Onduleur Monophasé H4Q: Schéma et Fonctionnement
Onduleur Monophasé H4Q: Schéma et Fonctionnement
1.1 Introduction
La commande de la Machine à Courant Continu (MCC) avec un seul respectivement deux
sens de rotation nécessite l’utilisation d’un Hacheur Série respectivement un Hacheur Quatre
Quadrant. Dans ce chapitre on étudiera l’Hacheur Quatre Quadrant (H4Q) alors que l’Hacheur
Série serra vue en TD. L’Hacheur Quatre Quadrant étant aussi un Onduleur Monophasé, on
parlera donc de l’Onduleur car ceci permettra de relier ce chapitre au chapitre sur l’onduleur
triphasé.
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(a) IGBT (Insulated Gate Bipolar Transistor). (b) Mosfet de puissance (Field Effect Transistor).
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ci-dessous.
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telles que données par le tableau 1.1. Dans ce tableau, la deuxième colonne montre les tran-
sistors à l’état 𝑜𝑛, la troisième collonne donne la tension entre les nodes 𝑎 et 𝑏. La dernière
colonne donne le vecteur d’état correspondent et où les deux indices indiquent l’état 𝑜𝑛 or 𝑜𝑓 𝑓
du premier transistor de chacun des deux bras (𝑇𝑟1 ) and (𝑇𝑟3 ).
Table 1.1: The four possible states and corresponding voltage values.
State Transistors On 𝑣𝑎𝑏 State vector
1 𝑇𝑟1 , 𝑇𝑟3 0+ 𝑉11
2 𝑇𝑟2 , 𝑇𝑟3 −𝐸 𝑉01
3 𝑇𝑟1 , 𝑇𝑟4 +𝐸 𝑉10
−
4 𝑇𝑟2 , 𝑇𝑟4 0 𝑉00
1.4.2 Modélisation
L’objectif de cette section est de montrer comment générer une tension moyenne de forme
sinusoîdale ou de forme continue quelconque. Pour réaliser cette objectif on considère d’abord
les points suivants :
1) On considère une certaine période de temps 𝑇 = 1/𝑓 .
2) Cette période est subdivisée en trois durées de temps notés 𝑇1 , 𝑇2 et 𝑇0 ; on fait corre-
spondre la durée de temps 𝑇1 à la tension (+𝐸), la durée de temps 𝑇2 à la tension (−𝐸) et
enfin la durée de temps 𝑇0 est partagée à égalité entre les deux tensions (0+ ) et (0− ). Les trois
durées de temps notés 𝑇1 , 𝑇2 et 𝑇0 peuvent prendre leurs valeurs dans l’intervalle [0, 𝑇 ] tel que
: ⎧
⎨ 0 ≤ 𝑇1 < 𝑇
𝑇 = 𝑇1 + 𝑇2 + 𝑇0 𝑤ℎ𝑒𝑟𝑒 : 0 ≤ 𝑇2 < 𝑇 (1.1)
0 ≤ 𝑇0 < 𝑇
⎩
A ces durées de temps, on fait correspondre les rapports cycliques suivants et ce en divisant
par la période 𝑇 : ⎧
⎨ 0 ≤ 𝑑1 < 1
1 = 𝑑1 + 𝑑2 + 𝑑0 𝑤ℎ𝑒𝑟𝑒 : 0 ≤ 𝑑2 < 1 (1.2)
0 ≤ 𝑑0 < 1
⎩
En utilisant les quatre tensions élementaires (+𝐸), (−𝐸), 0+ et 0− ont peut construire la tension
périodique de période 𝑇 telle que donnée par la figure ci-dessous. Dans cette figure, les vecteurs
d’états permétant de générer les différentes tensions élementaires sont indiqués. Cette tension
étant périodique, selon l’analyse de Fourier on peut alors la décomposer en sa valeur moyenne
plus une somme infinie de termes harmoniques. Les termes harmoniques sont filtrés par un
filtre (𝐿, 𝐶), et en sortie du filtre on aura donc la tension moyenne.
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D’aprés l’analyse de fourier la tension 𝑉𝑎𝑏 peut être décomposée selon la relation suivante :
𝑉𝑎𝑏 (𝑡) = 𝑎0 + ∞
∑︀
⎧ 𝑛=1 {𝑎𝑛 cos(𝑛𝜔𝑡) + 𝑏𝑛 sin(𝑛𝜔𝑡)}
1
∫︀ 𝑡0 +𝑇
⎪
⎪ 𝑎 0 (𝑡) = 𝑇 𝑡0
𝑉𝑎𝑏 (𝑡) 𝑑𝑡
⎨
𝑡 +𝑇 (1.3)
𝑎𝑛 (𝑡) = 𝑇2 𝑡00 𝑉𝑎𝑏 (𝑡) cos(𝑛𝜔𝑡) 𝑑𝑡
∫︀
𝑤ℎ𝑒𝑟𝑒 :
⎪
⎩ 𝑏 (𝑡) = 2 ∫︀ 𝑡0 +𝑇 𝑉 (𝑡) sin(𝑛𝜔𝑡) 𝑑𝑡
⎪
𝑛 𝑇 𝑡0 𝑎𝑏
La tension moyenne 𝑣𝑜 (𝑡) qui nous intéresse ici correspond au terme 𝑎0 , elle est donc donnée
par :
{︁∫︀ ∫︀ 𝑇 −𝑇0 /4 }︁
𝑇 /4+𝑇
𝑣𝑜 (𝑡) = 𝑇1 𝑇00/4 1 𝐸 𝑑𝑡 − 3𝑇0 /4+𝑇 1
𝐸 𝑑𝑡 = 𝐸 (𝑇1 − 𝑇2 ) /𝑇 = 𝐸 (𝑑1 − 𝑑2 ) (1.4)
En introduisant maintenant une nouvelle variable noté 𝑑 est définie par la différence entre
𝑑1 ∈ [0, 1] et 𝑑2 ∈ [0, 1], la tension moyenne 𝑣𝑜 que génère l’onduleur monophasé (H4Q) sera
donc donnée par :
𝑑 = (𝑑1 − 𝑑2 ) ⇒ 𝑑 ∈ [−1, 1]
(1.5)
𝑣𝑜 (𝑡) = 𝐸 𝑑 ⇒ 𝑣𝑜 (𝑡) ∈ [−𝐸, 𝐸]
Ceci veut dire que la tension moyenne 𝑣𝑜 que l’on peut générer en utilisant ce convertisseur
peut être de signe positive ou négative avec un maximum égale à la tension d’alimentation du
convertisseur 𝐸.
Dans l’équation précédente (1.5), les rapports cycliques (𝑑1 , 𝑑2 ) ne sont pas les rapports à
appliquer aux deux bras de l’onduleurs pour générer la tension moyenne 𝑣𝑜 (𝑡). Les deux
rapports cycliques avec lesquels il faut attaquer les deux bras sont 𝑑𝑎 et 𝑑𝑏 et ils sont définis
comme suit : {︂
𝑑𝑎 = 𝑇𝑎 /𝑇
(1.6)
𝑑𝑏 = 𝑇𝑏 /𝑇
Où 𝑇𝑎 correspond au laps de temps durant lequel le premier transistor 𝑇𝑟1 du premier bras
𝑎 est à l’état 𝑂𝑛, de même 𝑇𝑏 correspond au laps de temps durant lequel le premier transistor
𝑇𝑟3 du deuxième bras 𝑏 est à l’état 𝑂𝑛. A partir de la figure 1-6 et en considérant cette dernière
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définition, il est clair que ces deux rapports cycliques sont obtenus tels que :
{︂
𝑇𝑎 = 𝑇1 + 𝑇0 /2
(1.7)
𝑇𝑏 = 𝑇2 + 𝑇0 /2
𝑑𝑎 = 2 1𝑇 [𝑇 + 𝑇1 − 𝑇2 ] = 12 [1 + 𝑑1 − 𝑑2 ] = 21 [1 + 𝑑]
{︂
(1.9)
𝑑𝑏 = 2 1𝑇 [𝑇 − (𝑇1 − 𝑇2 )] = 12 [1 − (𝑑1 − 𝑑2 )] = 21 [1 − 𝑑]
Ceci veux dire que l’on appliquant une entrée 𝑑 ∈ [−1, 1] la sortie de notre convertisseur est
𝑉0 = 𝐸 𝑑 ∈ [−𝐸, 𝐸] et les rapports cycliques à appliquer aux deux bras de notre onduleur
sont calculés par 𝑑𝑎 = 12 [1 + 𝑑] et 𝑑𝑏 ] = 21 [1 − 𝑑]. Autrement dit, on peut tracer le shéma de
notre onduleur monophasé (H4Q) comme suit :
[Link] Simulation
Pour une tension d’alimentation 𝐸 = 24𝑉 𝑜𝑙𝑡, on applique trois différentes formes pour le signal
d’entrée 𝑑 et on relève les signaux 𝑑𝑎 , 𝑑𝑏 et la tension moyenne aux bornes de la charge 𝑉0 :
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Chapitre 2
2.1 Introduction
La commande des machines triphasées impose la variation de la fréquence et de l’amplitude de
la tension d’alimentation triphasée des machines triphasées. Pour obtenir cette variation on
utilise le convertisseur de puissance dit "onduleur triphasé". A ce convertisseur on adjoint un
filtre 𝐿, 𝐶 pour filtrer les harmoniques de hautes fréquences.
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Les tensions de phases (𝑣𝑎𝑛 , 𝑣𝑏𝑛 , 𝑣𝑐𝑛 ) aux bornes de la charge triphasée (ex : moteur) peuvent
être déreminées en fonction des tensions (𝑣𝑎𝑜 , 𝑣𝑏𝑜 , 𝑣𝑐𝑜 ) par la transformation (2.6) où le point
𝑜 est une référence fictive. Les valeurs de ces dernières tentions dépondent de la l’état des
transistors (fermé, ouvert). Pour déterminer la transformation reliant les tensions (𝑣𝑎𝑜 , 𝑣𝑏𝑜 , 𝑣𝑐𝑜 )
aux tensions (𝑣𝑎𝑛 , 𝑣𝑏𝑛 , 𝑣𝑐𝑛 ) on considère les relations vectorielles suivantes :
⎧
⎪
⎪ 𝑣𝑎𝑛 = 𝑣𝑎0 − 𝑣𝑛0
𝑣𝑏𝑛 = 𝑣𝑏0 − 𝑣𝑛0
⎨
(2.4)
⎪
⎪ 𝑣𝑐𝑛 = 𝑣𝑐0 − 𝑣𝑛0
0 = 𝑣𝑎𝑛 + 𝑣𝑏𝑛 + 𝑣𝑐𝑛 Tension triphasée équilibrée
⎩
1
⇒ 𝑣𝑎0 + 𝑣𝑏0 + 𝑣𝑐0 − 3 𝑣𝑛0 = 0 ⇒ [𝑣𝑎0 + 𝑣𝑏0 + 𝑣𝑐0 ]
𝑣𝑛0 = (2.5)
3
En remplçant (2.5) dans (2.4) on trouve la transformation suivante :
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⎡ ⎤ ⎡ ⎤ ⎡ ⎤
𝑣𝑎𝑛 2 −1 −1 𝑣𝑎𝑜
⎣ 𝑣𝑏𝑛 ⎦ = 1 ⎣ −1 2 −1 ⎦ ⎣ 𝑣𝑏𝑜 ⎦ (2.6)
3
𝑣𝑐𝑛 −1 −1 2 𝑣𝑐𝑜
En considérant donc que pour un bras d’onduleur un seul transistor est fermé à la fois, et
en utilisant la transformation précédente on peut déterminer le tableau suivant :
A partir du premier secteur, on cherche les projections de la tension de référence 𝑉𝑟𝑒𝑓 sur
les deux vecteurs du secteur 𝑉100 et 𝑉110 . On réalise d’abord la projection de la tension 𝑉𝑟𝑒𝑓
selon les axes (𝛼, 𝛽) et on trouve :
{︂
𝑉𝛼 = cos(𝜃) 𝑉𝑟𝑒𝑓
(2.7)
𝑉𝛽 = sin(𝜃) 𝑉𝑟𝑒𝑓
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(a) Secteurs formés par les six vecteurs non nuls. (b) Agrandissement du premier secteur.
Figure 2-2: Les vecteurs générés par l’onduleur et la tension de référence (repère 𝛼, 𝛽).
𝑉𝛼 − 𝑉1 = cos( 𝜋3 ) 𝑉2
{︂
(2.8)
𝑉𝛽 = cos( 𝜋6 ) 𝑉2
√
En remplaçant 𝑉𝛽 par sa valeur dans la deuxième équation et sachant que cos( 𝜋6 ) = 3/2 , on
détermine l’équation de 𝑉2 comme suit :
𝜋 √
𝑉2 = [1/ cos( )] 𝑉𝛽 = [2/ 3] sin(𝜃) 𝑉𝑟𝑒𝑓 (2.9)
6
Dans ce cas 𝑉1 sera donnée par :
𝜋
⎧
⎨ 𝑉1 = 𝑉𝛼 − cos( 3 ) 𝑉2 √
𝜋
√ 𝑉{︀𝑟𝑒𝑓√− [2/ 3] cos( 3 ) sin(𝜃)
𝑉1 = cos(𝜃)
𝜋
𝑉𝑟𝑒𝑓 }︀ (2.10)
𝑉1 = [2/ 3] [ 3/2] cos(𝜃) − cos( 3 ) sin(𝜃) 𝑉𝑟𝑒𝑓
⎩
√
Sachant que sin( 𝜋3 ) = 3/2 on a :
√ {︁ 𝜋 𝜋 }︁
𝑉1 = [2/ 3] sin( ) cos(𝜃) − cos( ) sin(𝜃) 𝑉𝑟𝑒𝑓 (2.11)
3 3
En utilisant la relation trigonométrique sin(𝛼 − 𝛽) = sin(𝛼) cos(𝛽) − cos(𝛼) sin(𝛽); on trouve
finalement pour 𝑉1 :
√ 𝜋
𝑉1 = [2/ 3] sin( − 𝜃) 𝑉𝑟𝑒𝑓 (2.12)
3
Finalement la projection de la tension 𝑉𝑟𝑒𝑓 sur les deux vecteurs 𝑉100 et 𝑉110 du premier secteur
est exprimer par les tensions 𝑉1 et 𝑉2 comme suit :
{︃
𝑉1 = √23 sin( 𝜋3 − 𝜃) 𝑉𝑟𝑒𝑓
(2.13)
𝑉2 = √23 sin(𝜃) 𝑉𝑟𝑒𝑓
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Pour obtenir la projection de la tension 𝑉𝑟𝑒𝑓 dans les cinq autres secteurs il suffit de ramener
cette tension dans le premier secteur. Ceci peut être obtenu en renplaçant, dans l’accolade
précédente, l’angle 𝜃 par (𝜃 − (𝑖 − 1) 𝜋3 ) où 𝑖 = 2 · · · 6
𝑉1 = 𝑉100 𝑡𝑇1
{︂
(2.15)
𝑉2 = 𝑉110 𝑡𝑇2
Par comparaison entre ces deux dernières équations, on peut tirer les trois rapports cycliques
(𝑑1 = 𝑡𝑇1 , 𝑑2 = 𝑡𝑇2 , 𝑑0 = 𝑡𝑇0 ) dans le premier secteur.
⎧
2 𝑉𝑟𝑒𝑓 𝜋
⎨ 𝑑1 = √2 𝐸 sin( 3 − 𝜃)
⎪
𝑉
𝑑2 = √22 𝑟𝑒𝑓
𝐸
sin(𝜃) (2.16)
⎪
𝑑0 = 1 − 𝑑1 − 𝑑2
⎩
Comme préciser ci-haut, les trois rapports cycliques (𝑑1 , 𝑑2 , 𝑑0 ) dans les cinq autres secteurs
sont obtenus en remplaçant l’angle 𝜃 par (𝜃 − (𝑖 − 1) 𝜋3 ) où 𝑖 = 2 · · · 6.
√
Le module de la tension de référence dans le plan (𝛼, 𝛽) est donné par : 𝑉𝑟𝑒𝑓 = 3 𝑉𝑒𝑓 𝑓
où 𝑉𝑒𝑓 𝑓 est la tension efficace du signal triphasé dans le plan (𝑎, 𝑏, 𝑐). Dans ce cas les rapports
cycliques précedent sont comme suit :
⎧ √ 𝑉𝑒𝑓 𝑓
⎪ 𝑑 1 = √2 3 𝐸 sin( 𝜋3 − 𝜃)
⎨ 2 √
𝑉 𝑓
𝑑2 = √22 3 𝑒𝑓 𝐸
sin(𝜃) (2.17)
⎪
𝑑0 = 1 − 𝑑1 − 𝑑2
⎩
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2.3.4 Simulation
Les figurent suivantes montrent les résultats de simulation de l’onduleur triphasé. La tension
de référence est 𝑉𝑟𝑒𝑓 = 110𝑉 efficace et 𝑓 = 50𝐻𝑧. La figure 𝑎 montre les trois rapports
cycliques 𝑑𝑎 , 𝑑𝑏 , 𝑑𝑐 appliqués aux trois bras de l’onduleur, alors que la figure 𝑏 montre les trois
tensions de phase 𝑉𝑎𝑛 , 𝑉𝑏𝑛 , 𝑉𝑐𝑛 générées par l’onduleur.
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Figure 2-4: Alternating Zero SVM avec une référence 𝑉𝑟𝑒𝑓 = 110𝑉 efficace et 𝑓 = 50𝐻𝑧.
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Chapitre 3
3.1 Introduction
La commande des machines électriques est un domaine multidisciplinaire; il nécessite la connais-
sance des machines électriques, de l’électronique de puissance et de l’automatique de commande.
Généralement, l’objectif étant de réaliser l’asservissement de la vitesse de rotation ou du cou-
ple en fonctionnement moteur ou bien la régulation de la tension générée en fonctionnement
génératrice. En effet, les machines électriques sont des convertisseurs électromécaniques perme-
ttant la conversion bidirectionnelle de l’énergie entre une installation électrique et un dispositif
mécanique. On a donc les deux types de fonctionnement suivants :
1. Eolienne
2. Groupe électrogène
Les machines électriques classiques, ou base, se déclinent en les trois types suivants :
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𝐵 = 𝑓 (𝑖) = 𝑘𝑓 𝑖 (3.2)
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𝑀 = 2 |𝐹 | 𝑏/2 = 𝑏 𝐹
𝑀 = 𝑏 [𝑎 𝑖 𝐵 sin(𝜃)]
𝑀 = [𝑏 𝑎] 𝐵 𝑖 sin(𝜃) (3.4)
𝑀 = [𝑆 𝐵] 𝑖 sin(𝜃)
𝑀 = 𝜑 𝑖 sin(𝜃)
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3.3.2 Construction
La machine à courant continu est construite en se basant sur le principe décrit ci-haut, voir
Figure.3-5. En effet, la source d’induction magnétique correspond au Stator (Inducteur), le
cadre en fil conducteur tournant autour de son axe correspond au Rotor (Induit). Un troisième
élément purement mécanique est adjoint au circuit rotorique, cet élément appelé système balais-
collecteur est très important pour le bon fonctionnement de cette machine.
L’inducteur appelé aussi circuit d’excitation est réalisé en utilisant un électro-aimant : enroule-
ment monté sur un noyau ferromagnétique et parcouru par un courant continu dit d’excitation,
voir Figure.3-6. Il constitue la partie fixe de la machine : le stator. Son unique rôle est de créer
le champ d’induction magnétique 𝐵 statorique (champ inducteur ). Le courant d’excitation noté
𝑖𝑓 (Field, Champ) ou bien 𝑖𝑒𝑥 (excitation) est de très faible valeur, i.e la puissance consommée
est négligeable.
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L’induit appelé aussi circuit de puissance est réalisé par insertion d’un ensemble de cadres en
fils conducteurs dans des encoches taillées sur la surface extèrne d’un cylindre, voir Figure.3-
5. Les extrémités des ces cadres sont reliées (soudées) aux lames du collecteur, l’ensemble
des cadres constitue le bobinage rotorique, voir Figure.3-7. Il est à noter qu’il existe deux
manières de réaliser cette liaison; on parle alors de deux types d’enroulements. L’enroulement
dit Ondulé (Figure.3-8) et l’enroulement dit Imbriqué (Figure.3-9); le premier est destiné à la
grande tension alors que le deuxième est destiné aux forts courants. Le fonctionnement de la
machine ne change pas en fonction du type d’enroulement.
Le collecteur est une bague solidaire au rotor, sur laquelle sont disposés un ensemble de lames
en cuivre. A ces lames sont reliées les extrémités des cadres du bobinage de l’induit. Les
balais, ou charbons, sont solidaire au stator et frottent sur les lames du collecteur en rotation,
voir Figure.3-10. Le système balais-collecteur permet en mode moteur d’inverser la polarité
du courant traversant chaque enroulement au moins une fois par tour de rotation, ou bien le
redressement de la tension f.e.m générée en mode génératrice; ce qui constitue un redresseur
mécanique.
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(a) (b)
𝑑 𝑖𝑓
𝑢𝑓 = 𝑅𝑓 𝑖𝑓 + 𝐿𝑓 (3.5)
𝑑𝑡
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rotor possède donc deux parties, voir Figure.3-12. La partie électrique contient la résistance
rotorique 𝑅𝑎 en série avec l’inductance rotorique 𝐿𝑎 et la tension induite 𝐸𝑓.𝑒.𝑚 ; elle donne
l’équation électrique (3.6). La partie mécanique est représentée par l’axe de rotation du rotor
en indiquant la vitesse 𝜔; elle donne l’équation mécanique (3.7).
𝑑 𝑖𝑎
𝑢𝑎 = 𝑅𝑎 𝑖𝑎 + 𝐿𝑎 + 𝐸𝑓.𝑒.𝑚 (3.6)
𝑑𝑡
𝑑𝜔
𝐽 = 𝐶𝑒.𝑚 − 𝑓 𝜔 − 𝐶𝑟 (3.7)
𝑑𝑡
Où 𝐽, 𝑓 et 𝐶𝑟 sont respectivement le moment d’inertie des parties tournantes, le coefficient de
frottement visqueux et le couple de charge. Il reste à déterminer les relations pour la tension
induite 𝐸𝑓.𝑒.𝑚 et le couple électromoteur 𝐶𝑒.𝑚 pour compléter les équations 3.6 et 3.7.
Remarque. Il est à noter que les paramètres de l’équation statorique (𝑅𝑓 , 𝐿𝑓 ), les paramètres
de l’équation rotorique (𝑅𝑎 , 𝐿𝑎 ) et ceux de l’équation mécanique (𝐽, 𝑓 ) ne sont pas fournit par
le constructeur de la machine; mais doivent être identifiés par l’utilisateur.
L’équation 3.9 montre que les tensions induites 𝑒𝑛 (𝑡) dans les différents cadres ont une forme
sinusoïdale, elles sont déphasées l’une par rapport à l’autre d’un angle 𝛿. Elles ont la même
amplitude égale à 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝜔 qui dépend linéairement du courant d’excitation 𝑖𝑓 et de la vitesse de
rotation 𝜔 et ayant la même fréquence que la fréquence de rotation 𝜔. Ces différentes tensions
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(a) (b)
sinusoïdales sont reliées au collecteur qui tourne avec le rotor, les balais placés judicieusement
(une position bien particulière) n’aperçoivent qu’une infime partie de la 𝑛𝑖𝑚𝑒 tension 𝑒𝑛 (𝑡)
correspondant au pas mécanique 𝛿, i.e la bosse maximale de la tension 𝑒𝑛 (𝑡) voir figure3-13.
C’est pour cette raison que le système balais-collecteur est considéré comme un redresseur
mécanique. On obtient donc la relation 3.10.
𝐸𝑓.𝑒.𝑚 = 𝐾𝑒 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝜔
(3.10)
𝐾𝑒 = 2 𝑃𝜋 𝑎 𝑁
Tel que :
∙ 𝑁 : Nombre de conducteurs.
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→
−
𝑀𝑛 (𝑡) = 𝑁 2 | 𝐹 | 𝑟/2
𝑀𝑛 (𝑡) = 𝑁 𝑟 [𝐿 𝑖𝑎 𝐵(𝑖𝑓 ) sin(𝜃 − 𝑛 𝛿)]
𝑀𝑛 (𝑡) = 𝑁 [𝑟 𝐿] 𝐵(𝑖𝑓 ) 𝑖𝑎 sin(𝜃 − 𝑛 𝛿)
(3.11)
𝑀𝑛 (𝑡) = 𝑁 𝑆 𝐵(𝑖𝑓 ) 𝑖𝑎 sin(𝜃 − 𝑛 𝛿)
𝑀𝑛 (𝑡) = [𝑁 𝑆 𝐵(𝑖𝑓 )] 𝑖𝑎 sin(𝜃 − 𝑛 𝛿)
𝑀𝑛 (𝑡) = 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝑖𝑎 sin(𝜃 − 𝑛 𝛿)
Du fait que l’enroulement rotorique est constitué d’un ensemble de cadre distant d’un pas
(angle mécanique) 𝛿; le couple moteur total noté 𝐶𝑒.𝑚 et résultant de la somme de l’ensemble
des couples élementaire 𝑀𝑛 (𝑡) est donc donné par :
Comme expliquer auparavant, la puissance électromagnétique 𝑃𝑒.𝑚 mise en jeu dans la machine
est celle qui est convertit; i.e 𝑃𝑒.𝑚 = 𝑃𝑒 = 𝑃𝑚 . La puissance électrique 𝑃𝑒 = 𝐸𝑓.𝑒.𝑚 𝑖𝑎 est
convertit en puissance mécanique 𝑃𝑚 = 𝐶𝑒.𝑚 𝜔 et vice-versa tel que :
𝑃𝑒.𝑚 = 𝑃𝑒 = 𝑃𝑚
𝐸𝑓.𝑒.𝑚 𝑖𝑎 = 𝐶𝑒.𝑚 𝜔 (3.14)
𝐾𝑒 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝜔 𝑖𝑎 = 𝐾𝑚 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝑖𝑎 𝜔
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𝐸𝑓.𝑒.𝑚 = 𝐾 𝜑 𝜔 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝜔
𝐶𝑒.𝑚 = 𝐾 𝜑 𝑖𝑎 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝑖𝑎 (3.16)
𝑖𝑓 : 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡
𝐸𝑓.𝑒.𝑚 = 𝐾 𝜑𝑛 𝜔 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝑛 𝜔 = 𝐾𝑎 𝜔
𝐶𝑒.𝑚 = 𝐾 𝜑𝑛 𝑖𝑎 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝑛 𝑖𝑎 = 𝐾𝑎 𝑖𝑎 (3.17)
Tel que : 𝐾𝑎 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝑛
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𝐸𝑓.𝑒.𝑚 = 𝐾 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝜔 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝜔
𝐶𝑒.𝑚 = 𝐾 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝑖𝑎 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝑖𝑎
(3.18)
Tel que en mode moteur : 𝐼 = 𝑖𝑎 + 𝑖𝑓
En mode génératrice : 𝐼 = 𝑖𝑎 − 𝑖𝑓
Caractéristiques :
∙ Couple limité.
𝐸𝑓.𝑒.𝑚 = 𝐾 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝜔 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝜔 = 𝑘𝑎 𝑖𝑎 𝜔
𝐶𝑒.𝑚 = 𝐾 𝜑𝑇 (𝑖𝑓 ) 𝑖𝑎 = 𝑘𝑎 𝑖𝑓 𝑖𝑎 = 𝑘𝑎 𝑖2𝑎 (3.19)
Tel que : 𝑖𝑓 = 𝑖𝑎
Caractéristiques :
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29
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∙ Aspirateur.
∙ Ventilation.
∙ Visseuse-dévisseuse électrique.
∙ Lève-vitre électrique.
∙ Enrouleur-dérouleur de store.
∙ Portail électrique.
∙ Traction.
∙ Robotique.
∙ Machines-outils.
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Chapitre 4
Machine Asynchrone
4.1 Introduction
La machine asynchrone MAS est de tout temps la machine la plus répandue dans l’industrie.
Ceci est due au fait que sa construction est très simple et donc très robuste. Cette machine
nécissite une seule alimentation au stator, le rotor étant en court-circuit. Le rotor pour cette
machine peut être à cage d’écureuil, ou bien bobiné. Grâce au développement de l’électronique
de puissance et de l’automatique de commande la machine à cage est la plus intéressante. Du
point de vue identification et commande, c’est la machine la plus complexe.
Ω𝑠 = 𝜔𝑠 /𝑃 = 2 𝜋𝑓𝑠 /𝑃
(4.1)
𝑁𝑠 = 60 Ω𝑠 /(2 𝜋) = 60 𝑓𝑠 /𝑃
4.2.2 Rotor
Dans un moteur à cage d’écureuil, les enroulements sont constitués de barres (cuivre, laiton
ou aluminium) reliées entre elles à chaque extrémité par un anneau terminal, voir figure.4-4.
Dans un moteur à rotor bobiné, le bobinage rotorique est identique au bobinage statorique.
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Comme expliquer dans le chapitre précédent; un enroulement parcouru par un courant génère
un champ d’induction magnétique 𝐵 qui dépond linéairement de l’amplitude du courant.
Autrement dit, si le courant est sinusoïdale alors l’induction est aussi sinusoïdale. Si l’on
considère maintenant un enroulement polyphasé (𝑞 = 𝑃 3 bobines) alimenté par des courants
sinusoïdaux polyphasés et équilibrés de sorte que dans la phase (bobine) d’ordre 𝑘, le courant
𝑖𝑘 s’exprime par :
𝑖𝑘 = 𝐼 cos(𝜔 𝑡 ± 𝑘 2 𝜋/𝑞) 𝑘 = 0 · · · (𝑞 − 1) (4.2)
Le signe (−) s’applique à l’ordre direct et le signe (+) à l’ordre inverse. Remarquer qu’un
stator ou un rotor triphasé contient 𝑞 = 𝑃 3 phases (bobines) internes, voir figure.4-2(b). Le
courant 𝑖𝑘 produit un champ d’induction magnétique 𝐵𝑘 et donc un flux magnétique 𝜑𝑘 :
Le champ magnétique totale au point 𝑀 est donnée par la somme des champs individuelles
𝜑𝑘 (𝜃, 𝑡) générées par les différents courants 𝑖𝑘 telle que :
𝑞−1
∑︁
𝜑(𝜃, 𝑡) = 𝜑(𝐵(𝐼)) cos(𝑘 2 𝜋/𝑞 − 𝑃 𝜃) cos(𝜔 𝑡 ± 𝑘 2 𝜋/𝑞) (4.5)
0
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où bien :
𝑞−1
1 ∑︁
𝜑(𝜃, 𝑡) = 𝜑(𝐵(𝐼)) {cos(𝜔 𝑡 + 𝑃 𝜃) + cos(𝜔 𝑡 − 𝑃 𝜃 + 4𝑘 𝜋/𝑞)} (4.7)
2 0
Du fait que l’on travaille avec des systèmes polyplasés équilibrés, les deux sommes
𝑞−1
∑︁
{cos(𝜔 𝑡 ± [𝑃 𝜃 − 4𝑘 𝜋/𝑞])} (4.8)
0
dans les équations 4.6 et 4.7 sont nulles. Donc on a le résultat final du champ magnétique
tournant :
𝜑(𝜃, 𝑡) = 𝑞 21 𝜑(𝐵(𝐼)) cos(𝜔 𝑡 ∓ 𝑃 𝜃)
(4.9)
𝜃 angle mécanique 𝜃𝑒 = 𝑃 𝜃 angle électrique
La relation entre les angles mécanique et électrique 𝜃𝑒 = 𝑃 𝜃 sous entend que, pour un tour
mécanique complet on a 𝑃 période du signal électrique.
Théorème de Ferraris : une armature multipolaire, polyphasée d’espace et parcourue par des
courants sinusoïdaux polyphasés équilibrés crée dans l’entrefer un champ magnétique tournant,
dans l’espace lié à l’armature, à la vitesse angulaire ±𝜔/𝑃 .
Comme la machine possède deux armatures (stator et rotor) on a donc deux champs mag-
nétiques tournants :
1
𝜑𝑠 (𝜃, 𝑡) = 𝑞 2
𝜑(𝐵(𝐼𝑠 )) cos(𝜔𝑠 𝑡 ∓ 𝑃 𝜃)
(4.10)
𝜃˙𝑠 = 𝜔𝑠 : Pulsation des courants statoriques
Ω𝑠 = 𝜔𝑠 /𝑃 : Vitesse du champ statorique
1
𝜑𝑟 (𝜃, 𝑡) = 𝑞 2
𝜑(𝐵(𝐼𝑟 )) cos(𝜔𝑟 𝑡 ∓ 𝑃 𝜃)
(4.11)
𝜃˙𝑟 = 𝜔𝑟 : Pulsation des courants rotoriques
Ω𝑟 = 𝜔𝑟 /𝑃 : Vitesse du champ rotorique
4.2.4 Glissement
Dans la machine asynchrone il existe deux champs magnétiques tournants. Le champ tournant
statorique est généré par les courants d’alimentations triphasé. Ce champ tournant statorique
gènère par induction des courants polyphasés équilibrés dans les enroulements rotoriques, ces
courants induits génèrent à leurs tours le champ tournant rotorique de la même manière ci-
dessus. Ceci n’est possible que si le rotor tourne à une vitesse mécanique différente de celle
34
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du champ tournant statorique. En effet, si le rotor tourne à la même vitesse que le champ
tournant statorique il n’y aura plus d’induction de courants dans les enroulement rotoriques
et donc pas de champ rotorique : la machine décroche (elle ne tourne plus). On parle alors de
glissement de vitesse, il s’agit de la différence en pourcentage entre la vitesse mécanique Ω du
rotor et la vitesse du champ tournant statorique tel que Ω = (1 − 𝑔) Ω𝑠 :
La dernière relation dans 4.12 est appellée relation d’auto-pilotage. Remarquer que autant la
charge mécanique est importante autant la vitesse de rotation du rotor est plus faible et donc
le glissement est plus grand; mais aussi les courants rotoriques sont plus forts et donc le couple
généré est plus grand.
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𝜑𝑎𝑠 = 𝑙𝑠 𝑖𝑎𝑠 + 𝑚𝑠 𝑖𝑏𝑠 + 𝑚𝑠 𝑖𝑐𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚1 𝑖𝑎𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚3 𝑖𝑏𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚2 𝑖𝑐𝑟
𝜑𝑎𝑠 = 𝑙𝑠 𝑖𝑎𝑠 + 𝑚𝑠 (𝑖𝑏𝑠 + 𝑖𝑐𝑠 ) + 𝑚𝑠𝑟 𝑚1 𝑖𝑎𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚3 𝑖𝑏𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚2 𝑖𝑐𝑟
(4.13)
𝜑𝑎𝑠 = (𝑙𝑠 − 𝑚𝑠 ) 𝑖𝑎𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚1 𝑖𝑎𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚3 𝑖𝑏𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚2 𝑖𝑐𝑟
𝜑𝑎𝑠 = 𝐿𝑠 𝑖𝑎𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚1 𝑖𝑎𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚3 𝑖𝑏𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚2 𝑖𝑐𝑟
tel que :
𝑚1 : cos(𝜃)
𝑚2 : cos(𝜃 − 2𝜋/3)
𝑚3 : cos(𝜃 + 2𝜋/3)
𝑚𝑠𝑟 : Inductance mutuelle entre une phase statorique et une phase rotorique. (4.14)
𝑙𝑠 : Inductance propre d’une phase statorique.
𝑚𝑠 : Inductance mutuelle entre deux phases statoriques.
𝐿𝑠 = 𝑙𝑠 − 𝑚𝑠 : Inductance cyclique statorique.
𝜑𝑎𝑟 = 𝑙𝑟 𝑖𝑎𝑟 + 𝑚𝑟 𝑖𝑏𝑟 + 𝑚𝑟 𝑖𝑐𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚1 𝑖𝑎𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚2 𝑖𝑏𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚3 𝑖𝑐𝑠
𝜑𝑎𝑟 = 𝑙𝑟 𝑖𝑎𝑟 + 𝑚𝑟 (𝑖𝑏𝑟 + 𝑖𝑐𝑟 ) + 𝑚𝑠𝑟 𝑚1 𝑖𝑎𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚2 𝑖𝑏𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚3 𝑖𝑐𝑠
(4.16)
𝜑𝑎𝑟 = (𝑙𝑟 − 𝑚𝑟 ) 𝑖𝑎𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚1 𝑖𝑎𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚2 𝑖𝑏𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚3 𝑖𝑐𝑠
𝜑𝑎𝑟 = 𝐿𝑟 𝑖𝑎𝑟 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚1 𝑖𝑎𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚2 𝑖𝑏𝑠 + 𝑚𝑠𝑟 𝑚3 𝑖𝑐𝑠
tel que :
𝑙𝑟 : Inductance propre d’une phase rotorique.
𝑚𝑟 : Inductance mutuelle entre deux phases rotoriques. (4.17)
𝐿𝑟 = 𝑙𝑟 − 𝑚𝑟 : Inductance cyclique rotorique.
de même pour les flux 𝜑𝑏𝑟 de l’enroulement 𝑏𝑟 et 𝜑𝑐𝑟 de l’enroulement 𝑐𝑟 :
En utilisant l’écriture matricielle, on peut écrire dans le plan (𝑎, 𝑏, 𝑐) l’équation des flux sta-
toriques et l’équation des flux rotoriques comme suit :
36
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La modélisation de la MAS qui nous intéresse ici est celle dans le plan (𝑑, 𝑞), voir figure.4-7.
En multipliant à gauche l’équation des flux statorique par 𝑃 (𝜃𝑠 ) et l’équation des flux rotorique
par 𝑃 (𝜃𝑟 ) , on obtient les éqtations dans le plan 𝑑, 𝑞 :
{︀ }︀
𝑃 (𝜃𝑠 ) [𝜑𝑎𝑏𝑐𝑠 ] = 𝐿𝑠 𝑃 (𝜃𝑠 ) [𝑖𝑎𝑏𝑐𝑠 ] + 𝑚𝑠𝑟 𝑃 (𝜃𝑠 ) 𝑀 (𝜃) 𝑃 (𝜃𝑟 )𝑇 [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] }︀
{︀ (4.22)
𝑃 (𝜃𝑟 ) [𝜑𝑎𝑏𝑐𝑟 ] = 𝐿𝑟 𝑃 (𝜃𝑟 ) [𝑖𝑎𝑏𝑐𝑟 ] + 𝑚𝑠𝑟 𝑃 (𝜃𝑟 ) 𝑀 (𝜃)𝑇 𝑃 (𝜃𝑠 )𝑇 [𝑖𝑑𝑞𝑠 ]
D’autre part on sait que la relation 𝐶 𝑀 (𝜃) 𝐶 𝑇 = (3/2) 𝑅(𝜃)𝑇 est vraie, on peut écrire donc :
En remplaçant 𝑅(𝜃) par sa décomposition 𝑅(𝜃) = 𝑅(𝜃𝑠 ) 𝑅(𝜃𝑟 )𝑇 et sachant que l’inductance
𝑀 = (3/2) 𝑚𝑠𝑟 est l’inductance mutuelle cyclique, l’équation précédente devient donc :
Puisque 𝑅(𝜃𝑠 ) 𝑅(𝜃𝑟 ) 𝑅(𝜃𝑠 )𝑇 𝑅(𝜃𝑟 )𝑇 = [𝑅(𝜃𝑠 ) 𝑅(𝜃𝑟 )] [𝑅(𝜃𝑟 ) 𝑅(𝜃𝑠 )]𝑇 = 𝑅(𝜃𝑠 +𝜃𝑟 ) 𝑅(𝜃𝑠 +𝜃𝑟 )𝑇 = 𝐼,
les équations des flux statoriques et rotoriques sont finalement données par :
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𝑑 𝑃 (𝜃𝑠 )𝑇 𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑠 ]
[𝑣𝑑𝑞𝑠 ] = 𝑅𝑠 [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] + 𝑃 (𝜃𝑠 ) 𝑑𝑡
[𝜑𝑑𝑞𝑠 ] + 𝑃 (𝜃𝑠 ) 𝑃 (𝜃𝑠 )𝑇 𝑑𝑡 (4.29)
𝑑 𝑃 (𝜃𝑟 )𝑇 𝑇 𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑟 ]
0 = 𝑅𝑟 [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] + 𝑃 (𝜃𝑟 ) 𝑑𝑡
[𝜑𝑑𝑞𝑟 ] + 𝑃 (𝜃𝑟 ) 𝑃 (𝜃𝑟 ) 𝑑𝑡
𝑑 𝑃 (𝜃)−1
Sachant que 𝑃 (𝜃) 𝑑𝑡
= −𝜔 𝑅(𝜋/2) on a alors :
𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑠 ]
[𝑣𝑑𝑞𝑠 ] = 𝑅𝑠 [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] − 𝜔𝑠 𝑅(𝜋/2) [𝜑𝑑𝑞𝑠 ] + 𝑑𝑡
𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑟 ]
(4.30)
0 = 𝑅𝑟 [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] − 𝜔𝑟 𝑅(𝜋/2) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] + 𝑑𝑡
𝑃𝐸𝑠 = 𝑣𝑎𝑠 𝑖𝑎𝑠 + 𝑣𝑏𝑠 𝑖𝑏𝑠 + 𝑣𝑐𝑠 𝑖𝑐𝑠 = [𝑣𝑎𝑏𝑐𝑠 ]𝑇 [𝑖𝑎𝑏𝑐𝑠 ] = [𝑣𝑑𝑞𝑠 ]𝑇 [𝑖𝑑𝑞𝑠 ]
(4.31)
𝑃𝐸𝑟 = 𝑣𝑎𝑟 𝑖𝑎𝑟 + 𝑣𝑏𝑟 𝑖𝑏𝑟 + 𝑣𝑐𝑟 𝑖𝑐𝑟 = [𝑣𝑎𝑏𝑐𝑟 ]𝑇 [𝑖𝑎𝑏𝑐𝑟 ] = [𝑣𝑑𝑞𝑟 ]𝑇 [𝑖𝑑𝑞𝑟 ]
Ne pas confondre la puissance 𝑃𝐸𝑠 avec la puissance électrique 𝑃𝑎 absorbée par le stator en
fonctionnement moteur, ne pas confondre aussi 𝑃𝐸𝑟 avec la puissance mécanique 𝑃𝑚 fournit
au rotor en fonctionnement génératrice, voir figure.4-8. Les deux dernières égalités dans les
équations (4.31) viennent du fait que la transformée de Park 𝑃 (𝜃) = 𝑅(𝜃)𝐶 garde la même
puissance en passant du plan (𝑎, 𝑏, 𝑐) au plan (𝑑, 𝑞). En utilisant les expressions des tensions
statoriques et rotoriques (4.30) on obtient :
𝑇
𝑇 𝑇 𝑇 𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑠 ]
𝑃𝐸𝑠 = 𝑅𝑠 [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] − 𝜔𝑠 [𝜑𝑑𝑞𝑠 ] 𝑅(𝜋/2) [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] + 𝑑𝑡
[𝑖𝑑𝑞𝑠 ]
𝑇 (4.32)
𝑇 𝑇 𝑇 𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑟 ]
0 = 𝑅𝑟 [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] − 𝜔𝑟 [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] 𝑅(𝜋/2) [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] + 𝑑𝑡
[𝑖𝑑𝑞𝑟 ]
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Dans les équations (4.32), les premiers termes correspondent aux pertes joule statorique et
rotorique; les troisièmes termes correspondent aux puissances magnétiques emmagasinées dans
le statorique et le rotorique (puissances fluctuantes). Les deuxièmes termes correspondent donc
à la puissance électromagnétique (puissance transmise) 𝑃𝑒.𝑚 , c’est cette dernière puissance qui
correspond à la convertion de l’énergie électrique énergie mécanique. On a alors
En remplaçant le courant rotorique [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] par son expression dans la deuxième expression du
couple 𝐶𝑒.𝑚 on obtient la quatrième expression suivante :
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Les équations de la machine asynchrone peuvent êtres données de trois différentes manières
selon le choix du repère (𝑑, 𝑞). Ces trois manières dépondent de la position du repère (𝑑, 𝑞)
comme suit :
𝜃 = 𝜃𝑠 − 𝜃𝑟 : repère (𝑑, 𝑞) lié au champ tournant
𝜃𝑠 = 0 𝜃 = −𝜃𝑟 : repère (𝑑, 𝑞) lié au stator (4.39)
𝜃𝑟 = 0 𝜃 = 𝜃𝑠 : repère (𝑑, 𝑞) lié au rotor
Les équations qui modélisent le comportement de la machine asynchrone et qui nous intéressent
ici sont ceux utilisées pour réaliser la commande vectorielle. En effet, pour commander cette
machine on travaille généralement dans le repère (𝑑, 𝑞) lié au champ tournant et on prenant en
considération que l’on peut pas mesurer toutes les grandeurs électro-magnétiques. Le vecteur
des variables qui nous intéresse ici est tel que :
Pour obtenir les équations correspondant à ce vecteur, on arrange les équations de la machine
comme suit. En multipliant les équations magnétiques statoriques par 𝐿𝑟 et ceux rotoriques
par 𝑀 (equations 4.26) et en faisant la différence on obtient :
En ramplaçant le flux [𝜑𝑑𝑞𝑠 ] par son équivalent obtenu à partir de (4.42), le courant [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] par
son équivalent obtenu à partir de l’équation des flux (4.26) et en arrangeant on obtient :
𝑑[𝑖𝑑𝑞𝑠 ]
𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝜎 𝑑𝑡
= 𝐿𝑟 [𝑣𝑑𝑞𝑠 ] − [𝐿𝑟 𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ] [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] + 𝜔𝑠 𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝜎 𝑅(𝜋/2) [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] (4.45)
+ 𝑀 (𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] + 𝑀 (𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 ) 𝑅(𝜋/2) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ]
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𝑑[𝑖𝑑𝑞𝑠 ]
𝑑𝑡
= − [1/(𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] [𝐿𝑟 𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ] [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] + 𝜔𝑠 𝑅(𝜋/2) [𝑖𝑑𝑞𝑠 ]
+ [𝑀 𝑅𝑟 /(𝐿2𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] + [𝑀/(𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] (𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 ) 𝑅(𝜋/2) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] (4.46)
+ [1/(𝐿𝑠 𝜎)] [𝑣𝑑𝑞𝑠 ]
A l’équation des courants statoriques (4.46) on ajoute celle des flux rotoriques comme suit.
En remplaçant le courant [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] par son équivalent obtenu à partir de l’équation des flux (4.26)
dans l’équation électrique rotorique on obtient :
𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑟 ]
0 = 𝑅𝑟 [𝑖𝑑𝑞𝑟 ] − 𝜔𝑟 𝑅(𝜋/2) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] + 𝑑𝑡
𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑟 ]
(4.47)
0 = 𝑅𝑟 {(1/𝐿𝑟 ) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] − (𝑀/𝐿𝑟 ) [𝑖𝑑𝑞𝑠 ]} − 𝜔𝑟 𝑅(𝜋/2) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] + 𝑑𝑡
𝑑 [𝜑𝑑𝑞𝑟 ]
= (𝑀 𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ) [𝑖𝑑𝑞𝑠 ] − (𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] + 𝜔𝑟 𝑅(𝜋/2) [𝜑𝑑𝑞𝑟 ] (4.48)
𝑑𝑡
Les équations des courants statoriques (4.46), des flux rotoriques (4.48) et l’équation mécanique
(4.38) où l’on remplace le couple électromagnétique 𝐶𝑒.𝑚 par sa quatrième forme (4.37), con-
stituent avec la relation d’auto-pilotage (𝜔 = 𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 ) le modèle de la machine asynchrone dans
le référenciel (𝑑, 𝑞) lié au champ tournant. Les équations du modèle peuvent êtres données de
manière développée comme suit :
𝑑 𝑖𝑑𝑠
𝑑𝑡
= − [1/(𝐿𝑠 𝜎)] [𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 ] 𝑖𝑑𝑠 + 𝜔𝑠 𝑖𝑞𝑠
+ [𝑀 𝑅𝑟 /(𝐿2𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] 𝜑𝑑𝑟 + [𝑀/(𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] 𝜔 𝜑𝑞𝑟 + [1/(𝐿𝑠 𝜎)] 𝑣𝑑𝑠
𝑑 𝑖𝑞𝑠
𝑑𝑡
= − [1/(𝐿𝑠 𝜎)] [𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 ] 𝑖𝑞𝑠 − 𝜔𝑠 𝑖𝑑𝑠
+ [𝑀 𝑅𝑟 /(𝐿2𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] 𝜑𝑞𝑟 − [𝑀/(𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] 𝜔 𝜑𝑑𝑟 + [1/(𝐿𝑠 𝜎)] 𝑣𝑞𝑠 (4.49)
𝑑 𝜑𝑑𝑟
𝑑𝑡
= (𝑀 𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ) 𝑖𝑑𝑠 − (𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ) 𝜑𝑑𝑟 + (𝜔𝑠 − 𝜔) 𝜑𝑞𝑟
𝑑 𝜑𝑞𝑟
𝑑𝑡
= (𝑀 𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ) 𝑖𝑞𝑠 − (𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ) 𝜑𝑞𝑟 − (𝜔𝑠 − 𝜔) 𝜑𝑑𝑟
𝑑 Ω
𝑑𝑡
= [𝑃 𝑀/(𝐽 𝐿𝑟 )] [𝜑𝑑𝑟 𝑖𝑞𝑠 − 𝜑𝑞𝑟 𝑖𝑑𝑠 ] − (𝑓 /𝐽) Ω − (1/𝐽) 𝐶𝑟
41
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(a) Flux rotiques dans le repère (𝑑, 𝑞). (b) Vitesse moteur en Tr/min.
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Il est clair que dans cette dernière équation le couple électromagnétique 𝐶𝑒.𝑚 ne dépond que
du courant 𝑖𝑞𝑠 , il peut être donc contrôler simplement en contôlant 𝑖𝑞𝑠 . Ceci correspond au
fonctionnement de la MCC où le couple est donnée par 𝐶𝑒.𝑚 = 𝑘 𝜑(𝑖𝑓 ) 𝑖𝑎 .
𝑑𝜑𝑟
= −(𝑅𝑟 /𝐿𝑟 ) 𝜑𝑟 + (𝑅𝑟 𝑀/𝐿𝑟 ) 𝑖𝑑𝑠 (4.54)
𝑑𝑡
Le régime permanent de l’équation (4.54) donne :
𝜑𝑟 = 𝑀 𝑖𝑑𝑠 (4.55)
L’équation (4.55) montre que l’on peut contrôler le flux rotorique en agissant sur le courant
statorique 𝑖𝑑𝑠 . Ceci correspond au fonctionnement de la MCC où le flux dans la machine est
fixer par le courant d’excitation statorique 𝑖𝑓 .
En remplaçant le courant 𝑖𝑞𝑟 dans la deuxième équation dans (4.52) par la valeur tirée à
partir de la deuxième équation dans (4.53) on trouve :
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𝑖*𝑞𝑠 car il est aussi la référence à laquelle le courant 𝑖𝑞𝑠 doit être régulé :
𝑑Ω
= [𝑃 𝑀 𝜑𝑟 /(𝐽 𝐿𝑟 )] 𝑖𝑞𝑠 − (𝑓 /𝐽) Ω − (1/𝐽) 𝐶𝑟 (4.58)
𝑑𝑡
Le deuxième régulateur PI est nécessaire pour réguler le courant 𝑖𝑞𝑠 à sa référence 𝑖*𝑞𝑠 , voir
régulateur de vitesse. Le troisième régulateur est lui nécessaire pour fixer le flux dans la
machine à sa valeur nominale en régulant le courant 𝑖𝑑𝑠 à sa référence 𝑖*𝑑𝑠 , voir équation 4.55.
Ces deux régulateurs sont déterminés à partir des équations des courants où les tensions 𝑣𝑑𝑠 et
𝑣𝑞𝑠 sont les entrées de commandes :
𝑑 𝑖𝑑𝑠
𝑑𝑡
= − [1/(𝐿𝑠 𝜎)] [𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 ] 𝑖𝑑𝑠 + 𝜔𝑠 𝑖𝑞𝑠
+ [𝑀 𝑅𝑟 /(𝐿2𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] 𝜑𝑑𝑟 + [𝑀/(𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] 𝜔 𝜑𝑞𝑟 + [1/(𝐿𝑠 𝜎)] 𝑣𝑑𝑠
𝑑 𝑖𝑞𝑠 (4.59)
𝑑𝑡
= − [1/(𝐿𝑠 𝜎)] [𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 ] 𝑖𝑞𝑠 − 𝜔𝑠 𝑖𝑑𝑠
+ [𝑀 𝑅𝑟 /(𝐿2𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] 𝜑𝑞𝑟 − [𝑀/(𝐿𝑟 𝐿𝑠 𝜎)] 𝜔 𝜑𝑑𝑟 + [1/(𝐿𝑠 𝜎)] 𝑣𝑞𝑠
On remarque dans les équations 4.59 que 𝑣𝑑𝑠 et 𝑣𝑞𝑠 dépendent à la fois des courants 𝑖𝑑𝑠 et 𝑖𝑞𝑠 ,
il y a donc un couplage entre les deux équations. Il est donc indispensable de procéder a un
découplage pour pouvoir déterminer les régulateurs, ce découplage est réaliser en introduisant
* *
deux variables de commande intermédiaires 𝑣𝑑𝑠 et 𝑣𝑞𝑠 et une compensation des tensions. En
effet, en utilisant la transformée de Laplace les deux équations 4.59 peuvent être réécrites
comme suit :
[𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 + 𝑠 𝐿𝑠 𝜎] 𝑖𝑑𝑠 = 𝑣𝑑𝑠 + 𝜔𝑠 𝐿𝑠 𝜎 𝑖𝑞𝑠 − [𝑀 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 ] 𝜑𝑑𝑟
(4.60)
𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 + 𝑠 𝐿𝑠 𝜎] 𝑖𝑞𝑠 = 𝑣𝑞𝑠 − 𝜔𝑠 𝐿𝑠 𝜎 𝑖𝑑𝑠 − (𝑀/𝐿𝑟 ) 𝜔 𝜑𝑑𝑟
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(a) Flux rotiques dans le repère (𝑑, 𝑞). (b) Vitesse moteur en Tr/min.
* *
en introduisant deux variables de commande intermédiaires 𝑣𝑑𝑠 et 𝑣𝑞𝑠 on peut écrire :
*
𝑣𝑑𝑠 = [𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 + 𝑠 𝐿𝑠 𝜎] 𝑖𝑑𝑠 = 𝑣𝑑𝑠 + 𝑒𝑑𝑠
(4.61)
*
𝑣𝑞𝑠 = [𝑅𝑠 + 𝑀 2 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 + 𝑠 𝐿𝑠 𝜎] 𝑖𝑞𝑠 = 𝑣𝑑𝑠 + 𝑒𝑞𝑠
Le schéma de compensation est donné par la figure.4-13 où les tensions de compensation sont
telles que :
𝑒𝑑𝑠 = 𝜔𝑠 𝐿𝑠 𝜎 𝑖𝑞𝑠 − [𝑀 𝑅𝑟 /𝐿2𝑟 ] 𝜑𝑑𝑟
(4.62)
𝑒𝑞𝑠 = −𝜔𝑠 𝐿𝑠 𝜎 𝑖𝑑𝑠 − (𝑀/𝐿𝑟 ) 𝜔 𝜑𝑑𝑟
Les deux fonctions de transfert du premier ordre 4.61 permettent de déterminer les deux régu-
lateurs PI pour les courants 𝑖𝑑𝑠 et 𝑖𝑞𝑠 . Les résultats de simulation de la commande vectorielle
de la machine asynchrone réalisée sur Simulink○ c
sont donnés par les figures 4-14 et 4-15.
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