Guide méthodologique de l'audit SI
Guide méthodologique de l'audit SI
GROUPE DE TRAVAIL
Supervision : Pr ATSA ETOUNDI Roger
Coordonnateur : Mme MEKUATE TAYOU Christelle épse
TACHOULA
Chef d’équipe :
NDEKOU Franklin
Rapporteur :
ZEH BEKONO Albert
Membres :
AURORE EFFA
BITA Alex
CHIJOU NENGOU Dubois Roger
DJOUMESSI Honoré
KEGNE Yolande
NOLABIA KIASSAMBA Aurelien William
KOM Frankie
MBENG ETO Thierry
ZOGO ABEGA Ambroise Eric
Avec la participation des étudiants de Master I et II en Système d’Information et
Génie logiciel du département informatique de l’Université de Yaoundé I année 2015.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
SOMMAIRE
INTRODUCTION................................................................................................................................6
I. Partie1 : GENERALITES SUR L’AUDIT DES SYSTEMES D’INFORMATION................8
I.1. DEFINITION DES CONCEPTS.........................................................................................9
I.2. PREPARATION D’UNE MISSION D’AUDIT................................................................10
Pour mener à bien une mission d’audit, un certain nombre d’exigence doit être pris en compte......10
1. Exigences relatives au prestataire d’audit........................................................................10
2. Exigences générales............................................................................................................10
6. Exigences relatives aux auditeurs......................................................................................13
I.3. DEROULEMENT D’UNE MISSION D’AUDIT.............................................................16
1. Qu’est que c’est qu’un audit ?...............................................................................................16
2. A quoi sert l'audit ?................................................................................................................16
3. Les principes de l’audit..........................................................................................................17
4. Pourquoi auditer.....................................................................................................................17
5. Le processus d'audit selon le référentiel CISA.....................................................................18
I.3.5.1. Validation de la charte de l'audit...................................................................................19
I.3.5.2. Préparation de l'audit (vue générale)............................................................................19
a) Le périmètre de l'audit...........................................................................................................19
b) Les restrictions du périmètre.................................................................................................20
c) Comprendre le type d'audit...................................................................................................20
d) Comprendre l'entreprise........................................................................................................20
I.3.5.3. Evaluer les risques liés à l'audit.....................................................................................22
I.3.5.4. Déterminer si l'audit est possible...................................................................................22
I.3.5.5. Préparation détaillée à l'audit........................................................................................23
I.3.5.6. Collecter les preuves de l'audit......................................................................................26
I.3.5.7. Tester la preuve collectée...............................................................................................27
I.3.5.8. Analyser les résultats......................................................................................................27
I.3.5.9. Rapport des conclusions de l'audit................................................................................28
I.4. Clôture.................................................................................................................................28
II. Partie 2 : AUDIT DES DOMAINES SPECIFIQUES..........................................................30
II.1. AUDIT DES PROCESSUS....................................................................................................31
1. Qu’est-ce que l’audit des processus ?........................................................................................31
2. L’audit des processus : Pourquoi ?...........................................................................................31
3. L’audit des processus : A quel moment vaut-il mieux le faire ?.............................................33
4. Préparation de la mission d’audit et Recommandations générales pour sa mise en œuvre. .34
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
INTRODUCTION
2. Objectifs du Guide
Les objectifs de cet ouvrage sont de sensibiliser les cabinets d’audit et les autres
acteurs aux spécificités de l’audit des S.I. et d’offrir une approche pratique et
spécifique des rôles et responsabilités de l’auditeur. Ce document définit l’audit par
domaine de S.I., dit quand faire un audit, pourquoi faire un audit et donne une
démarche pour l’audit en précisant les normes, référentiel ou méthode à utiliser.
3. Enjeux et limites
- Enjeux
Ce guide a été rédigé pour aider les auditeurs et les prestataires d’audits dans la
démarche d’audit. Les investissements faits au Cameroun dans le domaine des S.I. est
sans cesse croissant d’où la nécessité de contrôler ce secteur.
- Limites
Ce guide méthodologique restrint l’audit du S.I. à :
L’audit physique
L’audit du réseau
L’audit du logiciel
L’audit des processus
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
De ce qui précède l’audit du S.I. telque developpé dans cet ouvrage peut être
representer comme suit.
Coût
Processus
Sécurité
Données
Physique
Logiciel
Réseau
4. Strcuture du guide
Ce guide méthodologique est constitué essentiellement de deux parties :
- Partie 1 : généralité sur l’audit des S.I., dans cette partie une synthèse est fait
des bonnes pratiques de l’audit des différents domaines du S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
- Partie 2 : audit des différent domaines du S.I., cet ouvrage offre de façon plus
spécifique las techniques, les normes, les référentiels ou méthode à utiliser pour
auditer le domaine.
Partie1 :
GENERALITES SUR L’AUDIT DES
SYSTEMES
I.1.
D’INFORMATION
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Audit interne : est un audit qui fait au sein d’une organisation par le personnel de
ladite organisation
Audit externe : est un audit qui est fait par un consultant externe à l’organisation
auditée.
Domaine d’audit de S.I. : c’est un composant du S.I., dans cet ouvrage une
considérons six domaines (le matériel, les données, les logiciels, les processus, la
sécurité et le coût)
Méthode : est une manière de mener selon une démarche raisonnée, une action, un
travail ou une activité (Cf. Larousse)
Normes : est un document qui définit les exigences, les spécifications, les lignes
directrices ou des caractéristiques à utiliser systématique pour assurer l’aptitude à
l’emploi des matériaux, produits, processus et services (Cf. ISO)
Référentiel : c’est une collection de bonnes pratiques sur un sujet donné (le CIGREF)
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Pour mener à bien une mission d’audit, un certain nombre d’exigence doit être
pris en compte
.[Link] générales
Les exigences listées dans cette partie portent sur les domaines suivants :
juridique, structurel, responsabilité et impartialité du prestataire d’audit. Comme
exigences, nous pouvons citer :
a) Le prestataire d’audit doit être une entité ou une partie d’une entité dotée de la
personnalité morale de façon à pouvoir être tenu juridiquement responsable de
toutes ses activités d’audit. Une autorité administrative qui réalise des activités
d’audit peut être considérée comme un prestataire d’audit.
b) Le prestataire d’audit réalise ses audits dans le cadre d’une convention d’audit
préalablement approuvée par le commanditaire de l’audit. La loi applicable à la
convention d’audit est la loi française.
c) Le prestataire d’audit assume la responsabilité de l’audit qu’il réalise pour le
compte du commanditaire de l’audit, en particulier des dommages
éventuellement causés au cours de l’audit. Le prestataire et le commanditaire de
l’audit peuvent préciser les modalités de partage des responsabilités au sein de
la convention d’audit. Le prestataire peut s’exonérer de tout ou partie de sa
responsabilité s’il est avéré que le dommage éventuellement subi par le
commanditaire de l’audit résulte d’un défaut d’information de ce dernier.
.[Link] d’éthique
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Les informations sensibles relatives aux audits, et notamment les preuves, les
constats et les rapports d’audit, doivent être protégés au minimum au niveau Diffusion
Restreinte. Le système d’information que le prestataire d’audit utilise pour le
traitement de ces informations doit respecter les règles de l’instruction
interministérielle relative aux mesures de protection des systèmes d'information
traitant d'informations sensibles non classifiées de défense de niveau diffusion
Restreinte et établie par l’ANSSI.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
I.2.1.2. Expérience
b) justifie d’au moins une année d’expérience dans le domaine de la sécurité des
systèmes d’information ;
c) justifie d’au moins une année d’expérience dans le domaine de l’audit de
systèmes d’information.
Ces recommandations ne sont pas cumulatives.
I.2.1.4. Engagements
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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Un audit est défini comme une étude systématique des enregistrements présents,
impliquant des résultats d'analyse, des recherches de preuves et des confirmations
d'hypothèses. Le résultat d'un audit est un rapport contribuant fortement à l'assurance
d'une vérité. Les audits réalisés par un auditeur externe indépendant fournissent une
assurance plus élevée car le degré d'assurance est proportionnel à l'indépendance de
l'auditeur. Il existe 3 types d'audit :
- l'audit interne,
- l'audit externe (réalisé par un prestataire d’audit),
- l'audit indépendant (réalisé par une entreprise d'audit indépendante), le seul
type d’audit ayant une valeur pour une éventuelle certification.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
.[Link] auditer
L'audit des systèmes d'information est donc un processus qui vise à vérifier si les
fonctions, les équipements (matériels et logiciels) les processus et les opérations sont
exécutés selon les normes, les lignes directrices et les meilleures pratiques définies. En
général, les activités de vérification peuvent être effectuées soit par des professionnels
externes ou internes selon les besoins et objectifs
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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Il comprend 10 étapes.
Validation de la
charte d’audit
Préparation de
l’audit
L’audit
est-il
faisable ?
Analyse
des
résultats Prise en compte des
irrégularités et des
actes illégaux dans
les rapports
Rédaction des
rapports
Suivi des
Activités Recherche
de avis
légaux
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
- un engagement d'indépendance,
La préparation de l'audit est une phase importante pour s'assurer que le travail
effectué va être aligné avec les attentes des donneurs d'ordre.
a) Le périmètre de l'audit
- pour les donneurs d'ordre (leur objectif, certification ?, accréditation ?),
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- la localisation,
- les personnes.
b) Les restrictions du périmètre
- imposées par la direction,
- liées à des problèmes de ressources,
- liées aux compétences des auditeurs,
- liées à l'accès aux preuves.
c) Comprendre le type d'audit
- Sécurité
- Applications
- Processus
- Matériel
- Couts
- Etc.
d) Comprendre l'entreprise
- Les régulations spécifiques (à son domaine) auxquelles l'entreprise doit se
conformer.
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L'évaluation des risques est une phase importante de la préparation de l'audit. Elle
va notamment conditionner :
Après la phase de préparation à l'audit et d'évaluation des risques, l'auditeur doit être
capable de déterminer si l'audit demandé est réalisable.
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Les conclusions de l'audit sont trop importantes pour l'entreprise pour n'être que
partielles. Il faut donc que l'auditeur se prononce sur la faisabilité de la mission qui lui
a été confiée.
Les questions qu'il doit notamment se poser sont :
- Est-ce que les membres de l'équipe d'audit ont les compétences nécessaires
pour réaliser cet audit?
L'auditeur principal ne peut être expert en tout, il doit s'attarder à construire une
équipe d'audit compétente à partir de personnes de sa propre organisation, de sous-
contractants, d'experts, etc. Un plan de développement des compétences de l'équipe
doit être revu périodiquement. Les compétences ne s'acquièrent pas lors de l'audit mais
bien en amont.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
La qualité d'un audit n'est pas atteinte par hasard. Les normes, process et
procédures des audits ont été développés pour augmenter la qualité des audits ainsi que
leur répétabilité et leur consistance.
Lors de la mise en place du processus de contrôle qualité de l'audit, les points suivants
doivent être considérés :
Il est important d'établir une relation de confiance entre les auditeurs et les audités. La
confiance s'acquiert grâce à la communication.
L'auditeur informe les audités de son plan de communication durant l'audit pour éviter
les surprises et rassurer les audités. La communication doit être adaptée à chaque
partie prenante pour être effective.
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- observation,
- revue de document,
- interview,
- groupe de travail,
- sondage,
- Préventif
- Correctif
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Les résultats de l'audit doivent pouvoir être retrouvés par n'importe quel auditeur. C'est
pourquoi, les procédures et le plan d'audit doivent être documentés. Les notes de
l'auditeur ayant permis de trouver les preuves doivent aussi être consignées.
Pour chacune de ces trouvailles, l'auditeur doit faire référence à un point précis de la
norme. Cela permet de standardiser les procédures d'audit et les trouvailles gagnent en
crédibilité.
Comme lors d'enquêtes policières, l'auditeur doit pour chaque recherche de preuves se
poser les questions : qui, où, quand, comment, avec quoi et pourquoi.
Le responsable d'audit doit préparer le plan d'audit, y compris la planification et la
coordination des activités.
Le plan d'audit fini devrait être examiné et accepté par le client d'audit et présenté à
l'audité avant que les activités de collectes de données commencent.
Le plan d'audit comprend aussi la répartition des rôles au sein de l'équipe d'audit.
La préparation finale de l'audit comprend aussi la préparation des documents utilisés
pour la collecte de données (Template) ainsi que l'agenda détaillé de chaque journée.
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Les preuves de l'audit doivent être crédibles et factuelles. Elles doivent supporter les
conclusions des auditeurs. Chaque preuve doit confirmer ou infirmer une position.
Comme pour les enquêtes policières, il existe deux types de preuves :
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En général, on accorde une marge de tolérance de 5% d'erreurs sur les résultats pour
confirmer qu'une hypothèse est fortement probable.
Chaque point de la norme auditée suivant une méthode d'échantillonnage et une
méthode de tests doit aboutir à une conclusion :
- Sur performance
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- Conformité
- Opportunité pour s'améliorer
- Doutes (futurs problèmes en perspective)
- Non-conformité
Chaque résultat doit être enregistré.
Il se peut que certains points ne puissent aboutir à des conclusions faute de
preuves suffisantes ou contradictoires. L'auditeur doit alors poursuivre ses
recherches.
Une fois ces conclusions arrêtées, l'auditeur doit rédiger un rapport comprenant :
- le périmètre de l'audit,
- les objectifs,
- les méthodes utilisées et les critères retenus,
- la nature des découvertes,
- les conclusions sur le travail effectué,
- des restrictions sur les conclusions.
- facile à lire,
- signé, (cette signature atteste officiellement à l’entreprise de l’assurance
recherchée)
- revu avec la direction et les audités pour s'assurer que les conclusions ont bien
été comprises,
- validé,
- distribué,
- conservé.
I.4. Clôture
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Après avoir remis son rapport, l'auditeur termine sa mission par une réunion de clôture
avec la direction.
Cette réunion a pour objectif :
- Que la mission assignée à l'auditeur est terminée
- Que la direction s'engage à réaliser les actions recommandées par l'auditeur
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Partie 2 :
AUDIT DES DOMAINES SPECIFIQUES
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Elle est toujours accompagnée d’une vérification de son application sur le terrain.
a) Détecter les écarts entre ce qui est prévu et ce qui est réalisé
- L'existence et la connaissance de la politique, des objectives qualités
- Comment se déroule l’activité auditée?
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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attentes;
h) diminuer les coûts, les délais d'un processus, augmenter sa performance au
regard d'indicateurs définis ;
i) mieux réagir aux aléas ;
j) viser une certification via la mise en place d'un système qualité ;
k) accompagner la mise en place d'un progiciel de gestion
Le travail sur les processus s'inscrit en général dans le cadre d'une démarche
qualité. Cette démarche doit par conséquent être lancée : affichage de la politique
qualité et de ses axes, communication aux personnels, engagement de la direction, plan
d'action, formation des acteurs clés…
Par ailleurs, l'optimisation des processus est une méthode qui accompagne
efficacement différents types de démarches :
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- forts dysfonctionnements,
- insatisfaction des bénéficiaires ou émergence de nouvelles attentes,
- évolution de la stratégie du service…
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Il faut enfin noter que le degré de formalisation d'un processus varie selon les
compétences des acteurs qui le font fonctionner. De façon générale, plus les
compétences sont élevées, moins la formalisation est stricte. Elle est alors remplacée
par la maîtrise professionnelle des acteurs.
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Pour aborder une démarche globale de travail sur les processus, il est utile d'en avoir
une vision d'ensemble. Un repérage de l'ensemble des grands processus d'une
organisation peut ainsi être réalisé sous la forme d'un schéma. C’est pourquoi il est
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Processus :
Eléments Gestion d’une Eléments de
Fournisseurs Exigences Bénéfic
d'entrée session de Sortie
formation
Finalité :
Assurer la
qualité de
la prestation de
Contrôles formation pour
avant la la satisfaction
Niveau de formation des forces
Niveau de
connaissances de la réalité navales
Forces connaissances Les for
prérequis du niveau Acteurs :
Navales exigé à l’issue Navale
pour les de connaissances Officiers
de la formation
élèves prérequis instructeurs
pour chaque Moyens :
élève matériel :
locaux et
classes
spécialement
équipés….
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
NB :
Les principales étapes du processus peuvent ensuite être identifiées, les principaux
points de contrôle et les indicateurs actuels également.
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Le diagnostic s'appuie sur une contribution large des acteurs du processus, sur les
mesures permises par les indicateurs existants et sur une analyse documentaire
approfondie.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Une fois installé, le processus doit vivre sur le long terme. Son pilotage en
continu est indispensable,
Les outils, techniques, référentiels ou normes pouvant être utilisés pour ce type d’audit
sont présentés brièvement dans ce paragraphe.
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a) L’approche processus
L’approche processus est l’un des huit (08) principes de base du management de la
qualité de la norme ISO 9001, ce principe stipule que « Un résultat escompté est plus
efficacement atteint lorsque les ressources et activités afférentes sont gérées comme
un processus ».
Justifications :
La norme internationale de management de la qualité ISO 9001 dans sa version
2000 donne des directives en matière d’organisation pour permettre à une entreprise de
maîtriser la qualité de ses produits, satisfaire ses clients et améliorer continuellement
ses processus. Elle préconise l’utilisation de l’approche processus, car dans son
paragraphe 4.1, la norme dit ceci : « L’organisme doit établir, documenter, mettre en
œuvre, entretenir et améliorer en continu un système de management de la qualité
conforme aux exigences de la présente norme internationale. »
Pour mettre en œuvre le système le système de management de la qualité, l’organisme
doit :
- Identifier et gérer les processus nécessaires au système de
management de la qualité ;
- Déterminer la séquence et l’interaction de ces processus ;
- Déterminer les critères et méthodes nécessaires pour assurer le
fonctionnement efficace et la maîtrise de ces processus ;
- Assurer la disponibilité des informations nécessaires pour soutenir
le fonctionnement et la surveillance de ces processus ;
- Mesurer, surveiller et analyser ces processus, et mettre en œuvre les
actions nécessaires pour obtenir les résultats planifiés et
l’amélioration continue des processus.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
L’étude d’un système d’information est une démarche itérative qui nécessite la
modélisation du réel (un modèle est une représentation de la réalité, qui en reprend
l’essentiel en écartant des détails secondaires).
Justifications :
Le formalisme utilisé pour modéliser le système n’est pas neutre :
- il guide le raisonnement ;
- il permet un dialogue précis entre spécialiste et utilisateur (s’il n’est pas trop
technique) ;
- il favorise la continuité des projets et la communication (s’il correspond à une
méthode standardisée et connue).
c) La norme BPMN
BPMN (Business Process Model notation) est une norme de notation pour la
modélisation de processus. BPMN est soutenu par l’OMG/BMPI (Object
Management Group/ Business Process Management Initiative) depuis leur fusion en
2005.
Son objectif est de fournir un cadre permettant de décrire un processus d’une
manière commune à tous les utilisateurs et ce, indépendamment de l’outil utilisé.
L’outil étant bien sûr censé supporter la norme.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
- Le manuel qualité
Document qui définit toute l'organisation mise en place pour obtenir un produit ou
service d'une Qualité satisfaisante à un coût optimum basé sur la norme ISO 9000.
C'est ce document qui devient le référentiel pour les audits.
- Règles de management
La Direction définit des règles qui se retrouvent soit dans des procédures de
fonctionnement, soit dans des chartes de management, soit dans des fiches fonctions
qui retracent les grandes lignes que doivent suivre l'encadrement.
ISO 9001 et ISO 9004 sont compatibles et utilisables séparément ou ensemble pour
satisfaire ou dépasser les attentes des clients et des parties intéressées. Les deux
normes appliquent une approche processus. Les processus sont considérés comme
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
étant composés d’une ou de plusieurs activités corrélées qui demandent des ressources
et une gestion pour obtenir des éléments de sortie prédéterminés. Les éléments de
sortie d’un processus peuvent constituer directement les éléments d’entrée du
processus suivant et le produit final est souvent le résultat d’un réseau ou système de
processus.
Les huit Principes du management de la qualité forment la base de l’amélioration des
performances.
Justifications :
Comparée à ISO 9001, ISO 9004 donne des lignes directrices pour un éventail
plus large d’objectifs SMQ, en particulier pour une gestion visant la réussite à long
terme de l’organisme. ISO 9004 est recommandée à titre de guide pour les organismes
dont la direction souhaite tirer parti d’ISO 9001 pour réaliser une amélioration
systématique et continue de la performance d’ensemble. Mais elle n’est pas destinée à
être utilisée pour la certification ou à des fins contractuelles.
Les aspects à prendre en compte lors de l’audit sont :
- la mise en œuvre efficace et efficiente des processus ;
- les opportunités d'amélioration continue ;
- la capacité des processus ;
- l'utilisation efficace et efficiente des statistiques ;
- l'analyse des données sur les coûts de non qualité ;
- l'utilisation efficace et efficiente des ressources ;
- les résultats et les attentes concernant les performances des
processus et des produits ;
- l'adéquation et la justesse des mesures de performance.
Justifications :
ISO 19011 donne une vue d’ensemble de la manière dont un programme d’audit
devrait fonctionner et dont les audits de systèmes de management de la qualité
devraient se dérouler. Des audits efficaces permettent de s’assurer qu’un SMQ mis en
œuvre satisfait aux exigences spécifiées dans la norme ISO 9001. La nature de votre
organisme et vos besoins spécifiques détermineront la manière dont vous appliquerez
ces normes pour atteindre vos objectifs.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Un audit de sécurité est un audit qui permet de s’assurer que l’ensemble des
dispositions de sécurité prises permet d’assurer la sécurité des données de l’entreprise.
L’objectif d’audit de la sécurité physique est donc de fournir un environnement
physique adapté qui protège l’équipement informatique et les personnes contre les
risques humains et naturels.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
II.2.4. Démarche
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
b) Risques naturels
Elles permettent d’éliminer certains risques ou au contraire de découvrir de possibles
risques à approfondir.
Avez-vous réalisé ou fait une analyse de risques environnementale ?
Risque naturel d’inondation,
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
a) Périphérie
En arrivant l’auditeur fait le tour du site pour identifier les protections physique mis en
place
NB : pour chaque test effectué, noté l’heure du test.
Quelles sont la hauteur et la qualité de la clôture, nombres de cameras
(vérifications postérieure des écrans de contrôle), efficacité du portail
(piéton, véhicules, livraison, personnel, visiteur y compris les flux
associés) ?
Où se trouve les arrivées des servitudes (énergie, télécommunication,
eau, cuves de fuel, gaz) ?
Quels sont les horaires d’activités de contrôle ?
Ou se trouvent les câbles dans le sol ?
Végétation
Fréquences de rondes ?
NB : noter l’heure des passages des caméras (pour vérifier ultérieurement les films)
b) Périmètre
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Pendant le tour extérieur du site, l’auditeur observe les mesures de contrôle associées
au bâtiment etc.
Comment sont protégés les ouvrants ? Vérifier la cohérence de la
protection. Quel est le matériau utilisé pour les fenêtres (verres blindé,
verre simple, barreaudage, etc..), les volets, les murs (béton, pierre,
brique, etc.)
Quelle protection pour les accès par le toit (skydômes, etc.) et par les
sous-sols ?
Demander quelles sont les entrées sur l’extérieur : entrée du personnel
entrée des visiteurs, les zones de chargement/déchargement, les issus de
secours , autres portes donnant sur l’extérieur.
La conclusion dira si le périmètre est protégé en fonction des risques identifiés, s’il y a
les brèches de la sécurité identifiées et si les mesures de sécurité mises en place sont en
adéquation avec les risques identifiés.
c) Bâtiment
Au moment d’entrer, vérifier quels sont les contrôles. Vérifier pour chaque zone, la
présence ou non des sas.
Quel est l’organigramme de gestion des clés ?
Où sont les boîtes à clés, comment sont-elles gérées ? et accédées ?
Quelles sont les protections propres aux issus de secours ?
Faire le test des portes ouvertes et noter l’heure d’ouverture, les heures
de passages des caméras ?
d) Poste de garde
Quelle est la localisation du poste de garde ? Sa protection : contrôle
d’accès, vitres sécurisées ? dispositif d’alertes ?
Quelle est la formation des gardiens ? Quels sont les moyens à leur
disposition ?
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
e) Salles sécurisées
Discrétion
- Salle serveur est-elle signalée de façon trop voyante ?
- La médiathèque est-elle signalée de façon trop voyante ?
Protection extérieure (à vérifier pendant la visite) :
- La salle serveur a-t-elle un mur sur l’extérieur ou est-elle
complément à l’intérieur du bâtiment ? A quel étage est située la
salle serveur ? Est-elle accessible directement de l’extérieur ?
- L’enceinte de la salle des serveurs est-elle robuste vis-à-vis d’une
tentative d’effraction et de dégradation ?
Politique de gestion des accès
- Poser les questions et demander à consulter les procédures et
vérifier leur application.
- Qui à accès et quand ? quelle est la politique d’attribution des
accès ? Quelle est la procédure associée en fonction du type de
contrôle d’accès?
NB : Demander à consulter la liste nominative des personnes ayant l’accès, porter une
attention particulière au personnel non permanent. Demander à voir les journaux de
système de contrôle d’accès.
f) Protection intérieure
- Quelles sont les technologies de détection utilisées ?
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
g) Servitudes
Les servitudes concernent tout ce qui sert à faire fonctionner le site :
- Alimentation électrique
- Alimentation télécom
- Climatisation
- Arrivée des eaux
- Arrivée de différents fluides
-
Pendant la visite vérifier
- Comment sont protéger les locaux techniques (local
transformateur, les locaux abritant les groupes électrogènes, les
tableaux généraux)
- Accès quel type d’accès ?
- qui a accès ?
En conclusion, on dira si les locaux sont protégés en fonction des risques identifies,
son a identifié des brèches de sécurité et si les mesures de sécurité mises en place sont
en adéquation avec les risques identifiés.
NB : Les servitudes sont vitales pour le bon fonctionnement d’un site abritant les
salles serveurs. La question à poser, en dehors des contrôles d’accès, concernant
essentiellement la capacité des servitudes à assurer le bon fonctionnement du site et
la disponibilité permanente du site.
- Organisation
- Moyens
- Gestion des alarmes
- Procédure
- Installation et maintenance des équipements
- Gestion des schémas d’installation
62
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
La conclusion dira si la sécurité est gérée en fonction des risques identifiés, listera les
vulnérabilités de sécurité identifiées et si l’organisation de la sécurité mise en place est
en adéquation avec les risques identifiés.
Les outils, référentiels, normes et techniques présentées ici aideront l’auditeur dans son
évaluation pour ce type d’audit. Certains de ces outils pourront être utilisés par les
responsables de SI pour la maîtrise de la sécurité physique du SI dont ils ont la charge.
COBIT
Pour ce type d’audit CobiT 4.1 propose le processus DS12 (Livraison et Support)
ITIL
Le processus suivant est normalement situé hors du cadre de la gestion des services
informatiques et ITIL le positionne d’ailleurs dans un livre à part. Cependant, les
interactions entre ce processus et les dix processus de la gestion des services (ITSM)
sont très fortes et la mise en place de l’un ne peut que difficilement se faire sans
l’autre.
Les fonctions de gestion de l’infrastructure des TIC sont impliquées dans la plupart
des processus de soutien et de fourniture des services où des questions plus techniques
63
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
L’annexe A.10.5 de l’ISO 27001 est un objectif nécessaire pour mettre en place les
mesures de sauvegarde et de l’information. Les mesures de sécurité qui en découlent
sont :
Les zones sécurisées seront protégées par des contrôles adéquats en entrée pour
s’assurer que seul le personnel habilité est admis ;
Les mesures de protection physiques contre les dommages causés par les
incendies doivent être conçus et appliqués ;
Des copies de sauvegarde des informations des logiciels doivent être réalisés et
soumises régulièrement à essai conformément à la politique de sauvegarde
convenue.
Tableau 2 : référentiels, normes et outils à utiliser pour l’audit de la sécurité physique
64
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
II.3.1. Définition
II.3.2. Objectifs
L'idée est de s'assurer que le réseau est optimisé pour les processus métiers de
l'entreprise et qu'il répond au niveau de qualité requis pour son système d'information.
65
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Nous vous proposons dans cet ouvrage un audit du réseau en trois (03) étapes :
Pour évaluer le niveau de sécurité d'un réseau, il faut d'abord le connaître. Pour la
reconnaissance de l'architecture du système, l'auditeur reçoit des informations
inventoriées par l'équipe informatique locale afin de vérifier le plan d'adressage IP et
éventuellement la stratégie de mise en œuvre de DHCP (Dynamic Host Configuration
Protocol qui est un protocole réseau dont le rôle est d'assurer la configuration
automatique des paramètres IP d'une station) et de NAT (Network Address
Translation) qui permet notamment de faire correspondre une seule adresse externe
publique visible sur Internet à toutes les adresses d'un réseau privé. Il utilise ensuite de
multiples outils de traçage du réseau et des passerelles, afin de détecter les stations,
routeurs et firewalls du réseau et des outils de traçages des frontières externes du
66
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
68
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
En matière informatique l'audit le plus connu est celui qui concerne la sécurité des
systèmes, l'audit de bases de données constitue une demande de plus en plus
croissante. N'oublions pas que les données constituent la matière même de
l'informatique et que la croissance du volume des données stockées nécessite quelques
exigences de sérieux que certaines officines informatiques ont tendance à oublier au
profit d'application poudre aux yeux.
L’audit de données est une méthode permettant de faire une analyse complète des
informations maintenues dans une ou plusieurs bases de données. L’objectif d’une
telle analyse est d’obtenir une vision claire de la qualité des données présentes en
bases et de préconiser des améliorations, essentiellement sur le plan de la conformité et
des performances.
69
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Une base de données est une entité dans laquelle il est possible de stocker
des données de façon structurée et avec le moins de redondance possible. Ces
données doivent pouvoir être utilisées par des programmes, par des utilisateurs
différents.
- Conceptuel,
- Logique,
- Physique.
Les enjeux de la sécurité des données à l’échelle des personnes et des organisations
sont les suivants (cette liste est loin d'être exhaustive) :
70
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
71
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
La norme ISO 13335 (qui n'existe qu'en anglais) mentionne également la non-
répudiation, la gestion de la preuve (imputabilité), et l'authentification :
- L'authentification correspond à l'une des trois phases du contrôle d'accès,
qui est du domaine de la confidentialité;
- il y a également une notion d'authenticité qui n'est pas liée directement au
contrôle d'accès : il s’agit pour celui qui consulte une donnée, de se
convaincre de l'identité de l'émetteur ou du créateur de la donnée.
- La non-répudiation vise à empêcher que l'auteur d'une donnée puisse
prétendre ensuite qu'il n'en est pas l'auteur; elle implique l'intégrité, mais
s’étend au-delà.
- La gestion de la preuve (imputabilité) concerne tous les aspects de la
sécurité des systèmes d'information.
Ce domaine traite des aspects de protection des données gérées par le système
d’information, tant sur les problématiques de confidentialité que d’intégrité.
En effet, par nature et en raison du périmètre fonctionnel couvert et du nombre
d’utilisateurs, le système d’information comporte des données sensibles et / ou des
données personnelles.
En termes de structure, le domaine est découpé selon les grandes étapes suivantes :
- La définition des besoins métiers en matière de sécurité des données.
- La protection de l’accès aux données.
- Les dispositifs de gestion de la confidentialité des données.
- Les dispositifs de gestion de l’intégrité des données.
Enfin, un point spécifique concerne le respect des obligations règlementaires
incombant à l’organisation quand elle doit gérer des données à caractère personnel.
Les principaux risques identifiés sur ce domaine sont :
- L’infraction à la loi.
- L’accès non autorisé au système et aux données qu’il gère.
- La copie non autorisée de données.
- La perte ou l’altération de données.
- La mauvaise identification des besoins métier en matière de protection des
73
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
données.
- La mise en place de mesures de protection ne permettant pas d’atteindre les
besoins métiers exprimés.
74
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Bonnes pratiques
75
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Risques :
Bonnes pratiques
Risques :
76
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Bonnes pratiques
Risques :
Bonnes pratiques
Existe-t-il des pare-feux mis en œuvre pour protéger les accès du SI via
Internet ?
Commentaires :
77
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Des pare-feux ont été installés au niveau de chaque connexion Internet et entre
toute zone démilitarisée (DMZ) et la zone de réseau interne.
Risques :
Bonnes pratiques
Il est réalisé une évaluation régulière des risques avec mise à jour et maintien au
niveau des pratiques diffusées sur les réseaux.
Risques :
78
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Preuves à demander :
Bonnes pratiques
RAS.
Est ce que l’accès physique aux données et aux systèmes d’hébergement est
restreint de façon appropriée ?
Commentaires :
L’accès aux salles blanches, mais également aux locaux, est restreint aux
personnes autorisées
Risques :
RAS.
Est ce que les interventions en requête des utilisateurs dans les bases de
données de production sont interdites ? est-ce que les interventions des
applications externes en interrogation sont autorisées et contrôlées ?
Commentaires :
Les requêtes dans les tables sont parfois laissées libres en production pour
compenser les fonctionnalités manquantes.
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Dans le cas où les requêtes sont réalisées sous forme de service à la demande au
Centre de Compétences, il est nécessaire de demander la procédure qui encadre
ce service incluant la vérification que les demandeurs sont bien habilités à
réaliser les requêtes.
Risques :
Risques :
80
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Pour des raisons de maintenance ou des besoins relatifs au projet, les équipes
(clients, intégrateurs, etc) peuvent être amenées à accéder au système productif
(diagnostic d’anomalies en production, opérations sur les données comme dans
les fusions de sociétés). Une procédure doit donc permettre de tracer et de
contrôler l’action des intervenants (accès nominatifs, signature d’engagement
de confidentialité). Les intervenants pouvant être localisés un peu partout sur la
planète, cela augmente le risque.
Risques :
81
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Risques :
RAS
82
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Commentaires :
Risques :
Est-ce que la mise en œuvre des dispositifs et leur efficacité sont contrôlées
périodiquement ?
Commentaires :
Ces contrôles sont effectués par les équipes métier et leur management, et les
actions de correction nécessaires sont entreprises.
Risques :
83
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Risques :
Risques :
Des outils d’anonymisation des données sont utilisés pour alimenter les
environnements non productifs à partir des données de production.
Risques :
RAS
85
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Risques :
Est-ce que les dispositifs sont mis à jour périodiquement pour prendre en
compte l’évolution des risques et des besoins d’intégrité?
Commentaires :
Risques :
86
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Ces contrôles sont effectués par les équipes opérationnelles et leur management,
et les actions de correction nécessaires sont entreprises.
Risques :
Les actions exécutées par tout utilisateur avec des droits étendus
(administrateur) sont consignées.
Risques :
Bonnes pratiques
87
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Un enregistrement des journaux sur un serveur distinct sécurisé est réalisé pour
éviter la possibilité de modification par un utilisateur ayant des droits étendus
sur le serveur d’origine.
Risques :
88
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Risques :
RAS
Ces contrôles sont effectués par des équipes internes pour s’assurer de la mise
en œuvre des dispositifs permettant le respect de la règlementation. Les actions
de correction nécessaires sont entreprises.
Risques :
89
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
- ISO 27001
La norme ISO/CEI 27001 décrit les exigences pour la mise en place d'un Système
de Management de la Sécurité de l'Information (SMSI). Le SMSI recense les mesures
de sécurité, dans un périmètre défini, afin de garantir la protection des actifs
informationnels. L’objectif est de protéger les informations de toute perte, vol ou
altération, et les systèmes informatiques de toute intrusion. Cela apportera la confiance
des parties prenantes.
- COBIT
La version 5 de CobiT est disponible depuis avril 2012. CobiT 5 est, à ce jour, le seul
référentiel qui est orienté business pour la Gouvernance et la Gestion des Systèmes
d’Information de l’entreprise. Il représente une évolution majeure du référentiel.
CobiT 5 peut être adapté pour tous les types de modèles business, d’environnements
technologiques, toutes les industries, les lieux géographiques et les cultures
d’entreprise. Il peut s’appliquer à :
- La sécurité de l’information
- La gestion des risques
- La gouvernance et la gestion du Système d’Information de l’entreprise
90
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
- COSO
Les cinq composants Les cinq composants ont pour objectif l’amélioration du
système du contrôle interne de l’organisation et ils sont interconnectés.
Il s’agit de :
- l'environnement de contrôle,
91
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
disponibilité des données, aussi bien qu’à la sécurité des matériels et des composants
de logiciel, à la documentation et aux procédures. À ce titre, elle est présente dans la
gestion de la disponibilité et de la continuité de service pour valider les menaces sur la
disponibilité du service. Elle est également présente dans la gestion des changements
et la gestion des mises en production pour valider qu’une demande de changement ou
qu’une installation n’a pas d’impact sur la sécurité du système d’information.
92
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
93
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
L’audit se fait après deux ou trois ans et selon les besoins des dirigeants
d’entreprises
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Historique de l’application
Remarque : on peut demander à des collègues qui ont des expériences sur
le logiciel pour savoir des difficultés qu’on rencontre souvent, etc.
gestion du projet
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
la liste des contrôles effectués par les utilisateurs sur la base des restitutions
disponibles et les objectifs des contrôles opérés
exactitude :
97
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Paramétrage
personnes concernées.
les fiches d’incidents tenus par l'exploitation informatique et/ou par les utilisateurs
Procédures palliatives
contrôles par les utilisateurs
existence d'une cellule de pilotage et de contrôle des données produites
proposer la mise en œuvre de contrôles complémentaires
Mise en place éventuelle de tests informatiques ciblés
identification des risques
réalisation d’un cahier des charges
mise en place des tests
Remarque : distinguer les anomalies intrinsèques ou les anomalies engendrées
par la mauvaise construction ou interprétation des tests.
réunion de synthèse
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GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
L'adéquation fonctionnelle
La satisfaction des utilisateurs
L'évolutivité
Le bilan économique
Les performances
L'adéquation fonctionnelle
Étude des points suivants :
implication des utilisateurs dans les choix et/ou développements informatiques
cohérence et stabilité de la demande exprimée : collecter les demandes de mise à
jour de l'application
apprécier la fréquence de maintenance corrective sur l'application
vérifier que les restitutions produites par l'application sont effectivement utilisées
apprécier si les retraitements ou remaniements manuels d'informations issues de
l'application ne pourraient pas être informatisés
Remarques : plus l’entreprise est grosse, plus on a des traitements manuels pour
remonter les informations, plus on a des incertitudes sur l’exactitude et l’exhaustivité
des informations.
99
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
de contraintes techniques
L'évolutivité
La capacité d'une application à évoluer selon les souhaits de l'entreprise se mesure
suivant les critères suivants :
qualité de la programmation
pertinence des choix techniques
qualité de la documentation
pertinence de l'analyse fonctionnelle
externalisation du paramétrage
Le bilan économique
L'établissement d'un bilan économique nécessite l'étude des points suivants :
le coût réel d'acquisition ou de développement et de mise en place de l'application /
coût prévu au plan informatique
le coût de l'application développée ou acquise par rapport à des progiciels
équivalents du marché
les gains de productivité
le coût de fonctionnement
les coûts de maintenance
Les performances
Les performances d'une application peuvent s'apprécier selon les points de contrôle
suivants :
fréquence de réorganisation des bases de données ou fichiers accédés par
l'application
reporting sur le délai moyen de restitution des réponses attendues et évolution dans
le temps
fréquence et nombre de passages batch sur de gros volumes de fichiers séquentiels
interactions entre applications
100
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Exemple :
Audit d’une application de comptage et de facturation
Etapes de traitement :
"contrôle syntaxique" :
o contrôle de présence des informations nécessaires à la valorisation
" contrôle logique" :
o éclatement des événements unitaires selon leur nature
rapprochement au contrat et valorisation
prise en compte des produits (services inclus dans le contrat) et des acomptes
facturation :
o des consommations
o des abonnements
o des PFA (Produits Facturés à l'Acte)
calcul de la facture
calcul des lignes de chiffre d’affaires et des écritures de cut-off
Risques étudiés :
exhaustivité de la remontée ?
o Existe-t-il des contrôles de l'exhaustivité de la prise en compte de l'ensemble
des bandes magnétiques remontant de compteurs ?
o En l'absence de numérotation des événements unitaires, peut-on s'assurer de
l'exhaustivité de la présence de ces derniers ?
exhaustivité du recyclage ?
o deux faiblesses recensées :
o perte de quelques tickets en anomalie de type 'I'
o non recyclage des anomalies de type 'W'
exhaustivité du traitement des lots de facturation ?
o Absence de vérification par tests programmés
101
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
a) Autres méthodologies :
102
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
- INFAUDITOR
La méthodologie Infauditor comprend une arborescence d’évaluation basée sur
des domaines, des sous-domaines et des critères d’évaluation. Par exemple la sécurité
d’une application pourra être découpé en plusieurs critères d’évaluation : contrôles des
entrées ; contrôles des sorties ; contrôles des processus.
L’avantage est qu’elle permet d’aborder l’analyse de façon structurée. De plus, elle
peut être adaptée aisément à des domaines particuliers ou à des situations spécifiques,
soit en aménageant l’arborescence, soit en modifiant les poids.
Audit
d’une
application
103
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Objectif
b) Travaux à réaliser
L’identification des principales interfaces concerne les liens qui existent entre les
différentes applications. Ces liens peuvent être automatiques, semi-automatiques ou
manuels. Pour chaque interface identifiée, il est nécessaire de connaître :
e) Résultat
105
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
- Objectif
- Travaux à réaliser
- Modalités pratiques
Cette étude peut être complétée par un entretien avec le responsable informatique
pour couvrir les points suivants :
Le référentiel Cobit est le plus utilisé dans le cadre de l’audit des système
d’informations. Dans le cadre précis de ce travail à savoir l’audit du logiciel nous
avons identifié à partir du référentiel Cobit les processus suivants se rapportant au
logiciel :
107
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
108
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
L'ensemble des outils logiciels utilisables dans les phases d’audit constitue les
CAATs (techniques d’audit assisté par ordinateur ou « computer assisted audit
techniques »).
109
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
110
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Une mission d'audit ne peut ainsi être réalisée que si l'on a défini auparavant un
référentiel, c'est-à-dire en l'occurrence, un ensemble de règles organisationnelles,
procédurales ou/et techniques de référence. Ce référentiel permet au cours de l'audit
d'évaluer le niveau de sécurité réel du " terrain " par rapport à une cible.
111
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
La nécessité d’un audit de la SSI est liée aux risques de sécurité informatique
issus de la mise en place d’un système d’information. En ce qui concerne l’analyse de
risque, on a défini 12 types de menaces.
- Accidents physiques ;
- Malveillance physique ;
- Panne du SI ;
- Carence de personnel, …
112
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
113
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
a) Quelques recommandations
Sans nécessairement considérer cela comme un guide des bonnes pratiques, on peut
d’ores et déjà extraire des réunions du groupe sécurité du Cigref un certain nombre de
grands principes :
- le principe de précaution ;
- le principe de coopération ;
- le principe d’économie ;
- le principe de séparation des pouvoirs.
L’OCDE a rendu public en juillet 2002 ses nouvelles lignes directrices en matière de
sécurité des systèmes d’information. Ce document constitue une réactualisation des
travaux de 1992. L’organisation a identifié neuf principes fondamentaux en matière de
sécurité :
- sensibilisation ;
- responsabilité ;
- réaction ;
- éthique ;
- démocratie, …
b) L’importance de la sensibilisation
La sécurité est d’autant plus efficace qu’elle est « admise », « diffuse » et par
l’ensemble des acteurs de l’entreprise. L’utilisateur, le client, l’administrateur sont tous
potentiellement à des degrés divers les « maillons faibles » du système d’information.
114
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
115
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Avant de procéder à une mission audit, une charte d'audit doit être réalisée, elle a pour
objet de définir la fonction de l'audit, les limites et modalités de son intervention, ses
responsabilités ainsi que les principes régissant les relations entre les auditeurs et les
audités. Elle fixe également les qualités professionnelles et morales requises des
auditeurs.
Cette phase est aussi appelée phase de pré audit. Elle constitue une phase importante
pour la réalisation de l’audit sur terrain. En effet, c’est au cours de cette phase que se
dessinent les grands axes qui devront être suivis lors de l’audit sur le terrain. Elle se
manifeste par des rencontres entre auditeurs et responsables de l’organisme à auditer.
Au cours de ces entretiens, les espérances des responsables vis-à-vis de l’audit devront
être exprimées. Aussi, le planning de réalisation de la mission de l’audit doit être fixé.
116
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
pourrait également solliciter les résultats des précédents audits. Cette phase sera suivie
par l’audit organisationnel et physique.
a) Objectifs :
Dans cette étape, il s’agit de s’intéresser à l’aspect physique et organisationnel
de l’organisme cible, à auditer. Nous nous intéressons donc aux aspects de
gestion et d’organisation de la sécurité, sur les plans organisationnels, humains
et physiques.
L’objectif visé par cette étape est donc d’avoir une vue globale de l´état de
sécurité du système d´information et d´identifier les risques potentiels sur le
plan organisationnel.
b) Déroulement :
Afin de réaliser cette étape de l’audit, ce volet doit suivre une approche
méthodologique qui s’appuie sur « une batterie de questions ». Ce questionnaire
préétabli devra tenir compte et s’adapter aux réalités de l’organisme à auditer. A
l’issu de ce questionnaire, et suivant une métrique, l’auditeur est en mesure
d’évaluer les failles et d’apprécier le niveau de maturité en termes de sécurité de
l’organisme, ainsi que la conformité de cet organisme par rapport à la norme
référentielle de l’audit.
117
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
a) Objectifs :
Cette étape de l’audit sur terrain vient en seconde position après celle de l’audit
organisationnel. L’audit technique est réalisé suivant une approche méthodique
allant de la découverte et la reconnaissance du réseau audité jusqu’au sondage
des services réseaux actifs et vulnérables.
Cette analyse devra faire apparaître les failles et les risques, les conséquences
d’intrusions ou de manipulations illicites de données. Au cours de cette phase,
l’auditeur pourra également apprécier l’écart avec les réponses obtenues lors
des entretiens. Il testera aussi la robustesse de la sécurité du système
d’information et sa capacité à préserver les aspects de confidentialité,
d’intégrité, de disponibilité et d’autorisation.
Cependant, l’auditeur doit veiller à ce que les tests réalisés ne mettent pas en
cause la continuité de service du système audité.
b) Déroulement :
Vu les objectifs escomptés lors de cette étape, leurs aboutissements ne sont
possibles que par l’utilisation de différents outils. Chaque outil commercial qui
devra être utilisé, doit bénéficier d’une licence d’utilisation en bonne et due
forme.
Egalement les outils disponibles dans le monde du logiciel libre sont admis.
L’ensemble des outils utilisés doit couvrir entièrement ou partiellement la liste
non exhaustive des catégories ci-après :
Outils de sondage et de reconnaissance du réseau ;
Outils de test automatique de vulnérabilités du réseau ;
Outils spécialisés dans l’audit des équipements réseau (routeurs,
switchs).
Outils spécialisés dans l’audit des systèmes d’exploitation ;
Outils d’analyse et d’interception de flux réseaux ;
118
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
119
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
a) Objectifs :
Cet audit permet d’apprécier le comportement du réseau face à des attaques.
Egalement, il permet de sensibiliser les acteurs (management, équipe
informatique sur site, les utilisateurs) par des rapports illustrant les failles
décelées, les tests qui ont été effectués (scénarios et outils) ainsi que les
recommandations pour pallier aux insuffisances identifiées.
b) Déroulement :
La phase de déroulement de cet audit doit être réalisée par une équipe de
personnes ignorante du système audité avec une définition précise des limites et
horaires des tests. Etant donné l’aspect risqué (pour la continuité des services du
système d’information) que porte ce type d’audit, l’auditeur doit.
Bénéficier de grandes compétences ;
Adhérer á une charte déontologique ;
S’engager (la charte d’audit) à un non débordement: implication à ne
pas provoquer de perturbation du fonctionnement du système, ni de
provocation de dommages.
A la fin des précédentes phases d’audit sur le terrain, l’auditeur est invité à
rédiger un rapport de synthèse sur sa mission d’audit.
Cette synthèse doit être révélatrice des défaillances enregistrées. Autant est-il
important de déceler un mal, autant il est également important d’y proposer des
solutions. Ainsi, l’auditeur est également invité à donner ses recommandations, pour
pallier aux défauts qu’il aura constatés.
120
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
L’audit est une démarche collaborative visant l’exhaustivité. Elle est moins réaliste
qu’un test, mais permet en contrepartie de passer méthodiquement en revue tout le
réseau et chacun de ses composants en détail.
a) Les Méthodes
121
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
Aujourd’hui, les organismes disposent de deux normes qui se sont imposées comme
références des SMSI, l’ISO/CEI 27001 :2005 qui décrit les exigences pour la mise en
place d'un Système de Management de la Sécurité de l’Information et l’ISO/CEI
122
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
27002 qui regroupe un ensemble de bonnes pratiques «best practices» pour la gestion
de la sécurité de l'information.
Cette norme (aussi connue sous le nom de Famille des standards SMSI ou ISO27k)
comprend les normes de sécurité de l'information publiées conjointement par
l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et la Commission
électrotechnique internationale (CEI, ou IEC en anglais).
123
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
124
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
L'audit des coûts informatique a pour objectif d’identifier et d’évaluer les risques
financiers, associés aux activités informatiques d'une entreprise ou d'une
administration. Ainsi l’auditeur doit pouvoir se baser sur les référentiels de bonnes
pratiques existants (exemple le référentiel d’analyse et de benchmarking des coûts du
Cigref, CobiT et ITIL), sur les benchmarks à disposition et sur l’expérience
professionnelle des auditeurs impliqués.
- Analyser les coûts et leur évolution dans le temps afin de détecter les
dérapages et de prendre des mesures correctives ;
- Déterminer si la refacturation des services rendus par la DSI et la gestion des
125
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
contrats de services avec les clients internes sont faites de façon appropriée;
- Déterminer si le catalogue des entreprises participantes aux benchmarking
des coûts informatiques est pertinent ;
- Évaluer si les actions de réduction du coût total de possession des actifs
informatiques sont efficaces ;
- Evaluer le niveau de maturité du contrôle de gestion informatique ;
- Évaluer les mécanismes de calcul des coûts complets ;
- Évaluer la pertinence du plan de comptes informatique ;
- Évaluer la mise en œuvre de la méthode ABC/ABM au domaine des
services rendus par la DSI à ses clients internes ;
- Évaluer la pertinence des outils utiliser pour le contrôle de gestion
informatique ;
- Évaluer les critères de benchmarking utilisées ;
- Optimiser ses coûts ;
- Maîtriser et éviter les dérapages, notamment des coûts variables ;
- Réduire les dépenses ;
- Évaluer la pertinence des indicateurs de performance choisis dans
l’élaboration de tableaux de bord prospectifs.
126
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
127
GMASI : GUIDE METHODOLOGIQUE DE L’AUDIT DE S.I.
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DSI
- La DSI a-t-elle une vue complète des services qu’elle rend aux métiers ?
- Cette vue est-elle formalisée ?
- Ces services sont-ils catégorisés ?
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Une fois le modèle d’activités adapté au contexte de la DSI, il faut procéder à une
ventilation de son budget en rubriques et sous‐rubriques. Les travaux du Cigref ont
permis de proposer une décomposition du budget d’une DSI en 6 rubriques
principales:
- Personnel
- Prestations externes
- Matériels
- Logiciels
- Telecom
- Frais de structure
L’auditeur à ce stade doit pouvoir poser les questions suivantes :
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- Est-ce-que toutes les ressources budgétées ont été affectées à toutes activités
recensées ?
- Comment s’effectue cette répartition ?
- La DSI a-t-elle identifiée des inducteurs de ressources ?
- Ces inducteurs de ressources sont-ils pertinents ?
Justifications :
Dans ce contexte, le management par les processus semble constituer la réponse idéale
aux nombreuses contraintes de l’entreprise.
La valeur est créée par l’ensemble du processus. Les diverses activités qui composent
le processus ne sont ni choisies au hasard ni ad hoc, elles sont connexes et forment un
ensemble organisé. La satisfaction des parties prenantes transcende et marque toutes
les activités qui composent le processus.
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La logique de finalité implique qu’un processus fasse appel aux ressources de chacune
des fonctions. Tous les acteurs doivent collaborer pour un objectif commun tout en
travaillant dans des services différents.
[Link].[Link]. Le CobIT
CobiT (Control Objectives for Information and related Technology) définit les
contrôles, les pratiques et les processus informatiques formels devant être mis en
place, ainsi que les résultats minimaux qu'ils sont censés générer.
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Ce modèle est utilisé pour vérifier le bon alignement entre l'informatique et les
métiers. Il est complémentaire à ITIL sur l'un des domaines qu'il couvre : la
gestion des services informatiques (prestations/support).
- DS6 : Identifier et imputer les coûts (en vue « d’assurer une connaissance
exacte des coûts imputables aux services informatiques ») ;
- PO5 : Gérer l’investissement informatique (en vue « de garantir le financement
et contrôler le décaissement des ressources financières».
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CONCLUSION
C’est dans cette optique que rentre ce guide des méthodes d’investigation de la
qualité des domaines constitutifs du Systèmes d’information. Cet ouvrage a le mérite
d’aborder de façon pragmatique le problème posé par l’identification d’une démarche
efficace et le choix d’outils et de référentiels adaptés aux différents domaines qui ont
fait l’objet de cette étude.
Ce guide n’a pas la prétention de couvrir tous les domaines d’audit (audit des
délais non évoqué) les types d’audit d’un Systèmes d’information, car il ne traite que
l’audit opérationnel. L’audit financier ayant déjà fait l’objet de plusieurs productions
littéraires sur le sujet et dont les méthodes sont connus et éprouvées. C’est donc la
fonction Systèmes d’information qui a retenu l’attention de ces auteurs, et la richesse
de cet ouvrage réside sur cet aspect. Car il propose des méthodes d’audits sur des
domaines sensibles telles les coûts informatiques, les données et le matériel qui n’ont
presque aucune démarche connue à ce jour. Car les référentiels du domaine ne
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présentant qu’un recueil de bonnes pratiques « ce qui doit être fait » et non
« comment le faire ? ».
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GLOSSAIRE
Terme Définition
AFNOR Association Française de Normalisation. Il est l’organisme
français de normalisation et membre de l’Organisation
Internationale de Normalisation (ISO).
COBIT Control Objectives for Information and related Technology
(Objectifs de contrôle de l’Information et des Technologies
Associées). C’est un référentiel et outil fédérateur permettant
d’instaurer un langage commun pour parler de la Gouvernance
des systèmes d’information. Le référentiel COBIT a été
développé en 1994, et publié en 1996, par l’ISACA (Information
Systems Audit and Control Association). L’ISACA a été créé en
1967 et est représenté en France depuis 1962 par l’AFAI
(Association Française de l’Audit et du Conseil Informatiques).
Le COBIT est une approche orientée processus, qui regroupe
cinq domaines et des pratiques.
COSO Committee Of Sponsoring Organizations of the Treadway
Commission. C’est un référentiel de contrôle interne.
DSI (O) Direction des systems d’informations (et de l’organisation).
ISO International Organization for Standardization (Organisation
international de normalization). C’est un organism de
normalization.
IT Le terme anglais IT (Information Technologies) désigne les
notions de technologies de l’information et de la
communication. Il pourra également se traduire par le terme
« informatique ».
ITIL Information Technology Infrastructure Library. Il est constitué
d’un ensemble de bonnes pratiques du management du système
d’information. L’adoption des bonnes pratiques de l’ITIL ont
notamment pour objectif :
D’apporter aux clients internes comme externes un
service répondant à des normes de qualité préétablies au
niveau international, basées sur une approche par
processus clairement définie et contrôlée ;
D’améliorer la qualité des SI et de l’assistance aux
utilisateurs.
OS Operating System. Il est traduit en français comme Système
d’exploitation.
RACI Responsible, Accountable ou Approver, Consulted, Informed.
Encore connu sous RACI Matrix, ou encore appelé RAM
(Responsible Assignment Matrix). Il représente dans le
management une matrice des responsabilités qui indique les
rôles et les responsabilités des intervenants au sein de chaque
processus et activité.
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