3. Calcul de l'indicateur 52 :
= 12 - (12 * (ratio N-1 / max ratio N-4 à N-1))
= 12 - (12 * (7,1 / 9,3))
= 12 - (12 * 0,76)
= 12 - (9,2)
= 2,8 mois de retard.

Exemple n° 2 :

1. Soit un EPS dont les ratios (D6311/(D641+642)) sont de N-4 à N-1, respectivement de 8,6%,
8,7%, 8,8%, 7,1%.

2. Calcul du maximum du ratio : le ratio le plus élevé de N-4 à N-1 est de 8,8% ; dans ce cas, le
maximum retenu est de 9% ; Le calcul de ce ratio pour tous les EPS de métropole, sur 3 exercices
consécutifs, a montré que la valeur moyenne était proche de 9%.

3. Calcul de l'indicateur 52 :
= 12 - (12 * (ratio N-1 / max ratio N-4 à N-1))
= 12 - (12 * (7,1 / 9))
= 12 - (12 * 0,79)
= 12 - (9,5)
= 2,5 mois de retard.

Exemple n° 3 :

1. Soit un EPS dont les ratios (D6311/(D641+642)) sont de N-4 à N-1, respectivement de 5,6%,
6,1%, 6,7% et 7,1%.

2. Calcul du maximum du ratio : le ratio le plus élevé de N-4 à N-1 est de 7,1% ; dans ce cas, le
maximum retenu est de 9%.

N.B : Il s'agit d'éviter le cas où un EPS aurait des ratios de N-4 à N-1 tous faibles (ce qui signifie
que l'EPS enregistre systématiquement des charges reportées, cf. exemple n° 3) : alors si on
retenait le maximum de la période (soit 7,1% en N-1) l'EPS serait considéré à tort comme n'ayant,
du fait du calcul de l'indicateur, aucun report de charges.

3. Calcul de l'indicateur 52 :
= 12 - (12 * (ratio N-1 / max ratio N-4 à N-1))
= 12 - (12 * (7,1 / 9))
= 12 - (12 * 0,79)
= 12 - (9,5)
= 2,5 mois de retard.

37
Annexe n°4

Composition du groupe national de travail ayant participé à l’élaboration du TBFEPS

FOUCRET Alain, Receveur des Finances, Chef de MEEF Languedoc-Roussillon (copilote)


PITTI-FERRANDI Antoine, Chargé de mission - IGAS (copilote, jusque août 2002)
OLLIVIER Roland, Chargé de Mission – IGAS (copilote, à partir de sept. 2002)

ARAMENDY Jean-Claude, Trésorier Principal du CHU de NICE,


BARBIER Gérard ,Trésorier Principal de SETE MUNICIPALE
BELLOCQ Béatrice, Inspecteur Principal, Chef de DEEF Languedoc-Roussillon
BIAGGI Joséphine, Directrice d’hôpital, CHU de MONTPELLIER
BOUE Dominique, Directrice d’hôpital, CHU de TOURS
BOURRAQUI-SARRE Patrice, Receveur des Finances 1, Chef de MEEF PACA
CAYRE Jean-Christophe, Directeur Départemental, Chef de DEEF PACA
DARY Yves, Chargé de Mission, ARH RHONE-ALPES
DELAVAQUERIE Christian, Directeur d’hôpital, CH PONTOISE
DELNATTE Jean-Claude, Directeur Adjoint , ARH LORAINE
DEMASY Alain, Receveur des Finances, Chef de MEEF AQUITAINE
DIEUMEGARD Pierrick, Directeur d’hôpital, CH de NIORT
DOZ Gilles, Receveur des Finances, Chef de MEEF MIDI-PYRENEES
DUMAS Bruno, Directeur d’hôpital, CH de NARBONNE
EICHENE Bernard, Trésorier Principal, CHU de BORDEAUX
EPITER Jean-Pierre, Chef du Bureau 6B – DGCP
FRASLIN Benoît, Chargé de Mission , ARH LORAINE
GALY Gérard, Chargé de Mission, DEEF PACA
GASTOU Jean, Directeur Départemental, Chef de DEEF AQUITAINE
GAUCHER Nicole, Trésorier Principal (ex CHS « Le Vinatier ») - Projet HELIOS
GERARD Pierre-Yves, CRAM RHÔNE-ALPES
GRAFFIN Jean-Pierre, Directeur d’hôpital, CH EAUBONNE-MONTMORENCY
GUIDONI Didier, Directeur d’hôpital, Hospices Civils de LYON
HAMON Michel, Directeur d’hôpital, CHU de NICE
HINSINGER André, Chargé de Mission, Pôle de MONTPELLIER
LE QUELLEC Jean-Yves, Chargé de Mission, ARH PACA
LEFEBVRE Thierry, Directeur d’hôpital, CHU de POITIERS
LESAGE François, Inspecteur - Bureau 6B – DGCP
MARIAGE Dominique, Bureau F4 - DHOS (à partir de nov. 2002)
MATHIS Pascal, Chargé de Mission, ARH AUVERGNE
MENARD Christian, Directeur Départemental, Chef de DEEF PAYS-DE-LOIRE
NEGRE Thierry, Directeur d’hôpital, CHU de MONTPELLIER
NEYROLLES Marie-Hélène, Directrice d’hôpital, CH de SAINT-CLOUD
NUYTTEN Bernard, Secrétaire Général, ARH AQUITAINE
PERARD Yvan, Chargé de Mission, ARH ILE-DE-FRANCE
PERSON Jean-Paul, Receveur des Finances1, Assistance Publique à MARSEILLE
REYNAUD Jean-François, Chef du Pôle Analyse Financière Hospitalière -DGCP
POUILLART Arnaud, Directeur d’hôpital, CH de SAINTES
REGNAULT Philippe, Directeur Adjoint, ARH CHAMPAGNE-ARDENNE
RIGAUD Marianne, Bureau F4 - DHOS (jusque déc. 2001)
ROUSSELLE Renaud, Directeur Départemental, Chef de DEEF RHONE-ALPES
STRADIOTTO Serge, Receveur des Finances1, MONTBELIARD (ex-chef de MEEF)
THOREL Monique, Chef du Bureau F4 – DHOS

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