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OPCVM au Maroc : État et Perspectives

Ce document présente un résumé d'un mémoire de fin d'études sur les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) au Maroc. Le mémoire contient une introduction présentant le sujet et la problématique, ainsi qu'un plan en six chapitres traitant de la réglementation des OPCVM et analysant leur développement au Maroc.

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OPCVM au Maroc : État et Perspectives

Ce document présente un résumé d'un mémoire de fin d'études sur les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) au Maroc. Le mémoire contient une introduction présentant le sujet et la problématique, ainsi qu'un plan en six chapitres traitant de la réglementation des OPCVM et analysant leur développement au Maroc.

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Mémoire de projet de fin d’année en vue de valider

le module « Méthodologie de Recherche  »


du 8ème semestre 
Le sujet :

Les Organismes de Placement Collectif en


Valeurs Mobilière (OPCVM)

Encadré par : Madame Asmahane Tahiri

Réalisé par : Najwa Mouaouia


Rabab Harar

Année universitaire : 2019/2020


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Rapport de fin d’année EMSI
Remerciements

La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs personnes à qui


nous voudrons témoigner toute notre gratitude.

Nos remerciements vont en premier lieu, à l’équipe pédagogique de l’EMSI pour l’intérêt
qu’elle porte à notre formation, pour leur disponibilité, leur aide et leur professionnalisme
durant nos quatre années d’études écoulées.

Toute notre reconnaissance, notre profond respect et notre inestimable gratitude vont en
deuxième lieu à notre professeur Madame Asmahane TAHIRI, qui nous a toujours transmit
généreusement de son fruit d’expérience et de connaissance dans le métier. Elle nous a servi
en permanence d’une bonne encadrante durant notre projet de fin d’année, et a eu
l’amabilité de répondre à nos questions et de fournir les explications nécessaires. Grâce à
son sens d’écoute et d’échange j’ai pu avancer efficacement dans notre projet et le bien
maitriser et ce dans un cadre agréable de complicité et de respect.

Par le biais de ce rapport nous lui souhaitons une bonne continuation et tout le succès dans
sa carrière professionnelle.

Nous aimerions aussi gratifier les membres du jury présent pour m’avoir honoré de bien
vouloir examiner mon travail.

Et finalement et que le meilleur reste pour la fin, à nos chères familles pour leurs soutien
moral pendant cette pandémie et financier, pour leurs patience et leurs sacrifices et à nos
chères amis pour leur support permanent et leurs sages conseils.

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Rapport de fin d’année EMSI
Introduction

‘Avant de commencer il nous semble important d’exposer en préambule la raison derrière le


choix de notre sujet. Le rapport suivant s’est effectué dans le cadre de mon projet de fin
d’année en vue de valider le module assuré par Madame Asmahane Tahiri intitulé :
Méthodologie de recherche . Pour pratiquer tous les acquis que nous avons découvert dans ce
dernier , nous avons pensé que le sujet des OPCVM nous permettra à la fois de combler notre
curiosité concernant ce types d’organismes mais à la fois de revoir tous les aspects pour
réussir un travail de recherche comme stipulé dans le cours. Le choix de ce sujet a été
influencé aussi par le grand intérêt que nous portons pour le marché des capitaux national. Ce
dernier ayant subi plusieurs réformes ces dernières années, il constitue un moteur permettant
de promouvoir l’économie Marocaine et la placer dans une bonne position afin de pourquoi

ne pas concurrencer à l’échelle Internationale grâce à des organisme comme les OPCVM . ’

En effet l’émergence du marché financier et boursier marocain semble devenir un attrait


important à l’investissement. Dans un même élan, la Bourse de Casablanca offre aujourd’hui
de belles perspectives de croissance et de sécurité. En effet, les différentes réformes dont a fait
l’objet notre place boursière ne sont pas sans donner un bien utile coup de pouce à l’ensemble
des activités qui s’y rattachent.

Dans un marché financier régi par les lois de l’offre et de la demande des valeurs mobilières,
la Bourse de Casablanca joue de plus en plus son rôle de lieu de rencontre entre les différentes
parties prenantes. Toutefois, l’image du marché boursier est globalement floue auprès du
grand public, du fait de la méconnaissance profonde de ses produits et de ses mécanismes de
fonctionnement. De plus, la notion de « long terme » n’est pas associée au marché boursier.
Autrement dit, la Bourse est surtout connue comme un lieu de spéculation et non comme un
espace d’investissement et d’épargne de moyen-long terme, et ce encore auprès d’un public
relativement averti.

Les Organismes de Placement Collectif des Valeurs Mobilières sont donc nés de la nécessité
de palier à cette incertitude ressentie par les investisseurs et les épargnants une fois face aux
marchés financiers. Au Maroc, les OPCVM se sont développés très tardivement. En effet, le
Maroc a entrepris depuis le début de la décennie 90 une profonde modernisation de son
système financier. Elle a débuté par la mise en place d'un cadre juridique rénové pour les
établissements de crédit à travers la loi bancaire de 1993, puis s'est poursuivi par la refonte de
l'organisation du marché boursier selon les normes prévalences dans les systèmes financiers
développés, ainsi fut opérée: La privatisation de la société gestionnaire de la bourse des

3
Rapport de fin d’année EMSI
valeurs de Casablanca. La professionnalisation du métier d'intermédiation par la création de
sociétés de bourse. L'institution d'une nouvelle autorité de tutelle, l’Autorité Marocaine des
Marchés de Capitaux « AMMC » ex « CDVM » Le conseil déontologique des valeurs
mobilières, et enfin l'introduction d'un nouveau véhicule d'épargne pour les particuliers : les
Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM).

Depuis leur lancement effectif en 1995, les OPCVM ont connu un essor important et
continuent de jouer un rôle significatif dans le développement du marché financier marocain
et connaissent une croissance soutenue que ce soit en terme de nombre d'entités ou de
volumes d'épargne drainés. Cette évolution positive résulte de la combinaison d'un ensemble
de facteurs liés, au-delà du principe même qui préside au fonctionnement des OPCVM à
savoir les avantages que procure une gestion professionnelle de l'épargne collective, aux
particularités du cadre juridique, comptable et fiscal qui régit la vie des OPCVM.

Ce secteur financier brassant d’importantes liquidités, il est évident de le retrouver au centre


des prérogatives des professionnel, et même épargnant individuels et aussi des experts
comptables ou commissaire aux comptes, et ce dans une optique de renforcement de la
sécurité financière relative au contrôle des comptes et à la transparence des entités
gestionnaires.

Grâce à l'imagination créatrice des financiers, on a assisté à un développement très important


des OPCVM, de sorte que les législateurs dans les différents Etats ne cessent d'édicter des
règles spécifiques afin de réglementer ces organismes. De nos jours au Maroc, il existe une si
large variété de ces organismes, qu'il est devenu presque impossible de les énumérer. Chaque
catégorie essaie d'avoir les meilleurs revenus, en utilisant les techniques de gestion financière
qui lui paraissent les plus adéquates. Certains OPCVM répondent à des critères sociaux tels
que les OPCVM d'épargne salariale ou OPCVM Islamiques. D'autres sont destinés à des
investisseurs avertis, qui connaissent les risques inhérents aux placements financiers auxquels
ils procèdent. A l'échelle mondiale des OPCVM utilisant une technique de gestion dite gestion
alternative sont les plus répandus et détiennent des capitaux énormes.

4
Rapport de fin d’année EMSI
Si on regarde d’une façon générale le contexte de règlementation et de taxation des OPCVM
au Maroc régit par le DAHIR PORTANT LOI N° 1-93-213 DU 4 REBIA II (21
SEPTEMBRE 1993) et modifié par la loi 53-01 , on peut clairement voir que l’imposition de
ces organismes ne fait pas grande exception des taxations des autres organismes et qui selon
l’approche des législateurs :  s’inscrivent tous dans une optique qui encourage
l’investissement et la promotion du secteur financier . Et donc suite à ce bref aperçu, une
question primordiale s’impose.

Or si le Maroc compte sur ces organismes comme un engin de développement de


l’économie, jusqu’à quel point le climat d’affaire, la règlementation et la fiscalité
nationale accompagne leur développement  et améliore leurs performance ?

Dans l'intention d'apporter une réponse satisfaisante qui permet de connaître ces organismes
nous présenterons une approche sur les OPCVM en examinant le fonctionnement et les
différents organes de gestion et la règlementation des OPCVM qui alimentera l’aspect
théorique de rapport (Première Partie).

Puis une recherche documentaire ou nous allons essayer d’analyser des données collectées en
vue de répondre à la problématique (Deuxième Partie).

Pour retracer l’acheminement chronologique de notre travail, le présent rapport a été


subdivisé en 6 chapitres :

Partie 1 :

 Le premier chapitre sera un aperçu sur les marchés de capitaux

 Le deuxième chapitre sera dédié à la présentation des OPCVM

 Le troisième nous servira de cadre pour cerner leurs règlementation.

Partie 2

 Le premier chapitre exposera les états des lieux des OPCVM .

 Le deuxième présentera la méthodologie de recherche choisie

 Le troisième chapitre servira pour analyser les données et répondre à la problematique

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Rapport de fin d’année EMSI
Liste des figures
Figure 1 : Echange de titres entre demandeur et offreur d'argent

Figure 2 : Arborescence des marchés


Figure 3 : Mécanisme du marché primaire et secondaire
Figure 4 : Organigramme de l'AMMC
Figure 5 : Intention de l'épargnant
Figure 6 : Mécanisme simplifié des OPCVM
Figure 7 : Fiscalité des OPCVM
Figure 8: Répartition de l'actif net des OPCVM et des types d'investisseurs en 2020
Figure 9 : La démarche scientifique
Figure 10 : Evolution des encours de sous gestion
Figure 11 : Actif net par catégorie d'OPCVM
Figure 12 : Collecte nette par classe d'actifs
Figure 13 : Les indices de performances des OPCVM
Figure 14 : Composition de l'actif total des OPCVM
Figure 15 : Fonds futures

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Rapport de fin d’année EMSI
Liste des tableaux
Tableau 1 : Classification des OPCVM
Tableau 2: Fiscalité des valeurs mobilières
Tableau 3 : Volume des ventes et achats de parts d'OPCVM en 2019
Tableau 4 : Les 5 premiers OCVM de types actions
Tableau 5 : Les 5 premiers OPCVM de type diversifié
Tableau 6 : Le 5 premiers OPCVM de type OMLT
Tableau 7 : Les 5 premiers OCVM de type OCT
Tableau 8 : Les 5 premiers OCPVM de type monétaire
Tableau 9 : Les 5 premiers OCVM de types contractuels
Tableau 10 : Affectation des résultats des OPCVM

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Rapport de fin d’année EMSI
Sommaire
Remerciements………………………………………………………………………

Résumé………………………………………………………………………………

Liste des figures……………………………………………………….……

Liste des tableaux………………………………………………..…

Introduction…………………………………………..…

Partie 1 : Le cadre théorique

Chapitre 1 : Les marchés de capitaux

Section 1 : Typologie des marchés de capitaux

Section 2 : AMMC gendarme des Marché de capitaux

Section 3 : Les OPCVM : acteur majeur dans le marché boursier

Chapitre 2 : Mécanisme de fonctionnement des OPCVM

Section 1 : Présentation des OPCVM

Section 2 : Classification des OPCVM

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Rapport de fin d’année EMSI
Section 3: Le fonctionnement des OPCVM

Chapitre 3 : La règlementation des OPCVM

Section 1 : Le cadre réglementaire des OPCVM

Section 2 : Les impositions des OPCVM

Section 3 : Les avantages fiscaux des OPCVM

Partie 2 : Le cadre pratique

Chapitre 1 : Etats des lieux des OPCVM dans le Maroc

Section 1 : Evolution des OPCVM dans le Maroc

Section 2 : Les indicateurs de performance des OPCVM

Section 3 : Les OPCVM du Maroc

Chapitre 2 : La méthodologie de recherche

Section 1 : Le choix de la méthodologie de recherche

Section 2 : La recherche documentaire

Section 3 : L’échantillon d’article et de rapports choisit

Chapitre 3 : Analyse de données et résultats

Section 1 : Collecte de données

Section 2 : Analyse et conclusions

Section 3 : Réponse à la problématique

Conclusion

Références

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Rapport de fin d’année EMSI
PARTIE 1 :
Le cadre
théorique

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Rapport de fin d’année EMSI
Chapitre 1 : Les marchés de capitaux
Section 1 : La typologie des marchés existants
Toutes les opérations financières quelques soient, suscitent l’intervention de plusieurs agents
économiques qui, ont des besoins de financements à savoir les entreprises, l'Etat ou les
collectivités locales, dans un marché qui leur permet de superviser les offres et les demandes,
pour en saisir les bonnes opportunités.

Et on ne peut plonger dans les OPCVM et les éléments y afférents sans avant, parler du
marché parent qui est le marché des capitaux .En effet, les marchés de capitaux mettent en
relation les agents économiques détenant un excédent de capitaux et ceux qui ont des besoins
de financement. Grâce à cette jonction, les marchés de capitaux permettent notamment le
financement de l’économie.

Figure 16 : Echange de titres entre demandeur et offreur d'argent

Sur les marchés de capitaux, on échange des capitaux, c'est-à-dire de l'argent matérialisé par
des titres ou des devises. Un continuum d'échéances, du très court terme au long terme, lie
aujourd'hui les marchés monétaire et financier. Les titres du marché monétaire (titres de
créances négociables et bons du Trésor) portent sur des échéances qui vont du très court au
moyen terme, tandis que ceux du marché financier (actions, obligations et produits hybrides)
se caractérisent généralement par des échéances de plus long terme.

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Rapport de fin d’année EMSI
Figure 17 : Arborescence des marchés

Le système financier international permet la distribution de l'épargne (investisseurs) en


direction des emprunteurs par deux biais :

Le financement indirect: c'est le mode de financement classique (intermédiation). les


établissements de crédit drainent l'épargne pour le redistribuer sous forme de crédits.

Le financement direct (finance de marché) : les emprunteurs s'adressent directement aux


prêteurs sur les marchés de capitaux en leur vendant des actifs financiers (titres de créances
négociables, actions, obligation) qui constituent des créances sur les recettes futures ou les
actifs de l'emprunteur.

1- Mécanisme et fonctions des marchés de capitaux :


Les marchés de capitaux sont donc les lieux (réels ou virtuels) sur lesquels s'effectuent les
transactions sur les actifs financiers et sur les produits dérivés. Ils représentent l'ensemble des
offres et demandes de capitaux à court, moyen et long terme et de produits dérivés.

L’équilibre ce marché global de l’argent est assuré par les banques centrales.

Le marché des capitaux à différentes fonctions. Parmi les plus importantes, on peut citer :

 Le financement permanent de l’économie nationale : la fonction principale des


marchés de capitaux est de drainer l'épargne afin de la transformer en instruments
financiers susceptibles de servir au financement de l'économie nationale. Par rapport
au financement bancaire classique, le financement de l'entreprise à travers le recours
aux marchés de capitaux semble de nos jours de plus en plus recherché par les
entreprises compte tenu des avantages qu'il procure, parmi lesquels on peut citer:

-un coût d'endettement avantageux

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Rapport de fin d’année EMSI
-des procédures moins contraignantes

 le maintien la liquidité de l’épargne: grâce à une multitude de produits, les marchés de


capitaux permettent de structurer la liquidité de l'épargne. C'est ainsi que chaque
épargnant cherche le produit le plus adapté à ses besoins, en fonction de son aversion
au risque et la durée de la disponibilité de l'épargne. La liquidité de l'épargne est
également assuré à travers l'existence d'un marché secondaire qui permet la
négociation des titres avant leurs échéances.
 le pricing des actifs : la régularité es cotations affichées par les marchés de capitaux
permet aux investisseurs d'apprécier de manière permanente la valeur des actifs
financiers
 contribuer à la mutation des entreprises: en plus de sa mission de lieu de rencontre
entre l'offre et la demande des capitaux, les marchés de capitaux offrent également aux
entreprises la possibilité de réaliser des opérations de fusion-acquisition
 la négociation raisonnée du risque : les marchés de capitaux offrent aux investisseurs
des opportunités d couverture de risques ou à l'inverse de prise de risques
(spéculation)

2-La typologie des marchés existants


Les marchés financiers par classe d'actifs

 Le marché actions

Les actions sont des titres de propriété. Elles représentent une part du capital d'une entreprise.
Les entreprises utilisent le marché action pour se financer, pour partager le risque
d'investissements avec les différents souscripteurs. 

 Le marché obligataire

 : Les obligations sont des titres de créances émis par des entreprises, des collectivités et par
les Etats. Elles sont un moyen de financement long terme. Une émission d'obligations peut
être comparée à un emprunt bancaire fait sur les marchés financiers.

 Le marché monétaire

Le marché monétaire est celui sur lequel s'échangent les actifs très liquides. On y trouve des
titres de créances court terme dont la durée ne dépasse pas un an. Ce marché se subdivise lui-
même entre marché des titres de créances négociables et le marché interbancaire.

-Le marché interbancaire (marché monétaire): Ce marché permet la rencontre de l’offre et de


la demande de liquidités bancaires entre les établissements de crédit (les banques, les sociétés
de financement et Bank Al-Maghreb) et les sociétés d’investissements. Il permet à ces
établissements de s’approvisionner en liquidités à court terme.

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Rapport de fin d’année EMSI
-Le marché des titres de créances négociables (TCN) : Ce marché favorise l’accès au marché
financier des opérateurs économiques (banques, entreprises, etc.) qui peuvent y placer leurs
excédents de liquidités. Les agents y échangent essentiellement des billets de trésorerie (de 1
jour à 1 an), des certificats de dépôts pour les établissements de crédit (de 1 jour à 1 an), des
bons du Trésor (échéances variables) et des bons à moyen terme négociables

 Le marché des dérivés

Sur les marchés de capitaux, on échange aussi, et de plus en plus, des risques. C'est l'objet des
marchés d'instruments dérivés : ce sont des marchés qui permettent de gérer les risques
associés aux fluctuations de cours, de taux ou de change grâce à des instruments financiers.
Un produit dérivé est un contrat entre deux parties qui vont s'accorder sur le prix d'un actif.
C'est donc un instrument financier sous-jacent d'un actif qui permet de fixer le prix de ce
dernier pour une période donnée. La valeur d'un produit dérivé dépendra donc de la
valeur de son actif sous-jacent au cours du temps. Initialement ces produits avaient pour but
de couvrir les entreprises contre des risques financiers tels qu'une augmentation du prix
des matières premières ou un risque de change Ce marché regroupe tous les types d'options,
les forwards, les futures, les swaps et les dérivés de crédits. C'est avant tout un marché de
couverture. Il est utilisé par de nombreux acteurs pour se couvrir du risque de change, de
variations de prix. Il est également utilisé par certains à des fins spéculatives. Les produits
dérivés sont adossés à tous types de produit (matières premières, actions, indices, devises….)

 Le marché des changes (le Forex)

C'est le marché sur lequel s'échangent les devises du monde entier. C'est aujourd'hui le plus
gros marché du monde avec un volume de transactions sur le Forex dépassant les 5300
milliards de dollars par jour en 2013.

Le marché primaire et secondaire

Dans tout marché, il y a le neuf et l’occasion. Le marché du neuf, de création de valeurs ou


titres, est appelé marché primaire. Le marché de l’occasion ou d’échange de valeurs ou titres
déjà créés est appelé marché secondaire.

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Rapport de fin d’année EMSI
Figure 18 : Mécanisme du marché primaire et secondaire

Sur le marché actions et obligataire, il faut distinguer le marché primaire et le marché


secondaire. Le marché primaire est le marché du neuf. C'est le lieu ou sont émis et souscrit les
nouveaux titres financiers. On y trouve donc les introductions en bourse, les augmentations de
capital et les émissions d'emprunts obligataires.
Le marché secondaire est le marché de l'occasion. Ce sont les marchés financiers tels que
vous les connaissez. Les investisseurs s'y échangent les titres financiers préalablement émis et
souscrits. 
Le point commun entre le marché primaire et le marché secondaire, c'est que les investisseurs
échangent des titres financiers contre des liquidités.

Les marchés financiers par type de règlement/livraison

 Les marchés au comptant

La transaction est immédiate et c'est le prix spot qui est utilisé. Le règlement et la livraison
des titres financiers se fait à l'issue de la transaction. La livraison peut prendre plusieurs jours
dans certains cas mais ce temps de latence tend à se réduire avec le développement
technologique (ordinateurs et serveurs plus puissants). Le trading au comptant est le mode de
règlement/livraison privilégié par les particuliers.

 Les marchés à terme

Le règlement et la livraison des titres financiers est différé à une date future. Sur les marchés
organisés, on parle de contrats futurs et sur les marchés de gré à gré, on parle de contrats
forwards. L'acheteur et le vendeur sont engagés définitivement sur un produit, une quantité et
un prix à la date future. Les marchés à terme sont principalement des marchés de couverture
mais peuvent également être utilisé à des fins spéculatives.

 Les marchés des options

15
Rapport de fin d’année EMSI
L'investisseur achète le droit d'acheter (call) ou de vendre (put) à une date future à un prix
déterminé à l'avance. Il n'y a aucune obligation d'achat ou de vente à l'échéance contrairement
aux marché à terme. Le prix des options est influencé par de nombreux facteurs.

Les marchés financiers par type de contrepartie

 Le marché de gré à gré

C'est un type de marché ou les transactions se font sans intermédiaire (over the counter).
L'acheteur et le vendeur conviennent en direct d'un prix pour une quantité donnée d'un actif
financier, à une date déterminée. C'est le cas par exemple d'un contrat forward.

 Le marché organisé

Sur ce type de marché, les transactions passent par l’intermédiaire d'une chambre de
compensation qui garantit l'issue de la transaction en contrepartie d'une commission. Tous les
ordres d'achats et de ventes sur un actif sont regroupés dans un carnet d'ordres géré par une
société de Bourse comme Euronext par exemple. Tous les actifs financiers cotés en Bourse
sont lié à un marché organisé. C'est le cas des actions, des obligations...

3- Le financement dans les marchés de capitaux


Lorsqu'une entreprise souhaite attirer des financements pour des investissements à long terme,
l'un de ses premiers objectifs est de décider si elle doit le faire par l'émission d'obligations ou
d'actions.

En optant pour des actions, elle évite une augmentation de l'endettement et, parfois, de
nouveaux actionnaires peuvent aussi proposer un accompagnement autre que financier,
comme une expertise dans certains domaines ou les contacts qui peuvent être utiles.

En revanche, l'émission d'actions va diluer les droits de propriété des actionnaires déjà
existants et, s'ils souhaitent prendre le contrôle de la société, les nouveaux actionnaires
pourraient même remplacer la direction existante. Du point de vue de l'investisseur, les
actions offrent la possibilité d'augmenter les profits et des gains en capital si l'entreprise
réalise des profits et verse des dividendes.

Au contraire, les obligations sont plus sûres si l'activité de l'entreprise n'est pas rentable, car
elles sont moins affectées par les baisses de prix massives et, dans le cas d'une faillite, les
détenteurs d'obligations recevront très probablement une partie de leur argent, tandis que les
actionnaires ne vont rien recevoir.

Quand une entreprise tire des financements du marché primaire, ce processus implique très
probablement plus de réunions en face à face que de transactions sur le marché des capitaux.
Qu'elles émettent des actions ou des obligations, les entreprises font généralement appel aux
services d'une société d'investissement ou d'une banque pour assurer la médiation entre elles
et le marché.

16
Rapport de fin d’année EMSI
L'équipe de la banque ou de la société d'investissement rencontre souvent les chefs
d'entreprise pour s'assurer que les plans sont cohérents. La banque ou la société
d'investissement s'engage à souscrire à l'offre et travaillera avec un réseau de brokers ou
courtiers afin de vendre aux investisseurs les actions ou les obligations du client.

Cette étape est généralement effectuée principalement par le biais de systèmes informatisés,
bien que les courtiers contactent leurs clients préférés par téléphone pour les informer en ce
qui concerne cette opportunité.

Les intervenants sur le marché boursier

Le marché boursier est structuré selon trois filières :


- Filière de l'inscription (marché primaire) :
Il s'agit de l'admission d'une société dans l'un des trois compartiments de la bourse. C'est une
phase de diffusion et de placement de titres. Elle est caractérisée par une centralisation des
souscriptions, allocation des titres par catégorie d'investisseurs et fixation du cours de
première cotation.
- Filière de négociation (marché secondaire) :
Lors de cette phase, le rôle de la Société Gestionnaire consiste en l'organisation et la
surveillance du marché, l'enregistrement des transactions, la centralisation des offres
publiques, la gestion des opérations sur titres et le calcul des indices.
Le marché secondaire est organisé en:
 un Marché Central, où sont confrontés l’ensemble des ordres de vente et d’achat
pour une valeur mobilière inscrite à la cote de la Bourse des Valeurs ;
 un Marché de Blocs où peuvent être négociées par entente directe (de gré à gré) les
opérations sur des valeurs mobilières inscrites à la cote et qui portent sur des quantités
supérieures ou égales à la taille minimum de blocs selon des conditions de cours issues
du Marché Central.

- Filière de dénouement :
C'est la phase du règlement espèce contre livraison de titres. L'intervention de la Société
Gestionnaire consiste en la gestion des risques et la garantie de bonne fin des opérations, c'est
à dire les acheteurs seront livrés et les vendeurs payés à date déterminée.

 Les Sociétés de Bourse

Agréées par le Ministère des Finances et de la Privatisation, les sociétés de bourse ont pour
objet, outre l’exécution des transactions sur les valeurs mobilières, la garde des titres, la
gestion des portefeuilles de valeurs mobilières en vertu d’un mandat, le conseil à la clientèle
et l’animation du marché des valeurs mobilières inscrites à la cote.
Les sociétés de bourse participent également au placement des titres émis par les personnes
morales faisant appel public à l’épargne et assistent ces dernières à la préparation des
documents d’information destinés au public.

17
Rapport de fin d’année EMSI
 Bourse de Casablanca

La Bourse de Casablanca a initié, le 07 novembre 1929, sa première séance de cotation. La


Bourse de Casablanca est donc une société anonyme en charge de l’organisation et de la
gestion du marché boursier. Elle est placée sous la tutelle du Ministère des Finances et de la
Privatisation et ses parts sont détenues à parts égales par les sociétés de bourse.

Sa gestion est définie par un cahier des charges et concerne principalement l’organisation
des introductions en bourse, la gestion des séances de cotation, la diffusion des cours et des
indices et l’administration d’un système de compensation et de garantie. Le périmètre et le
contenu de ses actions sont définis, sous forme de règles de marché, dans un Règlement
Général.

Plus généralement, la Bourse de Casablanca veille à la promotion et au développement du


marché boursier marocain.

 Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC)

Établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, l'AMMC est


l’autorité de marché. Il a pour mission de :   protéger l'épargne investie en valeurs mobilières
ou tout autre placement réalisés par appel public à l'épargne ;  

 Le Dépositaire Central MAROCLEAR

MaroClear est le dépositaire central des titres au Maroc. Il a été créé en vertu des dispositions
de la loi n° 35-96 du 9 juillet 1997 qui a institué le régime de la dématérialisation des valeurs
mobilières.
En tant que société anonyme, Maroclear assure pour le compte de ses affiliés la conservation
des titres, leur circulation ainsi que leur administration.

 Bank Al-Maghrib

La banque centrale du Royaume du Maroc, dénommée « Bank Al-Maghrib », est un


établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a été
créée en 1959 en substitution à l’ancienne « Banque d’Etat du Maroc ».

Missions fondamentales de la BAM :

 Exercer le privilège de l’émission des billets de banque et des pièces de


monnaie ayant cours légal sur le territoire du Royaume.
 Mettre en œuvre les instruments de la politique monétaire pour assurer la
stabilité des prix.
 Veiller à la stabilité de la monnaie et à sa convertibilité.

18
Rapport de fin d’année EMSI
 Veiller au bon fonctionnement du marché monétaire et à assurer son contrôle.
 Gérer les réserves publiques de change.
 S’assurer du bon fonctionnement du système bancaire et veiller à
l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à
l’exercice et au contrôle de l’activité des établissements de crédit et
organismes assimilés.
Assurer le rôle d’agent financier du Trésor.

 Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM)

Pour le petit épargnant qui désire investir en Bourse et qui n’a aucune idée des valeurs à
acheter ou à vendre, il lui est conseillé de placer son argent dans ce qu’on appelle un
organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Les OPCVM se
répartissent en quatre types : - les OPCVM actions. - les OPCVM obligations ; - les OPCVM
diversifiés ; - les OPCVM monétaires, et c’est bien l’organisme qui constitue le cœur de notre
recherche.

Section 2 : AMMC gendarme des Marché de capitaux

Avoir avoir donné une petit aperçu sur ce que c’est l’AMMC (Autorité Marocaine des Marché
de Capitaux) ex CDVM (Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières). L’ampleur de notre
sujet, nécessite d’en parler d’avantage, puisque c’est l’étape primordiale avant toute
constitution d’OPCVM et aussi elle intervient dans toute la vie de ces organismes. Dans tout
Etat au monde, les opérations d’investissement, de placement et de financement sont régulés
par des organismes instaurés par l’Etat pour garantir la conformité de ces opérations à la loi et
pour que nulle des parties impliquées dans ce genre d’opérations ne soit lésée. Au Maroc
l’organisme dédié à cette mission est l’AMMC (autorité marocaine des marchés de capitaux).

1-Présentation
L'AMMC a pour mission générale de protéger l'épargne investie en instruments financiers.
Pour assurer sa mission, l'AMMC veille à l'information des investisseurs en instruments
financiers, ainsi qu’au bon fonctionnement du marché d'instruments financiers à travers le
contrôle du respect des dispositions légales et réglementaires les régissant.
L'AMMC contribue au développement du marché pour une meilleure protection des
investisseurs. Cela se traduit par :
 Un marché qui dispose de la confiance des investisseurs ;
 Une information disponible, claire, simple et compréhensible ;
 Un traitement équitable et transparent des investisseurs de la part des intervenants du
marché ;

19
Rapport de fin d’année EMSI
 Une régulation basée sur une approche risque, aussi bien les risques opérationnels que
les risques financiers ;
 Des investisseurs aptes, avertis et conscients des risques.

2-Ses missions
En tant qu’autorité de régulation du marché des capitaux, l'AMMC a été instituée par le Dahir
n° 1-13-21 portant loi n° 43-12 et a pour mission de :
 S’assurer de la protection de l’épargne investie en instruments financiers ;
 Veiller à l'égalité de traitement des épargnants, à la transparence et à l'intégrité du marché
des capitaux et à l'information des investisseurs;
 S'assurer du bon fonctionnement du marché des capitaux et veiller à l'application des
dispositions législatives et réglementaires ;
 Assurer le contrôle de l'activité des différents organismes et personnes soumis à son
contrôle;
 Assurer le respect de la législation et de la réglementation en vigueur relatives à la lutte
contre le blanchiment des capitaux, par les personnes et les organismes placés sous son
contrôle;
 Contribuer à la promotion de l'éducation financière des épargnants;
 Assister le gouvernement en matière de réglementation du marché des capitaux.

Pour la réalisation de ces missions, l'AMMC est dotée des prérogatives suivantes :
-Elaboration des circulaires :
A travers les circulaires, l'AMMC fixe les règles de pratique professionnelle, les règles
déontologiques et les modalités techniques ou pratiques d’application des lois et règlements.
L’élaboration des circulaires est menée en concertation avec les professionnels et s’appuie sur
les pratiques et les normes internationales en matière de réglementation des marchés de
capitaux. Les circulaires sont homologuées par l'administration et publiées au "Bulletin
officiel".
-Visa, agrément et avis relatifs aux produits :
Selon le cas, l'AMMC agrée les produits d’épargne collective ou formule un avis à leur sujet
et vise les notes d’information destinées aux investisseurs. Les produits concernés sont les
OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières), les OPCR (organisme de
placement en capital-risque) et les FPCT (fonds de placement collectif en titrisation). A
travers cette prérogative, l'AMMC veille à sécuriser l’investissement en s’assurant du respect
des exigences légales et réglementaires relatives aux produits et à l’information des
investisseurs et en vérifiant la capacité des intervenants à gérer lesdits produits.

20
Rapport de fin d’année EMSI
-Visa des notes d’informations des opérations financières :
L'AMMC vise les notes d'information des émetteurs à l’occasion d’opérations d’appel public
à l’épargne, d’offres publiques et des programmes de rachat, après examen de la pertinence et
de la cohérence de l’information destinée aux investisseurs. L’objectif est de s’assurer que les
investisseurs disposent de toute l’information pertinente pour prendre leurs décisions
d’investissement en connaissance de cause. La note d’information visée par l'AMMC est mise
gratuitement à la disposition du public préalablement au début de l’opération.
-Contrôle de l’information financière des émetteurs :
L’objectif de ce contrôle est de veiller à ce que le public ait une information régulière sur les
émetteurs qui le sollicitent. Ainsi, l'AMMC s’assure que ces derniers respectent leurs
obligations de publication des états financiers annuels et semestriels et rendent publique toute
information importante pouvant avoir une influence sur les cours en bourse de leurs titres ou
une incidence sur le patrimoine des porteurs de titres. Elle veille à ce que l’information soit
précise, sincère, exacte et diffusée, à temps, à l’ensemble de la communauté financière.
-Contrôle des intervenants :
Les intervenants soumis au contrôle de l'AMMC sont les sociétés de bourse, la bourse des
valeurs, les teneurs de compte, le dépositaire central et les sociétés de gestion. Ce contrôle se
décline sous deux formes complémentaires : le contrôle sur place, à travers des inspections au
sein des locaux des intervenants, et le contrôle sur pièces, à travers des reportings dont
l'AMMC fixe le contenu et la périodicité. La finalité principale du contrôle est de s’assurer
que l’intervenant présente en permanence des garanties suffisantes, notamment en ce qui
concerne son organisation, ses moyens techniques, financiers et humains et de vérifier que les
conditions d’agrément sont maintenues.
-Traitement des plaintes :
L'AMMC reçoit les plaintes des épargnants concernant les opérations sur instruments
financiers, procède à la vérification du bien fondé de la plainte et prend les mesures qui
s'imposent.
-Surveillance, enquêtes et sanctions :
L'AMMC veille à la conformité des transactions sur les instruments financiers aux règles du
marché afin d’en assurer l'intégrité. L'AMMC mène des enquêtes, quand c’est nécessaire.
Quand les faits se révèlent avérés, l'AMMC est habilitée à prononcer des sanctions à
l’encontre d’intervenants suite à la constatation d’infractions ou manquements aux règles
régissant leurs activités ou le fonctionnement du marché. Les sanctions sont prononcées selon
une procédure respectueuse des droits de défense des intervenants concernés.

3 – Organigramme :

L’organigramme qui suit expose plus explicitement les différents départements de l’AMMC
ainsi que la hiérarchie qui se trouve au sein de l’autorité

21
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 19 : Organigramme de l'AMMC

Source : Guide de l’AMMC

 Pour conclure le marché primaire est le marché ou les titres financiers sont émis pour la
première fois avec un prix d’émission (marché du neuf) et ou l’investisseur rencontre
directement l’émetteur de titre, contrairement au marché secondaire (marché de l’occasion)
ou se fait l’échange de titres déjà émis auparavant dans le marché primaire par un prix de
marché et qui regroupe les investisseurs ayant l’intention de s’échanger des titres. Aussi
l’organisme qui pilote ces transactions de titres et de valeurs mobilières au Maroc est en
l’occurrence l’AMMC qui a comme but de réguler ces flux, garantir le respect des lois et la
transparence de ces opérations et sert aussi comme une source d’information en ce qui
concerne l’actualité de l’offre et la demande de ces valeurs mobilières.

Section 3 : Les OPCVM : acteur majeur dans le marché boursier


La Bourse est un marché financier, c'est-à-dire un lieu où l'on échange des titres de sociétés. Mais plus
prosaïquement, la Bourse est un endroit où les entreprises qui ont besoin de financement pour investir
et croître, font appel public à l'épargne, donc vendent leurs titres afin de se financer sans passer par
l'emprunt bancaire.

Casablanca : 76 entreprises cotées à la bourse avec une capitalisation qui atteint 53 milliards d’euros

Euronext : Plus de 1300 entreprises cotées à la bourse avec une capitalisation qui atteint 2600
milliards d’euros

Les OPCVM au Maroc constitue le monopole si on peut dire des organismes qui investissent dans la
bourse. Face à l’incompétence des investisseurs et leur peur de s’aventurer dans le marché boursier

22
Rapport de fin d’année EMSI
plein de risques et d’incertitudes , les OPCVM restent une bonne alternative pour confier la gestion de
leurs épargnes aux professionnels du marché. Et donc à une échelle nationale aussi restreinte qu’elle
soit les OPCVM occupe une place très important dans la place boursier casablancaise.

Les épargnants investissent directement, en actions et obligations émises par les entreprises et
qui sont négociées en bourse. Dans ce circuit, les épargnants prennent la risque de défaillance de
l’entreprise : si l’une d’entre elles fait faillite, l’épargnant peut prendre tout ou partie de son
investissement.

Ce circuit est donc plus risqué pour l’épargnant, mais ce risque est compensé par une
espérance de rendement plus élevée.

Bourse

Portefeuilles Émission d’actions

Boursiers en direct et d’obligations

Particuliers Entreprises

(Besoins de placement) (Besoins de


financement)

C’est dans le but d’assurer aux épargnants le but d’assurer aux épargnants l’accès à la Bourse,
dans les meilleures conditions de sécurité et de performance, que le législateur a crée les OPCVM.

Grâce à ces derniers, les épargnants peuvent mettre en commun leur épargne et en confier la
gestion à des professionnels.

Bourse

OPCVM

Particuliers Entreprises

(Besoins de placement) (Besoins de financement)

23
Rapport de fin d’année EMSI
Les OPCVM ont donc pour vocation de contribuer au financement de l’économie par une
canalisation de l’épargne vers la bourse.

Apres avoir exposé brièvement la position de ces organisme dans le marché boursier marocain, le
chapitre suivant nous permettra de plonger d’avantages dans les caractéristiques et tous les éléments y
afférents.

Chapitre 2 : Mécanisme de fonctionnement des OPCVM


Section 1 : Présentation des OPCVM
Au Maroc, l'introduction de ce nouvel instrument s'inscrit dans le cadre des actions entreprises
en vue de développer le secteur financier au Maroc, mobiliser l'épargne longue et diversifier
les moyens de financement de l'économie .

Avant d’attaquer ce chapitre, il indispensable de schématiser le mécanisme des OPCVM et la


logique voilée derrière ce type de placement. Dans les figures qui suivent j’ai essayé de
schématiser le processus des OPCVM.

Figure 20 : Intention de l'épargnant

Source : Auteur

24
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 21 : Mécanisme simplifié des OPCVM

Source : Auteur

1-Définition de l’organisme de placement collectif en Valeur Mobilières


(OPCVM) :
Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) sont des portefeuilles
de valeurs mobilières gérés par des professionnels et détenus collectivement (sous forme de
parts ou d’actions) par des investisseurs particuliers ou institutionnels. Ils sont habilités à
collecter de l'épargne, aussi modeste soit-elle, en vue d’être investie sur le marché financier
selon une politique de placement bien définie.

 Organisme : Dans un souci de sécurité et de contrôle, le législateur a édicté un cadre


juridique strict à ces organismes faisant appel public à l’épargne. Ainsi, tout OPCVM
ne peut être constitué sans l’accord préalable du l’Autorité Marocaine des Marchés de
Capitaux(AMMC). De plus l'OPCVM bénéficie d’une réglementation spécifique,
notamment en matière d’encadrement de sa politique de placement et de ses
obligations comptables et d’informations à l’égard des investisseurs. (Ratios
prudentiels, mise à la disposition du public d’une note d’information visée par le
(AMMC) et mise à jour, publication dans un journal d’annonces légales d’un rapport
annuel et d’un rapport semestriel …).

25
Rapport de fin d’année EMSI
 Placement : les OPCVM sont des supports permettant d’investir l’épargne collectée
en valeurs mobilières.

 Collectif : cette notion de collectivité présente 3 avantages :


 les OPCVM sont accessibles à tous, y compris aux petits épargnants ;
 L’investissement du petit épargnant est aussi bien géré que celui de l’épargnant
plus important, et les bénéfices sont équitablement répartis au prorata de leur mise
initiale.
 Tous ensemble, ces investissements représentent une somme fort conséquente
qu’il est alors possible de gérer dans des conditions optimales de performance
(accès au marché financier) et de sécurité (diversification des risques).

 Valeurs Mobilières : les OPCVM, dont la gestion est assurée par des professionnels,
investissent les sommes qui leurs sont confiées sur le marché financier, dans l’optique
de les faire fructifier. Ces investissements sont constitués d’un ensemble de valeurs
mobilières, actions, obligations et bons de trésor pour l’essentiel.

2 - Autorisations auxquelles sont soumis les OPCVM :


Dans la vie d’un OPCVM, interviennent plusieurs acteurs qui participent à son organisation et
à son fonctionnement :

La société de gestion : est chargée de la gestion administrative, comptable et financière de


l’OPCVM.
Conformément au Dahir portant loi n° 1-93-213 relatif aux Organismes de Placement
Collectif en Valeurs Mobilières : ne peuvent exercer les fonctions d’établissement de gestion
que les personnes morales remplissant les conditions suivantes :
 Avoir pour objet exclusif la gestion d’OPCVM ;
 Avoir son siège social au Maroc ;
 Disposer d’un capital social dont le montant ne peut être inférieur à un niveau
minimum fixé par le ministre chargé des finances, sur proposition du conseil
déontologique des valeurs mobilières.
 Présenter des garanties suffisantes, (en termes d’expérience des dirigeants, financières,
technologiques…)

L’établissement dépositaire : assure la garde des actifs de l’OPCVM, reçoit les souscriptions
et effectue les rachats d’actions ou de parts. Il exécute les ordres de la société de gestion
concernant les achats et les ventes de titres, ainsi que ceux relatifs à l’exercice des droits de

26
Rapport de fin d’année EMSI
souscription et d’attribution attachés aux valeurs comprises dans les actifs des OPCVM. Il en
assure tout encaissement et paiement.
L’établissement dépositaire s’assure, en permanence et a posteriori, du respect par la société
de gestion des règles prudentielles, de la classification, de l’orientation d’investissement et de
la politique de placement, telles que spécifiées dans la note d'information.
La fonction d’établissement dépositaire peut être exercée par les personnes morales suivantes,
ayant leur siège social au Maroc :
 Les banques agréées conformément à la législation qui les régit ;
 La caisse de dépôt et de gestion ;
 Et les établissements ayant pour objet le dépôt, le crédit, la garantie, la gestion de
fonds ou les opérations d’assurance et de réassurance. Ces établissements doivent
figurer sur une liste arrêtée par le ministre chargé des finances, après avis de l’Autorité
Marocaine des Marchés des Capitaux (AMMC).

Les réseaux de commercialisation : La commercialisation des OPCVM, c'est-à-dire la


recherche de nouveaux souscripteurs, est traditionnellement assurée par :

 les banques à travers le réseau d'agences qu’elles détiennent

 les sociétés de gestion elles-mêmes.

L’AMMC (l’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux) : est un établissement public


chargé de s’assurer de la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières et de proposer
à cette fin les mesures nécessaires. A ce titre l’AMMC contrôle que l’information devant être
fournie par les personnes morales faisant appel public à l’épargne, aux porteurs de valeur
mobilières et au public, est établie et diffusée conformément aux lois et règlements en vigueur
et s’assure de l’égalité de traitement des porteurs de valeurs mobilières.
Il veille au bon fonctionnement des marchés de valeurs mobilières et en particulier s’assure de
l’équité, de la transparence et de l’intégrité de ces marchés. Il assiste aussi le gouvernement
dans l’exercice de ses attributions en matière de réglementation de ces marchés.
De ce fait, les sociétés de gestion et les OPCVM sont soumis au contrôle de l’AMMC.

Le commissaire aux comptes : l’établissement de gestion d’un FCP ou le conseil


d’administration d’une SICAV désigne un commissaire aux comptes pour trois exercices. Il
doit être choisi parmi les experts comptables inscrits à l’ordre des experts comptables. En
l’absence de cet ordre, il devra être choisi parmi les experts comptables diplômés.
Le commissaire aux comptes d’un OPCVM a pour mission permanente, de vérifier les livres
et les valeurs de l’OPCVM et de contrôler la régularité et la sincérité des comptes de ce
dernier. Il vérifie également la sincérité des informations afférentes à la situation financière.

27
Rapport de fin d’année EMSI
La société de bourse : a pour objet principal le conseil et le démarchage de la clientèle pour
l'acquisition ou l'aliénation de valeurs mobilières, l'exécution des transactions sur les valeurs
mobilières inscrites à la Bourse des Valeurs pour le compte de la clientèle, ainsi que
l’animation du marché.
Les sociétés de bourse sont régies par le Dahir portant loi n°1-93-211relatif à la Bourse des
Valeurs du 21 septembre 1993, et sont agréées par le Ministère de l'Economie et des Finances
après avis du CDVM.

Maroclear : ou le Dépositaire Central, est une société anonyme, seule compétente pour
assurer la conservation des titres qui lui sont confiés, en faciliter la circulation et en simplifier
l’administration pour le compte de ses affiliés (principalement les intermédiaires financiers :
les banques, sociétés de financement, sociétés de bourse, Bank Al-Maghrib…).

A ce titre, il exerce notamment les missions suivantes :


 Il opère tous virements entre les comptes courants sur instruction de ses affiliés, soit
directement, soit dans le cadre d’un processus de règlements contre livraisons de titres
et, concomitamment aux livraisons des titres, ordonnance, le cas échéant, les
règlements espèces correspondants. Ces règlements s’effectuent dans les comptes
courants espèces ouverts au nom des affiliés auprès de Bank Al- Maghrib ;
 Il met en oeuvre toutes procédures en vue de faciliter à ses affiliés l’exercice des droits
attachés aux titres et l’encaissement des produits qu’ils génèrent ;

Aussi il exerce des contrôles sur la tenue de la comptabilité titres des teneurs de comptes et
vérifie en particulier les équilibres comptables, dans le cadre du régime général de
l’inscription en compte.

La Bourse des Valeurs de Casablanca : est un marché réglementé sur lequel sont
publiquement négociées les valeurs mobilières.
Le marché de la bourse des valeurs comprend un marché central, sur lequel sont confrontés
l’ensemble des ordres de vente ou d’achat pour une valeur mobilière inscrite à la cote de la
bourse des valeurs, et un marché de blocs sur lequel peuvent être négociées par ententes
directe les opérations sur des valeurs mobilières inscrites à la cote de la bourse des valeurs et
qui portent sur des quantités importantes.
La cote de la bourse des valeurs regroupe l’ensemble des valeurs mobilières admises à la
négociation en bourse par la société gestionnaire. Elle est composée de compartiments
distincts dont les conditions d’admission diffèrent d’un compartiment à un autre.

- Avantages et risques des OPCVM :

28
Rapport de fin d’année EMSI
De nombreux avantages sont associés à l’investissement en OPCVM :
+ La diversification : Les OPCVM investissent dans de nombreux titres financiers
différents. Le souscripteur peut ainsi accéder à un large panier d’instruments financiers pour
un montant investi peu élevé ;
+ La délégation de la gestion à des professionnels : La gestion des OPCVM est confiée à
des professionnels expérimentés qui, au sein d’une société de gestion, prennent les décisions
pour le compte des investisseurs en se fondant sur un suivi continu et une analyse approfondie
du marché des capitaux ;
+ Un large choix : Il existe actuellement, toutes catégories confondues, plus de 440 OPCVM
commercialisés au Maroc offrant des stratégies d’investissement variées ainsi que des niveaux
de risque et de rendement différents ;
+ Une valorisation continue : Les OPCVM valorisent en permanence leurs actifs à leur
valeur de marché ;
+ Un cadre législatif et réglementaire strict : l’AMMC, le dépositaire et le CAC contrôlent
le respect permanent par l’OPCVM et sa société de gestion de l’ensemble des dispositions
législatives et réglementaires auxquelles ils sont soumis et qui permettent d’en encadrer les
risques;
+ La liquidité: Les parts ou actions d’OPCVM peuvent être achetées ou cédées au moins une
fois par semaine ;
+ Les frais facturés à l’investisseur (frais de souscription, frais de rachat et frais de gestion)
sont facilement identifiables et donc comparables ;
+ Le rendement : Il dépend de la catégorie de l’OPCVM et peut, du fait de la gestion dont il
est l’objet de la part de professionnels, être plus intéressant que celui d’un placement bancaire
classique ou d’un investissement effectué directement ;
+ La fiscalité : Les investisseurs en OPCVM bénéficient d'une fiscalité avantageuse qui peut
dépendre de la catégorie de l’OPCVM ;
+ Accessibilité : Les parts ou actions d’OPCVM sont généralement commercialisées par un
large réseau de distribution et à un prix qui peut être modéré.

Concernant les risques , Non, il n'y a pas d'OPCVM sans risque. Le portefeuille des OPCVM
est constitué de valeurs mobilières (actions, obligations) et de liquidités : le risque lié à
l'investissement en part d'OPCVM est donc celui du portefeuille de l'OPCVM en question. La
classification des OPCVM a été créée en vue de renseigner sur les risques encourus lors d’un
investissement en parts d'OPCVM. Il existe aujourd'hui quatre catégories d'OPCVM:
OPCVM Actions, OPCVM Diversifiés, OPCVM Obligations et OPCVM Monétaires (par
degré d'exposition au risque action décroissant). En règle générale, plus un OPCVM contient
d'actions, plus le risque est élevé et plus l'espérance de gain est importante. Toutefois, un
OPCVM peut être accompagné d'un contrat d'assurance permettant de faire supporter à
l'assureur le risque d’une contre-performance, moyennant le paiement d’une prime.

29
Rapport de fin d’année EMSI
Section 2 : Classification des OPCVM
1-Les formes juridiques d’OPCVM :
On distingue deux grandes familles juridiques d'OPCVM:
les SICAV (Sociétés d'Investissement à Capital Variable) et les FCP (Fonds Communs de
Placement). Il n'y a pas de différence dans leur mode de fonctionnement, seule leur nature
juridique est différente.

1- Société de Placement Immobilier (SICAV) :

La SICAV est une société anonyme à capital variable qui émet des actions en échange des
sommes qui lui sont confiées et qu’elle a pour mission d’investir sur le marché des capitaux. Les
investisseurs en SICAV sont donc des actionnaires de cette dernière et peuvent à ce titre
s’exprimer sur la gestion de la SICAV au cours des assemblées générales*. La SICAV peut
assurer elle-même la gestion de ses investissements ou bien déléguer cette fonction à une
société de gestion.
Le montant du capital social d'un établissement de gestion de fonds communs de placement ne peut
être inférieur à un million de dirhams (5.000.000 DH).

2- Fonds Communs de Placement (FCP):

Le FCP est une copropriété d’instruments financiers qui émet des parts (au lieu d’actions). En
investissant dans un FCP, les investisseurs deviennent détenteurs de parts du FCP et membres d’une
copropriété. La gestion du FCP est toujours assurée par une société de gestion.

Le montant du capital social d'un établissement de gestion de fonds communs de placement ne peut
être inférieur à un million de dirhams (1.000.000 DH).

 Les SICAV et les FCP diffèrent uniquement de par leur nature juridique, mais ils constituent
tous deux des OPCVM et opèrent, pour le compte de leurs investisseurs, de manière identique.

2- Les différentes catégories d’OPCVM :


Les OPCVM sont classés, selon la politique d’investissement adoptée, en cinq catégories distinctes :
les OPCVM « actions », les OPCVM « Obligations », les OPCVM « monétaires », les OPCVM «
contractuels » et les OPCVM « diversifiés ». L’appartenance à une catégorie entraîne le respect en
permanence de certains critères de placement.

 Les OPCVM « actions » : sont en permanence investis à hauteur de 60% au moins de leurs actifs,
hors titres d' « OPCVM actions » et liquidités, en actions, en certificats d'investissement et en droits
d'attribution ou de souscription inscrits à la cote de la bourse des valeurs. De plus, sont aussi

30
Rapport de fin d’année EMSI
considérés comme des OPCVM actions, ceux investis à 100% (hors liquidité) dans d’autres OPCVM
actions.

 Les OPCVM « Obligations » : peuvent opter pour une stratégie d’investissement « à court terme »,
ou « à moyen et long terme ».
 Les OPCVM « obligations court terme » : sont en permanence investis à hauteur de 90% au
moins de leurs actifs, hors titres d’OPCVM « obligations court terme » et liquidités, en titres
de créances. Et ne peuvent détenir d’actions, ni de certificats d’investissement, ni de droits
d’attribution ou de souscription, ni de parts d’OPCVM « actions », ni de parts d’OPCVM «
diversifiés », ni de parts d’OPCVM « contractuels ».

 Les OPCVM « obligations moyen et long terme » : sont en permanence investis à hauteur
de 90% au moins de leurs actifs, hors titres d’OPCVM « obligations moyen et long terme » et
liquidités, en titres de créances.

 Les OPCVM « monétaires » : Les « OPCVM monétaires » sont ceux dont la totalité de l'actif, (hors
titres d' « OPCVM monétaires », de créances représentatives des opérations de pension qu'ils
effectuent en tant que cessionnaires et de liquidités), est en permanence investi en titres de créances.

De plus, au moins 50% de l'actif susvisé doit être en permanence investi en titres de créances de durée
initiale ou résiduelle inférieure à un an. Un OPCVM investi à hauteur de 100% de ses actifs, hors
créances représentatives des opérations de pension qu'il effectue en tant que cessionnaire et
liquidités, en titres d' « OPCVM monétaires », est classé dans la catégorie « OPCVM
monétaires ».

 Les OPCVM « contractuels » : sont les OPCVM dont l'engagement de l'établissement de gestion du
FCP ou de la SICAV, selon le cas, porte contractuellement sur un résultat concret exprimé en termes
de performance et/ou de garantie en montant investi par le souscripteur. En contrepartie de cette
garantie, l'établissement de gestion du FCP ou la SICAV peut exiger du souscripteur, des engagements
portant sur le montant investi et/ou la durée de détention des titres de l'OPCVM par ce dernier.

 Les OPCVM « diversifiés » : sont les OPCVM qui n'appartiennent ni à la classe des « OPCVM
actions », ni à la classe des « OPCVM obligations », ni à la classe des « OPCVM monétaires », ni à la
classe des « OPCVM contractuels ».

31
Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 11 : Classification des OPCVM

Section 3: Le fonctionnement des OPCVM


1-Le fonctionnement des OCPVM
Pour banaliser et simplifier le mécanisme de fonctionnement des OPCVM le maximum

possible, nous avons proposé de le présenter sous formes de questions comme ce qui suit :

Comment fonctionne un OPCVM ?


Auprès de qui acheter ?
Les FCP et SICAV sont disponibles auprès des réseaux bancaires et des sociétés de gestion
d’OPCVM.

A quel prix acheter ou vendre ?


Le prix d’achat correspond à la valeur liquidative (VL) de l’OPCVM majorée d’une
«commission de souscription». Le prix de vente correspond à la valeur liquidative de
l’OPCVM minorée, le cas échéant, d’une «commission de rachat ».

Qu’est-ce que la valeur liquidative ?

32
Rapport de fin d’année EMSI
La VL de l’OPCVM est la valeur de la part d’un FCP ou de l’action d’une SICAV. Cette
valeur est obtenue en divisant le montant global du portefeuille de valeurs mobilières et des
autres avoirs détenus par le FCP ou la SICAV, valorisé à la valeur de marché et diminué des
dettes (actif net), par le nombre de parts ou d’actions émises.

A quelle fréquence la valeur liquidative est-elle publiée ?


La note d’information précise la fréquence de publication de la VL retenue par l’OPCVM. En
principe, elle peut être publiée de façon hebdomadaire ou quotidienne.

Quelle est la valeur liquidative retenue lors d’une souscription ou d’un rachat ?
La valeur liquidative retenue comme référence pour la détermination du prix de souscription
ou de rachat des parts ou actions est la première valeur liquidative calculée après l’heure
limite de centralisation mentionnée dans la note d’information.

Dans quel délai un ordre d’achat ou de vente est-il exécuté ?


Le délai d’achat ou de vente ne peut dépasser la fréquence de calcul de la valeur liquidative
(une journée pour les OPCVM à VL quotidienne) mentionnée dans la note d’information.

L’investisseur qui souhaite transmettre un ordre de souscription ou de rachat devra prêter


attention à l’heure à laquelle il doit avoir transmis son ordre.
L’heure limite de passation des ordres signifie l’heure d’arrivée chez le centralisateur. Les
investisseurs doivent donc se renseigner sur la date et l’heure limite de passation de l’ordre à
leur intermédiaire, afin que l’ordre soit pris en compte lors de l’établissement de la prochaine
valeur liquidative.

Quels sont les frais appliqués aux OPCVM ?


1 - Les commissions de souscription ou «droits d’entrée» :
C’est un montant (généralement exprimé en pourcentage maximum) qui s’ajoute à la valeur
liquidative de l’OPCVM, que l’investisseur doit payer à chaque fois qu’il achète des parts ou
des actions d’OPCVM. Les frais de souscription sont payés lors de l’achat et viennent donc
augmenter le prix d’achat. Ces frais servent généralement à rémunérer l’acte de
commercialisation et sont négociables (réglés soit à la société de gestion, soit à l’organisme en
charge de la distribution de l’OPCVM) : on parle de commissions non acquises à l’OPCVM.

Ils peuvent également être en partie reversés à l’OPCVM, pour couvrir les frais liés au
placement des sommes perçues : on parle alors de commissions acquises à l’OPCVM.

33
Rapport de fin d’année EMSI
Exemple :
Frais de souscription = 0,5%
Valeur unitaire de la part = 100 MAD
Achat de 10 parts = 10 x 100 = 1 000 MAD
Frais à votre charge = 1 000 x 0,5% = 5 MAD
Coût total= 1 000 MAD + 5 MAD = 1 005 MAD

2-Les commissions de rachat ou « droits de sortie» :


Ils fonctionnent sur le même principe que les frais de souscription mais s’appliquent à la
revente des parts ou actions.
Les droits de sortie viennent diminuer la valeur de rachat des parts ou actions.

Exemple :
Frais de rachat = 0,6%
Valeur liquidative = 120 MAD
Vente de 10 parts = 10 x 120 = 1 200 MAD
Frais à votre charge = 1200 x 0,6% = 7.2 MAD
Prix de rachat net = 1 200 MAD - 7.2 MAD = 1192.8 MAD

3- Les frais facturés à l’OPCVM :

Les frais de gestion :


Ils rémunèrent le service de la gestion collective, entre autres, le travail du gérant du fonds, le
coût de fonctionnement et de distribution de l’OPCVM.
Les frais de gestion représentent un pourcentage de l’actif du fonds et sont prélevés
directement sur cet actif à chaque valorisation de l’OPCVM (c’est-à-dire au moment du calcul
de chaque valeur liquidative). Ils sont calculés au prorata temporis.
Il peut être prévu une commission de surperformance, celle-ci rémunère la société de gestion
dès lors que l’OPCVM a dépassé les objectifs fixés (les indices de référence par exemple) et
est donc, par définition, variable. Dès lors que l’objectif est dépassé, une partie de la
surperformance est donc prélevée au profit de la société de gestion pour sa bonne gestion, et
l’investisseur ne percevra que le solde après prélèvement de cette surperformance.

Les commissions appliquées par la bourse des valeurs de Casablanca :


Ces commissions se décomposent essentiellement de frais de négociation, payées par
l’acheteur et le vendeur en bourse, fixées à 0.10% HT du montant de la transaction pour les
opérations portant sur les titres de capital cotés. Et pour les opérations portant sur les titres de
créance cotés, elle est de 0,050 ‰ HT du montant de l’opération, plafonnée à 10 KDH HT à
payer par l’émetteur et par les souscripteurs.

Les commissions de l’AMMC :

34
Rapport de fin d’année EMSI
Le taux maximum de la commission annuelle devant être acquittée par les OPCVM au profit
De l’Autorité Marocaine des Marché de Capitaux est fixé à 0.25‰ hors taxe de leur actif net.
La commission est calculée et provisionnée lors de l’établissement de chaque valeur
liquidative, sur la base de l’actif net constaté déduction faite des parts ou actions d’autres
OPCVM détenues en portefeuille et gérées par la société de gestion de l’OPCVM. Les
versements au conseil déontologique des valeurs mobilières se font sur une base trimestrielle.

Frais du dépositaire :
Les conditions d'exercice de la mission de l'établissement dépositaire de tout OPCVM sont
définies par une convention entre la SICAV ou l'établissement de gestion et l'établissement
dépositaire. Et parmi les aspects devant être mentionnés dans cette convention, la
rémunération de l’établissement dépositaire qui précise :
- le montant ou le taux de la rémunération ainsi que la base de son calcul.
- les services couverts par ladite rémunération.
- la ventilation de la rémunération par service fourni, le cas échéant.
- les modalités de son règlement (périodicité…)

Les honoraires du Commissaire aux comptes :


Les honoraires du commissaire aux comptes sont fixés d’un commun accord entre celui-ci et
le conseil d’administration de la société de gestion au vu d’un programme de travail précisant
les diligences estimées nécessaires.

Les commissions de Maroclear :


L'admission de titres aux opérations de MAROCLEAR donne lieu à la perception de toute
personne morale émettrice :
- d'une commission d'admission ;
- d'une commission de gestion.

La commission d'admission est établie sur le nombre et la valeur des titres inscrits sur chaque
compte émission.
La commission de gestion est une commission fixe annuelle perçue sur chaque compte
émission. Elle est de 4000 Dirhams pour les SICAV et FCP.
Remarque : Le montant maximum des frais de gestion pouvant être encourus par une société
d'investissement à capital variable ou par un fonds commun de placement ne peut excéder
deux pour cent (2%) de la moyenne des actifs nets constatés lors de l'établissement de la
dernière valeur liquidative de chaque mois.

35
Rapport de fin d’année EMSI
Comment investir dans un OPCVM ?

Tout investisseur peut acheter ou vendre des actions ou part d’OPCVM auprès du réseau de
commercialisation de ce dernier et selon les modalités précisées dans sa note d’information.
Lesdites modalités de la note d’information précisent :

• le prix d’acquisition (souscription) et de vente (rachat) d’actions ou de part de l’OPCVM ;

• la périodicité de calcul de la valeur liquidative de l’OPCVM ;

• les établissements en charge de la commercialisation de l’OPCVM ;

• le délai et l’heure limites de réception des demandes de souscription et de rachat.

Les acquisitions et ventes d’actions et de parts d’OPCVM sont effectuées à un prix inconnu
correspondant à la prochaine valeur liquidative de l’OPCVM.

Ce prix peut faire l’objet de majoration au moment de l’achat (commissions de souscription)


et être minoré à l’occasion d’une vente (commissions de rachat). Ces commissions servent à
rémunérer le réseau de commercialisation et sont négociables (à l’exception des OPCVM de
la catégorie « Actions » et « Diversifiés » pour lesquels une commission minimale
incompressible, acquise à l’OPCVM, est prévue pour couvrir les frais d’intermédiation induits
par ses investissements).

Source : ASFIM

Chapitre 3 : La règlementation des OPCVM


Section 1 : Le cadre réglementaire des OPCVM
1- Textes de lois régissant les OPCVM au Maroc :
L’OPCVM est aujourd’hui régi par les lois et décrets suivants :

 Dahir portant loi n° 1-93-213 relatif aux OPCVM

 Le CGI(2020) le code général des impôts

 Les arrêtés : Arrêté du ministre des finances et de la privatisation n° 1670-07 du 10 chaabane


1428 (24 aout 2007) relatif à la classification des organismes de placement collectif en valeurs
mobilières.

 Arrêté du ministre des finances et de la privatisation n°1938-04 du 21 ramadan 1425 ( 4


novembre 2004) fixant le taux et les modalités de calcul et de versement de la commission
annuelle devant être acquittée par les OPCVM au profit de l’AMMC

36
Rapport de fin d’année EMSI
 Arrêté du ministre de l’économie et des finances n°2541-13 du 12 joumada I 1435 (14 mars
2014) relatif aux règles de composition des actifs des organismes de placement collectif en
valeurs mobilières

 Les lois de finances

Tous ces éléments serviront de source de notre documentation durant notre recherche et
surtout le Dahir portant loi n° 1-93-213 relatif aux OPCVM

Dans tout Etat au monde, les opérations d’investissements, de placement et de financement


sont régulés par des organismes instaurés par l’Etat pour garantir la conformité de ces
opérations à la loi et pour que nulle des parties impliquées dans ce genre d’opérations ne soit
lésée.

Au Maroc l’organisme dédié à cette mission est l’AMMC (autorité marocaine des marchés de
capitaux).

 NB : tous les articles soulignés en rouge qui suivront sont extraits du Dahir
portant loi n° 1-93-213 relatif aux OPCVM

1- Procédure d’obtention d’agrément auprès de l’AMMC :

 Disposition communes entre SICAV et FCP


Selon l’Article 28 la garde des actifs d'un O.P.C.V.M. doit être confiée à un établissement
dépositaire unique, distinct de la S.I.C.A.V. ou de l’établissement de gestion. A noter que
seules peuvent exercer la fonction d’établissement dépositaire les personnes morales ayant
leur siège social au Maroc suivantes comme a stipulé l’Article 29:

- les banques agréées conformément à la législation qui les régit ;

- la caisse de dépôt et de gestion ;

- et les établissements ayant pour objet le dépôt, le crédit, la garantie, la gestion de fonds ou
les opérations d’assurance et de réassurance. Ces établissements doivent figurer sur une liste
arrêtée par le ministre chargé des finances, après avis de l’AMMC .

La S.I.C.A.V., l’établissement de gestion et l’établissement dépositaire doivent tous selon


Article 30 présenter des garanties suffisantes, notamment en ce qui concerne leur
organisation, leurs moyens techniques et financiers et l’expérience de leurs dirigeants.

Puis viens l’Article 31 pour fixer les plafonds pour les SIVAC et les FCP respectivement :
Le capital initial des S.I.C.A.V. et le montant des apports que les F.C.P. doivent réunir pour
leur constitution ne peuvent être inférieurs respectivement à 5 millions de dirhams et 1 million

37
Rapport de fin d’année EMSI
de dirhams. Les minima fixés à l’alinéa précédent peuvent être augmentés par le ministre
chargé des finances, sur proposition du l’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux.

Agrément :

Concernant les demandes d’agrément qui est la première étape préalable à la constitution, le
dahir a prévu l’Article 32 , 33 , 34 , 35 , 36, 37, 38, pour bien souligner cette obligation  et
démystifier tous les dispositions afférents . Les articles stipulent respectivement les suivants
propos :

Article 32 : Les demandes d’agrément des projets de statuts des S.I.C.A.V ou de règlements
de gestion des F.C.P. doivent être adressées par les fondateurs à l’AMMC pour instruction et
agrément.

Article 33 : Les demandes d’agrément visées à l’article 32 du présent dahir portant loi
doivent être accompagnées d'un dossier comprenant les documents fixés par l’AMMC.

Article 34 : L’octroi ou le refus d’agrément des projets de statuts ou de règlement de gestion


doit être notifié aux fondateurs de la S.I.C.A.V. ou du F.C.P., par lettre recommandée avec
accusé de réception, par l’AMMC, dans un délai de 45 jours à compter de la date de dépôt du
dossier complet accompagnant la demande d’agrément. Le dépôt prévu à l’alinéa précédent
doit être attesté par un récépissé délivré par l’AMMC, dûment daté et signé. Le refus
d’agrément doit être motivé.

Article 35 : Toute modification des statuts d'une S.I.C.A.V. ou du règlement de gestion d'un
F.C.P. est subordonnée à un nouvel agrément de l’AMMC, dans les formes et conditions
prévues aux articles 32, 33 et 34 ci-dessus.

Article 36 : Tous actes et délibérations ayant pour effet la modification de l' une quelconque
des clauses des statuts d'une S.I.C.A.V. ou du règlement de gestion d'un F.C.P. sont soumis
aux formalités de dépôt, de publicité et de transmission prévues aux articles 19 ou 26 du
présent dahir portant loi.

Article 37 : Les O.P.C.V.M. doivent faire état dans tous leurs actes, factures, annonces,
publications ou autres documents, de leur dénomination, suivie, selon les cas, de la mention
F.C.P. ou S.I.C.A.V. Les documents émanant des F.C.P. doivent en outre faire état des
dénominations et des adresses de l’établissement dépositaire et de l’établissement de gestion.

Article 38 : L’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux établit et tient à jour la liste des
S.I.C.A.V. agréées, des établissements dépositaires, des établissements de gestion et des
F.C.P. qu'ils gèrent. A sa diligence, la liste initiale et les modifications dont elle fait l’objet
sont publiées au Bulletin officiel.

2- Constitution de l’actif des OPCVM :


 Disposition communes entre SICAV et FCP

38
Rapport de fin d’année EMSI
Les restrictions relatifs à la constitution de l’actif des OPCVM sont édictés par une étendue
d’articles ( 78 , 79 , 80, 81, 81-1, 81-2, 82, 83, 84 ) . Pour des raisons de bonne présentation
d’informations je les expose comme suit :

Article 78 : Les actifs des O.P.C.V.M. doivent être constitués :

- de valeurs mobilières cotées à la bourse des valeurs

- de valeurs mobilières faisant l’objet de transactions sur tout autre marché réglementé, en
fonctionnement régulier et ouvert au public,

- d’actions ou de parts d’O.P.C.V.M.,

-de part d’organismes de placement en capital risque (OPCR) régis par la législation relative
aux organismes de placement en capital risque ;

- de part de fonds communs de placement en titrisation (FCPT) régis par la loi n° 10-98
relatives à la titrisation de créances hypothécaires ;

- de titres de créances négociables

- de titres émis ou garantis par l'état.

Ils peuvent également comprendre des liquidités ainsi que d’autres valeurs dans des limites
fixées par le ministre chargé des finances, sur proposition du Conseil Déontologique des
Valeurs Mobilières. Les liquidités détenues par un O.P.C.V.M. ne peuvent représenter plus de
20% des actifs de celui- ci.

Article 79 : Outre les actifs prévus à l’article 78 du présent dahir portant loi, l’actif des
S.I.C.A.V. peut comprendre les biens meubles et immeubles nécessaires à l’exercice de leur
activité.

Article 80 : Un O.P.C.V.M. ne peut employer en valeurs mobilières d'un même émetteur plus
d'un pourcentage déterminé de ses actifs. Ce pourcentage est fixé par le ministre chargé des
finances, après avis du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières. Il ne peut excéder
20%. Un O.P.C.V.M. peut toutefois placer jusqu'à 100% de ses actifs dans des valeurs
mobilières émises ou garanties par l’état.

Article 81 : Sans préjudice des dispositions du deuxième alinéa de l’article 80 du présent


dahir portant loi, un O.P.C.V.M. ne peut détenir plus d'un pourcentage déterminé d'une même
catégorie de valeurs mobilières émises par un même émetteur. Ce pourcentage est fixé par le
ministre chargé des finances, après avis du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières. Il
ne peut excéder 20%.

Article 81-1 : Tout OPCVM ne peut employer en :

39
Rapport de fin d’année EMSI
-titres de créances négociables émis par des personnes morales dont les titres ne sont pas
inscrits à la cote de la Bourse des valeurs ;

-parts d’organismes de placement en capital risque (OPCR);

-ou parts de Fonds communs de placement en titrisation (FCPT).

Plus d'un pourcentage déterminé de ses actifs. Ce pourcentage est fixé par arrêté du Ministre
chargé des finances, après avis du Conseil déontologique des valeurs mobilières et il ne peut
excéder 20 %.

Article 81-2 : Tout OPCVM devra respecter en permanence les critères «correspondants à la
catégorie pour laquelle il aura opté sous peine des sanctions prévues à l’article 110 ci-dessous.

Article 82 : Pour l’application des dispositions de l’article 81 du présent dahir portant loi,
sont considérées comme relevant d'une même catégorie de valeurs mobilières :

- les valeurs mobilières donnant accès au capital d'un même émetteur ;

- les valeurs mobilières conférant un droit de créance général sur le patrimoine d'un même
émetteur ;

- les actions ou parts d'un même O.P.C.V.M.

Article 83 : Les OPCVM disposent d’un délai de 3 mois à compter de la date de leur
constitution pour se conformer aux dispositions du titre IV du présent texte.

Article 84 : Les O.P.C.V.M. peuvent procéder à des emprunts d’espèces dans la limite d'un
plafond fixé par le ministre chargé des finances, sur proposition de l’AMMC. Cette limite ne
peut excéder 10% de leurs actifs.

Section 2 : Les impositions des OPCVM


Les OPCVM doivent une grande partie de leur succès de par le monde à leur statut fiscal
privilégié. Les SICAV et les FCP bénéficient de la transparence fiscale, puisque la loi a prévu
une exonération à leur niveau. Par contre, la fiscalité s’appliquera aux revenus et plus-values
au moment de leur distribution ou de leur réalisation au niveau des porteurs de parts. En
d’autres termes, le détenteur d’une action de SICAV se trouve, du point de vue fiscal,
strictement dans la même situation que s’il détenait en direct un portefeuille d’actions ou
d’obligations mais avec un régime fiscal de faveur. Les dispositions de la loi de Finances
1999-2020, relatives à la fiscalité des OPCVM, pour les personnes physiques et applicables
depuis le 1erJuillet 1999.

La transparence fiscale ?

On appelle transparence fiscale le fait pour une société de ne pas être imposée directement


mais via ses associés. En principe, pour qu'une société bénéficie de la transparence fiscale, il

40
Rapport de fin d’année EMSI
faut que les associés aient une responsabilité limitée ; cela concerne les types de sociétés
suivants :

 société civile, comme la société civile immobilière ou SCI


 la société en commandite simple
 la société en nom collectif
 la société en participation (sous certaines conditions)
 la société créée de fait.
Les bénéfices de ces sociétés sont répartis entre les associés (en fonction des parts) et chacun
l'intègre dans sa propre déclaration. Si l'associé est une personne physique, sa part des
bénéfices sera soumise à l'impôt sur le revenu. Par contre, une personne morale sera, en règle
générale, assujettie à l'impôt sur les sociétés. Les SARL de famille (c'est-à-dire composées
uniquement de membre de la même famille) peuvent bénéficier de ce régime de transparence.
Néanmoins, toutes ces sociétés peuvent choisir de perdre la transparence fiscale en étant
imposée directement au titre de l'impôt sur les sociétés (IS) : certains fiscalistes parlent alors
d'opacité fiscale.
La transparence fiscale fonctionne aussi pour les pertes qui peuvent être intégrées dans le
cadre de la déclaration de revenu, souvent sous forme d'un déficit fiscal. C'est cette possibilité
qui fait des sociétés en nom collectif un instrument de défiscalisation soit par des sociétés
soumises à l'impôt sur les sociétés, soit par des personnes physiques lourdement imposées à
l'impôt sur le revenu.
Source :Wikipedia [Link]

La Fiscalité des actionnaires d’une SICAV ou porteurs de parts d’un FCP :

Fiscalité des plus-values : Plus-values = prix net de rachat – coût de souscription

41
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 22 : Fiscalité des OPCVM

L’imposition des OPCVM est intimement liée à celle de ses parts qui sont
essentiellement les actions et les obligations. L’AMMC prévoit un aperçu d’imposition
fiscale concernant les valeurs mobilières qui se présente comme suit :

Traitement fiscal des plus-values de cessions de valeurs mobilières réalisées:


Les profits résultant de la cession des valeurs mobilières et autres titres de capital et de
créance inscrits en compte auprès d’intermédiaires financiers habilités sont soumis à une
retenue à la source au titre de l’impôt sur le revenu (I.R), selon la nature des valeurs, aux taux
libératoires de 15% ou 20% visés à l’article 73-II-C et F (2°- 3°- 4°) du Code Général des
Impôts. Cette retenue à la source doit être versée, par lesdits intermédiaires, à la caisse du
receveur de l’administration fiscale du lieu de leur siège dans le mois suivant celui au cours
duquel les cessions ont été réalisées.
En outre, il convient de vous préciser que conformément aux dispositions de l’article 84-I du
code précité, les personnes physiques qui cèdent des valeurs mobilières et autres titres de
capital et de créance non-inscrits en compte auprès d’intermédiaires financiers habilités sont
imposables à l’I.R aux taux libératoire de 20%.

A ce titre, les personnes concernées doivent remettre, contre récépissé en même temps que le
versement, une déclaration annuelle récapitulant toutes les cessions effectuées, au receveur de
l’administration fiscale du lieu de leur domicile fiscal avant le 1er avril de l’année qui suit
celle au cours de laquelle les cessions ont été effectuées. Source (Direction des Impôts).

Fait générateur de la retenue à la source, en matière d’impôt sur le revenu, au titre des
produits des actions parts sociales et revenus assimilés :
Conformément aux dispositions des articles 67 et 73-II-B du Code Général des Impôts
(C.G.I), la retenue à la source au taux libératoire de 15 % au titre des produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés est effectuée lors du versement, de la mise à la disposition

42
Rapport de fin d’année EMSI
ou de l’inscription en compte du bénéficiaire desdits produits. Cette retenue doit être versée,
par les personnes physiques ou morales qui se chargent de sa collecte, à la caisse du
percepteur du lieu de leur siège social, ou domicile fiscal dans le mois suivant celui au cours
duquel elle a été opérée, conformément aux dispositions de l’article 174-II-A du Code précité.

Tableau 12: Fiscalité des valeurs mobilières

Source : AMMC

L’impôt prélevé au taux de 20% prévu ci-dessus est imputable sur la cotisation de l’impôt sur
le revenu avec droit à restitution. 2°- pour les profits nets résultant des cessions : -
d’obligations et autres titres de créance ; - d’actions non cotées et autres titres de capital ; -
d’actions ou parts d’O.P.C.V.M autres que ceux visés cidessus333 ;

SOURCE / CGI

Section 3 : Les avantages fiscaux des OPCVM


Selon de dahir :

Article 106 : Les O.P.C.V.M. bénéficient de l’exonération des droits et impôts ci- après :

- les droits d’enregistrement et de timbre dus sur les actes relatifs aux variations du capital et aux
modifications des statuts ou des règlements de gestion ;

- l’impôt des patentes ;

- l’impôt sur les sociétés et la participation à la solidarité nationale pour les bénéfices réalisés dans le
cadre de leur objet légal.

43
Rapport de fin d’année EMSI
Les O.P.C.V.M. restent soumis aux obligations fiscales prévues aux articles 26 à 33, 37 et 38 de la loi
n° 24- 86 instituant l' impôt sur les sociétés, sous peine de l' application des sanctions prévues par les
articles 43, 44 et 46 à 50 de la loi précitée.

Article 107 : NB : Les dispositions du présent article sont rendues caduques par les dispositions de
l’article 10 de la loi de finances pour l’année 2001

I - Les revenus de placement des fonds gérés par les OPCVM constituent pour les actionnaires ou
porteurs de parts desdits organismes :

a) soit des produits de placements à revenu fixe ;

b) soit des produits des actions et revenus assimilés, et à ce titre, sont passibles de la taxe sur les
produits de placements à revenu fixe ou de la taxe sur les produits des actions, parts sociales et
revenus assimilés, sous réserve de ce qui suit :

- la retenue à la source de la taxe est opérée, pour le compte du Trésor, par les OPCVM aux lieu et
place des organismes et personnes visés à l'article 3 de la loi n° 18-88 relative à la taxe sur les produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés et au paragraphe V de l'article 6 de la loi de finances
pour l'année 1992 n° 38-91 instituant la taxe sur les produits de placements à revenu fixe;

- le montant de la taxe est réduit de moitié pour les produits visés au b) ci-dessus en ce qui concerne
les personnes physiques ayant leur résidence habituelle au Maroc.

Pour bénéficier de la réduction précitée, les intéressés doivent fournir à l'OPCVM une attestation de
propriété des titres comportant :

- les nom, prénom et adresse du contribuable ainsi que le numéro de la carte d'identité nationale ou de
la carte de séjour ;

- la raison sociale et l'adresse du siège de la société émettrice.

Article 108 : Les O.P.C.V.M. sont assujettis au paiement d'une commission annuelle au profit du
Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières; Cette commission est calculée sur la base de l’actif net
des O.P.C.V.M. Son taux ainsi que ses modalités de calcul et de versement sont fixés par arrêté du
ministre chargé des finances.

Ledit taux est fixé dans la limite de 0,5 pour mille. Le défaut de paiement dans les délais prescrits
donne lieu à l’application d’une majoration. Le taux de cette majoration ne peut excéder 2% par mois
ou fraction de mois de retard calculé sur le montant de la commission exigible

Article 109 : Les O.P.C.V.M. doivent communiquer à Bank Al- Maghrib les informations nécessaires
à l’élaboration des statistiques monétaires.

44
Rapport de fin d’année EMSI
Partie 2 :
Le cadre
pratique

45
Rapport de fin d’année EMSI
Chapitre 1 : Etats des lieux des OPCVM dans le Maroc
Section 1 : Evolution des OPCVM dans le Maroc
Pour bien cerner la position des OPCVM dans le Maroc, j’ai décidé de présenter la
performance de ces organismes dans les 3 dernières années (2018-2019-2020) :

 2018

L’Etat se fait majoritairement financer auprès des investisseurs marocains. Les OPCVM, les
compagnies d'assurances, les organismes de prévoyance et les banques sont les principaux
créanciers. L'encours a atteint 575 milliards de dirhams en 2018.

Comme le précise le quotidien, l’Etat se finance principalement auprès des OPCVM, avec 202
milliards de dirhams d'obligations souveraines en portefeuille. Elles sont suivies par les
compagnies d'assurances et organismes de prévoyance sociale, avec 131 milliards de dirhams
de bons du Trésor, puis par les banques (126 milliards de dirhams). L’Economiste, qui
qualifie les OPCVM de «première banque de l’Etat», précise que les assureurs et les caisses
de retraite et de sécurité sociale sont véritablement les premiers bailleurs du Trésor, en tant
que principaux investisseurs dans les OPCVM. C'est également le cas des banques, qui
détiennent un encours conséquent d’OPCVM. 

[Link]

 2019 

performance en 2019 : [Link]


boursier-18-2019/[Link]

Sur l'année écoulée, les OPCVM se sont positionnés à l'achat sur les actions de la cote
casablancaise, principalement en lien avec l'opération Maroc Telecom. Les personnes
morales marocaines affichent pour leur part une position légèrement plus à la vente
qu’à l’achat.

Tout au long de l’année 2019, et sur un volume de 31,2 milliards de dirhams en actions
échangées sur le marché central de la Bourse de Casablanca, les OPCVM ont été plus
acheteurs que vendeurs.

C'est ce qui ressort de la compilation des chiffres des quatre derniers rapports sur le profil des
investisseurs en bourse, publiés trimestriellement par l'Autorité marocaine du marché des
capitaux (AMMC).

46
Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 13 : Volume des ventes et achats de parts d'OPCVM en 2019

Les personnes morales marocaines affichent pour leur part une position légèrement plus à la
vente qu’à l’achat.

La position acheteuse des OPCVM, notamment avec une différence assez significative entre
le volume à l’achat et celui à la vente, a été surtout favorisée par l’opération de cession de 8%
du capital de Maroc Telecom.

Les OPCVM ont été dans l'obligation de ramasser le maximum de titres IAM pour s'aligner
sur les nouvelles règles de pondération des portefeuilles édictées par l’AMMC.

En effet, les OPCVM ont été autorisés à détenir les valeurs qui pèsent plus de 15% dans
l’indice MASI à hauteur de 20% de leurs fonds Actions, contre 15% initialement. Et après
l'OPV d'IAM, son poids dans le flottant est passé à 25% après le règlement-livraison des
nouveaux titres cédés par l’Etat. Les OPCVM devaient s'y adapter.

Au quatrième trimestre de l'année 2019, les OPCVM ont toutefois poursuivi leur dynamique
acheteuse, avec des volumes à l'achat de 4,8 milliards de dirhams contre 3,1 milliards de
dirhams à la vente.

Sur la même période, la répartition des échanges par catégorie d’intervenant sur le marché
Actions du compartiment central confirme la structure de marché portée par les personnes
morales domestiques. Les OPCVM et les personnes morales cumulent en effet 79% du
volume traité, en progression de 12 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent.
Les personnes physiques marocaines ont réalisé, quant à elles, une part de 7%.

Cette demande accrue de la part des OPCVM et des personnes morales marocaines a
compensé la tendance à la vente des autres catégories d’investisseurs, notamment la catégorie
des personnes physiques marocaines et des opérations exécutées via le réseau bancaire, qui
ont été vendeurs à 13,31% et acheteurs à 6,47% seulement. Les personnes morales
étrangères affichent également une position nette vendeuse.

47
Rapport de fin d’année EMSI
 2020 

performance en 2020 : [Link]


[Link]

Prépandémie :

L’actif total géré par les Organismes de placement collectif des valeurs mobilières (OPCVM)
a bondi de plus de 8% pour se situer autour de 470 milliards de DH à fin 2019. Ce sont
les fonds actions et obligations moyen et long terme qui ont marqué la plus forte hausse en
enregistrant respectivement +18,36% et 13,92%.

L’évolution positive de ce marché devrait se poursuivre en 2020, selon le directeur général


d’une société de gestion de la place casablancaise . En principe, cette année sera influencée
par les mêmes éléments qui avaient animé le marché pendant l’année écoulée, à savoir la
diversification des sources de financement du Trésor (emprunt international du
Trésor, mécanismes innovants de financements,…), maintien de la baisse des taux, et
l’engouement pour le marché actions.

"Il importe de dire que l’évolution des actifs a connu un ralentissement au cours de ces
dernières années", commence notre interlocuteur en ajoutant que "l’actif total géré par les
OPCVM augmente de 5-6% d’une année à l’autre contre une progression à deux chiffres
réalisée auparavant". 

Mais ce ralentissement s’explique principalement par un simple effet de base. 

"On remarque de plus en plus des décisions d’externalisation de la gestion à travers des
fonds dédiés. D’ailleurs, l’année 2019 a connu plusieurs offres de création d’OPCVM
dédiés", indique-t-il.

"Cela s’explique par le fait que la profession a atteint un certain niveau de maturité,
d’expertise, et de savoir-faire en terme de gestion. Les institutionnels décident de déléguer
la gestion de leurs portefeuilles pour qu’ils puissent se concentrer sur leur métier". 

Selon notre interlocuteur, cette tendance devrait se poursuivre. "L’attractivité des OPCVM va
se maintenir", affirme-t-il. Ce mécanisme de placement reste très sollicité par les
investisseurs.

Quasiment, toutes les catégories d’OPCVM connaîtront un engouement de la part des


investisseurs en cette année. Cela s'explique par plusieurs facteurs, notamment le fait que "les
autres instruments de placement, comme les dépôts bancaires, marquent un ralentissement à
cause des rémunérations qui demeurent faibles", indique notre interlocuteur.

48
Rapport de fin d’année EMSI
Les OPCVM Actions continueront à afficher une belle performance en 2020, poursuivant la
tendance observée à la fin de 2019. 

Malgré la baisse des taux des bons de Trésor, "les investisseurs vont continuer à privilégier
les instruments taux vu qu’ils ne sont pas risqués". 

Les arbitrages se feront en faveur des Obligations CT : Face à la baisse des taux, les
investisseurs vont privilégier les OPCVM Obligataires CT, d’après notre source. "Les
investisseurs qui opteront pour les OPCVM Obligataire MLT sont ceux qui n’ont vraiment
pas de choix, vu le manque d’alternatives sur le marché des capitaux, et qui ont l’obligation
d’investir, notamment les compagnies d’assurance".

"Les OPCVM monétaires, et malgré la baisse de leur rentabilité, restent un mécanisme de


placement très court-termiste qui permet de gérer la trésorerie des entreprises. Cette catégorie
d’OPCVM ne peut pas être vraiment considérée comme un produit d’épargne", conclut-il.

Post pandémie :

L’actif net global des OPCVM a dégagé une perte de 11,01 milliards de DH pendant la
semaine allant du 27 mars au 3 avril. Elle s’explique en grande partie par le recul des fonds
Actions à cause de la chute des cours à la bourse de Casablanca. Les fonds Obligations ne
peuvent pas profiter de cette situation à cause du manque de visibilité qui pèse sur le marché
des taux. L’Actif net global des OPCVM a ainsi perdu 11,01 milliards de DH en une semaine.

Depuis le début de l'année, il a cédé 1,16%, soit une perte de 5,45 milliards de DH après avoir
été en hausse durant les premiers mois de l’année en cours.

La contre-performance des OPCVM s’explique aussi bien par la baisse des fonds Actions et
par celles des fonds Obligations.

Source : [Link]
net-global-a-cause-de-la-chute-de-la-bourse-et-du-manque-de-visibilite-sur-le-marche-des-
[Link]

Or malgré cette perte , le secteur de la gestion d’actifs s’en sort bien pendant cette crise
sanitaire. L’activité dans toutes ses composantes (OPCVM, FPCT, OPCC et OPCI) a montré
sa résilience face à la pandémie du Covid-19. D’abord, «l’ensemble des fonds a continué à
fonctionner normalement en assurant la gestion des actifs en portefeuille et la prise en charge
des opérations des investisseurs», souligne l’Autorité marocaine du marché des capitaux
(AMMC).

49
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 23: Répartition de l'actif net des OPCVM et des types d'investisseurs en 2020

L’actif net des OPCVM reste majoritairement dominé par les obligations moyen et long
terme. Il faut dire que le principal des investisseurs dans les OPCVM sont les
entreprises financières résidentes à hauteur de 75%

Un repli des performances et de l’actif net des segments «actions» et «diversifiés» en lien
avec l’évolution du Masi est tout de même à relever. En dépit de cette baisse des cours sur le
marché boursier et du besoin accru de liquidité de certains investisseurs. La baisse de l’actif
net global des OPCVM de la place s’est limitée à 0,79% au pic même de la crise (entre février
et mai 2020) avant de se rétablir au niveau observé dans la période pré-crise de 470,95
milliards de DH. Avec un tel encours, les OPCVM représentaient 41,6% du PIB à fin mai. Ils
sont mêmes à l’origine de 44% du volume transactionnel des actions sur le marché central de
la Bourse. 

Dans le détail, les OPCVM obligations court terme, monétaires et obligations moyen et long
terme ont affiché des performances annuelles respectives de 1,16%, 0,92% et 0,78%. A
l’inverse, les OPCVM actions et diversifiés ont enregistré des contre-performances
respectives de 16,56% et 5,33%. En termes de positionnement, il ressort que les investisseurs
se sont davantage positionnés à l’achat durant le premier trimestre 2020.

Les souscriptions se sont ainsi élevées à 308 milliards de DH contre 294 milliards de DH pour
les rachats. Cela équivaut à une collecte nette de près de 13,4 milliards de DH. «La période
allant de février à mai 2020 a pour sa part connu une collecte nette de 9,54 milliards de DH,
même en l’absence de mécanismes de suspension ou de plafonnement des rachats», souligne
l’AMMC.

50
Rapport de fin d’année EMSI
Pour ce qui est de la position nette sur les cinq premiers mois de l’année, les OPCVM
obligations moyen et long terme ont affiché la collecte la plus importante, soit 6,76 milliards
de DH, suivis par les OPCVM monétaires et diversifiés avec des soldes positifs respectifs de
4,88 et 1,57 milliard. Le segment des obligations de courte durée a, en revanche, affiché une
décollecte nette de l’ordre de 8,04 milliards de DH.

Source : [Link]
crise

 Avant la pandémie, les OPCVM actions inscrivaient le plus grand nombre


d’achat (les investisseurs avaient tendance à prendre le risque) , or après la
propagation de covid-19 (les souscripteurs se réfugient auprès de titres à moindre
risque comme les obligations , ce qui justifie leurs hausse en performance même
en temps de crise ) .

Section 2 : Les indicateurs de performance des OPCVM


Dans le cadre de l’élargissement des produits de placement proposés aux épargnants, le
législateur a créé plusieurs familles homogènes d’organismes de placement collectif en
valeurs mobilières (OPCVM ou SICAV et FCP au Maroc et en France et Mutual Funds aux
États-Unis) dont les OPCVM actions qui représentent 6,48 % du total des actifs gérés par
l’ensemble des OPCVM. Les OPCVM actions, dont la gestion est assurée par des
professionnels, investissent en permanence les sommes qui leurs sont confiées à hauteur de
60 % au moins en actions en certificats d’investissement et en droits d’attribution ou de
souscription inscrits à la cote de la bourse des valeurs ou sur tout autre marché réglementé, en
fonctionnement régulier et ouvert au public. Dans cette forme de placement, les épargnants
sont détenteurs d’actions d’OPCVM qui suivent, alors, les performances haussières et
baissières des actions détenues en portefeuilles.

Sur un horizon temporel plus long (cinq ans à dix ans), les OPCVM actions permettent de
réaliser des rentabilités généralement supérieures aux autres types d’OPCVM et les
investisseurs délèguent et profitent de la gestion de leurs actifs par des professionnels qui
leurs permettent d’accéder au marché financier dans des conditions meilleures de sécurité et
de rentabilité. Néanmoins, ces fonds sont plus volatiles par rapport aux autres types
d’OPCVM du fait qu’ils investissent la majorité de leurs actifs en actions.

L’analyse de la rentabilité des OPCVM actions peut être faite selon deux critères : la
performance et la régularité dans le temps.

Ainsi, l’objet de cette section est d’aboutir à des classements des OPCVM actions pour en
dévoiler les meilleurs produits Sicav et fonds en termes de performances et de risque et qui
peuvent servir les investisseurs particuliers et les entreprises ayant l’intention de placer leurs

51
Rapport de fin d’année EMSI
excédents de trésorerie et de les fructifier.  La mesure des performances cherche à identifier
les gestionnaires de fonds les plus performants par la simple lecture d’un classement établi sur
la base des critères de performance et de risque.

Donc, comment peut-on mesurer la performance et la régularité des OPCVM actions? Et quel
classement pour les OPCVM actions au Maroc ? Quels sont, parmi les OPCVM actions, les
fonds les plus performants ? Quels sont les fonds les plus réguliers dans le temps ? Les
performances sont-elles stables dans le temps ? Et quelle notation peut-on attribuer à ces
OPCVM actions ? Comment l’investisseur peut-il choisir l’OPCVM actions le plus adapté à
son profil ?

Pour répondre à ce questionnement, on a adopté une méthodologie qui est purement


quantitative basé sur la mesure des performances et du risque des OPCVM actions sur deux
horizons d’analyse : une période de cinq ans allant de 01/05/2011 jusqu’au 30/06/2016 et une
période d’une année allant du 01/05/2015 jusqu’au 30/06/2016. D’après cette méthodologie ,
l’évaluation des performances doivent se faire sur plusieurs périodes : un an, trois ans, cinq
ans, dix ans en fonction de l’information disponible et sous réserve que le même gérant ait été
en charge du fonds durant ces périodes. L’objectif est de comprendre la stratégie et la qualité
de gestion ainsi que la capacité du gérant à générer de la performance pour les investisseurs.

Pour conduire cette analyse, on a eu recourt aux informations mises à la disposition du public
sur le site officiel de L’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement
marocains (ASFIM) qui publie régulièrement les valeurs liquidatives des fonds et l’indice des
performances en absolu au niveau des tableaux des performances. On a estimé que ces
données publiées par l’ASFIM, restent insuffisantes en matière d’information des
investisseurs sur les performances réalisées par ce type de fonds vu qu’elles se basent
uniquement sur l’indice de performances en absolu. Pour cette raison on a voulu présenter
dans ce travail une mesure des performances et du risque des OPCVM actions en se basant
essentiellement sur l’indice de performances pour calculer la performance absolue et celle
relative ainsi que la détermination de la volatilité de ces fonds qui doivent aussi présenter de
solides performances ajustées du risque.

Littérature et théorie
La théorie financière a permis de développer plusieurs indicateurs de mesure de la
performance des fonds communs.

On cite essentiellement Sharpe (1966) qui a été le premier à évaluer les performances des


Mutuals Funds par le calcul d’un ratio liant la rentabilité du portefeuille par rapport au taux
sans risque et le risque des rendements du portefeuille calculé par l’écart type. Ainsi, le fond
le plus performant est celui qui a un ratio de Sharpe le plus élevé. Sharpe a déduit aussi que
ces performances ne sont pas stables dans le temps et donc les performances passées ne
permettent pas de prédire les valeurs futures.

52
Rapport de fin d’année EMSI
Suivi de Jensen (1968) par alpha ou ratio de Jensen qui permet de comparer la rentabilité du
portefeuille à la rentabilité théorique issue de l’application du modèle d’équilibre des actifs
financiers MEDAF et de montrer le niveau de rentabilité du portefeuille par rapport au niveau
du risque systématique. Ce ratio permet de calculer l’excès de la rentabilité du portefeuille sur
un benchmark dont le risque systématique est identique. Pour cette mesure, le fond le plus
performant est celui qui a l’alpha le plus élevé.

L’indice de Treynor (1965) résulte de la division de la prime du risque du portefeuille par le


bêta de ce dernier. Cette mesure permet la comparaison des portefeuilles dont le risque est
différent tout en supposant qu’ils soient bien gérés et bien diversifiés. Comme la rémunération
du risque systématique est supposée constante et égale à l’unité, plus le ratio est grand plus la
performance du fonds est élevée.

Ce raisonnement va être poursuivi par Treynor & Mazuy (1966) qui ont développé une
mesure basé sur alpha de Jensen permettant aux investisseurs de distinguer entre les stratégies
de gestion basées sur la sélectivité ou Stock Picking et celles fondées sur le Market Timing.
L‘objectif est de savoir si la création de valeur s’explique par une bonne stratégie de Market
Timing, Treynor et Mazuy ont ajouté un terme quadratique à la mesure alpha de Jensen.
Donc, Un coefficient positif et significatif sur le terme quadratique indique que les
gestionnaires des fonds ont des compétences de Market Timing parce que leurs rendements
sont plus élevés que les rendements des indices de marché.

Depuis la publication des travaux des précurseurs Sharpe, Jensen, Treynor etc sur l’innovation
des indicateurs de mesure des performances des Mutual Funds. Plusieurs autres études sont
apparues en introduisant de nouvelles méthodologies qui ont contribué, d’une part, à affiner
les techniques mises en œuvre et, d’autre part, de soulever des problèmes qui n’ont pas été
identifiés par les travaux des années 1960s. Les théories sont multiples , nous allons citer
juste les plus célèbres .

Ces études sont portées sur la mesure des performances sur d’autres marchés tel le marché
français avec notamment l’étude de Mac Donald (1974) qui a travaillé sur un échantillon de
123 fonds sur une période allant de 1960 à 1969 auxquels il a appliqué la mesure de Sharpe,
Jensen et Treynor tout en utilisant des valeurs liquidatives mensuelles et un indice
équipondéré. Il a conclu que la majorité des fonds réalisent une performance inférieure à celle
du marché et il a montré que les performances d’un échantillon de huit SICAV diversifiées
sont meilleures qu’une simple stratégie de diversification.

Blake & Timmermann (1998) ont mené une étude pour mesurer les performances des Mutual
Funds sur le marché anglais en utilisant un large échantillon de 2300 fonds pendant une
période de 23 ans. Ils ont trouvé une évidence de persistance aussi bien pour les meilleurs
fonds que pour les fonds les moins performants. Ils concluent que ces résultats sont quelque

53
Rapport de fin d’année EMSI
peu surprenants étant donné que les spreads au Royaume-Uni (de 3 à 6 %) sont beaucoup plus
élevés que ceux des États-Unis, il sera ainsi plus cher pour les investisseurs informés de
transférer leur épargne des fonds non performants aux fonds performants.

En plus des indicateurs de mesure de la performance développés par la théorie financière, on


trouve également l’indice des performances qui est le plus utilisé par les analystes pour mener
des évaluations de performances comme c’est le cas pour Morningstar (Morningstar est une
entreprise fournissant des informations sur les placements en Amérique du Nord, en
Europe, en Australie et en Asie. Ses clients sont des investisseurs, des conseillers
financiers, des gestionnaires d'actifs et des fournisseurs de régimes de retraite par
exemple.) ainsi que l’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement marocains
qui publie régulièrement les performances des OPCVM actions en se basant sur cet
indicateur.

Cet indice correspond à l’évolution de la valeur liquidative d’un OPCVM action entre deux
dates, donc sur la performance passée, en intégrant les dividendes distribués. Il peut
augmenter ou diminuer selon l’appréciation ou la dépréciation des actifs détenus par cet
OPCVM. Cet indice avane que la mesure de performance ne nécessite pas une connaissance
de l’évolution de la composition des fonds analysés, elle demande simplement de disposer des
séries chronologiques des valeurs liquidatives des fonds et de l’indice de référence auquel les
fonds sont comparés. 
Ainsi, l’indice des performances est calculé selon la formule suivante :

Avec :
IP : indice des performances 
VLt : valeur liquidative en t 
VLt−1 : valeur liquidative en t−1
D : dividendes.

Il est à signaler que la mesure de la performance et du risque des OPCVM Actions au Maroc
est un domaine de recherche largement inexploitable par les chercheurs. En effet, à nos
connaissances il n’existe pas de travaux traitant de la mesure des performances des fonds
investissant dans les actions. À l’inverse aux États-Unis et en Europe, une large littérature
traite de la performance en calculant le plus souvent les alphas des fonds par des modèles
retenant un indice de marché comme facteur de risque des fonds communs de placement.

Le but de ici est d’établir un classement des performances des OPCVM actions au Maroc. Les
solutions visent à mettre en place des indicateurs simples mais significatifs pour les
investisseurs pour apprécier le rendement et le risque encouru. Ainsi, permettre aux
investisseurs, qui n’ont pas de connaissances avancées en matière de gestion de portefeuille,

54
Rapport de fin d’année EMSI
et qui se dirigent vers des professionnels tels les OPCVM actions pour placer leur épargne, de
pouvoir appréhender les performances et les risques que les gérants leur font supporter et par
conséquence une évaluation et un contrôle sur la politique de gestion affichée par ces fonds.
Pour ce faire, On va calculer l’indice des performances vu qu’il est simple à implémenter et
son interprétation est assez intuitive en tenant compte de la performance moyenne du marché
des OPCVM actions comme indice de référence.

Mesure de la performance des OPCVM actions


Pour des raisons de simplification, on commence par une évaluation et un classement des
performances absolues des OPCVM actions qui n’est autre qu’un simple classement des
indices de performances publiés par l’ASFIM et qui se basent uniquement sur l’évolution des
valeurs liquidatives et les rendements associés à chaque OPCVM action. Le classement basé
sur la performance absolue reste insuffisant. Cette situation peut être remédiée par le calcul de
la performance dite en relatif en regardant ce qu’a fait un OPCVM action par rapport aux
autres OPCVM actions c’est-à-dire révéler les performances par rapport à la performance
moyenne du marché OPCVM actions choisie comme référence.

Évaluation et classement par l’indice de performance en absolu


Notre objectif dans cette section est d’établir un classement des OPCVM actions en se basant
sur les performances absolues et ce pour deux périodes : performance sur cinq ans et sur un
an. Ce classement est obtenu par une simple hiérarchisation de l’indice des performances
figurant au niveau des données publiées dans les tableaux des performances par l’ASFIM.

Performance absolue sur cinq ans


La performance absolue des OPCVM actions donnée sur une période de cinq ans correspond
à l’indice de performance à cinq ans qui est exprimé en pourcentage tiré des données publiées
par l’ASFIM. Ce classement se fait de la manière suivante : plus l’indice en absolu est positif
plus la performance est bonne.

Les performances observées en absolu sur une période de cinq ans montrent qu’uniquement
36 OPCVM actions qui ont eu des performances positives soit 50 % du total (71 fonds).
Ainsi, la meilleure performance est obtenue par le fond « Wineo Actions » géré par la société
« Wineo Gestion » soit 20,85 % suivi du « Attijari Finances Corp Valeurs » avec une
performance de 20,47 %, de « FCP Capital Participations » à 14,81 %, de « Wafa Assurance
Expansion » à 13,76 % et de « Patrimoine Multivaleurs » à 13,16 %. Trois fonds dans ce
palmarès sont gérés par la même société de gestion qui est « Wafa Gestion ». Cette situation
renseigne sur l’habilité de cette société à générer de la performance pour les investisseurs.

Par contre, on peut dégager des performances qui ont été tirées à la baisse par des fonds en
enregistrant des résultats négatifs avec à leurs tête « FCP Capital Maghreb » qui a enregistré
une forte chute de −74,67 % géré par « BMCE Capital Gestion » suivi du « FCP CFG
Construction » à −31,12 % et du « AD Moroccan Equity Fund » à −20,68 %.

55
Rapport de fin d’année EMSI
Le résultat surprenant tiré de ce classement c’est la position de la société « BMCE Capital
Gestion » qui se trouve dans le palmarès des fonds en troisième position avec le fonds « FCP
Capital Participations » et en dernière position avec le fonds « FCP Capital Maghreb ». Ce
constat peut être expliqué par une politique de gestion marqué par une prise de risque par la
société.

Performance absolue sur un an


La performance en termes absolu des OPCVM actions donnée sur une année correspond à
l’indice de performance à un an exprimé en pourcentage dans le tableau des performances
publié par l’ASFIM. Sur une année, les calculs des performances en absolu montrent que
90 % des OPCVM actions ont réalisé des performances positives avec un nombre qui s’élève
à 80 fonds. La tête du classement est affairé par le fonds « FCP Al Badil Chaabi Ashoum »
qui a généré une performance de 13,90 %. Il est suivi de « BMCI Selection Actions
Dividendes » et « RMA Expansion », avec des performances respectives de 11,00 % et
9,69 %.

A contrario, la contre-performance du « FCP Capital Maghreb » dont la gestion est confiée à


la société BMCE Capital Gestion persiste aussi pour cet horizon en enregistrant la plus forte
baisse qui est à hauteur de −68,86 %, suivi de « CDG RBA Moroccan Fund » à −4,06 %, de
« Fcp CFG Construction » à −2,37 %, de « FCP Capital Immobilier » à −2,04 % et de
« Maroc Valeurs » à −1,72 %.

Ce classement vient confirmer notre constat sur le style de gestion de la société « BMCE
capital Gestion » et sur sa politique d’investissement marquée par la prise des risques car à
court terme (sur un horizon annuel) on a pu ressortir trois fonds qui sont classés parmi les cinq
derniers et qui sont gérés par ladite société. Ce résultat nous laisse s’interroger sur la
pertinence de sa politique de gestion affichée et par conséquence sur la nécessité de son
évaluation et son contrôle par les investisseurs.

Certes, le classement des fonds par la mesure des performances en absolu constitue une
première étape primordiale dans l’évaluation de la qualité d’une gestion des fonds Bertrand &
Rousseau (2005, p.61), mais, ce type de classement ne permet pas de juger de la fiabilité et
des sources de la performance des fonds. Cette information ne peut être délivrée qu’en recours
à une analyse des performances en relatif en comparant les performances de chaque fonds
avec un portefeuille de référence défini a priori entre le client et le gestionnaire.

Évaluation et classement par l’indice de performance en relatif


La gestion des OPCVM actions peut être suivie aussi en observant la performance relative
réalisée par rapport à une référence (indice boursier, rendement sans risque, moyenne
arithmétique, etc). Pour des raisons de limpidité, on a choisi la moyenne arithmétique des
performances des fonds comme indicateur moyen et une référence qui permet de représenter
au mieux le marché des OPCVM actions en intégralité et de comparer la performance de
chaque fonds par rapport à l’ensemble de la population d’OPCVM actions (marché de

56
Rapport de fin d’année EMSI
référence). L’objectif est de savoir si les gérants professionnels parviennent à battre cette
référence.

La performance relative est calculée en mesurant l’écart entre la performance de chaque


OPCVM action et la performance moyenne de tous les OPCVM actions.

Ainsi, on peut écrire : PR = PA–PM, avec : PR : Performance relative ; PA : performance
absolue et PM : performance moyenne.

Performance relative sur cinq ans


Le calcul de la performance en relatif permet une comparaison plus fine des produits entre
eux et de ressortir, ainsi, un nouveau classement des OPCVM actions. Sur une période de cinq
ans, le marché des OPCVM actions a enregistré une performance moyenne négative de
l’ordre de −1,38 %. L’analyse des performances par rapport à cette moyenne permet de faire
deux constats :

D’une part, 57 % des fonds ont performé plus que le marché en réalisant un écart positif par
rapport à la référence, avec à leur tête « Wineo Actions » par une performance relative de
22,23 % suivi du fonds « Attijari Finances Corp Valeurs » à 21,85 %, du « Fcp Capital
Participations » à 16,19 %, du « Wafa Assurance Expansion » à 15,14 % et du « Patrimoine
Multivaleurs » à 14,54 %.

D’autre part, des fonds qui sont sous-performés par rapport à leur benchmark soit 42 % du
total des OPCVM actions qui ont réalisé des performances bien inférieures à celle du marché.
En effet, la plus importante contre-performance a été accusée par « Fcp Capital Maghreb » à
−73,29 % suivi de « Fcp Cfg Construction » à −29,74 et de « Ad Moroccan Equity Fund » à
−19,29.

Performances relatives sur une année

La performance moyenne des OPCVM actions est de 2,92 % sur la période d’une année, le
classement effectué selon la performance relative montre que 65,5 % des fonds ont eu des
performances dépassant cette moyenne. Les fonds qui ont dépassé l’indicateur moyen celui du
marché d’OPCVM actions sont respectivement « FCP Al Badil Chaabi Ashoum » avec une
performance relative de 10,98 % suivi du « BMCI Selection Actions Dividendes » à 8,08 %,
de « Rma Expansion » à 6,77 %, de « Emergence Performance » à 6,41 % et de « WG
Actions » à 3,99 %.

En revanche, on ressorte dans ce même classement que 35 % des fonds ont enregistré des
performances en deçà de la performance moyenne. Ainsi, on trouve en queue du classement le
fonds « FCP Capital Maghreb » avec une performance moyenne négative de l’ordre de
−71,78 % suivi de « CDG RBA Moroccan Fund » à − 6,98 % et de « FCP CFG
Construction » à − 5,29 %.

57
Rapport de fin d’année EMSI
Au niveau d’une même période, la confrontation des deux classements selon les critères de
performance absolue et performance relative permet de constater que les performances
relatives se confirment avec celles en absolu, en effet, les fonds ont conservé les mêmes rangs
aussi bien pour le palmarès que pour les fonds en queue du classement et ce avec des niveaux
de performances très proches.

D’après l’AMMC, le choix d’un OPCVM dépend de la durée de placement adaptée à la


situation personnelle des investisseurs (court terme, moyen ou long terme) et au niveau de
risque accepté pour ce placement. Ainsi, en tenant compte que le danger de la volatilité se
pose en termes d’horizon de placement, on peut formuler deux stratégies de placement qui
diffèrent selon deux critères à savoir l’aversion des investisseurs vis-à-vis du risque et
l’horizon de placement.
Le classement effectué selon la volatilité permet de donner les OPCVM actions dont la
volatilité est moindre qui sont (Atlas Ambition, Atlas Sélection, Alpha Dynamic Fund, SG
Epargne Plus Actions, RMA Multistrategies,). Ces derniers constituent des actifs à risque
minimum que peuvent souscrire soit, des investisseurs ou des entreprises dont la durée de
placement adaptée à leurs situations est courte (un à deux ans) car la volatilité devient néfaste
est dangereuse à court terme. Soit des investisseurs qui sont averses au risque même si
l’horizon de leur placement est long. En revanche, les OPCVM actions dont la volatilité est
supérieure (Wafa Assurance Stratégie, FCP CIMR Tharwa, CAT Actions, Safae, RMA Equity
Market, CMR Actions) ne constituent pas des placements néfastes à long terme puisqu’on
admet que la volatilité n’est pas structurellement dangereuse.

L’application de la méthodologie quantitative de notation de Morningstar sur les OPCVM


actions au Maroc donne un nouveau classement avec des classes homogènes répertoriées dans
le tableau ci-dessous qui dresse également un comparatif entre ce classement et celui basé
uniquement sur le seul critère de performance relative et ce sur la période d’une année
considérée dans cette analyse.

Source : [Link]

Section 3 : Les OPCVM du Maroc


Dans cette section nous avons prévu un aperçu des OPCVM au Maroc, et de ceux ayant
inscrits une bonne performance pendant le mois de 06/2020

Nous avons décidé d’exposer les 5 premiers selon chaque catégorie d’OPCVM :

OPCVM actions :

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Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 14 : Les 5 premiers OCVM de types actions

OPCVM diversifiés :
Tableau 15 : Les 5 premiers OPCVM de type diversifié

OPCVM OMLT (obligations moyen et long terme) :

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Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 16 : Le 5 premiers OPCVM de type OMLT

OPCVM OCT (obligation court terme):


Tableau 17 : Les 5 premiers OCVM de type OCT

OPCVM monétaires :

60
Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 18 : Les 5 premiers OCPVM de type monétaire

OPCVM contractuels :
Tableau 19 : Les 5 premiers OCVM de types contractuels

Source : [Link] et ASFIM

Chapitre 2 : La méthodologie de recherche élue


Section 1 : Le choix de la méthodologie de recherche
Vu que le cœur de mon étude sur les OPCVM s’appesantie sur la réglementation et la fiscalité
de ces derniers, en vue de savoir si vraiment le cadre juridique et règlementaire de ces
organismes aident à les promouvoir, la partie empirique devrait être sous forme d’une enquête
auprès des professionnels du domaine à travers des rapports , pour dévoiler d’autres facette
cachés de la réalité de ces organismes dans le marché national.

61
Rapport de fin d’année EMSI
En effet notre économie qui a commencé à donner des signes de bonne santé et à miser sur le
développement durable, les nouvelles énergies, l'attrait des capitaux étrangers, l'augmentation
des échanges, l'assainissement du climat des affaires résistera difficilement aux retombées de
cette crise sanitaire ( Covid-19). En effet, basée sur les secteurs primaire et tertiaire, sans
omettre le textile, l'industrie automobile et les nouvelles technologies, l'économie marocaine
s'attend à vivre sa pire crise depuis trois décennies. Et donc le marché national vit de
nombreux défis, comme l’augmentation du chômage , l’arrêt de plusieurs entreprises ne
pouvant pas résister à cette crise , la croissance de la dette publique et plusieurs professionnels
se sont retrouvés à la porte des firmes . Le climat économique et la conjoncture actuelle n’est
pas assez favorable pour mener des recherches en bonne et due forme , vu que la
préoccupation des professionnels du domaine tourne autour de la restructuration de leur
travail et est loin d’accueillir des chercheurs pour fournir les informations nécessaire .

La pandémie de Covid-19, m’a laissé dans l’incapacité de mener mon enquête comme ce que
je le souhaitais. La seule méthodologie de recherche qui pouvait faire objet de mon cadre
pratique était la recherche documentaire puisque aussi restreinte qu’elle soit pour mon projet,
elle offre une considérable source d’informations pouvant alimenter ma recherche.

Grace au séminaire de « méthodologie de recherche » animé par Madame Asmahane Tahiri à


distance, j’ai eu une idée claire sur la méthode de recherche que je dois choisir pour
compléter mon travail qui est la recherche documentaire.

Dans la partie théorique, j’ai essayé de reporter l’essentiel et de synthétiser au maximum les
apports des lois et des Dahir et du GCI qui régissent le cadre de mon travail. Au-delà de ces
textes de lois , la seule source restante c’est de choisir un échantillon de rapports et d’articles
qui ont discuté le même sujet afin de savoir si les mesures prises auprès des ministres ont
réellement de bonnes répercussions sur le marché des OPCVM .

Section 2 : La recherche documentaire


Apres avoir exposé la raison pour laquelle j’ai choisi la recherche documentaire comme
méthode de recherche, je ne puis commencer mon étude bien avant de définir à quoi consiste
cette méthode et les étapes à suivre pour bien la réussir.

La recherche documentaire scientifique est une manière de procéder pour parvenir à un


objectif déterminé.
La démarche scientifique est basée sur trois actes essentiels et devrait être menée en plusieurs
étapes selon le cours de Madame Asmahane Tahiri :

62
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 24 : La démarche scientifique

Pour synthèse, chaque recherche documentaire scientifique est divisé en 3 grandes partie :

1 – Rupture : Consiste à rompre le fil de connaissance qu’on avait auparavant et commencer


le travail sur une base neutre. Ne pas laisser les informations anciennes influencer notre
démarche de travail en fixant une question de départ qui doit être claire et pertinente et
faisable et chercher dans les documentations existantes pour finalement extraire la
problématique sur laquelle tournerait le travail .

2 – Construction : Dans cette étape, en partant d’une problématique prédéfinie, et après avoir
vu la littérature existante, on fixe des hypothèses de départ pour bien cerner le travail. Une
fois ce travail est fait il faut fixer une démarche de travail autrement dit modèle d’analyse
pour traiter les données collectés.

3- Constatation : Dans cette phase vient l’observation pour essayer de soit confirmer ou
rejeter les hypothèses de départ afin de trouver la réalité des choses et donc par conséquent
une réponse à la problématique, bien sûr en s’appuyant sur des données empiriques en
analyser les informations pour en extraire les résultats (conclusions) .

63
Rapport de fin d’année EMSI
Maintenant que nous avons exposé de façon brève et générale les étapes de la recherche
scientifique, nous allons attaquer tout de suite l’échantillon sur lequel nous travaillerons.

Section 3 : L’échantillon d’article et de rapports choisit

Il est important d’indiquer que pendant notre recherche documentaire, la majorité des rapports
et des articles qui traitaient les OPCVM ne se focalisait pas beaucoup sur l’impact de la
réglementation et de la taxation des OPCVM au Maroc. Or après plusieurs semaines de
recherche, nous avons pu trouver 3 documents que nous tenons à présenter comme suit :

- Guide : « Gestion d’OPCVM au Maroc : 20 ans au service de l’épargne


nationale » CEJEFIC CONSULTING , publié en 2017

- Mémoire de fin d’année effectuée par Maher Daoud, Taha Debbagh


supervisé par Mr. El Aajly Abdellah au sein de l’université Abdelmalek
Saidi, intitulée La comptabilité des OPCVM 2017

- Rapport sur l’évaluation du c adre de régulation de la multigestion


alternative et les voies envisageables de son amélioration, effectué par
l’ASFIM, date de publication 2018

- Lettre mensuelle de l’ASFIM du mai 2020

Ces trois sources de données serviront d’étymologie pour le chapitre suivant.

Chapitre 3 : Analyse de données et résultats


Section 1 : Collecte de données
Dans cette section nous avons prévoyé une collecte de données de statistique et
d’informations pouvant alimenter notre rapport et tracer une voie vers la réponse sur la
problématique.

L’extraction des données se présentera respectivement comme suit :

- Guide : « Gestion d’OPCVM au Maroc : 20 ans au service de l’épargne nationale »


CEJEFIC CONSULTING , publié en 2017

64
Rapport de fin d’année EMSI
Outres les liens historiques, linguistiques et les similarités macro-économiques qui existent
entre le Maroc et de nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest, il existe aussi des similitudes
opérationnelles entre le marché financier marocain et ceux de cette région.
En effet, ces similitudes concernent aussi bien le nombre d’intervenants que la classification
des OPCVM ou le nombre des sociétés de gestion. À titre d’exemple, dans l’Union Monétaire
Ouest Africaine (UMOA), il y a aujourd’hui 16 sociétés de gestion ayant reçu l’agrément du
Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers, ce qui est assez similaire
aux nombres de sociétés de gestion marocaines alors qu’on en compte 59 en Afrique du Sud.

Ajoutons à cela que dans l’UMOA les OPCVM sont classés en 5 catégories qui sont tout à
fait comparables à la classification marocaine. De plus, le marché marocain et ces marchés
ont des contraintes d’investissement comparables. En effet, la contrainte de liquidité observée
dans le marché marocain est également présente dans les marchés de cette région, ce qui n’est
pas le cas dans certains marchés comme l’Afrique du Sud. Ainsi, les opérateurs marocains
pourraient vraisemblablement s’adapter plus rapidement aux marchés de l’Afrique de l’Ouest
que des opérateurs européens ou sud-africains.

Perspectives de développement

L’exportation du modèle marocain pourrait se faire dans un premier temps par le biais des
banques et assurances marocaines déjà présentes dans le continent. Ces banques et assurances
qui sont de véritables leaders dans différents marchés africains et bénéficient d’un capital
confiance important des investisseurs de la région. Notons que certaines banques marocaines
déjà installées dans la région offrent par le biais de leurs filiales des services de gestion
d’actifs tel que Attijari Asset Management ou BMCE Capital gestion.

Il est en outre intéressant de souligner que dans la région australe de l’Afrique, certaines
banques sud-africaines ont réussi à exporter leur modèle de gestion d’actifs. À titre
d’exemple, Standard Bank, par le biais de sa filiale Stanbic Asset Management gère des fonds
dans plusieurs pays africains outres que l’Afrique du Sud (Ghana, Nigeria, Namibie et
Botswana notamment). Par ailleurs, Casablanca Finance City pourrait constituer une
plateforme permettant d’exporter le modèle marocain vers les pays de l’Afrique Sub-
Saharienne. En effet, des sociétés de gestion basées à CFC pourraient tout aussi bien investir
dans le marché local ou dans les marchés de l’Afrique subsaharienne. Ceci pourrait faciliter
l’émergence d’OPCVM dédiés « Afrique » comme c’est le cas dans d’autres places
financières du continent, notamment en Afrique du Sud ou à l’île Maurice. À titre d’exemple,
en décembre 2014, il y avait 25 Regional Funds en Afrique du Sud (fonds investissant dans la
région australe de l’Afrique).

Des innovations en termes de produits et de fonds

65
Rapport de fin d’année EMSI
Le panorama de la gestion d’actifs au Maroc reste aujourd’hui peu diversifié en comparaison
à certains marchés internationaux. Néanmoins, des nouvelles dispositions se préparent à être
mises en place alors que d’autres pourraient être envisagées afin d’introduire de nouveaux
produits : Exchange Traded Funds : Les ETF seront introduits au Maroc avec la nouvelle loi
sur la Bourse et l’évolution de la loi sur les OPCVM. En effet, ces instruments répliquent les
variations d’un indice sous-jacent, comme le MASI par exemple. Cela présente de nombreux
avantages. Par exemple, un indice est beaucoup moins risqué qu’une action individuelle grâce
à l’effet de la diversification. De plus, l’analyse de la performance est rendue plus simple car
elle dérive directement de celle de l’indice. Ajoutons à cela que les ETF sont cotés en continu,
comme les actions. Donc un investisseur peut acheter ou vendre un ETF à n’importe quel
moment de la séance de cotation. Ensuite, les applications sont nombreuses : on peut très bien
imaginer des ETF indexés sur des indices internationaux, des indices charia compliant, etc.
OPCI : Le projet de loi sur les Organismes de Placement Collectif en Immobilier définit un
nouveau support d’investissement basé sur des rendements locatifs immobiliers. Ainsi, les
OPCI servent aux investisseurs des rendements réguliers qui sont en moyenne plus élevés que
les autres classes d’actifs. De plus, les revenus augmentent en général avec l’inflation et
résistent bien en période de hausse des taux (contrairement aux obligations par exemple).
C’est également un formidable outil de diversification qui complète les instruments
“classiques” disponibles aujourd’hui sur le marché marocain.
Fonds islamiques : La mise à jour de la loi bancaire a introduit la finance participative au
Maroc. Avec le développement future de cette industrie, l’émergence de fonds Charia
Compliant n’est plus qu’une question de temps. Fonds à règles d’investissements allégées :
On constate que les fonds dédiés représentent près d’un tiers des actifs sous gestion des
OPCVM marocains. Il serait donc pertinent de considérer la mise en place de fonds à règles
d’investissements allégées. Ces OPCVM auraient des contraintes d’investissements et de
diversification moins strictes afin de répondre d’une manière plus pointue aux besoins des
investisseurs institutionnels.

Des fonds coordonnés africains : En Europe, les fonds libellés UCITS peuvent être
commercialisés dans toute l’Union Européenne. De plus, ces fonds sont aussi
commercialisables dans d’autres marchés internationaux. En Afrique subsaharienne, les
marchés sont segmentés en plusieurs zones et unions monétaires avec chacune leurs règles et
normes d’investissement pour les fonds OPCVM. Afin de développer les coopérations
interafricaines, on peut réfléchir à harmoniser les différentes normes déjà existantes dans le
continent dans le but de créer des fonds coordonnés qui seraient commercialisés en Afrique de
l’Ouest et au Maroc.

- Mémoire de fin d’année effectuée par Maher Daoud, Taha Debbagh supervisé par Mr.
El Aajly Abdellah au sein de l’université Abdelmalek Saidi, intitulée La comptabilité
des OPCVM 2017

Les OPCVM doivent une grande partie de leur succès de part le monde à leur statut fiscal
privilégié.

66
Rapport de fin d’année EMSI
Les SICAV et les FCP bénéficient de la transparence fiscale, puisque la loi a prévu une
exonération à leur niveau. Par contre, la fiscalité s’appliquera aux revenus et plus-values au
moment de leur distribution ou de leur réalisation au niveau des porteurs de parts.

En d’autres termes, le détenteur d’une action de SICAV se trouve, du point de vue fiscal,
strictement dans la même situation que s’il détenait en direct un portefeuille d’actions ou
d’obligations mais avec un régime fiscal de faveur.

Les dispositions de la loi de finances 1999-2000, relatives à la fiscalité des OPCVM, pour les
personnes physiques et applicables depuis le 1er Juillet 1999

- Rapport sur l’évaluation du cadre de régulation de la multi gestion alternative et les


voies envisageables de son amélioration, effectué par l’ASFIM, date de publication 2018

Un besoin d’évaluation : une bonne régulation est une régulation évaluée a posteriori

Le Maroc s’est engagé dès l’année 2006 dans une démarche dite « Pour une meilleure
régulation » qui vise à concilier la protection de l'investisseur et le développement
économique et financier de la Place de Casablanca, à identifier et à mettre en œuvre les
progrès nécessaires en termes d’efficacité opérationnelle.

Différentes étapes vont rythmer cette évolution. Un premier document de consultation a fait
l’objet à l’été 2006 d’une synthèse rendue publique lors des entretiens de l’AMMC du 30
novembre 2006.
Tirant les leçons de cette consultation, l’AMMC a préconisé le développement « des formes
de contrôle a posteriori et la responsabilisation des professionnels, plutôt que le contrôle a
priori ». (…) « Le contrôle a priori serait allégé en conséquence, avec en contrepartie une
attention accrue portée sur les diligences effectuées par les différentes personnes responsables
lors des contrôles a posteriori ». Cette piste est précisément celle qui a été analysé par le
Groupe de travail quand il s’est agi pour lui d’envisager les voies possibles d’amélioration du
cadre de régulation de la multi gestion alternative. Son intervention s’inscrit d’ailleurs dans la
ligne de la méthode désormais retenue par le régulateur où, à « chaque fois que cela sera
nécessaire, ces travaux seront suivis ou accompagnés de travaux de Place dans le cadre de
groupes mixtes incluant des représentants à la fois des investisseurs, des sociétés cotées et des
professionnels, et qui démarreront à partir du début de l'année 2007 ».

- Lettre mensuelle de l’ASFIM du mai 2020

Les lettres mensuelles publiées par l’ASFIM sont par nature , un ensemble de graphe et
de tableaux montrant l’évolution des OPCVM , que nous allons commenter dans la
prochaine section . Le vrac de données se présentent comme suit :
 Évolution des encours sous gestion

67
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 25 : Evolution des encours de sous gestion

 Actif Net par catégorie d’OPCVM

Figure 26 : Actif net par catégorie d'OPCVM

 Collecte Nette 2020 par classe d’actifs

68
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 27 : Collecte nette par classe d'actifs

 Indices de performance

Figure 28 : Les indices de performances des OPCVM

 Composition de l’Actif Total

69
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 29 : Composition de l'actif total des OPCVM

Section 2 : Analyse et conclusions


- Guide : « Gestion d’OPCVM au Maroc : 20 ans au service de l’épargne nationale »
CEJEFIC CONSULTING , publié en 2017

 Les actifs sous gestion des OPCVM marocains ont connu une croissance importante
en 2014, un relai de croissance international, cependant la contribution des non-
résidents demeure insignifiante (moins de 1% de l’actif net). Ainsi, il y a un réel
potentiel d’évolution des investissements des non-résidents dans les OPCVM
marocains. En effet, les investisseurs internationaux pourraient ainsi participer de
manière plus significative dans la croissance marocaine. L’attrait de ces investisseurs
pourrait être stimulé à travers l’exposition des OPCM marocains à l’international. A
titre d’exemple, les OPCVM marocains installés en Afrique subsaharienne pourraient
être un moyen de collecter l’épargne de ces pays afin d’investir dans le marché
marocain. Ce phénomène est largement observé en Afrique australe où l’on constate
que les OPCVM de nombreux pays anglophones de la région investissent largement
dans le marché sud-africain.

 À travers Casablanca Finance City, l’émergence d’OPCVM marocains pouvant


investir de manière importante à l’international, notamment en Afrique subsaharienne,
constituerait un nouveau support d’investissement qui permettrait aux investisseurs
nationaux de diversifier leurs risques et leurs rentabilités, dans un contexte où les

70
Rapport de fin d’année EMSI
rendements des obligations et des actions sont parfois assez corrélés. Pour cela, on
peut envisager des fonds dont les parts sont commercialisées en dirhams (et donc
accessibles aux investisseurs locaux) et qui investissent en devises.

 Par ailleurs, on constate que plusieurs sociétés nationales ayant une importante activité
à l’international ont d’importantes réserves en devises et ont un réel besoin de
placement de ces liquidités. De plus, la loi de finance 2014 a accordé une amnistie
fiscale aux résidents qui rapatrient leurs avoirs en devises. Cela a créé des flux devises
qui pourraient être captés via la création de fonds en devises qui investissent sur les
marchés internationaux. Pour aller plus loin, il serait intéressant de considérer des
fonds qui peuvent être commercialisés aussi bien en dirhams qu’en devises. En effet,
ces fonds pourraient être composés de différents compartiments (ou classes) avec
chacun une devise associée. Par exemple, un compartiment en dirham pourrait être
proposé aux particuliers alors qu’un compartiment en dollars pourrait répondre aux
besoins de sociétés exportatrices.

 De plus des diversifications future des fonds, pour dépasser les OPCVM vers d’autres
types d’actifs de sous gestion comme suit :
-

Figure 30 : Fonds futures

Source : Guide : « Gestion d’OPCVM au Maroc : 20 ans au service de l’épargne nationale » CEJEFIC CONSULTING , 2017 , p 11

- Mémoire de fin d’année effectuée par Maher Daoud, Taha Debbagh supervisé par Mr.
El Aajly Abdellah au sein de l’université Abdelmalek Saidi, intitulée La comptabilité
des OPCVM 2017

71
Rapport de fin d’année EMSI
 La fiscalité marocaine constitue réellement une attraction pour les investisseurs
futures, d’une part pour la transparence fiscale comme ce qu’on avait expliqué dans la
partie théorique (On appelle transparence fiscale le fait pour une société de ne pas être
imposée directement mais via ses associés.) Le tableau suivant présente d’avantage
d’informations concrétisant les éléments afférant aux valeurs mobilières des OPCVM

Tableau 20 : Affectation des résultats des OPCVM

Source : Mémoire de fin d’année au sein de l’université Abdelmalek Saidi, intitulée La comptabilité des OPCVM , 2017 , page
27

Classification Affectation des Fiscalité Mode de paiement


résultats

Actions Capitalisation 10% Retenue à la source et versée au


lieu et place du porteur d’OPCVM
par le dépositaire
Actions Distribution 10% sur les Retenue à la source et versée au
dividendes lieu et place du porteur d’OPCVM
par le dépositaire
Obligations Capitalisation 20% Retenue à la source et versée au
lieu et place du porteur d’OPCVM
par le dépositaire
Obligations Distribution 20% à la Retenue à la source et versée au
distribution lieu et place du porteur d’OPCVM
par le dépositaire
Diversifiés Capitalisation 15% Retenue à la source et versée au
lieu et place du porteur d’OPCVM
par le dépositaire
Monétaire capitalisation 20% -

- Rapport sur l’évaluation du cadre de régulation de la multi gestion alternative et les


voies envisageables de son amélioration, effectué par l’ASFIM, date de publication
2018

72
Rapport de fin d’année EMSI
 Une majorité estime pertinente l’élaboration d’un cadre africain uniformisé et de
standards communs pour la multi gestion alternative, ainsi que la possibilité donnée
aux fonds de fonds alternatifs de bénéficier d’un passeport à l’échelle de l’Union
africain. L’élaboration de ce cadre africain ne se ferait pas au détriment des OPCVM
coordonnés tels qu’ils existent à l’heure actuelle.

- Lettre mensuelle de l’ASFIM du mai 2020

 L’actif net sous gestion des OPCVM a connu une hausse de 1,28 % à fin mai 2020,
passant de 464,98 milliards de Dirhams, à fin avril 2020, à 470,95 milliards de
Dirhams. Cette hausse est expliquée par la collecte nette de plus de 1 milliard de
Dirhams qui a concerné principalement les OPCVM OMLT.
 La meilleure performance mensuelle est à mettre au crédit des OPCVM Actions avec
une augmentation de + 8,27 %, tandis que les OPCVM Monétaires ont enregistré la
performance la plus faible avec + 0,24 %.
 Concernant les performances annuelles, les OPCVM OCT ont eu la meilleure
performance avec + 1,16 % % alors que les OPCVM Actions ont eu une performance
négative de – 16,56 %.
 Le nombre d’OPCVM en activité à fin mai 2020 est de 484 ce qui montre le poids de
ces organismes à l’échelle national et leur évolution remarquable.

Section 3 : Réponse à la problématique


Rédaction : Auteur

A titre de rappel la problématique de ce rapport était la suivante : «  … Or si le Maroc compte


sur ces organismes comme un engin de développement de l’économie, jusqu’à quel point le
climat d’affaire, la règlementation et la fiscalité nationale accompagne leur développement 
et améliore leurs performance ? » .

Après avoir plongé dans le détail de comment les OPCVM sont régit dans le Maroc, et après
avoir collecté des données relatives à ce sujet et plus spécialement à la problématique, toutes
les conclusions tirées dans la section précédente donne une réponse favorable à notre
problématique.

Pour ne pas rester dans le vague, nous avons préalablement fait parler les chiffres dans
plusieurs sections, pour avoir une idée claire sur l’état des lieux de ces organismes et de leurs

73
Rapport de fin d’année EMSI
perspectives de développement futures. Toutes les informations et les indicateurs conclus
donnent une idée sur le positionnement des OPCVM dans le royaume.

En effet depuis leur lancement au Maroc et toutes les actions entreprises vont tous dans une
optique de promotion de ces premiers. Premièrement au plan fiscale, ils constituent une
attraction énorme pour les investisseurs grâce à leur taxation légères et à leurs exonérations
tentantes.

Deuxièmement en confiant ton épargne aux OPCVM, ces derniers bénéficient d’une
multitude de garde fous solides : les commissaires aux comptes, les sociétés de gestion et le
dépositaire centrale (MaroClear) , et bien sûr l’AMMC le gendarme des marchés de
capitaux .

De plus l'OPCVM bénéficie d’une réglementation spécifique, notamment en matière


d’encadrement de sa politique de placement et de ses obligations comptables et
d’informations à l’égard des investisseurs. (Ratios prudentiels, mise à la disposition du public
d’une note d’information visée par l’AMMC et mise à jour, publication dans un journal
d’annonces légales d’un rapport annuel et d’un rapport semestriel…)

Troisièmement , de part de leurs performance très positives et qui ont fait preuve de stabilité
et de sécurité en maintenant leur performance favorable même en temps de crise critique
comme celle que nous vivons aujourd’hui Covid-19 qui a fait chuter le cours des titres en
bourse mais qui n’a pas beaucoup influencé ces organisme grâce à leur vigilance et au
contrôle permanent des professionnels .

Tous ces points, affirment qu’effectivement le climat d’affaire qui englobe règlementations,
réformes et fiscalités au Maroc, aide vraiment les OPCVM à devenir les stars de la bourse
national .

74
Rapport de fin d’année EMSI
Conclusion
Tout travail de recherche est sous-tendu par le besoin de combler l'écart entre une situation de
départ insatisfaisante et une situation d'arrivée désirable. De ce fait il est important pour cette
étude de permettre aux lecteurs d'avoir droit à un peu plus d’informations concernant les
enjeux des OPCVM et les aspects de lois relatifs à ces organismes.

 Le monde des affaire et particulièrement celui des OPCVM, avec tout ce qu’il comporte de
maniement des fonds considérables, constitue pour les investisseurs un champ d’action vaste
et fécond. Ces organismes ne cessent de connaitre un grand succès, et d’attirer les fonds
partout dans le monde. Les causes de la prospérité des OPCVM sont dues en principe aux
avantages qu’ils présentent en comparaison avec les autres moyens d’augmentation du
patrimoine.

En effet, les OPCVM bénéficient de la transparence fiscale. Les revenus distribués par
l’OPCVM sont imposable en fonction de leur origine, autrement dit comme si leur
bénéficiaire avait été directement détenteur d’une fraction des actions, obligations ou
liquidités détenues par l’OPCVM. Cela signifie que pour un particulier la fiscalité applicable
est la même, qu’il investisse à travers le fonds ou directement dans la société émettrice des
valeurs mobilières. Les cessions faites par l’OPCVM dans le cadre de sa gestion ne sont pas
imposables pour le détenteur de parts d’OPCVM.

En plus des avantages fiscaux les OPCVM ont plusieurs intérêts les uns dus à leur
organisation, les autres aux règles de sécurités émanant des différentes lois.
Les formules collectives offrent aussi l’avantage de la simplicité et de la clarté. En réalité, les
autorités de tutelle (l’AMMC ou l’ASFIM) et les associations professionnelles restent
vigilantes sur les règles comptables et les procédures appliquées par les fonds. Elles émettent
continuellement les règles qui organisent ces fonds. Tout investisseur peut accéder aux
informations qui lui paraissent nécessaires et cela par le biais du prospectus et de la notice
d’information du fonds remis préalablement à toute souscription.
Lorsque l’épargnant a besoin de liquidités, il peut procéder à la vente de ses parts, qui sont
évaluées quotidiennement et qui peuvent être rachetées par l’OPCVM.

D’autres intérêts sont proposés par les OPCVM. Ils permettent d’accéder pour un montant
unitaire souvent peu élevé, à une grande diversité de produits et à une large palette
d’instruments et de marchés financiers marocains et internationaux. Cette diversification
assure une meilleure répartition des risques. Investir dans un OPCVM, c’est donc investir sur
un fonds composé de valeurs mobilières, ainsi il n’y a pas un risque d’exposition à la

75
Rapport de fin d’année EMSI
dépréciation d’une valeur. Les OPCVM offrent donc une plus grande sécurité en cas d’aléas
boursiers que la détention de quelques titres en direct.
Si les OPCVM sont désormais des organismes auxquels les investisseurs ont recours pour
augmenter leur patrimoine, ils sont aussi une source principale de financement des
entreprises. En effet, la nécessité de renforcer les fonds propres des entreprises a conduit à
encourager les placements effectués sur les marchés financiers.
Les sociétés sont émettre des valeurs mobilières et les lancer sur le marché. Les OPCVM vont
procéder à la souscription des instruments financiers. Ainsi, tant que les sociétés cotées seront
rentables et que la valeur des titres augmentera, la Bourse soutiendra leurs ambitions. En
même temps, les investisseurs seront satisfaits et conserveront leurs titres. Les sociétés
pourront par la suite plus facilement augmenter leur capital en attirant d’autres
investissements par l’émission de nouveaux titres pour poursuivre leur développement. La
bourse permet donc, à travers les OPCVM, de pérenniser l’entreprise car on n’a plus à
craindre la dissolution ou l’éclatement de la société suite au départ d’un actionnaire
majoritaire. Il peut alors être remplacé par l’entrée de nouveaux partenaires via le Marché
Financier. Néanmoins, il est important de souligner que ces éléments peuvent également
participer à l’instabilité de l’entreprise par le jeu des offres publiques d’achat exercés par les
OPCVM.

Pour en finir les OPCVM représentent depuis toujours un sujet d’actualité par excellence, ils
nourrissent de nombreux débats et font couler assez d’encre surtout en ce qui concerne leur
règlementations, la procédure relatifs à leur constitution, et la fiscalité qui impose différent
éléments de ces organismes. Les investisseurs et les professionnels intéressés par ces
placements sont toujours à soif de nouveaux éléments d’informations, et d’exemples
d’expériences des épargnants. Le marché des capitaux national, représente toujours un
bouquet de risques qui peut mettre l’argent investie en OPCVM en péril. L’insolvabilité, les
fluctuations de l’offre et de la demande, les variations de cours ont été toujours des caractères
inhérents aux marchés financiers, ce qui laisse la vue toujours posée sur cet organisme-là.

Pour conclure les OPCVM constituent un organisme très intéressant pour les épargnants qui
souhaitent placer leur épargne et depuis leur lancement effectif en 1995, les OPCVM ont
connu un essor important et continuent à jouer un rôle significatif dans le développement du
marché financier marocain et connaissent une croissance soutenue que ce soit en terme de
nombre d'entités ou de volumes d'épargne drainés.

Au Maroc, actuellement le marché financier compte plus de 400 OPCVM agrées et


opérationnels et continuent d’afficher de belles performances même en temps de crise majeurs
comme la pandémie de Covid-19.

76
Rapport de fin d’année EMSI
Références
 Wikipidea . Transparence fiscale ,
«[Link] 2006
 Code général des impot CGI , «L'édition du C.G.I de 2020 a actualisé l'édition de
2019 »  
 Revue challenge, performance des OPCVM , «[Link]
finissent-lannee-en-beaute-92915/ » , 2019
 Le matin journal, OPCVM actions ,  « [Link]
actions-surperforment-marche-boursier-18-2019/[Link] » 2020 
 Le boursier, Attraction des OPCVM ,
«[Link]
[Link] » 2020
 Le boursier, Attraction des OPCVM ,
« [Link]
actif-net-global-a-cause-de-la-chute-de-la-bourse-et-du-manque-de-visibilite-sur-le-
[Link]» 2020
 L’économiste, crise des OPCVM, « [Link]
comment-les-opcvm-ont-resiste-la-crise» 2020
 L’économiste, crise des OPCVM, « [Link] »
2019
 Le boursier, Les OPCVM, « [Link] » 2019
 ASFIM , « Tout savoir sur les OPCVM » ,Les pages 12 ,13 ,14,25 ,35, 36 , 2018
 Dahir portant loi n° 1-93-213 du 4 rebia II 1414 (21 septembre 1993) relatif aux
organismes de placement collectif en valeurs mobilières , chapitre relatif aux
règlementation , page 23-50
 Un dossier réalisé par Ouadie Drissi El Bouzaïdi , « Le palmarès des OCPVM au
Maroc » 2006
 Université Mohamed V -Soussi Faculté des Sciences juridiques économiques et social
Réalisé par: AARAFI Samia CHERKAOUI Salma

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Rapport de fin d’année EMSI
 BENCHEKROUN Ahmad « L’audit des Organismes de Placement Collectifs des
Valeurs Mobilières (OPCVM) » ENCG Université Abdelmalek Essaidi , 2015
 Guide : « Gestion d’OPCVM au Maroc : 20 ans au service de l’épargne nationale »
CEJEFIC CONSULTING , 2017
 Mémoire de fin d’année effectuée par Maher Daoud, Taha Debbagh supervisé par Mr.
El Aajly Abdellah au sein de l’université Abdelmalek Saidi, intitulée La comptabilité
des OPCVM 2017
 Rapport sur l’évaluation du cadre de régulation de la multigestion alternative et les
voies envisageables de son amélioration, effectué par l’ASFIM, date de publication
2018
 Lettre mensuelle de l’ASFIM du mai 2020 

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Rapport de fin d’année EMSI

Common questions

Alimenté par l’IA

Le principal obstacle à une meilleure compréhension du marché boursier au Maroc est la perception générale du marché comme un lieu de spéculation plutôt que d'investissement à moyen-long terme, même parmi le public relativement informé. Cette perception est due à une méconnaissance des produits offerts et des mécanismes de fonctionnement de la bourse. Ainsi, le marché boursier n'est pas suffisamment associé à la notion de "long terme", ce qui contribue à une image globale floue du marché auprès du grand public .

L'AMMC contrôle les intervenants du marché financier marocain par des inspections sur place dans les locaux des intervenants et un contrôle sur pièces à travers des reportings. Elle vérifie que les intervenants maintiennent en permanence des garanties suffisantes au niveau organisationnel et des moyens techniques et financiers. En cas de détection d'infractions ou de manquements, l'AMMC peut mener des enquêtes et est habilitée à prononcer des sanctions, en respectant une procédure qui garantit les droits de défense des intervenants concernés .

Le cadre réglementaire impose un contrôle strict sur les OPCVM, ce qui influence leur gestion en fixant des obligations claires en matière de politique de placement, d'obligations comptables, et d'information aux investisseurs. Les OPCVM doivent obtenir l'accord préalable de l'AMMC pour fonctionner et sont régis par une réglementation sur les rapports annuels et la distribution d'informations financières, favorisant ainsi la transparence et la sécurité des investissements .

Les OPCVM sont importants pour les petits épargnants au Maroc car ils sont accessibles à tous, permettant à ces épargnants d'investir aussi efficacement que les plus grands investisseurs. Les bénéfices sont répartis équitablement selon leur mise initiale, leur offrant des performances optimales et une sécurité accrue grâce à la gestion professionnelle et à la diversification des risques. Cette approche collective permet de rassembler d'importantes liquidités pouvant être investies sur le marché financier dans des conditions optimales .

La performance et la régularité des OPCVM actions au Maroc sont évaluées selon deux critères : la performance et la régularité dans le temps. L'évaluation se fait sur plusieurs périodes (un an, trois ans, cinq ans, dix ans) et utilise des indicateurs de performance tels que l'indice de performances absolues et relatives. Ces mesures visent à comprendre la stratégie du gestionnaire et sa capacité à générer des rendements pour les investisseurs .

La performance relative est un indicateur clé car elle permet de comparer un OPCVM action par rapport à la moyenne du marché des OPCVM actions, définissant ainsi la capacité d'un gestionnaire à battre le marché. Elle est calculée en mesurant l'écart entre la performance absolue d'un OPCVM action et la performance moyenne de tous les OPCVM actions sur le marché, offrant ainsi une perspective comparative des performances des fonds .

La méthodologie utilisée pour analyser la performance des OPCVM actions au Maroc est quantitative, basée sur la mesure de la performance et du risque des fonds sur des horizons de un an et cinq ans. Les performances sont évaluées à l'aide de données publiées par l'ASFIM, et l'analyse comprend à la fois des mesures absolues, en comparant l'indice de performance de chaque fonds, et des mesures relatives, en comparant les performances à celles de la moyenne du marché .

Depuis les années 1990, le Maroc a entrepris une modernisation profonde de son système financier, qui a transformé le marché par la mise en place d'un cadre juridique rénové, la privatisation de la société gestionnaire de la Bourse de Casablanca, et la création de l'AMMC. La mise en œuvre des OPCVM a été parmi les conclusions principales, offrant un véhicule d'épargne innovant et sécurisé pour les particuliers et contribuant à la robustesse et à la confiance dans le marché financier marocain .

La volatilité des OPCVM actions, due à la majorité de leurs actifs investis en actions, implique un risque plus élevé pour les investisseurs, mais aussi l'opportunité de rendement supérieur. Les investisseurs doivent évaluer leur tolérance au risque et adapter leurs stratégies de placement en conséquence, utilisant des mesures de performance et de risque pour choisir des fonds qui correspondent à leur profil d'investissement et diversifier leur portefeuille pour atténuer le risque .

Depuis leur lancement en 1995, les OPCVM ont joué un rôle significatif dans le développement du marché financier marocain. Ils ont connu un essor important grâce aux avantages d'une gestion professionnelle de l'épargne collective et au cadre juridique favorable. Leur croissance est soutenue en termes de nombre d'entités et de volumes d'épargne drainés. Les OPCVM permettent de gérer des grandes sommes d'épargne collectivement, apportant ainsi de la performance et de la sécurité à travers la diversification des risques .

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