Exercices de permutations et déterminants
Exercices de permutations et déterminants
Dans Sn avec n ≥ 2, on considère une permutation σ et un p-cycle : existe une permutation σ , paire, telle que
ap . c ◦ σ −1 = a0 b0 c0 .
c = a1 a2 ... σ◦ a b
(b) Montrer que l'application D : f 7→ f 0 est un endomorphisme de V dont on Exercice 17 [ 01416 ] [Correction]
calculera le déterminant. Soit A une matrice antisymétrique réelle d'ordre 2n + 1. Montrer
det A = 0.
Exercice 12 [ 03071 ] [Correction] Ce résultat est-il encore vrai lorsque A est d'ordre pair ?
Soit f un endomorphisme du R-espace vectoriel C.
(a) Montrer qu'il existe d'uniques complexes a, b tels que
Exercice 18 [ 01417 ] [Correction]
∀z ∈ C, f (z) = az + bz . Comparer det(ai,j ) et det((−1)i+j ai,j ) où (ai,j )1≤i,j≤n ∈ Mn (K).
(b) Exprimer en fonction de a et b le déterminant de f .
Exercice 19 [ 03382 ] [Correction]
Soit A ∈ Mn (R) vériant
Exercice 13 [ 00752 ] [Correction] ∀i, j ∈ {1, . . . , n}, ai,j ∈ {1, −1}.
Soient A ∈ Mn (C) et ϕA ∈ L(Mn (C)) déterminé par
Montrer
ϕA (M ) = AM . 2n−1 | det A.
Calculer la trace et le déterminant de ϕA
Exercice 20 [ 00738 ] [Correction]
Soit A ∈ Mn (K) de colonnes C1 , . . . , Cn .
Exercice 14 [ 03641 ] [Correction] Calculer le déterminant de la matrice B de colonnes
Soit A = (ai,j ) ∈ Mn (R) vériant
C1 − C2 , . . . , Cn−1 − Cn , Cn − C1 .
|ai,j |.
X
∀i ∈ {1, . . . , n}, |ai,i | >
j6=i
Exercice 21 [ 02603 ] [Correction]
(a) Montrer que A est inversible. On dit qu'une matrice A ∈ Mn (R) est élément de GLn (Z) si la matrice A est à
(b) On suppose en outre coecients entiers, qu'elle est inversible et que son inverse est à coecients entiers.
∀i ∈ {1, . . . , n}, ai,i > 0. (a) Montrer que si A ∈ GLn (Z) alors |det A| = 1.
Montrer que det A > 0. (b) Soient A, B ∈ Mn (R) vériant :
∀k ∈ {0, 1, . . . , 2n}, A + kB ∈ GLn (Z).
Déterminant d'une matrice carrée Calculer det A et det B .
Soit A ∈ Mn (C) telle que t A = A. Montrer que det A ∈ R. Exprimer det B en fonction de det A.
(b) Montrer
Exercice 64 [ 01438 ] [Correction]
det Com(A) = det(A)
n−1
.
Résoudre
x+y+z =a (c) En déduire
x + jy + j 2 z = b
Com Com(A) .
x + j 2 y + jz = c
en fonction de a, b, c ∈ C.
Exercice 68 [ 03142 ] [Correction]
Soient A, B ∈ Mn (C).
Exercice 65 [ 01439 ] [Correction] On suppose que les matrices A et B commutent. Montrer que les comatrices de A
Résoudre en fonction de a ∈ C le système et B commutent.
x + ay + a2 z = 0
ax + y + az = 0
a x + ay + z = 0. Exercice 69 [Correction]
2
[ 03576 ]
Exercice 6 : [énoncé]
On note I(σ) le nombre d'inversions de la permutation σ :
Exercice 3 : [énoncé]
I(σ) = Card( 1 ≤ i < j ≤ n σ(i) > σ(j) .
Si {i, j} est stable par σ alors σ(i), σ(j) = {i, j}.
On a alors
On a ε(σ) = (−1)I(σ) et I(σ) se calcule en dénombrant, pour chaque de terme de
/ {i, j}, (σ ◦ τ )(x) = σ(x) = (τ ◦ σ)(x).
∀x ∈
la seconde ligne, le nombre de termes inférieurs qui le suit.
Pour x = i alors (σ ◦ τ )(i) = σ(j) = (τ ◦ σ)(i) et pour x = j , (a) I(σ) = (n − 1) + (n − 2) + · · · + 1 + 0 = n(n−1) donc
(σ ◦ τ )(j) = σ(i) = (τ ◦ σ)(j). 2
Exercice 7 : [énoncé] (b) Pour f (x) = P (x)ex on a D(f )(x) = f 0 (x) = (P (x) + P 0 (x))ex .
(a) L'application σ 7→ τ ◦ σ est involutive, donc bijective. D est bien une application de V dans V .
De plus la linéarité de D découle de la linéarité de la dérivation et on peut
(b) L'application σ 7→ τ ◦ σ transforme An en Sn \ An donc donc conclure D ∈ L(V ).
Card An = Card Sn \ An . Or Sn est la réunion disjointe de An et de Sn \ An Puisque (xk ex )0 = (xk + kxk−1 )ex on a D(fk ) = fk + kfk−1 donc a
donc
1 n!
Card An = Card Sn = .
1 1 0
2 2 .. ..
. .
.
MatB (D) =
..
.
Exercice 8 : [énoncé] n
Notons que 0 1
c ◦ σ −1 = σ(a) σ(b) σ(c) .
σ◦ a b
Par suite det D = 1 × 1 × · · · × 1 = 1.
Soit σ : Nn → Nn une permutation dénie par :
σ(a) = a0 , σ(b) = b0 et σ(c) = c0 .
Exercice 12 : [énoncé]
Si σ est paire alors le problème est résolu. (a) La famille (1, i) est une base du R-espace vectoriel C.
Si σ est impaire alors soit d 6= e ∈ Nn \ {a, b, c} (possible car n ≥ 5) et τ = d e . Pour a, b ∈ C, l'application ϕa,b : z 7→ az + bz est R-linéaire et sa matrice
La permutation σ ◦ τ est paire et satisfait la relation voulue. dans la base (1, i) est
Re a + Re b Im b − Im a
.
Exercice 9 : [énoncé] Im a + Im b Re a − Re b
ϕ : E × E → K.
ϕ(y, x) = f (p(y))f (q(x)) − f (p(x))f (q(x)) = −ϕ(x, y). Il sut d'étudier la Pour f endomorphisme du R-espace vectoriel C de matrice
linéarité en la 1ère variable.
α γ
ϕ(λx + µx , y) = f (p(λx + µx ))f (q(y)) − f (p(y))f (q(λx + µx )) or f , p et q sont
0 0 0
β δ
linéaires donc
ϕ(λx + µx0 , y) = λf (p(x)) + µf (p(x0 )) f (q(y)) − f (p(y)) λf (q(x)) + µf (q(x0 ))
dans la base (1, i), on a f = ϕa,b si, et seulement si,
puis en développant et en réorganisant : ϕ(λx + µx0 , y) = λϕ(x, y) + µϕ(x0 , y).
ϕ est donc une forme bilinéaire antisymétrique donc alternée.
Re a + Re b = α
Im a + Im b = β
Im b − Im a = γ
Exercice 10 : [énoncé]
Re a − Re b = δ .
Posons n = dim E . Comme det(f 2 ) = det(−In ) on a det(f )2 = (−1)n ≥ 0, donc n
est pair. Ce système possède une unique solution qui est
α+δ β−γ α−δ β+γ
a= +i et b = +i .
Exercice 11 : [énoncé] 2 2 2 2
(a) Il est clair que V est un sous-espace vectoriel de F(R, R). (b) Le déterminant de f vaut
On pose fk : R → R dénie par fk (x) = xk ex .
B = (f0 , . . . , fn ) forme une base de V , donc dim V = n + 1. det f = αδ − βγ = |a|2 − |b|2 .
Par suite dans la base (E1,1 , . . . , En,1 , E1,2 , . . . , En,2 , . . . , E1,n , . . . , En,n ), la
matrice de l'endomorphisme ϕA est diagonale par blocs avec n blocs diagonaux Exercice 16 : [énoncé]
tous égaux à A. On en déduit Ici t A = A, donc det(A) = det(t A) = det A.
Comme
tr ϕA = n tr A et det ϕA = (det A)n . X n
Y X n
Y
det A = ε(σ) aσ(i),i = ε(σ) aσ(i),i = det A
σ∈Sn i=1 σ∈Sn i=1
n donc det A = 0.
La matrice
X
λj ai,j = 0
j=1 0 1
A=
−1 0
on obtient P P fournit un contre-exemple au second problème posé.
j6=i |λj ||ai,j | j6=i |ai,j |
|λi | ≤ ≤m <m
|ai,i | |ai,i |
ce qui est absurde compte tenu de la dénition de m. Exercice 18 : [énoncé]
Par suite, la famille (C1 , . . . , Cn ) est libre et donc A inversible. Notons A = (ai,j ) et B = ((−1)i+j ai,j ). On a
(b) Considérons l'application f : x ∈ R 7→ det(A + xIn ). X n
Y
La fonction f est clairement polynomiale de monôme dominant xn , elle est det B = ε(σ) (−1)σ(i)+i aσ(i),i
donc continue et de limite +∞ quand x → +∞. σ∈Sn i=1
De plus, le résultat précédent s'applique à la matrice A + xIn pour tout x ≥ 0 en regroupant les puissance de (−1)
et donc f (x) 6= 0 sur [0 ; +∞[.
Par continuité, la fonction f ne peut prendre de valeurs ≤ 0 et donc X Pn
σ(i)+i
n
Y
det B = ε(σ)(−1) i=1 aσ(i),i
∀x ≥ 0, f (x) > 0. σ∈Sn i=1
puis
En particulier det A = f (0) > 0. n
aσ(i),i .
X Y
det B = ε(σ)(−1)n(n+1)
σ∈Sn i=1
Ainsi et !
n(n+1) n
det B = (−1) det A = det A X
det B = detB (B1 , . . . , Bn ) = detB Bi , B2 , . . . , Bn
car n(n + 1) est pair. i=1
avec n n
Ai .
X X
Bi = (n − 1)
Exercice 19 : [énoncé] i=1 i=1
En ajoutant la première colonne de A à chacune des suivantes, on obtient une Par suite
matrice dont les colonnes d'indices 2 jusqu'à n ont pour coecients 0, 2 ou −2. On
peut donc factoriser 2 sur chacune de ces colonnes et l'on obtient n n n
!
Ai .
X X X
det B = (n − 1) detB Ai , B2 − Ai , . . . , B n −
n−1 i=1 i=1 i=1
det A = 2 det B
Ce qui donne
avec B une matrice dont les coecients sont 0, 1 ou −1 de sorte que det B ∈ Z
n
!
= (−1)n−1 (n − 1) det(A1 , . . . , An ).
X
det B = (n − 1) detB Ai , −A2 , . . . , −An
Exercice 20 : [énoncé] i=1
Exercice 21 : [énoncé]
Exercice 23 : [énoncé]
(a) AA−1 = In donne (det A)(det A−1 ) = 1 or det A, det A−1 ∈ Z donc Notons que pour n = 1 : la relation det(A + X) = det A + det X est vraie pour
det A = ±1.
tout A et tout X .
(b) Posons P (x) = det(A + xB). P est une fonction polynomiale de degré On suppose dans la suite n ≥ 2.
inférieur à n. Pour X = A, la relation det(A + X) = det A + det X donne 2n det A = 2 det A et
Pour tout x ∈ {0, 1, . . . , 2n}, on a P (x) = ±1 donc P (x)2 − 1 = 0. donc det A = 0.
Le polynôme P 2 − 1 possède au moins 2n + 1 racines et est de degré inférieur La matrice A n'est donc par inversible et en posant r < n égal à son rang, on peut
à 2n, c'est donc le polynôme nul. écrire A = QJr P avec P, Q inversibles et
On en déduit que pour tout x ∈ R, P (x) = ±1.
Pour x = 0, on obtient det A = ±1.
Ir (0)
Jr = .
Pour x → +∞,
(0) On−r
1 P (x)
det
x
A+B =
xn
→0 Posons alors X = QJr0 P avec
donne det B = 0.
Or (0)
Jr0 = .
(0) In−r
Récurrence établie.
Par multilinéarité du déterminant
det(B+J1 ) = det B+detB (E1 , C2 , . . . , Cn ) et det(B−J1 ) = det B−detB (E1 , C2 , . . . , Cn )
Exercice 27 : [énoncé]
d'où l'on tire
On factorise A2 + In dans le cadre des matrices complexes.
det(B + J1 ) det(B − J1 ) = det B − detB (E1 , C2 , . . . , Cn ) ≤ det B .
2 2 2
Puisque les matrices A et In commutent, on peut écrire
A2 + In = A2 − (i2 )In = (A − iIn )(A + iIn ).
Exercice 25 : [énoncé]
En retranchant la première ligne aux autres lignes, le déterminant de la matrice Le déterminant d'un produit étant le produit des déterminants, on poursuit
A + xJ apparaît comme le déterminant d'une matrice où gure des x seulement
sur la première ligne. En développant selon cette ligne, on obtient que det A2 + In = det(A − iIn ) det(A + iIn ).
det(A + xJ) est une fonction ane de la variable x.
De plus Or, si M désigne la matrice obtenue par conjugaison des coecients d'une matrice
det(A − xJ) = det(−t A − xJ) = (−1)2n det(t A + xJ) carrée M , on observe
et puisque la matrice J est symétrique det M = det(M )
(a) En développant selon la première ligne, (d) En retranchant à chaque ligne la précédente (en commençant par la dernière)
0 a b a a a a a a a a
a c a 0
= abc + abc = 2abc.
a 0 c = −a + b a b b b 0 b−a b−a b − a
= a(b − a)(c − b)(d − c).
b 0 b c D = =
b c 0 a b c c 0 0 c−b c − b
a b c d 0 0 0 d − c
(b) En sommant les colonnes sur la première et en factorisant
a
(e) En sommant toutes les colonnes sur la première et en factorisant
b c 1 b c
b .
c a b = (a + b + c) 1 a a c c b a + b + 2c c c b 1 c c b
b c a 1 c a c a b c a + b + 2c a b c 1 a b c
.
D = = = (a + b + 2c)
c b a c a + b + 2c b a c 1 b a c
En retirant la première ligne aux suivante et en développant sur la première
b c c a a + b + 2c c c a 1 c c a
colonne
a b
c En retranchant la première ligne aux suivantes et en factorisant
a − b b − c
= (a + b + c)(a2 + b2 + c2 − (ab + bc + ca)).
c a b = (a + b + c)
1
b c−a a − b c c b
c a
0 a−c b − c c − b
D = (a + b + 2c)
0 b−c a − c c − b
(c) En retranchant la première colonne aux suivantes puis en sommant les 0 0 0 a − b
colonnes sur la première
a+b b+c c + a
donc
D = a2 + b2 b2 + c 2 c2 + a2
a − c b − c
a 3 + b3 b3 + c 3 c3 + a3 D = (a + b + 2c)(a − b) = (a + b + 2c)(a − b)((a − c)2 − (b − c)2 )
b−c a − c
a+b c−a c − b 2c c−a c − b
= a2 + b2 c2 − a2 c2 − b2 = 2c2 c2 − a2 c2 − b2 .
puis
a3 + b3 D = (a + b + 2c)(a − b)2 (a + b − 2c).
c3 − a3 c3 − b3 2c3 c3 − a3 c3 − b3
(f) En retirant la première colonne aux suivantes
En factorisant par 2 puis en retranchant la première colonne aux suivantes
1 1 1 1 0 0
c −a −b
cos c − cos a .
D = cos a cos b cos c = cos a cos b − cos a
−b2 .
D = 2 c2 −a2
c3
sin a sin b sin c sin a sin b − sin a sin c − sin a
−a3 −b3
Exercice 30 : [énoncé]
Exercice 33 : [énoncé]
(a)C2En factorisant les colonnes
a1 a2 ··· an a1 − a2
∗
C1 ← C1 −
.. .. ..
. . ..
. C2 ← C2 − C3
.
= a1 (a1 −a2 )n−1 via
a b c 1 1 1
.
=
.. ..
c .
2 2
. a2 a1 − a2
a b c2 = abc a b
Cn−1 ← Cn−1 − Cn .
3 3
c3 a2 b2 c2
(a1 ) (0) a1
a b
a1
En retranchant à chaque ligne a fois la précédente
Exercice 31 : [énoncé]
a
Via Ln ← Ln − Ln−1 , Ln−1 ← Ln−1 − Ln−2 , . . . , L3 ← L3 − L2 , L2 ← L2 − L1 2 b c 1
1 1
(dans cet ordre)
a
3 b2 c2 = abc 0 b−a c − a
a b3 c3 0 b(b − a) c(c − a)
S1 S1 S1 ··· S1 S1 S1 ··· · · · S1
et enn en développant
S1
S2 S2 ··· S2 2 ··· · · · 2
S1 S2 S3 ··· S3 = 3 · · · 3 = n!
.. .. .. .. .
a b c
.. ..
. . . . . . .. c2 = abc(b − a)(c − a)(c − b).
2
(0) a
3 b2
S1 S2 S3 ··· Sn n a b3 c3
(b) En séparant la première colonne en deux avec a = 1 − n et b = 1. La poursuite du calcul donne alors
a+b b+c c + a a b+c c + a b b+c c + a n(n + 1)
2
a + b2 b2 + c2 c2 + a2 = a2 b2 + c2 c2 + a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2 . Dn = (−1)n−1 nn−2
3 2
a + b3 b3 + c3 c3 + a3 a3 b3 + c3 c3 + a3 b3 b3 + c3 c3 + a3
d'où la formule proposée.
Puis en procédant à des combinaisons judicieuses sur les colonnes
a+b b+c c + a a b c b c a
a2 . Exercice 35 : [énoncé]
2
a + b2 b2 + c2 c2 + a2 = a2 b2 c2 + b2 c2
3
a + b3 b3 + c3 c3 + a3 a3 b3 c3 b3 c3 a3
On remarque que les colonnes de M sont combinaisons linéaires de deux
Enn, par permutation des colonnes dans le deuxième déterminant colonnes particulières.
Introduisons les colonnes X = t a1 · · · an et X 0 = t a−1 n . La
· · · a−1
a+b b+c c + a a b c 1
c2 = 2abc(b − a)(c − a)(c − b). j -ème colonne de la matrice M s'écrit
2
a + b2 b2 + c2 c + a = 2 a2
2 2
b2
3
a + b3 b3 + c3 c3 + a 3 a3 b3 c3
1
Cj = X + aj X 0 .
aj
Exercice 34 : [énoncé]
En sommant toutes les colonnes sur la première Les colonnes de M sont donc toutes combinaisons linéaires des colonnes X et X 0 .
Cas: n ≥ 3. Le déterminant de la matrice M est nul car ses colonnes forment une
et d'autre part
a1 + x
0 Cependant les polynômes χ et P 0 ne sont pas de même degré. . . En revanche,
(x)
les polynômes χ et (−1)n (P − P 0 ) ont même degré n, même coecient
d .. . dominant (−1)n et prennent les mêmes valeurs en les n points distincts
α= .
dx
z1 , . . . , zn . On en déduit qu'ils sont égaux. En particulier le déterminant
(x) an + x x=0
La dérivée d'un déterminant est la somme des déterminants obtenus lorsqu'on ne cherché est
χ(0) = (−1)n P (0) − P 0 (0) = 2(−1)n .
dérive qu'une colonne
n a1 1 (0)
X ..
α= .
Exercice 39 : [énoncé]
j=1 (0) 1 an On décompose la première colonne en somme de deux colonnes
où la colonne formée de 1 est à la position j . Chaque déterminant se calcule en
développant selon la ligne ne contenant que le coecient 1 et l'on obtient
a + λ1 λ1 a
n Y
a 0 a
.. = .. + .. = λ1 E1 + aC
ai .
X
α= . . .
j=1 i6=j
a 0 a
avec E1 colonne élémentaire et C colonne constituée de 1. (a) cos([Link] ) est un polynôme en cos(xi ) de degré 0.
On décompose de même chacune des colonnes. On peut écrire cos([Link] ) est un polynôme en cos(xi ) de degré 1.
Par récurrence double, on montre que cos(jxi ) est un polynôme en cos(xi ) de
det H = det(λ1 E1 + aC, . . . , λn En + aC). degré j en exploitant la relation :
On développe par multilinéarité et on simplie sachant que le déterminant est nul cos (j + 1)xi + cos (j − 1)xi = 2 cos(xi ) cos(jxi ).
Notons Dn le déterminant recherché. L'expression du coecient λ(x2 , . . . , xn ) est polynomiale en cos(x2 ) de degré
On décompose la première colonne en somme de deux colonnes au plus n − 2 (car il y a déjà le facteur cos(x2 ) − cos(x1 ) dans le produit) et
puisque cos(x3 ), . . . , cos(xn ) en sont des racines distinctes, on peut écrire
a1 + b1 a1 b1
n
b1 0 b1
(cos xj − cos x2 ).
Y
.. = .. + .. = a1 E1 + b1 C λ(x2 , . . . , xn ) = µ(x3 , . . . , xn )
. . . j=3
b1 0 b1 En répétant la démarche, on obtient
avec E1 colonne élémentaire et C colonne constituée de 1. det Mn = αn
Y
(cos xj − cos xi ) = αn P .
On décompose de même chacune des colonnes. On peut écrire 1≤i<j≤n
.. n
0 .
Dn X1
= D0 +
1 (1)
0 [n] n! k
k=1
puis
En développant, on parvient à la relation de récurrence Dn = (1 + Hn )n!
Dn = −2Dn−1 − Dn−2 .
La suite (Dn ) est une suite récurrente linéaire d'ordre 2 d'équation caractéristique Exercice 46 : [énoncé]
r2 + 2r + 1 = 0 de racine double −1.
En retirant à chaque ligne la précédente (et en commençant par la dernière)
Sachant D1 = 0 et D2 = −1, on parvient à
1 1 0 ··· ··· 0
..
Dn = (−1)n−1 (n − 1). C10 C11 .
0 0
.. .. ..
. C20 C21 C22 . .
Dn = .
Exercice 45 : [énoncé] .. ..
.
C30 C31 C32 0
En décomposant la dernière colonne en somme de deux colonnes . ..
.. .
n−2
Cn−2
C n−2
0 1 2
2 1 ··· 1 2 (1) 0
0 Cn−1 Cn−1 Cn−1 ··· n−1 [n]
.. .. .. ..
. . . ..
1
Dn = . . . . en vertu de la formule du triangle de Pascal
.. +
.. . n 0
n 1
(1) n[n]
k−1
Cnk = Cn−1 k
+ Cn−1 .
1 ··· 1 1
En développant selon la première colonne, on obtient
En retranchant la dernière colonne à chacune des autres
Dn = Dn−1 .
2 1 ··· 1 1 (0)
1
.. .. .. . Ainsi
. . .. ..
. . .. = (n − 1)!
1 . Dn = D1 = 1.
. .. =
.. . n 1 n − 1 1
(0) 1
1 ··· 1 1
Exercice 47 : [énoncé]
En développant selon la dernière colonne En retirant à chaque ligne la précédente (et en commençant par la dernière) on
obtient
C00 C11 Cnn
2 (1) 0 ···
.. .. C10 Cnn−1
0 ···
. .
= nDn−1 . Dn+1 = . .. ..
..
. .
n 0 n−1
(1) n [n]
0 Cn0 ··· C2n−1 [n+1]
en vertu de la formule du triangle de Pascal Par sommation géométrique des premiers termes
k−1
Cnk = Cn−1 k
. a−b n−1
+ Cn−1 n−1
1− a−c
Dn = b(a − c) a−b
+ a(a − b)n−1
1 − a−c
En développant selon la première colonne
0
C1 ··· Cnn−1
puis après simplication
= ... ..
Dn+1
. . Dn =
b(a − c)n − c(a − b)n
.
b−c
C 0
n ··· C n−1
2n−1 [n]
Ainsi Si x2 = 1 alors Dn = λn + µ.
D0 = 1 et D1 = 2 donnent
Dn = b(a − c)n−1 + b(a − b)(a − c)n−2 + · · · + b(a − b)n−2 (a − c)1 + (a − b)n−1 D1 . Dn = n + 1.
Dn = 2 cos(θ)Dn−1 − Dn−2
(Dn ) est une suite récurrente linéaire d'ordre 2 d'équation caractéristique Exercice 53 : [énoncé]
En développant par rapport à la première colonne, puis par rapport à la première
r2 − 2 cos(θ)r + 1 = 0 ligne dans le second déterminant on obtient pour n ≥ 2
de racines eiθ et e−iθ . Dn = 2aDn−1 − a2 Dn−2
Cas: θ 6≡ 0 [π]. On écrit Dn = λ cos(nθ) + µ sin(nθ). Les conditions D0 = 1 et
D1 = 2 cos(θ) donnent (Dn ) est une suite récurrente linéaire d'ordre 2 d'équation caractéristique
λ=1 r2 − 2ar + a2 = 0 de racines double a.
λ cos(θ) + µ sin(θ) = 2 cos(θ) On a alors Dn = (λn + µ)an avec λ, µ ∈ K.
D0 = 1 et D1 = 2a donnent
puis Dn = (n + 1)an .
λ=1
µ = 1/tan(θ).
Ainsi, Exercice 54 : [énoncé]
Dn =
sin (n + 1)θ
. D'une part
sin(θ) a −b c −d
= (a2 + b2 )(c2 + d2 ).
θ ≡ 0 [2π]. Dn = λn + µ. D0 = 1 et D1 = 2 donnent
b a d c
Cas:
Dn = n + 1. D'autre part
Cas: θ ≡ π [2π]. Dn = (λn + µ)(−1)n . D0 = 1 et D1 = −2 donnent a
−b c −d ac − bd −(ad + bc)
= = (ac − bd)2 + (ad + bc)2 .
b a d c ad + bc ac − bd
Dn = (−1)n (n + 1).
Exercice 56 : [énoncé] Pour établir la réciproque, raisonnons par récurrence sur n ≥ 2 pour établir qu'il
Notons A = (ai,j ) et B = (bi,j ). On sait existe une matrice à coecients dans Z, de déterminant 1, dont la première ligne
n
est a1 , . . . , an premiers dans leur ensemble.
Pour n = 2. Soient a, b deux entiers premiers entre eux. Par l'égalité de Bézout, on
(aσ(i),i + xbσ(i),i ).
X Y
det(A + xB) = ε(σ)
i=1
peut écrire
au + bv = 1 avec u, v ∈ Z.
σ∈Sn
La fonction x 7→ det(A + xB) est continue (car polynomiale) et ne s'annule pas en Considérons alors la matrice
0 (car det(A) 6= 0), donc elle ne s'annule pas sur un voisinage de 0 ce qui résout le
problème posé.
a b
A= ∈ M2 (Z).
−v u
(b) Si det M 6= 0 alors M est inversible et rg M = n. Les entiers d et an+1 étant premiers entre eux, il existe u, v ∈ Z tels que
Si det M = 0 alors M n'est pas inversible donc rg M < n.
du + an+1 v = 1.
Or M possède une matrice extraite de rang n − 1 donc rg M = n − 1.
Finalement De plus, on peut écrire
n − 1 si − α ∈ Un
(
rg M = a1 = da01 , . . . , an = da0n
n sinon.
avec a01 , . . . , a0n premiers dans leur ensemble.
Par hypothèse de récurrence, il existe une matrice
Exercice 58 : [énoncé] a01 a02 a0n
···
Soit A une matrice de GLn (Z). Le déterminant de A ainsi que celui de son inverse α2,1 α2,2 ··· α2,n
sont des entiers. Puisque .. .. .. ∈ Mn (Z)
. . .
det A × det A−1 = 1
αn,1 αn,2 ··· αn,n
on en déduit det A = ±1. Inversement, si une matrice A ∈ Mn (Z) est de
déterminant ±1 alors son inverse, qui s'exprime à l'aide de la comatrice de A, est de déterminant 1.
à coecients entiers. Ainsi les matrices de GLn (Z) sont les matrices à coecients Considérons alors la matrice
entiers de déterminant ±1.
da01 da02 ··· da0n an+1
Soit A une matrice de GLn (Z) dont la première ligne est formée par les entiers α2,1 α2,2 ··· α2,n 0
a1 , . . . , an . En développant le calcul de det A selon la première ligne de la matrice, ..
.. .. ..
on obtient une relation de la forme . . . . .
αn,1 αn,2 ··· αn,n 0
a1 u1 + · · · + an un = 1 −va01 −va02 ··· −va0n u
avec les uk égaux, au signe près, à des mineurs de la matrice A. Ces uk sont donc Celle-ci est à coecients entiers et en développant son déterminant par rapport à
des entiers et la relation qui précède assure que les entiers a1 , . . . , an sont premiers la dernière colonne, on obtient 1.
dans leur ensemble. Récurrence établie.
χY t X = X n − tr Y t X X n−1 .
Par l'absurde, si la fonction D est nulle sur I , on obtient par développement du
déterminant selon la dernière colonne l'identité
En particulier,
λ1 f1 (x) + · · · + λn fn (x) + λn+1 fn+1 (x) = 0 pour tout x ∈ I (1)
det In + t XY = (−1)n det (−1).In − Y t X
= (−1)n χY t X (−1) = 1 + tr Y t X .
avec λ1 , . . . , λn+1 les réels (indépendant de x) donnés par
En particulier, λn+1 correspond au déterminant de fi (xj ) 1≤i,j≤n et n'est donc Exercice 63 : [énoncé]
pas nul. L'égalité (??) détermine alors une relation linéaire sur les éléments de la (a) On a
famille (f1 , . . . , fn , fn+1 ). Ceci est absurde car cette famille est supposée libre. On
1 1 1
en déduit l'existence d'un réel xn+1 dans I tel que D(xn+1 ) 6= 0. c = (b − a)(c − a)(c − b) 6= 0.
a b
La récurrence est établie.
2
a b2 c2
Par les formules de Cramer
Exercice 62 : [énoncé] (b−d)(c−d)(c−b)
x =
(b−a)(c−a)(c−b)
On exprime les coecients de t M M en fonction des cardinaux des y= (d−a)(c−a)(c−d)
(b−a)(c−a)(c−b)
ensembles Ai avant de calculer le déterminant de la matrice obtenue.
z= (b−a)(d−a)(d−b)
.
(b−a)(c−a)(c−b)
La ligne d'indice i de la matrice M détermine les indices j pour lesquels i est
élément de Aj . Inversement, la colonne d'indice j de M détermine les éléments i (b) On a
qui constituent Aj . Le coecient général de la matrice t M M est 1 1 1
c = (b − a)(c − a)(c − b)(a + b + c) 6= 0.
a b
n n
3
a b3 c3
[M ]k,i [M ]k,j .
X X
t
M M =
k=1
i,k k,j
k=1 Par les formules de Cramer
Dans cette dernière somme, le terme vaut 1 si k est élément de Ai ∩ Aj et 0 sinon. (b − d)(c − d)(c − b)(d + b + c)
x=
Le coecient général de t M M est donc Card(Ai ∩ Aj ). L'hypothèse de travail, (b − a)(c − a)(c − b)(a + b + c)
assure que ce cardinal est égal à 1 lorsque i 6= j et celui-ci vaut le cardinal de Ai si et y , z par symétrie.
i = j . On peut donc écrire
a1 (1) Exercice 64 : [énoncé]
t .. avec ai = Card(Ai ).
MM = . Le système est de Cramer via déterminant de Vandermonde.
(1) an (1) + (2) + (3) donne
a+b+c
x=
On calcule le déterminant de cette matrice t M M comme cela a été réalisé avec 3
une forme plus générale dans le sujet 4455 : (1) + j 2 (2) + j(3) donne
n n
! a + bj 2 + cj
y=
(ak − 1) .
Y X Y
t
det M M = (ai − 1) + 3
i=1 i=1 1≤k≤n et (1) + j(2) + j 2 (3) donne
k6=i
a + bj + cj 2
z= .
Les ai sont des entiers naturels non nuls (car les Ai sont assurément non vides) et 3
parmi ceux-ci, il y en a au plus un qui vaut 1. En eet, s'il existe des indices i et j
distincts pour lesquels les ensembles Ai et Aj sont des singletons, ceux-ci sont Exercice 65 : [énoncé]
égaux ou disjoints ce que le sujet exclu. Dans la somme exprimant le déterminant, Le déterminant du système est
il y a alors assurément un produit non nul. Puisque tous les autres termes sont
positifs, le déterminant de t M M n'est pas nul et cette matrice est inversible. En
1 a a2 1 a a2 1 a a2
particulier, la matrice M est inversible et elle ne comporte donc pas de ligne a(1 − |a| ) .
2
a 1 a = 0 1 − |a| a(1 − |a| ) = 0 1 − |a|2
2 2
Si |a| =
6 1 alors est le système est de Cramer et homogène (a) Si rg(A) = n alors A est inversible et sa comatrice l'est alors aussi donc
S = (0, 0, 0) . rg(Com(A)) = n.
Si |a| = 1 alors le système équivaut à une seule équation Si rg(A) ≤ n − 2 alors A ne possède pas de déterminant extrait d'ordre n − 1
non nul. Par suite Com(A) = On et donc
x + ay + a2 z = 0
rg(Com(A)) = 0.
car les deux autres lui sont proportionnelles. On en déduit
Si rg(A) = n − 1, exploitons la relation At Com(A) = det(A).In = On .
S = (−ay − a2 z, y, z) y, z ∈ C .
Soient f et g les endomorphismes de K n canoniquement associés aux
matrices A et t Com(A).
On a f ◦ g = 0 donc Im(g) ⊂ Ker(f ). Comme rg(f ) = n − 1, dim Ker(f ) = 1
Exercice 66 : [énoncé] et par suite rg(g) ≤ 1.
Les deux systèmes proposés sont de Cramer via déterminant de Vandermonde. Ainsi rg(Com(A)) ≤ 1.
(a) Si x, y, z est sa solution alors P (a) = P (b) = P (c) = 0 et donc Comme rg(A) = n − 1, il existe un déterminant extrait non nul d'ordre n − 1
et par suite Com(A) 6= On .
P = (X − a)(X − b)(X − c). Finalement
rg(Com(A)) = 1.
On en déduit
(b) Comme At Com(A) = det(A).In on a
x = abc, y = −(ab + bc + ca) et z = a + b + c.
det(A) det Com(A) = det(A) .
n
(b) Introduisons
P = X 4 − (x + yX + zX 2 ). Si det(A) 6= 0 alors
.
n−1
det Com(A) = det(A)
Si x, y, z est solution alors P (a) = P (b) = P (c) = 0 et donc
Si det(A) = 0 alors rg(Com(A)) ≤ 1 < n donc
P = (X − a)(X − b)(X − c)(X − d).
det(Com(A)) = 0.
Puisque le coecient de X 3 dans P est nul, la somme des racines de P est
nulle et donc (c) Si rg(A) = n alors
a+b+c+d=0
t
Com(Com(A)). Com(A) = det(Com(A)).In = det(A)n−1 .In .
puis
P = (X − a)(X − b)(X − c)(X + (a + b + c)). Donc
t
Com Com(A) = det(A)n−1 Com(A)−1 .
En développant, on obtient
Or t Com(A).A = det(A).In donc
x = σ3 σ1 , y = σ3 − σ1 σ2 et z = σ12 − σ2
t
Com(A) = det(A).A−1
avec σ1 , σ2 , σ3 les expressions symétriques élémentaires en a, b, c.
puis sachant t (B)−1 = (t B)−1 on a :
Exercice 67 : [énoncé] Com(Com(A)) = det(A)n−2 A.
Si rg(A) ≤ n − 1 et n ≥ 3 alors rg Com(A) ≤ 1 ≤ n − 2 donc (b) Puisque rg A = n − 1, dim Ker A = 1 et dim Ker t A = 1.
Puisque A et B commutent, leurs inverses commutent aussi La relation M A = On donne alors XLA = On et puisque X 6= 0, on obtient
On en déduit LA = 0 puis t At L = 0. Ceci permet alors d'écrire L sous la forme L = λt Y
1 t 1 t 1 t 1 t puis M sous la forme
(Com A) (Com B) = (Com B) (Com A). M = λX t Y .
det A det B det B det A
En simpliant et en transposant on obtient Inversement une telle matrice vérie AM = M A = On et donc
Com(A) Com(B) = Com(B) Com(A). M ∈ Mn (K) AM = M A = On = Vect(X t Y ).
Cas général Cet espace de solution étant une droite et la matrice B étant un élément non
Pour p assez grand, les matrices nul de celle-ci, il est dès lors immédiat d'armer que toute matrice
1 1 C ∈ Mn (K) vériant AC = CA = On est nécessairement colinéaire à B .
A + In et B + In
p p
sont inversibles et commutent donc
Exercice 70 : [énoncé]
1 1 1 1
Com A + In Com B + In = Com B + In Com A + In . Il existe u, v ∈ Z tels que u det A + v det B = 1. U = ut (Com A) et V = v t (Com B)
p p p p conviennent alors.
En passant à la limite quand p → +∞, on obtient
Com(A) Com(B) = Com(B) Com(A).
Exercice 71 : [énoncé]
Le coecient d'indice (i, j) de la comatrice de S est
Exercice 69 : [énoncé]
(−1)i+j ∆i,j
(a) On sait AB = BA = det(A)In .
Si rg A = n alors A est inversible donc B aussi et rg B = n. avec ∆i,j le mineur d'indice (i, j) de la matrice S i.e. le déterminant de la matrice
Si rg A = n − 1 alors dim Ker A = 1 et puisque AB = On , Im B ⊂ Ker A puis obtenue en supprimant la i-ème ligne et la j -ème colonne de S . Or le déterminant
rg B ≤ 1. d'une matrice est aussi celui de sa transposée et puisque la matrice S est
De plus, la matrice A étant de rang exactement n − 1, elle possède un mineur symétrique, le mineur d'indice (i, j) est égal à celui d'indice (j, i). On en déduit
non nul et donc B 6= On . Finalement rg B = 1. que la comatrice de S est symétrique.
Si rg A ≤ n − 2 alors tous les mineurs de A sont nuls et donc B = On puis
rg B = 0.
Ainsi On conclut en simpliant par det D ce qui est possible car det D 6= 0.
ak−1 ak+1 an−1 ak1 (b) On introduit Dε = D + εIn et on passe à la limite quand ε tend vers
1 a1 ··· 1 1 ··· 1
0+ .
1 a2 ··· ak−1 ak+1 ··· an−1 ak2
.. .
2 2 2
Dk = (−1)n+1−k σn−k . .. .. .. ..
.. . . . . . La matrice Dε commute avec C et, pour ε assez petit et strictement positif, il
s'agit d'une matrice inversible 1 ce qui permet d'écrire
1 an ··· ak−1
n ak+1
n ··· an−1
n ak
n
(aj − ai ).
Y
Dk = σn−k
1≤i<j≤n Exercice 75 : [énoncé]
Supposons pour commencer la matrice A inversible.
Exercice 73 : [énoncé] Par opérations par blocs :
En développant selon la première ligne, on peut armer que ∆ est un polynôme
−A−1 C
A C I A 0
de degré inférieur à n − 1. = .
B D 0 I B D − BA−1 C
Pour k ∈ {1, . . . , n},
∆(λk ) = (−1)k+1
Y
(λk − λi )Vn−1 (λ1 , . . . , λ̂k , . . . , λn ) = (−1)n+1 Vn (λ1 , . . . , λn )
On en déduit
i6=k A C
B = det(D − BA−1 C) det A = det(DA − BA−1 CA).
où Vn (a1 , . . . , an ) désigne le Vandermonde de (a1 , . . . , an ). D
Le polynôme ∆ coïncide en n point avec le polynôme constant égal à 1. Le déterminant de Dε est la valeur du polynôme caractéristique de −D en ε et celui-ci ne
(−1)n+1 Vn (λ1 , . . . , λn ), ils sont donc égaux. possède qu'un nombre ni de racines.
et par opérations sur les colonnes Par les opérations C1 ← C1 − Cn+1 , . . . , Cn ← Cn − C2n ,
A B A + iB iB I − B B
det = (−1) detn
. det A = n = det(In − B) det(In + B).
−B A 0 −A + iB On In + B
puis la relation voulue sachant det D = det t D 6= 0 car la matrice C commute avec les matrices A et B .
On en déduit
det M = det(AD − BC).
Cas général :
Pour p ∈ N∗ assez grand, la matrice Ap = A + 1/pIn est inversible et les matrices
Ap , B, C, D commutent deux à deux. Si on pose
Ap B
Mp =
C D