Fondation sur sol argileux à Diamniado
Fondation sur sol argileux à Diamniado
1 – Localisation
L’ouvrage étudié est un bâtiment à usage d’habitation, projet de construction d’un site de l’institut
supérieur de Technologie industrielle (I.S.T.I), ce projet sera logé dans un quartier de Diamniado.
1
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Cet habitat a une surface au sol de 98.01m². La hauteur sous-planchée à chaque niveau est de 3m.
Pour permettre le passage à niveau, il est prévu un escalier à chaque niveau. La constitution de
l’immeuble est la suivante :
Au Rez-de-chaussée :
- Salon + Salle à manger ………………………………..29m²
- Cuisine ………………………………………………………..16.5m²
- Dégagement ………………………………………………….15.225m²
- Garage………………………………………………………….15m²
- Toilette visiteur…………………………………………….4.5m²
- Piscine…………………………………………………………..18m²
- Un escalier……………………………………………………..8.16m²
A l’étage :
- Chambre « Parents » ……………………………………..10.05m²
Salle de bain………………………………………..5.565m²
- Chambre 1……………………………………………………..15.00m²
Salle de bain…………………………………………4.4m²
Dressing……………………………………………….2.6m²
- Chambre 2………………………………………………………..16.5m²
Salle de bain………………………………………….4.5m²
Dressing………………………………………………..4.5m²
- Bureau……………………………………………………………..7.035m²
- Espace familial………………………………………………….12.9375m²
- Escalier…………………………………………………………….8.16m²
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Les planchers sont des plaques minces dont l’épaisseur est relativement faible par rapport aux
autres dimensions. On a opté pour des planchers a corps creux et ceci pour les raisons suivantes :
La facilité de réalisation.
Les portées de l’ouvrage ne sont pas importantes (maximum 5m).
Diminuer le poids de la structure.
L’épaisseur des dalles dépend le plus souvent des conditions d’utilisation et de résistance.
Lx
e≥
22,5
Résumons :
Calculée Choisie
3
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Calculée Choisie
12+4
Dalle D1 3 13,33 16
16 12+4
Dalle D2 3 13,33
16 12+4
Dalle D3 1,5 6,67
16 12+4
Dalle D4 2.67 11.86
20 16+4
Dalle D5 4,00 17.77
16 12+4
Dalle D6 2.1 9,33
16 12+4
Dalle D7 3 13,33
16 12+4
Dalle D8 2 08,89
4
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
L
h≥ avec (h≥30)
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0,4d≤b≤0,6d
Avec :
On aura donc :
Etant donné que les planchers sont identiques, les résultats du pré dimensionnement des poutres
seront consignés dans le tableau ci-après :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Le calcul de la section du béton sera fait en compression centré, les règles du BAEL 99 préconisent
de prendre une section réduite en laissant 1cm de chaque côté, en tenant compte de la ségrégation du
béton. D’après l’article B.8.4.1 du BAEL 99 : l’effort normal ultime Nu agissant sur le poteau doit
être au plus égal à la valeur suivante :
Br . f c 28 A st . f e
N≤α
[ 0,9 γ b
+
γs ]
Les règles du BAEL 99 préconisent de prendre la section réduite Br :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Nu A st . f 0,9 γ b
Br ≥
[ α
−
γs
e
]
f c28
Tel que :
γ b: 1.5
γ s : 1.15
0,9 N u . γ b
Avec : Ast =0 on a donc Br ≥
α . f c 28
D’après le BAEL 99, lors d’un pré dimensionnement on fixe le ath ainsi pour notre cas : ath = 15cm.
Avec :
5,4 %N u
D’où Br ≥
α
Poteau
Surface(m²)
d'angle
A1 0,437
A2 0,458
A3 0,187
A4 0,543
A5 0,249
A6 0,249
A7 0,259
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Poteau de surface
rive (m²)
C1 0,785
C2 0,217
C3 0,714
C4 0,706
C5 0,779
C6 0,383
C7 0,681
C8 0,355
C9 0,485
C10 0,469
C11 0,514
Poteau
Surface(m²)
Central
B1 0,918
B2 0,96
B3 0,817
Plancher :………………….548x1.104=0.604992t
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Surcharges :…………………250x1.104=0.276t
Poutres………………....2500x0.32292=0.807t
G = 1.4119t. Q = 0.276t
NB : les poutres F8, F13 et F22 transmettent la moitié de leurs charges au poteau central d’où :
Plancher :…………………401x1.104=0.442704t
Surcharges :…………………….250x1.104=0.276t
Poutres…………………………..2500x0.32292=0.807t
G = 1.249t. Q = 0.276t
Plancher :…………………..548x0.902758=0.4947t
Surcharges :……………………250x0.902758=0.2256 t
Poutres ………………………2500x0.276=0.690t
G = 1.1847t. Q =0.2256 t
Plancher :……………………………………401x 0.90275=0.362t
Surcharges :………………………………….250x0.90275=0.2256t
Poutres ……………………………………..2500x0.276=0.690t
G = 1.052t. Q = 0.2256t
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Plancher :………………………….548x0.62445=0.3421t
Surcharges :…………………………..250x0.062445=0.15611t
Poutres ……………………………...2500x0.2499=0.624t
G = 0.966t. Q = 0.15611t
Plancher :…………………………..421x0.62445=0.26286t
Surcharges :…………………………..250x0.62445=0.15611t
Poutres ………………………………2500x0.2499=0.624t
G =0.8868 t. Q = 0.15611t
Avec :
Nu = 1.35Ng+1.5Nq
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Poteau central
Pour pré-dimensionner notre poteau B2 au niveau Etage, un certain nombre des conditions doivent
être fixées parmi tant d’autres on peut citer :
𝛄 ≤35
α =0,708
α =0,708
1,35 N u .
Or Br ≥ ⟶ avec Nu =2.66823t ou Nu= 0.0266823MN, Br ≥ 0.002035
α . f c 28
0.002035
Pour une section rectangulaire on aura b≥ +0.02 ⟶b ≥ 0.15m
(a−0.02)
Les résultats du calcul des sections des poteaux sont consignés dans les tableaux suivants :
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Poteau de rive
Poteau d’angle
Il s’agit ici des escaliers droits composés de deux(2) volées reposant sur des paillasses. Les deux (2)
volées ont une hauteur des 1,44m.
Volées :
Hauteur de la volée……………..1,44m
Emmarchement (Em)……………………1,40m
Sachant que la hauteur de la contremarche h 𝜀 [15 ; 20], on opte pour h=16cm ; comme 1,44 = nh on
aura pour le 1 er volée n=9.
Paillasse :
Hauteur de la volée…………………………..1,44m
1.44
Angle d’inclinaison…………tg =𝞫 ⟶𝞫= 28,07°
2.70
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
L 4.10
Epaisseur paillasse……………..e= = =0.164 m d ' où 17.0 cm
25 25
Palier :
Largeur palier……………………….k*Em=1,40x1.40=1,96m
Epaisseur palier…………………….16cm
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Les poteaux sont des éléments structuraux qui assurent la transmission des efforts des poutres
vers les fondations. En pratique un poteau est toujours soumis à la flexion composée (N et M).
Cependant conformément à l’article B.8.2.10 du BAEL nous considérons soumis en compression
centrée tout poteau qui en plus de l’effort normal de compression N, n’est sollicité que par des
moments dont l’existence n’est pas prise en compte dans la justification de la stabilité et de la
résistance des éléments qui lui sont liés et qui ne conduisent par ailleurs qu’à de petites
excentricités de la force de l’extérieure. Les armatures seront calculées à l’état limité ultime
« ELU » sous l’effet de l’effort normale ultime et dans la situation suivante :
D’après le BAEL99 :
La section d’armatures longitudinales doit être au moins égale à 4 cm² par mètre de longueur de
paroi mesurée perpendiculairement à la direction de ces armatures d’une part, et d’autre part
égale à 0,2% de la section totale du béton comprimé, sans pouvoir dépasser 5% en dehors des
zones de recouvrement de ces barres (Art. A.8.1.21).
La distance maximale de deux armatures voisines sur une même face doit être au plus égale à :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Suivant les conditions les poteaux RDC sont des éléments encastrés à une extrémité et libre à
lo
l’autre d’où 1f ≥
√2
Elancement
L’élancement est la déformation que subi un poteau sous l’effet de la charge dite charge de
lf
compression. Il est définit par la relation suivante : 𝞴= avec i le rayon de giration dépendante
i
a
de la géométrie de la section est définit comme suit : i = pour les sections rectangulaires
√ 12
avec a le plus petit côté.
226 √ 12
A.N : 𝞴 = = 52.19
0.15
Armatures longitudinales
Nous rappelons que pour les poteaux, le calcul se fait à l’état limite. Soit nu l’effort Normal ultime,
connu tel que Nu=0.94512MN (Combinaison la plus défavorable). L’équilibre est donné par la
α Br . f c 28 Ast . f e
relation suivante : Nu ≤ [
k 0,9 γ b
+
γs ] (1) l’expression dans laquelle Br exprime la section
réduite du poteau et donné par : Br= (a-0,02) (b-0,02) pour les sections rectangulaires.
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Tous les paramètres de calcul étant évalués, on tire de (1) notre section d’armature.
γ s N u B r . f c28
Asϕc
fe α [ −
0,9 γ b ]
Après calcul, on obtient : Asc = 9.26 cm²
Armatures transversales
ϕl
𝟇t ≥ 𝟇t = 3
3
- En zone de recouvrement
1 ϕ l. f e
St = Lr Lr Avec Lr = 0.6Ls où Ls = 𝟇l ≥ de plus τ su =0.6 ψ 2 . f C 28 sachant que 𝟁 = 1.5
3 4 τ su
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Les résultats de ferraillage des poteaux sont résumés dans le tableau suivant :
Les poutres sont des éléments horizontaux souvent soumis à un moment fléchissant (M z) et effort
tranchant (Vy).
Vu que l’influence de l’effort normal (Nx) sur les poutres est souvent insignifiante devant celle du
moment fléchissant ou de l’effort tranchant, on ne le prend pas en compte.
L’équilibre du moment fléchissant est assuré par la mise en place des armatures longitudinales,
tandis que l’effort tranchant est repris par les armatures transversales.
Du point de vue RDM, on distingue les poutres isostatiques et les poutres continues.
Notons que, pour les poutres isostatiques, le calcul de M z et Vy est simple. Par contre les poutres
continues sont des éléments hyperstatiques dont les équations de la statique ne suffisent pas à la
détermination de toutes les actions de contact. Pour ce faire BAEL propose, deux méthodes de
calcul simplifiées permettant d’évaluer les sollicitations dans les poutres continues en béton
armé.
La détermination des sollicitations des poutres isostatiques est sans grandes difficultés. Les règles
élémentaires de RDM permettent de les évaluer.
Les poutres continues sont des poutres qui reposent sur plusieurs appuis simples et dont les
moments aux appuis, hormis les appuis de rives ne sont pas nuls. Ce qui rend le système
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
hyperstatique. Pour lever cette hyperstaticité, les règles du BAEL proposent des méthodes qui
s’appliquent selon que les conditions suivantes soient vérifiées ou non :
Les inerties des sections transversales sont les mêmes dans les différentes travées en continuité ;
Remarque :
Si la première condition est vérifiée alors que une ou plus des trois autres ne le sont, on
appliquera la méthode de Caquot minorée
Etant donné que la fissuration du bâtiment, faisant l’objet de notre étude, est jugée préjudiciable,
et que Q < max (2G ; 5KN/m²), par ailleurs l’inertie n’est pas constante le long de la poutre, la
méthode de Caquot Minorée sera donc appliquée pour l’évaluation des efforts.
Principe de la méthode
La méthode consiste à appliquer la méthode de Caquot qui consiste à calculer le moment sur
chaque appui d’une poutre continue en considérant uniquement les travées qui encadrent l’appui
considéré. C’est une méthode de continuité simplifiée car le moment fléchissant sur un appui ne
dépend pas que des charges sur les travées qui lui sont adjacentes. Mais en considérant aux
2
calculs des moments aux appuis la charges permanente réduite g’= g.
3
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
La poutre continue est assimilée pour le calcul à une succession de poutres à deux travées de part
et d’autre de l’appui étudié. Dans ce cas, il n’y aura pas de moments sur les appuis en amont et en
aval de l’appui considéré, ce qui n’est pas conforme aux hypothèses de la continuité. La méthode
de Caquot tient compte de cela en remplaçant les portées réelles par des portées fictives :
P w l ' w 3 + Pe l ' e3
Ma =
8.5(l' w +l' e )
Les moments en travée sont calculés en considérant les travées réelles (de portée 1 et non l’)
chargées ou non suivant le cas et soumises aux moments sur appuis obtenus précédemment.
Comme dans l’évaluation des moments sur appuis, on ne considère que les deux travées
adjacentes à la travée étudiée. Le cas de charge à envisager est le suivant :
Pour notre cas de chargement considéré, le moment en travée est donné par :
M(x) = u(x) + Mw 1− ( xl )+ Me xl
U (x) est le moment dans la travée isostatique de référence correspondance au cas de chargement
étudié.
Dans la pratique quel que soit la méthode le but sera la détermination du moment en travée
maximal et de la position correspondante pour un changement uniforme le moment maximal et sa
position sont donnés par :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
qx x x 1 Me −Mw
Mo(x) =
2 ( )
( 1−x ) + Mw 1− + Me avec x = +
l l x ql
L’effort tranchant pour un cas de charge donné est calculé comme l’opposé du dérivé du moment
fléchissant soit :
du(x ) Me−Mw
V (x) =- +
dx l
Où Vwo et Veo sont les efforts tranchants à gauche et à droite de l’appui i ; Ma(i) est le moment
sur l’appui i.
La détermination des efforts par la méthode de Caquot est récapitulée dans le Tableau FG ci-
dessous. Notons que seul un cas de combinaison sera exposé.
Considérons la file de poutres à B3 du plancher Haut du RDC. La méthode de Caquot étant conçue
pour des charges uniformément réparties, il faudra donc transformer les charges triangulaires et
trapézoïdales en des charges équivalentes uniformément réparties.
Calcul des charges et surcharges revenant des poutres F13, F14 et F22:
Conformément ci-dessous, les poutres F13, F14 et F22 reçoivent comme charges :
Permanentes :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
D’exploitation :
21
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
On remarque que la poutre B39 est plus sollicitée par rapport à B38 et B40, d’où on retiendra le cas
le plus défavorable où g = 15,24kN/ml et q= 3,75kN/ml.
Le calcul des moments sur appuis et en travées peut être présenté dans un tableau comprenant autant
de colonnes qu’il y a de travées et d’appuis sur la poutre continue. Le tableau peut prendre la ci-
dessous :
NB : le calcul des moments sur appuis dus aux charges permanentes se fait avec g = 2G / 3 (et
uniquement le calcul des moments sur appuis, on reprend la totalité de g ensuite pour le calcul des
moments en travée).
Connaissant les sollicitations, nous pouvons maintenant passer au calcul des sections d’armatures
longitudinales et transversales.
La fissuration de l’ouvrage étant jugée préjudiciable, nous justifierons les poutres à l’Etat Limite de
Service (ETS). Les vérifications porteront sur :
¨ Les sections droites restent planes après déformation et il n’y a pas de glissement relatif entre
l’acier et le béton en dehors du voisinage immédiat des fissures ;
¨ Le béton et l’acier sont des matériaux supposés linéairement élastiques. La loi de Hooke pourra être
utilisée ;
¨ Le coefficient d’équivalence n a pour valeur 15. Il est le rapport du module d’élasticité de l’acier et
celui différé du béton ;
¨ Section homogénéisée : le béton et l’acier sont considérés comme des matériaux élastiques. A une
même distance y de l’axe neutre, le béton et l’acier ont la même déformation du fait qu’il n’y a de
glissement relatif entre l’acier et le béton.
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Nous optons de mettre 6HA12. Soit une section d’aciers réelle de 6,78 cm².
Les structures calculées peuvent varier au cours de leur exploitation ou peuvent ne pas vérifier
certaines conditions de résistance des matériaux. C’est pourquoi il est obligatoire d’effectuer des
vérifications des contraintes.
Pour connaître y, il suffit d’annuler le moment statique de la section par rapport à l’axe neutre.
L’équation des moments statiques par rapport à la fibre neutre est donnée par :
by ²
+15 ( Ast + Asc ) y +¿ ¿
2
En négligeant l’inertie des armatures par rapport à leur centre de gravité, le moment quadratique est
donné par :
b y3
IGx = +15Ast(d-y)²+15Ast(y-d’)²
3
NB : l’objectif du calcul des contraintes est de veiller à ce que celles-ci soient inférieures aux
contraintes limites du béton et de l’acier.
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Comme les poutres à sections rectangulaires sont toujours calculées à l’ELU vis-à-vis de l’effort
tranchant, nous allons reprendre le tableau de détermination des efforts par la méthode de Caquot
Minorée ci-dessous dans lequel les calculs seront faits cette fois ci à l’ELU.
Si nous prenons toujours l’exemple de la Poutre B39, le calcul des aciers transversaux se fera donc
avec la valeur maximale V max= 42KN.
Les aciers transversaux ont une section de 0,28cm² soient 2HA6 (Cadres). La répartition suivante
peut être retenue symétriquement par rapport à la demi-portée : on adopte un espacement constant de
15cm. Ce qui donne 7,5+ (2x9) + (2x10) + (2x11) + (2x13) + (2x16) + (2x20) = 165cm. On aura
donc 22 Cadres pour la poutre B39.
Le plan de ferraillage de la file B38 à B40 peut être consulté dans les plans ; excepté cette approche,
pour les poutres, vu leurs nombres assez consistant, nous nous sommes juste contentés de faire de
leur pré dimensionnement pour pouvoir établir les différents plans de coffrage.
L’escalier est un ouvrage constitué d’une suite de degrés horizontaux (marches et paliers) permettant
de passer à pied d’un niveau à un autre, en ce sens il assure la circulation verticale dans une
construction. L’escalier faisant l’objet de notre étude est un escalier à volée droite reposant sur deux
appuis situés aux extrémités.
Il s’agit ici de déterminer les sollicitations maximales (Mfmax et Vmax) en se référant à la RDM. Ces
sollicitations nous permettrons de déterminer les sections d’armatures de l’escalier.
Pour ce faire l’escalier sera considérée comme une poutre rectangulaire de hauteur (e=0,17m) et de
largeur (b=1,40m), d’où les charges et surcharges calculées plus
Après un calcul de RDM effectué avec le logiciel RDM6 on obtient les résultats suivants :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
µbu = Mfmax/(fbu.b.d²) ubu = (44,61x10-3)/14,17x1, 4x0, 153² = 0.0960 < 0,392 pas d’armatures
comprimées.
Espacement : st =
Armatures de répartition :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Avant le coulage de la dalle de compression, les poutrelles sont indépendantes les unes des
autres. C’est pourquoi dans cette 1ère phase, elles seront considérées comme des poutres
isostatiques.
Pour les charges apportées par le plancher, on considère le cas le plus défavorable, s’appliquant sur
une poutrelle intermédiaire.
Dans cette 1ère phase, le calcul de sollicitations de poutrelle est effectué juste à titre de poutrelle de
vérification puisse que ce qui nous importe le plus c’est le comportement final de la poutrelle c’est-à-
dire après coulage de la dalle de compression, donc le calcul des sollicitations au cours de cette phase
sera négligé.
Néanmoins, celle-ci nous permet juste de prévoir les étaiements afin de permettre à la poutrelle de
supporter les charges qui lui reviennent avant le coulage de la dalle de compression. Les étaiements
seront disposés de telle façon à annuler les armatures comprimés.
Après durcissement du béton, la poutrelle forme un corps creux monolithe et continu avec la table de
compression.
Notons que la combinaison la plus défavorable est celle du plancher terrasse, la poutrelle sera
calculée sous une charge uniformément repartie de 6,7kN/m (ELU).
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Les règles du BAEL proposent des méthodes qui s’appliquent selon que les conditions suivantes
soient vérifiées ou non :
i. Q
ii. Les moments d’inertie des sections transversales sont dans les différentes travées en continuité.
iii. Le rapport de longueur entre deux portées successives doit vérifier : 0,8
iv. La fissuration ne compromet pas la tenue de béton armée ni celle de ses revêtements.
v. Les éléments du plancher sont sollicités en flexion simple (poutre, plancher unidirectionnel)
Remarque : Les conditions i, iv et v étant vérifiées, et que ii ainsi que iii n’étant pas vérifiée,
implique que la méthode de Caquot minorée soit appliquée.
Principe de la méthode :
La méthode de Caquot minorée est identique à la méthode de Caquot, mais la seule différence est
que, pour le calcul des moments aux appuis, on considère la charge permanente réduit g’ donnée
par : g ‘ =
NB : Pour le calcul des moments en travées on considère la charge permanente normale g.
Le moment sur l’appui 2 est donné par : M = expression dans laquelle L’1 et
L’2 désignent les longueurs des portées fictives telles que :
Ainsi le tableau suivant récapitule les valeurs des moments et efforts tranchants maximaux des
nervures :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Ferraillage en travée :
Mu = 6,96kN.m ou 0,00696MN.m
Béton :
Acier :
d = 0,9h
Donc le table est suffisante pour équilibrer les efforts, ce qui implique que l’axe neutre se trouve
dans la table de compression, d’où le calcul sera fait en considérant une poutre de section
rectangulaire b x h.
Mu Pu∗L ²
ubu = 2 avec d=0.9h et Mu = d’où Pu = 1.35*G+1.5*G
b∗d ∗fbu 8
Mu
Ast =
Zx∗fsu
Aciers transversaux :
Espacement : st
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Ferraillage en appuis :
Béton :
Acier :
d = 09h
Mtu =
Donc la table est suffisante pour équilibrer les efforts, ce qui implique que l’axe neutre se trouve
dans la table de compression, d’où le calcul sera fait en considérant une poutre de section
rectangulaire b x h.
ubu =
Ast =
Aciers transversaux :
Espacement : st
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
La dalle de compression a une épaisseur de 4 cm armée en quadrillage d’acier haute adhérence (HA)
et est coulée sur place. L’espacement des aciers HA ne doit pas dépasser les valeurs suivantes (Art.
A.8.2.4. BAEL91) :
Pour 1m² on a st
A// =
Pour 1m² on a st
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Les fondations sont des ouvrages qui servent à transmettre au sol les charges provenant de la
superstructure à savoir : le poids propre ou charge permanentes, les surcharges d’exploitations. En
effet, la présence étude constitue au choix et au dimensionnement du type de fondation nécessaire
pour le bâtiment. L’infrastructure doit donc constituer un ensemble rigide capable de remplir les
triples fonctions suivantes :
Cependant, dans la recherche de toutes les caractéristiques ci-hautes, nous associons au choix de
notre fondation les critères suivants :
I- Méthodologie
La méthodologie utilisée pour la présente étude est celle basée sur l’ordre privilégié suivant :
Cependant, par insuffisance de données géotechniques, les fondations profondes seront exclues de
cette étude.
La contrainte admissible du sol fournie par les études géotechniques est de : 𝝈sol = 15MPa à
2m de profondeur (sol argileux gonflant).
n
La charge permanente totale transmise au pied des poteaux est de : Gr = ∑ Gi=724.3755 T
i=1
n
La charge d’exploitation totale transmise à la fondation est de : Qr = ∑ Qi=¿ ¿338.7248T
i=1
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
- Pré dimensionnement :
Deux méthodes ont été mise au point pour la détermination des dimensions des semelles isolées il
s’agit de :
Trouvons h :
B−b A−a
h = max( - ) +5cm ce qui donne h =80cm. Comme h≥30cm, on opte pour :
4 4
Conclusion :
Compte tenu des charges trop importantes supportées par les semelles, et des sections trop élevées
qu’elles génèrent, il ne sera pas commode de choisir des semelles isolées. En outre, les semelles
isolées étant présentes sous chacun des 34 poteaux, la surface totale donc occupée par les semelles
est de 34x4,95m² = 168,3m² > 50% de la surface du bâtiment (125,598m²). D’où pour des raisons
économiques, il conviendra d’opter pour un radier général, car en s’appuyant sur les résultats ci-haut,
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
il y a impossibilité de réaliser des semelles pour le bâtiment, cela est dû aussi à la faible portance du
sol (Argile gonflant).
Le radier est assimilé à un plancher renversé appuyé sur les murs de l’ossature. Ce radier supposé
infiniment rigide soumis à la réaction uniforme du sol.
Lmax 500
La dalle du radier doit répondre à la condition suivante : Lx ≥ = =¿25cm
20 20
Avec Lmax : entre axes maximal des poteaux perpendiculaires aux nervures.
Surface du radier :
Nser 10.631
Sradier ≥ = =70.875m²
σsol 0.15
Vu =
Elle est jugée nécessaire pour justifier le non soulèvement du bâtiment sous l’effet de la pression
hydrostatique. On doit vérifier :
Avec :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
Vérification du poinçonnement :
NU
Ferraillage de la dalle :
Le radier fonctionne comme un plancher renversé dont les appuis sont constitués par les Paliers de
l’ossature. Il est sollicité par la réaction du sol diminué du poids propre du radier. Ces panneaux
seront calculés comme des dalles appuyées sur 4 côtés et chargées par la contrainte du sol en tenant
compte des ventilations de moments selon les conditions composées par le BAEL91. Les
sollicitations de calcul sont donc les suivantes :
ELU : qu =
ELS : qser =
Sollicitations :
Le dimensionnement de la dalle va se faire à l’ELU avec vérification à l’ELS sur le panneau le plus
défavorisé (5,00 x 6, 00) et ensuite généraliser les résultats sur l’ensemble du radier.
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
ux = 0,0506 et uy = 0,6864
Sens 1x : M
Sens Ly :
Pour tenir compte de la continuité des panneaux, on les considère partiellement encastrés sur leurs
appuis.
Section d’acier
-Sens xx’ :
Caractéristiques matériaux :
Béton :
Acier :
Section 100x35 :
µbu = Mox/
Ast = Mox/
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
-Sens yy’ :
Béton :
Acier :
Section 100x35 :
µbu =
Ast =
Espacements :
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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Les pathologies du bâtiment sont très nombreuses et leur liste est loin d’être exhaustive dans ce
document. Toutefois, les plus fréquents ont été traités en partant de leur source ; ceci pour mieux les
cerner afin de pouvoir les éradiquer.
Le cas pratique de dimensionnement sur sols argileux étudié au passage a permis d’approfondir les
connaissances sur le dimensionnement d’un bâtiment ayant pour plateforme un sol médiocre, en
outre, adopter un choix de fondation crédible pour ledit cas.
L’accent a surtout été mis sur les techniques de réalisation sur le chantier, mais aussi sur la qualité
des matériaux vu que ce fut la principale cause des désordres observés lors des visites de site
effectuée.
Les acteurs du BTP doivent au-delà des questions financières mettre en avant les intérêts
professionnels du secteur, ne pas passer outre les règles établies sur les dispositions constructives et
avoir pour mots clés : qualité, sécurité, confort, durabilité.
Ainsi il vaut mieux prévenir les risques d’affaissement des fondations si l’on doit construire en un
endroit où le sol est argileux, pour ne pas être aux prises avec des problèmes de stabilisation.
Concernant ce présent projet, après analyse de la médiocrité du sol, nous avions proposé un type de
fondation comme le justifie la page 27-28 ainsi que les procédures de réalisation sur le terrain d’où
nous proposons que toute les études liées aux modifications des caractéristiques physiques et
mécaniques dudit sol soient réalisées en période de saison sèche, et laisser en observation pour une
durée de douze mois soit une année pour enfin voir le comportement de ce dernier avant d’attaquer
avec les travaux de construction de la superstructure, de ce fait les études concernant la tenue de faire
des contrôles de qualité des matériaux utilisés, voir s’ils sont conformes aux normes établies feront
l’objet d’une autre étude.
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