OPCVM au Maroc : État et Perspectives
OPCVM au Maroc : État et Perspectives
Nos remerciements vont en premier lieu, à l’équipe pédagogique de l’EMSI pour l’intérêt
qu’elle porte à notre formation, pour leur disponibilité, leur aide et leur professionnalisme
durant nos quatre années d’études écoulées.
Toute notre reconnaissance, notre profond respect et notre inestimable gratitude vont en
deuxième lieu à notre professeur Madame Asmahane TAHIRI, qui nous a toujours transmit
généreusement de son fruit d’expérience et de connaissance dans le métier. Elle nous a servi
en permanence d’une bonne encadrante durant notre projet de fin d’année, et a eu
l’amabilité de répondre à nos questions et de fournir les explications nécessaires. Grâce à
son sens d’écoute et d’échange j’ai pu avancer efficacement dans notre projet et le bien
maitriser et ce dans un cadre agréable de complicité et de respect.
Par le biais de ce rapport nous lui souhaitons une bonne continuation et tout le succès dans
sa carrière professionnelle.
Nous aimerions aussi gratifier les membres du jury présent pour m’avoir honoré de bien
vouloir examiner mon travail.
Et finalement et que le meilleur reste pour la fin, à nos chères familles pour leurs soutien
moral pendant cette pandémie et financier, pour leurs patience et leurs sacrifices et à nos
chères amis pour leur support permanent et leurs sages conseils.
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Rapport de fin d’année EMSI
Introduction
ne pas concurrencer à l’échelle Internationale grâce à des organisme comme les OPCVM . ’
Dans un marché financier régi par les lois de l’offre et de la demande des valeurs mobilières,
la Bourse de Casablanca joue de plus en plus son rôle de lieu de rencontre entre les différentes
parties prenantes. Toutefois, l’image du marché boursier est globalement floue auprès du
grand public, du fait de la méconnaissance profonde de ses produits et de ses mécanismes de
fonctionnement. De plus, la notion de « long terme » n’est pas associée au marché boursier.
Autrement dit, la Bourse est surtout connue comme un lieu de spéculation et non comme un
espace d’investissement et d’épargne de moyen-long terme, et ce encore auprès d’un public
relativement averti.
Les Organismes de Placement Collectif des Valeurs Mobilières sont donc nés de la nécessité
de palier à cette incertitude ressentie par les investisseurs et les épargnants une fois face aux
marchés financiers. Au Maroc, les OPCVM se sont développés très tardivement. En effet, le
Maroc a entrepris depuis le début de la décennie 90 une profonde modernisation de son
système financier. Elle a débuté par la mise en place d'un cadre juridique rénové pour les
établissements de crédit à travers la loi bancaire de 1993, puis s'est poursuivi par la refonte de
l'organisation du marché boursier selon les normes prévalences dans les systèmes financiers
développés, ainsi fut opérée: La privatisation de la société gestionnaire de la bourse des
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Rapport de fin d’année EMSI
valeurs de Casablanca. La professionnalisation du métier d'intermédiation par la création de
sociétés de bourse. L'institution d'une nouvelle autorité de tutelle, l’Autorité Marocaine des
Marchés de Capitaux « AMMC » ex « CDVM » Le conseil déontologique des valeurs
mobilières, et enfin l'introduction d'un nouveau véhicule d'épargne pour les particuliers : les
Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM).
Depuis leur lancement effectif en 1995, les OPCVM ont connu un essor important et
continuent de jouer un rôle significatif dans le développement du marché financier marocain
et connaissent une croissance soutenue que ce soit en terme de nombre d'entités ou de
volumes d'épargne drainés. Cette évolution positive résulte de la combinaison d'un ensemble
de facteurs liés, au-delà du principe même qui préside au fonctionnement des OPCVM à
savoir les avantages que procure une gestion professionnelle de l'épargne collective, aux
particularités du cadre juridique, comptable et fiscal qui régit la vie des OPCVM.
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Rapport de fin d’année EMSI
Si on regarde d’une façon générale le contexte de règlementation et de taxation des OPCVM
au Maroc régit par le DAHIR PORTANT LOI N° 1-93-213 DU 4 REBIA II (21
SEPTEMBRE 1993) et modifié par la loi 53-01 , on peut clairement voir que l’imposition de
ces organismes ne fait pas grande exception des taxations des autres organismes et qui selon
l’approche des législateurs : s’inscrivent tous dans une optique qui encourage
l’investissement et la promotion du secteur financier . Et donc suite à ce bref aperçu, une
question primordiale s’impose.
Dans l'intention d'apporter une réponse satisfaisante qui permet de connaître ces organismes
nous présenterons une approche sur les OPCVM en examinant le fonctionnement et les
différents organes de gestion et la règlementation des OPCVM qui alimentera l’aspect
théorique de rapport (Première Partie).
Puis une recherche documentaire ou nous allons essayer d’analyser des données collectées en
vue de répondre à la problématique (Deuxième Partie).
Partie 1 :
Partie 2
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Rapport de fin d’année EMSI
Liste des figures
Figure 1 : Echange de titres entre demandeur et offreur d'argent
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Rapport de fin d’année EMSI
Liste des tableaux
Tableau 1 : Classification des OPCVM
Tableau 2: Fiscalité des valeurs mobilières
Tableau 3 : Volume des ventes et achats de parts d'OPCVM en 2019
Tableau 4 : Les 5 premiers OCVM de types actions
Tableau 5 : Les 5 premiers OPCVM de type diversifié
Tableau 6 : Le 5 premiers OPCVM de type OMLT
Tableau 7 : Les 5 premiers OCVM de type OCT
Tableau 8 : Les 5 premiers OCPVM de type monétaire
Tableau 9 : Les 5 premiers OCVM de types contractuels
Tableau 10 : Affectation des résultats des OPCVM
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Rapport de fin d’année EMSI
Sommaire
Remerciements………………………………………………………………………
Résumé………………………………………………………………………………
Introduction…………………………………………..…
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Rapport de fin d’année EMSI
Section 3: Le fonctionnement des OPCVM
Conclusion
Références
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Rapport de fin d’année EMSI
PARTIE 1 :
Le cadre
théorique
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Rapport de fin d’année EMSI
Chapitre 1 : Les marchés de capitaux
Section 1 : La typologie des marchés existants
Toutes les opérations financières quelques soient, suscitent l’intervention de plusieurs agents
économiques qui, ont des besoins de financements à savoir les entreprises, l'Etat ou les
collectivités locales, dans un marché qui leur permet de superviser les offres et les demandes,
pour en saisir les bonnes opportunités.
Et on ne peut plonger dans les OPCVM et les éléments y afférents sans avant, parler du
marché parent qui est le marché des capitaux .En effet, les marchés de capitaux mettent en
relation les agents économiques détenant un excédent de capitaux et ceux qui ont des besoins
de financement. Grâce à cette jonction, les marchés de capitaux permettent notamment le
financement de l’économie.
Sur les marchés de capitaux, on échange des capitaux, c'est-à-dire de l'argent matérialisé par
des titres ou des devises. Un continuum d'échéances, du très court terme au long terme, lie
aujourd'hui les marchés monétaire et financier. Les titres du marché monétaire (titres de
créances négociables et bons du Trésor) portent sur des échéances qui vont du très court au
moyen terme, tandis que ceux du marché financier (actions, obligations et produits hybrides)
se caractérisent généralement par des échéances de plus long terme.
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Rapport de fin d’année EMSI
Figure 17 : Arborescence des marchés
L’équilibre ce marché global de l’argent est assuré par les banques centrales.
Le marché des capitaux à différentes fonctions. Parmi les plus importantes, on peut citer :
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Rapport de fin d’année EMSI
-des procédures moins contraignantes
Le marché actions
Les actions sont des titres de propriété. Elles représentent une part du capital d'une entreprise.
Les entreprises utilisent le marché action pour se financer, pour partager le risque
d'investissements avec les différents souscripteurs.
Le marché obligataire
: Les obligations sont des titres de créances émis par des entreprises, des collectivités et par
les Etats. Elles sont un moyen de financement long terme. Une émission d'obligations peut
être comparée à un emprunt bancaire fait sur les marchés financiers.
Le marché monétaire
Le marché monétaire est celui sur lequel s'échangent les actifs très liquides. On y trouve des
titres de créances court terme dont la durée ne dépasse pas un an. Ce marché se subdivise lui-
même entre marché des titres de créances négociables et le marché interbancaire.
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Rapport de fin d’année EMSI
-Le marché des titres de créances négociables (TCN) : Ce marché favorise l’accès au marché
financier des opérateurs économiques (banques, entreprises, etc.) qui peuvent y placer leurs
excédents de liquidités. Les agents y échangent essentiellement des billets de trésorerie (de 1
jour à 1 an), des certificats de dépôts pour les établissements de crédit (de 1 jour à 1 an), des
bons du Trésor (échéances variables) et des bons à moyen terme négociables
Sur les marchés de capitaux, on échange aussi, et de plus en plus, des risques. C'est l'objet des
marchés d'instruments dérivés : ce sont des marchés qui permettent de gérer les risques
associés aux fluctuations de cours, de taux ou de change grâce à des instruments financiers.
Un produit dérivé est un contrat entre deux parties qui vont s'accorder sur le prix d'un actif.
C'est donc un instrument financier sous-jacent d'un actif qui permet de fixer le prix de ce
dernier pour une période donnée. La valeur d'un produit dérivé dépendra donc de la
valeur de son actif sous-jacent au cours du temps. Initialement ces produits avaient pour but
de couvrir les entreprises contre des risques financiers tels qu'une augmentation du prix
des matières premières ou un risque de change Ce marché regroupe tous les types d'options,
les forwards, les futures, les swaps et les dérivés de crédits. C'est avant tout un marché de
couverture. Il est utilisé par de nombreux acteurs pour se couvrir du risque de change, de
variations de prix. Il est également utilisé par certains à des fins spéculatives. Les produits
dérivés sont adossés à tous types de produit (matières premières, actions, indices, devises….)
C'est le marché sur lequel s'échangent les devises du monde entier. C'est aujourd'hui le plus
gros marché du monde avec un volume de transactions sur le Forex dépassant les 5300
milliards de dollars par jour en 2013.
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Rapport de fin d’année EMSI
Figure 18 : Mécanisme du marché primaire et secondaire
La transaction est immédiate et c'est le prix spot qui est utilisé. Le règlement et la livraison
des titres financiers se fait à l'issue de la transaction. La livraison peut prendre plusieurs jours
dans certains cas mais ce temps de latence tend à se réduire avec le développement
technologique (ordinateurs et serveurs plus puissants). Le trading au comptant est le mode de
règlement/livraison privilégié par les particuliers.
Le règlement et la livraison des titres financiers est différé à une date future. Sur les marchés
organisés, on parle de contrats futurs et sur les marchés de gré à gré, on parle de contrats
forwards. L'acheteur et le vendeur sont engagés définitivement sur un produit, une quantité et
un prix à la date future. Les marchés à terme sont principalement des marchés de couverture
mais peuvent également être utilisé à des fins spéculatives.
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Rapport de fin d’année EMSI
L'investisseur achète le droit d'acheter (call) ou de vendre (put) à une date future à un prix
déterminé à l'avance. Il n'y a aucune obligation d'achat ou de vente à l'échéance contrairement
aux marché à terme. Le prix des options est influencé par de nombreux facteurs.
C'est un type de marché ou les transactions se font sans intermédiaire (over the counter).
L'acheteur et le vendeur conviennent en direct d'un prix pour une quantité donnée d'un actif
financier, à une date déterminée. C'est le cas par exemple d'un contrat forward.
Le marché organisé
Sur ce type de marché, les transactions passent par l’intermédiaire d'une chambre de
compensation qui garantit l'issue de la transaction en contrepartie d'une commission. Tous les
ordres d'achats et de ventes sur un actif sont regroupés dans un carnet d'ordres géré par une
société de Bourse comme Euronext par exemple. Tous les actifs financiers cotés en Bourse
sont lié à un marché organisé. C'est le cas des actions, des obligations...
En optant pour des actions, elle évite une augmentation de l'endettement et, parfois, de
nouveaux actionnaires peuvent aussi proposer un accompagnement autre que financier,
comme une expertise dans certains domaines ou les contacts qui peuvent être utiles.
En revanche, l'émission d'actions va diluer les droits de propriété des actionnaires déjà
existants et, s'ils souhaitent prendre le contrôle de la société, les nouveaux actionnaires
pourraient même remplacer la direction existante. Du point de vue de l'investisseur, les
actions offrent la possibilité d'augmenter les profits et des gains en capital si l'entreprise
réalise des profits et verse des dividendes.
Au contraire, les obligations sont plus sûres si l'activité de l'entreprise n'est pas rentable, car
elles sont moins affectées par les baisses de prix massives et, dans le cas d'une faillite, les
détenteurs d'obligations recevront très probablement une partie de leur argent, tandis que les
actionnaires ne vont rien recevoir.
Quand une entreprise tire des financements du marché primaire, ce processus implique très
probablement plus de réunions en face à face que de transactions sur le marché des capitaux.
Qu'elles émettent des actions ou des obligations, les entreprises font généralement appel aux
services d'une société d'investissement ou d'une banque pour assurer la médiation entre elles
et le marché.
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Rapport de fin d’année EMSI
L'équipe de la banque ou de la société d'investissement rencontre souvent les chefs
d'entreprise pour s'assurer que les plans sont cohérents. La banque ou la société
d'investissement s'engage à souscrire à l'offre et travaillera avec un réseau de brokers ou
courtiers afin de vendre aux investisseurs les actions ou les obligations du client.
Cette étape est généralement effectuée principalement par le biais de systèmes informatisés,
bien que les courtiers contactent leurs clients préférés par téléphone pour les informer en ce
qui concerne cette opportunité.
- Filière de dénouement :
C'est la phase du règlement espèce contre livraison de titres. L'intervention de la Société
Gestionnaire consiste en la gestion des risques et la garantie de bonne fin des opérations, c'est
à dire les acheteurs seront livrés et les vendeurs payés à date déterminée.
Agréées par le Ministère des Finances et de la Privatisation, les sociétés de bourse ont pour
objet, outre l’exécution des transactions sur les valeurs mobilières, la garde des titres, la
gestion des portefeuilles de valeurs mobilières en vertu d’un mandat, le conseil à la clientèle
et l’animation du marché des valeurs mobilières inscrites à la cote.
Les sociétés de bourse participent également au placement des titres émis par les personnes
morales faisant appel public à l’épargne et assistent ces dernières à la préparation des
documents d’information destinés au public.
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Rapport de fin d’année EMSI
Bourse de Casablanca
Sa gestion est définie par un cahier des charges et concerne principalement l’organisation
des introductions en bourse, la gestion des séances de cotation, la diffusion des cours et des
indices et l’administration d’un système de compensation et de garantie. Le périmètre et le
contenu de ses actions sont définis, sous forme de règles de marché, dans un Règlement
Général.
MaroClear est le dépositaire central des titres au Maroc. Il a été créé en vertu des dispositions
de la loi n° 35-96 du 9 juillet 1997 qui a institué le régime de la dématérialisation des valeurs
mobilières.
En tant que société anonyme, Maroclear assure pour le compte de ses affiliés la conservation
des titres, leur circulation ainsi que leur administration.
Bank Al-Maghrib
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Rapport de fin d’année EMSI
Veiller au bon fonctionnement du marché monétaire et à assurer son contrôle.
Gérer les réserves publiques de change.
S’assurer du bon fonctionnement du système bancaire et veiller à
l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à
l’exercice et au contrôle de l’activité des établissements de crédit et
organismes assimilés.
Assurer le rôle d’agent financier du Trésor.
Pour le petit épargnant qui désire investir en Bourse et qui n’a aucune idée des valeurs à
acheter ou à vendre, il lui est conseillé de placer son argent dans ce qu’on appelle un
organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Les OPCVM se
répartissent en quatre types : - les OPCVM actions. - les OPCVM obligations ; - les OPCVM
diversifiés ; - les OPCVM monétaires, et c’est bien l’organisme qui constitue le cœur de notre
recherche.
Avoir avoir donné une petit aperçu sur ce que c’est l’AMMC (Autorité Marocaine des Marché
de Capitaux) ex CDVM (Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières). L’ampleur de notre
sujet, nécessite d’en parler d’avantage, puisque c’est l’étape primordiale avant toute
constitution d’OPCVM et aussi elle intervient dans toute la vie de ces organismes. Dans tout
Etat au monde, les opérations d’investissement, de placement et de financement sont régulés
par des organismes instaurés par l’Etat pour garantir la conformité de ces opérations à la loi et
pour que nulle des parties impliquées dans ce genre d’opérations ne soit lésée. Au Maroc
l’organisme dédié à cette mission est l’AMMC (autorité marocaine des marchés de capitaux).
1-Présentation
L'AMMC a pour mission générale de protéger l'épargne investie en instruments financiers.
Pour assurer sa mission, l'AMMC veille à l'information des investisseurs en instruments
financiers, ainsi qu’au bon fonctionnement du marché d'instruments financiers à travers le
contrôle du respect des dispositions légales et réglementaires les régissant.
L'AMMC contribue au développement du marché pour une meilleure protection des
investisseurs. Cela se traduit par :
Un marché qui dispose de la confiance des investisseurs ;
Une information disponible, claire, simple et compréhensible ;
Un traitement équitable et transparent des investisseurs de la part des intervenants du
marché ;
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Rapport de fin d’année EMSI
Une régulation basée sur une approche risque, aussi bien les risques opérationnels que
les risques financiers ;
Des investisseurs aptes, avertis et conscients des risques.
2-Ses missions
En tant qu’autorité de régulation du marché des capitaux, l'AMMC a été instituée par le Dahir
n° 1-13-21 portant loi n° 43-12 et a pour mission de :
S’assurer de la protection de l’épargne investie en instruments financiers ;
Veiller à l'égalité de traitement des épargnants, à la transparence et à l'intégrité du marché
des capitaux et à l'information des investisseurs;
S'assurer du bon fonctionnement du marché des capitaux et veiller à l'application des
dispositions législatives et réglementaires ;
Assurer le contrôle de l'activité des différents organismes et personnes soumis à son
contrôle;
Assurer le respect de la législation et de la réglementation en vigueur relatives à la lutte
contre le blanchiment des capitaux, par les personnes et les organismes placés sous son
contrôle;
Contribuer à la promotion de l'éducation financière des épargnants;
Assister le gouvernement en matière de réglementation du marché des capitaux.
Pour la réalisation de ces missions, l'AMMC est dotée des prérogatives suivantes :
-Elaboration des circulaires :
A travers les circulaires, l'AMMC fixe les règles de pratique professionnelle, les règles
déontologiques et les modalités techniques ou pratiques d’application des lois et règlements.
L’élaboration des circulaires est menée en concertation avec les professionnels et s’appuie sur
les pratiques et les normes internationales en matière de réglementation des marchés de
capitaux. Les circulaires sont homologuées par l'administration et publiées au "Bulletin
officiel".
-Visa, agrément et avis relatifs aux produits :
Selon le cas, l'AMMC agrée les produits d’épargne collective ou formule un avis à leur sujet
et vise les notes d’information destinées aux investisseurs. Les produits concernés sont les
OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières), les OPCR (organisme de
placement en capital-risque) et les FPCT (fonds de placement collectif en titrisation). A
travers cette prérogative, l'AMMC veille à sécuriser l’investissement en s’assurant du respect
des exigences légales et réglementaires relatives aux produits et à l’information des
investisseurs et en vérifiant la capacité des intervenants à gérer lesdits produits.
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Rapport de fin d’année EMSI
-Visa des notes d’informations des opérations financières :
L'AMMC vise les notes d'information des émetteurs à l’occasion d’opérations d’appel public
à l’épargne, d’offres publiques et des programmes de rachat, après examen de la pertinence et
de la cohérence de l’information destinée aux investisseurs. L’objectif est de s’assurer que les
investisseurs disposent de toute l’information pertinente pour prendre leurs décisions
d’investissement en connaissance de cause. La note d’information visée par l'AMMC est mise
gratuitement à la disposition du public préalablement au début de l’opération.
-Contrôle de l’information financière des émetteurs :
L’objectif de ce contrôle est de veiller à ce que le public ait une information régulière sur les
émetteurs qui le sollicitent. Ainsi, l'AMMC s’assure que ces derniers respectent leurs
obligations de publication des états financiers annuels et semestriels et rendent publique toute
information importante pouvant avoir une influence sur les cours en bourse de leurs titres ou
une incidence sur le patrimoine des porteurs de titres. Elle veille à ce que l’information soit
précise, sincère, exacte et diffusée, à temps, à l’ensemble de la communauté financière.
-Contrôle des intervenants :
Les intervenants soumis au contrôle de l'AMMC sont les sociétés de bourse, la bourse des
valeurs, les teneurs de compte, le dépositaire central et les sociétés de gestion. Ce contrôle se
décline sous deux formes complémentaires : le contrôle sur place, à travers des inspections au
sein des locaux des intervenants, et le contrôle sur pièces, à travers des reportings dont
l'AMMC fixe le contenu et la périodicité. La finalité principale du contrôle est de s’assurer
que l’intervenant présente en permanence des garanties suffisantes, notamment en ce qui
concerne son organisation, ses moyens techniques, financiers et humains et de vérifier que les
conditions d’agrément sont maintenues.
-Traitement des plaintes :
L'AMMC reçoit les plaintes des épargnants concernant les opérations sur instruments
financiers, procède à la vérification du bien fondé de la plainte et prend les mesures qui
s'imposent.
-Surveillance, enquêtes et sanctions :
L'AMMC veille à la conformité des transactions sur les instruments financiers aux règles du
marché afin d’en assurer l'intégrité. L'AMMC mène des enquêtes, quand c’est nécessaire.
Quand les faits se révèlent avérés, l'AMMC est habilitée à prononcer des sanctions à
l’encontre d’intervenants suite à la constatation d’infractions ou manquements aux règles
régissant leurs activités ou le fonctionnement du marché. Les sanctions sont prononcées selon
une procédure respectueuse des droits de défense des intervenants concernés.
3 – Organigramme :
L’organigramme qui suit expose plus explicitement les différents départements de l’AMMC
ainsi que la hiérarchie qui se trouve au sein de l’autorité
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Rapport de fin d’année EMSI
Figure 19 : Organigramme de l'AMMC
Pour conclure le marché primaire est le marché ou les titres financiers sont émis pour la
première fois avec un prix d’émission (marché du neuf) et ou l’investisseur rencontre
directement l’émetteur de titre, contrairement au marché secondaire (marché de l’occasion)
ou se fait l’échange de titres déjà émis auparavant dans le marché primaire par un prix de
marché et qui regroupe les investisseurs ayant l’intention de s’échanger des titres. Aussi
l’organisme qui pilote ces transactions de titres et de valeurs mobilières au Maroc est en
l’occurrence l’AMMC qui a comme but de réguler ces flux, garantir le respect des lois et la
transparence de ces opérations et sert aussi comme une source d’information en ce qui
concerne l’actualité de l’offre et la demande de ces valeurs mobilières.
Casablanca : 76 entreprises cotées à la bourse avec une capitalisation qui atteint 53 milliards d’euros
Euronext : Plus de 1300 entreprises cotées à la bourse avec une capitalisation qui atteint 2600
milliards d’euros
Les OPCVM au Maroc constitue le monopole si on peut dire des organismes qui investissent dans la
bourse. Face à l’incompétence des investisseurs et leur peur de s’aventurer dans le marché boursier
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Rapport de fin d’année EMSI
plein de risques et d’incertitudes , les OPCVM restent une bonne alternative pour confier la gestion de
leurs épargnes aux professionnels du marché. Et donc à une échelle nationale aussi restreinte qu’elle
soit les OPCVM occupe une place très important dans la place boursier casablancaise.
Les épargnants investissent directement, en actions et obligations émises par les entreprises et
qui sont négociées en bourse. Dans ce circuit, les épargnants prennent la risque de défaillance de
l’entreprise : si l’une d’entre elles fait faillite, l’épargnant peut prendre tout ou partie de son
investissement.
Ce circuit est donc plus risqué pour l’épargnant, mais ce risque est compensé par une
espérance de rendement plus élevée.
Bourse
Particuliers Entreprises
C’est dans le but d’assurer aux épargnants le but d’assurer aux épargnants l’accès à la Bourse,
dans les meilleures conditions de sécurité et de performance, que le législateur a crée les OPCVM.
Grâce à ces derniers, les épargnants peuvent mettre en commun leur épargne et en confier la
gestion à des professionnels.
Bourse
OPCVM
Particuliers Entreprises
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Rapport de fin d’année EMSI
Les OPCVM ont donc pour vocation de contribuer au financement de l’économie par une
canalisation de l’épargne vers la bourse.
Apres avoir exposé brièvement la position de ces organisme dans le marché boursier marocain, le
chapitre suivant nous permettra de plonger d’avantages dans les caractéristiques et tous les éléments y
afférents.
Source : Auteur
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Rapport de fin d’année EMSI
Figure 21 : Mécanisme simplifié des OPCVM
Source : Auteur
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Rapport de fin d’année EMSI
Placement : les OPCVM sont des supports permettant d’investir l’épargne collectée
en valeurs mobilières.
Valeurs Mobilières : les OPCVM, dont la gestion est assurée par des professionnels,
investissent les sommes qui leurs sont confiées sur le marché financier, dans l’optique
de les faire fructifier. Ces investissements sont constitués d’un ensemble de valeurs
mobilières, actions, obligations et bons de trésor pour l’essentiel.
L’établissement dépositaire : assure la garde des actifs de l’OPCVM, reçoit les souscriptions
et effectue les rachats d’actions ou de parts. Il exécute les ordres de la société de gestion
concernant les achats et les ventes de titres, ainsi que ceux relatifs à l’exercice des droits de
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Rapport de fin d’année EMSI
souscription et d’attribution attachés aux valeurs comprises dans les actifs des OPCVM. Il en
assure tout encaissement et paiement.
L’établissement dépositaire s’assure, en permanence et a posteriori, du respect par la société
de gestion des règles prudentielles, de la classification, de l’orientation d’investissement et de
la politique de placement, telles que spécifiées dans la note d'information.
La fonction d’établissement dépositaire peut être exercée par les personnes morales suivantes,
ayant leur siège social au Maroc :
Les banques agréées conformément à la législation qui les régit ;
La caisse de dépôt et de gestion ;
Et les établissements ayant pour objet le dépôt, le crédit, la garantie, la gestion de
fonds ou les opérations d’assurance et de réassurance. Ces établissements doivent
figurer sur une liste arrêtée par le ministre chargé des finances, après avis de l’Autorité
Marocaine des Marchés des Capitaux (AMMC).
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Rapport de fin d’année EMSI
La société de bourse : a pour objet principal le conseil et le démarchage de la clientèle pour
l'acquisition ou l'aliénation de valeurs mobilières, l'exécution des transactions sur les valeurs
mobilières inscrites à la Bourse des Valeurs pour le compte de la clientèle, ainsi que
l’animation du marché.
Les sociétés de bourse sont régies par le Dahir portant loi n°1-93-211relatif à la Bourse des
Valeurs du 21 septembre 1993, et sont agréées par le Ministère de l'Economie et des Finances
après avis du CDVM.
Maroclear : ou le Dépositaire Central, est une société anonyme, seule compétente pour
assurer la conservation des titres qui lui sont confiés, en faciliter la circulation et en simplifier
l’administration pour le compte de ses affiliés (principalement les intermédiaires financiers :
les banques, sociétés de financement, sociétés de bourse, Bank Al-Maghrib…).
Aussi il exerce des contrôles sur la tenue de la comptabilité titres des teneurs de comptes et
vérifie en particulier les équilibres comptables, dans le cadre du régime général de
l’inscription en compte.
La Bourse des Valeurs de Casablanca : est un marché réglementé sur lequel sont
publiquement négociées les valeurs mobilières.
Le marché de la bourse des valeurs comprend un marché central, sur lequel sont confrontés
l’ensemble des ordres de vente ou d’achat pour une valeur mobilière inscrite à la cote de la
bourse des valeurs, et un marché de blocs sur lequel peuvent être négociées par ententes
directe les opérations sur des valeurs mobilières inscrites à la cote de la bourse des valeurs et
qui portent sur des quantités importantes.
La cote de la bourse des valeurs regroupe l’ensemble des valeurs mobilières admises à la
négociation en bourse par la société gestionnaire. Elle est composée de compartiments
distincts dont les conditions d’admission diffèrent d’un compartiment à un autre.
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Rapport de fin d’année EMSI
De nombreux avantages sont associés à l’investissement en OPCVM :
+ La diversification : Les OPCVM investissent dans de nombreux titres financiers
différents. Le souscripteur peut ainsi accéder à un large panier d’instruments financiers pour
un montant investi peu élevé ;
+ La délégation de la gestion à des professionnels : La gestion des OPCVM est confiée à
des professionnels expérimentés qui, au sein d’une société de gestion, prennent les décisions
pour le compte des investisseurs en se fondant sur un suivi continu et une analyse approfondie
du marché des capitaux ;
+ Un large choix : Il existe actuellement, toutes catégories confondues, plus de 440 OPCVM
commercialisés au Maroc offrant des stratégies d’investissement variées ainsi que des niveaux
de risque et de rendement différents ;
+ Une valorisation continue : Les OPCVM valorisent en permanence leurs actifs à leur
valeur de marché ;
+ Un cadre législatif et réglementaire strict : l’AMMC, le dépositaire et le CAC contrôlent
le respect permanent par l’OPCVM et sa société de gestion de l’ensemble des dispositions
législatives et réglementaires auxquelles ils sont soumis et qui permettent d’en encadrer les
risques;
+ La liquidité: Les parts ou actions d’OPCVM peuvent être achetées ou cédées au moins une
fois par semaine ;
+ Les frais facturés à l’investisseur (frais de souscription, frais de rachat et frais de gestion)
sont facilement identifiables et donc comparables ;
+ Le rendement : Il dépend de la catégorie de l’OPCVM et peut, du fait de la gestion dont il
est l’objet de la part de professionnels, être plus intéressant que celui d’un placement bancaire
classique ou d’un investissement effectué directement ;
+ La fiscalité : Les investisseurs en OPCVM bénéficient d'une fiscalité avantageuse qui peut
dépendre de la catégorie de l’OPCVM ;
+ Accessibilité : Les parts ou actions d’OPCVM sont généralement commercialisées par un
large réseau de distribution et à un prix qui peut être modéré.
Concernant les risques , Non, il n'y a pas d'OPCVM sans risque. Le portefeuille des OPCVM
est constitué de valeurs mobilières (actions, obligations) et de liquidités : le risque lié à
l'investissement en part d'OPCVM est donc celui du portefeuille de l'OPCVM en question. La
classification des OPCVM a été créée en vue de renseigner sur les risques encourus lors d’un
investissement en parts d'OPCVM. Il existe aujourd'hui quatre catégories d'OPCVM:
OPCVM Actions, OPCVM Diversifiés, OPCVM Obligations et OPCVM Monétaires (par
degré d'exposition au risque action décroissant). En règle générale, plus un OPCVM contient
d'actions, plus le risque est élevé et plus l'espérance de gain est importante. Toutefois, un
OPCVM peut être accompagné d'un contrat d'assurance permettant de faire supporter à
l'assureur le risque d’une contre-performance, moyennant le paiement d’une prime.
29
Rapport de fin d’année EMSI
Section 2 : Classification des OPCVM
1-Les formes juridiques d’OPCVM :
On distingue deux grandes familles juridiques d'OPCVM:
les SICAV (Sociétés d'Investissement à Capital Variable) et les FCP (Fonds Communs de
Placement). Il n'y a pas de différence dans leur mode de fonctionnement, seule leur nature
juridique est différente.
La SICAV est une société anonyme à capital variable qui émet des actions en échange des
sommes qui lui sont confiées et qu’elle a pour mission d’investir sur le marché des capitaux. Les
investisseurs en SICAV sont donc des actionnaires de cette dernière et peuvent à ce titre
s’exprimer sur la gestion de la SICAV au cours des assemblées générales*. La SICAV peut
assurer elle-même la gestion de ses investissements ou bien déléguer cette fonction à une
société de gestion.
Le montant du capital social d'un établissement de gestion de fonds communs de placement ne peut
être inférieur à un million de dirhams (5.000.000 DH).
Le FCP est une copropriété d’instruments financiers qui émet des parts (au lieu d’actions). En
investissant dans un FCP, les investisseurs deviennent détenteurs de parts du FCP et membres d’une
copropriété. La gestion du FCP est toujours assurée par une société de gestion.
Le montant du capital social d'un établissement de gestion de fonds communs de placement ne peut
être inférieur à un million de dirhams (1.000.000 DH).
Les SICAV et les FCP diffèrent uniquement de par leur nature juridique, mais ils constituent
tous deux des OPCVM et opèrent, pour le compte de leurs investisseurs, de manière identique.
Les OPCVM « actions » : sont en permanence investis à hauteur de 60% au moins de leurs actifs,
hors titres d' « OPCVM actions » et liquidités, en actions, en certificats d'investissement et en droits
d'attribution ou de souscription inscrits à la cote de la bourse des valeurs. De plus, sont aussi
30
Rapport de fin d’année EMSI
considérés comme des OPCVM actions, ceux investis à 100% (hors liquidité) dans d’autres OPCVM
actions.
Les OPCVM « Obligations » : peuvent opter pour une stratégie d’investissement « à court terme »,
ou « à moyen et long terme ».
Les OPCVM « obligations court terme » : sont en permanence investis à hauteur de 90% au
moins de leurs actifs, hors titres d’OPCVM « obligations court terme » et liquidités, en titres
de créances. Et ne peuvent détenir d’actions, ni de certificats d’investissement, ni de droits
d’attribution ou de souscription, ni de parts d’OPCVM « actions », ni de parts d’OPCVM «
diversifiés », ni de parts d’OPCVM « contractuels ».
Les OPCVM « obligations moyen et long terme » : sont en permanence investis à hauteur
de 90% au moins de leurs actifs, hors titres d’OPCVM « obligations moyen et long terme » et
liquidités, en titres de créances.
Les OPCVM « monétaires » : Les « OPCVM monétaires » sont ceux dont la totalité de l'actif, (hors
titres d' « OPCVM monétaires », de créances représentatives des opérations de pension qu'ils
effectuent en tant que cessionnaires et de liquidités), est en permanence investi en titres de créances.
De plus, au moins 50% de l'actif susvisé doit être en permanence investi en titres de créances de durée
initiale ou résiduelle inférieure à un an. Un OPCVM investi à hauteur de 100% de ses actifs, hors
créances représentatives des opérations de pension qu'il effectue en tant que cessionnaire et
liquidités, en titres d' « OPCVM monétaires », est classé dans la catégorie « OPCVM
monétaires ».
Les OPCVM « contractuels » : sont les OPCVM dont l'engagement de l'établissement de gestion du
FCP ou de la SICAV, selon le cas, porte contractuellement sur un résultat concret exprimé en termes
de performance et/ou de garantie en montant investi par le souscripteur. En contrepartie de cette
garantie, l'établissement de gestion du FCP ou la SICAV peut exiger du souscripteur, des engagements
portant sur le montant investi et/ou la durée de détention des titres de l'OPCVM par ce dernier.
Les OPCVM « diversifiés » : sont les OPCVM qui n'appartiennent ni à la classe des « OPCVM
actions », ni à la classe des « OPCVM obligations », ni à la classe des « OPCVM monétaires », ni à la
classe des « OPCVM contractuels ».
31
Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 11 : Classification des OPCVM
possible, nous avons proposé de le présenter sous formes de questions comme ce qui suit :
32
Rapport de fin d’année EMSI
La VL de l’OPCVM est la valeur de la part d’un FCP ou de l’action d’une SICAV. Cette
valeur est obtenue en divisant le montant global du portefeuille de valeurs mobilières et des
autres avoirs détenus par le FCP ou la SICAV, valorisé à la valeur de marché et diminué des
dettes (actif net), par le nombre de parts ou d’actions émises.
Quelle est la valeur liquidative retenue lors d’une souscription ou d’un rachat ?
La valeur liquidative retenue comme référence pour la détermination du prix de souscription
ou de rachat des parts ou actions est la première valeur liquidative calculée après l’heure
limite de centralisation mentionnée dans la note d’information.
Ils peuvent également être en partie reversés à l’OPCVM, pour couvrir les frais liés au
placement des sommes perçues : on parle alors de commissions acquises à l’OPCVM.
33
Rapport de fin d’année EMSI
Exemple :
Frais de souscription = 0,5%
Valeur unitaire de la part = 100 MAD
Achat de 10 parts = 10 x 100 = 1 000 MAD
Frais à votre charge = 1 000 x 0,5% = 5 MAD
Coût total= 1 000 MAD + 5 MAD = 1 005 MAD
Exemple :
Frais de rachat = 0,6%
Valeur liquidative = 120 MAD
Vente de 10 parts = 10 x 120 = 1 200 MAD
Frais à votre charge = 1200 x 0,6% = 7.2 MAD
Prix de rachat net = 1 200 MAD - 7.2 MAD = 1192.8 MAD
34
Rapport de fin d’année EMSI
Le taux maximum de la commission annuelle devant être acquittée par les OPCVM au profit
De l’Autorité Marocaine des Marché de Capitaux est fixé à 0.25‰ hors taxe de leur actif net.
La commission est calculée et provisionnée lors de l’établissement de chaque valeur
liquidative, sur la base de l’actif net constaté déduction faite des parts ou actions d’autres
OPCVM détenues en portefeuille et gérées par la société de gestion de l’OPCVM. Les
versements au conseil déontologique des valeurs mobilières se font sur une base trimestrielle.
Frais du dépositaire :
Les conditions d'exercice de la mission de l'établissement dépositaire de tout OPCVM sont
définies par une convention entre la SICAV ou l'établissement de gestion et l'établissement
dépositaire. Et parmi les aspects devant être mentionnés dans cette convention, la
rémunération de l’établissement dépositaire qui précise :
- le montant ou le taux de la rémunération ainsi que la base de son calcul.
- les services couverts par ladite rémunération.
- la ventilation de la rémunération par service fourni, le cas échéant.
- les modalités de son règlement (périodicité…)
La commission d'admission est établie sur le nombre et la valeur des titres inscrits sur chaque
compte émission.
La commission de gestion est une commission fixe annuelle perçue sur chaque compte
émission. Elle est de 4000 Dirhams pour les SICAV et FCP.
Remarque : Le montant maximum des frais de gestion pouvant être encourus par une société
d'investissement à capital variable ou par un fonds commun de placement ne peut excéder
deux pour cent (2%) de la moyenne des actifs nets constatés lors de l'établissement de la
dernière valeur liquidative de chaque mois.
35
Rapport de fin d’année EMSI
Comment investir dans un OPCVM ?
Tout investisseur peut acheter ou vendre des actions ou part d’OPCVM auprès du réseau de
commercialisation de ce dernier et selon les modalités précisées dans sa note d’information.
Lesdites modalités de la note d’information précisent :
Les acquisitions et ventes d’actions et de parts d’OPCVM sont effectuées à un prix inconnu
correspondant à la prochaine valeur liquidative de l’OPCVM.
Source : ASFIM
36
Rapport de fin d’année EMSI
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n°2541-13 du 12 joumada I 1435 (14 mars
2014) relatif aux règles de composition des actifs des organismes de placement collectif en
valeurs mobilières
Tous ces éléments serviront de source de notre documentation durant notre recherche et
surtout le Dahir portant loi n° 1-93-213 relatif aux OPCVM
Au Maroc l’organisme dédié à cette mission est l’AMMC (autorité marocaine des marchés de
capitaux).
NB : tous les articles soulignés en rouge qui suivront sont extraits du Dahir
portant loi n° 1-93-213 relatif aux OPCVM
- et les établissements ayant pour objet le dépôt, le crédit, la garantie, la gestion de fonds ou
les opérations d’assurance et de réassurance. Ces établissements doivent figurer sur une liste
arrêtée par le ministre chargé des finances, après avis de l’AMMC .
Puis viens l’Article 31 pour fixer les plafonds pour les SIVAC et les FCP respectivement :
Le capital initial des S.I.C.A.V. et le montant des apports que les F.C.P. doivent réunir pour
leur constitution ne peuvent être inférieurs respectivement à 5 millions de dirhams et 1 million
37
Rapport de fin d’année EMSI
de dirhams. Les minima fixés à l’alinéa précédent peuvent être augmentés par le ministre
chargé des finances, sur proposition du l’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux.
Agrément :
Concernant les demandes d’agrément qui est la première étape préalable à la constitution, le
dahir a prévu l’Article 32 , 33 , 34 , 35 , 36, 37, 38, pour bien souligner cette obligation et
démystifier tous les dispositions afférents . Les articles stipulent respectivement les suivants
propos :
Article 32 : Les demandes d’agrément des projets de statuts des S.I.C.A.V ou de règlements
de gestion des F.C.P. doivent être adressées par les fondateurs à l’AMMC pour instruction et
agrément.
Article 33 : Les demandes d’agrément visées à l’article 32 du présent dahir portant loi
doivent être accompagnées d'un dossier comprenant les documents fixés par l’AMMC.
Article 35 : Toute modification des statuts d'une S.I.C.A.V. ou du règlement de gestion d'un
F.C.P. est subordonnée à un nouvel agrément de l’AMMC, dans les formes et conditions
prévues aux articles 32, 33 et 34 ci-dessus.
Article 36 : Tous actes et délibérations ayant pour effet la modification de l' une quelconque
des clauses des statuts d'une S.I.C.A.V. ou du règlement de gestion d'un F.C.P. sont soumis
aux formalités de dépôt, de publicité et de transmission prévues aux articles 19 ou 26 du
présent dahir portant loi.
Article 37 : Les O.P.C.V.M. doivent faire état dans tous leurs actes, factures, annonces,
publications ou autres documents, de leur dénomination, suivie, selon les cas, de la mention
F.C.P. ou S.I.C.A.V. Les documents émanant des F.C.P. doivent en outre faire état des
dénominations et des adresses de l’établissement dépositaire et de l’établissement de gestion.
Article 38 : L’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux établit et tient à jour la liste des
S.I.C.A.V. agréées, des établissements dépositaires, des établissements de gestion et des
F.C.P. qu'ils gèrent. A sa diligence, la liste initiale et les modifications dont elle fait l’objet
sont publiées au Bulletin officiel.
38
Rapport de fin d’année EMSI
Les restrictions relatifs à la constitution de l’actif des OPCVM sont édictés par une étendue
d’articles ( 78 , 79 , 80, 81, 81-1, 81-2, 82, 83, 84 ) . Pour des raisons de bonne présentation
d’informations je les expose comme suit :
- de valeurs mobilières faisant l’objet de transactions sur tout autre marché réglementé, en
fonctionnement régulier et ouvert au public,
-de part d’organismes de placement en capital risque (OPCR) régis par la législation relative
aux organismes de placement en capital risque ;
- de part de fonds communs de placement en titrisation (FCPT) régis par la loi n° 10-98
relatives à la titrisation de créances hypothécaires ;
Ils peuvent également comprendre des liquidités ainsi que d’autres valeurs dans des limites
fixées par le ministre chargé des finances, sur proposition du Conseil Déontologique des
Valeurs Mobilières. Les liquidités détenues par un O.P.C.V.M. ne peuvent représenter plus de
20% des actifs de celui- ci.
Article 79 : Outre les actifs prévus à l’article 78 du présent dahir portant loi, l’actif des
S.I.C.A.V. peut comprendre les biens meubles et immeubles nécessaires à l’exercice de leur
activité.
Article 80 : Un O.P.C.V.M. ne peut employer en valeurs mobilières d'un même émetteur plus
d'un pourcentage déterminé de ses actifs. Ce pourcentage est fixé par le ministre chargé des
finances, après avis du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières. Il ne peut excéder
20%. Un O.P.C.V.M. peut toutefois placer jusqu'à 100% de ses actifs dans des valeurs
mobilières émises ou garanties par l’état.
39
Rapport de fin d’année EMSI
-titres de créances négociables émis par des personnes morales dont les titres ne sont pas
inscrits à la cote de la Bourse des valeurs ;
Plus d'un pourcentage déterminé de ses actifs. Ce pourcentage est fixé par arrêté du Ministre
chargé des finances, après avis du Conseil déontologique des valeurs mobilières et il ne peut
excéder 20 %.
Article 81-2 : Tout OPCVM devra respecter en permanence les critères «correspondants à la
catégorie pour laquelle il aura opté sous peine des sanctions prévues à l’article 110 ci-dessous.
Article 82 : Pour l’application des dispositions de l’article 81 du présent dahir portant loi,
sont considérées comme relevant d'une même catégorie de valeurs mobilières :
- les valeurs mobilières conférant un droit de créance général sur le patrimoine d'un même
émetteur ;
Article 83 : Les OPCVM disposent d’un délai de 3 mois à compter de la date de leur
constitution pour se conformer aux dispositions du titre IV du présent texte.
Article 84 : Les O.P.C.V.M. peuvent procéder à des emprunts d’espèces dans la limite d'un
plafond fixé par le ministre chargé des finances, sur proposition de l’AMMC. Cette limite ne
peut excéder 10% de leurs actifs.
La transparence fiscale ?
40
Rapport de fin d’année EMSI
faut que les associés aient une responsabilité limitée ; cela concerne les types de sociétés
suivants :
41
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 22 : Fiscalité des OPCVM
L’imposition des OPCVM est intimement liée à celle de ses parts qui sont
essentiellement les actions et les obligations. L’AMMC prévoit un aperçu d’imposition
fiscale concernant les valeurs mobilières qui se présente comme suit :
A ce titre, les personnes concernées doivent remettre, contre récépissé en même temps que le
versement, une déclaration annuelle récapitulant toutes les cessions effectuées, au receveur de
l’administration fiscale du lieu de leur domicile fiscal avant le 1er avril de l’année qui suit
celle au cours de laquelle les cessions ont été effectuées. Source (Direction des Impôts).
Fait générateur de la retenue à la source, en matière d’impôt sur le revenu, au titre des
produits des actions parts sociales et revenus assimilés :
Conformément aux dispositions des articles 67 et 73-II-B du Code Général des Impôts
(C.G.I), la retenue à la source au taux libératoire de 15 % au titre des produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés est effectuée lors du versement, de la mise à la disposition
42
Rapport de fin d’année EMSI
ou de l’inscription en compte du bénéficiaire desdits produits. Cette retenue doit être versée,
par les personnes physiques ou morales qui se chargent de sa collecte, à la caisse du
percepteur du lieu de leur siège social, ou domicile fiscal dans le mois suivant celui au cours
duquel elle a été opérée, conformément aux dispositions de l’article 174-II-A du Code précité.
Source : AMMC
L’impôt prélevé au taux de 20% prévu ci-dessus est imputable sur la cotisation de l’impôt sur
le revenu avec droit à restitution. 2°- pour les profits nets résultant des cessions : -
d’obligations et autres titres de créance ; - d’actions non cotées et autres titres de capital ; -
d’actions ou parts d’O.P.C.V.M autres que ceux visés cidessus333 ;
SOURCE / CGI
Article 106 : Les O.P.C.V.M. bénéficient de l’exonération des droits et impôts ci- après :
- les droits d’enregistrement et de timbre dus sur les actes relatifs aux variations du capital et aux
modifications des statuts ou des règlements de gestion ;
- l’impôt sur les sociétés et la participation à la solidarité nationale pour les bénéfices réalisés dans le
cadre de leur objet légal.
43
Rapport de fin d’année EMSI
Les O.P.C.V.M. restent soumis aux obligations fiscales prévues aux articles 26 à 33, 37 et 38 de la loi
n° 24- 86 instituant l' impôt sur les sociétés, sous peine de l' application des sanctions prévues par les
articles 43, 44 et 46 à 50 de la loi précitée.
Article 107 : NB : Les dispositions du présent article sont rendues caduques par les dispositions de
l’article 10 de la loi de finances pour l’année 2001
I - Les revenus de placement des fonds gérés par les OPCVM constituent pour les actionnaires ou
porteurs de parts desdits organismes :
b) soit des produits des actions et revenus assimilés, et à ce titre, sont passibles de la taxe sur les
produits de placements à revenu fixe ou de la taxe sur les produits des actions, parts sociales et
revenus assimilés, sous réserve de ce qui suit :
- la retenue à la source de la taxe est opérée, pour le compte du Trésor, par les OPCVM aux lieu et
place des organismes et personnes visés à l'article 3 de la loi n° 18-88 relative à la taxe sur les produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés et au paragraphe V de l'article 6 de la loi de finances
pour l'année 1992 n° 38-91 instituant la taxe sur les produits de placements à revenu fixe;
- le montant de la taxe est réduit de moitié pour les produits visés au b) ci-dessus en ce qui concerne
les personnes physiques ayant leur résidence habituelle au Maroc.
Pour bénéficier de la réduction précitée, les intéressés doivent fournir à l'OPCVM une attestation de
propriété des titres comportant :
- les nom, prénom et adresse du contribuable ainsi que le numéro de la carte d'identité nationale ou de
la carte de séjour ;
Article 108 : Les O.P.C.V.M. sont assujettis au paiement d'une commission annuelle au profit du
Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières; Cette commission est calculée sur la base de l’actif net
des O.P.C.V.M. Son taux ainsi que ses modalités de calcul et de versement sont fixés par arrêté du
ministre chargé des finances.
Ledit taux est fixé dans la limite de 0,5 pour mille. Le défaut de paiement dans les délais prescrits
donne lieu à l’application d’une majoration. Le taux de cette majoration ne peut excéder 2% par mois
ou fraction de mois de retard calculé sur le montant de la commission exigible
Article 109 : Les O.P.C.V.M. doivent communiquer à Bank Al- Maghrib les informations nécessaires
à l’élaboration des statistiques monétaires.
44
Rapport de fin d’année EMSI
Partie 2 :
Le cadre
pratique
45
Rapport de fin d’année EMSI
Chapitre 1 : Etats des lieux des OPCVM dans le Maroc
Section 1 : Evolution des OPCVM dans le Maroc
Pour bien cerner la position des OPCVM dans le Maroc, j’ai décidé de présenter la
performance de ces organismes dans les 3 dernières années (2018-2019-2020) :
2018
L’Etat se fait majoritairement financer auprès des investisseurs marocains. Les OPCVM, les
compagnies d'assurances, les organismes de prévoyance et les banques sont les principaux
créanciers. L'encours a atteint 575 milliards de dirhams en 2018.
Comme le précise le quotidien, l’Etat se finance principalement auprès des OPCVM, avec 202
milliards de dirhams d'obligations souveraines en portefeuille. Elles sont suivies par les
compagnies d'assurances et organismes de prévoyance sociale, avec 131 milliards de dirhams
de bons du Trésor, puis par les banques (126 milliards de dirhams). L’Economiste, qui
qualifie les OPCVM de «première banque de l’Etat», précise que les assureurs et les caisses
de retraite et de sécurité sociale sont véritablement les premiers bailleurs du Trésor, en tant
que principaux investisseurs dans les OPCVM. C'est également le cas des banques, qui
détiennent un encours conséquent d’OPCVM.
[Link]
2019
Sur l'année écoulée, les OPCVM se sont positionnés à l'achat sur les actions de la cote
casablancaise, principalement en lien avec l'opération Maroc Telecom. Les personnes
morales marocaines affichent pour leur part une position légèrement plus à la vente
qu’à l’achat.
Tout au long de l’année 2019, et sur un volume de 31,2 milliards de dirhams en actions
échangées sur le marché central de la Bourse de Casablanca, les OPCVM ont été plus
acheteurs que vendeurs.
C'est ce qui ressort de la compilation des chiffres des quatre derniers rapports sur le profil des
investisseurs en bourse, publiés trimestriellement par l'Autorité marocaine du marché des
capitaux (AMMC).
46
Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 13 : Volume des ventes et achats de parts d'OPCVM en 2019
Les personnes morales marocaines affichent pour leur part une position légèrement plus à la
vente qu’à l’achat.
La position acheteuse des OPCVM, notamment avec une différence assez significative entre
le volume à l’achat et celui à la vente, a été surtout favorisée par l’opération de cession de 8%
du capital de Maroc Telecom.
Les OPCVM ont été dans l'obligation de ramasser le maximum de titres IAM pour s'aligner
sur les nouvelles règles de pondération des portefeuilles édictées par l’AMMC.
En effet, les OPCVM ont été autorisés à détenir les valeurs qui pèsent plus de 15% dans
l’indice MASI à hauteur de 20% de leurs fonds Actions, contre 15% initialement. Et après
l'OPV d'IAM, son poids dans le flottant est passé à 25% après le règlement-livraison des
nouveaux titres cédés par l’Etat. Les OPCVM devaient s'y adapter.
Au quatrième trimestre de l'année 2019, les OPCVM ont toutefois poursuivi leur dynamique
acheteuse, avec des volumes à l'achat de 4,8 milliards de dirhams contre 3,1 milliards de
dirhams à la vente.
Sur la même période, la répartition des échanges par catégorie d’intervenant sur le marché
Actions du compartiment central confirme la structure de marché portée par les personnes
morales domestiques. Les OPCVM et les personnes morales cumulent en effet 79% du
volume traité, en progression de 12 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent.
Les personnes physiques marocaines ont réalisé, quant à elles, une part de 7%.
Cette demande accrue de la part des OPCVM et des personnes morales marocaines a
compensé la tendance à la vente des autres catégories d’investisseurs, notamment la catégorie
des personnes physiques marocaines et des opérations exécutées via le réseau bancaire, qui
ont été vendeurs à 13,31% et acheteurs à 6,47% seulement. Les personnes morales
étrangères affichent également une position nette vendeuse.
47
Rapport de fin d’année EMSI
2020
Prépandémie :
L’actif total géré par les Organismes de placement collectif des valeurs mobilières (OPCVM)
a bondi de plus de 8% pour se situer autour de 470 milliards de DH à fin 2019. Ce sont
les fonds actions et obligations moyen et long terme qui ont marqué la plus forte hausse en
enregistrant respectivement +18,36% et 13,92%.
"Il importe de dire que l’évolution des actifs a connu un ralentissement au cours de ces
dernières années", commence notre interlocuteur en ajoutant que "l’actif total géré par les
OPCVM augmente de 5-6% d’une année à l’autre contre une progression à deux chiffres
réalisée auparavant".
"On remarque de plus en plus des décisions d’externalisation de la gestion à travers des
fonds dédiés. D’ailleurs, l’année 2019 a connu plusieurs offres de création d’OPCVM
dédiés", indique-t-il.
"Cela s’explique par le fait que la profession a atteint un certain niveau de maturité,
d’expertise, et de savoir-faire en terme de gestion. Les institutionnels décident de déléguer
la gestion de leurs portefeuilles pour qu’ils puissent se concentrer sur leur métier".
Selon notre interlocuteur, cette tendance devrait se poursuivre. "L’attractivité des OPCVM va
se maintenir", affirme-t-il. Ce mécanisme de placement reste très sollicité par les
investisseurs.
48
Rapport de fin d’année EMSI
Les OPCVM Actions continueront à afficher une belle performance en 2020, poursuivant la
tendance observée à la fin de 2019.
Malgré la baisse des taux des bons de Trésor, "les investisseurs vont continuer à privilégier
les instruments taux vu qu’ils ne sont pas risqués".
Les arbitrages se feront en faveur des Obligations CT : Face à la baisse des taux, les
investisseurs vont privilégier les OPCVM Obligataires CT, d’après notre source. "Les
investisseurs qui opteront pour les OPCVM Obligataire MLT sont ceux qui n’ont vraiment
pas de choix, vu le manque d’alternatives sur le marché des capitaux, et qui ont l’obligation
d’investir, notamment les compagnies d’assurance".
Post pandémie :
L’actif net global des OPCVM a dégagé une perte de 11,01 milliards de DH pendant la
semaine allant du 27 mars au 3 avril. Elle s’explique en grande partie par le recul des fonds
Actions à cause de la chute des cours à la bourse de Casablanca. Les fonds Obligations ne
peuvent pas profiter de cette situation à cause du manque de visibilité qui pèse sur le marché
des taux. L’Actif net global des OPCVM a ainsi perdu 11,01 milliards de DH en une semaine.
Depuis le début de l'année, il a cédé 1,16%, soit une perte de 5,45 milliards de DH après avoir
été en hausse durant les premiers mois de l’année en cours.
La contre-performance des OPCVM s’explique aussi bien par la baisse des fonds Actions et
par celles des fonds Obligations.
Source : [Link]
net-global-a-cause-de-la-chute-de-la-bourse-et-du-manque-de-visibilite-sur-le-marche-des-
[Link]
Or malgré cette perte , le secteur de la gestion d’actifs s’en sort bien pendant cette crise
sanitaire. L’activité dans toutes ses composantes (OPCVM, FPCT, OPCC et OPCI) a montré
sa résilience face à la pandémie du Covid-19. D’abord, «l’ensemble des fonds a continué à
fonctionner normalement en assurant la gestion des actifs en portefeuille et la prise en charge
des opérations des investisseurs», souligne l’Autorité marocaine du marché des capitaux
(AMMC).
49
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 23: Répartition de l'actif net des OPCVM et des types d'investisseurs en 2020
L’actif net des OPCVM reste majoritairement dominé par les obligations moyen et long
terme. Il faut dire que le principal des investisseurs dans les OPCVM sont les
entreprises financières résidentes à hauteur de 75%
Un repli des performances et de l’actif net des segments «actions» et «diversifiés» en lien
avec l’évolution du Masi est tout de même à relever. En dépit de cette baisse des cours sur le
marché boursier et du besoin accru de liquidité de certains investisseurs. La baisse de l’actif
net global des OPCVM de la place s’est limitée à 0,79% au pic même de la crise (entre février
et mai 2020) avant de se rétablir au niveau observé dans la période pré-crise de 470,95
milliards de DH. Avec un tel encours, les OPCVM représentaient 41,6% du PIB à fin mai. Ils
sont mêmes à l’origine de 44% du volume transactionnel des actions sur le marché central de
la Bourse.
Dans le détail, les OPCVM obligations court terme, monétaires et obligations moyen et long
terme ont affiché des performances annuelles respectives de 1,16%, 0,92% et 0,78%. A
l’inverse, les OPCVM actions et diversifiés ont enregistré des contre-performances
respectives de 16,56% et 5,33%. En termes de positionnement, il ressort que les investisseurs
se sont davantage positionnés à l’achat durant le premier trimestre 2020.
Les souscriptions se sont ainsi élevées à 308 milliards de DH contre 294 milliards de DH pour
les rachats. Cela équivaut à une collecte nette de près de 13,4 milliards de DH. «La période
allant de février à mai 2020 a pour sa part connu une collecte nette de 9,54 milliards de DH,
même en l’absence de mécanismes de suspension ou de plafonnement des rachats», souligne
l’AMMC.
50
Rapport de fin d’année EMSI
Pour ce qui est de la position nette sur les cinq premiers mois de l’année, les OPCVM
obligations moyen et long terme ont affiché la collecte la plus importante, soit 6,76 milliards
de DH, suivis par les OPCVM monétaires et diversifiés avec des soldes positifs respectifs de
4,88 et 1,57 milliard. Le segment des obligations de courte durée a, en revanche, affiché une
décollecte nette de l’ordre de 8,04 milliards de DH.
Source : [Link]
crise
Sur un horizon temporel plus long (cinq ans à dix ans), les OPCVM actions permettent de
réaliser des rentabilités généralement supérieures aux autres types d’OPCVM et les
investisseurs délèguent et profitent de la gestion de leurs actifs par des professionnels qui
leurs permettent d’accéder au marché financier dans des conditions meilleures de sécurité et
de rentabilité. Néanmoins, ces fonds sont plus volatiles par rapport aux autres types
d’OPCVM du fait qu’ils investissent la majorité de leurs actifs en actions.
L’analyse de la rentabilité des OPCVM actions peut être faite selon deux critères : la
performance et la régularité dans le temps.
Ainsi, l’objet de cette section est d’aboutir à des classements des OPCVM actions pour en
dévoiler les meilleurs produits Sicav et fonds en termes de performances et de risque et qui
peuvent servir les investisseurs particuliers et les entreprises ayant l’intention de placer leurs
51
Rapport de fin d’année EMSI
excédents de trésorerie et de les fructifier. La mesure des performances cherche à identifier
les gestionnaires de fonds les plus performants par la simple lecture d’un classement établi sur
la base des critères de performance et de risque.
Donc, comment peut-on mesurer la performance et la régularité des OPCVM actions? Et quel
classement pour les OPCVM actions au Maroc ? Quels sont, parmi les OPCVM actions, les
fonds les plus performants ? Quels sont les fonds les plus réguliers dans le temps ? Les
performances sont-elles stables dans le temps ? Et quelle notation peut-on attribuer à ces
OPCVM actions ? Comment l’investisseur peut-il choisir l’OPCVM actions le plus adapté à
son profil ?
Pour conduire cette analyse, on a eu recourt aux informations mises à la disposition du public
sur le site officiel de L’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement
marocains (ASFIM) qui publie régulièrement les valeurs liquidatives des fonds et l’indice des
performances en absolu au niveau des tableaux des performances. On a estimé que ces
données publiées par l’ASFIM, restent insuffisantes en matière d’information des
investisseurs sur les performances réalisées par ce type de fonds vu qu’elles se basent
uniquement sur l’indice de performances en absolu. Pour cette raison on a voulu présenter
dans ce travail une mesure des performances et du risque des OPCVM actions en se basant
essentiellement sur l’indice de performances pour calculer la performance absolue et celle
relative ainsi que la détermination de la volatilité de ces fonds qui doivent aussi présenter de
solides performances ajustées du risque.
Littérature et théorie
La théorie financière a permis de développer plusieurs indicateurs de mesure de la
performance des fonds communs.
52
Rapport de fin d’année EMSI
Suivi de Jensen (1968) par alpha ou ratio de Jensen qui permet de comparer la rentabilité du
portefeuille à la rentabilité théorique issue de l’application du modèle d’équilibre des actifs
financiers MEDAF et de montrer le niveau de rentabilité du portefeuille par rapport au niveau
du risque systématique. Ce ratio permet de calculer l’excès de la rentabilité du portefeuille sur
un benchmark dont le risque systématique est identique. Pour cette mesure, le fond le plus
performant est celui qui a l’alpha le plus élevé.
Ce raisonnement va être poursuivi par Treynor & Mazuy (1966) qui ont développé une
mesure basé sur alpha de Jensen permettant aux investisseurs de distinguer entre les stratégies
de gestion basées sur la sélectivité ou Stock Picking et celles fondées sur le Market Timing.
L‘objectif est de savoir si la création de valeur s’explique par une bonne stratégie de Market
Timing, Treynor et Mazuy ont ajouté un terme quadratique à la mesure alpha de Jensen.
Donc, Un coefficient positif et significatif sur le terme quadratique indique que les
gestionnaires des fonds ont des compétences de Market Timing parce que leurs rendements
sont plus élevés que les rendements des indices de marché.
Depuis la publication des travaux des précurseurs Sharpe, Jensen, Treynor etc sur l’innovation
des indicateurs de mesure des performances des Mutual Funds. Plusieurs autres études sont
apparues en introduisant de nouvelles méthodologies qui ont contribué, d’une part, à affiner
les techniques mises en œuvre et, d’autre part, de soulever des problèmes qui n’ont pas été
identifiés par les travaux des années 1960s. Les théories sont multiples , nous allons citer
juste les plus célèbres .
Ces études sont portées sur la mesure des performances sur d’autres marchés tel le marché
français avec notamment l’étude de Mac Donald (1974) qui a travaillé sur un échantillon de
123 fonds sur une période allant de 1960 à 1969 auxquels il a appliqué la mesure de Sharpe,
Jensen et Treynor tout en utilisant des valeurs liquidatives mensuelles et un indice
équipondéré. Il a conclu que la majorité des fonds réalisent une performance inférieure à celle
du marché et il a montré que les performances d’un échantillon de huit SICAV diversifiées
sont meilleures qu’une simple stratégie de diversification.
Blake & Timmermann (1998) ont mené une étude pour mesurer les performances des Mutual
Funds sur le marché anglais en utilisant un large échantillon de 2300 fonds pendant une
période de 23 ans. Ils ont trouvé une évidence de persistance aussi bien pour les meilleurs
fonds que pour les fonds les moins performants. Ils concluent que ces résultats sont quelque
53
Rapport de fin d’année EMSI
peu surprenants étant donné que les spreads au Royaume-Uni (de 3 à 6 %) sont beaucoup plus
élevés que ceux des États-Unis, il sera ainsi plus cher pour les investisseurs informés de
transférer leur épargne des fonds non performants aux fonds performants.
Cet indice correspond à l’évolution de la valeur liquidative d’un OPCVM action entre deux
dates, donc sur la performance passée, en intégrant les dividendes distribués. Il peut
augmenter ou diminuer selon l’appréciation ou la dépréciation des actifs détenus par cet
OPCVM. Cet indice avane que la mesure de performance ne nécessite pas une connaissance
de l’évolution de la composition des fonds analysés, elle demande simplement de disposer des
séries chronologiques des valeurs liquidatives des fonds et de l’indice de référence auquel les
fonds sont comparés.
Ainsi, l’indice des performances est calculé selon la formule suivante :
Avec :
IP : indice des performances
VLt : valeur liquidative en t
VLt−1 : valeur liquidative en t−1
D : dividendes.
Il est à signaler que la mesure de la performance et du risque des OPCVM Actions au Maroc
est un domaine de recherche largement inexploitable par les chercheurs. En effet, à nos
connaissances il n’existe pas de travaux traitant de la mesure des performances des fonds
investissant dans les actions. À l’inverse aux États-Unis et en Europe, une large littérature
traite de la performance en calculant le plus souvent les alphas des fonds par des modèles
retenant un indice de marché comme facteur de risque des fonds communs de placement.
Le but de ici est d’établir un classement des performances des OPCVM actions au Maroc. Les
solutions visent à mettre en place des indicateurs simples mais significatifs pour les
investisseurs pour apprécier le rendement et le risque encouru. Ainsi, permettre aux
investisseurs, qui n’ont pas de connaissances avancées en matière de gestion de portefeuille,
54
Rapport de fin d’année EMSI
et qui se dirigent vers des professionnels tels les OPCVM actions pour placer leur épargne, de
pouvoir appréhender les performances et les risques que les gérants leur font supporter et par
conséquence une évaluation et un contrôle sur la politique de gestion affichée par ces fonds.
Pour ce faire, On va calculer l’indice des performances vu qu’il est simple à implémenter et
son interprétation est assez intuitive en tenant compte de la performance moyenne du marché
des OPCVM actions comme indice de référence.
Les performances observées en absolu sur une période de cinq ans montrent qu’uniquement
36 OPCVM actions qui ont eu des performances positives soit 50 % du total (71 fonds).
Ainsi, la meilleure performance est obtenue par le fond « Wineo Actions » géré par la société
« Wineo Gestion » soit 20,85 % suivi du « Attijari Finances Corp Valeurs » avec une
performance de 20,47 %, de « FCP Capital Participations » à 14,81 %, de « Wafa Assurance
Expansion » à 13,76 % et de « Patrimoine Multivaleurs » à 13,16 %. Trois fonds dans ce
palmarès sont gérés par la même société de gestion qui est « Wafa Gestion ». Cette situation
renseigne sur l’habilité de cette société à générer de la performance pour les investisseurs.
Par contre, on peut dégager des performances qui ont été tirées à la baisse par des fonds en
enregistrant des résultats négatifs avec à leurs tête « FCP Capital Maghreb » qui a enregistré
une forte chute de −74,67 % géré par « BMCE Capital Gestion » suivi du « FCP CFG
Construction » à −31,12 % et du « AD Moroccan Equity Fund » à −20,68 %.
55
Rapport de fin d’année EMSI
Le résultat surprenant tiré de ce classement c’est la position de la société « BMCE Capital
Gestion » qui se trouve dans le palmarès des fonds en troisième position avec le fonds « FCP
Capital Participations » et en dernière position avec le fonds « FCP Capital Maghreb ». Ce
constat peut être expliqué par une politique de gestion marqué par une prise de risque par la
société.
Ce classement vient confirmer notre constat sur le style de gestion de la société « BMCE
capital Gestion » et sur sa politique d’investissement marquée par la prise des risques car à
court terme (sur un horizon annuel) on a pu ressortir trois fonds qui sont classés parmi les cinq
derniers et qui sont gérés par ladite société. Ce résultat nous laisse s’interroger sur la
pertinence de sa politique de gestion affichée et par conséquence sur la nécessité de son
évaluation et son contrôle par les investisseurs.
Certes, le classement des fonds par la mesure des performances en absolu constitue une
première étape primordiale dans l’évaluation de la qualité d’une gestion des fonds Bertrand &
Rousseau (2005, p.61), mais, ce type de classement ne permet pas de juger de la fiabilité et
des sources de la performance des fonds. Cette information ne peut être délivrée qu’en recours
à une analyse des performances en relatif en comparant les performances de chaque fonds
avec un portefeuille de référence défini a priori entre le client et le gestionnaire.
56
Rapport de fin d’année EMSI
référence). L’objectif est de savoir si les gérants professionnels parviennent à battre cette
référence.
Ainsi, on peut écrire : PR = PA–PM, avec : PR : Performance relative ; PA : performance
absolue et PM : performance moyenne.
D’une part, 57 % des fonds ont performé plus que le marché en réalisant un écart positif par
rapport à la référence, avec à leur tête « Wineo Actions » par une performance relative de
22,23 % suivi du fonds « Attijari Finances Corp Valeurs » à 21,85 %, du « Fcp Capital
Participations » à 16,19 %, du « Wafa Assurance Expansion » à 15,14 % et du « Patrimoine
Multivaleurs » à 14,54 %.
D’autre part, des fonds qui sont sous-performés par rapport à leur benchmark soit 42 % du
total des OPCVM actions qui ont réalisé des performances bien inférieures à celle du marché.
En effet, la plus importante contre-performance a été accusée par « Fcp Capital Maghreb » à
−73,29 % suivi de « Fcp Cfg Construction » à −29,74 et de « Ad Moroccan Equity Fund » à
−19,29.
La performance moyenne des OPCVM actions est de 2,92 % sur la période d’une année, le
classement effectué selon la performance relative montre que 65,5 % des fonds ont eu des
performances dépassant cette moyenne. Les fonds qui ont dépassé l’indicateur moyen celui du
marché d’OPCVM actions sont respectivement « FCP Al Badil Chaabi Ashoum » avec une
performance relative de 10,98 % suivi du « BMCI Selection Actions Dividendes » à 8,08 %,
de « Rma Expansion » à 6,77 %, de « Emergence Performance » à 6,41 % et de « WG
Actions » à 3,99 %.
En revanche, on ressorte dans ce même classement que 35 % des fonds ont enregistré des
performances en deçà de la performance moyenne. Ainsi, on trouve en queue du classement le
fonds « FCP Capital Maghreb » avec une performance moyenne négative de l’ordre de
−71,78 % suivi de « CDG RBA Moroccan Fund » à − 6,98 % et de « FCP CFG
Construction » à − 5,29 %.
57
Rapport de fin d’année EMSI
Au niveau d’une même période, la confrontation des deux classements selon les critères de
performance absolue et performance relative permet de constater que les performances
relatives se confirment avec celles en absolu, en effet, les fonds ont conservé les mêmes rangs
aussi bien pour le palmarès que pour les fonds en queue du classement et ce avec des niveaux
de performances très proches.
Source : [Link]
Nous avons décidé d’exposer les 5 premiers selon chaque catégorie d’OPCVM :
OPCVM actions :
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Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 14 : Les 5 premiers OCVM de types actions
OPCVM diversifiés :
Tableau 15 : Les 5 premiers OPCVM de type diversifié
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Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 16 : Le 5 premiers OPCVM de type OMLT
OPCVM monétaires :
60
Rapport de fin d’année EMSI
Tableau 18 : Les 5 premiers OCPVM de type monétaire
OPCVM contractuels :
Tableau 19 : Les 5 premiers OCVM de types contractuels
61
Rapport de fin d’année EMSI
En effet notre économie qui a commencé à donner des signes de bonne santé et à miser sur le
développement durable, les nouvelles énergies, l'attrait des capitaux étrangers, l'augmentation
des échanges, l'assainissement du climat des affaires résistera difficilement aux retombées de
cette crise sanitaire ( Covid-19). En effet, basée sur les secteurs primaire et tertiaire, sans
omettre le textile, l'industrie automobile et les nouvelles technologies, l'économie marocaine
s'attend à vivre sa pire crise depuis trois décennies. Et donc le marché national vit de
nombreux défis, comme l’augmentation du chômage , l’arrêt de plusieurs entreprises ne
pouvant pas résister à cette crise , la croissance de la dette publique et plusieurs professionnels
se sont retrouvés à la porte des firmes . Le climat économique et la conjoncture actuelle n’est
pas assez favorable pour mener des recherches en bonne et due forme , vu que la
préoccupation des professionnels du domaine tourne autour de la restructuration de leur
travail et est loin d’accueillir des chercheurs pour fournir les informations nécessaire .
La pandémie de Covid-19, m’a laissé dans l’incapacité de mener mon enquête comme ce que
je le souhaitais. La seule méthodologie de recherche qui pouvait faire objet de mon cadre
pratique était la recherche documentaire puisque aussi restreinte qu’elle soit pour mon projet,
elle offre une considérable source d’informations pouvant alimenter ma recherche.
Dans la partie théorique, j’ai essayé de reporter l’essentiel et de synthétiser au maximum les
apports des lois et des Dahir et du GCI qui régissent le cadre de mon travail. Au-delà de ces
textes de lois , la seule source restante c’est de choisir un échantillon de rapports et d’articles
qui ont discuté le même sujet afin de savoir si les mesures prises auprès des ministres ont
réellement de bonnes répercussions sur le marché des OPCVM .
62
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 24 : La démarche scientifique
Pour synthèse, chaque recherche documentaire scientifique est divisé en 3 grandes partie :
2 – Construction : Dans cette étape, en partant d’une problématique prédéfinie, et après avoir
vu la littérature existante, on fixe des hypothèses de départ pour bien cerner le travail. Une
fois ce travail est fait il faut fixer une démarche de travail autrement dit modèle d’analyse
pour traiter les données collectés.
3- Constatation : Dans cette phase vient l’observation pour essayer de soit confirmer ou
rejeter les hypothèses de départ afin de trouver la réalité des choses et donc par conséquent
une réponse à la problématique, bien sûr en s’appuyant sur des données empiriques en
analyser les informations pour en extraire les résultats (conclusions) .
63
Rapport de fin d’année EMSI
Maintenant que nous avons exposé de façon brève et générale les étapes de la recherche
scientifique, nous allons attaquer tout de suite l’échantillon sur lequel nous travaillerons.
Il est important d’indiquer que pendant notre recherche documentaire, la majorité des rapports
et des articles qui traitaient les OPCVM ne se focalisait pas beaucoup sur l’impact de la
réglementation et de la taxation des OPCVM au Maroc. Or après plusieurs semaines de
recherche, nous avons pu trouver 3 documents que nous tenons à présenter comme suit :
64
Rapport de fin d’année EMSI
Outres les liens historiques, linguistiques et les similarités macro-économiques qui existent
entre le Maroc et de nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest, il existe aussi des similitudes
opérationnelles entre le marché financier marocain et ceux de cette région.
En effet, ces similitudes concernent aussi bien le nombre d’intervenants que la classification
des OPCVM ou le nombre des sociétés de gestion. À titre d’exemple, dans l’Union Monétaire
Ouest Africaine (UMOA), il y a aujourd’hui 16 sociétés de gestion ayant reçu l’agrément du
Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers, ce qui est assez similaire
aux nombres de sociétés de gestion marocaines alors qu’on en compte 59 en Afrique du Sud.
Ajoutons à cela que dans l’UMOA les OPCVM sont classés en 5 catégories qui sont tout à
fait comparables à la classification marocaine. De plus, le marché marocain et ces marchés
ont des contraintes d’investissement comparables. En effet, la contrainte de liquidité observée
dans le marché marocain est également présente dans les marchés de cette région, ce qui n’est
pas le cas dans certains marchés comme l’Afrique du Sud. Ainsi, les opérateurs marocains
pourraient vraisemblablement s’adapter plus rapidement aux marchés de l’Afrique de l’Ouest
que des opérateurs européens ou sud-africains.
Perspectives de développement
L’exportation du modèle marocain pourrait se faire dans un premier temps par le biais des
banques et assurances marocaines déjà présentes dans le continent. Ces banques et assurances
qui sont de véritables leaders dans différents marchés africains et bénéficient d’un capital
confiance important des investisseurs de la région. Notons que certaines banques marocaines
déjà installées dans la région offrent par le biais de leurs filiales des services de gestion
d’actifs tel que Attijari Asset Management ou BMCE Capital gestion.
Il est en outre intéressant de souligner que dans la région australe de l’Afrique, certaines
banques sud-africaines ont réussi à exporter leur modèle de gestion d’actifs. À titre
d’exemple, Standard Bank, par le biais de sa filiale Stanbic Asset Management gère des fonds
dans plusieurs pays africains outres que l’Afrique du Sud (Ghana, Nigeria, Namibie et
Botswana notamment). Par ailleurs, Casablanca Finance City pourrait constituer une
plateforme permettant d’exporter le modèle marocain vers les pays de l’Afrique Sub-
Saharienne. En effet, des sociétés de gestion basées à CFC pourraient tout aussi bien investir
dans le marché local ou dans les marchés de l’Afrique subsaharienne. Ceci pourrait faciliter
l’émergence d’OPCVM dédiés « Afrique » comme c’est le cas dans d’autres places
financières du continent, notamment en Afrique du Sud ou à l’île Maurice. À titre d’exemple,
en décembre 2014, il y avait 25 Regional Funds en Afrique du Sud (fonds investissant dans la
région australe de l’Afrique).
65
Rapport de fin d’année EMSI
Le panorama de la gestion d’actifs au Maroc reste aujourd’hui peu diversifié en comparaison
à certains marchés internationaux. Néanmoins, des nouvelles dispositions se préparent à être
mises en place alors que d’autres pourraient être envisagées afin d’introduire de nouveaux
produits : Exchange Traded Funds : Les ETF seront introduits au Maroc avec la nouvelle loi
sur la Bourse et l’évolution de la loi sur les OPCVM. En effet, ces instruments répliquent les
variations d’un indice sous-jacent, comme le MASI par exemple. Cela présente de nombreux
avantages. Par exemple, un indice est beaucoup moins risqué qu’une action individuelle grâce
à l’effet de la diversification. De plus, l’analyse de la performance est rendue plus simple car
elle dérive directement de celle de l’indice. Ajoutons à cela que les ETF sont cotés en continu,
comme les actions. Donc un investisseur peut acheter ou vendre un ETF à n’importe quel
moment de la séance de cotation. Ensuite, les applications sont nombreuses : on peut très bien
imaginer des ETF indexés sur des indices internationaux, des indices charia compliant, etc.
OPCI : Le projet de loi sur les Organismes de Placement Collectif en Immobilier définit un
nouveau support d’investissement basé sur des rendements locatifs immobiliers. Ainsi, les
OPCI servent aux investisseurs des rendements réguliers qui sont en moyenne plus élevés que
les autres classes d’actifs. De plus, les revenus augmentent en général avec l’inflation et
résistent bien en période de hausse des taux (contrairement aux obligations par exemple).
C’est également un formidable outil de diversification qui complète les instruments
“classiques” disponibles aujourd’hui sur le marché marocain.
Fonds islamiques : La mise à jour de la loi bancaire a introduit la finance participative au
Maroc. Avec le développement future de cette industrie, l’émergence de fonds Charia
Compliant n’est plus qu’une question de temps. Fonds à règles d’investissements allégées :
On constate que les fonds dédiés représentent près d’un tiers des actifs sous gestion des
OPCVM marocains. Il serait donc pertinent de considérer la mise en place de fonds à règles
d’investissements allégées. Ces OPCVM auraient des contraintes d’investissements et de
diversification moins strictes afin de répondre d’une manière plus pointue aux besoins des
investisseurs institutionnels.
Des fonds coordonnés africains : En Europe, les fonds libellés UCITS peuvent être
commercialisés dans toute l’Union Européenne. De plus, ces fonds sont aussi
commercialisables dans d’autres marchés internationaux. En Afrique subsaharienne, les
marchés sont segmentés en plusieurs zones et unions monétaires avec chacune leurs règles et
normes d’investissement pour les fonds OPCVM. Afin de développer les coopérations
interafricaines, on peut réfléchir à harmoniser les différentes normes déjà existantes dans le
continent dans le but de créer des fonds coordonnés qui seraient commercialisés en Afrique de
l’Ouest et au Maroc.
- Mémoire de fin d’année effectuée par Maher Daoud, Taha Debbagh supervisé par Mr.
El Aajly Abdellah au sein de l’université Abdelmalek Saidi, intitulée La comptabilité
des OPCVM 2017
Les OPCVM doivent une grande partie de leur succès de part le monde à leur statut fiscal
privilégié.
66
Rapport de fin d’année EMSI
Les SICAV et les FCP bénéficient de la transparence fiscale, puisque la loi a prévu une
exonération à leur niveau. Par contre, la fiscalité s’appliquera aux revenus et plus-values au
moment de leur distribution ou de leur réalisation au niveau des porteurs de parts.
En d’autres termes, le détenteur d’une action de SICAV se trouve, du point de vue fiscal,
strictement dans la même situation que s’il détenait en direct un portefeuille d’actions ou
d’obligations mais avec un régime fiscal de faveur.
Les dispositions de la loi de finances 1999-2000, relatives à la fiscalité des OPCVM, pour les
personnes physiques et applicables depuis le 1er Juillet 1999
Un besoin d’évaluation : une bonne régulation est une régulation évaluée a posteriori
Le Maroc s’est engagé dès l’année 2006 dans une démarche dite « Pour une meilleure
régulation » qui vise à concilier la protection de l'investisseur et le développement
économique et financier de la Place de Casablanca, à identifier et à mettre en œuvre les
progrès nécessaires en termes d’efficacité opérationnelle.
Différentes étapes vont rythmer cette évolution. Un premier document de consultation a fait
l’objet à l’été 2006 d’une synthèse rendue publique lors des entretiens de l’AMMC du 30
novembre 2006.
Tirant les leçons de cette consultation, l’AMMC a préconisé le développement « des formes
de contrôle a posteriori et la responsabilisation des professionnels, plutôt que le contrôle a
priori ». (…) « Le contrôle a priori serait allégé en conséquence, avec en contrepartie une
attention accrue portée sur les diligences effectuées par les différentes personnes responsables
lors des contrôles a posteriori ». Cette piste est précisément celle qui a été analysé par le
Groupe de travail quand il s’est agi pour lui d’envisager les voies possibles d’amélioration du
cadre de régulation de la multi gestion alternative. Son intervention s’inscrit d’ailleurs dans la
ligne de la méthode désormais retenue par le régulateur où, à « chaque fois que cela sera
nécessaire, ces travaux seront suivis ou accompagnés de travaux de Place dans le cadre de
groupes mixtes incluant des représentants à la fois des investisseurs, des sociétés cotées et des
professionnels, et qui démarreront à partir du début de l'année 2007 ».
Les lettres mensuelles publiées par l’ASFIM sont par nature , un ensemble de graphe et
de tableaux montrant l’évolution des OPCVM , que nous allons commenter dans la
prochaine section . Le vrac de données se présentent comme suit :
Évolution des encours sous gestion
67
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 25 : Evolution des encours de sous gestion
68
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 27 : Collecte nette par classe d'actifs
Indices de performance
69
Rapport de fin d’année EMSI
Figure 29 : Composition de l'actif total des OPCVM
Les actifs sous gestion des OPCVM marocains ont connu une croissance importante
en 2014, un relai de croissance international, cependant la contribution des non-
résidents demeure insignifiante (moins de 1% de l’actif net). Ainsi, il y a un réel
potentiel d’évolution des investissements des non-résidents dans les OPCVM
marocains. En effet, les investisseurs internationaux pourraient ainsi participer de
manière plus significative dans la croissance marocaine. L’attrait de ces investisseurs
pourrait être stimulé à travers l’exposition des OPCM marocains à l’international. A
titre d’exemple, les OPCVM marocains installés en Afrique subsaharienne pourraient
être un moyen de collecter l’épargne de ces pays afin d’investir dans le marché
marocain. Ce phénomène est largement observé en Afrique australe où l’on constate
que les OPCVM de nombreux pays anglophones de la région investissent largement
dans le marché sud-africain.
70
Rapport de fin d’année EMSI
rendements des obligations et des actions sont parfois assez corrélés. Pour cela, on
peut envisager des fonds dont les parts sont commercialisées en dirhams (et donc
accessibles aux investisseurs locaux) et qui investissent en devises.
Par ailleurs, on constate que plusieurs sociétés nationales ayant une importante activité
à l’international ont d’importantes réserves en devises et ont un réel besoin de
placement de ces liquidités. De plus, la loi de finance 2014 a accordé une amnistie
fiscale aux résidents qui rapatrient leurs avoirs en devises. Cela a créé des flux devises
qui pourraient être captés via la création de fonds en devises qui investissent sur les
marchés internationaux. Pour aller plus loin, il serait intéressant de considérer des
fonds qui peuvent être commercialisés aussi bien en dirhams qu’en devises. En effet,
ces fonds pourraient être composés de différents compartiments (ou classes) avec
chacun une devise associée. Par exemple, un compartiment en dirham pourrait être
proposé aux particuliers alors qu’un compartiment en dollars pourrait répondre aux
besoins de sociétés exportatrices.
De plus des diversifications future des fonds, pour dépasser les OPCVM vers d’autres
types d’actifs de sous gestion comme suit :
-
Source : Guide : « Gestion d’OPCVM au Maroc : 20 ans au service de l’épargne nationale » CEJEFIC CONSULTING , 2017 , p 11
- Mémoire de fin d’année effectuée par Maher Daoud, Taha Debbagh supervisé par Mr.
El Aajly Abdellah au sein de l’université Abdelmalek Saidi, intitulée La comptabilité
des OPCVM 2017
71
Rapport de fin d’année EMSI
La fiscalité marocaine constitue réellement une attraction pour les investisseurs
futures, d’une part pour la transparence fiscale comme ce qu’on avait expliqué dans la
partie théorique (On appelle transparence fiscale le fait pour une société de ne pas être
imposée directement mais via ses associés.) Le tableau suivant présente d’avantage
d’informations concrétisant les éléments afférant aux valeurs mobilières des OPCVM
Source : Mémoire de fin d’année au sein de l’université Abdelmalek Saidi, intitulée La comptabilité des OPCVM , 2017 , page
27
72
Rapport de fin d’année EMSI
Une majorité estime pertinente l’élaboration d’un cadre africain uniformisé et de
standards communs pour la multi gestion alternative, ainsi que la possibilité donnée
aux fonds de fonds alternatifs de bénéficier d’un passeport à l’échelle de l’Union
africain. L’élaboration de ce cadre africain ne se ferait pas au détriment des OPCVM
coordonnés tels qu’ils existent à l’heure actuelle.
L’actif net sous gestion des OPCVM a connu une hausse de 1,28 % à fin mai 2020,
passant de 464,98 milliards de Dirhams, à fin avril 2020, à 470,95 milliards de
Dirhams. Cette hausse est expliquée par la collecte nette de plus de 1 milliard de
Dirhams qui a concerné principalement les OPCVM OMLT.
La meilleure performance mensuelle est à mettre au crédit des OPCVM Actions avec
une augmentation de + 8,27 %, tandis que les OPCVM Monétaires ont enregistré la
performance la plus faible avec + 0,24 %.
Concernant les performances annuelles, les OPCVM OCT ont eu la meilleure
performance avec + 1,16 % % alors que les OPCVM Actions ont eu une performance
négative de – 16,56 %.
Le nombre d’OPCVM en activité à fin mai 2020 est de 484 ce qui montre le poids de
ces organismes à l’échelle national et leur évolution remarquable.
Après avoir plongé dans le détail de comment les OPCVM sont régit dans le Maroc, et après
avoir collecté des données relatives à ce sujet et plus spécialement à la problématique, toutes
les conclusions tirées dans la section précédente donne une réponse favorable à notre
problématique.
Pour ne pas rester dans le vague, nous avons préalablement fait parler les chiffres dans
plusieurs sections, pour avoir une idée claire sur l’état des lieux de ces organismes et de leurs
73
Rapport de fin d’année EMSI
perspectives de développement futures. Toutes les informations et les indicateurs conclus
donnent une idée sur le positionnement des OPCVM dans le royaume.
En effet depuis leur lancement au Maroc et toutes les actions entreprises vont tous dans une
optique de promotion de ces premiers. Premièrement au plan fiscale, ils constituent une
attraction énorme pour les investisseurs grâce à leur taxation légères et à leurs exonérations
tentantes.
Deuxièmement en confiant ton épargne aux OPCVM, ces derniers bénéficient d’une
multitude de garde fous solides : les commissaires aux comptes, les sociétés de gestion et le
dépositaire centrale (MaroClear) , et bien sûr l’AMMC le gendarme des marchés de
capitaux .
Troisièmement , de part de leurs performance très positives et qui ont fait preuve de stabilité
et de sécurité en maintenant leur performance favorable même en temps de crise critique
comme celle que nous vivons aujourd’hui Covid-19 qui a fait chuter le cours des titres en
bourse mais qui n’a pas beaucoup influencé ces organisme grâce à leur vigilance et au
contrôle permanent des professionnels .
Tous ces points, affirment qu’effectivement le climat d’affaire qui englobe règlementations,
réformes et fiscalités au Maroc, aide vraiment les OPCVM à devenir les stars de la bourse
national .
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Conclusion
Tout travail de recherche est sous-tendu par le besoin de combler l'écart entre une situation de
départ insatisfaisante et une situation d'arrivée désirable. De ce fait il est important pour cette
étude de permettre aux lecteurs d'avoir droit à un peu plus d’informations concernant les
enjeux des OPCVM et les aspects de lois relatifs à ces organismes.
Le monde des affaire et particulièrement celui des OPCVM, avec tout ce qu’il comporte de
maniement des fonds considérables, constitue pour les investisseurs un champ d’action vaste
et fécond. Ces organismes ne cessent de connaitre un grand succès, et d’attirer les fonds
partout dans le monde. Les causes de la prospérité des OPCVM sont dues en principe aux
avantages qu’ils présentent en comparaison avec les autres moyens d’augmentation du
patrimoine.
En effet, les OPCVM bénéficient de la transparence fiscale. Les revenus distribués par
l’OPCVM sont imposable en fonction de leur origine, autrement dit comme si leur
bénéficiaire avait été directement détenteur d’une fraction des actions, obligations ou
liquidités détenues par l’OPCVM. Cela signifie que pour un particulier la fiscalité applicable
est la même, qu’il investisse à travers le fonds ou directement dans la société émettrice des
valeurs mobilières. Les cessions faites par l’OPCVM dans le cadre de sa gestion ne sont pas
imposables pour le détenteur de parts d’OPCVM.
En plus des avantages fiscaux les OPCVM ont plusieurs intérêts les uns dus à leur
organisation, les autres aux règles de sécurités émanant des différentes lois.
Les formules collectives offrent aussi l’avantage de la simplicité et de la clarté. En réalité, les
autorités de tutelle (l’AMMC ou l’ASFIM) et les associations professionnelles restent
vigilantes sur les règles comptables et les procédures appliquées par les fonds. Elles émettent
continuellement les règles qui organisent ces fonds. Tout investisseur peut accéder aux
informations qui lui paraissent nécessaires et cela par le biais du prospectus et de la notice
d’information du fonds remis préalablement à toute souscription.
Lorsque l’épargnant a besoin de liquidités, il peut procéder à la vente de ses parts, qui sont
évaluées quotidiennement et qui peuvent être rachetées par l’OPCVM.
D’autres intérêts sont proposés par les OPCVM. Ils permettent d’accéder pour un montant
unitaire souvent peu élevé, à une grande diversité de produits et à une large palette
d’instruments et de marchés financiers marocains et internationaux. Cette diversification
assure une meilleure répartition des risques. Investir dans un OPCVM, c’est donc investir sur
un fonds composé de valeurs mobilières, ainsi il n’y a pas un risque d’exposition à la
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dépréciation d’une valeur. Les OPCVM offrent donc une plus grande sécurité en cas d’aléas
boursiers que la détention de quelques titres en direct.
Si les OPCVM sont désormais des organismes auxquels les investisseurs ont recours pour
augmenter leur patrimoine, ils sont aussi une source principale de financement des
entreprises. En effet, la nécessité de renforcer les fonds propres des entreprises a conduit à
encourager les placements effectués sur les marchés financiers.
Les sociétés sont émettre des valeurs mobilières et les lancer sur le marché. Les OPCVM vont
procéder à la souscription des instruments financiers. Ainsi, tant que les sociétés cotées seront
rentables et que la valeur des titres augmentera, la Bourse soutiendra leurs ambitions. En
même temps, les investisseurs seront satisfaits et conserveront leurs titres. Les sociétés
pourront par la suite plus facilement augmenter leur capital en attirant d’autres
investissements par l’émission de nouveaux titres pour poursuivre leur développement. La
bourse permet donc, à travers les OPCVM, de pérenniser l’entreprise car on n’a plus à
craindre la dissolution ou l’éclatement de la société suite au départ d’un actionnaire
majoritaire. Il peut alors être remplacé par l’entrée de nouveaux partenaires via le Marché
Financier. Néanmoins, il est important de souligner que ces éléments peuvent également
participer à l’instabilité de l’entreprise par le jeu des offres publiques d’achat exercés par les
OPCVM.
Pour en finir les OPCVM représentent depuis toujours un sujet d’actualité par excellence, ils
nourrissent de nombreux débats et font couler assez d’encre surtout en ce qui concerne leur
règlementations, la procédure relatifs à leur constitution, et la fiscalité qui impose différent
éléments de ces organismes. Les investisseurs et les professionnels intéressés par ces
placements sont toujours à soif de nouveaux éléments d’informations, et d’exemples
d’expériences des épargnants. Le marché des capitaux national, représente toujours un
bouquet de risques qui peut mettre l’argent investie en OPCVM en péril. L’insolvabilité, les
fluctuations de l’offre et de la demande, les variations de cours ont été toujours des caractères
inhérents aux marchés financiers, ce qui laisse la vue toujours posée sur cet organisme-là.
Pour conclure les OPCVM constituent un organisme très intéressant pour les épargnants qui
souhaitent placer leur épargne et depuis leur lancement effectif en 1995, les OPCVM ont
connu un essor important et continuent à jouer un rôle significatif dans le développement du
marché financier marocain et connaissent une croissance soutenue que ce soit en terme de
nombre d'entités ou de volumes d'épargne drainés.
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Références
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Dahir portant loi n° 1-93-213 du 4 rebia II 1414 (21 septembre 1993) relatif aux
organismes de placement collectif en valeurs mobilières , chapitre relatif aux
règlementation , page 23-50
Un dossier réalisé par Ouadie Drissi El Bouzaïdi , « Le palmarès des OCPVM au
Maroc » 2006
Université Mohamed V -Soussi Faculté des Sciences juridiques économiques et social
Réalisé par: AARAFI Samia CHERKAOUI Salma
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BENCHEKROUN Ahmad « L’audit des Organismes de Placement Collectifs des
Valeurs Mobilières (OPCVM) » ENCG Université Abdelmalek Essaidi , 2015
Guide : « Gestion d’OPCVM au Maroc : 20 ans au service de l’épargne nationale »
CEJEFIC CONSULTING , 2017
Mémoire de fin d’année effectuée par Maher Daoud, Taha Debbagh supervisé par Mr.
El Aajly Abdellah au sein de l’université Abdelmalek Saidi, intitulée La comptabilité
des OPCVM 2017
Rapport sur l’évaluation du cadre de régulation de la multigestion alternative et les
voies envisageables de son amélioration, effectué par l’ASFIM, date de publication
2018
Lettre mensuelle de l’ASFIM du mai 2020
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Le principal obstacle à une meilleure compréhension du marché boursier au Maroc est la perception générale du marché comme un lieu de spéculation plutôt que d'investissement à moyen-long terme, même parmi le public relativement informé. Cette perception est due à une méconnaissance des produits offerts et des mécanismes de fonctionnement de la bourse. Ainsi, le marché boursier n'est pas suffisamment associé à la notion de "long terme", ce qui contribue à une image globale floue du marché auprès du grand public .
L'AMMC contrôle les intervenants du marché financier marocain par des inspections sur place dans les locaux des intervenants et un contrôle sur pièces à travers des reportings. Elle vérifie que les intervenants maintiennent en permanence des garanties suffisantes au niveau organisationnel et des moyens techniques et financiers. En cas de détection d'infractions ou de manquements, l'AMMC peut mener des enquêtes et est habilitée à prononcer des sanctions, en respectant une procédure qui garantit les droits de défense des intervenants concernés .
Le cadre réglementaire impose un contrôle strict sur les OPCVM, ce qui influence leur gestion en fixant des obligations claires en matière de politique de placement, d'obligations comptables, et d'information aux investisseurs. Les OPCVM doivent obtenir l'accord préalable de l'AMMC pour fonctionner et sont régis par une réglementation sur les rapports annuels et la distribution d'informations financières, favorisant ainsi la transparence et la sécurité des investissements .
Les OPCVM sont importants pour les petits épargnants au Maroc car ils sont accessibles à tous, permettant à ces épargnants d'investir aussi efficacement que les plus grands investisseurs. Les bénéfices sont répartis équitablement selon leur mise initiale, leur offrant des performances optimales et une sécurité accrue grâce à la gestion professionnelle et à la diversification des risques. Cette approche collective permet de rassembler d'importantes liquidités pouvant être investies sur le marché financier dans des conditions optimales .
La performance et la régularité des OPCVM actions au Maroc sont évaluées selon deux critères : la performance et la régularité dans le temps. L'évaluation se fait sur plusieurs périodes (un an, trois ans, cinq ans, dix ans) et utilise des indicateurs de performance tels que l'indice de performances absolues et relatives. Ces mesures visent à comprendre la stratégie du gestionnaire et sa capacité à générer des rendements pour les investisseurs .
La performance relative est un indicateur clé car elle permet de comparer un OPCVM action par rapport à la moyenne du marché des OPCVM actions, définissant ainsi la capacité d'un gestionnaire à battre le marché. Elle est calculée en mesurant l'écart entre la performance absolue d'un OPCVM action et la performance moyenne de tous les OPCVM actions sur le marché, offrant ainsi une perspective comparative des performances des fonds .
La méthodologie utilisée pour analyser la performance des OPCVM actions au Maroc est quantitative, basée sur la mesure de la performance et du risque des fonds sur des horizons de un an et cinq ans. Les performances sont évaluées à l'aide de données publiées par l'ASFIM, et l'analyse comprend à la fois des mesures absolues, en comparant l'indice de performance de chaque fonds, et des mesures relatives, en comparant les performances à celles de la moyenne du marché .
Depuis les années 1990, le Maroc a entrepris une modernisation profonde de son système financier, qui a transformé le marché par la mise en place d'un cadre juridique rénové, la privatisation de la société gestionnaire de la Bourse de Casablanca, et la création de l'AMMC. La mise en œuvre des OPCVM a été parmi les conclusions principales, offrant un véhicule d'épargne innovant et sécurisé pour les particuliers et contribuant à la robustesse et à la confiance dans le marché financier marocain .
La volatilité des OPCVM actions, due à la majorité de leurs actifs investis en actions, implique un risque plus élevé pour les investisseurs, mais aussi l'opportunité de rendement supérieur. Les investisseurs doivent évaluer leur tolérance au risque et adapter leurs stratégies de placement en conséquence, utilisant des mesures de performance et de risque pour choisir des fonds qui correspondent à leur profil d'investissement et diversifier leur portefeuille pour atténuer le risque .
Depuis leur lancement en 1995, les OPCVM ont joué un rôle significatif dans le développement du marché financier marocain. Ils ont connu un essor important grâce aux avantages d'une gestion professionnelle de l'épargne collective et au cadre juridique favorable. Leur croissance est soutenue en termes de nombre d'entités et de volumes d'épargne drainés. Les OPCVM permettent de gérer des grandes sommes d'épargne collectivement, apportant ainsi de la performance et de la sécurité à travers la diversification des risques .