CURRICULUM D’APPRENTISSAGE
PRODUCTION ET POST PRODUCTION DU RIZ
Module 4 :
Installation d’une pépinière
SOMMAIRE
SIGLES ET ABRÉVIATIONS.................................................................5
I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION.......................................................5
II. OBJECTIFS DU MODULE.................................................................5
III. PUBLIC CIBLE..................................................................................5
IV. DURÉE DU MODULE........................................................................6
V. DÉROULEMENT.................................................................................6
5.1 Séance de facilitation 1 :
Connaissance des différents types de pépinière........................................6
5.2 Séance de facilitation 2 :
Techniques de conduite d’une pépinière...................................................9
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SIGLES ET ABRÉVIATIONS
cm Centimètre
H Heure
Ha Hectare
m Mètre
ONG Organisation Non Gouvernementale
PIV Périmètre Irrigué villageois
IP Irrigation de Proximité
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I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Une pépinière faite avec soin, produit des plantules de riz uniformes et vigoureuses qui peuvent être
enlevées facilement. Ce module traite principalement les aspects techniques de la mise en place
d’une pépinière. Il comprend deux séances de facilitation :
Séance de facilitation 1 : identification des différents types de pépinière
Séance de facilitation 2 : utilisation des techniques de conduite d’une pépinière.
Chaque séance de facilitation comprend les éléments suivants :
Objectifs d’apprentissages ;
Démarche d’animation ;
Temps nécessaire ;
Matériels, appareillages et outillages
II. OBJECTIFS DU MODULE
Objectif global
L’objectif global de ce module est de renforcer les capacités des apprenants sur l’installation de
la pépinière.
Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques sont :
Identifier les différents types de pépinière ;
Utiliser les techniques de conduite d’une pépinière.
III. PUBLIC CIBLE
Ce module est destiné aux agents du Secteur Agricole, du Service Local du Génie Rural, des centres
de formation agricole et rurale, des élus des chambres d’agriculture et membres d’ONG intervenant
dans le domaine de la riziculture dans les bas-fonds, PIV et plaines inondables. Les bénéficiaires
sont appelés à former des acteurs intermédiaires de l’IP.
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IV. DURÉE DU MODULE
La durée nécessaire pour animer ce module est de10 heures.
V. DÉROULEMENT
Activités de mise en route de la session :
Ouverture officielle de la session ;
Présentation des participants et des facilitateurs ;
Élaboration des normes de conduite ;
Formulation des attentes des participants ;
Présentation du programme et son déroulement :
Identification des préalables pour une opération de repiquage ;
Identification des pratiques paysannes en matière de production des plants ;
Connaissance des différents types de pépinière ;
Description des bonnes techniques de conduite d’une pépinière ;
Activités de clôture de la session :
Évaluation finale ;
Mots de clôture
5.1 Séance de facilitation 1 :
Connaissance des différents types de pépinière
5.1.1 Objectifs d’apprentissage
Au terme de cette séance les apprenants seront capable de:
Définir une pépinière ;
Déterminer les conditions de repiquage ;
Distinguer les différents types de pépinière ;
Distinguer la pépinière sèche et de la pépinière humide.
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5.1.2 Démarche d’animation
i) Discussions sur les conditions de repiquage et les types de pépinière pratiqués par les
paysans.
Le facilitateur stimule le débat en posant les questions suivantes :
Qu’est-ce qu’une pépinière ?
Pourquoi installer une pépinière ?
Quelles sont les conditions de repiquage du riz ?
ii) Le facilitateur répartit les participants en deux sous groupes. Le 1er sous groupe travaille sur
les avantages et les inconvénients de la pépinière humide, et le second sur les avantages et
les inconvénients de la pépinière sèche. Les restitutions sont faites en plénière. La durée de cet
exercice est de 30 mn.
Références techniques
1. Définition de la pépinière
Une pépinière est définie comme le lieu qui sert à élever les jeunes plants d’une forte densité sur
une aire réduite, pour leur transplantation ultérieure. On distingue plusieurs types de pépinières:
pépinière humide, pépinière sèche, pépinière Dapog, etc. Toutefois, au Mali sont pratiquées deux
méthodes d’installation de la pépinière : la pépinière humide et la pépinière sèche.
2. Conditions du repiquage
Avant d’installer une pépinière, il faut d’abord s’assurer que toutes les conditions du repiquage sont
réunies, à savoir :
Une bonne maîtrise de l’eau: facilité de mise en eau et de drainage ;
Un bon planage du sol ;
Une bonne préparation de la pépinière ;
Une variété de riz vulgarisée au Mali qui peut être repiquée et qui peut donner de bons
rendements.
Pour le repiquage proprement dit, il faut :
Éviter les plants trop âgés (reprise lente et baisse de rendement) ;
Éviter les plants trop jeunes (risque de provoquer des pertes par coupure, blessure des
plantules) ;
Éviter les sols compacts pour la pépinière (risque de couper les plants sans racines, utiliser
la daba ou la pelle pour enlever les plants).
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Pour plus de détails, voir Module 6 du Curriculum Production et Postproduction du riz :
Repiquage et installation des parcelles d’essai paysans.
1 Exigence de maîtrise de l’eau et bon drainage.
2 Exigence de maîtrise de l’état du terrain (planage, compartimentage).
3 Exigence de l’âge des plants au repiquage.
4 Maintenir une lame d’eau fine à l’arrachage des plants.
5 Limiter les dégâts des plants et des racines.
6 Assurer une reprise rapide.
7 Éviter la submersion des plants.
8 Assurer une bonne mise en boue du terrain.
Respecter la profondeur idéale des plants au repiquage (2 à 3 cm) :
9 - Si trop profond : la reprise est lente, le tallage est affecté et il y a risque de maladie et de pourriture.
- Si peu profond : un risque d’enlèvement avec l’irrigation.
Respecter l’arrangement spatial des plants (20 x 20 ou 25 x 25 cm) :
10 - Si trop proche : le riz ne talle pas bien et peut être chétif.
- Si trop espacé : la couverture du sol ne sera pas optimale et le soleil frappera le sol, même si le riz
est en phase de maturité, ceci entraînera une perte de rendement.
11 Respecter la densité optimale de touffe par poquet (2 à 3 brins),
Temps entre l’enlèvement des plants et le repiquage : de préférence limitée, moins de 2 jours pour
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éviter la mort des plants.
13 Le remplacement des manquants : assurer une couverture optimale du terrain.
3. Les différents types de pépinière
Pépinière sèche
La pépinière est dite sèche quand tous les travaux de préparation du sol sont exécutés
à sec. Le semis également s’effectue sur le sol sec avec des semences sèches.
Pépinière humide
La pépinière humide est une pépinière où les travaux se déroulent dans l’eau ou sur
le sol humide. Le semis se fait avec des semences pré-germées.
4. Comparaison de la pépinière sèche et de la pépinière humide
Pépinière sèche Pépinière humide
1. Se prépare à sec (Travail de sol plus facile) 1. Se prépare dans l’eau ou sur sol mouillé (travail du
sol plus fatiguant)
2. Deux hersages à sec
2. Un seul hersage à l’eau
3. Pas de mise en boue (puddlage)
3 Puddlage et bon planage exigés
4. Utilisation de semences sèches
4. Utilisation de semences pré -germées
5. Quantité de semences plus élevées
5. Quantité de semences moins élevées
6. Beaucoup d’efforts au désherbage
6. Peu d’effort au désherbage
7. Plants moins vigoureux
7. Plants plus vigoureux
8. Arrachage des plants difficile (Beaucoup de
pertes) 8. Arrachage des plants facile (peu de pertes)
9. Séjour des plants en pépinière plus long : 30 9. Séjour des plants en pépinière plus court : 20 jours
jours
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iii). Évaluation de la séance
A la fin de la séance le facilitateur pose des questions pour se faire une idée des connaissances
acquises par les apprenants :
Qu’est-ce qu’est une pépinière ?
Quelles sont les conditions à remplir pour faire du repiquage ?
Quels sont les avantages de la pépinière humide ?
Quels sont les avantages de la pépinière sèche ?
5.1.3 Temps nécessaire
Le temps nécessaire pour animer cette séance est de 3 heures.
5.1.4 Matériels, appareillages et outillages
Semence, seau de 12 litres, eau, piquet pour indication, charrue, herse, daba, crayon.
5.2 Séance de facilitation 2 :
Techniques de conduite d’une pépinière
5.2.1 Objectifs d’apprentissage
Au terme de cette séance les apprenants seront capable de:
Choisir le meilleur emplacement de la pépinière ;
Installer des pépinières en fonction de la superficie à repiquer ;
Conduire correctement une bonne pépinière ;
Produire des plants de qualité : vigoureux, tige robuste, couleur verte, bon développement
des racines.
5.2.2 Démarche d’animation
i) Le choix du site
Le facilitateur introduit les éléments suivants :
Le site peut être dans le bas-fond, dans la zone hydromorphe ou sur le plateau considérant
les aspects de drainage-irrigation, sécurité-vol-protection, distance entre la pépinière et le
lieu de repiquage, etc.
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La protection contre les animaux et autres prédateurs
La lumière versus l’ombre, par exemple provoquée par de gros arbres et les conséquences
sur la vigueur des plants
Le type de sol et les conséquences sur la vigueur des plants, la facilité de prélèvement des
plants, etc.
Le facilitateur portera une attention particulière sur les aspects suivants :
Le besoin en soleil, eau, air et une bonne terre assez légère pour produire des plants de bonne
santé.
ii) La confection de la planche et le semis
Le facilitateur introduit les notions suivantes :
La longueur, largeur et hauteur de la planche ;
La position de la planche par rapport à la pente ;
Le planage : le niveau horizontal de la planche ;
La texture de la terre superficielle ;
Le mode de semis : à la volée, en ligne ;
La couverture et protection de la planche.
Si nécessaire, le facilitateur va utiliser une superficie standard pour les planches de semis, afin
de faciliter le calcul de la superficie totale des pépinières. Il discutera aussi, sur les besoins
d’humidité homogène dans la pépinière pour assurer la germination optimale et harmonieuse.
iii) Les normes de la quantité de semences à utiliser sur la superficie de la pépinière en
fonction de la superficie à repiquer.
Le facilitateur demande aux participants, si dans la pratique, les paysans ne produisent trop,
pas assez ou juste assez de plants. Les participants échangent leurs expériences en matière
d’estimation de la quantité de semence utilisée, la superficie mise en pépinière en fonction de
celle à repiquer.
Sur une grande feuille, un tableau avec 3 colonnes est tracé, avec en en-tête : superficie à
repiquer, superficie de la pépinière et quantités de semences.
Le facilitateur demande à quelques participants volontaires de donner des détails sur les
superficies et les quantités de semences utilisées. Dans la première colonne la superficie
des parcelles rizicoles est notée, suivie par la superficie en pépinière et enfin les quantités de
semences à utiliser.
Superficie parcelle à repiquer (m2) Superficie de pépinière à Quantité de semences à se-
mettre en place (m2) mer (kg)
1000 4 20
…. …. ….
Référence : 2500 (casier) 50 10
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Le facilitateur introduit l’idée de prendre comme base de calcul, la superficie standard d’un
casier à repiquer c’est-à-dire 2 500 m2 et d’utiliser comme norme 10 kg de semences de
bonne qualité pour une superficie de pépinière de 50 m2.
Les participants discutent sur les divergences entre les pratiques paysannes et les ‘normes’ et
font des amendements au tableau si nécessaire.
iv) Observations sur les pratiques paysannes d’installation et d’organisation de la pépinière
Les participants et le facilitateur visitent une pépinière mise en place par un paysan. Ils font des
observations sur les pratiques paysannes d’établissement de la pépinière et procèdent à la pratique
de la mise en place d’une bonne pépinière.
Observation sur une pépinière existante
Le facilitateur mène la discussion en abordant les sujets suivants :
Le choix du lieu et les conditions de mise en place : lumière, air, protection, type de terre,
position;
La position, la forme et les dimensions de la planche ;
La texture superficielle de la planche;
La qualité des semences utilisées et le taux de germination.
Création d’une bonne pépinière
Les éléments essentiels pour la création d’une bonne planche de semis sont abordés à savoir :
Le lieu et les conditions de mise en place : terrain plat, à côté d’une source d’eau et près de la
parcelle de culture ;
Le repiquage de la planche : 1 x 10 m ; longueur perpendiculaire à la pente ;
Le creusage des sillons de drainage/irrigation tout autour de la zone piquetée et dépôt de la
terre qui en est issue, sur la planche ;
Le labour et retournement du sol avec la daba. De préférence la planche est surélevée à
5-10 cm. Sur des sols un peu plus argileux, lorsque le terrain est suffisamment plat, on peut
s’abstenir de surélever la planche et simplement creuser les canaux de ceinture en déposant
la terre sur les abords extérieurs, pour servir les diguettes. Dans ce cas la planche se situe
toujours à un niveau plus élevé que le bas des canaux, facilitant ainsi la gestion de l’eau dans
la pépinière.
Cependant, lorsque le sol est sableux, il faut absolument surélever la planche de semis.
La mise en boue et le planage de la planche ;
Le semis à la volée des semences pré-germées et léger tassement au moment du semis. Il
est conseillé de ne pas «déposer » mais de jeter assez fortement les graines germées, de
manière à ce qu’elles se fixent bien sur le lit de semis pour ne pas être emportées par les eaux
d’irrigation ;
La couverture de la planche avec la paille du riz ;
La conservation de l’humidité.
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Références techniques
1. Choisir le meilleur emplacement de la pépinière
L’emplacement du site est choisi en fonction de l’état du champ (planage, accès, irrigation et
drainage, etc.).
Le champ de riz est en général compartimenté. En zone Office du Niger ce compartimentage est fait
en 5 bassins de 2 000 m2 soit (40 x 50) ou (20 x100) pour un hectare.
L’emplacement est choisi à l’intérieur du compartiment qui offre une meilleure disposition par rapport
au planage, à l’accès, à l’irrigation et au drainage.
La pépinière doit être installée dans un endroit accessible, ensoleillé et non inondable, proche des
champs, si possible au milieu de la parcelle à repiquer pour faciliter le transport des plants, proche
du point d’eau, facile à irriguer et à drainer, à l’abri des animaux et des oiseaux granivores.
2. Dimensionnement de la pépinière
Le dimensionnement peut se faire sur la base de la dose de semis de 200 g de semence = 3 m2 de
pépinière = 3 ares de rizière.
Pour un hectare il faut environ 30 à 60 kg de semences.
Superficie : la superficie nécessaire pour un hectare (10 000 m2) est de 500 m2. Elle représente
le 1/20ème de la surface à repiquer. Une pépinière doit avoir 1 à 1,5 m de large pour faciliter
la gestion.
Quantité de semences à utiliser : on préconise 60 à 80 Kg de paddy pour pallier les risques de
pertes. Si la semence est sélectionnée, 50 kg suffisent pour un hectare.
3. Conduire la pépinière
3.1 Pépinière sèche
Au Mali, cette technologie a été développée par la recherche et introduite en 1986-1987.
Travail du sol : la surface nécessaire pour un hectare de pépinière sèche est de 500 m2. Elle
représente le 1/20ème de la surface à repiquer. Le dimensionnement peut se faire également
sur la base de la dose de semis de 200 g de semence = 3 m2 de pépinière = 3 ares de rizière.
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Il faut préparer la pépinière 21 à 30 jours avant le repiquage en faisant un labour suivi du hersage :
Labourer 1 à 2 fois sur sol ressuyé et herser 2 fois pour concasser les grosses mottes afin de
préparer le lit de semences
Un troisième hersage pour recouvrir les semences
Confectionner des planches ou plate-bande de 3 m2 (3m*1m) en creusant des rigoles entre
elles.
Si le sol est pauvre, on peut apporter de la matière organique. Ceci facilitera aussi l’arrachage
des plants.
Semis des semences : Après le semis sur sol sec, recouvrir les semences avec une fine
couche de sol ou de fumier en utilisant la main. L’azote (20 g/m2), le phosphore (25 g/m2), le
potassium (30 g/m2) et la fumure organique (100 g/m2) peuvent être appliqués. On préconise
60 à 80 Kg de paddy pour pallier les risques de pertes, si la semence est sélectionnée 50kg
suffisent pour un hectare.
Irrigation : Après 4 jours, irriguer la pépinière en maintenant une lame d’eau de 2 à 3 cm de
profondeur. L’augmentation progressive de la lame d’eau à 5 cm permet de lutter contre les
mauvaises herbes et facilite l’arrachage des plants.
Protection des plants : Au besoin, utiliser un insecticide pour contrôler les insectes.
Apport de l’urée : Le jaunissement des feuilles basses indique un besoin d’azote. L’apport de
20 à 40 g/m2 permet de satisfaire ces besoins.
Arrachage : Les plants de la pépinière doivent être arrachés 21 à 30 jours après le semis. La
pépinière doit rester en eau pendant l’arrachage.
3.2 Pépinière humide
Superficie : la superficie nécessaire pour un hectare (10 000 m2) est de 500 m2. Elle représente
le 1/20ème de la surface à repiquer.
Selon d’autres pratiques, la superficie nécessaire pour un hectare (10 000 m2) est de 200 m2,
soit 1/50ème de la superficie à repiquer.
Quantité de semences à utiliser : elle varie de 50 à 60 Kg de paddy pour un hectare en
semence pré - germée.
Les plants à repiquer doivent être vigoureux. Pour cela une densité appropriée est recommandée à
raison de 200g de semence par m2. Dans les conditions requises de pépinière humide, 30 à 40 kg
de semence suffisent largement pour repiquer un hectare.
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Exemple :
Quantités de semences
Superficie à repiquer Superficie Pépinière nécessaire
nécessaires
1000 m2 (10 ares) 20 m2 3 à 4 kg
2500 m2 (25 ares) 50 m2 8 à 10 kg
5000 m2 (0,5 ha) 100 m2 15 à 20 kg
10000 m2 (1 ha) 200 m2 30 à 40 kg
La pépinière humide nécessite une pré germination des semences. La pré germination a pour objectif
de déclencher le processus de germination. Elle se fait en deux phases, le trempage et l’incubation
Le trempage consiste à verser la semence dans un récipient contenant de l’eau propre, la remuer en
utilisant un bâton de bambou, enlever tout ce qui flotte et d’autres impuretés ; mettre dans un sac en
tissu ou en jute (ne pas trop remplir le sac, de préférence rempli au 2/3 et attaché) ; plonger le tout
dans l’eau pendant 24 heures (par exemple: de 8H le matin à 8H le lendemain matin).
L’incubation c’est le temps entre la fin du trempage et l’apparition des tigelles et radicelles. Après le
trempage, les sacs contenant la semence sont placés dans un endroit ombragé et aéré.
Ne pas laisser les sacs sécher, les arroser périodiquement (2 à 3 fois durant les 24 heures, les
graines germent parfaitement si les conditions climatiques sont réunies). Exemple : température
ambiante avoisinant 30°C.
1. Les couvrir en période froide avec de vieux sacs. La fin de l’incubation est marquée par l’apparition
des tigelles et radicelles
2. Semer avant un développement trop important de ces organes
Période d’incubation : 2 à 3 jours soit 48-72 heures.
Il faut éviter des sacs trop remplis, ceci provoquerait l’échaudage par insuffisance d’aération. En cas
de forte fraîcheur, couvrir le sac avec un plastic. Vérifier de temps en temps l’intérieur du sac, pour
que les gemmules ne soient pas trop longues. Pour les grandes quantités de semence, épandre les
semences sur un sol cimenté avec un épaisseur de 10 à 15 cm et le couvrir avec les sacs humides.
Si les semences sont à terre, elles sont mélangées avec la main toute les 12 heures. Pour la pépinière
humide, 24 à 36 heures d’incubation sont nécessaires.
Les graines ainsi pré - germées sont semées dans la boue sans recouvrement.
Préparation du sol :
Elle consiste en:
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Un labour, une mise en eau, un puddlage ou mise en boue à l’aide d’un puddler ou d’une herse,
un planage à la daba ou avec des planches de menuiserie. Un accent sera mis sur le planage,
pour éviter la pourriture des graines, à la suite d’un mauvais drainage. Les graines sont pré -
germées dans des sacs en jute. La parcelle bien planée est divisée en des planches de 2 à 3
mètres de large par de petites rigoles de séparation et d’une longueur variable, dépendant de
la surface de pépinière ciblée et de la topographie du terrain.
L’orientation des planches de pépinière doit être perpendiculaire au sens de la pente du terrain.
Ces rigoles servent de passage pour le semis, la fertilisation et l’entretien, ce qui éviterait
au paysan de marcher à l’intérieur de la pépinière et constitue une barrière contre certains
déprédateurs (rats, insectes).
Les sols de pépinière se préparent de la même manière que les sols de rizière, avec un peu plus de
soins. Pour cela, il faut des sols moins argileux pour faciliter l’arrachage des plantules et éviter les
sols trop sableux pour que les plantules ne se dessèchent pas trop vite.
3.3 Semis de la pépinière :
Le semis à la volée des semences pré germées et léger tassement. Au moment du semis, il est
conseillé de :
Ne pas ‹‹déposer›› mais de jeter assez fortement les graines germées, de manière à ce
qu’elles se fixent bien sur le lit de semis pour ne pas être emportées par l’eau d’irrigation,
Couvrir avec la paille de riz pour garder toujours une humidité (optionnelle).
Si on est contraint d’utiliser des sols argileux, il est conseillé d’étaler une mince couche de sable (1
cm) sur le lit de semence après semis afin de faciliter l’arrachage.
Planches d’un mètre de large séparées
Le lit des semis est bien plané
des canaux ( rigoles)
Les planches doivent être surélevées de préférence et séparées de canaux d’irrigation de (30 à 40
cm) de large. 3.3 Durée de la pépinière :
L’âge des plantules à repiquer dépend de la saison (température particulièrement). En général, il
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est recommandé de repiquer les plantules de 15 à 21 jours en hivernage, parce que les conditions
climatiques permettent un développement rapide des plants. En contre saison par contre, des
plantules âgées de 21 à 30 jours sont recommandées pour le repiquage, du fait du retard de la
croissance dû au froid.
3.4 Gestion de l’eau dans la pépinière
Il est important que la pépinière ne se dessèche pas pour éviter des pertes par dessiccation. Un
excès d’eau aboutit à des plants chétifs, trop hauts et une submersion prolongée peut entrainer la
mort des plantules.
Les canaux (rigoles) d’irrigation qui ceinturent les planches de semis permettent aussi de drainer les
pépinières tout en maintenant une certaine humidité. L’irrigation de la pépinière peut être conduite
de la manière suivante;
Semis sur sol drainé. (Ne remettre l’eau qu’après 24 à 48h, pour permettre aux racines de bien
se fixer dans le sol) ;
Maintien d’une lame d’eau de 2 à 3cm jusqu’au 10e jour ;
Drainage de la pépinière 24 à 48 heures (à sec);
Relèvement progressif de la lame jusqu’à l’arrachage (5 cm)
3.5 Fertilisation de la pépinière
L’azote (20 g/m2), le phosphore (25 g/m2), le potassium (30 g/m2) et la fumure organique (1 000 g/
m2) peuvent être appliqués. Le jaunissement des feuilles basses indique un besoin d’azote. L’apport
de 20 à 40 g/m2 permet de satisfaire ces besoins.
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Arrachage des plants
Il se fait manuellement quand les plants ont 15 à 35 jours suivant leur taille. Il se fait attentivement
dans une fine lame d’eau pour ne pas abîmer les plants. Cf.
Arrachage des plants
v) Évaluation de la séance
A la fin de la séance le facilitateur pose des questions pour se faire une idée des connaissances
acquises par les apprenants:
Quelles sont les deux phases de la pré -germination ?
Comment choisir l’emplacement d’une pépinière ?
Comment dimensionner une pépinière ?
5.2.3 Temps nécessaire
La durée nécessaire est de 7 heures
5.2.4 Matériels, appareillages et outillages
Cinq (5) kg de semences trempées pendant 24 heures, sacs, eau, piquet pour indication, arrosoir,
crayon.
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