Pièges et artefacts en
IRM de diffusion
OBJECTIFS
• Connaître les images pièges Résumé
• Savoir identifier un artéfact
• Connaître les solutions pour les supprimer
C Oppenheim, H Moulahi, M Petkova, O Naggara,
S Godon Hardy, F Brami-Zylberberg, JF Meder
Mode d’emploi
• Ne pas se servir du clavier
• Pour dérouler le diaporama, clique avec la
souris sur les boutons actifs
En savoir plus ?
• Attention : Ne cliquer que sur ces boutons
et nulle part ailleurs
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la page suivante
Les aspects normaux chez l’adulte
• En diffusion, les noyaux gris sont en hyposignal
• Comment l’expliquer
Diffusion T2 (b=0 s/mm2)
Glossaire
Pourquoi la substance grise est elle en
hypersignal sur les images de diffusion ?
Comment interpréter la diffusion chez le
nouveau né et chez le jeune enfant ?
Nouveau Né 3 ans
Diffusion ADC ADC
Remerciements à C Adamsbaum
Comment explique t’on les hypersignaux
visibles en diffusion le long des faisceaux
cortico-spinaux ?
Diffusion ADC
Ischémie ou artéfact d’anisotropie ?
Exemple 1 Exemple 2
A quoi correspondent ces images ?
Diffusion ADC
Nous abordons maintenant le cœur du sujet :
les artéfacts en diffusion
La liste est longue et non exhaustive
1. Susceptibilité magnétique
2. Courants de Foucault
3. Images fantômes
4. Déplacement chimique
5. Troncature
6. Mouvements
7. Inhomogénéité du signal
Ils sont assez simples à comprendre et leur connaissance vous
permettra d’améliorer la qualité de vos images de diffusion et/ou de
vos interprétations
La plupart d’entre eux ne sont pas propres à la diffusion. Certains
sont communs à toutes les séquences, d’autres propres à la
technique écho planar à partir de laquelle les images de diffusion
sont obtenues
Petit rappel sur l’Imagerie Echo-planaire (EPI)
• Imagerie rapide qui permet l’acquisition des images de diffusion
(mais aussi d’IRM fonctionnelle et de perfusion)
• 1 image ≈ 100 ms. Tout l’encéphale : quelques secondes
• Ceci est possible grâce à la lecture du plan de Fourier après
une seule impulsion d’excitation (64 à 128 phases par TR)
• Il existe des artefacts propres à l’EPI (courant de Foucault,
images fantômes …) et d’autres communs à toutes les
séquences (susceptibilité magnétique, déplacement chimique,
mouvements)
• Attention : l’EPI est très sensible à la qualité de l’encodage en
phase car les erreurs de phase s’accumulent au sein du train
d’acquisition qui est long
En savoir plus ?
Artéfacts
Reconnaissez-vous cet artéfact
Artéfacts
Il s’agit d’un artéfact de
susceptibilité magnétique
• Particulièrement marqués en écho
planar En savoir
plus ?
• Surtout dans la direction du codage
de phase (ϕ)
• Aux interfaces entre l’air et les tissus
ϕ
ν
Artéfacts
Susceptibilité magnétique
• Comment choisir la direction du
codage de phase et de fréquence ?
– En coronal, on préfèrera placer la phase
(ϕ) en SUP-INF
ϕ
ν
ν
ϕ
Artéfacts
Quelle erreur a été commise ?
FSE T2 Diffusion
• Femme de 50 ans. Teinture capillaire au carbone
Artéfacts
Ces artéfacts sont parfois génants
• Ex. Pour l’analyse du lobe temporal :
*
*
Artéfacts
Ces artéfacts sont parfois génants
• Suspicion d’encéphalite virale …
CHU Lens
Cas n°1 Cas n°2
Artéfact ou atteinte temporale
Susceptibilité magnétique
• Autres techniques d’acquisition :
– Si on tient à utiliser l’écho-planar
• EPI multishot ( TE)
• EPI SENSE ou ASSET ( Bdw, TE)
Diff single-shot
☺ Disponible chez
certains constructeurs
Diff Multi-shot
Susceptibilité magnétique
• Autres techniques d’acquisition :
– Si on tient à utiliser l’écho-planar
• EPI multishot ( TE)
• EPI + imagerie parallèle SENSE ou ASSET ( Bdw, TE)
Cas 1 Cas 2 Remarque :
Tout ce qui réduit le TE,
réduit les artéfacts de
susceptibilité magnétique
car moins de déphasage
☺ Disponible chez tous
les constructeurs si
Diffusion sans ASSET Diffusion avec ASSET antenne multicanaux
TE = 120 ms TE = 86 ms
Susceptibilité magnétique
Autres techniques d’acquisition :
– Avec échoplanar (EPI)
• EPI multishot ( TE)
• EPI SENSE ou ASSET ( Bdw, TE)
Remarque :
Tout ce qui réduit le TE,
réduit les artéfacts de
susceptibilité magnétique
car moins de déphasages
☺ Disponible chez tous
les constructeurs avec
Diffusion sans ASSET Diffusion avec ASSET antennes multicanaux
TE = 120 ms TE = 86 ms
Susceptibilité magnétique
• Méthodes de correction :
– Avec échoplanar (EPI)
• EPI multishot ( TE)
• EPI SENSE ou ASSET ( Bdw, TE)
– Sans echoplanar
• SSFSE, PROPELLER
Echo planar
PROPELLER
Artéfacts
Quels d’artéfacts reconnaissez-vous ?
Artéfacts
Ils sont de deux types ?
Susceptibilité
magnétique
Idem +
distorsion du
tronc cérébral
Distorsions dûes aux Courants de Foucault
Artéfacts
Courants induits de Foucault
En savoir
plus ?
Artéfacts
En quoi ce nouvel artéfact est il génant ?
• Les courants induits de Foucault sont
responsables de distorsions de l’image
• En pratique clinique, ils ne sont pas très
génants mais …
• Ces distorsions dépendent de la direction
des gradient de diffusion
• Elles entrainent des erreurs de calcul sur :
– L’image globale de diffusion
– Carte d’ADC ou d’anisotropie
• Il est impératif de les corriger pour une
quantification précise (tractographie,
calcul d’anisotropie…)
Comment le corriger
Artéfacts
Avez-vous déjà vu ce type d’artéfact ?
ϕ
ν
A quoi correspondent-ils
Artéfacts
Images fantômes*
• Elles entraînent des erreurs de
calcul d’ADC
• Quand sont elles génantes ?
* Nyquist Ghost
Artéfacts
Images fantômes
• Ici, l’artéfact masque la baisse d’ADC
de cette lésion ischémique récente
Images fantômes Artéfacts
Comment les corriger ?
Implique un meilleur
• Solutions : réglage (shimming) de
votre machine à la
– courants induits prochaine maintenance
– homogénéité B0
– Réglage des gradients
☺ C’est un choix de
l’utilisateur à la console
– EPI FLAIR
– FOV
• Car artéfacts se projettent à la
moitié du champ de vue (FOV) dans
le sens du codage de phase
Images fantômes
Elargissement du champ de vue (FOV)
FOV = 18 cm
ϕ
ν
FOV = 32 cm
Mais se solde par une perte de résolution
Artéfacts
Artéfact de déplacement chimique
• Commun à toutes les séquences
• Dues aux différence de fréquence de
résonance EAU et GRAISSE
– En écho planar :
• + marqués qu’en écho de spin
• Se projettent dans le sens du codage de phase ϕ
– En écho de spin : ν
• Se projettent dans le sens de la fréquence !
• Solutions :
– Suppression de graisse
Artéfacts
Quel est cet artéfact ?
Artéfacts
Artéfact de troncature
256
256
128 256
• Alternance de lignes blanche et noire « parallèles » aux
interfaces où existent un changement brutal d’intensité (Voute
crânienne/encéphale)
• Bien connu à l’interface LCS/moelle en T2 (peut entrainer de
fausse image de synringomyélie)
• Dû au nombre fini de pas d’encodage utilisés par la transformée
de Fourier pour reconstruire l’image
• Solution : augmenter le nombre de lignes (matrice)
Artéfacts
Quel est cet artéfact ?
T2 : b =0 Diffusion ADC
Artéfacts
Artéfact de mouvements ?
• Tête, respiratoires, batt. cardiaques, vibrations
du lit. Ici, c’est le patient qui bougeait la tête !
• Single shot EPI
– Peu sensible car 1 image≈100ms
T2 : b =0 Diffusion ADC
Pourquoi l’image en b0 est elle parfaite alors que
l’image de diffusion et l’ADC sont artéfactés
Artéfacts
Direction 1 Direction 2 Direction 3
T2 : b =0 Diffusion ADC
Image finale de diffusion
= moyenne géométrique des trois images
• Acquisitions successives d’images en b0, puis directions 1, 2, 3
• Si le tête bouge (ici entre direction 1 et 2), l’image moyennée sera
faussée, voire ininterprétable
• Solution : conserver et interpréter les images brutes (direction 1, 2 …)
• Calcul d’ADC entre b0 et b1000 : Faux si la position de la tête change
entre l’acquisition des images b0 (acquise en premier) et les images
de diffusion
Artéfacts
Surbrillance du cortex
S/B
ant tête (40 cm)
ant surface (8 cm)
distance
• Avec les antennes multicanaux (de surface), le signal est plus
important à proximité de l’antenne
• Ceci entraine une surbrillance du cortex
Artéfacts
• En pratique, ceci peut être génant en cas de lésion du cortex, pour
déterminer son étendue
• Solution : En savoir
– comparer aux autres séquences (FLAIR) plus ?
– génerer une image exponentielle (e-bADC)
– Calculer l’ADC (car ce problème existe sur l’image b0 et b1000 donc, pas sur la
carte d’ADC qui repose sur un rapport Signal b1000/Signal b0)
Images pièges
Images pièges
Les images de diffusion sont pondérées
en T1, DP, T2 et en diffusion
• T2-shine through
• T2 black-out
• T2 wash-out
Images pièges
Images pièges
En temps normal …
ADC
milieu à diffusion élevée
(ADC élevé) hyposignal
milieu à diffusion basse
(ADC bas) hypersignal
b=1000 s/mm2
Images pièges
Ne signifie pas toujours
Hypersignal Diffusion ADC diminué
T2-shine through En savoir plus ?
Hyposignal Diffusion ADC augmenté
T2 black-out En savoir plus ?
Diffusion Normale ADC normal
T2 wash-out En savoir plus ?
• Ces différentes situations soulignent les pièges
potentiels d’interprétation si l’analyse du signal est
basée sur les seules images de diffusion
• Ainsi, le calcul d’ADC permet de s’affranchir de cet
« effet T2 » et d’obtenir une information « pure » sur
la diffusion
• Ce calcul doit être systématique chaque fois
qu’existent des modifications importantes du signal
(hyper ou hyposignal) sur les séquences pondérées
en T2 (FLAIR ou écho de spin rapide T2) pour éviter
les erreurs d’interprétation des images de diffusion
Conclusion
Fin du XX ème siècle ème
Début du XXI siècle
Comme le montrent ces images, la qualité de nos séquence s’est beaucoup
améliorée ces dernière années.
Puissent les prochaines années être aussi riches dans ce domaine …
C’est la fin de ce diaporama
Nous espérons qu’il a répondu à vos attentes
Retour à la 1ère diapo !
Hyposignal des noyaux gris
• Les noyaux gris sont généralement en hyposignal en
diffusion en raison d’une surcharge ferrique.
• Cet hyposignal est aussi visible en T2 et sur la
séquence écho-planar acquise à b=0 s/mm2.
• L’ADC varie selon l’importance de l’effet de
susceptibilité magnétique.
Diffusion FLAIR ADC
• Ceci s’explique par le fait que la substance
grise à un signal plus élevé que la substance
blanche en séquence pondérée en T2, ou
effet T2. Glossaire
• Chez l’adulte, l’ADC de la substance blanche
est semblable à celui de la substance grise.
• Les images de diffusion dite isotropes ont
généralement un signal relativement homogène.
Toutefois, des hypersignaux discrets sont souvent
visibles dans le bras postérieur des capsules internes,
le long des faisceaux cortico-spinaux, et au niveau de
la décussation des pédoncules cérébelleux supérieurs.
• La diffusion le long de ces faisceaux est fortement
anisotrope. Ces hypersignaux, du au fait que les
mouvements de diffusion sont préférentiellement
orientés dans certaines direction de l’espace, ne sont
qu’imparfaitement corrigés par le moyennage d’images
de diffusion acquises dans 3 directions orthogonales de
l’espace.
Glossaire
Glossaire
• Effet T2 ou « T2-shine through » : traduit la persistance de
l’hypersignal T2 du à l’allongement du temps de relaxation T2
sur l’imagerie de diffusion. Au contraire, l’effet « T2-dark
through » traduit la persistance de l’hyposignal T2 du à
raccourcissement du temps de relaxation T2 sur l’imagerie de
diffusion
• Image de diffusion isotrope : elle est le résultat de la
combinaison de trois images acquises avec des gradients de
diffusion appliqués dans trois directions orthogonales de
l’espace (xx’, yy’, zz’). C’est l’image qui est habituellement
transmise au clinicien.
• Anisotropie : Hétérogénéité de la vitesse de déplacement des
molécules d'eau selon les directions de l'espace. La substance
blanche est un tissu fortement anisotrope.
Glossaire
• L’imagerie de diffusion est acquise grâce à
l’introduction de gradients de diffusion
• Le paramètre b, ou facteur d’atténuation, est une
constante qui dépend des caractéristiques des
gradients de diffusion
• Il indique la pondération en diffusion d’une séquence
• Plus b est élevé, plus la séquence sera pondérée en
diffusion
– Si b=0 s/mm2, il n’y a pas de gradients de diffusion. La
séquence est simplement pondérée en T2
– b=1000 s/mm2 est la valeur la plus communément utilisée
Ischémie aiguë
Difficulté d’interprétation : Ces hypersignaux, en particulier
ceux du bras postérieur des capsules internes, peuvent être
difficiles à distinguer d’un accident accident ischémique
capsulaire.
Solution : Le calcul d’ADC, s’il montre une baisse d’ADC,
aide au diagnostic de lésion ischémique.
Ici, accident ischémique artériel aigu
artéfact d’anisotropie
?
25 dir.
3 dir.
Difficulté d’interprétation : ici, doute sur un accident ischémique profond
Solutions : La bilatéralité des hypersignaux et l’absence d’anomalie franche en FLAIR sont
de bons arguments en faveur d’artéfact.
L’hypersignal en diffusion, est ici, du au fait que les mouvements de diffusion sont
préférentiellement orientés le long du faisceau corticospinal. Cet effet d’anisotropie n’est
qu’imparfaitement corrigé par le moyennage d’images de diffusion acquises dans 3
directions de l’espace. En cas de doute diagnostique, l’acquisition d’images dans plus de
directions de l’espace (ex 25 directions) permettra d’obtenir une image finale plus
homogène avec moins d’artefacts d’anisotropie. Ici, il s’agissait d’un artéfact !
• Chez le nouveau né et le jeune enfant,
l’ADC est plus élevé que chez l’adulte
en particulier dans la substance
blanche
• Ainsi, sur les images de diffusion, la
substance blanche frontale, peu
myélinisée, est en hyposignal. Cet effet Takeoka, et al. Pediatr Neurol. 2002
s’estompe lors de la maturation Deux exemples d’ischémie
cérébrale et de la myélinisation bilatérale néonatale
progressive, avec une baisse d’ADC qui
rejoint celles observées chez l’adulte
Difficulté d’interprétation : l’ischémie néonatale est souvent bilatérale
et parfois difficile à distinguer au sein d’un parenchyme présentant des
hétérogénéités de signal bilatérales
Solution : comparer les images et valeur d’ADC à celle de sujets sains
de même âge
Plexus choroïdes
• Habituellement, les ventricules sont en hyposignal
en diffusion du fait d’un contenu liquidien. Les
plexus choroïdes sont parfois en franc hypersignal
sur les images de diffusion, avec un ADC plus bas
que celui du liquide cérébrospinal
• Cet hypersignal serait du à la présence de kystes
gélatineux des plexus choroïdes et n’est pas
pathologique.
A noter l’existence d’une lésion ischémique profonde droite (flèche)
Echo planar
• L’echo planar est une séquence de la famille des écho
de gradient rapides avec une acquisition après une
seule impulsion d’excitation.
• L’acquisition se fait sur toute la periode d’évolution du
gradient de lecture qui oscille rapidement d’une
amplitude positive à négative décrivant chaque ligne
du plan de Fourier dans un sens puis dans le sens
inverse. Le gradient de codage de phase est constitué
de petit blips qui permettent de passer d’une ligne à la
suivante.
• Une coupe est acquise en moins de 100 ms.
Résumé
Objectifs : Présenter les aspects normaux de l’encéphale en séquence de diffusion
ainsi que les images pièges normales et pathologiques et comprendre leur
origine. Expliquer l’origine des artéfacts liés à la technique employée et discuter
des solutions possibles pour les identifier ou les supprimer.
Matériels et méthodes:
Illustration à partir d’images de diffusion sélectionnées issue du banque de
donnée d’un département de Neuroimagerie utilisant cette technique en routine.
Résultats :
Après un rappel simplifié des paramètres contribuant à la formation du signal et
des facteurs de qualité de l’image propre à l’imagerie de diffusion, nous
illustrerons successivement l’aspect normal de l’encéphale en diffusion, les
images pièges liées essentiellement à la pondération T2. Les artefacts suivants
seront détaillés : courants de Foucault, effet de susceptibilité magnétique,
images fantômes en N/2, déplacement chimique, mouvements, artéfacts dus à
l’utilisation d’antenne multicanaux.
Conclusion :
La connaissance des images pièges normales et pathologiques ainsi que des
artéfacts en imagerie de diffusion permet d’éviter les erreurs diagnostiques.
Artéfacts
Susceptibilité magnétique
ϕ
• L’ écho planar est très sensibles aux
artefacts de susceptibilité magnétique. Ils ν
entrainent des distorsions visibles près de la
base du crane, à l’interface entre l’air et le
parenchyme cérébral
• Ils sont marqués dans le sens du codage de
phase car l’erreur s’accumule au sein du
train d’acquisition qui est long. Noter que Fig 1
ces artefacts augmentent avec la durée du
temps de lecture (TE), par exemple si on ν
augmente la matrice
ϕ
• En coupe axiale, on préfère un codage de
phase dans la direction antéro-posterieure
(fig 1) car les distorsions sont trop
importantes lorsque le codage de phase (ϕ)
est placé en Droite-Gauche (fig 2).
Fig 2
C’est une erreur de choix Artéfacts
de la direction du codage de phase
ν ϕ Écho de spin
ϕ ν rapide
• Les artéfact de susceptibilté magnétique, déjà visibles en écho de
spin rapide, s’aggravent en écho-planar et entrainent des
distorsions majeures
• Solution :
– Placer la phase en ANTERO-POST (en coupe axiale)
– Réduire la taille de la matrice
– Ne pas utiliser l’échoplanar en single shot (voir plus loin)
Artéfacts
Susceptibilité magnétique
• Solution : le plus simple est de regarder les
séquences en écho de spin rapide qui sont
moins sujettes à ce type artéfacts.
CHU Lens
Ici, deux cas d’encéphalite à VZV
Artéfacts
Courants de Foucault
• La loi de Lenz dit qu’un changement de flux
magnétique traversant une boucle, induit un courant
électrique dans cette boucle, créant lui-même un flux
de champ magnétique qui s’oppose au premier.
• La forme des gradients est modifiée par ces courants
induits ou courants de Foucault (Eddy current).
• Ces courants sont importants en cas de changements
rapides de gradients de champ magnétique, donc en
écho planar (gradients ON/OFF).
Artéfacts
Correction des distorsions dues aux
courants induits
– Pré-compensation
• distorsion des gradients avant l’acquisition pour
compenser les déformations induites ☺ Disponible chez
certains constructeurs
– A l’acquisition
• Dual spin écho diffusion Reese et al. MRM 2003
Diff. spin écho Diff. dual spin écho
– Post-traitement
☺ Disponible chez
certains constructeurs
cible Image Image
brute corrigée
Mangin 2001
Artéfacts
Images fantômes
• Cet artefact est du au fait que deux lignes adjacentes
du plan de fourier sont lue par des gradients de
lecture de direction opposée
• Ces gradients ne sont pas strictement identiques du
fait des :
– Courants de Foucault
– Imperfections de durée des échos pairs et impairs
– Inhomogénéités des gradients et B0 b=0 b=1000
Fenétrage large
• Ces images fantômes s’expliquent par des erreurs de
phase différentes entre lignes paires et impaires de
l’espace k
• Caractéristiques
– Propre à EPI (gradient ON/OFF)
– Se projettent à ½ FOV dans le sens phase (ici A/P)
– si b augmente (donc moins visible à b=1000)
• Conséquences: artéfacts sur cartes d’ADC
ϕ
ν
Image exponentielle
• Pour s’affranchir du contraste T2 ou d’éventuelle surbrillance en
périphérie
• Consiste à diviser l’image de diffusion (SIb1000=Sb0e-bADC) par le
signal en b0
• Le signal devient : SI= SIb1000/Sb0=e-bADC
• Attention, cette image se lit comme celle en diffusion :
– hypersignal ≈ ADC bas * Oligodendrogliome
– Hyposignal ≈ ADC élevé
* * * *
T2 Diffusion e-bADC= ADC=
(b0) (b1000) SIb1000/Sb0 -Ln SIb1000/Sb0)/b
Hypersignal Diffusion ADC diminué
T2-shine through
ADC
T2
T2 (b=0 s/mm2) Diffusion ADC
• Ici, l’hypersignal en diffusion ne reflète pas une baisse d’ADC
• L’hypersignal en diffusion est du à l’allongement du T2 (hypersignal T2)
peut persiste sur la séquence de diffusion sans qu’existe de baisse d’ADC
• C’est l’effet “T2 shine-through” des anglosaxons
• Ici, l’ADC est modéremment augmenté (tumeur)
Hyposignal Diffusion ADC augmenté
T2- black-out
ADC
T2
T2 ADC
• L’effet T2 peut se traduire par un hyposignal sur la
séquence de diffusion (effet « T2 dark-through ») en cas de
lésion hypointense en T2, malgré une baisse de l’ADC
• Ici, hématome récent
Diffusion Normale ADC normal
T2 wash-out
T2 ADC
T2/FLAIR Diffusion ADC
• Enfin, une lésion peut apparaître isointense en diffusion alors
que ni le T2 ni la diffusion ne sont normales !
• Cette situation se rencontre lorsqu’il se produit une balance
entre la composante hyper intense liée à l’effet T2 et la chute du
signal liée à un ADC augmenté