La Controverse De Valladolid
I. Visionnez la vidéo.
- Quels sont les arguments pour dire que les "indiens" sont des "sauvages » ?
Luis de Sepùlveda qui est aussi contre l’idée que les indiens ont une âme, présente à nous
des arguments qu’il cite comme des « crimes humanitaires » : le Cannibalisme (Doc 1), et
l’Idolâtrie qui ressort plusieurs fois aussi dans les différents documents, « ils tuent d’autres
hommes pour les immoler (sacrifice) à leurs idoles et même pour les manger » (Doc 2)
- Quels sont les arguments pour dire que les "indiens" sont bien "civilisés » ?
Bartolomé de Las Casas, considère ces populations comme « civilisés » pour leur temps.
Le point de vue humaniste de Las Casas développé dans l’un de ses ouvrages historiques
[doc. 4] permet de montrer sa foi en l’adoucissement de la sauvagerie par le biais du
christianisme : « Il n’y a eu aucun peuple, aucune nation dans le passé … qui n’aient commis
à leurs débuts de nombreuses fautes dignes des bêtes sauvages et autres êtres sans raison,
car ils vivaient sans organisation, et qui, même après leur premier âge, n’aient abondé en
graves et néfastes délits provoqués par l’idolâtries ; et il y a bien d’autres peuples encore,
aujourd’hui parfaitement policés et chrétiens, qui, avant que la foi ne leur ai été prêchée,
vivaient sans maisons, sans villes et comme des animaux sauvages. »
Arguments issus de Extrait de La Controverse de Valladolid de Jean-Daniel Verhaeghe, 1992 :
Les indiens bien que décrit par Sepùlveda, possèdent une panoplie de connaissance et de
savoir qui des fois, devancent les compétences européennes :
-Système d’irrigation
-Écriture
-Habilité au dessin
-Arithmétique
-Calendrier (plus précis que celui des espagnol)
-Connaissance de scelle
Mais alors comment des barbares sans dieu ont-t-ils pu accomplir de tels choses ?
II. Étude de cas p.110 -111.
1- Quels sont les arguments opposés à l’adoucissement du sort des indiens ? (Doc 1,2)
Ces documents 1 et 2, nous énumèrent à travers les paroles de Sepùlveda une vision très
pessimiste et cruelle de l’avenir des indiens d’Amérique, leur reprochant ainsi de nombreux
crimes : tels que l’idolâtrie (considéré comme l’un des plus grand péché aux XVI e siècle), leur
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sacrifices humains ainsi que leur cannibalisme « qu’ils tuent d’autres hommes pour les
immoler (sacrifice) à leurs idoles et même pour les manger. (Doc 2) ».
Entre rejet de leurs pratiques idolâtres et cannibales, Luis de Sepùlveda se doit de proposer
une solution claire et nette : Christianiser les Indiens par la violence pour mettre fin à leur
idolâtrie, et par leur infériorité culturelle mais aussi par un devoir envers l’humanité, les
soumettre « par la force » à des peuples civilisés comme les Espagnols « afin que ceux-ci
mettent fin à des pratiques comme le cannibalisme. (Doc 1). ».
2- Quels sont ceux en faveur de cet adoucissement ? (Doc 2,3,5)
Le point de vue humaniste de Las Casas développé dans l’un de ses ouvrages historiques
[doc. 4] permet de nous montrer sa foi en l’adoucissement de la sauvagerie par le biais du
christianisme.
En effet on apprend dans ces documents l’attitude plausible et sage de Bartolomé de Las
Casas qui exalte une forte tolérance en ces peuples indiens.
Il pense comme un vrai évêque et défend la noble cause de ces populations ; Rappelant que
les chrétiens étaient aussi à l’origine des sauvages, il témoigne ainsi l’impossibilité de
présenter ces peuples comme étant inférieurs en recourant à la violence à leur égard.
Il dit que pour les civiliser, les Espagnols doivent prêcher par l’exemple, au lieu de les
massacrer comme ils l’ont fait, et par conséquent donner la priorité aux missionnaires sur les
guerriers afin de les christianiser par la douceur et par l’exemple de l’Évangile « une
conversation sage et doctrine évangélique de la paix et les vertus sociales feront aimer la
religion chrétienne » (Doc 2).
3- Qu’apprend-on sur l’exploitation du Nouveau Monde par les Espagnols ? (Doc 2,3,5)
On apprend que les Espagnols se sont livrés à des exactions sur les Indiens, considérés
inferieures culturellement et voués à l’esclavage, n’hésitant pas à utiliser la violence sur ces
populations afin de mettre fin à leur idolâtrie. « ... Les violences faites aux indiens, comme
l’usage de chiens de guerre, qui ont droit à une solde et à une part de butin comme de vrais
soldats. (Doc 3) » ; Toutefois, la portée de la conquête et de la controverse est relativisée
par le fait qu’elle n’empêche pas le recours croissant au travail forcé des Indiens et aux
esclaves africains (non-Européens) au Nouveau Monde « La victoire de Las Casas dans la
controverse de Valladolid n’empêche pas les colons de recourir au travail forcé des indiens ni
de faire venir en nombre croissant des esclaves d’Afrique. » [doc. 5]
4- Quelle est la dimension religieuse de la controverse ? (Doc 2,4)
La controverse oppose deux idéologies différentes, l’une voulant Christianiser les Indiens par
la violence pour mettre fin à leur idolâtrie, même par le recours à la violence (Sepúlveda) ; et
une autre exaltant une Christianisation douce pour Indiens et qui reflète l’exemple de
l’Évangile.
Ces opinions antagonistes justifient le statut de Las Casas, dont le parcours de vie est rappelé
en chronologie, soit un homme qui prône une idéologie ou respect mutuel entre population
de différentes race fait surface, qui considère que la supériorité des chrétiens passe par le
refus de la violence.
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