Fonctions Numériques et Limites
Fonctions Numériques et Limites
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FONCTIONS
NUMERIQUES
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Fonctions Numériques
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1- / Définition :
Soit f : A → B une fonction. On appelle ensemble de définition Df de f,
l’ensemble des éléments x de A qui ont une image dans B par f.
2- / Exemples :
B- / Limites :
I- / Approche graphique :
La fonction f est donnée par sa courbe représentative ci-dessous.
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II-/ Calcul de limites :
b/ Fonctions Rationnelles :
• Théorème 2 : À l’infini toute expression se présentant sous la forme
d’une fraction a même limite que le rapport des monômes de plus haut
degré du numérateur et du dénominateur.
• Exemples : Calculer les limites suivantes
3x 3 − 5 x 2 + 6 x − 7 − 5x 2 + 7 x − 8 x3 − 8 x 3 + x 2 + 2x − 4
lim ; lim ; lim ; lim 3
x→−∞ 4 x 2 − 5x + 2 x → +∞ x 2 + 9x − 7 x→2 x − 2 x →1 x + 2 x 2 − 5x + 2
c/ Fonctions Irrationnelles :
Déterminer les ensembles de définition de chacune des fonctions puis
calculer les limites suivantes.
3− x+8 3− x +8
* f ( x) = ; lim ; **
x −1 x →1 x −1
f ( x) =
x2 + 2
3x − 6
; lim
x → −∞
x2 + 2
3x − 6
; lim
x → +∞
x2 + 2
3x − 6 x → −∞
(
; lim 3 x + 1 − x 2 + 3 x + 2 ; )
(
lim 3 x + 1 − x 2 + 3 x + 2
x → +∞
)
d-/ Fonctions Trigonométriques :
Retenons que pour x très voisin de zéro on a : sinx = x d’où
sin x sin ax tan x 1 − cos x 1 1 − cos x
lim = 1; pour a ≠ 0 lim =1 ; lim = 1 ; lim = ; lim =0
x→0 x x→0 ax x→0 x x → 0 x2 2 x→0 x
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c) Exemple :
Soit f : x a f ( x) = x + 3 cos x .
Pour tout réel x on a : x − 3 ≤ f ( x) ≤ x + 3 .
• x − 3 ≤ f ( x) ; lim ( x − 3) ≤ lim f ( x) = −∞ ⇒ lim f ( x) = −∞ ;
x → −∞ x→−∞ x→−∞
Exemple : Calculer
sin 3 x 1 sin 3 x 1 sin 3 x
lim 2 ⇔ − 1≤ sin 3 x ≤1 ⇔ − 2 ≤ 2 ≤ 2 ⇔ lim 2 =0
x → +∞ x + 1 x + 1 x + 1 x + 1 x → +∞ x + 1
5-/ Utilisation de la dérivée dans le calcul des limites :
f ( x) − f ( x 0 )
a) xlim = f ' ( x0 ) .
→x 0 x − x0
b) Exemples
tan x − 1 1 − cos x sin x sin x − sin 0
lim =2 ; lim = 0 ; lim = lim = (sin)' (0) = cos(0) = 1
x→
π π x →0 x x →0 x x →0 x−0
4 x−
4
C- / Continuité d’une fonction f :
1– Continuité en un point d’abscisse x0 :
a) Définition : Soit f une fonction numérique de la variable réelle x
d’ensemble de définition Df. On dit que f est continue au point
d’abscisse x0 de Df si et seulement si f ( x 0 ) est définie et lim f ( x) = f ( x 0 ) .
x → x0
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b) Exemple et contre exemple :
x 2 − 4x + 3
– Soit f la fonction définie par f ( x) = ; f est-elle prolongeable par
x −1
continuité en x0 =1 ? si oui déterminer son prolongement g.
3
– Soit f définie par f ( x) = ; f peut-elle être prolongée par continuité en 0 ?.
x2
Une fonction f est continue sur I = [a ; b] , si elle est continue en tout point de
I = [a ; b].
4– Théorème 3:
Toute fonction polynôme est continue sur ℝ.
Toute fonction rationnelle est continue en tout point de son ensemble de
définition.
5– Théorème 4 :
Si f et g sont deux fonctions respectivement continue en x0 ; alors les
f
fonctions ( f + g ) ; ( f − g ) ; ( f × g ) ; (λ f ) ( λ ∈ IR) ; si g ( x) ≠ 0
g
sont continues en x0.
f(b)
(Cf)
c
f(a)
a x b
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b) Conséquence du Théorème 5 :
a α2
0 α1 α3 x
b
f(a)
b) Théorème de la bijection :
f(b)
a
0 α b
f(a)
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7- Représentation graphique d’une bijection réciproque :
Cf
8- Rappels :
b) Exemples :
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2- Équation de la tangente à la courbe en un point x0 :
f =u +v f ’ = (u + v ) ’ = u ’ + v ’
f =u×v f ’ = (u × v ) ’ = u ’ v + v ’ u
u '
f = u u ' v − v' u
v f ’= =
v v2
f ( x ) = u ( x) f ’ (x) =
u ' ( x)
2 u ( x)
f ( x) = u (ax + b) f ’ (x) = a × u ' (ax + b )
f ( x) = sin x f ’ ( x) = cos x
f ( x) = cos x f ’ ( x) = − sin x
f ( x) = sin(ax + b) f ’ ( x) = a cos(ax + b)
f ( x) = cos(ax + b) f ’ ( x) = −a sin(ax + b)
f ( x) = tgx 1
f ’ ( x) = 2
= 1 + tg 2 x
cos x
f ( x) = cot gx −1
f ’ ( x) = 2
= −(1 + cot g 2 x)
sin x
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Sinx
Dérivée
Primitive
– Sinx
(f )
−1
(a) =
1
[ ]
'
. −1
.
f' f (a)
a) Point anguleux
y y
f(x0) f(x0)
M0 M0
x0 x x0 x
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b) Point de rebroussement ou un pic :
y
y
(Cf) f(x0) M0
f(x0) (Cf)
M0
x0 x x0 x
• Deuxième Forme :
π
Exemple : soit f la fonction définie sur 0 ; par f ( x) = sin x .
4
π 2
Démontrer que pour tout x de 0 ; on a : x ≤ sin x ≤ x .
4 2
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ÉTUDE D’UNE FONCTION NUMÉRIQUE
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III – Exemple d’étude de fonctions polynômes :
y
La droite d’équation : x = a est
x=a
asymptote verticale à la courbe de f.
j
O x
i
(Cf)
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b) Asymptote horizontale :
y
y=L
2x + 2
2- Exemple : Étudier et représenter la fonction f définie par f ( x) = .
x −1
3- Asymptote oblique :
1er cas : Si [ f ( x) − (ax + b) ] < 0 ; alors la courbe (Cf) est en dessous de (D).
2ème cas : Si [ f ( x) − (ax + b) ] > 0 ; alors la courbe (Cf) est au dessus de (D).
3ème cas : Si [ f ( x) − (ax + b) ] = 0 ; alors la courbe (Cf) coupe (D) en un point x0.
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x 2 − 5 x + 15
5- Exemple : Soit f la fonction définie par f ( x) = .
x−2
c
a) Déterminer les réels a, b et c tels que f ( x) = ax + b + ;
x−2
b) Montrer que la courbe (Cf) de f admet une asymptote oblique (D) à
préciser ;
c) Etudier la fonction f ;
d) Montrer que le point I (2 ; –1) est centre de symétrie pour la courbe (Cf) de
f ;
e) Etudier la position relative de (Cf) par rapport à (D) ;
f) Construire (D) et (Cf) dans un repère orthonormé.
Soit f une fonction de ℝ vers ℝ. S’il existe deux réels a et b tels que :
lim+
f ( x)
= a et lim [ f ( x) − ax ] = b , alors la courbe (Cf) de f admet
x → −∞ x x → +− ∞
f ( x) lim [ f ( x) − ax ]
lim+ x → +− ∞
x → −∞ x
b ( b ε ℝ) Asymptote oblique :
y = ax + b.
Direction
asymptotique ∆ +∞ ou –∞
définie par la Branche parabolique
a ( a ε ℝ) de direction ∆.
droite d’équation :
y = ax Pas de limite
Direction
asymptotique ∆ Branche parabolique
+∞ ou –∞ définie par la de direction ∆.
droite d’équation :
x = 0.
Pas de direction
Pas de limite asymptotique
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FONCTIONS
EXPONENTIELLE
ET LOGARITHME
[Link]
Mathématique en Terminale S
Fonction exponentielle et logarithme
1 La fonction exponentielle 2
1.3 La notation ex . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5 Synthèse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2 La fonction logarithme 6
2.4 Synthèse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3 Applications 10
1
Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
Section 1
La fonction exponentielle
Théorème
Il existe une unique fonction f dérivable sur R telle que f ′ (x) = f (x) quelque soit le réel x et
f (0) = 1 Cette fonction est appelée fonction exponentielle, notée exp.
Donc quelque soit le réel x, h′ (x) = 0 ; donc la fonction h est constante. Il existe donc k réel tel que,quelque
g(x) g(0)
soit le réel x, h(x) = k. Or h(x) = , donc h(0) = = 1. Finalement, quelque soit le réel
exp(x) exp(0)
x ,h(x) = 1 et finalement, g(x) = exp(x).Impossible car g n’est pas l’[Link] la fonction est
unique.
Propriété
exp(x + y) = exp(x) × exp(y)
✍. Cette méthode repose sur une approximation affine sur des intervalles d’autant plus petits que l’approximation est
bonne
2/12
Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
Cette expression est appelée relation fonctionnelle. Elle est caractéristique ✍ des fonctions exponentielles.
Propriété
Quelque soit le réel x, exp(x) > 0
Autres conséquences.
Propriété
1 exp(x)
exp(−x) = exp(x − y) = exp(n × x) = (exp(x))n
exp(x) exp(y)
La démonstration est relativement [Link] effet exp(x) × exp(−x) = exp(x + (−x)) = exp(0) = 1. Ce
qui prouve la première. Le reste ne présente pas de difficultés.
On verra plus tard dans l’année le raisonnement par récurrence qui permettra la démonstration de la
dernière relation.
1.3 La notation ex
Considérons un entier n. Alors d’après l’une des formules précédentes, on peut écrire :
exp(x) = ex
Cette notation présente des avantages et des inconvénients. Son écriture sous forme de puissance permet
de mobiliser des connaissances antérieures sur les puissances, mais attention par exemple exp(x + y) s’écrit
ex+y .
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Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
Théorème
La fonction exponentielle est strictement croissante sur R
Démonstration : La dérivée de la fonction exponentielle est la fonction exponentielle que l’on sait stricte-
ment positive sur R. Or si la dérivée f ′ d’une fonction f est strictement positive sur un intervalle alors la
fonction f est croissante sur cet [Link] la fonction exponentielle est croissante sur R.
Exercice 2 On considère la fonction f définie sur R par :
f (x) = xex − 1
1. Déterminer la dérivée f ′ de la fonction f puis déterminer son signe.
2. En déduire les variations de f sur R.
Conséquences du théorème :
Propriété
x < y ⇔ ex < ey et x = y ⇔ ex = ey
La croissance se traduit par une conservation de l’[Link] relations sont utiles dans la résolution des
équations ou inéquations.
Propriété
lim ex = +∞
x→+∞
On désigne par cette limite, le comportement des valeurs de ex lorsque x devient très grand.
Démonstration :
On considère la fonction h définie pour tout x positif, par h(x) = ex − x. Cette fonction est dérivable et
h′ (x) = ex −1. Or pour tout x > 0, ex > 1 donc h′ (x) > 0 et h est croissante sur [0; +∞[. Or h(0) = 1 donc
quelque soit x > 0, h(x) > 0 ce qui s’écrit encore ex > x. Donc quand x augmente même considérablement
,ex aussi.
Propriété
lim ex = 0
x→−∞
Plus les valeurs de x diminuent plus les valeurs correspondantes de l’exponentielle se rapproche de 0.
1
La démonstration repose sur l’expression ex = −x vraie pour tout x et du résultat précédent.
e
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Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
1.5 Synthèse :
La fonction exponentielle est donc croissante, strictement positive et égale à sa dérivée pour tout nombre
x.
Elle vérifie de plus les relations algébriques précisées dans les propriétés suivantes :
ex 1
ex+y = ex × ey , ex−y = y
, e−x = x et (ex )n = ex×n
e e
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Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
Section 2
La fonction logarithme
On sait que la fonction exponentielle est strictement croissante de ] − ∞; +∞[ dans ]0; +∞[. Conséquence
directe et importante : l’équation ex = a admet :
Définition
La fonction qui à tout réel x strictement positif associe le nombre ln(x) est la fonction logarithme
népérien. On note f (x) = ln(x).
Les fonctions exponentielle et logarithme népérien sont réciproques l’une de l’autre, l’effet de l’un annulant
l’effet de l’[Link] courbes représentatives sont alors symétriques par rapport à la droite d’équation
y = x.
−4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6
−1
−2
−3
−4
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Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
Propriété
Soit x un réel quelconque et y un réel positif. Alors :
ex = y ⇔ x = ln(y)
Conséquences :
— ln(1) = 0 et ln(e) = 1
— ln(x) = 0 ⇔ x = 1 et ln(x) = 1 ⇔ x = e ; relations très utiles dans la résolution d’équations.
Propriété
Pour tous réels x et y strictement positifs, on a :
C’est la relation caractéristique des fonctions [Link] transforment des produits en somme.
Conséquences :
Propriété
Pour tous réels x et y strictement positifs et n entier, on a :
1 x
ln( ) = −ln(x) ;ln( ) = ln(x) − ln(y) ;ln(xn ) = n × ln(x)
x y
1
√
Remarque : Pour x > 0, x s’écrit aussi x 2 . En appliquant la dernière règle, on obtient une nouvelle
formule :
√ 1
ln( x) = ln(x)
2
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Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
Propriété
1
La fonction ln(x) est dérivable sur ]0; +∞[ et ln′ (x) = .
x
Conséquence immédiate :
Propriété
La fonction ln(x) est strictement croissante sur ]0; +∞[.
En effet sa dérivée est strictement positive sur ]0; +∞[.Cette stricte croissance induit le résultat suivant :
Propriété
ln(x) = ln(y) ⇔ x = y
Cette proposition qui reste valable avec n’importe quel signe d’égalité, est importante dans la résolution
d’équations ou d’inéquations.
Enfin, on démontrera dans un autre chapitre les résultats suivants :
Définition
lim ln(x) = +∞ et lim ln(x) = −∞
x→+∞ x→0
Plus les valeurs de x se rapprochent de 0, plus la valeur de son logarithme tend vers −∞.
Les valeurs de ln(x) augmentent en même temps que celles de x ; en revanche, contrairement à l’expo-
nentielle, la progression est très lente. Par exemple, ln(x) > 20 dès que x dépasse 485 millions( à peu
près...) ✍ .
2.4 Synthèse :
La fonction logarithme népérien n’est définie que sur l’intervalle I =]0; +∞[.Elle est croissante sur cet
intervalle et s’annule en x = 1.
Elle vérifie de plus les relations algébriques précisées dans les propriétés suivantes :
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Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
x 1
ln(x × y) = ln(x) + ln(y), ln( ) = ln(x) − ln(y), ln( ) = −ln(x) et ln(xn ) = n × ln(x)
y x
2
1. ex = 3 3. ln(x2 − x) = 1 5. (x + 3)ex = 0 7. e−x = 4
2. ln(2x) = 5 4. ln(x + 2) = 0 6. xln(x − 2) = 0
Gardons tout de même à l’esprit que ces équations gardent un caractère particulier ; elles sont ≪ résolvables ≫ par
des procédés algébriques. On pourra se rendre compte que ce n’est pas le cas de toutes les équations.
L’équation ex = x a par exemple une solution mais qui ne peut pas s’exprimer de façon exacte...
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Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
Section 3
Applications
104 ✻
103
100
10
1 ✲
10
0 50 100 150 200 250
10/12
Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
En chimie, le pH d’une solution permet de mesurer son caractère acide, neutre ou [Link] pH est un
nombre compris entre 1,0 et 13,0 pour des solutions diluées de concentration inférieure à 10−1mol.L−1 . ✍
A 25◦ C :
Définition
On appelle logarithme décimal (log) du réel x strictement positif, le nombre :
ln(x)
log(x) =
ln(10)
Le logarithme décimal présente les mêmes caractéristiques algébriques que le logarithme népé[Link]́anmoins,
on a :
pH = −log[H3 O + ]
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Fonction exponentielle et logarithme Terminale S
Une quantité suit une décroissance exponentielle si elle diminue selon un taux proportionnel à sa valeur.
En termes mathématiques, cela se traduit par l’existence d’un réel k tel que :
Q(t + h) − Q(t)
= −k × Q(t)
h
L’oeil averti reconnaı̂tra le taux instantané de la fonction Q en t dont la limite quant h tend vers 0 est
Q′ (t). D’où la recherche d’une fonction qui vérifie l’équation ✍ :
Q′ (t) = −k × Q(t)
3.5
3.0
La pente de la tangente en
2.5 A(a, Q(a)) est proportion-
nelle à Q(a), quelque soit le
2.0 b réel
A a
1.5
1.0
0.5
−0.2 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8
−0.5
12/12
FONCTIONS
PUISSANCE
[Link]
1
La fonction puissance
1 Fonction puissance 2
1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
3 La racine n-ieme 8
3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.2 Simplification et résolutions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4 Croissance comparée 9
4.1 En + l’infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2 En moins l’infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.3 Application : exo type BAC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1 Fonction puissance
1.1 Définition
√ √ 1 1
Exemple : 3 2 =e 2 ln 3 et 5− 2 = e− 2 ln 5
Remarque : Il s’agit de la généralisation de la fonction puissance avec les
entiers relatifs. Cependant cette généralisation se fait au détriment de la puissance
d’un nombre négatif qui était possible pour les entiers relatifs mais qui à cause de
ln a devient impossible pour une puissance réel.
√
(−3)5 est possible mais (−3) 2 n’existe pas !
1.2 Propriétés
On retrouve les mêmes propriétés de la fonction exponentielle avec la fonction
puissance :
ln a x = x ln a
ax
a x +y = a x × ay et a x −y =
ay
( a x )y = a xy
( ab) x = a x × b x
1.3 Exercices
1) Résoudre dans R : 2x = 32x+1
On revient à la notation exponentielle :
e x ln 2 = e(2x+1) ln 3
x ln 2 = (2x + 1) ln 3
x (ln 2 − 2 ln 3) = ln 3
ln 3
x=
ln 2 − 2 ln 3
x
1 3
2) Résoudre dans R : =
3 2
On revient à la notation exponentielle :
1 3
e x ln 3 = eln 2
− x ln 3 = ln 3 − ln 2
ln 2 − ln 3
x=
ln 3
1 x
3) Résoudre dans R : √ 63
3
On revient à la notation exponentielle :
x ln √1
e 3 6 eln 3
1
− x ln 3 6 ln 3
2
1
− x 6 1 car ln 3 > 0
2
x > −2
S = [−2; +∞[
1√
2
4) Résoudre dans R ∗+ : x 6
2
On revient à la notation exponentielle :
√ 1
2 ln x
e 6 eln 2
√
2 ln x 6 − ln 2
ln 2
ln x 6 − √
2
− ln
√2
x6e 2
− ln
√2
S =]0; e 2 [
a>1 0<a<1
lim x ln a = +∞ lim x ln a = −∞
x →+∞ x →+∞
lim e x = +∞ lim e x = 0
x →+∞ x →−∞
Par composition, on a Par composition, on a
lim a x = +∞ lim a x = 0
x →+∞ x →+∞
lim a x = 0 lim a x = +∞
x →−∞ x →−∞
a>1 0<a<1
x −∞ 0 1 +∞ x −∞ 0 1 +∞
f a′ ( x ) + f a′ ( x ) −
+∞ +∞
f a (x)
a
f a (x) 1
1 a
0 0
a
O 1 O 1
1) Limite en +∞
lim 2x = +∞
x →+∞
Par produit lim x2x = +∞
lim x = +∞ x →+∞
x →+∞
2) Limite en −∞.
On change la forme : f ( x ) = xe x ln 2
Si x → −∞ on a : X → −∞
Xe X
La fonction devient alors :
ln 2
or on sait que : lim Xe X = 0, donc on en déduit que :
X →−∞
lim x2x = 0
x →−∞
3) Variation
f ′ ( x ) = e x ln 2 + x ln 2e x ln 2
= (1 + x ln 2)2x
signe f ′ ( x ) = signe(1 + x ln 2)
1
f ′ (x) = 0 ⇔ x=− (≃ −1, 14)
ln 2
On a donc le tableau de variation suivant :
1
x −∞ − +∞
ln 2
f ′ (x) − 0 +
0 +∞
f (x) 1
−
e ln 2
1 1 − 1 ln 2 1
f − =− e ln 2 =− (≃ −0, 53)
ln 2 ln 2 e ln 2
4) La courbe
−5 −4 −3 −2 −1 O 1 2
−1
1) Étude de la continuité en 0
Pour x > 0, on a f ( x ) = e x ln x , on a alors les limites suivantes :
lim x ln x = 0
x →0+
Par composition lim x x = 1
lim e x = 1 x →0+
x →0+
2) Étude de la dérivabilité en 0
f ( h ) − f (0)
Il faut étudier le rapport quand h tend vers 0.
h
f ( h ) − f (0) e x ln x − 1
=
h h
0
C’est une limite indéterminée du type . On change de variable : H = h ln h
0
Si h → 0 on a : H→0
On a alors :
f ( h ) − f (0) He H − 1 eH − 1
= H
= ln h
h ln h
H
eH − 1
Comme on sait que : lim = 1 et lim ln h = −∞, on a :
H →0+ H h →0+
f (h) − 1
lim = −∞
x →0+ h
f n’est pas dérivable en 0 mais sa courbe possède une tangente verticale en 0.
3) Limite en l’infini
lim x x = +∞
x →+∞
4) Variation
x x est dérivable sur R ∗+ car composition de fonctions dérivables sur cet inter-
valle. On a alors :
1
f ′ ( x ) = (ln x + x × ) e x ln x = (ln x + 1) x x
x
signe f ′ ( x ) = signe(ln x + 1)
De plus, on a :
1
f ′ (x) = 0 ⇔ ln x = −1 ⇔ x= (≃ 0, 37)
e
1
x 0 1 +∞
e
f ′ (x) − 0 +
1 +∞
f (x) 1
e − 1e
1
1 1 1
f = e e ln e = e− e (≃ 0, 69)
e
5) La courbe
2.0
1.5
1.0
1
e− e
0.5
3 La racine n-ieme
3.1 Définition
√
Remarque : Pour x = 0, on peut définir : n
0 = 0.
√ 1 √ 1
Exemple : 3 = 3 2 5 7 = 7 5
√
Conséquence Pour x et y postifs, si xn = y alors x= n y
√
2) Résoudre l’inéquation suivante dans R + : 3
x>8
√
3
x>8 ⇔ x > 83 ⇔ x > 512
√ 6
3) Résoudre l’équation dans R ∗+ suivante : 3
x− √
3
−1 = 0
x
√
en multipliant l’équation par 3
x, on obtient :
√
3
2 √
x − 3 x−6 = 0
√
On pose alors X = 3
x, avec X > 0. L’équation devient :
X2 − X − 6 = 0
X ′′ = 3 ⇔ x = 33 = 27
4 Croissance comparée
4.1 En + l’infini
ln x ex
lim =0 et lim = +∞
x →+∞ x n x →+∞ xn
ex ex ln x
n
= n ln x
= e x−n ln x = e x(1−n x )
x e
ln x
Or on sait que lim = 0 donc on a :
x →+∞ x
ln x
lim 1 − n = 1
ex
x →+∞ x par composition lim = +∞
lim e x = +∞
x →+∞ xn
x →+∞
lim x n ln x = 0 et lim x n e x = 0
x →0+ x →−∞
f ( x ) = 1 e− 1x pour
x>0
x2
f (0) = 0
✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏
1) Pour montrer que f est dérivable en 0, il faut montrer que la quantité suivante
admet une limite finie en 0+
1 −1
f ( h ) − f (0) 2
e h −0 1
e− h
= h = 3
h h h
1
On pose : H = − , on a alors :
h
Si h → 0+ alors H → −∞
f ( h ) − f (0)
lim =0
x →0+ h
2 −1 1 1 −1
f ′ (x) = − e x + × e x
x3 x2 x2
1 −1
= e x (−2x + 1)
x4
1 −1
On sait que : ∀ x ∈ ]0; +∞[, on a e x >0
x4
On en déduit que :
1
f ′ (x) = 0 ⇔ −2x + 1 = 0 ⇔ x=
2
1
Limite en +∞. On pose X = − , donc :
x
Si x → +∞ alors X→0
1 −1
On a : e x = X2 eX
x2
Or on sait que : lim X 2 e X = 0 par produit des limites.
X →0
Conclusion : lim f ( x ) = 0
x →+∞
Tableau de variation
1
x −∞ +∞
2
f ′ (x) 0 + 0 −
4
f (x) e2
0 0
1
1 1 −1 4
f = 1 e 2 = 2 ≃ 0, 54
2 4
e
3) a) Tangente T en x0
y = f ′ ( x0 )( x − x0 ) + f ( x0 )
− x1
e 0 1 − x1
= (−2x0 + 1)( x − x0 ) + e 0
x04 x02
− x1
e 0 1 − x1
(−2x0 + 1) x0 + e 0 =0
x04 x02
− x1
e 0
(−2x0 − 1 + x0 ) = 0
x03
− x1
e 0
Comme ne s’annule par, on a :
x03
3x0 − 1 = 0
1
x0 =
3
On a alors l’équation de T :
2 27
4 −3
y=3 e − +1 x ⇔ y= x
3 e3
1
4) Courbe et tangente : on a f ≃ 0, 44
3
1.0
T
4
e2
0.5
1
f 3
[Link]
COURS TERMINALE S LE CALCUL INTEGRAL
A. Notion d'intégrale
1. Aire sous la courbe
On définit le domaine plan, qu'on appellera aire sous la courbe C représentative
d'une fonction positive f sur un intervalle [a; b], la partie du plan délimitée par
l'axe des abscisses, les droites d'équation x = a et x = b et la courbe C.
Le plan est rapporté à un repère (O; i , j ).
L'unité d'aire (notée u.a.) est l'aire du rectangle défini par les unités des axes.
On définit l'intégrale de la fonction f sur l'intervalle [a; b], notée f t dt comme l'aire (en unités d'aire) de la partie
a
du plan délimitée par l'axe des abscisses, les droites d'équation x = a et x = b et la courbe C.
b b
Remarque: la variable t est appelée une variable muette. On peut écrire f t dt = f u du = ...
a a
4
de la fonction f définie sur [1; 4] par f(t) = 2t – 1 . Cette fonction est positive
sur cet intervalle, et cette intégrale est égale à l'aire de la partie du plan
délimitée par l'axe des abscisses, les droites d'équation x = 1 et x = 4 et la droite
(d). Cette partie du plan est un trapèze dont l'aire égale
petite base grande base × hauteur
. Les sommets du trapèze sont les points
2
de coordonnées A(1; 0), B(1; 1), C(4; 7), D(4; 0).
ABCD×AD 17×3
L'aire est donc égale à = = 12 unités d'aire.
2 2
On admet que f t dt =– f t dt .
b a
b c c
2. Intégrales et inégalités
On considère deux fonctions f et g définies sur un intervalle I et les réels a et b de I tels que a b :
a
Inégalité de la moyenne : Si pour tout x de [a, b], m f(x) M, alors m(b – a) f t dt M(b – a), c'est-à-
b
Exemple: Une primitive de la fonction f définie sur par f(x) = 2x – 1 est la fonction F définie par F(x) = x2 – x + 1.
2 x3
Une primitive de la fonction f définie sur par f(x) = x est la fonction F définie par F(x) = .
3
2. Ensemble des primitives d'une fonction et conditions initiales
Propriété : Toute fonction f continue sur I admet une infinité de primitives sur I.
Si la fonction F en est une, alors les autres primitives de f sont les fonctions de la forme F(x) + k avec k
.
Propriété : Soit f une fonction continue sur un intervalle I, x0 dans I, et y0 un réel quelconque. Alors la fonction f admet
une unique primitive F telle que F(x0) = y0 (appelée condition initiale).
x 35
Exemple : La primitive de la fonction f définie sur par f(x) = x2 telle que F(1) = 2 est F(x) = .
3
3. Intégrale et primitive
Théorème : On considère une fonction f continue sur un intervalle I et a un réel de I.
x
Démonstration : La démonstration est faite dans le cas où la fonction f est positive et croissante. Soit x0 dans I et x x0 .
Pour tout réel t
[x0 ; x], on a f(x0) f(t) f(x) par la croissance de la fonction f. Ainsi, par le théorème de la moyenne,
x
Pour c dans I, Posons S(c) l'aire du domaine plan délimité par la courbe Cf , l'axe des abscisses et les droites d'équation
x x x0
S x – S x0
Donc f(x0)(x – x0) S(x) – S(x0) f(x)(x – x0), d'où f(x0) f(x). La fonction f étant continue,
x – x0
S x – S x 0
lim f x = f(x ), et par le théorème des gendarmes lim = f(x0). Ainsi la fonction S est dérivable en x0 et
0
x x0 x – x0
x x0
S'(x0) = f(x0). Ceci est vrai pour tout x0 de I, donc S est dérivable sur I et S'(x) = f(x). Donc S est une primitive de f.
a
Théorème : Soit f une fonction continue sur un intervalle I et a et b deux réels de I. Alors f t dt = F(b) – F(a) où
a
b
= [ F t ] = F(b) – F(a) .
b
F est une primitive quelconque de f . Notation : f t dt a
a
b
Soit G une primitive quelconque de f. On sait que G est de la forme G(x) = F(x) + k avec k
.
b
a
u' x v x dx .
a a
Démonstration : On sait que (uv)' = u'v + uv', ainsi uv' = (uv)' – u'v et en intégrant ces deux fonctions sur [a; b], on
b b b b
= [ u x v x ] –
b
obtient u xv ' x dx = u x v x ' dx – u' x v x dx a
u' x v x dx .
a a a a
Application : On peut alors calculer des intégrales portant sur des fonctions dont on ne peut pas facilement déterminer
une primitive. On peut aussi déterminer des primitives.
1
Ainsi xe x
dx = [ x ex ] 1 – e x dx = 1e1 – 0 - [ ex ] 1 = e – (e – 1) = 1.
0 0 0 0
b) Déterminer une primitive de ln sur ]0; + [ : On cherche par exemple la primitive F de ln qui s'annule en 1.
x
1
On a donc F(x) = ln t dt . On pose v'(x) = 1 et u(x) = lnx . Alors v(x) = x et u'(x) =
x
.
1
x x x
D'où F(x) = ln x dx = [ t ln t ] x – t
1
dt = [ t ln t ] x – 1 dt = [ t ln t ] x – [ t ] = [ t ln t t ] = xlnx – x – 1.
x x
1 1 1 t 1 1 1 1 1
Cas des fonctions de la forme P(x)ex : on prend v'(x) = ex et u(x) = P(x) où P est un polynôme.
Cas des fonctions de la forme P(x)lnx : on prend v'(x) = P(x) et u(x) = lnx où P est un polynôme.
Exemple: Déterminer l'aire comprise entre les courbes représentatives de la fonction carrée et de la fonction cube sur
l'intervalle [0; 1].
Ces deux courbes se coupent en trois points d'abscisses solutions de l'équation x3 = x2 , soit x(x2 – 1) = 0,
soit x(x – 1)(x + 1) = 0. Les solutions sont – 1, 0 et 1. Les solutions qui sont dans l'intervalle [0; 1] sont 0 et 1.
De plus, sur [0; 1], x3 x2 (on peut le montrer à l'aide d'un tableau de signes). Donc l'aire cherchée est égale à
[ ]
b
x3 x4 1
x 2 x 3 dx = 1
=
12
u.a.
a 3 4 0
2. Calculs de volumes
L'espace est muni d'un repère orthogonal (O; i , j , k ).
On appelle unité de volume noté u.v. Le nombre || i ||×|| j ||×|| k ||.
On considère un solide limité par les plans d'équation z = a et z = b avec a < b.
Pour tout z tel que b , on note Pz le plan perpendiculaire à (Oz) et de cote z ,
S(z) l'aire de la section du solide par le plan Pz . Si S est une fonction continue sur
b
Volume d'un solide engendré par la rotation d'une partie de plan autour d'un axe
L'espace est rapporté à un repère orthogonal (O; i , j , k ), on considère la partie du plan (O; i , j ) délimitée par la
courbe d'équation y = f(x) et les droites d'équation x = a, x = b et l'axe (O; i ). En tournant autour de l'axe (O; i ),
cette partie de plan engendre un solide de résolution limité par les plans parallèles à (O; j , k ) d’abscisse respectives
a et b. La section S du solide par le plan parallèle à (O; j , k ) d'abscisse x est un disque de rayon f(x),
b b
a a
Courbe Solide de révolution engendré par cette courbe
Exemple: On considère le paraboloïde construit en faisant tourner la parabole d'équation y = x2 sur l'intervalle [0; 1]
autour de l'axe (Oy). Le paraboloïde est un solide compris entre les plans d'équations y = 0 et y = 1, et la section du
solide par le plan perpendiculaire à (O; j ) est un disque de rayon x, donc d'aire x2 = y.
[ ]
1
y2
Alors le volume de ce paraboloïde (bol) = y dy =
2
1
=
2
u.v.
0 0
SUITES
NUMERIQUES
[Link]
Résumé du cours sur les suites.
1 Suites numériques réelles et principe de récurrence
1.1 Les deux façons de définir une suite numérique réelle
Définition. On note n0 un entier naturel (en général n0 = 0 ou n0 = 1)
.
Une suite numérique réelle est une application qui associe à tout entier
naturel n ≥ n0 un nombre réel qui est noté un .
Ce nombre est « le terme de la suite de rang n » et la suite est donc
définie « à partir du rang n0 ».
1
Théorème. Si les deux conditions suivantes sont réunies :
– Pn0 est vraie
– Pour tout n ≥ n0 , si Pn est vraie , alors Pn+1 est vraie
Alors on peut conclure que la propriété Pn est vraie pour tout n ≥ n0
On en déduit une formule pour la somme des entiers de 0 à n .
Propriété. Soit n un entier naturel et S = 0 + . . . + n la somme de tous
n(n + 1)
les entiers compris entre 0 et n. On a le résultat suivant : S =
2
On en déduit également une formule pour la somme des puissances d’un
nombre réel .
Propriété. Soit n un entier naturel , q un nombre réel et S = 1 + q +
. . .+q n la somme de toutes les puissances de q dont l’exposant est compris
entre 0 et n. On a le résultat suivant :
1 − q n+1 q n+1 − 1
= si q 6= 1
1−q
q−1
S=
n+1 si q = 1
2
Remarque. On calcule la raison d’une suite arithmétique dont on connaı̂t
u n − u n0
deux termes de rangs différents par la formule : r =
n − n0
3
formule suivante :
1 − qN
un0 · 1 − q si q 6= 1
S=
u ·N
n0 si q=1
4 Variations
4.1 Généralités
Définition. Une suite est « croissante » lorsque pour tout n ≥ n0 on a :
un ≤ un+1
.
Remarque. Pour montrer qu’une suite n’est pas croissante, il faut montrer
qu’il existe un rang particulier n1 pour lequel on vérifie un1 > un1 +1 .
Définition. Une suite est « décroissante » lorsque pour tout n ≥ n0 on
a:
un ≥ un+1
.
4
Remarque. Pour montrer qu’une suite n’est pas décroissante, il faut mon-
trer qu’il existe un rang particulier n1 pour lequel on vérifie un1 < un1 +1 .
Définition. Une suite est « monotone » lorsqu’elle est croissante ou
décroissante.
4.2 Méthodes
Il y a principalement quatre méthodes pour étudier les variations d’une
suite.
Étude des variations d’une fonction. Uniquement dans le cas où la suite
est définie comme une fonction du rang, c’est-à-dire où l’on a un = f (n),
on peut étudier les variations de f sur l’intervalle [0, +∞[ : les variations
de la suite sont identiques à celles de la fonction.
5
5 Limites
Dans cette section, tous les résultats énoncés sont admis.
Limite infinie.
Définition. La suite (un ) tend vers +∞ lorsque pour tout réel K il existe
un rang n1 à partir duquel on a un > K.
Remarque. Il est équivalent de dire que les termes de la suite « sont plus
grands que tout réel à partir d’un certain rang ».
Définition. La suite (un ) tend vers −∞ lorsque pour tout réel K il existe
un rang n1 à partir duquel on a un < K.
Remarque. Il est équivalent de dire que les termes de la suite « sont plus
petits que tout réel à partir d’un certain rang ».
Limite réelle
Définition. La suite (un ) tend vers 0 lorsque pour tout réel e > 0 il
existe un rang n1 à partir duquel on a |un | < e.
Définition. La suite (un ) tend vers le réel l lorsque pour tout réel e > 0
il existe un rang n1 à partir duquel on a |un − l| < e.
Remarque. Il est équivalent de dire que la distance des termes de la suite
au réel l « est plus petite que tout réel strictement positif à partir d’un
certain rang ».
Convergence et divergence
Définition.
Une suite est « convergente » lorsqu’elle admet une limite réelle.
Une suite est « divergente » dans le cas contraire, c’est-à-dire lorsque
– ou bien elle admet une limite égale à +∞ ou à −∞
– ou bien elle n’admet pas de limite
6
5.2 Limites et opérations
Dans les tableaux qui suivent les nombres ` et `0 sont deux nombres réels.
Lorsque le résultat est noté ? ? ? , cela signifie qu’il est « indéterminé »
, c’est-à-dire varie selon la nature des suites utilisées.
Si lim un = ` ` ` +∞ −∞ +∞
et lim vn = `0 +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
Alors lim un + vn = ` + `0 +∞ −∞ +∞ −∞ ? ? ?
Si lim un = ` ` 6= 0 ±∞ 0
et lim vn = `0 ±∞ ±∞ ±∞
Alors lim un · vn = ` · `0 ±∞ ±∞ ? ? ?
Lorsque le résultat est ±∞ , le signe est déterminé par la règle des signes
.
Si lim un = ` 6= 0 ±∞ 0 0+ 0−
1 1
Alors lim = 0 ? ? ? +∞ −∞
un `
Par définition lim un = 0+ signifie : lim un = 0 et la suite est strictement
positive à partir d’un certain rang.
De même, lim un = 0− signifie : lim un = 0 et la suite est strictement
négative à partir d’un certain rang.
un 1
Quotient de deux suites. On détermine la limite de = un · par
vn vn
application successive des théorèmes sur l’inverse d’une suite et sur le
produit de deux suites.
7
Cas d’indétermination. C’est le plus important à mémoriser :
1 ∞ 0
∞−∞ 0·∞
0 ∞ 0
5.3 Suite obtenue par composition d’une suite puis d’une fonc-
tion
Propriété. On considère la suite vn = f (un ) où f désigne une fonction
numérique réelle. Si on connaı̂t lim un = α et si on connaı̂t lim f (x) = β
x→α
, alors on a : lim vn = β.
Remarque. Dans cet énoncé, les symboles α et β désignent un réel ou
+∞ ou −∞.
Propriété. On considère deux suites (un ) et (vn ) toutes les deux conver-
gentes respectivement vers les réels ` et `0 . Si à partir d’un certain rang,
on a : un ≤ vn , alors on a :
` ≤ `0
Remarque. On dit qu’on peut « passer à la limite » dans l’inégalité un ≤
vn
8
Remarque. On dit aussi que si une suite est majorée par une suite qui
tend vers −∞ , alors elle tend elle-même vers −∞.
Propriété. Si à partir d’un certain rang, on a : un ≤ vn ≤ wn et si
lim un = lim wn = ` où ` est un réel, alors on a :
lim vn = `
Remarque. Ce résultat est appelé « théorème des gendarmes ». On dit
aussi que si une suite est encadrée par deux suites qui tendent vers le
même nombre réel, alors elle tend elle-même vers ce réel.
9
2. (vn ) est décroissante
3. lim vn − un = 0
Théorème. Si deux suites sont adjacentes, alors elles convergent vers le
même nombre réel.
10
LES EQUATIONS
DIFFERENTIELLES
[Link]
Résumé de cours sur les équations différentielles.
Ce qui suit est un résumé de cours sur les équations différentielles (ou équadiffs, ou ED), orienté
vers la résolution d’exercices, sans preuves ou presque.
Un chapitre sur les équadiffs peut prendre plusieurs formes : liste de recettes de résolution, ou
bien quelque chose de plus joli, qui met l’accent sur les systèmes dynamiques et sur les problèmes
qualitatifs plutôt que sur la résolution : en fait, étant donnée une équadiff, il y a deux cas :
1) l’équation différentielle fait partie d’une très petite liste (qui vous semblera peut-être grande au
1
début), et on sait la résoudre explicitement ;
2) on ne sait pas résoudre l’équadiff ; il y a alors des outils théoriques de divers degrés de sophisti-
cation (de L1 jusqu’au niveau recherche) pour réussir à dire des choses sur les solutions, même sans
avoir de formule. Dire des choses sur les solutions, c’est par exemple réussir à tracer un tableau de
variations, savoir sire si la solution s’annule, si elle s’annule une infinité de fois, si elle est bornée,
si on peut l’encadrer par des fonctions connues, si elle est définie sur R ou si au contraire elle
(( explose en temps fini )), etc etc.
Vous croiserez des équadiffs tout au long de votre cursus, en maths bien sûr, mais aussi en phy-
sique, chimie, et sciences de l’ingénieur. Avec les équadiffs de ce semestre, on peut déjà étudier une
grosse quantité de phénomènes physiques. Ici, on se focalise sur le côté (( on résout des exos )), je
donnerai après des exercices supplémentaires qui viennent d’un contexte physique pour que vous
voyez à quoi ça peut servir.
1 Préliminaires et vocabulaire
Une équation différentielle est une équation dont l’inconue est une fonction. Cette fonction est a
priori définie sur une partie de R, son domaine de définition, et est à valeurs réelles, ou complexes.
Si on ne précise pas, l’inconnue est une fonction à valeurs réelles, et résoudre l’équation signifie
trouver toutes les solutions à valeurs réelles.
La fonction inconnue est en général notée y (parfois f , ou même x). La variable est habituel-
lement t. L’équation est une relation entre la fonction y, plusieurs de ses dérivées, et potentiel-
lement d’autres fonctions. Un exemple simple est y 0 (t) = sin(t), un exemple plus compliqué est
Arctan(y(t)) + (y 0 (t))2 = sin4 (t).
On ne note pas toujours la variable t : par exemple, on peut parfois écrire y 0 = sin(t) ou
y 00 + y 0 + 5y = cos(t). Cet abus de notation est souvent toléré. En théorie, il faudrait écrire
soit y 0 = sin (égalité de fonctions) ou bien alors y 0 (t) = sin(t) (égalité de réels, pour tout réel t).
Lorsque l’on écrit une équadiff que l’on va réutiliser, on lui donne en général un nom, souvent
une lettre, par exemple :
(E) 4y 0 + 5y = cos(t),
Le symbole (E) sert à désigner l’équation. On peut par la suite écrire que (( (E) admet des solu-
tions )), (( (E) est linéaire )), etc.
Lorsque l’on résout une équadiff, on cherche en général des fonctions définies sur un intervalle
de R le plus grand possible. Il n’existe pas toujours des solutions définies sur R, pour des raisons
diverses, évidentes ou pas. Exemple facile : l’équation différentielle y 0 = tan(t) n’a un sens que
sur le domaine de définition de la fonction t 7→ tan(t). Ca n’a donc pas de sens de chercher des
solutions définies sur R. Il y a parfois des raisons plus subtiles qui peuvent empêcher l’existence
de solutions sur R.
Une fois que l’on s’est fixé un intervalle I ⊂ R, résoudre l’équation sur I c’est trouver toutes
les fonctions f : I → R qui vérifient l’équation. L’ensemble de toutes les solutions peut être vide,
fini, ou infini, et il est parfois paramétré par plusieurs paramètres réels, ou complexes. Par exemple,
l’ensemble des solutions de l’équation y 00 = 0 est l’ensemble (de fonctions) :
{t 7→ λ.t + µ, λ, µ ∈ R}.
Une autre façon de rédiger est de dire que les solutions de cette équadiff sont de la forme t 7→ λ.t+µ,
où λ et µ sont des réels.
2
Dans la suite, on va s’intéresser à une liste précise d’équations, que l’on peut résoudre assez
facilement.
(E) ay 0 + by = 0,
L’équation 3y 0 + 7y = tan(t) est linéaire d’ordre un mais n’est pas homogène, elle a un second
membre : tan(t). Les équations y 0 = y 2 et y 0 = sin(y) ne sont pas linéaires, elles dépendent de façon
non linéaire de y. L’équation y 0 + cos(t).y = 0 est linéaire d’ordre 1 mais un des coefficients (cos(t))
n’est pas constant, c’est une fonction de t. L’équation y 00 + 3y 0 + 2y = 0 est linéaire homogène à
coefficients constants, mais de degré 2.
2) Les solutions sur un intervalle quelconque peuvent toujours être prolongées en des solutions
sur R tout entier. On résout donc l’équation sur R, et les solutions sont définies sur R.
3) Si f est une solution sur R de (E), et que λ est un réel, alors λ.f est également une solu-
tion. Preuve : on dérive, on voit que ça marche.
4) Si f et g sont deux solutions sur R de (E), alors leur somme est solution aussi. Preuve :
dériver la somme, ça marche.
5) On en déduit que s’il y a deux solutions différentes, alors il y a une infinité de solutions.
6) Si a est un réel non nul, on peut diviser par a, ça ne change pas les solutions car les deux
équadiffs sont équivalentes. On peut donc supposer que a = 1 et on se ramène au cas général
suivant (la notation change donc légèrement) :
(E) y 0 + b.y = 0
7) Il y a alors deux cas : si b = 0, l’équation est y 0 = 0. Les solutions sur R de cette équation
sont les fonctions constantes sur R. Si b 6= 0, il y a toujours une solution non nulle : la fonction
f : t 7→ e−b.t (vérifier en dérivant). Comme on a vu n’importe quel multiple de cette fonction f est
également solution. Les fonctions de la forme t 7→ λe−b.t , où λ ∈ R, sont toutes des solutions de (E).
3
8) Théorème : toutes les solutions sont de la forme t 7→ λ.e−b.t , où λ ∈ R. Preuve : soit f
une fonction solution de (E) sur R. On cherche donc à montrer la fonction g : t 7→ f (t).eb.t est
constante sur R, et pour ça il suffit de montrer que sa dérivée est nulle. En dérivant g, on obtient
pour tout t ∈ R, l’égalité g 0 (t) = (f 0 (t) + b.f (t)).eb.t (formule de dérivation d’un produit). Donc
g 0 = 0 sur l’intervalle R car précisemment f est solution de (E), et donc g est constante. Notons
λ cette constante : on a donc, pour tout réel t, l’égalité f (t).eb.t = λ, c’est-à-dire f (t) = λ.e−b.t
comme annoncé.
(E) ay 00 + by 0 + cy = 0,
où a, b, c sont des réels. On suppose que a 6= 0, sinon l’équation est en fait de degré 1.
2y 00 + 3y 0 + 4y = [Link]
est linéaire d’ordre 2 à coefficients constants (2, 3, 4), mais pas homogène, il y a un second membre :
tet .
1) Il y a toujours au moins une solution sur R : la fonction nulle. Les solutions sont définies
sur R.
2) Tout multiple d’une solution est solution. La somme de deux solutions est solution. Donc
s’il y a deux solutions différentes, il y en a une infinité.
4
5) Les solutions de (E) sont les suivantes :
t 7→ K.eαt + L.eβt ,
où K et L sont des complexes. Parmi ces solutions à caleurs complexes, certaines sont en fait
à valeurs réelles, très exactement si K = L car on se retrouve avec une expression du type
z + z. On obtient ainsi les solutions réelles. On peut aussi dire directement que les solutions
réelles sont de la forme
t 7→ e Re (α)t (λ cos( Im (α)t) + µ sin( Im (α)t)) ,
où K et L sont des réels. Il est conseillé d’écrire directement les solutions réelles.
5
où a, b et c sont des réels, et g est une fonction de la variable réelle t, définie sur une partie de R.
On résout l’équadiff sur un intervalle maximal I sur lequel le second membre est défini. On suppose
ici que a 6= 0. Dans ce cas, quitte à diviser par a, on peut supposer que a = 1. On considère dans
la suite l’équation
(E) y 00 + by 0 + cy = g(t).
Cas général
La technique est similaire à celle employée pour l’ordre 1 : il y a une équation homogène associée :
(E 0 ) y 00 + by 0 + cy = 0.
Pour trouver des solutions particulière, on se restreint à un petit nombre de cas faciles. Le cas
général ne sera pas traité ici.
Liste de seconds membres classiques On considère toujours l’équation (E). Dans ce para-
graphe, on donne une courte liste de seconds membres, et la forme sous laquelle on cherche une
solution particulière.
Si le second membre g(t) est du type er.t .P (t), où P ∈ Rd [X] est un polynôme de degré d, et
r est un réel qui n’est pas racine du polynôme caractéristique, alors il existe une solution particu-
lière sous la forme er.t .Q(t), où Q est un polynôme de degré d.
Si le second membre g(t) est du type er.t .P (t), où P ∈ Rd [X] est un polynôme de degré d, et
r est un réel qui est racine simple (mais pas double) du polynôme caractéristique, alors il existe
une solution particulière sous la forme er.t .Q(t), où Q est un polynôme de degré d+1, divisible par t.
Si le second membre g(t) est du type er.t .P (t), où P ∈ Rd [X] est un polynôme de degré d, et
r est un réel qui est racine double du polynôme caractéristique, alors il existe une solution parti-
culière sous la forme er.t .Q(t), où Q est un polynôme de degré d + 2 qui vérifie Q00 = P .
Ces trois résultats restent valides dans le cas où r est un nombre complexe : ce qui est impor-
tant, c’est de savoir si r est racines (complexe) simple, double, ou pas racine de du polynôme
caractéristique. Le cas complexe permet de traiter les cas où le second membre comporte des
termes trigonométriques.
Dans tous les cas, il s’agit de trouver explicitement le polynôme Q : on écrit que er.t .Q(t) est
solution de (E), on dérive une puis deux fois, et on identifie les coefficients. Ceci donne une sys-
tème linéaire qui permet de trouver les coefficients de Q.
6
4.3 Liste d’exemples
L’équadiff (E) y 00 −y 0 −6y = tet a pour polynôme caractéristique X 2 −X −6, donc les racines
sont −2 et 3. On cherche des solutions particulières de (E) sous la forme et (α.t + β).
L’équadiff (E) y 00 +y = e2t cos(3t) = Re (e(2+3i)t ), et 2+3i n’est pas racine du polynôme caracté-
ristique X 2 + 1. On cherche des solutions particulières sous la forme t 7→ e2t (α. cos(3t) +β. sin(3t)).
(E1) y 00 + by 0 + cy = g1 (t),
(E2) y 00 + by 0 + cy = g2 (t).
Si f1 est une solution particulière de (E1) sur I, et f2 est une solution particulière de (E2) sur I,
alors f1 + f2 est une solution particulière de (E) sur I. Ceci permet de simplifier la situation. Par
exemple, pour trouver des solutions particulières de l’équadiff y 00 + y 0 + y = cos(t) + t4 , on cherche
une solution particulière de y 00 + y 0 + y = t4 , puis de y 00 + y 0 + y = cos(t), et on les ajoute, ce qui
donne une solution particulière de y 00 + y 0 + y = cos(t) + t4 .
7
constante, on voit que t 7→ − 12 convient (vérification triviale). Finalement, une solution particu-
lière de (E) est t 7→ − 12 − cos(2t)
10 . Comme toujours, on vérifie le calcul. Finalement, les solutions
de (E) sont de la forme t 7→ λet + µe−t + − 12 − cos(2t)
10 , où λ et µ sont des réels.
où a, b sont réels et g est une fonction de la variable réelle t, parfois définie seulement sur certains
intervalles.
5.2 Exemples
Par exemple, l’équation
(E1) 2y 0 + 3y = tan(t)
Si I est un intervalle sur lequel le second membre est défini, alors on peut rechercher des
solutions de l’ED (E) sur I. Par exemple, ça n’aurait pas de sens de chercher des solutions sur R
de (E1), puisque le second membre tan(t) n’est pas défini sur R. Si a = 0 il n’y a rien à faire ou
presque. Sinon, quitte à diviser par a, on suppose que a = 1. On travaille donc avec l’équation
Cas général
A l’équation non homogène (E) , on peut associer l’équation homogène
(E 0 ) y 0 + b.y = 0.
C’est une équation linéaire du premier ordre à coefficients constants, qui possède des solutions sur
n’importe quel intervalle I : les solutions sont de la forme t 7→ λ.e−b.t , où λ est un réel. Alors, si
f : I → R est une solution particulière de l’équation (E), toutes les solutions de (E) sont de la
forme t 7→ f (t) + λ.e−b.t , où λ est réel. Il suffit donc de trouver une solution particulière de (E), et
toute les solutions de (E 0 ), pour obtenir toutes les solutions de (E). Il s’agit donc de voir comment
obtenir une solution particulière de (E).
Contrairement aux équation d’ordre 2, on ne donne pas ici une liste de cas classiques, mais une
méthode générale, qui marche quelque soit le second membre : la méthode de la variation de la
constante.
8
solutions particulières de (E) sous la forme t 7→ λ(t)e−bt , où λ(t) est une fonction. On remplace
alors y par λ(t)e−bt , on dérive y sous cette forme avec la formule de dérivation des produits, et on
trouve la fonction λ0 . Ensuite, on calcule une primitive, ce qui donne un choix possible de λ.
où b(t) et g(t) sont des fonctions définies sur un intervalle I de R, continues.
L’équation homogène associée à (E) est :
(E 0 ) y 0 (t) + b(t)y(t) = 0.
Soit t 7→ B(t) une primitive de t 7→ b(t). Alors, les solutions de (E 0 ) sont de la forme
t 7→ λe−B(t) ,
où λ ∈ R.
Si f est une solution particulière de (E) sur I, alors les solutions de (E) sont de la forme
t 7→ f + λe−B(t) . (somme d’une solution particulière, et de la solution générale de (E 0 )).
9
6.2 Exo résolu
Résoudre (E) y 0 + ty(t) = t.
Solution : la fonction t 7→ t est définie et continue sur R, et une primitive en est t 7→ t2 /2.
L’équation homogène associée est y 0 + ty(t) = 0 et ses solutions sur R sont donc de la forme
2
t 7→ λe−t /2 , où λ ∈ R. On cherche maintenant une solution particulière de (E) sous la forme
2 2
t 7→ λ(t)e−t /2 . On trouve donc la relation λ0 (t) = tet /2 . Cette fonction est facile à primitiver,
2
une primitive est t 7→ et /2 . Finalement, une solution particulière est la fonction constante t 7→ 1.
Les solutions de (E) sont donc de la forme
2
t 7→ 1 + λe−t /2
.
Il y a deux cas. Soit la fonction t 7→ a(t) ne s’annule pas. Dans ce cas, on divise tout par e(t) et
on se ramène au cas précédent. Soit la fonction t 7→ a(t) s’annule. Dans ce cas, on se place sur
un intervalle I sur lequel a(t) ne s’annule pas, on divise par a(t), puis on résout sur l’intervalle I.
Ensuite, on essaye de recoller les bouts, on verra sans doute ça en TD.
ay 0 + by = g(t) ou ay 00 + by 0 + cy = g(t).
Le second membre g(t) peut être nul, ou pas. On sépare les deux cas.
10
– soit l’équation est d’ordre 2, et le second membre appartient avec un peu de chance à la liste
donnée dans le cours, dans ce cas on cherche une solution particulière sous la forme donnée
dans le cours. Si le second membre est somme de termes classiques, appliquer le principe de
superposition. Si le second membre est un polynôme trigonométrique, linéariser et appliquer
le principe de superposition.
Si le coefficient dominant a(t) n’est pas constant, on commence par se placer sur un intervalle
sur lequel il est défini et ne s’annule pas, puis on divise tout par le coefficient dominant.
11
LES NOMBRES
COMPLEXES
[Link]
LES NOMBRES COMPLEXES
I) Introduction
L’équation x + 17 = 16 n’a pas de solutions dans , mais elle en a dans un ensemble plus grand : (x = –
1). De même, l’équation 3x = 1 n’a pas de solutions dans , alors que dans un ensemble plus grand, par
exemple, il y en a une : x = 1/3. Et puis, l’équation x 2 = 2 n’a pas de solutions dans ; il faut chercher dans
Bref, quand une équation n’a pas de solutions, une démarche naturelle (et historique) consiste à en chercher
dans un ensemble plus grand. Au stade de nos connaissances actuelles, l’ensemble numérique le plus grand que
l’on a rencontré est . Pourtant, l’équation x 2 + 1 = 0 n’a pas de solutions dans ...
On va donc, dans ce chapitre « construire ? » ou plutôt imaginer un ensemble plus grand que dans lequel
Définition 1
2
On note l’ensemble des nombres de la forme Z = a + bi où i = –1 avec a et b réels.
Théorème 1
Deux nombres complexes Z = a + bi et Z’ = a’ + b’i sont égaux si et seulement si a = a’ et b = b’.
2
Les règles de calcul dans sont les mêmes que dans , en remplaçant i par –1.
Théorème 2
L’ensemble est un sous ensemble de .
En effet, tout réel a peut s’écrire a = a + 0i. Les nombres de la forme bi s’appellent des imaginaires purs.
Remarques :
· Dans l'ensemble , il n'y a plus la notion d'ordre usuelle... On ne pourra pas, à ce niveau, comparer un
nombre complexe à un autre ou dire s'il est positif ou négatif etc ...
· On évitera l'usage abusif du symbole radical qui reste réservé aux réels positifs.
"Z, Z' Î , "l Î : Re(Z + lZ') = Re(Z) + lRe(Z') et Im(Z + lZ') = Im(Z) + lIm(Z')
Principe : à tout nombre complexe Z = a + bi, on peut associer le point M(a ; b). Exemples...
Vocabulaire : le point M(a ; b) s’appelle l’image du nombre complexe Z = a + bi.
le nombre complexe Z = a + bi s’appelle l’affixe du point M(a ; b). ("Affixe" est un nom féminin)
on note souvent Z = affixe(M) ou Z = aff(M)
® a
Autre interprétation : on peut également associer à chaque nombre complexe Z = a + bi le vecteur u
b
®
Ce vecteur u s'appelle le vecteur image du nombre complexe Z.
® -5
Exemple : si Z = –5 – 2i et M est l’image de Z, alors le vecteur OM est le vecteur image de M.
-2
®
v
®
Axe des réels
O a
u
® ® ® ®
Question : quelle est l'affixe de u , v ,- u et - v ?
®
v A(ZA)
®
Axe des réels
O
u
®
Exemple : l'affixe du vecteur AB avec A(3 ; 5) et B(5 ; 8) est Z = 2 + 3i.
Ces applications permettent de traduire des problèmes de géométrie en relations entre nombres complexes. Par
exemple, on utilisera souvent que deux vecteurs sont égaux si et seulement si ils ont mêmes affixes. Ou encore,
on utilisera que l'affixe d'une somme de deux vecteurs est la somme des affixes de ces vecteurs :
® ® ® ®
aff( u + v ) = aff( u ) + aff( v )
Plus généralement, l'application aff : P ® , où P désigne le plan euclidien, est linéaire :
® ® ® ® ® ®
Pour tous vecteurs u et v et tout scalaire l Î , on a : aff( u + l v ) = aff( u ) + laff( v ).
IV) Conjugué d'un nombre complexe. Inverse d'un nombre complexe non nul
1
Soit à mettre sous la forme a + bi le nombre complexe suivant : Z = . Comment faire ?
2 + 3i
Définition 2
Le nombre complexe conjugué de Z = a + bi est le nombre complexe Z = a – bi.
b M(Z)
®
v
®
Axe des réels
O a
u
-b M'( Z )
Théorème 3
Pour tout nombre complexe Z = a + ib, la quantité Z Z est un nombre réel :
2 2
ZZ = a + b .
Application : pour écrire les nombres complexes fractionnaires sous la forme a + bi, on multiplie le numérateur
et le dénominateur par la quantité conjuguée.
1 3 + 4i 3 + 4i 3 4
Exemples : = = = + i
3 - 4i (3 - 4i )(3 + 4i ) 25 25 25
1- i
= –i
1+ i
Théorème 4
Pour tout nombre complexe Z et Z', on a :
æZö Z
Z + Z ' = Z + Z' - Z = -Z ZZ ' = Z Z ' Zn = Z n ç ÷= (Z' ¹ 0)
è Z'ø Z'
Exemples :
4 - 5i 4 + 5i
· Le conjugué de Z1 = est Z1 = .
3+ i 3- i
2z 2 - i 2 z 2 - i 2z 2 + i
· Celui de Z = est Z = = .
5z + 1 5z + 1 5z + 1
Or, l'ensemble des points M(a, b) pour lesquels a2 + b2 = 1 est le cercle de centre O et de rayon 1 (cercle unité)
iz - 1
Comme z ¹ i, le lieu des points M tels que soit réel est le cercle unité privé du point d'affixe i.
z -i
Application du théorème 4 : si un polynôme P admet un nombre complexe Z comme racine alors Z est aussi
une racine de P puisque, d'après le théorème 4 la conjugaison commute avec les exposants, les produits et la
1 3 1 3
vérifiera que les nombres complexes j = - +i et j = - - i sont tous deux des racines de P.
2 2 2 2
b M(Z)
|Z|
®
v q = arg(Z)
Axe des réels
O ® a
u
Définition 3
En fait, si Z est l'affixe d'un point M(a ; b), le module de Z n’est autre que la distance OM : OM = |Z|.
® a
Si Z est l'affixe d'un vecteur AB , le module de Z représente la distance AB : AB = |ZB - ZA|.
b
Exemples :
· Module de Z = -3 + 4i : |Z|2 = 9 + 16 = 25 donc |Z| = 5. Module de Z = 9i : |Z| = 9.
· On donne ZA = –1 + 3i ; ZB = 2 – i. A est l'image de ZA ; B est l'image de ZB ; calculer la distance AB :
®
l'affixe du vecteur AB est ZB – ZA = 3 – 4i donc AB = |ZB – ZA| = 32 + (-4) 2 = 5
· |Z| = 0 équivaut à Z = 0.
2
· On a également (d'après le théorème 3) |Z| = ZZ ou encore Z = ZZ .
· Si Z = a + bi est réel (b = Im(Z) = 0), on a |Z| = a 2 = |a|. Le module d'un nombre réel est donc sa valeur
absolue, ce qui justifie la notation.
Exercice : Soient A(0 ; 4), B(3 ; 0) et C(6 ; 8). Quelle est la nature du triangle ABC ?
Définition 4
r ®
On appelle argument d’un nombre complexe Z non nul toute mesure en radians de l’angle ( u , OM ) .
Un nombre complexe possède une infinité d'arguments ! Si q est un argument de Z, tout autre argument de Z
est de la forme q + 2kp (k Î ). L'unique argument q appartenant à l'intervalle ]-p ; p] s'appelle l'argument
p p
principal. On notera par exemple arg(Z) = (2p) ou arg(Z) = modulo 2p pour signifier que arg(Z) peut être
4 4
p p
égal à mais aussi égal à n'importe lequel des nombres + 2kp où k Î .
4 4
r ®
Attention ! Le nombre complexe nul Z = 0 ne possède pas d'arguments car, dans ce cas, l'angle ( u , OM ) ne se
défini pas.
p p p
Exemples : arg(i) = (2p) ; arg(1) = 0 (2p) ; arg(-1) = p (2p) ; arg(-i) = - (2p) ; arg(1 + i) = (2p).
2 2 4
D'un manière générale, un réel positif a un argument nul modulo 2p, un réel négatif a un argument égal à p
p
(2p), un imaginaire pur dont la partie imaginaire est positive a un argument égal à (2p) et enfin un
2
p
imaginaire pur dont la partie imaginaire est négative a un argument égal à - (2p).
2
Méthode générale pour calculer l'argument principal d'un nombre complexe non nul :
D'après les relations métriques dans le triangle rectangle, on a (voir figure ci-dessus) :
a b
cos q = et sin q =
Z Z
Si les cosinus et sinus ci-dessus ont des valeurs remarquables, on peut trouver q directement, sinon, à l'aide
d'une calculatrice, on utilise la règle suivante :
æ a ö
"invcos" ç ÷ donne la valeur absolue de q
èZ ø
sin q donne le signe de q
ì -2 3 - 3
ïïcos q = =
í 4 2
ïsin q = 2 = 1
ïî 4 2
5p
Comme nous avons une bonne connaissance du cercle trigonométrique, nous concluons q = .
6
· Argument principal q de Z = 3 - 4i.
On a |Z|2 = 9 + 16 = 25 donc |Z| = 5. Nous devons résoudre le système :
ì 3
ïcos q = 5
í 4
ïsin q = -
î 5
Ce ne sont pas des valeurs remarquables. La calculatrice donne |q| 0,9273 rad. Mais sin q est négatif,
donc q est négatif : q -0,9273 rad.
Démonstration : |Z Z'|2 = Z Z' Z Z' = Z Z' Z Z = Z Z Z' Z =|Z|2|Z'|2 = (|Z||Z'|)2 donc |Z Z'| = |Z||Z'|
On dit que l'application ® , Z a |Z| est une norme. Cela est dû au fait que l'on a les propriétés suivantes :
· |Z| = 0 équivaut à Z = 0.
· |l Z| = |l| |Z| pour tout nombre complexe Z et tout réel l.
· |Z + Z'| |Z| + |Z'| pour tous nombres complexes Z et Z'.
b
N'( Z ) M(Z)
®
v q = arg(Z)
Axe des réels
-a O ® a
u
-b
N(-Z) M'( Z )
æ y ö
arg(Z) = p si Z Î *- et arg(Z) = 2 arctanç ÷ si Z Î \ *- .
è Z + xø
Soit C le cercle de centre O et de rayon |Z|. Soient I, J et M les points d'affixes respectives |Z|, -|Z| et Z.
® ®
Soit q un argument de Z. On a donc ( OI , OM ) = q (2p).
M
y
D'après le théorème de l'angle au centre, on a :
® ® ® ®
2( JI , JM ) = ( OI , OM ) (2p) q
q I
J 2
x
® ® q
D'où : ( JI , JM ) = (p)
2 C
q y
Pour tout M Î C \ {J}, on a : tan = . Si M = J, on a : q = p
2 Z +x
D'où le résultat.
Or, nous avons vu (paragraphe V) que a = r cos q et b = r sin q où r = |Z| et q = arg(Z). Le nombre complexe Z
peut donc s'écrire : Z = r (cos q + i sin q) ; cette écriture s'appelle une forme trigonométrique de Z.
Remarque : le nombre complexe nul Z = 0 n'a pas de forme trigonométrique (puisque pas d'argument).
Pour trouver une forme trigonométrique d'un nombre complexe Z il suffit de calculer son module et un
argument.
Théorème 7
Si Z = r (cos q + i sin q) avec r > 0 alors r = |Z| et q = arg (Z) (2p)
Nombres complexes page 8 G. COSTANTINI [Link]
Démonstration
Soit q' un argument de Z, alors : Z = r (cos q' + i sin q') = r cos q' + i r sin q'
Et d'après le théorème 1, a' + b'i = a + bi équivaut à a' = a et b' = b donc r cos q' = r cos q et r sin q' = r sin q.
p p
Exercice : déterminer une forme trigonométrique de Z = -2 æç cos + i sin ö÷ . Attention, l'écriture ci-contre n'est
è 5 5ø
pas une forme trigonométrique car un module ne peut être négatif. Transformons :
p p æ cos æ p + p ö + i sin æ p + p ö ö
Z = 2 æç - cos - i sin ö÷ = 2 ç ç ÷ ç ÷÷
è 5 5ø è è5 ø è5 øø
6p 6p 4p
Le module de Z est donc r = 2 et un de ses arguments est q = . (Argument principal : - 2p = - )
5 5 5
Les propriétés suivantes sur les arguments permettront de multiplier et diviser simplement deux nombres
complexes :
Ainsi :
ZZ' = r r' (cos q + i sin q) (cos q' + i sin q') = r r' (cos q cos q' - sin q sin q' + i (sin q cos q' + cos q sin q'))
1 1 cos q - i sin q 1
= = = (cos(-q) + i sin(-q))
Z r(cos q + i sin q) r r
donc, d'après ce qui précède, arg æç ö÷ = arg(Z) + arg æç ö÷ = arg(Z) - arg(Z') (2p)
Z 1 Z 1
=Z´
Z¢ Z¢ è Z¢ ø è Z¢ ø
Moralité : pour multiplier deux nombres complexes non nuls, on multiplie les modules et on additionne les
arguments. Pour diviser deux nombres complexes non nuls, on divise les modules et on soustrait les
arguments.
Exemple :
p p 2p 2p ö
Soit Z = 3 æç cos æç - ö÷ + i sin æç - öö æ
÷÷ et Z' = 2 ç cos + i sin ÷ . Calculer ZZ'.
è è 4ø è 4 øø è 3 3 ø
On pourrait s'en tirer avec la trigonométrie classique, mais les théorèmes 5 et 8 livrent directement le résultat :
5p 5p
ZZ' = 6 æç cos + i sin ö÷
è 12 12 ø
Définition 5
eiq désigne donc le nombre complexe de module 1 et d'argument q : | eiq | = 1 et arg( eiq ) = q (2p).
p p
i -i
2 ip
Exemples : e i0
=1; e 2 = i ; e = -1 ; e
ip
=1; e 2 = -i
eiq
eiq ´ e iq' = ei( q + q ')
e iq'
= ei( q - q ') (e )
iq n
= einq pour n Î
Exercices :
(1 + i) 4
1) Déterminer la forme algébrique du nombre Z = .
( 3 - i) 3
Posons Z1 = 1 + i et Z2 = 3 - i.
Déterminons les formes exponentielles de Z1 et Z2 :
p
Comme |Z1| = 2 et arg(Z1) = (2p), on a :
4
p
i
Z1 = 2 e 4
p
Comme |Z2| = 2 et arg(Z2) = - (2p), on a :
6
p
-i
Z2 = 2 e 6
p
-i
D'où : Z23 = 8 e 2 = -8i
Z14 1
Et finalement : Z= =- i
Z 23 2
2) Calculer (1 + i)14.
p
i
Posons Z = 1 + i. On a : Z= 2 e 4
7p 3p
i i
D'où : Z14 = 28 e 2 = 128 ei2p e 2 = -128 i
(e )2 ip x x
En élevant à la puissance x : =1 =1
D'où : e 2 ipx = 1
p
1 i
En particulier pour x = : e 2 =1
4
D'où : i=1
Réponse : la relation e ( )iq n
= e inq
n'est pas valable si n =
1
4
.
|Z1 + Z2|2 = (Z1 + Z2) ( Z1 + Z2 ) = (Z1 + Z2)( Z1 + Z2 ) = Z1 Z1 + Z1 Z2 + Z2 Z1 + Z2 Z2 = r12 + (Z1 Z2 + Z1Z2 ) + r22
Remarque : cas d'égalité dans l'inégalité triangulaire : à quelle condition a-t-on : |Z1 + Z2| = |Z1| + |Z2| ?
D'après la démonstration faite ci-dessus, on a :
|Z1 + Z2| = |Z1| + |Z2| Û Re(Z1 Z2 ) = r1 r2 Û cos(q1 - q2) = 1 Û q1 - q2 = 0 (2p) Û q1 = q2 (2p)
D'où : |Z1 + Z2| = |Z1| + |Z2| Û O, M1 et M2 sont alignés dans cet ordre
Théorème 9
Formules de Moivre : pour tout q Î et tout n Î
(cos q + i sin q)n = cos (nq) + i sin(nq) (cos q - i sin q)n = cos (nq) - i sin(nq)
( )
n
(cos q + i sin q)n = e iq = e inq = cos (nq) + i sin(nq)
D'où la première formule de Moivre. La seconde est obtenue en remplaçant q par -q.
eiq + e - iq = cos q + i sin q + cos(-q) + i sin(-q) = cos q + i sin q + cos(q) - i sin(q) = 2 cos q
eiq - e - iq = cos q + i sin q - cos(-q) - i sin(-q) = cos q + i sin q - cos(q) + i sin(q) = 2 i sin q
D'où les deux formules d'Euler.
Exemples :
æ e it ö æ 1 ö 1 1
4) Calculer Re ç it ÷ et Re ç it ÷ . (On trouve et - )
è e - 1ø è e - 1ø 2 2
u+v
6) Soient u et v deux nombres complexes distincts et de même module r. Alors est imaginaire pur.
u-v
æ n ö
ç å
7) Démontrer que sin(2n + 1)t = sin t ç 1 + 2 cos(2 pt ) ÷
÷
è p =0 ø
n
8) Calculer åe
p=0
ipt
.
p+ q
i p-q
9) On pose S = cos p + cos q et S' = sin p + sin q. Démontrer que S + iS' = 2 e 2 cos . En déduire des
2
expressions de S et S' sous forme de produits. Procéder de même avec T = cos p - cos q et T' = sin p - sin q.
Rappelons que si ZA et ZB sont les affixes respectives de deux points A et B alors AB = |ZB - ZA|.
Théorème 10
Si A, B et C sont trois points deux à deux distincts du plan complexe d'affixes respectives a, b et c alors :
® ® æ b - cö
( CA ; CB ) = arg ç ÷ (2p)
è a - cø
® ®
Démonstration : les affixes des vecteurs CA et CB sont respectivement (a - c) et (b - c).
Par définition de l'argument :
® ® ® ®
arg(a - c) = ( u ; CA ) (2p) et arg(b - c) = ( u ; CB ) (2p)
Or, d'après la relation de Chasles sur les angles :
® ® ® ® ® ®
( u ; CB ) - ( u ; CA ) = ( CA ; CB ) (2p)
Et d'après le théorème 8 sur les arguments :
æ b - cö
arg(b - c) - arg(a - c) = arg ç ÷ (2p)
è a - cø
® ® æ b - cö
Donc : ( CA ; CB ) = arg ç ÷ (2p)
è a - cø
CAS PARTICULIERS de ce théorème : Il résulte du fait que un argument d'un réel est zéro (modulo p) et que
p
celui d'un imaginaire pur est égal à (modulo p) que :
2
b-c
· est réel Û les points A, B et C sont alignés
a-c
b-c
· est imaginaire pur Û les droites (CA) et (CB) sont perpendiculaires.
a-c
transformation ponctuelle T qui à chaque point M d'affixe Z associe le point M' d'affixe ¦(Z).
Théorème 11
®
Soit a un complexe et OA le vecteur image de a. La transformation ponctuelle associée à la fonction ¦ définie
®
sur par ¦(Z) = Z + a est la translation de vecteur OA .
® A(a)
v
Axe des réels
O ®
u
Théorème 12
Soit a = eiq un complexe (de module 1). La transformation ponctuelle associée à la fonction ¦ définie sur par
"Multiplier par eiq c'est faire tourner d'un angle q autour de O"
M'(aZ)
M(Z)
Arg(a)
®
v Arg(Z)
Axe des réels
O ®
u
En particulier, la fonction ¦ définie sur par ¦(Z) = iZ s'associe à un quart de tour de sens direct.
r r
ì u = v
® ® ï
Exemple : Soit u (x, y) un vecteur du plan (non nul) et v (x', y') tel que í r r p
ïî( u , v ) = 2
® ®
Exprimer les coordonnées de v en fonction de celles de u .
® ®
Notons z = r eiq l'affixe de u et z' celle de v .
Applications :
Résoudre dans les équations suivantes :
3 1
x2 = -3 z2 + = 0 z2 = cos2 q - 1 x+ =0
4 x
( )
2
2. On suppose que D < 0. Vérifier que D = i - D . En déduire que l'équation ci-dessus possède deux
Applications :
Résoudre, dans , les équations suivantes :
2z2 - 3z + 4 = 0 x2 - 2x + 2 = 0 2z4 + z2 - 10 = 0
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ARITHMETIQUE
Partie des mathématiques étudiant les propriétés élémentaires des nombres entiers.
< désigne l’ensemble des entiers naturels et désigne l’ensemble des entiers relatifs
Toute partie non vide de » admet un plus petit élément. (Faux dans )
Toute suite d’entiers naturels strictement décroissante est finie. (Faux dans )
Théorèmes :
1) Si ab alors abc quel que soit l’entier c.
2) Si ab et si bc alors ac.
3) Si ab et si ac alors a divise toute combinaison linéaire de b et c, α.b + β.c
où α et β sont des entiers relatifs.
4) Si ab et b≠0 alors a≤b. Ainsi, tout entier non nul admet un nombre fini
de diviseurs.
5) Si ab et si ba alors a = ±b.
Démonstrations.
1) Si ab alors il existe un entier q tel que b = a.q. Alors b.c =(a.q).c = a.(qc) donc
abc.
2) Si ab et si bc alors il existe deux entiers q et r tels que b = aq et c = br donc
c=(aq)r = a(qr) d’où ac.
3) Si ab et ac alors il existe deux entiers q et r tels que b = aq et c = ar donc
αb + βc = α(aq) + β(ar) = a(αq + βr) donc a(αb + βc).
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4) Si ab et b≠0 alors il existe un entier q non nul tel que b = aq donc
b=aq et q≥ 1 d’où b≥a.
5) Si ab et ba alors a ≤ b et b ≤ a donc a=b, soit a = ±b.
Nombres premiers
150 1 71 12 1
75 2 62
Une disposition pratique : 50 3 43
30 5
25 6
15 10
Définition : Un entier naturel différent de 1 est dit «premier » si ses seuls diviseurs
positifs sont 1 et lui-même.
Division euclidienne
Conséquence : étant donnés deux entiers naturels a et b (b ≠ 0), il existe un entier naturel
q tel que : bq ≤ a < b(q + 1) .
0 b 2b 3b ... bq b(q+1)
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Démonstration :
Soit E l’ensemble des entiers naturels n tels que n.b > a.
D’après la propriété d’Archimède, il existe un entier n tel que nb≥ a+1, soit nb>a donc E
n’est pas vide.
E possède donc un plus petit élément p. (cf. axiomes de » )
On a : p∈E mais p-1∉E, donc (p - 1)b ≤ a < pb
D’où qb ≤ a < (q+1)b en posant q = p − 1 .
Théorème : soit a un entier naturel et b un entier naturel non nul. Alors il existe un
unique couple d’entiers naturels (q ; r ) tels que a = b.q + r avec 0 ≤ r < b.
Démonstration :
Existence : d’après le résultat précédent, il existe q∈ N tel que qb a< (q+1)b,
soit 0 ≤ a-bq < b.
En posant r = a - bq, on obtient : a = bq + r et 0 ≤ r < b.
Unicité :
Supposons trouvés deux couples (q1 ; r1) et (q2 ; r2) tels que
a = b.q1 + r1 et a = b.q2 + r2
avec 0 ≤ r1 < b et 0 ≤ r2 < b
En ajoutant membre à membre les inégalités 0 ≤ r1 < b et -b < -r2 ≤ 0 , on
obtient : -b < r1 - r2 < b
De plus, r1 - r2 = b.(q1 - q2) donc r1 - r2 est multiple de b.
Or le seul multiple de b strictement compris entre b et -b est 0.
On a donc r1 - r2 = 0. Par suite q1 - q2 = 0 soit q1 = q2 .
Théorème : soit a un entier relatif et b un entier relatif non nul. Alors il existe un
unique couple d’entiers relatifs (q ; r ) tels que a = b.q + r avec 0 ≤ r < b .
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Nombres ayant même reste dans la division euclidienne par un entier non nul –
notion de congruence - Compatibilité avec les opérations usuelles.
Définition : Lorsque deux entiers relatifs a et b ont le même reste dans la division
euclidienne par un entier naturel n non nul, on dit qu’ils sont congrus modulo n et
on note a ≡ b mod n.
Théorème :
Soit a et b deux entiers relatifs et n un entier naturel non nul.
Alors a et b ont le même reste dans la division euclidienne par n si et
seulement si a – b est multiple de n.
Théorème : Soit a, b, a’, b’ des entiers relatifs et n un entier naturel non nul.
Si a et b ont respectivement les mêmes restes que a’ et b’ dans la division
euclidienne par n.
Alors dans la division euclidienne par n :
• a + b a le même reste que a’ + b’
• a – b a le même reste que a’ – b’
• ab a le même reste que a’b’
• ak a le même reste que a’k (pour tout k de » )
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Divisibilité par 3
Divisibilité par 5
Divisibilité par 9
Divisibilité par 11
n
n est divisible par 11 si et seulement si ∑ (−1)
k =0
k
ak est divisible par 11.
Conjecturer puis démontrer des critères de divisibilité par 13, 17, 19 et 25.
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Définition :
L’algorithme d’Euclide
Etape 1 : étant donnés deux entiers naturels a et b, avec b non nul, on fait la division euclidienne
de a par b. On a : a = b.q0 + r0 avec 0 ≤ r0 < b et on démontre que D(a) ∩ D(b) = D(b) ∩ D(r0).
Etape 2 : si r0≠0 on recommence l’étape 1 avec le couple (b ; r0). b = q1.r0 + r1 avec 0 ≤ r1 < r0.
On a alors D(a) ∩ D(b) = D(b) ∩ D(r0) = D(r0) ∩ D(r1).
Et ainsi de suite, on construit une suite d’entiers r0, r1, …rn vérifiant 0 ≤ rn< rn-1<…< r1 < r0 et
D(a) ∩ D(b) = D(rn-1) ∩ D(rn).
Ce processus est nécessairement fini car (rn) est une suite strictement décroissante d’entiers naturels.
Démonstrations :
• étape 1 : par double inclusion...
Soit c un élément de D(a) ∩ D(b). ca et cb donc ca – bq0
or r0 = a – bq0 donc cr0 , soit c∈ D(r0)
d’où c∈ D(b) ∩ D(r0).
Réciproquement, si c∈ D(b) ∩ D(r0) alors cb et cr0 donc cb.q0 + r0
or, a = b.q0 + r0 donc ca soit, c∈ D(a) ∩ D(b).
• étape 3 : D(0) = » ...
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Définition :
Deux entiers naturels non nuls sont dits premiers entre eux lorsque leur PGCD est 1.
Théorème :
Soit a et b deux entiers naturels non nuls et d leur pgcd.
Il existe deux entiers relatifs u et v tels que a.u + b.v = d.
Démonstration :
Soit E = {n.a + m.b / n∈ » et m∈ » }
E ∩ »* ≠ ∅ car a∈ E (prendre n = 1 et m = 0)
E ∩ »* étant une partie non vide de » possède un plus petit élément ; notons-le d.
Comme d∈ E il existe deux entiers naturels u et v tels que d = a.u + b.v.
• E contient clairement tous les multiples de d.
• Réciproquement, soit x un élément de E ∩ »*
Il existe deux entiers q et r tels que : x = dq + r avec 0 ≤ r < d.
Alors r = x – dq donc r∈ E (différence de deux éléments de E).
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Si r était non nul, on aurait r∈ E ∩ »* ; impossible car r < d (plus petit élément
de E ∩ »* ), donc r = 0.
Par suite x est un multiple de d.
On a prouvé que E ∩ »* est l’ensemble des multiples de son plus petit élément d
Montrons que d est le PGCD de a et de b.
Soit d’ = a ∧ b
• d’a et d’b donc d’a.u + b.v donc d’d.
• da et db donc dd’.
Théorème de Bezout :
a et b sont premiers entre eux si et seulement si il existe deux entiers u et v tels
que au + bv = 1.
Preuve :
• Si a ∧ b = 1 alors 1= a.u + b.v comme conséquence immédiate du théorème
précédent avec d = 1
• Si a.u + b.v = 1 alors tout diviseur commun à a et à b divise a.u + b.v = 1
donc a ∧ b | 1, d’où a ∧ b = 1.
Remarque :
Les nombres u et v ne sont pas uniques.
Par exemple, 2 et 3 sont premiers entre eux.
En effet, 3 × 1 + 2 × (-1) = 1 ou 3 × (-5) + 2 × 8 = 1.
Théorème de Gauss :
Si a divise le produit bc et si a est premier avec b, alors a divise c.
Démonstration :
a divise b.c donc il existe un entier k tel que b.c = k.a
De plus d’après le théorème de Bézout, a et b étant premiers entre eux, il existe deux
entiers u et v tels que a.u + b.v = 1 ; en multipliant par c on obtient
a.u.c + b.c.v = c puis c = a.u.c + k.a.v soit c = a.(u.c + k.v)
d’où a divise c.
Conséquences :
Soit a, b , c trois entiers naturels non nuls.
1) Si a et b divisent c et si a et b sont premiers entre eux alors ab divise c.
2) Si un nombre premier p divise un produit ab alors p divise a ou p divise b.
(C’est un exercice !)
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Equations diophantiennes
Exemple de résolution dans » 2 de ax + by = d avec d = pgcd(a , b)
• S’il existe une solution, 15 est une combinaison linéaire de 9 et de 6 donc leur PGCD
divise 15.
Or pgcd(9,6) = 3 et 15 = 3×5 donc l’équation (E) est équivalente à l’équation (E’) :
3.x + 2.y = 5 où 3 et 2 premiers entre eux.
Conclusion : l’ensemble des solutions de (E) est l’ensemble des couples d’entiers (x , y ) tels
que x = 15 + 2.k et y = -20 - 3.k où k est un entier relatif.
On considère l’équation ax + by = c.
Si d ne divise pas c alors l’équation n’admet pas de solution.
Si d divise c alors on simplifie par d et on obtient une équation du type a’x + b’y = c’ avec
a’ et b’ premiers entre eux.
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Exemple : écrivons l’ensemble A des multiples strictement positifs de 12, puis l’ensemble B des
multiples strictement positifs de 15, puis A∩B. Alors on remarque que le plus petit élément de
A∩B est 60. C’est à la fois un multiple de 12 et de 15, d’où son nom... ppcm(12 ; 15) = 60.
Démonstration :
Posons m = ppcm(a , b) , d = pgcd(a , b) ,
a b
a’ = et b’ = . a’ et b’ sont premiers entre eux.
d d
Remarquons que : ab = d2a’b’ = d × da’b’
• da’b’ = ab’ =a’b donc da’b’ est multiple de a et de b d’où m ≤ da’b’ .
• Il existe des entiers naturels non nuls p et q tels que m = pa et m = qb.
Comme pa = qb, on a pa’ = qb’ (en divisant par d).
Par suite b’pa’ et pgcd(a‘ , b’) = 1 donc b’p (théorème de Gauss).
Il existe un entier k ≥ 1 tel que p = kb’. On a donc m = kb’a = k(da’b’), d’où m ≥ da’b’ .
Conclusion : m = da’b’.
En multipliant par d , on obtient md = da’db’ = ab c.q.f.d.
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Démonstration :
Soit E l’ensemble des diviseurs de n strictement supérieurs à 1.
E n’est pas vide car il contient n.
E étant une partie non vide de » admet un plus petit élément p.
On sait que p > 1 et que p divise n.
Montrons que p est premier :
Soit q un diviseur de p strictement supérieur à 1.
q ≤ p et qn (car qp et pn)
donc q = p (p étant le plus petit élément de E).
Si n n’est pas premier, n s’écrit n = pk avec p≤ k (p étant le
plus petit des diviseurs de n strictement supérieurs à 1), d’où
p2≤ pk soit p2≤ n . c.q.f.d.
Un entier naturel n > 1 est premier s’il n’est divisible par aucun nombre
premier inférieur à n.
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Attention : la TI92 ne cherche pas les facteurs premiers lorsqu’ils sont tous plus grands
que 65 521.
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Quelques curiosités :
Les nombres de Mersenne (1588-1648) de la forme 2p-1 où p est premier comme
par exemple 219 937-1, 221 701-1, 2132 049-1, 2216 091-, 2859 433-1 sont premiers mais il faut de gros
ordinateurs pour l’établir.
Fermat affirme en 1640 que «tous » les nombres du type Fn = 2 2 + 1 sont
n
premiers. Mais si ceci est vrai pour n = 0, 1, 2, 3, 4, Euler démontre que c’est faux pour
n = 5. D’après TI 92 : 2 2 + 1 = (641).(6700417) .
5
Actuellement, on sait que ces nombres sont composés pour 5 ≤ n ≤ 20 . Pour le reste...
Le plus grand nombre de Mersenne connu est 3*2^303093+1 (91241 chiffres), Jeffrey Young en
1998
Le plus grand nombre premier connu est 2^3021377 - 1 (909526 chiffres) trouvé par GIMPS en
Janvier 1998
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Annexe 1 :
Crible d’Eratosthène ( (-284) – (-192) av JC) :
On raye tous les multiples de 3 autres que 3. Le premier nombre à rayer est 3×3 = 32 car
2×3 est déjà rayé.
Le premier nombre non rayé après 3 est un nombre premier car il n’est multiple d’aucun
nombre entier strictement compris entre 1 et lui-même. C’est 5.
On raye tous les multiples de 5 autres que 5. Le premier nombre à rayer est 5×5 = 52 car
2×5, 3×5 et 4×5 ont déjà été rayés comme multiples de 2 et de 3.
Le premier nombre non rayé après 5 est un nombre premier car il n’est multiple d’aucun
nombre entier strictement compris entre 1 et lui-même. C’est 7.
Et on continue ainsi de suite …
L’algorithme se termine lorsqu’on a obtenu par ce procédé un nombre premier dont le
carré dépasse N. (le premier nombre à rayer serait alors en dehors de la grille !)
Les nombres qui n’ont pas été rayés sont les nombres premiers compris entre 1 et N.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60
61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100
101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120
121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140
141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160
161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180
181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200
201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220
221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240
241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260
261 262 263 264 265 266 267 268 269 270 271 272 273 274 275 276 277 278 279 280
281 282 283 284 285 286 287 288 289 290 291 292 293 294 295 296 297 298 299 300
301 302 303 304 305 306 307 308 309 310 311 312 313 314 315 316 317 318 319 320
321 322 323 324 325 326 327 328 329 330 331 332 333 334 335 336 337 338 339 340
341 342 343 344 345 346 347 348 349 350 351 352 353 354 355 356 357 358 359 360
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Annexe 2 :
Systèmes de numération
Il ne faut pas confondre les nombres et leurs désignations. Les nombres préexistent
indépendamment de leur nom et la façon de les désigner dépend du langage, de codes choisis.
La notion de nombre entier naturel se présente à l’intuition sous deux aspects principaux :
• l’aspect cardinal.
Intuitivement, il s’agit de « compter » le nombre d’éléments de divers « ensembles finis »
Deux ensembles sont dits équipotents si on peut établir une correspondance terme à terme
(une bijection) entre eux. On dit alors qu’ils ont autant d’éléments l’un et l’autre. Il s’agit
d’une notion très élémentaire, car on peut voir si deux ensembles sont équipotents sans
savoir compter.
Ainsi, les bergers de l’Antiquité utilisaient des cailloux (d’où le nom de «calcul») pour faire
rentrer le soir autant de moutons qu’ils en avaient fait sortir le matin; de même, lorsqu’on
voit de nombreux couples danser sur une scène, malgré l’animation et sans compter, on sait
immédiatement qu’il y a autant d’hommes que de femmes; remarquons enfin que, dès
l’école maternelle, les enfants savent qu’ils ont autant de doigts à une main qu’à l’autre, aux
mains qu’aux pieds, qu’il y a autant de tasses que de soucoupes, etc., et cela parce qu’ils
savent réaliser les bijections correspondantes.
On peut définir le nombre d’éléments d’un ensemble fini donné comme étant la propriété
commune à tous les ensembles qui lui sont équipotents. Par exemple, « deux » est la
propriété commune à toutes les collections comportant une paire d’éléments.
• l’aspect ordinal
Intuitivement, il s’agit de « numéroter » (les pages d’un livre, les jours, les abonnés, etc.)
Le nombre peut être défini comme étant un élément d’une suite organisée ayant les
propriétés suivantes :
- chaque élément a un successeur unique ;
- deux éléments différents ont des successeurs différents ;
- l’élément 0 n’est le successeur d’aucun nombre.
Le fait de mémoriser les éléments de cette suite (la comptine numérique) permet de garder
ou de transmettre la mémoire d’une quantité.
On peut sans danger confondre ces deux définitions, mais selon les situations, c’est l’aspect
ordinal ou l’aspect cardinal du nombre considéré qui intervient.
Les hommes ont de tous temps cherchés des moyens pour désigner des quantités de plus en plus
grandes avec le moins de signes possibles. Chaque civilisation s’est donné un répertoire de
signes et des règles permettant d’écrire et d’énoncer les nombres ; c’est ce que l’on appelle un
système de numération.
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On peut citer les systèmes de numération Egyptien, Maya, Babylonien et Romain qui ont tous
leur lot de symboles et de règles propres. L’étude de ces systèmes permet de mieux prendre
conscience de l’ingéniosité de notre système de numération usuel actuel dit positionnel à base
dix.
L’idée : pour dénombrer une quantité, on choisit une base, par exemple dix (les doigts des mains)
puis on fait des regroupements par paquets de dix ; on groupe ensuite les paquets obtenus par dix
et ainsi de suite …Les groupements successifs correspondent à de puissances de dix d’unités. On
note de droite à gauche les signes désignant les quantités de chaque groupement dans l’ordre des
puissances croissantes en utilisant le signe zéro pour marquer l’absence de groupement d’une
unité. De sorte qu’une unité de chaque ordre vaut dix unités de l’ordre précédent.
Exercice : utiliser ce procédé pour écrire en base trois les nombres de points
a) • • • • • b) • • • • •
• • • • • • • • • •
• • • • • • • • • •
• • • • • • •
b
On dit alors que l’écriture an an −1 ... a0 est l’écriture de a en base b, et on exprime pratiquement
chaque nombre ai par un symbole (ou chiffre) d’une liste donnée de b symboles.
Plus généralement, lorsque aucune confusion n’est possible, on omet l’indication de la base, et
on écrit an an −1 ....a0 et même sans surligner an an −1 ....a0 .
2
Attention : il faut se garder de lire «mille un» pour 1001 ; on doit lire la suite des chiffres écrits
de gauche à droite dès que le nombre est écrit dans une base différente de dix.
Le système décimal est le système de numération de position où la base est dix, par exemple,
8345 signifie 8×103 + 3×102 + 4×10 + 5
Le système binaire est le système de numération de position où la base est deux: l’alphabet est
composé des deux seuls chiffres 0 et 1. Ce système est très utilisé, car les machines à deux états
(machines électriques ou électroniques, par exemple) peuvent réaliser une représentation des
nombres entiers par leur désignation binaire, les deux états de la machine étant, dans le code, la
traduction du 0 et du 1. Ainsi, «neuf» peut être codé par un top suivi de deux blancs puis d’un
autre top.
Lorsque la base est supérieure à dix, il est nécessaire d’adjoindre aux chiffres habituels de
nouveaux symboles. Par exemple, en base douze, on utilisera : « 0 », « 1 », « 2 », « 3 »,
« 4 », « 5 », « 6 », « 7 », « 8 », « 9 », « α », « β ».
16/16
DENOMBREMENT
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1
Dénombrement
2 Combinaison 5
2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Nombre de combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Un exemple : le jeu de cartes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4 Formules 9
4.1 Formules relatives aux combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2 Triangle de Pascal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.3 Le binôme de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Définition 1 : Une liste est une suite d’éléments ordonnés d’un ensemble
E. Une liste induit donc une notion d’ordre.
1.1 Permutation
Exemples :
1) Le nombre de classements possibles d’une compétition avec 10 athlètes est :
6! = 6 × 5 × · · · × 2 × 1 = 720
8!
= 8 × 7 × · · · × 5 × 4 = 6 720
3!
3) Le nombre de nombres de 4 chiffres que l’on peut former à partir des chiffres
de 1 789 est égal à :
4! = 4 × 3 × 2 × 1 = 24
1.2 Arrangement
Remarque :
➪ Une permutation de l’ensemble E est un arrangement des n éléments de E.
➪ Un arrangement peut être associé à p tirages successifs sans remise dans
une urne qui contient n éléments.
Exemples :
1) Trouver tous les tiercés, dans l’ordre, possibles avec 20 chevaux au départ.
2) Trouver tous les bureaux (président, vice-président, trésorier et secrétaire) que
l’on peut élire dans une association de 30 membres.
3) Trouver le nombre de tirages successifs, sans remise, possibles de 3 boules
dans une urne qui comporte 9 boules numérotées de 1 à 9.
p n!
A n = n × ( n − 1) × · · · × ( n − p + 1) =
(n − p)!
Exemples :
1) Le nombre de tiercés dans l’ordre avec 20 chevaux au départ est de :
A320 = 20 × 19 × 18 = 6 840
A39 = 9 × 8 × 7 = 504
1.3 p-liste
Définition 4 : Une p-liste est une liste de p éléments distincts ou non d’un
ensemble E de n éléments.
Remarque : Une p-liste peut être associée à p tirages successifs avec remise
dans une urne qui contient n éléments.
Exemples :
1. Trouver le nombre de codes possibles à 4 chiffres pour une carte bancaire.
2. Trouver le nombre de numéros de téléphone portable possible (numéro
commançant par 06).
3. Trouver le nombre de résultats possibles lorsque l’on lance un dé à jouer
trois fois de suite.
4. Trouver le nombre de choix possibles pour ranger 5 paires de chaussettes
dans trois tiroirs.
Exemples :
1) Le nombre de code à 4 chiffres pour une carte bancaire est de : 104 = 10 000
2 Combinaison
2.1 Définition
n × ( n − 1) × · · · × ( n − p + 1)
n n!
= =
p p! p!(n − p)!
n
On prononce : « C n p ».
p
Exemples :
1) Le nombre de délégations de 4 personnes que l’on peut désigner dans un
groupe de 15 personnes est :
15 15 × 14 × 13 × 12
= = 1365
4 4×3×2
12 12! 12 × 11 × 10 × 9
➪ = = = 495
8 8!(12 − 8)! 4×3×2
1) Le valet de trèfle ?
2) Exactement deux cœurs ?
3) Exactement un roi, une dame et deux va-
let ?
4) Ni le roi de trèfle, ni un pique ?
5) Au moins un roi ?
6) L’as de pique et au moins deux trèfles ?
7) Exactement un roi et deux carreaux ?
✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏
E1 ∪ E2 ∪ · · · ∪ E p = E et ∀(i, j) Ei ∩ Ej = ∅
3) On sépare les rois, les dames, les valets des autres cartes.
5) Ici, une astuce consiste à passer par la combinaison contraire « aucun roi ».
On soustrait ensuite le nombre totale de mains possibles avec le nombre de
combinaisons contraires
6) On doit ici sommer les différentes possibilités : avoir l’as de pique avec 2
trèfles, l’as de pique avec 3 trèfles et l’as de pique avec 4 trèfles :
3.2 Exemples
1) Le loto : on tire, au hasard, 6 boules parmi 49. Combien de tirages possibles ? (On ne
tient pas compte du numéro complémentaire)
➪ Peut-on obtenir plusieurs fois le même numéro lors d’un tirage ?
Non ! Donc les éléments sont distincts.
3.3 Combinaisons
Quand on utilise plusieurs combinaisons, faut-il additionner ou multiplier ?
Cela dépend de la situation !
Concrètement :
➪ Si les différentes étapes sont reliées par un "et", on multiplie.
➪ Si les différents cas sont reliés par un "ou", on additionne.
4 Formules
4.1 Formules relatives aux combinaisons
n−1 n−1 ( n − 1) ! ( n − 1) !
+ = +
p−1 p ( p − 1)!(n − p)! p!(n − 1 − p)!
( n − 1) ! × p + ( n − 1) ! × ( n − p )
=
p!(n − p)!
( n − 1) ! ( p − n − p )
=
p!(n − p)!
n!
=
p!(n − p)!
n
=
p
1 n−1 n−1
=
1 p−1 p−1
Parmi ces sous-ensembles, ceux qui ne contiennent pas a sont au nombre de :
1 n−1 n−1
=
0 p p
On a donc bien :
n−1 n−1
n
+ =
p−1 p p
✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏
7
Exemple : Calculer .
5
D’après la série (1), on a :
7 7 7 7×6
= = = = 21
5 7−5 2 2
7 7
Exemple : Calculer + .
1 2
D’après la série (2), on a :
7 7 8 8×7
+ = = = 28
1 2 2 2
n\p 0 1 2 3 4 5 6 7 ...
0 1
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1
6 1 6 15 20 15 6 1
7 1 7 21 35 35 21 7 1
... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
4 4 5
+ = ce qui donne 4 + 6 = 10
1 2 2
Soit encore : n
n n n− p p
( a + b) = ∑ a b
p =0 p
2 2 2 2 2
➪ pour n = 2, on a : a + ab + b = a2 + 2ab + b2 = ( a + b)2
0 1 2
n +1
n + 1 n +1− p p
➪ Montrons que : ( a + b ) n +1 = ∑ a b
p =0 p
On a :
( a + b ) n +1 = ( a + b ) n ( a + b )
n n
n n− p p n n− p p
=a∑ a b + b∑ a b
p =0 p p =0 p
n n
n n +1− p p n n − p p +1
= ∑ a b + ∑ a b
p =0 p p =0 p
n n −1
n +1 n n +1− p p n n − p p +1
=a + ∑ a b + ∑ a b + b n +1
p =1
p p =0 p
n n
n +1 n n +1− p p n
=a + ∑ a b + ∑ an−( p−1) b p + bn+1
p =1
p p =1
p − 1
n n
n n +1− p p n
= a n +1 + ∑ a b + ∑ a n +1− p b p + b n +1
p =1
p p =1
p − 1
n
n n
= a n +1 + ∑ + a n +1− p b p + b n +1
p =1
p p−1
n
n + 1 n +1 n + 1 n +1− p p n + 1 n +1
= a + ∑ a b + b
0 p =1
p n+1
n +1
n + 1 n +1− p p
= ∑ a b
p =0 p
or si l’on calcule :
n n
n n n n− p p n
2 = (1 + 1) = ∑ 1 1 = ∑ p
p =0 p p =0
2n
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Probabilités – Terminale S
PROBABILITÉS
I. PROBABILITÉS ( RAPPELS)
Le lancer d’une pièce de monnaie, le lancer d’un dé … sont des expériences aléatoires, car avant
de les effectuer, on ne peut pas prévoir avec certitude quel en sera le résultat, résultat qui dépend en
effet du hasard.
A cette expérience aléatoire, on associe l’ensemble des résultats possibles appelé univers. Ses
éléments sont appelés éventualités.
♦ L’événement formé des éventualités qui sont dans A et dans B est noté A ∩ B et se lit A inter B.
♦ L’événement formé des éventualités qui sont dans A ou dans B est noté A ∪ B et se lit A union B.
♦ Etant donné un univers Ω et un événement A, l’ensemble des éventualités qui ne sont pas dans A
constitue un événement appelé événement contraire de A, noté A .
♦ A et B sont incompatibles si et seulement si A ∩ B = ∅.
1
Probabilités – Terminale S
pour tout événement E inclus dans Ω, on définit p(E) comme la somme des probabilités des
événements élémentaires qui définissent E.
Propriétés
Exercice n°1 :
On considère l’ensemble E des entiers de 20 à 40. On choisit l’un de ces nombres au hasard.
A est l’événement : « le nombre est multiple de 3 »
B est l’événement : « le nombre est multiple de 2 »
C est l’événement : « le nombre est multiple de 6 ».
Calculer p(A), p(B), p(C), p(A ∩ B), p(A ∪ B), p(A ∩ C) et p(A ∪ C).
Définition : On dit qu’il y a équiprobabilité quand tous les événements élémentaires ont la
même probabilité.
Remarque :
Les expressions suivantes « dé équilibré ou parfait », « boule tirée de l’urne au hasard »,
« boules indiscernables » … indiquent que, pour les expériences réalisées, le modèle associé est
l’équiprobabilité .
2
Probabilités – Terminale S
c. Variables aléatoires
Exercice n°4 :
On lance trois fois de suite une pièce de monnaie équilibrée. On gagne 2 € pour chaque résultat
« pile » et on perd 1 € pour chaque résultat « face ».
1°) Quel est l’ensemble E des issues possibles ?
2°) Soit X l’application de E dans qui, à chaque issue, associe le gain correspondant.
a) Quelles sont les valeurs prises par X ?
b) Quelle est la probabilité de l’événement « obtenir un gain de 3 € » ? On note cette probabilité
p(X = 3).
On obtient une nouvelle loi de probabilité sur l’ensemble des gains E’ = X(E) = {-3 ;0 ;3 ;6 } ; nous la
nommons loi de probabilité de X :
Gain xi x1 = -3 x2 = 0 x3 = 3 x4 = 6
Probabilité 1 3 3 1
pi = p(X = xi) 8 8 8 8
Définition :
▪ Une variable aléatoire X est une application définie sur un ensemble E muni d’une
probabilité P, à valeurs dans .
▪ X prend les valeurs x1, x2, …, xn avec les probabilités p1, p2, …, pn définies par : pi = p(X = xi).
▪ L’affectation des pi aux xi permet de définir une nouvelle loi de probabilité. Cette loi
notée PX, est appelée loi de probabilité de X.
Remarque :
Soit X une variable aléatoire prenant les valeurs x1, x2, …, xn avec les probabilités p1, p2, …, pn. On
appelle respectivement espérance mathématique de X, variance de X et écart-type de X , les
nombres suivants :
3
Probabilités – Terminale S
i=1
n n
▪ la variance est le nombre V défini par : V(X) = ∑ pi (xi – E(X))2 = ∑ pi xi² – E(X)².
i=1 i=1
Exercice n°5 :
Un joueur lance un dé : si le numéro est un nombre premier, le joueur gagne une somme égale au
nombre considéré (en euros) ; sinon il perd ce même nombre d’euros.
1°) Si X est le gain algébrique réalisé, donner la loi de probabilité de X et calculer son espérance
mathématique et son écart-type.
2°) Le jeu est-il favorable au joueur ?
II. CONDITIONNEMENT
a. Arbres pondérés
Règles de construction
La somme des probabilités des branches issues d'un même nœud est 1.
La probabilité de l'événement correspondant à un trajet est le produit des probabilités des
différentes branches composant ce trajet.
Exemple
On jette une pièce.
▪ Si on obtient pile, on tire une boule dans l’urne P contenant 1 boule blanche et 2 boules noires.
▪ Si on obtient face, on tire une boule dans l’urne F contenant 3 boules blanches et 2 boules noires.
On peut représenter cette expérience par l'arbre pondéré ci-dessous :
1/2 P
2/3 p(P∩N) = 1/3
N
F
2/5
N p(F∩N) = 1/5
b. Probabilité conditionnelle
Exercice n°6 :
En fin de 1eS, chaque élève choisit une et une seule spécialité en terminale suivant les répartitions
ci –dessous :
4
Probabilités – Terminale S
Par spécialité :
Mathématique Sciences SVT
s Physiques
40% 25% 35%
Remarque :
Si A et B sont tous deux de probabilité non nulle, alors les probabilités conditionnelles
p(A/B) et p(B/A) sont toutes les deux définies et on a : p(A ∩ B) = p(A/B)p(B) = p(B/A)p(A).
III. INDÉPENDANCE
a. Événements indépendants
Théorème :
Deux événements A et B de probabilité non nulle sont indépendants si et seulement si ils
vérifient une des trois conditions :
p(A/B) = p(A) ou p(B/A) = p(B) ou p( A ∩ B) = p(A)p(B).
Démonstration :
▪ Par définition, les deux premières sont équivalentes
▪ si p(A/B) = p(A) comme p(A ∩ B) = p(A/B)p(B) alors p(A ∩ B) = p(A) p(B)
p (A ∩ B)
▪ si p(A∩B) = p(A)p(B), comme p(B) ≠ 0, = p(A) c’est-à-dire pB(A) = p(A)
p (B)
Remarque :
Ne pas confondre événements indépendants et événements incompatibles.
▪ 2 événements A et B sont indépendants si p(A ∩ B)= p(A)p(B)
▪ 2 événements A et B sont incompatibles si A ∩ B= ∅.
Exercice n°8
On extrait au hasard un jeton d’un sac contenant six jetons : trois rouges numérotés 1, 2 et 3, deux
jaunes numérotés 1 et 2 , et un bleu numéroté 1.
On désigne respectivement par R, U et D les événements :
« le jeton est rouge », « le numéro est 1 » et « le numéro est 2 ».
Les événements R et U sont-ils indépendants ? Et les événements R et D ?
Définition : X et Y sont deux variables définies sur l’univers Ω d’une expérience aléatoire ;
X prend les valeurs x1, x2, …, xn et Y prend les valeurs y1, y2, …, yq.
Définir la loi du couple (X, Y) c’est donner la probabilité pi,j de chaque événement
[(X = xi) et (Y = yj)].
Remarque :
Les événements (X = xi) et (Y = yj) sont indépendants si : p[(X = xi) et (Y = yj)] = p(X = xi) × p(Y = yj)
6
Probabilités – Terminale S
Exercice n° 9
On tire au hasard une carte d’un jeu de 32 cartes. L’ensemble Ω des issues est alors l’ensemble des
32 cartes et le fait de tirer au hasard implique que les événements élémentaires sont équiprobables.
▪ On définit sur Ω la variable aléatoire X qui, à chaque issue, associe 1 si cette issue est un valet, 2 si
c’est une dame, 3 si c’est un roi, 4 si c’est un as et 0 si ce n’est pas l’une de ces figures.
Les valeurs de X sont donc x1 = 0, x2 = 1, x3 = 2, x4 = 3, x5 = 4.
▪ On définit sur Ω la variable aléatoire Y qui, à chaque issue, associe 1 si cette issue est un trèfle ou
un carreau, 2 si c’est un cœur, 3 si c’est un pique.
Les valeurs de Y sont y1 = 1, y2 = 2, y3 = 3.
1°) Définir la loi du couple (X, Y).( on pourra dr esser un tableau à double entrée)
2°) Donner les lois de X et de Y.
3°) X et Y sont-elles indépendantes ?
c) Probabilités totales
Démonstration :
B = (B ∩ A1) ∪ (B ∩ A2) ∪ … ∪ (B ∩ An),
Les événements (B ∩ A1), (B ∩ A2), …, (B ∩ An) sont 2 à 2 incompatibles donc la probabilité de leur
réunion est la somme de chacun d’entre eux , on en déduit :
p(B) = p(B ∩ A1) + p(B ∩ A2) + … + p(B ∩ An).
et en utilisant que, pour tout i de {1 ; 2 ; … ; n}, p(B ∩ Ai)=pAi(B) × p(Ai), on obtient :
p(B)= pA (B) × p(A1 ) + pA (B) × p(A2 ) + Κ Κ + pAn (B) × p(An )
1 2
Exercice n°10 :
On dispose de deux urnes U1 et U2 indiscernables. U1 contient 4 boules rouges et trois boules vertes,
U2 contient 2 boules rouges et 1 boule verte .
On choisit une urne au hasard et on tire une boule de cette urne.
Calculer la probabilité pour qu’elle soit rouge.
7
Probabilités – Terminale S
Lorsqu’on effectue successivement les deux expériences A et B, l’issue de l’une quelconque des
deux expériences ne dépend pas de l’issue de l’autre.
Les issues de la nouvelle expérience qui consiste à effectuer successivement A et B sont des
listes d’issues telles que ( P ; c ), …
L’ arbre donnant toutes les listes de résultats possibles est :
(P ; a)
a
b (P ; b)
P
(P ; c)
c
(F ; a)
a
(F ; b)
F b
c (F ; c)
IV. DENOMBREMENT
Exemples de réponses :
8
Probabilités – Terminale S
a) Permutations
Exemple :
Les permutations de { a, b, c } sont : abc, acb, bac, bca, cab, cba.
Elles sont au nombre de 3 × 2 × 1 = 6.
Par convention, 0 ! = 1.
Exercice n°11 :
Avec les chiffres 5, 6, 7, 8 et 9 utilisés une et une seule fois, combien peut–on écrire de
nombres à 5 chiffres ?
b) Combinaisons
Exemple :
Les combinaisons de 3 éléments de E = { a, b, c, d, e } sont les groupes de 3 chanteurs (sans ordre) :
{a, b, c} ; {a, b, d} ; {a, b, e} ; {a, c, d} ; {a, c, e} ; {a, d, e} ; {b, c, d} ; {b, c, e} ; {b, d, e} ; {c, d, e}
Elles sont on nombre de 10. On note 3 = 10.
5
Propriété :
Soit E un ensemble non vide à n éléments et p un entier tel que 0 < p ≤ n, alors le nombre de
n
combinaisons à p éléments de E noté p vérifie :
n n!
p =
p ! × (n – p) !
9
Probabilités – Terminale S
n
On dispose les dans un tableau à double entrée, appelé triangle de Pascal :
p
n \ p 0 1 2 3 4 5 …
0 0 = 1
0
1 1= 1 1= 1
0 1
2 2 = 1 2 = 2 2 = 1
0 1 2
3 3 = 1 3 = 3 3 = 3 3 = 1
0 1 2 3
4 4= 1 4 = 4 4 = 6 4 = 4 4 = 1
0 1 2 3 4
5 5 = 1 5 = 5 5 = 10 5 = 10 5 = 5 5 = 1
0 1 2 3 4 5
Propriétés :
Pour tous entiers p et n tels que 0 ≤ p ≤ n, on a :
▪ 0 = 1 et 1 = n
n n
▪ p = n-p
n n
▪ p + p+1 = p+1
n n n+1
Binôme de Newton
On observe que : (a + b) = 1a + 1b,
(a + b)² = 1a² + 2ab + 1b²,
(a + b)3 = 1a3 + 3a²b + 3ab² + 1b3.
On retrouve les coefficients du triangle de Pascal.
Propriété :
Pour tous réels a et b et tout entier naturel n, on a :
n
(a + b) = ∑. p × an–p × bp
n n
p=0
Exercice n°12 :
Développer les expressions suivantes : A =(x + 2)4 B = (x – 2)4
10
Probabilités – Terminale S
Exercice n°13 :
Dans un jeu de 32 cartes, on tire simultanément 3 cartes au hasard.
Quelle est la probabilité d’obtenir :
1°) Trois as.
2°) Trois cartes de même valeur.
3°) Deux cœurs et un pique.
Exercice n°14 :
Une urne contient : 5 boules n°10 ; 4 boules n°15 ; 3 boules n°20.
On tire simultanément 3 boules de cette urne. Les tirages sont équiprobables.
1°) Déterminer les probabilités suivantes :
A : « On tire au moins une boule n°15 »
B : « On tire trois boules portant trois numéros différents »
C : « On tire trois boules portant le même numéro »
D : « Parmi les trois boules, deux portent le même numéro »
2°) Il faut payer 51 € pour effectuer un tirage d e trois boules, et chaque tirage rapporte en
euros la somme des points marqués. Quelle est la probabilité d’être gagnant ?.
▪ P-listes : Il s'agit de compter toutes les listes possibles de p éléments parmi n en tenant
compte de l'ordre et avec répétitions des éléments. Le nombre de ces listes est n p .
Types de Répétitions
Ordre Dénombrement
tirages d'éléments
Successifs
de l'ordre Anp arrangements
Avec remise Un élément n'est tiré
L'ordre
Simultanés qu'une seule fois C np combinatoires
n'intervient pas
11
Probabilités – Terminale S
V. LOIS DE PROBABILITE
a) Loi de Bernoulli
Exemple :
Un dé cubique est mal équilibré : la probabilité d’obtenir 6 est de 1/7.
On appelle succès l’événement « obtenir 6 » et échec « obtenir un numéro différent de 6 ».
Cette expérience qui ne comporte que deux issues suit une loi de Bernoulli.
Si On effectue cinq fois cette expérience. On est en présence d’un schéma de Bernoulli.
Théorème :
Pour une loi de Bernoulli de paramètre p, l’espérance est p et l’écart type est pq
b) Loi Binomiale
Exemple :
Dans l’exemple précédent, on appelle X la variable aléatoire comptant le nombre de succès à l’issue des
5 lancés. On obtient les probabilités suivantes :
5 1 6
P0 = P(X = 0) = × 0 × 5 = 0,4627.
0 7 7
P1 =0,3856 ; P2 = 0,1285 ; P3 = 0,0214 ; P4 = 0,0018 ; P5 = 0,0001.
Théorème :
Pour une loi Binomiale de paramètres n et p, l’espérance est np et l’écart type est npq
Exercice n°15 :
Un sac contient 20 jetons indiscernables au toucher.
Six d’entre eux sont rouges et les autres sont bleus.
1°) On tire un jeton au hasard. Quelle est la prob abilités p d’obtenir un jeton rouge ?
2°) On tire successivement 6 jetons un à un, avec remise.
a) Quelle est la probabilité P1 d’obtenir exactement trois jetons rouges ?
b) Quelle est la probabilité P2 d’obtenir exactement un jeton rouge ou un jeton bleu ?
c) Quelle est la probabilité P3 d’obtenir au moins quatre jetons rouges ?
12
STATISTIQUES
[Link]
C HAPITRE 14
C OURS : STATISTIQUES
Approche de caracté- Une série statistique étant donnée, L’étude de séries statistiques ayant
ristiques de dispersion déterminer son étendue ou celle même moyenne permettra l’ap-
d’une série statistique d’une partie donnée de cette série. proche de la notion de dispersion
avant toute introduction d’indice
de dispersion. On introduira l’éten-
due de la série ou de la partie
de la partie de la série obtenue
après élimination des valeurs ex-
trêmes. On pourra ainsi aborder
la comparaison de deux séries en
calculant quelques caractéristiques
de position et de dispersion, ou en
interprétant des représentations
graphiques données.
La population est l’ensemble des individus sur lesquels portent l’étude statistique. Le caractère (ou
variable statistique) d’une série statistique est une propriété étudiée sur chaque individu.
Lorsque le caractère ne prend que des valeurs (ou modalités) numériques, on dit qu’il est quantitatif.
Sinon, on dit qu’il est qualitatif : les valeurs de la série ne sont pas des nombres.
Par exemple, on peut lire dans ce tableau que 16 371 individus ont entre 20 et 49 ans, que 31 359 indi-
vidus ont 39 ans ou moins, que 26,6 % des individus ont entre 40 et 59 ans, ou encore que 79,4 % des
individus ont 59 ans ou moins.
Par exemple, voici le diagramme en bâtons représentant la série des notes obtenues par une classe à un
contrôle :
Notes 2 4 6 7 8 9 10 11 12 14 17 Total
Effectif 1 2 1 2 2 3 4 6 2 1 1 25
Fréquence % 4 8 4 8 8 12 16 24 8 4 4 100
6 Effectif
1
Notes
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
2.2 Histogramme
Lorsque le caractère étudié est quantitatif et continu, et lorsque les modalités sont regroupées en
classes, on peut représenter la série par un histogramme :
l’aire de chaque rectangle est proportionnelle à l’effectif (ou à la fréquence) associée à chaque classe
Lorsque les classes ont la même amplitude, c’est la hauteur de chaque rectangle qui est proportion-
nelle à l’effectif. Par exemple, voici un histogramme représentant la répartition des salaires dans une
entreprise :
Salaires 1000 É S < 1200 1200 É S < 1400 1400 É S < 1600 1600 É S < 1800 1800 É S < 2000 Total
Effectif 36 44 64 40 16 200
Fréquence 0, 18 0, 22 0, 32 0, 2 0, 08 1
la mesure de chaque secteur angulaire est proportionnelle à l’effectif (ou à la fréquence) associé.
Par exemple, voici un diagramme circulaire représentant la répartition des adhérents à un club sportif :
Effectif 4 19 7 15 5 50
Fréquence % 8 38 14 30 10 100
Football
Tennis
Handball
Autres
Rugby
Par exemple, voici les notes obtenues à un contrôle par les 21 élèves d’une classe :
8 3 14 17 5 12 11 9 10 15 8 19 4 11 6 9 9 10 10 9 14
Pour calculer la moyenne de cette série de notes, on additionne toutes les notes, et on divise par le
nombre total de notes :
8 + 3 + 14 + 17 + 5 + 12 + 11 + 9 + 10 + 15 + 8 + 19 + 4 + 11 + 6 + 9 + 9 + 10 + 10 + 9 + 14 213
m= = ≈ 10, 14
21 21
Ï Si les valeurs de la série sont regroupées dans un tableau avec effectifs associés
Par exemple, voici les notes obtenues à un autre contrôle par les 25 élèves d’une autre classe :
Notes 2 4 6 7 8 9 10 11 12 14 17 Total
Effectif 1 2 1 2 2 3 4 6 2 1 1 25
2 + 4 × 2 + 6 + 7 × 2 + 8 × 2 + 9 × 3 + 10 × 4 + 11 × 6 + 12 × 2 + 14 + 17 234
m= = = 9, 36
25 25
Par exemple, voici la répartition des salaires de 200 salariés d’une entreprise :
Salaires 1000 É S < 1200 1200 É S < 1400 1400 É S < 1600 1600 É S < 1800 1800 É S < 2000 Total
Effectif 36 44 64 40 16 200
On considère alors qu’une classe donnée sera représentée, dans le calcul, par son centre, et on utilise le
centre de la classe pour calculer la moyenne pondérée par les effectifs :
Notes 2 4 6 7 8 9 10 11 12 14 17 Total
Effectif 1 2 1 2 2 3 4 6 2 1 1 25
on observe que la moyenne d’une série statistique dont les éléments sont rangés par ordre croissant
ne sépare pas ceux-ci - en tous cas, pas toujours - en deux parties de même effectif
Définition :
La médiane M d’une série statistique est la valeur qui partage la population étudiée en deux sous-
groupes de même effectif, chacun tels que :
– tous les éléments du premier groupe on des valeurs inférieures ou égales à M ;
– tous les éléments du deuxième groupe ont des valeurs supérieures ou égales à M .
Notes 2 4 6 7 8 9 10 11 12 14 17 Total
Effectif 1 2 1 2 2 3 4 6 2 1 1 25
E.C.C.∗ 1 3 4 6 8 11 15 21 23 24 25 25
∗
: Effectifs cumulés croissants
Les notes étant rangées dans l’ordre croissant, la case grisée indique que, de la 12ème à la 15ème , les
notes sont égales à 10.
Or 25 = 12 + 1 + 12 donc la médiane est la 13ème note c’est-à-dire 10.
On rappelle que la moyenne de la classe à ce contrôle était de 9,34, donc la médiane et la moyenne
sont (en général) différentes.
• À partir d’une représentation graphique
Une valeur approchée de la médiane peut être obtenue à l’aide de la courbe polygonale des effectifs
cumulés croissants (ou des fréquences cumulées) en lisant la valeur correspondant à la moitié de
l’effectif total (ou à une fréquence cumulée égale à 50 %) :
À la question "Quelle quantité d’eau buvez-vous par jour ?", les cinquante personnes interrogées ont
donné des réponses qui ont permis de compléter le tableau suivant :
Quantité d’eau (en L) [0 ;0,5[ [0,5 ;1[ [1 ;1,5[ [1,5 ;2[ [2 ;2,5[ [2,5 ;3[
Fréquences % 24 42 18 10 4 2
F.C.C.∗ % 24 66 84 94 98 100
∗
: Fréquences cumulées croissantes
La courbe polygonale des effectifs cumulés est obtenue en joignant par des segments les points dont
l’abscisse est une valeur de la série (ou l’extrémité d’une classe) et dont l’ordonnée est l’effectif cumulé
correspondant à cette valeur :
84 % ×
La médiane M est environ
égale à 0,8 L ;
en effet, la moitié des per-
66 % × sonnes interrogées consomme
moins de 0,8 L par jour (ou, ce
50 % qui revient au même, la moi-
tié des personnes interrogées
consomme plus de 0,8 L par
jour).
24 % ×
4 Mesure de dispersion
Comparons les notes obtenues à un contrôle par deux classe différentes :
Classe n°1 :
Notes 2 3 6 7 8 9 10 11 13 14 15 17 Total
Effectif 1 1 1 2 2 3 3 6 2 2 1 1 25
Effectif 2 1 2 2 5 6 2 3 23
Ces deux séries ne sont pas différenciables par les mesures de tendance centrale ; pourtant, on ne peut
pas dire la même chose des deux classes : elles n’ont pas le même profil !
Définition :
On appelle étendue d’une série statistique la différence entre la plus grande valeur de la série et la
plus petite. L’étendue est une mesure de dispersion des valeurs : plus l’étendue est grande, plus les
valeurs sont dispersées.