Programme de Français 3AS 2024
Programme de Français 3AS 2024
Ministère de l’Education Nationale
Commission Nationale des Programmes
Français
ème
3 année secondaire
février 2006
Sommaire
Préambule
4. Les compétences disciplinaires
4.1. Compétences à l’oral
4.1.1. En réception
4.1.2. En production
4.2. Compétence à l’écrit
4.2.1. En réception
4.2.2. En production
5. Volume horaire
6. Les contenus
6.1.1. Tableau synoptique
7. Méthodologie et stratégies
7.1.1. Conception
7.1.2. Réalisation
7.2. Evaluation
7.2.1. Formative
7.2.2. Certificative
Le nouveau programme de français pour le secondaire s’inscrit dans le cadre de la refonte du système éducatif.
L’amélioration qualitative de ce dernier doit se réaliser par la prise en compte des transformations que connaît notre pays
et celles que connaît le monde (mondialisation des échanges commerciaux, développement vertigineux des technologies de
l’information et de la communication etc.). Ce constat nous oblige à voir que l’école n’est plus, pour l’apprenant, la seule
détentrice des connaissances (l’apprenant peut parfois être « en avance » sur l’enseignant s’il est plus familiarisé avec ces
nouveaux vecteurs de transmission des connaissances) et qu’elle ne peut plus fonctionner « en vase clos ». Cet état de fait
nous interpelle sur notre conception de l’école et nous oblige à nous interroger sur nos objectifs et sur nos pratiques.
Dans ce cadre, les nouveaux programmes auront pour visée principale l’utilisation de l’apprentissage du français
comme moyen d’éducation à une citoyenneté responsable et active des apprenants par le développement de l’esprit
critique, du jugement, de l’affirmation de soi. Pour réaliser cette intention, leur conception a été guidée par la volonté de
permettre aux enseignants de :
* passer d’une logique d’enseignement à une logique d’apprentissage, c'est-à-dire d’aller vers des démarches qui
font de l’apprenant un partenaire actif dans le processus de sa formation, démarches qui le mèneront progressivement vers
l’autonomie. Il s’agit de mettre en œuvre des dispositifs qui lui permettront « d’apprendre à apprendre » pour que cet
apprentissage puisse se continuer naturellement après sa sortie de l’école. Cet apprentissage aura pour but l’installation de
compétences disciplinaires et de compétences transversales. L’acquisition des compétences se fera plus aisément si des
savoirs disciplinaires, particuliers, peuvent être mis en relation dans l’esprit de l’apprenant, c'est-à-dire si les enseignants
s’ouvrent à l’interdisciplinarité.
* doter les apprenants d’un outil linguistique performant, permettant le plus de « transactions » possibles par la
prise en compte de toutes les composantes de la compétence de communication car l’acquisition d’une langue étrangère ne
peut pas se réaliser efficacement si on distingue l’aspect « utilitaire » de l’aspect « culturel ». Une langue maîtrisée est un
atout pour la réussite professionnelle dans le monde du travail (qui demande de plus en plus la connaissance des langues
étrangères) et le moyen le plus objectif de connaissance de l’Autre à travers une réflexion entretenue sur l’Identité/
Altérité.
* favoriser l’intégration des savoirs, savoir-faire, savoir être par la mise en œuvre de l’approche par compétences.
Cette dernière permet de ne pas couper les apprenants de leur environnement culturel et social par le transfert, à l’extérieur,
des habiletés acquises à l’école.
* développer chez les apprenants des attitudes sociales positives comme l’esprit de recherche et de coopération ;
de stimuler la curiosité, l’envie d’apprendre par la réalisation collective de projets. Le projet, qui obéit à des intentions
pédagogiques, constitue le principe organisateur des activités et la manifestation des rapports dialectiques entre
l’enseignement et l’apprentissage.
La 3ème année secondaire est une année qui parachève le cycle scolaire. Elle a pour but de finaliser les apprentissages
du cycle et doit donc permettre de réaliser l’objectif terminal d’intégration du cycle (OTI). De plus, elle prépare l’apprenant
à l’examen du baccalauréat (évaluation certificative).
La finalité de l’enseignement du français ne peut se dissocier des finalités d’ensemble du système éducatif.
L’enseignement du français doit contribuer avec les autres disciplines à :
la formation intellectuelle des apprenants pour leur permettre de devenir des citoyens responsables,
dotés d’une réelle capacité de raisonnement et de sens critique ;
leur insertion dans la vie sociale et professionnelle.
Sur un plan plus spécifique, l’enseignement du français doit permettre :
l’acquisition d’un outil de communication permettant aux apprenants d’accéder aux savoirs ;
la sensibilisation aux technologies modernes de la communication ;
la familiarisation avec d’autres cultures francophones pour comprendre les dimensions universelles
que chaque culture porte en elle ;
l’ouverture sur le monde pour prendre du recul par rapport à son propre environnement, pour réduire
les cloisonnements et installer des attitudes de tolérance et de paix.
Les apprenants, au terme du cursus, auront :
acquis une maîtrise suffisante de la langue pour leur permettre de lire et de comprendre des messages
sociaux ou littéraires ;
utilisé la langue dans des situations d’interlocution pour différents buts en prenant en compte les
contraintes de la vie sociale ;
exploité efficacement de la documentation pour la restituer sous forme de résum és, de synthèses de
documents, de compte rendus ;
adopté une attitude critique face à l’abondance de l’information offerte par les média ;
produit des discours écrits et oraux qui porteront la marque de leur individualité (que ces discours
servent à raconter, à exposer, à rapporter des dires ou à exprimer une prise de position) ;
appréhendé les codes linguistique et iconique pour en apprécier la dimension esthétique.
Objectif Terminal d’Intégration (pour le cycle)
Produire un discours écrit/oral relatif à une situation problème de la vie sociale en respectant les
contraintes de la situation de communication ainsi quel’enjeu et en s’impliquant nettement (discours marqués
par la subjectivité).
L’apprenant est capable de :
- comprendre et d’interpréter des discours écrits pour les restituer sous forme de comptes-rendus objectifs ou critiques, à
l’intention d’un (des) destinataire(s) précis, pour exprimer une réaction face à ces discours ou pour agir sur le destinataire ;
- produire un discours écrit/oral sur un des thèmes étudié en 2ème année en respectant la situation de communication et
l’enjeu communicatif et en choisissant le modèle le plus adéquat parmi les modèles étudiés.
Compétences disciplinaires à installer en troisième année secondaire
Ces compétences seront installées grâce à la mobilisation des différentes ressources : capacités (ensemble de
savoirs et de savoir-faire, fruits d’une activité intellectuelle stabilisée), objectifs et contenus (présents dans les différents
objets d’étude).
Comprendre et interpréter des discours oraux en tant que récepteur ou en tant qu’interlocuteur.
Produire des messages oraux en situation de monologue ou d’interlocution pour :
- exposer des faits en manifestant son esprit critique ;
- participer à un débat d’idées ;
- interpeller le(s) interlocuteur(s) pour le(s) faire réagir ;
Comprendre et interpréter divers discours écrits pour les restituer sous forme de synthèse.
Produire un texte en relation avec les objets d’étude et les thèmes choisis, en tenant compte des
contraintes liées à la situation de communication et à l’enjeu visé.
4.1. Compétence à l’oral
4.1.1. En réception
Comprendre et interpréter des discours oraux en tant que récepteur ou en tant qu’interlocuteur.
Capacités et objectifs d’apprentissage à l’oral
Capacités Objectifs d’apprentissage à l’oral
4.1.2 En production
Produire des messages oraux en situation de monologue ou d’interlocution pour exposer des faits en manifestant son
esprit critique, participer à un débat d’idées, interpeller le(s) interlocuteur(s) pour le(s) faire réagir.
Capacités et objectifs d’apprentissage à l’oral
Capacités Objectifs d’apprentissage à l’oral
Définir la finalité du message oral
Activer des connaissances relatives à la situation de communication.
Activer des connaissances relatives au domaine de référence dont on doit parler.
Sélectionner les informations nécessaires à partir d’une documentation
pour faire son exposé.
Choisir le niveau de langue approprié.
Planifier et Adapter son propos à son auditoire.
organiser son Arrimer son propos au propos de l’interlocuteur.
Assurer la cohésion du message pour établir des liens entre les informations (en
propos
situation d’exposé).
Utiliser adéquatement les supports annexes (en situation d’exposé).
Prendre en compte les réactions non verbales de son interlocuteur pour ajuster
son propos (en situation d’interlocution).
Respecter le temps imparti.
4.2. Compétence à l’écrit
4.2.1. En réception
Comprendre et interpréter divers discours écrits pour les restituer sous forme de synthèse.
Comprendre c’est se poser en tant que lecteur, établir des interactions entre un discours et ses propres connaissances, que ces
connaissances concernent le contenu, les structures typiques, le lexique, la syntaxe, la pragmatique. C’est ensuite, à partir de connaissances
générales, élaborer des hypothèses, confirmer ou réfuter celles-ci sur la base des informations rencontrées dans le texte. C’est faire un aller-
retour constant entre les différents niveaux de traitement de l’information (du mot, à la phrase, à l’énoncé, au texte, au contexte et vice-versa).
Capacités et objectifs d’apprentissage en lecture
Capacités Objectifs d’apprentissage à l’écrit
Savoir se positionner Définir son objectif de lecture (lire pour résumer, pour le plaisir,
en tant que lecteur pour accroître ses connaissances…).
Adapter sa modalité de lecture à son objectif. (lecture littérale,
inférentielle, sélective…).
Anticiper le Exploiter les informations relatives au paratexte et à l’aire
sens d’un texte scripturale du texte dans son ensemble pour émettre des
hypothèses sur son contenu et sur sa fonction (argumentative,
narrative…).
Retrouver les Distinguer les éléments constitutifs de la situation de
différents niveaux communication.
d’organisation d’un Repérer la structure dominante du texte.
Repérer les énoncés investis dans la structure dominante.
texte
Repérer la progression thématique.
Retrouver les facteurs assurant la cohésion du texte.
Séquentialiser le texte pour retrouver les grandes unités de sens.
Elaborer des Identifier les informations contenues explicitement dans le texte.
significations Distinguer les informations essentielles des informations
accessoires.
Regrouper des éléments d’information pour construire des champs
lexicaux.
Expliquer les ressemblances ou les différences à plusieurs niveaux
(emploi des temps, focalisation, diversité des énoncés :
description, énoncés au style direct et indirect…).
Expliquer l’influence des constructions syntaxiques sur le texte.
Repérer les marques de l’énonciation.
Interpréter un schéma, un tableau ou des données statistiques.
Expliquer le rapport entre le linguistique et l’iconique.
Distinguer le fictif du vraisemblable, du vrai.
Mettre en évidence l’implicite par la connaissance du contexte.
Etablir des relations entre les informations pour faire des
déductions, des prédictions.
…/…
Se construire une image du scripteur.
Réagir face à un Prendre position par rapport au contenu.
texte Découvrir l’enjeu discursif.
Justifier la transparence ou l’opacité du texte.
Evaluer le degré d’objectivité (ou de subjectivité) et le justifier.
Juger du type de rapport que le scripteur entretient avec le lecteur.
4.2.2. En production
Produire un texte en relation avec les objets d’étude et les thèmes choisis, en tenant compte des contraintes liées à la
situation de communication et à l’enjeu visé.
Ecrire c’est se poser en tant que producteur d’un message à l’intention d’un ou de lecteurs particuliers. C’est donc mobiliser ses savoirs
et savoir-faire selon les contraintes sociales et culturelles de la communication. C’est faire des choix stratégiques élaborés à des niveaux
successifs.
Capacités et objectifs d’apprentissage à l’écrit
Capacités Objectifs d’apprentissage à l’écrit
Définir la finalité de l’écrit (ou respecter la consigne donnée).
Choisir une pratique discursive (ou respecter la consigne).
Planifier sa Activer des connaissances relatives à la situation de communication.
production au Activer des connaissances relatives au domaine de référence dont on doit
parler.
plan pragmatique Sélectionner les informations nécessaires à partir d’une documentation.
et au plan du Se faire une idée du lecteur de l’écrit pour sélectionner les informations
contenu les plus pertinentes.
Faire un choix énonciatif.
Choisir une progression thématique.
Choisir le niveau de langue approprié.
Mettre en œuvre le modèle d’organisation suggéré par une consigne ou le
modèle d’organisation le plus adéquat à la situation de communication.
Faire progresser les informations en évitant les répétitions, les
contradictions.
Organiser sa
Assurer la cohésion du texte par un emploi pertinent des temps et par
production l’établissement de liens entre les informations.
Insérer harmonieusement les énoncés narratifs, descriptifs, les énoncés au
style direct et indirect.
Assurer la présentation (mise en page) selon le type d’écrit à produire.
Utiliser la langue Produire des phrases correctes au plan syntaxique.
Utiliser le lexique adéquat à la thématique, à la finalité de l’écrit.
d’une façon
Utiliser de manière adéquate les signes de ponctuation pour faciliter la
appropriée lecture de l’écrit.
Utiliser une grille d’auto évaluation pour détecter ses erreurs à différents
niveaux.
Définir la nature de l’erreur :
- mauvaise prise en compte du lecteur ;
- mauvais traitement de l’information (contenu) ;
Réviser son écrit - cohésion non assurée ;
- fautes de syntaxe, d’orthographe ;
- non respect des contraintes pragmatiques.
Mettre en œuvre une stratégie de correction :
- mettre en jeu diverses opérations (suppression, addition,
substitution, déplacement).
Les thèmes proposés en 3ème As aideront l’apprenant à mieux situer l’homme dans le monde actuel, et comprendre
les défis du monde moderne.
5. Les volumes horaires
Filières Volume horaire
3ème AS
Lettres et Langues Etrangères 4 heures
Techniques, Sciences Expérimentales, 3 heures
Mathématiques, Gestion Economie
N.B : Le présent programme tient compte des différences de volume horaire selon les filières par l’ajout d’un objet d’étude.
Ainsi pour la filière lettres sont ajoutés un objet d’étude (l’appel) et des activités supplémentaires.
6. Les contenus
6.1. TABLEAU SYNOPTIQUE
Pratiques discursives et Objets d’étude Notions clés Techniques Thématiques
intentions d’expression (savoirs
civilisationnels)
communicatives
I. Les discours
- L’exposé des
1-Exposer des faits événements (Histoire) La synthèse de L’homme
et manifester son Documents et - L’introduction du discours (les documents contemporain
esprit critique textes commentaires)
d’histoire. - Personne et personnage. Les défis du
Le compte- 3èmemillénaire
rendu critique
La mondialisation
2- Argumenter pour -Les stratégies des échanges
faire réagir L’appel argumentatives et incitatives. La lettre de
(pour les lettres - Les différents types motivation Solidarité
uniquement) d’arguments
- La structure de l’appel Justice
- Les figures de rhétorique : La technique de
3- Dialoguer pour la concession, prise de parole Les droits de
confronter des points Le débat l’atténuation, l’opposition, l’homme
de vue d’idées la restriction, l’euphémisme,
l’emphase. Les ONG
Réflexions sur les
arts : théâtre,
cinéma, musique
II. La relation
peinture
d’événements - Récits à structure complexe :
le récit cadre et le(s) récit(s)
- Raconter encadré(s).
pour exprimer son La nouvelle - Le rapport temps de
imaginaire fantastique l’histoire /temps de la
narration.
- Les indices et les informants.
- L’allégorie, la métaphore, la
personnification
Exprimer son Poésie et - Les figures de style :
individualité chansons comparaison, métaphore,
« Le fait poétique » engagées métonymie.
Textes et - Le slogan publicitaire : la
N.B. à étudier images relation texte/image.
durant toute l’année
6.2. TABLEAUX PAR OBJET D’ ETUDE
Concernant les tableaux par objet d’étude suivants, il est à noter que pour le niveau phrastique, il incombe à
l’enseignant de choisir les points de langue à travailler en fonction du support pour renforcer les acquis.
Documents et textes d’histoire
Niveau discursif Niveau textuel
Visée explicative ancrage historique
du discours historique procédés d’objectivation du discours
historique
Exposé historique et procédés d’authentification des faits évoqués
narration Personne et personnage
chronologie et rapport au présent
interprétation et analyse critique des discours
Degré de distanciation les commentaires du scripteur
du scripteur par
rapport aux faits.
Compétences transversales à privilégier :
Acquérir de l’autonomie par la recherche des connections/des convergences entre plusieurs disciplines
Développer son esprit critique par l’analyse de la vérité/vraisemblance des faits rapportés.
Types de supports :
Les supports ayant pour sujet ou pour cadre l’Histoire ; textes didactiques, mémoires, témoignages, documents et supports
audio-visuels, extraits de romans historiques (ce dernier support ne concerne que les classes littéraires).
Exemples d’activités Lettres Sciences
Identification du degré d’implication de X X
l’énonciateur.
Identification des procédés d’objectivation X X
du discours historique.
Activité de recherche : dans le cadre d’une
enquête, mise au point d’un questionnaire sur un X
événement historique choisi.
Comparaison de textes historiques traitant X X
d’un même événement et réalisation d’une
synthèse.
A partir d’un témoignage, distinction entre
l’événement historique et les observations et les X X
réflexions du scripteur.
Identification des références historiques à X
partir d’un extrait de roman.
Détermination, dans un extrait de roman, de
la position de l’auteur par rapport au(x) faits(s) X
historique(s) raconté(s).
Critique d’une affiche informative relative à X X
une période historique donnée.
Transformation d’un texte long, issu d’un
document en une page de manuel scolaire. X X
Synthèse d’informations par regroupements X X
de données.
L’appel
(Cet objet d’étude ne concerne que les classes de lettres)
Niveau discursif Niveau textuel
Visée exhortative L’organisation de l’appel :
(faire réagir)
- la phase d’ouverture (thème effet
d’annonce),
Agir et faire réagir
- l’explicatif au service de
l’argumentation,
- l’appel
Stratégies de l’appel
La rhétorique de l’appel
- Les différentes formes d’injonction
- L’anaphore comme procédé rhétorique
Compétence transversale à privilégier :
Obtenir l’adhésion des autres et les faire réagir.
Types de supports :
Les textes exhortatifs, les affiches, les manifestes et les chansons engagées.
Activités :
- Identification des différentes étapes d’un appel dans différents supports.
- Réalisation d’une affiche d’après un « appel ».
- Adaptation de son argumentaire en fonction de différents destinataires.
- Identification des séquences informatives (constat) dans un appel.
- Réécriture d’un texte argumentatif sous forme d’appel.
- Activités de recherche : collecte de chansons et de poèmes puis transformation de ces textes en appel.
- Transformation d’une petite annonce parue dans un journal (ex : don de sang) en texte exhortatif.
- Rédaction d’un appel en relation avec une image ou un événement
d’actualité important, pour sensibiliser le public à un problème.
- Collecte d’une documentation sur les sites historiques du pays, classés patrimoine mondial, puis rédaction d’un appel pour
leur préservation.
Le débat d’idées
Niveau discursif Niveau textuel
Visée : prendre
position Le système d’énonciation
Les figures de style de la réfutation :
l’antithèse, l’ironie, la concession, l’emphase
L’énonciation à
Les connotations (positives / négatives) ou
plusieurs (la
l’implicite du discours
polyphonie)
Les séquences narratives comme exemples pour
Prise en compte du l’argumention
destinataire dans
son discours Les citations comme arguments d’autorité
L’interpellation
Compétence transversale à privilégier :
S’affirmer en tant qu’interlocuteur et respecter le vis-à-vis.
Types de supports :
Textes et articles polémiques, supports audiovisuels divers.
Exemples d’activités Lettres Sciences
Identification du (des) procédé(s) qu’un X X
locuteur emploie pour agir sur l’allocutaire.
Discrimination des différents arguments
d’autorité (citations, proverbes, aphorismes, X X
dictons) dans divers textes.
Identification des figures de style utilisées
pour réfuter. X
Complétion par une introduction et/ou une X
conclusion d’un texte polémique.
Insertion d’une séquence narrative X X
pour illustrer un argument.
Réfutation d’une thèse avancée.
X X
Simulation d’un débat radiodiffusé sur un
thème puis rédaction de la synthèse. X
Confrontation d’expériences personnelles sur
un thème choisi. X
Réécriture d’une conversation de jeunes
d’un niveau de langue relâché en langue X X
standard.
La nouvelle fantastique
Niveau discursif Niveau textuel
Le point de vue du narrateur
Visée : représentation Les rythmes du récit :
singulière d’un monde accélération, pause et
ralentissements
La gradation et les procédés de
dissimulation
Rapport histoire / narration Les indices et les informants
Evolution de la description des
actants et du décor
Dramatisation et visée de la L’introduction et la chute du récit
nouvelle Structure complexe de la nouvelle
- Les prolepses et les analepses
- Le récit cadre et le(s) récit(s)
encadré(s)
Compétence transversale à privilégier : - développer l’esprit de créativité,
- développer l’esprit logique.
Types de supports : Nouvelles fantastiques (à ressort psychologique)
Exemples d’activités Lettres sciences
Identification des indices du fantastique dans X X
la nouvelle.
Mise en évidence des moyens utilisés X X
pour introduire l’irréel dans le réel.
Mise en évidence du rôle joué par les
procédés de dissimulation (les expressions X X
allusives, les suppositions…) dans la
nouvelle.
Repérage des procédés de dramatisation X X
dans le déroulement du récit.
Comparaison du début et de la chute de la
nouvelle. X X
X
Etude de la circularité de la nouvelle.
Relevé des indices d’évolution du décor X X
dans la nouvelle en rapport avec l’évolution
des personnages et de leur psychologie.
Résumé de l’intrigue d’une nouvelle en X X
quelques lignes.
Identification des récits encadrés dans une X X
nouvelle et détermination de leur fonction.
Mise en évidence du lien entre la structure X
complexe de la nouvelle et sa visée.
Transformation d’un fait divers en récit X
fantastique dans lequel le décor provoque
sensations et interrogations.
Activité de recherche : enquête sur les X
croyances et les superstitions dans une région
donnée, puis rédaction d’un récit fantastique
à partir des résultats de l’enquête.
[Link]
Parce que tout apprentissage est tributaire de l’environnement des apprenants, de leur degré de mobilisation, de
l’estime qu’ils se portent ainsi que de la qualité de leurs relations avec le professeur, il est indispensable que l’intitulé du
projet soit négocié avec eux au niveau de la thématique et au niveau de la forme que prendra le produit.
Quand un apprenant entre dans un apprentissage, il est porteur de représentations et de capacités (ensemble de savoir
et savoir-faire, fruits d’une activité intellectuelle stabilisée) que l’action didactique doit s’efforcer de faire émerger par
l’évaluation diagnostique.
L’évaluation diagnostique
On propose aux apprenants une situation problème qui permettra de faire émerger leurs représentations et l’état de
leurs acquisitions. Cette évaluation permettra de connaître les apprenants dans leur niveau pour détecter les éléments
positifs sur lesquels le professeur peut s’appuyer. Les résultats obtenus par l’évaluation diagnostique amélioreront le plan de
formation initialement prévu par une reformulation d’objectifs plus précis et une détermination de contenus plus adéquats.
7.1.2. Réalisation
Pour permettre la réalisation du projet, l’enseignant choisira la progression, les méthodes et les stratégies, la nature
des activités, les exercices, les techniques d’expression et les supports en fonction des besoins exprimés par les apprenants
pendant le déroulement du projet, ou inférés par le professeur au vu de leurs productions dans la quotidienneté de la classe.
L’enseignement / apprentissage s’organisera en séquences. Chaque séquence prendra en charge un savoir faire à maîtriser
(un niveau de compétence) et devra se terminer par une évaluation.
7.2. Evaluation
7.2.1. L’évaluation formative
L’évaluation formative prend une place centrale dans le processus d’enseignement apprentissage. Elle gère
l’articulation dynamique qui lie les contenus enseignés aux stratégies d’apprentissage utilisées pour leur acquisition et les
effets de régulation que cela implique. Elle facilite la gestion du projet, l’adéquation entre les visées et les stratégies
utilisées ; elle assure la qualité de l’information au moment même de sa circulation ; elle cible principalement les
apprenants en difficulté face à la tâche proposée.
7.2.2. L’évaluation certificative
Toute compétence est exprimée par une performance qui satisfait à des critères bien définis. Critérier une compétence
c’est la spécifier afin d’établir en terme d’indicateurs observables les éléments significatifs d’une bonne réussite.
La liste des indicateurs englobe des objectifs en principe déjà maîtrisés (avant l’apprentissage) et les objectifs
d’apprentissage sélectionnés pour le projet. Cette distinction doit avoir des répercussions sur le barème de notation. Pour
savoir si une compétence est installée chez l’apprenant, il est essentiel de concevoir une situation d’évaluation pertinente.