Absentéisme en EPS au Sénégal
Absentéisme en EPS au Sénégal
SPORTIVE
Présenté par :
Catherine SARR
Sous la co-direction de :
SIGLES----------------------------------------------------------------------------------------------------- 5
INTRODUCTION GÉNÉRALE----------------------------------------------------------------------- 6
[Link]ÉISME ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 39
[Link] D'ÉVALUATION-------------------------------------------------------------------------------------------- 45
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III 2 QUESTIONS-PROBLÈMES ET HYPOTHÈSES ------------------------------------------------------------- 58
IV 2 L’ÉCHANTILLON --------------------------------------------------------------------------------------------------- 69
BIBLIOGRAPHIE-------------------------------------------------------------------------------------110
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TABLE DES MATIÈRES ---------------------------------------------------------------------------116
ANNEXE I ----------------------------------------------------------------------------------------------119
ANNEXE II ---------------------------------------------------------------------------------------------125
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SIGLES
JO Journal officiel
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INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les systèmes éducatifs mis en place dans les pays africains essaient de maximiser
leurs performances en s'adaptant aux mutations sociales. Au Sénégal, les différentes réformes
dont la dernière se rapporte à la loi d'orientation n°91-22 du 30 janvier 1991 faisant suite aux
Etats Généraux de l'Education, montrent une certaine volonté des pouvoirs publics à s'engager
dans des révisions du système éducatif sénégalais afin de le rendre plus performant avec à la
clé toute une palette de disciplines visant l'éducation et l'épanouissement global des jeunes.
Ceci n'empêche pas par ailleurs, de noter des phénomènes d'abandon, de décrochage,
d'absentéisme à différents niveaux du système scolaire.
Parmi les disciplines au programme figure l'Éducation Physique et Sportive (EPS) qui
est à la fois une discipline de formation et d'enseignement. Elle s'adresse à tous les élèves
avec les conséquences que cela entraîne en ce qui concerne le choix, le traitement des
contenus et l'évaluation des acquis, Car :" elle ne se limite pas à la réponse à apporter au
besoin de mouvement de l'enfant mais doit, comme toute discipline d'enseignement, permettre
une meilleure organisation de la vie de l'adulte et favoriser l'insertion de chacun dans la
société" (Bonhomme & al, 1998 : 5)
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l'enfant c'était conduire son corps et son esprit à l'autonomie; l'idéal réussi d'une éducation
était de forger un homme non seulement " bon " de par son esprit mais encore " beau " de par
son corps traduit par : " le kalo's kagatos " des athéniens. L'éducation athénienne mettait la «
gymnastique » sur le même plan que l'éducation intellectuelle et artistique " (Le Robert des
Sports, 1990 : 7); alors qu'à Sparte l'éducation physique était plutôt de type militaire orienté
vers le développement de la force, du courage, de l'endurance etc.
Plus récemment des recherches effectuées par des spécialistes en EPS et autres
scientifiques nous offrent plusieurs pistes pour conforter l'utilité sociale de la pratique des
Activités Physiques et Sportives (APS) au sein de l'école.
Comme " discipline d'enseignement elle propose, en favorisant le développement et
l'entretien organique et foncier, l'acquisition de connaissances et la construction de savoirs
permettant l'organisation et la gestion de la vie physique à tous les âges, ainsi que l'accès au
domaine de la culture que constituent les pratiques sociales de référence ", car " la notion de
santé, dans un monde de plus en plus tourné vers les activités sportives spectaculaires et de
prise de risque, doit être réaffirmée. Aider au développement de l'individu et plus
particulièrement lui apprendre à conserver ses énergies vitales, c'est aussi lui apprendre à ne
pas les détruire. " (Pineau in Bonhomme & all., 1998 : 16)
Parmi cette population d'élèves détenteurs d'un certificat médical d'inaptitude certains
mènent des activités sportives en dehors de l'école, d'autres présentent des justifications en
fonction des activités programmées, il en existe même une catégorie qui bénéficiaire d'une
dispense demande à participer au cours.
Que signifient ces absences au cours d'EPS ? Est-ce un manque d'intérêt pour les
activités physiques telles que pratiquées au sein de l'école ? Est-ce de l'évitement pour cette
discipline d'enseignement ? Est-ce lié aux fondements culturels et/ou religieux dont s'inspire
la société sénégalaise ? Ces certificats médicaux sont-ils valides ? Pourquoi les filles
s'absentent-elles plus que les garçons ?
Devant cette situation qui nous semble problématique, nous assistons à un engouement
de plus en plus visible de la société pour tout ce qui touche à la gestion de la vie physique, aux
activités sportives de maintien ou d'élite. Existe-t-il un écart entre les aspirations sociales qui
se manifestent dans la société sénégalaise et celles des élèves au sein de l'école ?
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Voilà un ensemble de questions qui nous pousse à entreprendre cette recherche et à
tenter de répondre à la question de départ formulée comme suit :
« Quels sont les facteurs qui influencent l'absentéisme des élèves au cours d'EPS dans
l'enseignement secondaire ? »
Pour tenter d'y répondre nous avons mis en œuvre un questionnaire d'enquête distribué
à cent vingt élèves du secondaire durant les cours de vacances qui se sont déroulés au lycée
Saïdou Nourou Tall du 26 août au 20 septembre 2002, regroupant des élèves de divers
établissements du Sénégal.
Dans cette enquête notre ambition est d'avoir l'avis des élèves sur l'intérêt que revêt à
leurs yeux cette discipline et les raisons qui poussent certains élèves à rechercher la dispense
en éducation physique. À la lumière des différentes raisons évoquées, nous avons choisi celles
qui ressortent le plus pour spécifier notre question générale de recherche et orienter notre
travail de manière plus systématique.
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Cette étude sera menée conjointement dans trois établissements publics de Dakar : le
lycée Saïdou Nourou Tall, le lycée Blaise Diagne et le lycée Lamine Guéye. Trois raisons ont
guidé ce choix :
- étant en poste dans le premier établissement cité, l'accès à l'information me sera plus
aisé pour le déroulement de l'enquête ;
- Les deux autres raisons tiennent au fait que de par leur taille et leur implantation
géographique, ces lycées nous permettront d'étendre notre échantillon de manière plus
significative.
L'angle d'attaque disciplinaire est une approche de type psychosociologique, elle n'a
pas l'ambition d'élucider tous les problèmes que pose l'EPS à l'école, mais le résultat de ce
travail sera doublement analysé en tant que professionnelle de la discipline et en tant que
chercheur.
Cette recherche présente une originalité car à notre connaissance l'approche choisie, à
savoir comprendre les facteurs qui peuvent être à l'origine de cet absentéisme en les
comparant avec le mode d'évaluation et le choix des activités programmées, n'a fait l'objet
d'aucune étude antérieure au Sénégal.
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CHAPITRE I PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE
Introduction
Conclusion
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INTRODUCTION
Dans nos sociétés modernes, l'éducation prend une part de plus en plus importante
dans les stratégies de développement économique, social, culturel et autre.
Lors d'une session de l'OUA en 1985 il est dit " Q'aucun pays n'est parvenu à réaliser
un développement économique et social durable sans une contribution adéquate de la
recherche notamment, dans les domaines de la science et de la technologie. " (Cité par Dieng,
2000 : 33)
Dans ce chapitre, nous tenterons d'abord, de situer la place de l'EPS dans l'éducation
générale avant de préciser la situation de cette discipline dans l'enseignement secondaire ;
ensuite nous essaierons de déterminer les facteurs qui influencent la non-fréquentation au
cours d'EPS par certains élèves et pour finir nous analyserons un questionnaire de pré-enquête
afin d'orienter notre travail de manière plus ciblée.
Depuis l'antiquité grecque, l'éducation par les activités physiques trouve sa place dans
l'éducation générale des jeunes : " dans le monde grec l'éducation physique accompagnait
l'éducation littéraire des sept ou huit ans " (Marrou, 1965 : 182), à Sparte, celle-ci était plutôt
de type militaire :" fortifier les corps, les soumettre à des épreuves, les préparer à la bataille :
tel est le but que les spartiates ont assigné à la gymnastique " (Ulmann, 1989 : 13) ;
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Alors que " l'éducation des jeunes athéniens n'est pas, comme à Sparte, uniquement
orientée vers des fins militaires. " (ibidem : 28) mais vise l'épanouissement global des jeunes
en termes de courage, santé et beauté sous-tendu par la théorie de la " Kalokagathia1
"courante dans l'ancienne Athènes, un homme ne peut être vertueux s'il n'est pas beau ou beau
s'il n'est pas vertueux.
Mais : " à l'époque hellénistique, Sparte n'est plus la seule cité ou l'éducation physique
s'adresse aux fillettes et aux jeunes filles au même titre qu'aux garçons " (Marou, 1965 : 183)
Ainsi on ne saurait nier l'importance prise par les activités physiques dans la culture
hellénistique de l'époque.
Ces différentes gymnastiques : " n'étaient pas toutes conçues avec des perspectives
d'utilisation scolaire. L'intérêt manifesté par les hygiénistes et les médecins a permis la
progressive construction d'une éducation physique scolaire " (Seners, 1998 : 23)
1
Egalité de la bonté et de la beauté dans la pensée hellénistique au Vème siècle.
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Dans la seconde moitié du XXème à nos jours, les recherches dans le domaine de
l'éducation physique connaissent un véritable essor.
En Europe, les travaux de Jean Le Boulch en psychocinétique science du mouvement
humain appliqué au développement de la personne, de Pierre Parlebas qui définit une science
de l'action motrice et de Robert Mérand incarnent le courant pédagogique.
Pour LeBoulch : " l'éducation physique est une discipline originale dont l'objet est
l'enrichissement de la motricité humaine sous toutes ses formes " (Gleyse & coll., 1999 : 43).
Pour Parlebas : " l'enfant placé au centre du système éducatif, même si ce n'est pas
une nouveauté pouvant être attribuée à l'auteur, va constituer une nouvelle approche de
conception de l'éducation physique " (Seners, 1998 : 81).
En se démarquant du courant sportif (De Coubertin2), ils se sont investis dans la
construction d'une réelle identité scolaire de l'éducation physique.
2
Baron Pierre de Coubertin, rénovateur des jeux olympiques des temps modernes (1896)
3
20ème session de la conférence générale de l'UNESCO réunie à Paris le 21 novembre 1978
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humain de façon à favoriser certains comportements, à permettre des transformations, en un
mot à atteindre un résultat que des valeurs admises conduisent à considérer comme
souhaitable " (Ulmann, 1993 : 190) ;
- développer les rapports avec autrui, notamment dans les jeux collectifs qui consiste en
des actions d'opposition et de coopération, car " il serait dommage de négliger le beau
privilège détenu par l'éducation physique, ce privilège c'est de posséder un contenu que nous
avons appelé socio moteur et qui permet de faire éprouver concrètement avec une richesse
inépuisable la relation à autrui par l'intermédiaire de la motricité " (Parlebas, 1990 : 22) ;
Il faut d'abord amener l'élève à prendre conscience de son propre corps, ensuite
corriger les insuffisances morphologiques et fonctionnelles, pour enfin encourager l'élève à
mieux s'exprimer.
Les activités qui y répondent le mieux sont :
- la gymnastique sportive ;
- la danse et les activités d'expression corporelle.
4
J.O. n°4323 du 3 nov. 1973. pp.2037-2048
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• Les exercices visant plus particulièrement la maîtrise du milieu
Voilà toute une réflexion sur l'utilité sociale de l'enseignement de l'éducation physique
à l'école qui montre l’importance si besoin en est, de sa place dans l'éducation générale des
jeunes.
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Il ressort de l'étude menée dans le cadre d'un mémoire de maîtrise sur le thème :
"Perception de l'EPS par des élèves du secondaire et leurs parents.", qu'il existe : "une
pluralité de conception chez les élèves et leurs parents quant aux finalités de l'EPS…nous
avons mis en évidence trois aspects qui pouvaient servir de référence aux buts de L'EPS : les
aspects biologiques, les aspects psychologiques et les aspects sociaux. Parmi les tendances
fortes qui émergent de ces trois dimensions nous soulignerons la condition physique, la santé
et le loisir. "(Ndiaye, 1999 : 56)
Les résultats de cette étude, semblent montrer que les élèves et leurs parents ont une
perception assez positive de certaines finalités de l'éducation physique.
Lors de l'entretien préliminaire que nous avons eu avec des élèves des lycées John F.
Kennedy et Thierno Saïdou Nourou Tall, il ressort que les garçons perçoivent le cours d'EPS
comme un lieu de compétition ou chacun pourra démontrer sa force, sa vitesse ou son habileté
motrice suivant les activités proposées. Ce qui est un aspect non négligeable dans le processus
de socialisation.
À la question : que pensez-vous de l'EPS ?
Des garçons ont répondu : " il y a l'esprit de compétition, c'est bien " ou "c'est une
bonne matière, ça maintient la forme et libère l'esprit " ou encore " cela permet de gagner des
points "
Ce qui n'est pas le cas des filles moins enclines à ce genre de confrontation; à cette
même question elles répondent " il y a trop de concurrence et ceux qui sont faibles se sentent
rejetés " ou " c'est bien, je sais que c'est bien, mais je ne peux pas faire à cause des mauvaises
notes " ou encore " il n'y a pas de possibilité de choisir les activités que l'on veut ".
Au Sénégal, l'EPS fait partie des disciplines enseignées à l'école. D'un point de vue
théorique, les finalités sont définies de manière à affirmer sa place dans le système éducatif
sénégalais. Les études citées plus haut semble montrer que les élèves et leurs parents ont
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conscience de certaines finalités poursuivies par cette matière. Mais qu'en est-il de la réalité
sur le terrain ? Existe-il un lien entre la théorie et la pratique ? Quelle est la place réelle de
l'éducation physique dans le système éducatif sénégalais ?
Nous allons dans la partie qui suit, nous intéresser à la situation de l'EPS dans
l'enseignement secondaire.
Depuis la rentrée d'octobre 1973 l'enseignement de l'EPS est devenu obligatoire dans
l'enseignement secondaire. En effet, le décret n°73-896 stipule en son article 1er que : "
l'enseignement des activités physiques et sportives est obligatoire dans toutes les classes de
l'enseignement moyen et secondaire général et technique ainsi que dans l'enseignement
supérieur.". Étant une discipline obligatoire : " seuls peuvent en être dispensés, les élèves
reconnus inaptes temporairement ou définitivement, par un médecin agréé par l'administration
".
L'enseignement de cette discipline est dispensé dans le secondaire par des professeurs
et des maîtres d'éducation physique. Dans l'organisation générale de cet enseignement, il est
prévu deux séances longues5 dans l'emploi du temps hebdomadaire ; le taux horaire minimum
prévu dans les textes est de deux heures par classe en deux séances courtes d'une heure
chacune et distante d'au moins vingt quatre heures. C'est ce taux minimum qui est toujours en
vigueur en raison du déficit en enseignants d'éducation physique dans l'enseignement moyen
et secondaire.
D’après une étude menée dans le cadre d'un mémoire de maîtrise sur le thème : L'EPS
dans les établissements d'enseignement moyen et secondaire de la région de Dakar, il est
5
Une séance longue dure 2h, alors qu'une séance courte dure 1h.
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démontré : "qu'il y a en moyenne 0,25 enseignant pour 100 élève soit un enseignant pour 400
élèves. " (Mbaye, 1998 : 49)
Le coefficient attribué à l'EPS représente la plus faible cotation parmi les disciplines
obligatoires dans le système éducatif sénégalais.
Comme professeur, nous avons constaté un nombre assez important d'élèves dispensés
dans le second cycle et aux épreuves physiques du baccalauréat. Cette dispense permet aux
élèves qui la possède, de ne pas suivre les cours d'EPS sans aucune recommandation
particulière, telle l'obligation de suivre le cours en restant à proximité du terrain ou de rendre
des devoirs par écrits portant sur le contenu et les savoirs enseignés.
Dans les textes en vigueur6, cette dispense ne peut être délivrée à l'élève que par un
médecin agréé par l'administration centrale en l'occurrence, le médecin de l'inspection
médicale des élèves qui compte deux médecins pour l'ensemble des élèves de l’élémentaire,
du moyen et du secondaire dans la région de Dakar. Sous la pression du nombre d'élèves en
augmentation continue, le certificat médical d'inaptitude délivré par les médecins privés est
accepté dans les établissements.
Le tableau I nous renseigne sur l'effectif des élèves du second cycle du lycée Saïdou
Nourou Tall durant l'année académique 2001/2002, du nombre de dispensés et des
pourcentages respectifs pour chaque niveau.
Tableau I : Taux d'inaptitude des élèves du second cycle au lycée Saïdou Nourou Tall
Seconde Première Terminale Total
Sources : 1 surveillances générales des 2ndes et des 1ères du lycée Saïdou Nourou Tall
2 UCAD/Office du Baccalauréat/2002/pour les terminales
Ainsi sur un l'effectif total de 741 élèves du secondaire de ce lycée, 19,3% d'entre eux
sont dispensés des cours d'EPS ; en d'autres termes près un élève sur cinq est considéré
6
decret n°73-896
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comme inapte pour les activités physiques. Ce taux assez important, ne peut manquer de nous
interpeller en tant qu'enseignante de la discipline, soucieuse de l'épanouissement de ces
adolescents dont nous avons la charge.
Ce taux global d'inaptitude nous paraît problématique à plus d'un titre car, parmi cette
population d'inaptes, certains élèves mènent des activités sportives dans des associations
sportives de quartier ou dans des clubs civils. Dans le cadre d'un mémoire présenté à l'Institut
National Supérieur de l'Éducation Populaire et du Sport de Dakar (INSEPS) dont le titre est :
Évolution et causes du phénomène de dispense dans les établissements publics de
l'enseignement moyen et secondaire, l'enquête menée auprès de quatre vingt treize élèves
dispensés révèle que 23% d'entre eux, s'adonnent soit au jogging, soit au basket, soit au foot
ou à plusieurs APS à la fois.
D'autre, présentent leurs dispenses en fonction des activités physiques proposées c'est-
à-dire qu'ils choisissent les disciplines qui les intéressent et/ou ils réussissent le mieux. Ils en
existent même certains qui, détenteurs d'un certificat d'inaptitude obtenu généralement par le
biais de leurs parents, demandent à participer aux séances d'éducation physique.
Fort de cette situation, nous sommes en droit de nous poser des questions quant à la
validité de ces dispenses détenues par certains élèves.
Ce constat était fait par les collègues professeurs d'EPS de notre lycée et des autres
établissements avec lesquels nous nous sommes entretenus ; le directeur de l'office du
baccalauréat s'interrogeait sur le taux important des élèves inaptes aux épreuves physiques du
baccalauréat ; le médecin de l'inspection médicale des élèves constate une forte demande de
dispenses chez les filles.
Dans l'étude citée plus haut, la courbe d'évolution du taux de dispense de la sixième à
la terminale des lycées Lamine Gueye, Blaise Diagne, Saïdou Nourou Tall et John Kennedy
montre que : "de la sixième à la cinquième le phénomène est encore timide et ne représente
que 2 à 5 %" des inscrits ; par contre ce taux grimpe régulièrement pour atteindre des niveaux
plus élevé en classe d’examen :" en 3ème il est 11%, dans les lycées mixtes et de 12% au lycée
de jeunes filles John Kennedy. Les records sont battus en terminale avec 21% de dispenses
dans les lycées mixtes et 40% à Kennedy" (SY, 99 : 16)
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Ainsi plus les élèves grandissent plus le phénomène de dispense s'accentue, les taux
les plus importants étant répertoriés lors des examens du brevet de fin d'études moyen(BFEM)
qui sanctionne le passage de la troisième à la seconde, et du baccalauréat.
Les taux sont plus élevés dans le secondaire par rapport au moyen ; c'est précisément
une des raisons qui nous a motivé à centrer notre étude sur l'enseignement secondaire.
Pour la région de Dakar en 2001, le taux global d'inaptitude est de 18%, avec un taux
trois fois plus élevé chez les filles (29,1%) que chez les garçons (9,1%)
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Tableau III Répartition du taux d'aptitude et d'inaptitude des candidats au
niveau national.
Nous observons que le taux global d'inaptitude est le même tant au niveau national
qu'à Dakar. Cependant, il existe des disparités entre les régions. Le taux le plus élevé
s'observe à Saint-Louis avec 25,3 % d'inaptes dont 42% de filles et 16,1% de garçons pour un
effectif total de 1.624 candidats. Le taux le plus faible s'observe à Tambacounda avec 11,7%
d'inaptes dont 23,1% de filles et 7% de garçons avec un effectif total de 463 candidats (Source
: Office du Baccalauréat/Évaluation baccalauréat 2001)
La différence entre le taux d'inaptitude chez les filles et chez les garçons est trop
importante, tant au niveau de la région de Dakar qu'au niveau national pour qu'elle soit le fait
du hasard. Les filles semblent beaucoup plus disposées à rechercher une dispense que les
garçons.
À voir le nombre d'élèves inaptes aux épreuves physiques du baccalauréat, nous nous
rendons compte que ces dispenses en EPS ne sont pas des pratiques marginales. Dès lors nous
pouvons légitimement nous poser la question de savoir : Qu'est ce qui poussent certains
élèves, notamment les filles, à chercher une dispense ?
Si nous savons qu'aujourd'hui les dispenses peuvent être attribuées par les médecins de
famille, des dérapages ne sont pas à exclure. Sur les quatre vingt treize élèves interrogés dans
l'enquête citée précédemment, 41% affirment avoir un médecin de famille. Ceci pourrait
expliquer, dans une certaine mesure, la facilité avec laquelle certains élèves obtiennent des
certificats médicaux qui leur permettent de justifier leurs absences face à l'administration.
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Les médecins l'inspection médicale de Dakar au nombre de deux, ne peuvent suivre
correctement l'ensemble des élèves de l'élémentaire, du moyen et du secondaire de la région
de Dakar. L'école élémentaire compte 306 954 000 élèves, le moyen 78 900 000 et le
secondaire 28 363 000 élèves7.
En plus, les établissements ne sont pas dotés de service médical opérationnel pouvant
servir de relais.
Dans la partie qui suit, nous allons tenter de dégager un certain nombre de pistes
explicatives ou compréhensives de ce comportement d'évitement qu'adoptent certains élèves
pour le cours d'EPS; afin de mieux appréhender les raisons qui poussent ces élèves à
rechercher la dispense notamment chez les filles, puis nous ferons le point sur quelques
travaux antérieurs.
Dans la partie précédente nous avons développé toute une réflexion sur les finalités de
l'EPS en termes de socialisation, développement de la personne et d'éducation à la santé. Nous
avons noté également l'engouement manifeste dans la société pour les activités physiques et
sportives et la gestion de vie physique à tous les âges.
Dès lors, comment peut-on expliquer l'attitude de certains élèves vis-à-vis de cette
discipline d'enseignement ? : "Le projet éducatif étant indissociable du projet de société, ce
qui est valable pour la société l'est également pour le milieu scolaire. Ceci semble
particulièrement important en EPS compte tenu des difficultés que les élèves peuvent parfois
vivre dans le rapport à leur corps". (Mauny, 2002 : 13)
Dans cette section, nous présenterons d'abord quelques travaux antérieurs, ensuite
nous proposerons des pistes explicatives ou compréhensives de l'absentéisme en EPS dans
l'enseignement secondaire.
7
Sources : statistiques scolaires 2001/2002. Direction de la Planification et de la Réforme de l'Education (DPRE)
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I. 3. 1. QUELQUES TRAVAUX ANTÉRIEURS
Nous avons trouvé un seul mémoire à l'INSEPS de Dakar sur le thème de la dispense
en EPS, présenté en 1999 par SY avec pour titre :"Évolution et causes du phénomène de
dispense dans les établissements publics de l'enseignement moyen et secondaire"
Les résultats de cette étude montrent que le phénomène touche plus les filles que les
garçons et augmente au fur et à mesure que les élèves montent de niveau, avec des taux plus
important en classe d'examen.
Sur les quatre vingt treize élèves dispensés interviewés, 23% pratiquent des APS en
dehors de l'école, 41% ont un médecin de famille.
Paradoxalement, l'étude révèle que 95% des élèves dispensés aiment l'EPS.
La première étude, menée par Chourafi et Khichou (1997) a pour titre :" La dispense
en EPS : réflexion et perspectives". Le but est de sensibiliser les enseignants d'EPS à la
dispense en EPS et son impact sur le processus enseignement-apprentissage.
Les informations sont recueillies par le biais d'un questionnaire administré aux
dispensés, aux enseignants d'EPS et aux médecins de l'hygiène scolaire.
Les résultats révèlent que les établissements renferment un pourcentage de plus en
plus important d'élèves dispensés (élèves handicapés physiquement, malades et les aptes
physiquement)
Pour contrer ce phénomène, ils suggèrent la mise en place d'une évaluation plus
objective, une différenciation des certificats de dispense et plus d'effort au niveau des textes
législatifs.
La seconde étude, menée par El Khanche et Yakhlef (1985) a pour titre :"Le problème
des dispenses au sein des établissements secondaires de la ville de Taza". Le but est d'analyser
les raisons pour lesquelles un certain nombre d'élèves refusent de prendre part aux cours
d'EPS.
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L'échantillon est constitué de tous les établissements secondaires de la ville de Taza,
qui sont au nombre de neuf (six collèges et trois lycées). Les outils de recueil des données
sont l'enquête et les entrevues.
Les résultats montrent que les établissements abritant le 1er et le 2ème cycles ont moins
de dispenses tandis que les lycées mixtes abritant uniquement le second cycle enregistrent des
scores élevés. Les filles présentent davantage de dispenses que les garçons.
Les principales raisons retenues sont :
- la dispense délivrée par l'hygiène scolaire pour des raisons non fondées ;
- l'incompétence et la négligence des éducateurs ;
- le manque d'infrastructure au niveau des établissements.
La troisième étude porte sur :"L'absence en EPS et ses causes ". Elle a été menée en
1989 par Boulakoul et Telbani.
L'étude s'intéresse aux raisons qui éloignent les élèves des cours d'EPS. Elle porte sur
des élèves du second cycle, âgés de quinze à vingt et un ans, appartenant à trois lycées.
L'instrument de recueil des données est un questionnaire administré à trois cents élèves (cent
par lycée)
Le premier constat est que l'absentéisme augmente d'un niveau au suivant.
Il y a une suspension totale des cours d'EPS à l'approche des examens particulièrement
dans les lycées mixtes
Dans les lycées de garçons, seuls les élèves de la dernière année du lycée s'absentent
des cours d'EPS.
Les causes de l'absentéisme sont dues au laisser-aller administratif et professoral et
également aux élèves.
Ils recommandent la participation des élèves dans l'élaboration du programme d'EPS,
un dialogue entre éducateurs, administrateurs et élèves et le respect de la programmation
cyclique de la part des enseignants.
Les travaux consultés montrent que ce phénomène, en progression, touche plus les
filles que les garçons et s'accentue au fur et à mesure que les élèves avancent dans le cursus
scolaire.
Les facteurs mis en cause sont l'attribution de dispenses de complaisance, le manque
d'infrastructures, l'attitude des administrateurs et des éducateurs.
Catherine SARR 25
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Ces résultats nous donnent certes, des indications sur des causes d'absence des élèves
en EPS au Maroc et les facteurs explicatifs de ce phénomène. Mais, nous ne pouvons pas les
généraliser automatiquement pour les élèves sénégalais, même s'il existe des similitudes
relevées dans les études citées précédemment, à savoir que ce phénomène touche plus les
filles que les garçons et qu'il est plus important dans le secondaire que dans le moyen.
Partant de là, nous allons porter notre attention sur quelques pistes de réflexion au
sujet de l'EPS dans l'enseignement secondaire au Sénégal.
En EPS, tout est figé ou presque depuis trente ans. À titre d'exemple, en 1973 au
moment où l'on élaborait ces textes, le Sénégal comptait quinze fédérations sportives. À
l'heure actuelle il en existe quarante-quatre, officiellement répertoriés au comité national
olympique sportif sénégalais (C.N.O.S.S.); ces différentes activités physiques et sportives qui
se développent au Sénégal sont les pratiques sociales de référence sur lesquelles se fonde la
pédagogie de l’activité physique.
Mais rien n'évolue au niveau des activités proposées à l'école, ce qui crée une
distanciation par rapport à l'environnement sportif, alors que pour Seners : "L'éducation
physique et sportive doit par ailleurs être l'écho, sur le plan éducatif, de l'importance
croissante du sport comme fait de civilisation" (Seners, 1998 : 140)
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Le rattachement des enseignants d'EPS au Ministère de l'Education (ME) depuis
octobre 19998, alors qu'ils dépendaient, au préalable, du Ministère des Sports, n'a suscité
aucune réaction au niveau Du ministère d’accueil, allant dans le sens d'une réactualisation des
contenus et programmes.
La recherche en pédagogie des APS et le développement de la didactique de la
discipline restent très éloignés de la réalité du terrain.
Les conditions matérielles dans lesquelles se déroulent les cours d'éducation physique
sont difficiles parce que, d’une part, les infrastructures sont insuffisantes et vétustes ce qui ne
permet pas des conditions de travail attrayantes pour les élèves ; faire une séance de basket
avec une classe de cinquante élèves ou plus, avec un ou deux ballons, n'est pas la situation
idéale pour la majorité des élèves.
Dans le cadre d'un mémoire de maîtrise soutenu à l'INSEPS sur le thème : L'EPS dans
l'enseignement moyen et secondaire, il est dit, sur la situation des infrastructures et du
matériel didactique, que "La réalité aujourd'hui amène à constater une pénurie alarmante et
une vétusté avancées desdits moyens qui, très rarement ont bénéficié d'entretien ou de
réaménagement" (Mbaye, 1998 : 46)
D'autre part, les conditions minimales d'hygiène ne sont pas toujours présentes, à
savoir, des toilettes et des vestiaires pour se nettoyer et s'habiller après le cours, d'autant plus
que dans la majorité des cas, les élèves retournent en classe pour suivre d'autres
enseignements. Ces conditions n'encouragent pas la pratique des activités physiques au sein
de l'école, notamment en ce qui concerne les filles qui de façon globale semblent plus
sensibles que les garçons en matière d'hygiène corporelle.
8
Arrêté n°002919 du 21-04-1999, qui officialise le reversement des enseignants d'EPS au MEN.
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Lors de nos entretiens préliminaires, des filles ont fait des remarques du genre : " c'est
salissant et il n'y pas de possibilités de se changer et de récupérer avant la classe "ou " après la
séance nous avons des problèmes pour nous laver " ce qui montre bien qu'elles attachent de la
valeur à leur hygiène corporelle.
L'évaluation en EPS, telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui, est essentiellement centrée
sur la performance sportive. Elle est à dominante quantitative, c'est-à-dire qu'elle repose
prioritairement sur des mesures (hauteur du saut, temps mis pour courir soixante mètres etc.)
Elle est de type normatif car elle se réfère à un barème de cotation nationale. Ces
barèmes de performance permettent d'attribuer une note à l'élève, par simple correspondance,
en fonction des résultats obtenus, ce qui n’offre pas la même chance à tous. "Il n'est donc pas
étonnant que la pensée des enseignants d'EPS révèle une constante contradiction entre les
valeurs de justice, d'équité, d'objectivité et de fiabilité qu'ils mettent en avant et les
contingences d'un jugement évaluatif au quotidien avec leurs propres élèves, tout au long de
l'année" (Brau-anthony, Cleuziou & David, 2002 : 62)
Dans cette optique, l'on ne tient ni du niveau de départ de l'élève ni de l'évolution de
ses acquisitions et/ou de ses habiletés motrices ni de son âge ou de sa constitution physique.
De ce fait, les élèves les plus forts physiquement sont favorisés par rapport aux autres dont le
potentiel physique est plus faible. La note décernée à l'un ou l'autre apprenant s'en ressent
fortement.
En se limitant à la seule performance pour attribuer une note à l'élève, ce n'est pas
toujours ce que l'on enseigne que l'on évalue, car : " la performance seule, comprise au sens
du résultat de l'action, est déterminée en grande partie par des facteurs génétiques, par les
aptitudes du sujet sur lesquels l'enseignant à peu ou pas, d'actions directes. Si on limite
l'évaluation à cette seule dimension, ce n'est pas ce qui a été appris qui permet de noter l'élève,
mais un ensemble de facteurs extérieurs à l'école. Le fait de prendre également en
considération l'habileté motrice, c'est-à-dire la manière de procéder, en relation directe avec ce
Catherine SARR 28
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qui a été enseigné ainsi que les champs cognitifs et affectifs, a permis de pallier cet
inconvénient. " (Seners & all, 1996 : 16)
L'impossibilité pour les élèves de pratiquer les disciplines de leur choix, les
désintéressent-ils de la discipline ?
Le fait que des élèves titulaires de dispenses mènent quand même des activités
physiques en dehors de l'école peut être un indicateur de leur besoin de pratiquer des activités
en option.
Cette impossibilité pour les élèves d'opter pour les disciplines de leur choix peut-elle
expliquer un désintéressement de certains pour l'EPS à l'école ?
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Les difficultés liées à l'image de soi, poussent-elles certains élèves à rechercher la
dispense ?
Les difficultés liées à l'image de soi chez certains adolescents, comme l'obésité par
exemple, posent souvent des problèmes en EPS. Les séances se déroulent en plein air et
l'accès au terrain de sport est libre ; les élèves qui sont en permanence passent généralement
leurs moments de libre aux abords du terrain et suivent de loin le déroulement des cours, ils
ne s'abstiennent pas, le cas échéant de faire des remarques.
Cette situation n'est pas facile à vivre pour les élèves obèses qui ont souvent honte de
leurs corps et se sentent " jetés en pâture aux regards des autres ". Ils sont à la traîne par
rapport à leurs camarades et se retrouvent généralement en situation d'échec ce qui : " entraîne
le découragement, un sentiment d'impuissance, puis d'infériorité, qui débouche finalement sur
le rejet du travail scolaire, lequel n'est en fait qu'une fuite devant l'humiliante situation
d'échec" (Villars, 1972 : 25).
Ce problème d'obésité pose un véritable handicap aux élèves qui en souffrent dans
leurs relations avec les autres membres de la classe. Lors de constitution d'équipes personne
ne s'empresse pour les choisir et ils sont souvent laissés de coté à moins que l'enseignant ne
les impose à un groupe, ce qui du reste ne règle pas tout à fait le problème de leur intégration.
Ce manque de confiance qu'ils ont en eux, du fait de leur apparence physique, ne les
valorise pas dans le domaine des activités physiques et pourrait les amener à éviter de
participer au cours d'éducation physique, qui pourtant devrait être le lieu privilégié pour
améliorer leurs relations avec leur corps et avec autrui, parce que "sur le plan de l'image de
soi, l'obésité à l'adolescence peut laisser des séquelles permanentes" (Cloutier, 1982 : 282)
A l’heure actuelle, le sport est un important moyen de promotion sociale. L’EPS tel
que pratiqué aujourd’hui peut-il pousser, les élèves qui le souhaitent, à tendre vers cet idéal ?
Les valeurs culturelles et/ou religieuses véhiculées dans la société sénégalaise, sont-
elles des freins à la pratique de l'EPS ?
9
Le Pr Gora Mbodj définit la " corporéité comme l'ensemble des actes de signifiances du corps.
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honteuses" qu'on doit obligatoirement cacher" (ibidem). Certaines filles éprouvent des
difficultés dans des activités comme la gymnastique par exemple ou le corps est souvent dans
des postures inhabituelles.
En ce qui concerne le milieu, les classes sont généralement mixtes et "la mixité n'est
pas autorisée" (ibidem)
10
Le dernier recensement officiel de 1988 fait état d'environ 90% de musulmans au sein de la population.
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I 4 ANALYSE DE LA PRÉ-ENQUÊTE
I 4 1 MÉTHODOLOGIE
L'instrument a été pré-testé sur cinq élèves de seconde afin de vérifier si les questions
posées sont bien comprises.
Puis, les questionnaires ont été auto-administrés le 12 septembre 2002, à un
échantillon de cent vingt élèves de seconde, première et terminale. Le tirage des élèves s'est
fait de manière aléatoire. La population cible s'élève à six cent, répartis en douze classes de
cinquante élèves chacune. Les élèves sont assis deux par deux sur quatre rangées, nous avons
distribué les questionnaires en respectant un pas de cinq, c'est-à-dire que le premier
questionnaire est remis au premier élève de la rangée, le second au sixième, le troisième au
onzième, ainsi de suite. Sur cette base, dix questionnaires ont été distribués dans chaque
classe.
Nous avons ramassé les questionnaires le même jour dans chaque classe.
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I 4 2 ANALYSE DU PRÉ-TEST
Sur les cent vingt questionnaires distribués quatre vingt dix neuf étaient valides parce
qu'il y avait vingt et un questionnaires où les élèves avaient, soit pas répondu à toutes les
questions soit ils y avaient mal répondu.
Pour chaque question considérée comme une variable, nous avons calculé les
fréquences avec logiciel de traitement statistique SPSS.
* L'âge : 72,8% des élèves testés ont entre seize et dix huit ans. Cette tranche d’age
correspond à l'adolescence; c’est une période riche en mutations d'ordre psychologique,
physiologiques et physiques; elle est vécue différemment selon les individus et leur
environnement.
* Le sexe : 52,5% de notre échantillon est composé de filles pour 47,5% de garçons.
* L'établissement fréquenté : compte trente deux écoles réparties sur sept régions du
Sénégal (Thiès, Saint-louis, Fatick, Matam, Kolda, Ziguinchor et Dakar). Les élèves issus de
la région de Dakar constituent la majeure partie de l'échantillon.
Ensuite, nous nous sommes intéressée aux questions relatives au degré d'importance
que revêt l'EPS pour les élèves et l'intérêt de sa pratique. À ces questions nous avons obtenu
les réponses suivantes :
- 57,6% des élèves testés disent que l'éducation physique est aussi importante que les
autres disciplines ;
- 5,1% qu'elle est plus importante que les autres disciplines ;
- 37,3% qu’elle est moins importante.
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- 88,9% de ces mêmes élèves trouvent qu'il y a de l'intérêt à pratiquer l'EPS.
Nous pouvons raisonnablement dire que ce n'est pas le degré d'importance et l’intérêt
de cette discipline qui est mis en cause.
À ce niveau de l'analyse rien ne permet de discerner les motifs justifiant les absences
constatées. Mais nous avons tenu à poser ces questions, relatives au degré d'importance de
l'EPS et à l'intérêt de sa pratique de manière à geler ces variables et d'aller au plus précis dans
notre investigation.
Une troisième catégorie de questions portait sur les raisons qui à leur sens, les
poussent à rechercher la dispense. Ils avaient, outre la possibilité de cocher une ou plusieurs
items d'en proposer d'autres s'ils le jugeaient utile. Les fréquences les plus élevées que nous
avons obtenues concernent les items suivants :
Les autres items proposés ont obtenu des fréquences très faibles par rapport à ceux qui
sont citées. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas importants mais, dans le travail que nous
nous proposons de faire, nous avons choisi de nous intéresser aux raisons qui, pour les élèves,
semblent le mieux expliquer les absences de leurs camarades de classe ; ou du moins
reviennent le plus souvent dans leurs propositions.
Ces différentes raisons évoquées peuvent être des pistes de recherche, mais nous ne
pouvons les prendre toutes en considération. Pour notre travail nous avons ciblé outre, l'item "
impossibilité de pratiquer les disciplines de leur choix", trois raisons parmi celles qui
ressortent le plus et qui nous semblent liées :
Les mauvaises notes, le rejet des élèves faibles et l'attitude de l'enseignant.
Catherine SARR 35
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Les élèves faibles se sentent rejetés par leurs camarades et / ou leur enseignant. Ils sont
faibles par rapport à la grille de cotation standardisée qu’utilisent les enseignants d'EPS;
faibles face à leurs camarades de classe et doivent avoir de mauvaises notes en prime.
Ce trio d'items qui à notre avis est interdépendant, semble relever de problèmes liés à
l'évaluation des acquis en EPS dans des activités identiques pour tous. Ces élèves sont faibles
par rapport au barème de cotation national jusqu'à présent utilisé par les enseignants d'EPS à
l'école et aux différents examens officiels organisés par le M E N.
11
Décret n°73-896 et annexes, puis arrêté n°2343 du 28 février 1978 modifiant les épreuves d'EPS du
baccalauréat.
12
La première édition de la table Letessier remonte à 1957, elle était à la base des barèmes aux examens pendant
plus de vingt en France.
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Le but de ce travail est d'abord de comprendre et d'expliquer les phénomènes à
l'origine de cet absentéisme en EPS; ensuite proposer des pistes de réflexion en vue
d'optimiser la fréquentation des élèves pour cette discipline d'enseignement. Cette intention
est illustrée par la question-problème générale de la recherche formulée comme suit :
CONCLUSION
Introduction
II.1. Absentéisme
II.1.1. Dimension administrative
II.1.2. Dimension sociale
II.1.2.1. Sur le plan culturel
II.1.2.2. Sur le plan psychologique
Conclusion
Catherine SARR 38
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INTRODUCTION
"Pour nous faire comprendre, nous avons dû nous aventurer à définir quelques mots
qui jouent ici un rôle important et qui n'ont pas pour tout le monde exactement le même sens"
(Hébert, 1957 : 3).
Nous allons tenter de cerner les concepts choisis pour rendre intelligible la
problématique posée; car :"la conceptualisation est plus qu'une simple définition ou
convention terminologique. Elle constitue une construction abstraite qui vise à rendre compte
du réel. " (Quivy & Van Campehoudt, 1995 : 120)
Les concepts centraux de notre recherche sont : Absentéisme, Mode d'évaluation et
Choix des activités.
Nous commencerons par des définitions précises émanant de chercheurs en sciences
de l’éducation, ensuite nous tenterons de les expliciter dans le cadre spécifique de la
recherche.
[Link]ÉISME
Catherine SARR 39
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Bernard Toulemonde13 définit l'absentéisme comme "un comportement volontaire et
répétitif qui met en cause le fonctionnement normal de la classe" (Toutlemonde, 1998 : en
ligne)
Pour bien comprendre ce phénomène nous n'adopterons pas la position de
l'observateur externe qui se contente de compter le nombre d'absence ou de catégoriser les
élèves en absentéistes ou non, nous tenterons d'en déceler les déterminants : "le phénomène de
l'absentéisme est complexe car il se situe entre un élève, sa classe, ses parents, l'établissement
et le système de contrôle qu'il a mis en place pour le limiter. On ne peut donc pas le
comprendre comme un phénomène isolé qui découlerait d'un acte autonome. Au contraire,
comprendre le phénomène de l'absentéisme, c'est repérer les déterminismes qui sont à l'œuvre,
certains au niveau de l'établissement, certains au niveau de l'élève et il ne faut pas exclure
certains déterminismes au niveau des interactions entre l'élève et l'organisation scolaire"
(Ibidem, 1998)
L’absentéisme des lycéens peut être étudié sous divers angles et en fonction de
différents critères.
Dans le cadre de ce travail, nous tenterons d'élucider ce concept dans ses dimensions
administrative et sociale.
13
Bernard Toutlemonde est inspecteur général de l'enseignement. Ce texte est tiré de l'étude d'un dossier portant
sur la connaissance du système éducatif : L'absentéisme des lycéens.
Catherine SARR 40
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Ces papiers représentent une justification pour l'administration. Alors pourquoi
parlons-nous d'absentéisme ? Nous y reviendrons plus en avant.
Dans les textes officiels, le certificat médical annuel ne doit être délivré à l'élève que
lorsqu'il présente des affections interdisant la pratique des activités physiques et sportives.
Cette attestation dispense celui qui en est pourvu des cours d'EPS durant toute l'année.
Selon le médecin de l'inspection médicale des élèves il y a des affections qui sont
incompatibles avec les activités physiques comme :
- les cardiopathies (affections du cœur);
- l'asthme d'effort (qui est un cas rare);
- la drépanocytose homozygote;
- l'obésité pathologique.
Le personnel de l'inspection médicale soutient que les élèves obtiennent des dispenses
pour l'obésité (non pathologique), l'asthme simple, la drépanocytose hétérozygote (au Sénégal
le nombre de cas est de 10% de la population14), alors que ces affections ne justifient pas de
dispense.
Dans la plupart des cas, les élèves obtiennent des certificats médicaux de leur médecin
de famille, après s'être absentés à une évaluation comptant pour le calcul de la moyenne
semestrielle. Étant une discipline obligatoire, une absence non justifiée à une évaluation de ce
type entraîne une note de zéro.
Ces justifications apparaissent lors d'activités où certains élèves ne se sentent pas
tellement à l'aise; où ils éprouvent des difficultés pour obtenir une bonne note. Ces
attestations leur permettent d'éviter de mauvaises notes tout en étant en règle vis-à-vis de
l'administration. C'est là que le certificat médical a un effet pervers, car il y a une possibilité
de dérapage : "un absentéisme-élève s'observe dans les cours d'EPS (≈ 10 à 25%) selon les
périodes et les activités proposées" (Verger, 2000 : 37)
14
Soleil n°9958 du 12 août 2003.
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Mots des parents
Comme son nom l'indique c'est une justification qui émane des parents de l'élève qui
s'absente. L'administration exige une justification pour l'absence à un cours, avant de
poursuivre les autres enseignements. Le mot des parents accepté par l'administration du lycée,
permet aux élèves absents au cours d'éducation physique d'être parfaitement en règle face à
l'obligation scolaire.
Sur l'ensemble des élèves qui ont répondu au questionnaire de pré-enquête, un seul a
avancé la maladie comme une cause possible de dispense. C'est dire que les élèves eux-
mêmes, ne considèrent pas la maladie comme le motif prévalant à toutes ces dispenses, mais
pour des raisons qui diffèrent fortement de celles avancées dans le décret portant obligation de
la pratique des APS dans les classes de l'enseignement secondaire.
Voilà les raisons qui nous poussent à parler d'absentéisme, parce ces certificats
médicaux sont attribués aux élèves pour des raisons autres que celles qui sont prévues par les
textes en vigueur et qu'à ce titre ils sont absents d'un cours auquel ils doivent normalement
assister.
Catherine SARR 42
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II-1-2. DIMENSION SOCIALE
Le rapport au corps diffère selon les cultures, car il est :" médiateur dans la relation
avec autrui et l'environnement, support de la construction de l'identité et lieu d'inscription et
d'expression des valeurs culturelles et sociales " (Dia, 1986 : 103).
Sow(1985) affirme que :" que dans toute culture, le mode d'organisation du rapport au
corps et la représentation qu'ont les individus de leur corps reflètent le mode d'organisation de
la relation aux choses et celui des relations sociales ; Autrement dit que le statut du corps est
un fait de culture " (Sow, 1985 : 59).
L'éducation physique, pédagogie des conduites motrices selon Parlebas, est une
discipline où le rapport au corps est central ; nous pensons que l'appartenance à une culture
donnée pourrait avoir une incidence sur le phénomène d'absentéisme que nous étudions.
Comme le dit Mbodj (1997), les valeurs culturelles véhiculées dans la société
sénégalaise notamment, dans la société Wolof15, ont une inscription différenciée selon le
genre. La place réservée aux filles dans la société est différente de celle des garçons ; la force,
l'endurance, la vitesse, en somme les qualités que l'on retrouve d'habitude dans les activités
physiques prévues dans les programmes, sont très valorisées chez le genre masculin
contrairement au genre féminin.
Cet état de fait, pourrait nous permettre de comprendre ce phénomène,
particulièrement chez les filles.
La forte disparité de l'absentéisme entre les filles et les garçons en est l’indicateur. Les
filles s'absentent plus que les garçons. Cette disparité va du simple au triple dans certains cas.
15
Groupe ethnique que l'on trouve au Sénégal.
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II-1-2-2. SUR LE PLAN PSYCHOLOGIQUE
Notre recherche est centrée sur les élèves du secondaire qui sont généralement des
adolescents, car se situant dans la tranche d'âge communément ciblée par les spécialistes qui y
correspond.
Catherine SARR 44
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Après cette tentative d'élucidation de l'absentéisme en EPS dans le secondaire, nous
proposons la définition suivante pour éviter toute équivoque :
Nous appelons absentéisme le fait, pour un élève titulaire d'un certificat médical ou
non, de ne pas assister volontairement au cours d'Education Physique sans être affecté de
maladies jugées incompatibles avec la pratique des activités physiques et sportives, en dehors
de tout incident pouvant interdire temporairement ou définitivement la pratique de l'activité
physique.
[Link] D'ÉVALUATION
Les projets mis en place sont évalués pour vérifier leur efficacité ou leur impact en
fonction des objectifs qui leur étaient assignés. C'est dire que dans presque tous les domaines,
des évaluations sont menées afin de prendre les décisions les plus pertinentes possibles.
L'évaluation occupe une place très importante dans les systèmes éducatifs actuels, le
mode de cette évaluation non moins déterminant, occupe une position centrale dans notre
recherche.
Nous allons procéder à une revue critique de la littérature relative à des définitions sur
l'évaluation et le mode d'évaluation.
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II-2-1. ÉVALUATION
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Nous pensons que la prise en compte des besoins réels des élèves devrait augmenter
leur degré d'adhésion face à la discipline considérée.
Ces différentes définitions nous montrent à quel point l'évaluation est un processus
riche, constructif et complexe. Nous allons aborder la manière de s'y prendre c’est-à-dire, le
mode d'évaluation.
Le mode d'évaluation est la manière dont l'enseignant s'y prend pour prendre les
décisions concernant les élèves. En EPS, c'est la façon d'apprécier la performance sportive de
l'élève. Elle est souvent mesurée; mais "le terme «évaluation» a une acceptation plus large que
celui de «mesure»" (Maccario, 1989 : 27)
Dans le mode d'évaluation nous pouvons distinguer les différentes formes d'évaluation
décrites par les spécialistes.
L'évaluation diagnostique
D’après Grégoire :"Le concept d'évaluation diagnostique n'est pas défini de manière
uniforme par tous les spécialistes" (Grégoire, 1996 : 20).
16
Bloom, Madaus et Hastings dans leur ouvrage "Handbook in formative and summative evaluation of student
learning" (1971)
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Pour Scallon :"Effectué au tout début d'une période de formation, l'évaluation
diagnostique a une fonction préventive […] la décision consistera à prescrire des rythmes
d'apprentissages ou des modalités d'enseignement qui conviendront aux élèves ou, mieux, à
chaque élève…Effectuée pendant le déroulement d'une séquence d'apprentissages,
l'évaluation diagnostique peut survenir lorsque des symptômes de difficultés persistantes ont
été observés. […] La fonction corrective de l'évaluation diagnostique consistera alors à
éclairer les décisions quant aux mesures efficaces à prendre, celles-ci étant d'une nature autre
que pédagogique" (Scallon, 2000 : 15-16)
L’évaluation formative
L'évaluation sommative
Pour Scallon, elle :"devrait idéalement survenir au terme d'un long processus
d'enseignement et d'apprentissage afin de sanctionner, certifier, pour chaque étudiant, le degré
de maîtrise des objectifs pédagogiques visés"(Ibidem : 17)
Pour De Landsheere :"l'évaluation sommative revêt le caractère d'un bilan. Elle
intervient donc après un ensemble de tâches d'apprentissage constituant un tout,
correspondant, par exemple, à un chapitre de cours, à l'ensemble du cours d'un trimestre, etc.
(De Landsheere, 1992 b : 127)
Cette typologie de l'évaluation nous conforte dans l'idée que l'évaluation n'est pas un
acte "isolé" ou fortuit, mais tout un processus qui permet à l'enseignant et à l'élève de s'ajuster
Catherine SARR 48
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constamment aux exigences des tâches à effectuer en vue d'atteindre les objectifs fixés au
départ; de vérifier si ces objectifs cadrent bien avec le besoin ou la possibilité des élèves.
Cela est très important en éducation physique ou plus qu'ailleurs, les différences de
gabarit et de schéma corporel peuvent être déterminantes dans l'appréciation de la production
des élèves; mais également, par le fait que dans cette discipline cette production est éphémère,
c'est-à-dire qu'elle n'est pas consignée sur un support visuel. Il devient dés lors, très important
que l'élève et l'enseignant puissent constamment avoir des repères explicites sur la
"résonnance" du processus d'apprentissage.
Le concept de mode d'évaluation peut être décrit selon le cadre de référence dans
lequel l'on s'inscrit pour évaluer.
Chaque concept est une construction attestant une certaine façon de considérer les
choses, il participe d'un découpage particulier de la "réalité" :"Tout concept dépend d'une
conception." (Parlebas, 1999 : 24)
Pour notre part, nous allons définir le mode d'évaluation dans ses dimensions
normative et critériée.
Catherine SARR 49
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Le barème de cotation est la référence officielle utilisée par les enseignants d'éducation
physique, pour affecter une note à l'élève. Dans ce cas, l'attribution de la note à l'élève se fait
de manière automatique. Il n'est question ici, ni d'évolution, ni de progression, mais de résultat
au jour "j". Alors que pour Morissette :"les notes renseignent sur le cheminement de l'élève,
sur sa maîtrise des objectifs de chaque programme ou sur son degré de compétence au moyen
d'un symbole numérique (un pourcentage, par ex.) ou littéral (A, B.C, par ex.) " (Morissette,
1996 : 104)
On parle d'évaluation critériée si l'on cherche "à décrire le niveau d'habileté du sujet et
son évolution. Les indicateurs prélevés relèvent dans ce cas, le plus souvent, d'autres critères
que la performance brute." (ibidem : 87)
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Legendre (1993) définit l'évaluation critériée comme un :"mode d'évaluation où la
performance du sujet dans l'accomplissement d'une tâche spécifique est jugée par rapport à un
seuil ou à un critère de réussite, déterminé dans la formulation du ou des objectifs
explicitement visés, indépendamment de la performance de tout autre sujet" (Legendre, 1993 :
578)
Pour Godbout :"évaluer en activité physique c'est vérifier la position respective de
deux points sur un continuum en matière de développement physique, d'habileté motrice, de
connaissance ou d'attitude" (Godbout, 1990 : 268)
L'évaluation critériée en EPS permet à l'enseignant d'avoir une base d'appréciation plus
large que la mesure des performances physiques réalisées par les élèves. Des critères faisant
référence à la maîtrise, au niveau d'habileté motrice, par exemple sont définis :"l'idée était de
parvenir à pondérer l'évaluation brute de la performance sportive, en mettant en avant d'autres
aspects plus latents du comportement" (Maccario, 1985 : 167)
Dans son dictionnaire de l'évaluation et de la recherche en éducation, Gaston De
Landsheere précise que :"si le souci d'éduquer prend le pas sur la sélection, l'important
devient le progrès de chaque élève vers les objectifs assignés (ou mieux, choisis de commun
accord). En pareil cas, la performance individuelle n'est plus jugée en fonction de celles des
autres, mais en fonction de la distance qui la sépare d'un objectif, dont la définition
opérationnelle précise le critère de réussite de l'apprentissage"(De Landsheere,1992 :301)
Ainsi, tout apprenant est évalué selon son niveau d'habileté motrice, sa propre
évolution en fonction de son niveau de départ et les connaissances acquises tout au long du
processus d'apprentissage, ce qui offre une cohérence plus étroite entre les objectifs définis au
début du cycle et l'évaluation de chaque élève.
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Dans le langage commun dire de quelqu'un qu'il est habile signifie généralement qu'il
fait preuve de dextérité, que ses gestes sont précis ou qu’il donne la réponse qui sied à chaque
situation présente. Dans le dictionnaire universel, quelqu'un d'habile c'est une personne :"qui
sait bien exécuter quelque chose : adroit, expert. Qui témoigne d'une certaine adresse, d'une
certaine ingéniosité. " (Dictionnaire universel, 1995 : 553)
Selon Welford :"l'habileté est acquise après un long entraînement, et consiste en une
performance compétente, rapide, experte et adaptée" (Welford in Adams, 1987 : 08)
Pour Bartlett :"les habiletés motrices sont à la fois mentales et motrices, et elles sont
apprises" (ibidem)
Pour Pear :"le concept d'habileté qui est proposé est celui de l'intégration de
performances musculaires bien ajustées, plutôt qu'une mise en commun de simples habitudes.
Chez l'homme, tout au moins, l'habileté s'acquiert et se fond dans la prédisposition naturelle"
(Pear in Adams, 1987 : 08)
Ces définitions nous semblent intéressantes car elle insistent sur l'apprentissage;
puisque nous sommes dans le domaine de l'éducation, l'évaluation doit porter sur ce qui est
effectivement enseigné, sur la maîtrise dont chacun fait preuve en combinant ses processus
cognitifs, perceptifs et moteurs. L'habileté est apprise donc acquise et elle se différencie de
l'aptitude qui est plutôt du domaine de l'inné.
La prise en compte de ce concept d'habileté motrice nous paraît centrale dans le cadre
de l'évaluation en EPS, car une bonne maîtrise gestuelle peut ne pas aller de pair avec une
bonne performance sportive.
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Après avoir défini le mode d'évaluation dans les dimensions normatives et critériées,
nous précisons que le mode d'évaluation utilisé généralement, par les enseignants d'éducation
physique dans l'enseignement secondaire est à référence normative.
Elle s'appuie sur un barème qui situe la performance de l'élève par rapport à une norme
sans tenir compte de l'évolution propre à chaque élève, de son niveau de départ, en somme de
son histoire personnelle. Ce qui favorise largement les élèves forts et peut pousser les plus
faibles à se démarquer de l'EPS.
Cela pourrait expliquer l'absentéisme manifesté par certains élèves du secondaire, à
l’endroit de cette discipline.
Pour nous, l'évaluation des acquis en EPS doit être à référence critériée; car elle
permet l’adéquation entre l’acte d’évaluer et le processus d’enseignement/apprentissage mis
en œuvre pour l’atteinte des objectifs fixés en début de cycle.
Définir des critères explicites en début d'apprentissage permet :
- à l'enseignant d'avoir une attitude plus objective au moment d'évaluer;
- à l’élève de mieux s’ajuster aux objectifs fixés.
Dans le langage populaire, choisir c'est prendre une option parmi d'autres selon son
intérêt, sa position ; préférer faire une chose plutôt qu'une autre. Dans le dictionnaire universel
choisir c'est :"adopter, sélectionner selon une préférence" (dictionnaire universel, 1995 : 248)
Le concept d'activité est polysémique. Dans le langage courant, on peut l'entendre dans
le sens de vivacité quand quelqu'un déploie une grande activité ; dans l'exercice d'une
fonction ou d'un emploi, par exemple le temps d'activité à un poste ; dans l'activité industrielle
d'une région donnée.
Catherine SARR 53
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DEA
L'activité physique est une action motrice. Parlebas la définit comme un " processus
d'accomplissement des conduites motrices, d'un ou plusieurs sujets, agissant dans une
situation motrice déterminée" (Parlebas, 1999 : 38) en éducation physique et sportive, ces
situations motrices sont les différents sports sur lesquels se fondent la pédagogie des APS.
Lorsque l'on choisit une activité en EPS, ce choix s'opère dans un cadre de référence
précis qui est le programme d'établissement, c'est-à-dire, l'adaptation du programme officiel
aux conditions propres à chaque établissement. Cette adaptation se fait en fonction des
infrastructures en place, du matériel pédagogique disponible, du nombre d’enseignants...
En EPS, les activités proposées relèvent de trois domaines d'action prioritaire ciblée
dans le programme officiel. Ces domaines d'action ou dimensions sont :
- la maîtrise du corps ;
- la maîtrise du milieu ;
- la maîtrise du comportement.
Pour la maîtrise du milieu, les activités prévues dans le programme sont : l'athlétisme
(courses, sauts, lancers, grimper.), la natation. La confrontation avec les obstacles naturels,
ceux qui se trouvent à notre disposition dans la nature; cette confrontation met les élèves dans
des situations diverses qui exigent une adaptation libre et spontanée, exemple : escalade,
activités d'orientation, randonnée pédestre...
En début d'année les enseignants programment les activités par cycle. Chaque cycle
comporte un nombre de séances défini à l'avance par le collectif des enseignants d'EPS.
Catherine SARR 54
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DEA
Choisir une activité en EPS revient en définitive, à opérer une sélection parmi les
activités prévues dans le programme d'école. Mais pour que ce choix soit équilibré, il faudrait
que l'élève, en accord avec les enseignants, fasse un choix qui respecte les différents domaines
d'action. C'est-à-dire qu'il choisira une activité gymnique, une activité athlétique et un sport
collectif.
Quand les élèves suivent des enseignements dans des activités physiques qui ne les
motivent pas et qui varient peu au cours de l'année, il peut y avoir de fortes chances de voir
certains élèves utiliser les moyens dont ils disposent pour éviter de les pratiquer ; ils vont
trouver des justifications pour s'absenter.
Pour nous, la pratique des activités physiques doit être optionnelle dans l'enseignement
secondaire ; les élèves doivent avoir la possibilité d'opter pour les activités qui leur
conviennent en accord avec le programme d'école et leurs enseignants.
Après une idée globale des différentes activités physiques programmées dans
l’enseignement moyen, les élèves du secondaire sont capables de choisir les activités qu'ils
souhaitent approfondir, en rapport avec leur intérêt et leurs capacités propres. Même si le
choix est restreint, il est préférable à une situation où il n'existe aucune alternative.
L'intérêt à ce niveau pourrait être à terme, une baisse de l'absentéisme des élèves. Car
en pratiquant des activités qu'ils ont eux-mêmes choisies, il y a des chances à ce qu'ils soient
plus réguliers.
CONCLUSION
Dans le chapitre suivant, nous allons aborder l'étude de nos variables et la construction
du cadre problématique de la recherche
Catherine SARR 55
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CHAPITRE III : CADRE PROBLÉMATIQUE
GÉNÉRAL
Introduction
Conclusion
Catherine SARR 56
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INTRODUCTION
Les variables "d'entrée" sont généralement stables. Par "stable" nous voulons dire que
ces variables gardent leurs caractéristiques de départ. Durant l'année scolaire prise en compte,
nos variables d'entrée ne varient pas, par exemple la classe considérée est valable sur une
année académique, ainsi que l'établissement d'origine, le sexe etc.
Les variables "processus" sont les variables sur lesquelles le chercheur peut agir. Ces
variables peuvent être manipulées par le chercheur dans un sens quelconque, afin de vérifier
les relations postulées entre deux ou plusieurs variables. C'est un effort théorique de
clarification des relations qui existe entre les variables et des questions auxquelles le
chercheur cherche des réponses.
Les variables "effet" sont celles qu'il faut expliquer. C'est la manifestation du
phénomène que l'on cherche à décrire, à améliorer, à comprendre...
Dans notre recherche, nous allons construire un cadre problématique classique à trois
entrées.
Catherine SARR 57
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DEA
Dans la partie qui suit, nous passerons des concepts théoriques formulés dans la
question problème générale à des concepts opératoires. La question problème générale sera
déclinée en quatre questions problèmes spécifiques ; les hypothèses générales seront
opérationnalisées en quatre hypothèses spécifiques.
HYPG 1 : L'absentéisme en EPS est lié au mode d'évaluation tel que pratiqué
aujourd'hui par les enseignants d'EPS.
HYPG 2 : L'absentéisme en EPS est lié au choix des activités physiques programmées
durant l'année scolaire.
• QPS 3 : Y-a-t-il une relation entre les activités programmées durant l'année et les
absences relevées ?
• QPS 4 : Les causes d'absence dépendent-t-elles du sexe ?
Catherine SARR 58
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DEA
Avec la première question problème, nous voulons savoir si la réussite ou l'échec des
élèves peut les inciter à s'absenter et inversement. La note peut-elle à elle seule motiver la
présence ou non de ces élèves au cours d'EPS ?
Avec la deuxième question, nous voulons vérifier si évaluer les élèves sur la base de la
performance sportive uniquement, n'amène pas certains à s'absenter du cours d'EPS. En
d'autres termes, l'évaluation de type normatif peut-elle conduire certains élèves à s'absenter ?
La troisième question fait référence à la relation qui peut exister entre le taux
d'absence relevé et les activités physiques au programme durant l'année. L'impossibilité pour
les élèves de pratiquer les disciplines de leur choix peut-elle être une cause d'absence ?
La quatrième question nous amène à nous interroger sur la relation qui peut exister
entre le sexe et les causes d'absence. Cela peut-il expliquer la disparité que nous constatons
entre l'absentéisme des filles et celui des garçons ?
• HYPS 1 : les élèves qui réussissent s'absentent moins que ceux qui échouent.
• HYPS 3 : donner aux élèves la possibilité de choisir leurs activités physiques dans le
programme diminue leurs absences.
Avec la première hypothèse nous émettons l'idée selon laquelle, la qualité de la note
obtenue exerce une certaine influence sur la présence des élèves. Nous postulons que les
Catherine SARR 59
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DEA
élèves qui réussissent (ceux qui obtiennent des notes supérieures à dix) s'absentent moins que
ceux qui échouent (ceux qui ont des notes inférieures à dix.)
Nous avons retenu l'hypothèse deux car nous avons observé qu'avec une évaluation
normative, les chances de chacun sont connues par avance à quelques exceptions près.
Certains élèves avec un gabarit imposant généralement plus âgés que la moyenne de la classe
s'en sortent aisément sans fournir trop d'effort, notamment dans les épreuves de force, de
vitesse et de détente ; alors que d'autres, attentifs aux consignes et aux explications du
professeur en donnant le meilleur d'eux-mêmes, arrivent difficilement à obtenir des notes
satisfaisantes, malgré une bonne maîtrise gestuelle. Il semble qu'il y ait là un problème de
didactique et d'équité.
Nous partons de l'idée que si des critères d'appréciation qualitatifs sont retenus, en plus
de la performance sportive mesurée pour noter les élèves, il y aura moins d'absence car les
qualités propres à chaque élève seront prises en compte.
Nous avons proposé l'hypothèse trois car nous pensons qu'il existe un lien entre les
absences de certains élèves et le manque de pratique optionnelle. Y-aurait-il moins d'absences
si les élèves choisissaient leurs propres activités ?
Dans les études que nous avons consultées, il est dit que des élèves titulaires d'un
certificat médical annuel pratiquent des activités physiques dans leur quartier ou dans des
clubs. Ces activités sont pratiquées de plein gré, nous pouvons logiquement penser que s'il
leur était possible d'opter pour des activités de leur choix ils s'absenteraient moins.
Avec l'hypothèse quatre, nous posons la relation entre les causes d'absentéisme et le
sexe. En effet, il nous semble peu probable que la très forte disparité qui existe entre
l'absentéisme des filles et celle des garçons soit due au hasard.
En nous fondant sur les travaux du professeur Mbodj (1997), qui d'un point de vue
culturel dévoile une inscription différenciée selon le genre, nous pourrons trouver là un
éclairage sur la divergence des causes et du taux d'absentéisme des filles et des garçons ; sur
le plan psychologique, nous avons affaire à des adolescents et le rapport au corps pendant
cette période de la vie est vécu plus ou moins difficilement.
Catherine SARR 60
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DEA
A la suite de la formulation des hypothèses, nous allons expliciter les variables pris en
compte dans la recherche.
Dans le cadre de notre étude nous allons considérer les élèves de la seconde à la
terminale durant l'année 2001/2002 et 2002/2003.
Parmi les variables d'entrée nous avons : l'âge, le sexe, le niveau d'étude,
l'établissement d'origine, la qualité de la note et les causes d'absences.
L'âge
L'âge fluctue à peu près, entre quinze et vingt ans dans le secondaire.
L'âge est une variable d'intervalle dont les modalités sont les âges des élèves de la
seconde à la terminale.
Nous avons choisi cette variable car nous avons constaté que l'âge des élèves dans
l'échantillon de notre pré enquête variait entre quinze et vingt-deux ans. L'écart est important
et nous aimerions savoir si cette variable peut influer sur le comportement d'évitement
qu'adoptent certains élèves. Cette tranche d'âge correspond à la période de l'adolescence,
moment d'importantes transformations tant du point de vue psychologique, physiologique que
sociale.
Catherine SARR 61
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Le sexe
Le sexe est une variable nominale dichotomique qui a deux modalités : garçon et fille.
C'est une variable qui est importante dans cette étude que nous menons, puisque nous
observons une très forte disparité entre l'absentéisme des filles et celui des garçons. Le
pourcentage des filles est trois fois plus élevé que celui des garçons.
Le niveau d'étude
Le niveau d'étude est une variable ordinale de catégories rangées dont les modalités
sont : seconde, première et terminale. Le niveau d'étude peut être important du fait que le taux
d'absentéisme semble fluctuer en fonction de la classe des élèves.
Nous avons choisi cette variable, car les études consultées semblent indiquer une
variation dans l'absentéisme des élèves en fonction du niveau d'étude. D'après ces études, le
taux d'absentéisme augmente dans les classes d'examen.
L’établissement d'origine
La qualité de la note
La qualité de la note est une variable nominale multichotomique dont les modalités
sont : échec, réussite, réussite avec satisfaction et réussite avec distinction. Nous pensons que
la réussite ou l'échec peut influencer la fréquentation des élèves au cours d’EPS.
Catherine SARR 62
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Les causes d'absences
Causes d'absences est une macro variable dont les composantes sont : Difficultés
d'ordres religieuses, difficultés liées à l'image de soi, difficultés d'ordre socioculturelles, les
activités sont essentiellement athlétiques... Ce sont des variables nominales dichotomiques
dont les modalités sont : retenu et non retenu.
Les variables processus sont le mode d'évaluation pratiqué et le choix des activités.
Le mode d'évaluation est une variable nominale dichotomique dont les modalités sont
normatif et critérié.
L'impact du mode d'évaluation sur l'absentéisme des élèves varie-t-il selon que
l'enseignant adopte une évaluation normative ou une évaluation critériée ?
Nous considérerons que l'enseignant évalue, selon le mode normatif s'il se limite qu'à
la performance sportive pour noter ses élèves et selon le mode critérié s'il tient compte d'au
moins deux critères, de son choix, pour pondérer la performance sportive.
Il serait intéressant de noter si le fait de tenir compte d'autres critères, en plus de la
performance sportive, peut avoir une incidence sur la fréquentation du cours d'EPS.
Le choix des activités est une variable nominale multichotomique dont les modalités
sont les différentes activités physiques choisies par les enseignants et pratiquées par les élèves
durant l'année scolaire. Ces activités physiques relèvent de différents domaines tels :
- l'athlétisme avec les courses de vitesse et d'endurance, le saut en hauteur, par
exemple ;
- les sports collectifs avec le foot-ball, le hand ball, le basket.
Catherine SARR 63
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DEA
Le programme d'école n'est pas stable. Il n'est pas obligatoirement identique pour
chaque établissement. Nous avons choisi cette variable pour vérifier si le choix des activités
opéré dans le programme peut influer sur le comportement des élèves, en ce qui concerne
l'absentéisme et en rapport avec le sexe ou le niveau d'études par exemple.
Absentéisme
L'absentéisme est la variable que nous souhaitons comprendre et expliquer dans notre
recherche. C'est une macro variable dont les composantes sont :
- nombre d'absences ;
- justification des absences.
Le nombre d'absence est une variable ordinale de catégories rangées dont les modalités
sont : pas d'absence, peu d’absences (moins de trois), beaucoup d’absences (3 et+)
La justification des absences est variable nominale multichotomique dont les modalités
sont : sans justification, mot des parents, certificat médical temporaire, certificat médical
annuel et non concerné.
Le mot des parents est présenté à l'enseignant généralement pour justifier une absence
pour un jour précis.
Le certificat médical temporaire couvre généralement une période allant de quelques
jours à un ou quelques mois. Il peut être présenté après une absence à une évaluation de fin de
cycle, devant compter dans la moyenne de l'élève.
Le certificat médical annuel couvre toute l'année scolaire en cours. Ce certificat est
présenté au professeur en début d'année, sauf en cas de force majeure ou le certificat est
obtenu en cours d'année.
Après avoir explicité nos variables, nous allons construire le tableau du cadre
problématique de notre recherche dans le chapitre qui suit.
Catherine SARR 64
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DEA
III 4 LE CADRE PROBLÉMATIQUE
Catherine SARR 65
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DEA
CONCLUSION
Catherine SARR 66
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DEA
CHAPITRE IV : MÉTHODOLOGIE DE LA
RECHERCHE
Introduction
IV.2. L’échantillon
IV.2.1. Taille de l'échantillon
IV.2.2. Modalités de l'échantillonnage
Conclusion
Catherine SARR 67
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DEA
INTRODUCTION
Dans ce chapitre nous définirons le cadre dans lequel sera mené la recherche. Nous
procéderons à la mise en place du dispositif de recherche étape par étape en essayant de
respecter toute la rigueur que cela requiert pour vérifier nos hypothèses.
Nous présenterons successivement :
- la population cible ;
- l'échantillonnage que nous appliquerons à cette population ;
- les instruments de recueil des données que nous utiliserons ;
- le traitement des données qui seront recueillies.
IV 1 LA POPULATION CIBLE
Nous avons choisi les deux premiers lycées parce les professeurs responsables de
l'EPS dans ces établissements ont montré un intérêt pour cette recherche et nous pouvons
raisonnablement, compter sur leur coopération pour mener nos investigations. Étant en poste
dans le dernier établissement cité, la récolte des informations nous sera plus aisée.
Ces trois établissements cités comportent un cycle moyen (de la 6ème à la 3ème) et un
cycle secondaire (de la 2nde à la terminale) ; ils sont mixtes.
Du point de vue géographique, ces trois établissements sont implantés dans le
département de Dakar.
Catherine SARR 68
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Après l'obtention du B.F.E.M., les élèves sont orientés dans les établissements publics
ayant un second cycle. Le critère qui semble déterminer cette orientation est la situation
géographique de l'établissement d'origine, par rapport à l'établissement d'accueil. Il n'est fait
état d’aucun critère précis pour les discriminer. Nous pensons que ces établissements peuvent
être comparés.
Nous avons choisi des établissements dans ce département, proche de notre zone de
résidence pour plusieurs raisons :
- le délai qui nous est impartit pour le D.E.A. est de deux ans;
- les contacts et les informations sur lesquels nous pouvons compter sont des collègues
professeur d'EPS qui exercent dans les établissements ciblés;
- les ressources dont nous disposons ne nous permettent pas d'élargir la zone
géographique de notre population.
IV 2 L’ÉCHANTILLON
"Il n'est pas nécessaire de manger le bœuf entier pour savoir qu'il est coriace"
(Samuel Johson in Wonnacott & Wonnacoot, 2000 : 212)
Dans le cadre de ce travail, nous ne pourrons pas étudier l'ensemble des unités
d'observation qui constituent notre population cible; s'il faut récolter plusieurs données sur
chaque individu pour tester nos hypothèses, ce sera un gigantesque travail qui risque de ne
jamais aboutir. Nous allons recourir à l'échantillonnage de la population.
Dans le cas présent, nous ne calculerons pas la taille de notre échantillon selon le
nombre d'élèves qui composent notre population de référence; nous justifierons sa taille selon
la marge d'erreur avec laquelle nous acceptons de travailler. "S'il faut un échantillon de 196
individus pour être assuré ( à 95 chances sur 100 – ceci est l'intervalle de confiance - ) d'une
marge d'erreur maximale de 7%, il faut 267 individus pour une marge de 6%. Il en faut 384
pour une marge à 5% et 600 pour une marge de 4%. " (Cf. graphique des marges selon la
taille de l'échantillon in Albarello, 1999 : 110)
Nous avons opté pour une marge d'erreur maximale à 7%. La taille de notre
échantillon sera de deux cent unités d'observation, réparti proportionnellement entre les trois
établissements publics ciblés.
IV 2 2 MODALITÉS DE L'ÉCHANTILLONNAGE
"C'est le caractère aléatoire qui rend probable le fait qu'un échantillon soit
représentatif de la population sous-jacente d'où il est issu" (Wonnacott & Wonnacott, 2000 :
261)
Catherine SARR 70
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DEA
La population de référence s'élève à 5879 élèves, en acceptant de travailler avec une
marge d'erreur à 7% nous construirons un échantillon de 200 sujets; notre pas
d'échantillonnage est égal à 5879/200 soit un pas de 29.
Ce pas sera appliqué sur la liste exhaustive de l'ensemble des élèves du secondaire de
chaque établissement.
Pour chaque établissement nous choisirons le premier élève de la liste, ensuite le
trentième (1+29), ensuite le cinquante neuvième (30+29), ainsi de suite jusqu'à l'obtention du
nombre d'interviewé prévu. Ce tirage sera réalisé par ordinateur.
A la fin de la procédure, nous serons en possession d'une liste de 200 élèves tirés au
sort, couvrant bien l'ensemble de notre population de référence.
Nous procéderons à deux tirages. Après un tirage principal, nous effectuerons un
tirage secondaire afin d'avoir une liste de réserve au cas ou il y aurait des absents dans la liste
principale.
24 secondes
Blaise Diagne 3142 53% 22 premières 106
20 terminales
19 secondes
Lamine Gueye 1979 34% 19 premières 68
20 terminales
05 secondes
Saïdou Nourou 758 13% 05 premières 26
Tall 05 terminales
Total 5879 100% 181 classes 200
Catherine SARR 71
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*Le nombre d'élèves du secondaire représente l'ensemble des élèves inscrit de la
seconde à la terminale pour chacun des lycées ci-dessus.
*Le pourcentage est calculé ainsi : population totale des élèves du secondaire de
chaque établissement / population totale des élèves du secondaire des trois établissements.
*Interview fait référence aux personnes qui seront interrogées dans le cadre de
l'enquête.
Le recueil des données se fera par administration directe. "Il est dit d'administration
directe lorsque le répondant le remplit lui-même. Le questionnaire lui est alors remis en main
propre par un enquêteur charger de donner toutes les explications utiles ou adressées
indirectement par la poste ou tout autre moyen. " (Quivi & Van Cam penhoudt, 1995 : 191)
Catherine SARR 72
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IV 3 1 L'INSTRUMENT DE RECUEIL DES DONNÉES
L'instrument de recueil des données que nous avons choisi est le questionnaire
d'enquête. Ce questionnaire a pour fonction d'enregistrer ou de produire les informations
requises, c'est-à-dire les données pertinentes nécessaires à la vérification de nos hypothèses.
Il s'agit d'une observation indirecte car "L'observation directe est celle où le chercheur
procède directement lui-même au recueil des informations, sans s'adresser aux sujets
concernés. Elle fait directement appel à son sens de l'observation " (Quivy & Van
Campenhoudt, 1995 : 164). Alors que "Dans le cas d'une observation indirecte, le chercheur
s'adresse au sujet pour obtenir l'information recherchée. En répondant aux questions, le sujet
intervient dans la production de l'information. " (Ibidem : 164).
Le questionnaire sera mixte. Il y aura des questions fermées, des questions semi-
ouvertes et une question ouverte.
Les questions fermées sont multichotomiques, c'est-à-dire que le choix se fait entre
plusieurs réponses possibles. Par exemple à la question : avez-vous été absent au cours de
l'année écoulée ? Il y a trois possibilités de réponse :
- pas d'absence, moins de trois absences, trois absences et plus.
Catherine SARR 73
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Les questions semi-ouvertes du questionnaire sont une combinaison de deux
techniques :
- la première partie est constituée de questions-scénari "Celles-ci présentent sur un
sujet donné quelques situations possibles ou existantes et demandent aux personnes
interrogées de prendre position pour l'un ou l'autre modèle " (Albarello, 1999 :91) ;
- la deuxième partie est ouverte, dans le genre « autres (précisez ) » ou
l'intéressé peut proposer une réponse libre et personnelle; par exemple sur la question ayant
trait aux critères qui leur semblent nécessaires pour calculer la note, nous avons proposé des
items parmi lesquels les répondants peuvent choisir et nous leur laissons la possibilité de
donner une réponse de leur choix avec l'item « autres (précisez) »
La dernière question est ouverte ; il leur est demandé d'expliquer en détail les raisons
de leur absence si les raisons énoncées dans la question précédente, ne leur convient pas.
Le questionnaire sera testé en situation réelle, auprès d'une dizaine d'élèves ayant les
mêmes caractéristiques que ceux qui composent l'échantillon. Ce test servira de contrôle du
niveau de compréhension des phrases, de la pertinence des mots, de l'organisation correcte
des questions etc.
Les questionnaires seront ramassés sur place après vérification du contenu, dans le
souci de réduire la mortalité.
Catherine SARR 74
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IV 4 TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES
Dans cette section, nous présenterons les stratégies de traitement et d'analyse des
données récoltées. Nous procéderons en trois étapes :
- la codification;
- le traitement statistique;
- l'analyse des résultats.
IV -4 -1 LA CODIFICATION
Nous débuterons par la réalisation d'un guide de lecture ou légende de codage. Pour
chaque question posée considérée comme une variable, nous indiquerons les modalités
possibles de réponses.
♦L'âge est une variable d'intervalle dont les modalités sont les âges respectifs des
interviewés.
♦Le sexe est une variable nominale dichotomique dont les modalités sont : 1
masculin, 2 féminin
♦Le niveau d'étude est une variable ordinale de rang dont les modalités sont : 1
seconde, 2 première, 3 terminale.
Catherine SARR 75
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♦L'établissement d'origine est une variable nominale multichotomiques dont les
modalités sont : 1 Blaise Diagne, 2 Lamine Gueye, 3 Saïdou Nourou Tall
Pour la question n°1, les élèves vont préciser les notes obtenues entre 0 et 20 dans les
différentes activités programmées durant l'année scolaire écoulée.
Les notes sont des variables ordinales scores rangés en toute rigueur, mais nous allons
les transformer en variables catégories rangées, pour avoir une tendance globale des notes des
élèves.
De même les activités programmées peuvent être différentes selon les établissements
et les enseignants concernés.
♦Qualité de la note est une variable nominale multichotomiques dont les modalités
sont :
-1 échec (< à 10);
- 2 réussite (10et – de 12);
- 3 réussite avec satisfaction (12 et − 15);
- 4 réussite avec distinction (15 et plus).
A ce niveau, la qualité de la note s'apprécie en calculant la moyenne des notes
obtenues durant l'année.
Activités programmées est une macro variable dont les composantes sont des variables
nominales dichotomiques:
♦Athlétisme, modalités 1 pratiqué, 2 non pratiqué.
Catherine SARR 76
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♦Danses et expressions corporelles, 1 pratiqué, 2 non pratiqué.
♦Le nombre d'absences est une variable ordinale catégories rangées dont les modalités
sont :
- 1 pas d'absence;
- 2 moins de trois absences;
- 3 trois absences et plus.
♦La justification des absences est variable nominale multichotomiques dont les
modalités sont :
-1 sans justification;
- 2 mots des parents;
- 3 certificat médical temporaire;
- 4 certificat médical annuel;
- 5 non concerné.
Les critères nécessaires pour noter en EPS en plus de la performance, sont des
variables nominales dichotomiques dont les modalités sont : 1 retenu 2 non retenu
♦L'assiduité.
♦Le progrès.
Catherine SARR 77
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Les questions suivantes concernent la pratique optionnelle et liens supposés avec le
nombre d'absences.
♦La possibilité de pratiquer des activités en option est une variable ordinale catégories
rangées dont les modalités sont :
- 1 jamais;
- 2 quelque fois;
- 3 souvent;
- 4 toujours.
♦Moins d'absence si option est une variable nominale multichotomiques dont les
modalités sont :
- 1 je ne pense pas;
- 2 peut-être;
- 3 certainement;
- 4 très certainement.
Les raisons qui poussent certains élèves à s'absenter sont des variables nominales
dichotomiques dont les modalités sont : 1 retenu, 2 non retenu
Catherine SARR 78
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♦Le manque d'option.
Le tableau de codage est réalisé avec le logiciel excell, avec en ordonnée les unités
d'observation (de 1 à 200) et en abscisse les variables (de 1 à 28).
Pour le traitement des données nous utiliserons logiciel de traitement S.P.S.S. Les
résultats sont présentés sous forme de distributions de fréquences par variable. Le tableau se
présente sous forme de fréquence absolue, de fréquence relative et de fréquence cumulée.
Pour les variables nominales comme le sexe, le tableau de fréquence fournit les
informations utiles.
Pour une variable d'échelle comme l'âge ou ordinale de rang comme le niveau d'étude,
nous utiliserons d'autres indices statistiques pour avoir une idée de la tendance centrale ou de
la dispersion de la distribution.
Catherine SARR 79
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IV- 4 - 3 L'ANALYSE
Après ce premier niveau d'analyse, nous tenterons d'autres approfondissements sur les
résultats, en croisant des variables, en utilisant les tests inférentiels ou en tentant des analyses
multivariées.
Pour le croisement des variables, nous construirons des tableaux croisés à deux et à
trois entrées, pour mettre en relation deux ou trois variables supposées liées dans la
formulation de nos hypothèses afin de valider ou d'infirmer ce lien; par exemple, nous
pourrons croiser la variable qualité de la note et la variable nombre d'absences.
Cependant, nous nous garderons d'émettre des conclusions hâtives car :"une
corrélation même très forte, entre deux variables n'implique pas forcément qu'il y ait entre
elles un lien de cause à effet" (albarello, 1999 : 140) ; mais cette analyse statistique peut être
un guide précieux dans cette recherche.
Pour les tests inférentiels, le choix du test se fait en fonction des variables considérées.
Le test adéquat est choisi selon le type :
- de question-problème (QP de relation, QP de comparaison, etc.) ;
- de variables en jeu (la variable dépendante et la variable indépendante sont soit
nominales, ordinales ou d'intervalles).
Avec les analyses multivariées ou globales nous tenterons d'avoir une vue d'ensemble
sur toutes les données. Pour Cibois :"il faut passer de l'analyse globale à l'analyse locale et
non l'inverse (…) Dans un dépouillement d'enquête, il faut commencer par se faire une idée
d'ensemble de la population des enquêtés : c'est au début du travail qu'une analyse globale est
utile" (Cibois, 1984 : 157).
Catherine SARR 80
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Au terme du dépouillement de l'enquête, nous choisirons la position qui nous semblera
la meilleure pour démarrer l'analyse de nos données, d'une manière globale ou sectorielle.
CONCLUSION
Dans le chapitre qui suit, nous allons procéder à l'analyse et à la discussion des
résultats obtenus par le biais du questionnaire.
Catherine SARR 81
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CHAPITRE V : ANALYSE ET INTERPRÉTATION
DES RÉSULTATS
Introduction
V. 3. Comparaison des résultats observés avec les résultats attendus et interprétation des
écarts.
Conclusion
Catherine SARR 82
CUSE / ENS / UCAD
DEA
INTRODUCTION
Le but de cette recherche est de mieux comprendre les raisons de l'absentéisme des
lycéens au cours d'E.P.S. et en particulier, de chercher à savoir si ce phénomène est lié au
mode d'évaluation pratiqué aujourd’hui par les enseignants et au choix des activités
programmées.
Nous avons formulé des hypothèses et procédé à des observations. Nous voulons
maintenant vérifier si les informations recueillies correspondent aux hypothèses de départ.
Nous allons :
- décrire les données qui seront présentées sous forme de distribution de fréquences et
de graphiques ;
- analyser les relations entre les variables supposées liées en procédant à des tris
croisés et à l'utilisation de certains tests de statistiques ;
- comparer les résultats observés avec les résultats attendus et tenter d'interpréter les
écarts.
30
20
10
Percent
0
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Age
Catherine SARR 83
CUSE / ENS / UCAD
DEA
La population des élèves âgés de moins de 15ans et de plus de 21 est marginale tel que
le montre le graphique 1.
Si nous tenons compte de l’âge d’entrée à l’école primaire vers 6ans ( + - 1 an) l’âge
théorique de la seconde à la terminale va de 15-17 ans à 18-20 ans ; avec les redoublements
elle peut aller jusqu’à 21-22 ans.
En examinant la distribution de cette variable, nous pouvons dire qu’elle correspond à
l’age théorique des élèves de l’enseignement secondaire.
Catherine SARR 84
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Graphique 2 : Répartition de la variable qualité de la note
Qualite de la note
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2 3 4 99
Qualite de la note
Catherine SARR 85
CUSE / ENS / UCAD
DEA
l'école car :" la dimension sociale des pratiques physiques correspond à la fois à l'interaction
des techniques du corps et à leur marquage ethnomoteur" (Gleyse & coll., 1999 : 179)
Plus généralement, nous notons que les activités physiques ciblées prioritairement
durant l'année écoulée par les enseignants, sont celles que nous retrouvons dans les épreuves
d'examen du baccalauréat. C'est-à-dire des activités relevant des domaines de l'athlétisme et
de la gymnastique sportive. En préparant « systématiquement » les élèves aux épreuves
d'examen, les enseignants prennent-ils suffisamment, en compte l'épanouissement global de
ces derniers ?
Les variables faisant référence aux absences sont de deux types. La variable nombre
d'absence (V10) et la variable justification des absences (V11).
Nombre d'absence
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2 3
Nombre d'absence
80
60
40
Count
20
1 2 3 4
V_12
La variable nécessité de prendre d'autres critères pour noter (V12) a quatre modalités
ainsi réparties :
-33 élèves pensent qu'il n'est pas nécessaire de prendre des critères autres que la
performance sportive pour noter en EPS ;
-28 disent que c'est peu nécessaire ; sachant que 90% de cet échantillon ont des notes
supérieures à dix, on pourrait comprendre cette position ;
-129 d'entre eux estiment qu'il est nécessaire voire fortement nécessaire de prendre en
compte d'autres critères en plus de la performance, pour évaluer en EPS.
Ces résultats montrent que la majorité des élèves remettent en cause implicitement la
manière de noter des enseignants d’EPS, essentiellement basée sur la comparaison de la
performance sportive avec le barème de cotation.
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2
Progres
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2
Assiduite
60
50
40
30
20
Percent
10
0
1 2
Maitrise technique
Catherine SARR 88
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Ces résultats montrent que les élèves seraient favorables à la prise en compte de
critères qualitatifs explicites définis en début d'apprentissage, pour pondérer la performance
sportive qui est quantitative.
120
100
80
60
40
20
Count
0
1 2 3 4 99
V_16
Catherine SARR 89
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Graphique 9 : Répartition de la variable moins d'absence si option
70
60
50
40
30
20
10
Count
0
1 2 3 4 99
V_17
Les causes d'absences sont de plusieurs ordres et elles sont diversement analysées par
les élèves. Chaque cause est considérée comme une variable avec deux modalités : 1 retenu et
2 non retenu. Ils avaient en outre, la possibilité de citer une ou plusieurs causes d'absence.
En les classant par ordre d'importance décroissant nous avons :
- 48 élèves qui ont retenu le manque d'option comme une cause de leurs absences ;
- 39 ont retenu les difficultés liées à l'image de soi ;
- 36 ont retenu la manière de noter ;
- 35 ont retenu les activités pratiquées sont essentiellement athlétiques ;
Catherine SARR 90
CUSE / ENS / UCAD
DEA
- 35 ont retenu les mauvaises notes ;
- 15 ont retenu les difficultés d'ordre religieux ;
- 9 ont retenu les difficultés d'ordre socioculturel ;
- 8 ont retenu les activités physiques masculinisent
Les causes d'absences relevées dans la question ouverte sont dans leur majorité,
externes à l'EPS c'est :
- la maladie ;
- le transport ;
- les conditions d'hygiène.
Les autres raisons citées sont internes à la discipline, il est possible de mener des
actions les concernant.
En ce qui concerne les filles, 17 d'entre elles s'absentent pendant leur cycle menstruel.
Elles disent : " quand j'ai mes règles je ne suis pas en forme pour les exercices et je ne me
sens pas à l'aise " ; " à l'arrivée des menstrues, c'est gênant de pratiquer des activités physiques
et même cela me met mal à l'aise " ; " je m'absente pour maladie, précisément pendant les
menstrues ". Cela constitue une cause d'absence supplémentaire des filles par rapport aux
garçons.
Catherine SARR 91
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Les garçons qui s'absentent disent en substance : " quand on arrive en retard, le prof
nous renvoie" ; " je pense que les épreuves athlétiques sont à diminuer selon moi, car lui
consacrer toute une moitié d'année scolaire n'est pas une bonne chose pour l'élève. Il faut
l'emmener à découvrir certaines choses dans d'autres disciplines. " ; " parce qu'il y a des
professeurs qui ne respectent pas le choix des élèves et le fait de donner aux élèves des notes
très faibles "
Des élèves qui ne s'absentent pas, donnent leurs avis sur des causes probables
d'absences non liées à leur cas particulier. Ils citent des problèmes liés au transport, au
placement de l'heure d'EPS, au manque de motivation que manifeste certains élèves pour
certaines activités physiques.
Nous avons présenté les données récoltées et fait une description générale des
variables prises en compte dans la recherche. Nous passons à l'analyse des relations entre les
variables.
Pour tester nos hypothèses nous avons croisé les variables ayant un lien supposé, pour
vérifier la nature de la relation existant entre elles. Pour chaque hypothèse formulée, les
variables en relation sont croisées dans un tableau à double entrée. Ensuite, ces mêmes
variables sont croisés sous le contrôle de la variable sexe dans un tableau à trois entrées.
L’hypothèse 1 postule que " les élèves qui réussissent s'absentent moins que ceux qui
échouent Nous avons croisé la variable qualité de la note (V5) et la variable nombre
d’absence (V10)
Catherine SARR 92
CUSE / ENS / UCAD
DEA
TABLEAUX VI : Tri croisé entre la qualité de la note et le nombre
d'absence
Catherine SARR 93
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Cela donne 9 élèves (39%) qui s'absentent sur 23.
Les élèves qui échouent s'absentent plus que ceux qui réussissent. Mais nous
observons que parmi les élèves qui réussissent il y en a qui s'absentent. Cependant le taux
d'absence diminue au fur et à mesure que la qualité de la note s’améliore. On observe moins
d'absences chez les élèves qui réussissent avec distinction (notes supérieures à 15) que chez
ceux qui réussissent (notes entre 10 et moins de 12).
Si l'échec peut être à la base des absences de certains élèves, l'absentéisme peut
également être la cause de l'obtention de notes de qualité moindre.
Nous avons regroupé en V5 (qualité de la note) les modalités (1-2 et 3-4) et en V10
(nombre d'absences) les modalités (2-3). Le chi2 calculé est de 3,81 ; il est supérieur à celui de
la table. Le test est significatif au seuil de 5%.
L'hypothèse 1 qui postule que les élèves qui échouent s'absentent plus que ceux qui
réussissent est statistiquement confirmée.
Sexe= 1
30
20
Nombre d'absence
10
2
Count
0 3
1 2 3 4
Qualite de la note
Catherine SARR 94
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Le graphique 11 montre que 3 filles parmi les 8 qui échouent ne s'absentent pas. Parmi
celles qui réussissent avec distinction, il y en a 8 sur 10 ne s'absentent pas.
Les garçons qui échouent s'absentent plus que les filles. Mais les filles qui réussissent
avec distinction s'absentent moins que les garçons de la même catégorie.
10
Nombre d'absence
2
Count
0 3
1 2 3 4 99
Qualite de la note
Catherine SARR 95
CUSE / ENS / UCAD
DEA
- 27 qui trouvent qu'il est pas ou peu nécessaire de prendre en compte d'autres critères
pour noter en EPS;
- 56 pensent que c'est nécessaire voire fortement nécessaire, de prendre d’autres
critères.
Pour la catégorie des élèves qui s'absentent peu, on compte :
- 27 jugent qu'il est peu ou pas nécessaire d'intégrer d'autres critères pour noter;
- 60 pensent le contraire.
Sur les 20 qui s'absentent beaucoup 7 trouvent peu nécessaire de définir d'autres
critères contre 13 qui pensent différemment.
Pour pousser l'analyse, nous avons voulu savoir quelle était la position des filles et des
garçons pour ces variables et vérifier s'il existence des différences entre les deux groupes.
Nous avons croisé les variables (V10 et V12) sous le contrôle de la variable sexe (V2).
Sexe= 1
30
20
Necessite criteres
10 1
3
Count
0 4
1 2 3
Nombre d'absence
Catherine SARR 96
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Graphique 13 : Croisement nombre d'absence et nécessité d'autres
critères pour noter, des filles
Sexe= 2
30
20
Necessite criteres
10 1
3
Count
0 4
1 2 3
Nombre d'absence
24 garçons parmi les 44 qui ne s'absentent pas sont favorables à la prise en compte
d'autres critères pour noter ; chez les 39 filles qui ne s'absentent pas 32 y sont également
favorables.
Parmi les garçons qui s'absentent 40 sur 62 y sont favorables ; chez les 45 filles qui
s'absentent 33 y sont également favorables.
Nous avons regroupé en V12 (variable nécessité d'autres critères) pour les filles et
pour les garçons, les modalités (1-2 d'une part et 3-4 d'autre part) ; le chi2 calculé est égal à
7,12, il est supérieur à celui de la table. le test est très significatif au seuil de 1%.
Le calcul du X2 montre que les filles sont plus sensibles que les garçons à la prise en
compte de critères qualitatifs pour noter en EPS.
L'hypothèse 3 pose la relation entre les absences et les activités programmées. Elle
postule que " donner aux élèves la possibilité de choisir leurs activités physiques dans le
programme diminue leurs absences "
Nous avons croisé la variable moins d'absence si option (V17) et la variable nombre
d’absence (V10)
Catherine SARR 97
CUSE / ENS / UCAD
DEA
TABLEAU VIII : Tri croisé entre le nombre d'absence et moins d'absence si
option
A ce niveau nous observons qu'une légère majorité des élèves pense qu'il existe une
relation entre les absences et la pratique optionnelle. Les résultats du tri croisé laissent
apparaître qu'il n'y a pas de différence significative entre les groupes comparés.
Cela laisse supposer que les élèves qui en majorité ne pratiquent pas d'activités à
option, préféreraient avoir une pratique optionnelle. La démarcation entre ceux qui s'absentent
et ceux qui ne s'absentent pas reste floue.
Catherine SARR 98
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Nous allons nous pencher sur les résultats du tri (V10/V17 calculé sous le rapport
garçons/filles.
Graphique 14 : Croisement nombre d'absence et moins d'absence si option
pour les garçons
Sexe= 1
20
Moins d'absence si o
10
1
4
Count
0 99
1 2 3
Nombre d'absence
Sexe= 2
14
12
10
Moins d'absence si o
6
1
4
2
2 3
Count
0 4
1 2 3
Nombre d'absence
Parmi les 44 garçons qui ne s'absentent pas, 22(50%) pensent qu'il y aurait moins
d'absence s'il y avait la pratique optionnelle ; parmi les 39 filles qui ne s'absentent pas,
22(56%) abondent dans ce sens.
Parmi les 52 garçons qui s'absentent peu 30(58%) mettent en relation les absences et la
pratique optionnelle; chez les 35 filles de cette catégorie 16(46%) pensent de même.
Dans la catégorie des élèves qui s'absentent beaucoup, 4 garçons sur 10 semblent
certains de la réduction de l'absentéisme dans le cadre d'une pratique optionnelle des APS ; le
rapport est de 8 sur 10 chez les filles.
Catherine SARR 99
CUSE / ENS / UCAD
DEA
Les filles paraissent plus sensibles que les garçons à l’absence de pratique optionnelle.
L'hypothèse 4 pose la relation entre le sexe et les causes d'absence ; elle est ainsi
déclinée " les causes d'absences dépendent du sexe".
Pour vérifier cette hypothèse, nous avons croisé la variable sexe (V2) avec toutes les
variables recensées comme motifs d'absentéisme (de V18 à V 28)
Nous rappelons que notre échantillon est constitué de 106 garçons et de 84 filles.
Pour la variable (V18) «difficultés d'ordre religieux» 14 garçons l'ont retenu pour
1fille.
Pour la variable (V19) «difficultés liées à l'image de soi» 15 garçons l'ont retenu pour
24 filles.
La variable (V20) «difficultés d'ordre socioculturel» a été retenue par 6 garçons pour 3
filles.
La variable (V21) «les activités sont essentiellement athlétiques» a été retenue par 22
garçons pour 13 filles.
En ce qui concerne la variable (V22) «les activités physiques masculinisent» 2 garçons
l'ont retenu pour 6 filles.
Pour la variable (V23) «la manière de noter» 25 garçons l'ont retenu pour 11 filles.
La variable (V24) «le manque d'option» a été retenue par 28 garçons pour 20 filles.
Pour la variable (V25) «les mauvaises notes» 23 garçons l'ont retenu pour 12 filles.
Les résultats laissent apparaître que la cause d'absence la plus représentative chez les
filles concerne les difficultés liées à l'image de soi. Les garçons retiennent prioritairement
comme causes d'absences les activités athlétiques, les mauvaises notes et la manière de noter.
Nous avons émis l'hypothèse que les filles sont plus sensibles que les garçons à
l'image de soi. En calculant le X2 nous avons obtenu la valeur 5,974 avec un degré de liberté
de 1; il est supérieur à la valeur de la table. Le test est significatif au seuil de 2,5%.
.l'hypothèse est statistiquement confirmée avec 2,5% de chances pour que les
fluctuations observées ne soient pas dues au hasard.
Les garçons ont également retenu comme cause d'absence, les difficultés d'ordre
religieux.
Dans l'analyse des questions ouvertes, ils faisaient plus référence au jeûne du ramadan.
Ils expliquaient qu'ils ne pouvaient faire des exercices intenses pendant cette période.
Les résultats obtenus montrent que les causes d'absences les plus citées diffèrent selon
le sexe. Les causes d'absences des filles seraient externes à la discipline alors celles des
garçons seraient internes à la discipline.
Dans l'étude du phénomène d'absentéisme en EPS nous avons émis quatre hypothèses
qui mettent en relation :
- la variable nombre d'absences et la variable qualité de la note;
- la variable nombre d’absence et la variable nécessité de prendre en compte d'autres
pour noter ;
- la variable nombre d’absence et la variable pratique optionnelle ;
- la variable sexe et la variable cause d'absences.
Les résultats obtenus dans notre échantillon laissent apparaître qu'il n'y a pas de
différence significative entre les différents groupes comparés. La majorité des interviewés
pensent qu'il y aurait moins d'absences si l'on tenait compte d'autres critères dans l'évaluation.
Cet écart entre l'hypothèse formulée au départ et les résultats obtenus peut être dû au
fait que cet aspect de la question intéresse une bonne partie de notre échantillon, quelle que
soit la catégorie concernée.
Cependant les filles sont plus favorables à la prise en compte de critères qualitatifs que
les garçons.
Cet écart peut s'expliquer par le fait que la majorité des élèves : 121 parmi 190
(63,7%), n'ont pas de pratique optionnelle ; cette particularité pourrait masquer l'impact de la
pratique des activités physiques à option sur les absences.
L'hypothèse 4 postulait que " les causes d'absences dépendent du sexe "
Les résultats attendus seraient que les causes d'absences des filles diffèrent de celles
des garçons.
Les résultats obtenus vont dans le sens des résultats attendus. Les filles ne s'absentent
pas pour les mêmes raisons que les garçons.
CONCLUSION
En ce qui concerne la première hypothèse " les élèves qui réussissent s'absentent
moins que ceux qui échouent "; les résultats obtenus vont dans le sens des résultats attendus.
La troisième hypothèse " donner aux élèves la possibilité de choisir leurs activités
physiques dans le programme diminue les absences "; les résultats obtenus ne nous permettent
pas de différencier les groupes comparés.
Dans la partie qui suit, nous allons aborder les conclusions générales et les
perspectives de la recherche
L’objectif général de cette recherche est de mieux comprendre les facteurs liés à
l'absentéisme des élèves de l'enseignement secondaire en éducation physique et sportive, en
particulier de chercher à savoir dans quelle mesure ce phénomène est lié au mode d'évaluation
ainsi qu’aux activités physiques et sportives proposées dans les différents établissements
scolaires.
D’ou la question générale de recherche : " l'absentéisme en EPS dans l'enseignement
secondaire est-il lié au mode d'évaluation tel que pratiqué aujourd'hui par les enseignants
d'éducation physique et au choix des activités programmées durant l'année scolaire ? "
Pour tester nos hypothèses, nous avons ciblé trois établissements publics du
département de Dakar : les lycées Blaise Diagne, Lamine Guèye et Thierno Saïdou Nourou
Tall. L'instrument de recueil des données est un questionnaire mixte. La taille de l'échantillon
prévu était de 200 unités d'observation (cf. tableau V : 71), nous avons finalement traité 190,
Nous avons comparé les résultats attendus et les résultats obtenus et tenté d'en
interpréter les écarts.
La première hypothèse postulant que : les élèves qui réussissent s’absentent moins que
ceux qui échouent, est statistiquement confirmée au seuil de 5% ; les résultats obtenus
montrent que les élèves qui réussissent s'absentent moins que ceux qui échouent ; plus la
qualité de la note est meilleure, moins ils s'absentent. L'hypothèse peut être reformulée ainsi :
- «plus les élèves réussissent moins ils s'absentent»
A propos, un séminaire atelier s'est tenu les 9, 10 et 11décembre 2003 sur le thème "
Réflexions sur la redynamisation des Activités Physiques et Sportives à l'école " sous l'égide
du ministère de l'Éducation en partenariat avec l'A.N.E.E.P.S.
Le but de ce séminaire était de faire l'état des lieux sur les programmes, de
diagnostiquer les problèmes liés aux infrastructures et au matériel didactique, de réfléchir sur
la gestion des enseignants d'éducation physique et de jeter les bases d'une réflexion
constructive sur le sport scolaire et à terme, de proposer des solutions.
Le document final est actuellement, à l'étude au ministère de l'éducation. Mais une des
recommandations sur lesquelles les séminaristes ont insisté a trait au relèvement du
coefficient d’EPS de 1 à 3.
Cependant, nous ne pensons pas que le relèvement du coefficient seul puisse régler ce
comportement d'évitement que manifeste certains élèves à l'égard de cette discipline; d’autant
plus que les résultats obtenus nous révèlent d'autres dimensions sur lesquelles ils ne
s'interrogent peut-être pas tous :
- la majorité des élèves de notre échantillon trouve qu'il faut tenir compte d'autres
critères en plus de la performance pour noter en EPS;
- la majorité des élèves de notre échantillon pense qu'il y aurait moins d'absences si les
activités pratiquées étaient à option;
Catherine SARR 107
CUSE / ENS / UCAD
DEA
- les causes d’absences dépendent du sexe.
L'intérêt de cette recherche pourrait être à terme, d’arriver à proposer des pistes de
réflexion afin d'optimiser la fréquentation des lycéens en EPS. Comme toute recherche, nous
voulons que ce travail serve à quelque chose. Nous l'avons entamé car nous sommes
directement impliqués et notre souhait est d'en mieux cerner les tenants et les aboutissants.
Nous sommes conscients que les conclusions d'une recherche, surtout dans le type
d'approche psychosociologique qui est le nôtre, sont rarement appliquées d'une manière
pratique. Néanmoins, les résultats obtenus permettront d'ouvrir de nouvelles pistes de
recherche et des perspectives à l'intention des enseignants d'EPS et des décideurs, malgré les
limites inhérents à ce travail.
-un travail portant sur une contribution à l'évaluation des performances en EPS ; il
déboucherait sur l'élaboration d'une grille d'appréciation pertinente, servant de cadre de
référence aux enseignants.
- un travail sur la didactique de l’éducation physique prenant en compte les activités
physiques appartenant au patrimoine culturel sénégalais.
En perspective, deux pistes d'action nous semblent propices à cette étape de notre
recherche à l'endroit des enseignants et des décideurs :
- créer les conditions au sein des établissements, pour que la pratique optionnelle soit
mise en place.
Sur le plan purement professionnel, nous pensons que ces nouvelles pistes pourront à
terme, améliorer l'appréciation des élèves en ce qui concerne l'évaluation des acquis, le
contenu des programmes et favoriser leur adhésion à cette discipline.
SIGLES----------------------------------------------------------------------------------------------------- 5
INTRODUCTION GÉNÉRALE----------------------------------------------------------------------- 6
I 4 1 MÉTHODOLOGIE ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 33
I 4 2 ANALYSE DU PRÉ-TEST ------------------------------------------------------------------------------------------- 34
[Link]ÉISME ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 39
[Link] D'ÉVALUATION-------------------------------------------------------------------------------------------- 45
IV 2 L’ÉCHANTILLON --------------------------------------------------------------------------------------------------- 69
IV 4 1 LA CODIFICATION ------------------------------------------------------------------------------------------------ 75
IV 4 2 LE TRAITEMENT STATISIQUE -------------------------------------------------------------------------------- 79
IV 4 3 L'ANALYSE ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- 80
ANNEXE I ----------------------------------------------------------------------------------------------119
ANNEXE II ---------------------------------------------------------------------------------------------125
oui non
oui non
Présente de l’intérêt
5 Quelles sont, d’après vous, les raisons qui poussent les élèves à rechercher la dispense?
(vous pouvez cocher plus d’une case si vous le souhaitez)
L’attitude de l’enseignant
AGE
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
15 8 8,1 8,1 8,1
16 20 22 20,2 28,3
17 25 25,3 25,3 53,5
18 27 27,3 27,3 80,8
19 12 12, 12,1 92,9
20 7 7,1 7,1 100,0
Total 99 100,0 100
VI : de 15 à 20 ans
NIVEAU D'ÉTUDES
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 22 22,2 22,2 22,2
2 27 27,3 27,3 49,5
3 50 50,5 50,5 100,0
Total 99 100 0 100,0
V2 : 1=2nde ; 2=1ère ; 3=terminale
SEXE
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 52 52,5 52,5 52,5
2 47 47,5 47,5 100,0
Total 99 100,0 100,0
V3 : 1=fille ; 2=garcon
DISPENSE
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 13 13,1 13,1 13,1
2 86 86,9 86,9 100,0
Total 99 100,0 100,0
V5 : 1=oui ; 2=non
PRATIQUE OPTIONNELLE
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 41 41,4 100,0 100,0
2 58 58,6
Total 99 100,0
V9 : 1=retenu ; 2=non retenu
MAUVAISES NOTES
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 30 30,3 100,0 100,0
2 69 69,7
Total 99 100,0
V10 : 1=retenu ; 2=non retenu
ATTITUDE DE L'ENSEIGNANT
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 30 30,3 100,0 100,0
2 69 69,7
Total
V13 : 1=retenu ; 2=non retenu
MALADIE
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 8 8,1 100,0 100,0
2 91 91,9
Total 99 100,0
V14 : 1=retenu ; 2=non retenu
PARESSE
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 9 9,1 100,0 100,0
2 90 90.9
Total 99 100,0
V15 : 1=retenu ; 2=non retenu
COEFFICIENT
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 1 1,0 100,0 100,0
2 98 99,0
Total 99 100,0
V16 : 1=retenu ; 2=non retenu
IMAGE DE SOI
Fréquence Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
1 4 4,0 100,0 100,0
2 95 96,0
Total 99 100,0
V17 : 1=retenu ; 2=non retenu
1 Quelles sont les notes que vous avez obtenues durant scolaire écoulée ?
(En précisant les activités dans lesquelles vous les avez obtenues)
Vitesse
endurance
poids
hauteur
grimper
gymnastique
football
basket
(Précisez les autres activités pratiquées, s'il y en a, dans les cases libres)
Catherine SARR 126
CUSE / ENS / UCAD
DEA
2 Avez-vous été absent du cours d'EPS durant l'année écoulée ?
Pas d'absence
Moins de trois absences
Trois absences et plus
Sans justification
Mot des parents
Certificat médical temporaire
Certificat médical annuel
Pas nécessaire
Plus ou moins nécessaire
Fortement nécessaire
5 Quels sont les critères qui vous semblent important pour calculer la note en EPS ? (Ne
répondez pas à cette question si vous avez coché "pas nécessaire"à la question n°4)
Assiduité
Progrès
Maîtrise de la technique
Autres (précisez)…………………
(Vous pouvez cocher 1 ou plusieurs cases)
Jamais
Quelque fois
Régulièrement
7 Selon vous, y-aurait-il moins d'absences si les activités pratiquées étaient à option ?
Je ne pense pas
Peut-être
Certainement
Très certainement
8 Quelles sont les raisons qui vous poussent à vous absenter ? (Vous pouvez cocher 1 ou
plusieurs propositions)
Difficultés d'ordre religieuses
Difficultés liées à l'image de soi
Difficultés d'ordre socioculturelles
Les activités pratiquées sont essentiellement athlétiques
Les activités physiques masculinisent
La manière de noter
Le manque d'option
Les mauvaises notes
9 Pouvez-vous expliquer plus en détail les raisons qui vous ont parfois, le cas échéant,
poussé à vous absenter ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
Frequencies
Statistics
V8 V18
Danse Diffic
et V12 V15 V16 V17 ltes
V5 V7 expres V9 V11 Neces MaitriPratiqMoinsd'ord
V0 V3 V4 Qualite V6 SportssionsGymna V10 Justificatisite V13 se ue d'abse e
NumeroV1 V2 Niveau Etablissede laAthleti
collectif
corporestiqueNombreon descritere AssiduitV14 technoptionnce sireligi
d'ordreAge Sexe
d'etude ment note sme s lles sportive
d'absence
absences s e Progresique nelleoption ux
N Valid 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190 190
Missing 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Mean 95,5018,411,44 2,18 1,64 3,07 2,04 2,78 3,02 2,23 1,67 3,43 2,72 1,54 1,42 1,64 1,98 3,09 1,92
Median 95,5018,001,00 2,00 1,50 3,00 1,00 2,00 2,00 1,00 2,00 3,00 3,00 2,00 1,00 2,00 1,00 3,00 2,00
1
Mode 1 18 1 3 1 3 1 2 2 1 2 5 3 2 1 2 1 3 2
Std. Deviation 54,9921,623,498 ,763 ,7127,044
10,028 9,9599,92610,016 ,659 1,544 ,988 ,500 ,494 ,4817,1117,062 ,270
Variance 3024,172,634,248 ,582 ,508
49,614
100,5599,18698,518
100,314 ,434 2,384 ,977 ,250 ,244 ,231
50,560
49,875 ,073
Minimum 1 14 1 1 1 1 1 1 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Maximum 190 23 2 3 3 99 99 99 99 99 3 5 4 2 2 2 99 99 2
Percentiles
25 47,7517,751,00 2,00 1,00 2,00 1,00 2,00 2,00 1,00 1,00 2,00 2,00 1,00 1,00 1,00 1,00 2,00 2,00
50 95,5018,001,00 2,00 1,50 3,00 1,00 2,00 2,00 1,00 2,00 3,00 3,00 2,00 1,00 2,00 1,00 3,00 2,00
75 143,2519,002,00 3,00 2,00 3,00 1,00 2,00 2,00 1,00 2,00 5,00 3,00 2,00 2,00 2,00 2,00 3,00 2,00
[Link] modes exist. The smallest value is shown
Frequency Table
V1 Age
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 14 1 ,5 ,5 ,5
15 8 4,2 4,2 4,7
16 13 6,8 6,8 11,6
17 25 13,2 13,2 24,7
18 55 28,9 28,9 53,7
19 48 25,3 25,3 78,9
20 19 10,0 10,0 88,9
21 15 7,9 7,9 96,8
22 5 2,6 2,6 99,5
23 1 ,5 ,5 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 106 55,8 55,8 55,8
2 84 44,2 44,2 100,0
Total 190 100,0 100,0
V3 Niveau d'etude
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 41 21,6 21,6 21,6
2 74 38,9 38,9 60,5
3 75 39,5 39,5 100,0
Total 190 100,0 100,0
V4 Etablissement
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 95 50,0 50,0 50,0
2 69 36,3 36,3 86,3
3 26 13,7 13,7 100,0
Total 190 100,0 100,0
V5 Qualite de la note
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 17 8,9 8,9 8,9
2 71 37,4 37,4 46,3
3 78 41,1 41,1 87,4
4 23 12,1 12,1 99,5
99 1 ,5 ,5 100,0
Total 190 100,0 100,0
V6 Athletisme
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 187 98,4 98,4 98,4
2 1 ,5 ,5 98,9
99 2 1,1 1,1 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 45 23,7 23,7 23,7
2 143 75,3 75,3 98,9
99 2 1,1 1,1 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 2 188 98,9 98,9 98,9
99 2 1,1 1,1 100,0
Total 190 100,0 100,0
V9 Gymnastique sportive
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 151 79,5 79,5 79,5
2 37 19,5 19,5 98,9
99 2 1,1 1,1 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 83 43,7 43,7 43,7
2 87 45,8 45,8 89,5
3 20 10,5 10,5 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 28 14,7 14,7 14,7
2 33 17,4 17,4 32,1
3 43 22,6 22,6 54,7
4 1 ,5 ,5 55,3
5 85 44,7 44,7 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 33 17,4 17,4 17,4
2 28 14,7 14,7 32,1
3 89 46,8 46,8 78,9
4 40 21,1 21,1 100,0
Total 190 100,0 100,0
V13 Assiduite
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 88 46,3 46,3 46,3
2 102 53,7 53,7 100,0
Total 190 100,0 100,0
V14 Progres
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 111 58,4 58,4 58,4
2 79 41,6 41,6 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 68 35,8 35,8 35,8
2 122 64,2 64,2 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 121 63,7 63,7 63,7
2 51 26,8 26,8 90,5
3 14 7,4 7,4 97,9
4 3 1,6 1,6 99,5
99 1 ,5 ,5 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 29 15,3 15,3 15,3
2 58 30,5 30,5 45,8
3 64 33,7 33,7 79,5
4 38 20,0 20,0 99,5
99 1 ,5 ,5 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 15 7,9 7,9 7,9
2 175 92,1 92,1 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 39 20,5 20,5 20,5
2 151 79,5 79,5 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 9 4,7 4,7 4,7
2 181 95,3 95,3 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 35 18,4 18,4 18,4
2 155 81,6 81,6 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 8 4,2 4,2 4,2
2 182 95,8 95,8 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 36 18,9 18,9 18,9
2 154 81,1 81,1 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 48 25,3 25,3 25,3
2 142 74,7 74,7 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 35 18,4 18,4 18,4
2 155 81,6 81,6 100,0
Total 190 100,0 100,0
V26 Comportement
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 8 4,2 4,2 4,2
2 182 95,8 95,8 100,0
Total 190 100,0 100,0
V27 Maladie
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 21 11,1 11,1 11,1
2 169 88,9 88,9 100,0
Total 190 100,0 100,0
Cumulative
Frequency Percent Valid Percent Percent
Valid 1 1 ,5 ,5 ,5
2 189 99,5 99,5 100,0
Total 190 100,0 100,0
30
20
10
Percent
0
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Age
Sexe
60
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2
Sexe
Niveau d'etude
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2 3
Niveau d'etude
Etablissement
60
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2 3
Etablissement
40
30
20
10
Percent
0
1 2 3 4 99
Qualite de la note
Athletisme
120
100
80
60
40
20
Percent
0
1 2 99
Athletisme
Sports collectifs
80
60
40
20
Percent
0
1 2 99
Sports collectifs
100
80
60
40
20
Percent
0
2 99
Gymnastique sportive
100
80
60
40
20
Percent
0
1 2 99
Gymnastique sportive
40
30
20
10
Percent
0
1 2 3
Nombre d'absence
40
30
20
10
Percent
0
1 2 3 4 5
Necessite criteres
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2 3 4
Necessite criteres
Assiduite
60
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2
Assiduite
Progres
60
50
40
30
20
10
Percent
0
1 2
Progres
60
50
40
30
20
Percent
10
0
1 2
Maitrise technique
Pratique optionnelle
70
60
50
40
30
20
Percent
10
0
1 2 3 4 99
Pratique optionnelle
30
20
10
Percent
0
1 2 3 4 99
80
60
40
20
Percent
0
1 2
80
60
40
20
Percent
0
1 2
100
80
60
40
20
Percent
0
1 2
80
60
40
20
Percent
0
1 2
100
80
60
40
20
Percent
0
1 2
Maniere de noter
100
80
60
40
20
Percent
0
1 2
Maniere de noter
Manque d'options
80
60
40
20
Percent
0
1 2
Manque d'options
80
60
40
20
Percent
0
1 2
Mauvaises notes
Comportement
120
100
80
60
40
20
Percent
0
1 2
Comportement
Maladie
100
80
60
40
20
Percent
0
1 2
Maladie
Absence de sanction
120
100
80
60
40
20
Percent
0
1 2
Absence de sanction
40
30
20
Nombre d'absence
10
1
2
Count
0 3
1 2 3 4 99
Qualite de la note
20
Nombre d'absence
10
2
Count
0 3
1 2 3 4
Qualite de la note
Sexe= 2
20
10
Nombre d'absence
2
Count
0 3
1 2 3 4 99
Qualite de la note
50
40
30
Necessite criteres
20
10 2
3
Count
0 4
1 2 3
Nombre d'absence
Sexe= 1 Sexe= 2
30 30
20 20
10 1 10 1
2 2
3 3
Count
Count
0 4 0 4
1 2 3 1 2 3
60
50
40
Pratique optionnelle
30
20
2
3
10
4
Count
0 99
1 2 3
Nombre d'absence
Sexe= 1 Sexe= 2
30
40
30
20
Pratique optionnelle
20
1
10 2 Pratique optionnelle
3 10 1
4 2
Count
Count
0 99 0 3
1 2 3 1 2 3
40
30
Moins d'absence si o
20
2
10
3
4
Count
0 99
1 2 3
Nombre d'absence
Sexe= 1 Sexe= 2
20 14
12
10
Moins d'absence si o 8
10
1 Moins d'absence si o
6
2 1
4
3 2
4 2 3
Count
Count
0 99 0 4
1 2 3 1 2 3
Count 80
religieux
40
1 2 Total
V2 Sexe 1 14 92 106 20
Difficultes d'ordre
1
2 1 83 84
Count
0 2
1 2
Total 15 175 190
Sexe
Count 80
l'image de soi
40
1 2 Total
V2 Sexe 1 15 91 106 20
Difficultes liees a
1
2 24 60 84
Count
0 2
1 2
Total 39 151 190
Sexe
100
Count
80
V20 Difficultes d'ordre
socioculturel 60
1 2 Total 40
2 3 81 84 1
Count
0 2
Sexe
Count
80
V21 Activites
essentiellement 60
athletiques
40
1 2 Total
V2 Sexe 1 22 84 106 20
Activites essentiell
1
2 13 71 84 Count
0 2
1 2
Total 35 155 190
Sexe
Count
100
V22 Activites
80
physiques
masculinisent 60
1 2 Total 40
0 2
1 2
Total 8 182 190
Sexe
100
Count
60
1
2 11 73 84
Count
0 2
1 2
Total 36 154 190
Sexe
70
Count
60
1 2 Total 40
V2 Sexe 1 28 78 106 30
Manque d'options
20 1
2 20 64 84
Count
10 2
1 2
Total 48 142 190
Sexe
100
Count
60
1
2 12 72 84
Count
0 2
1 2
Total 35 155 190
Sexe
50
40
30
Justification des ab
20 1
10 3
4
Count
0 5
1 2
Sexe
1 2 Total
V2 Sexe 1 42 64 106 40
Assiduite
1
2 46 38 84
Count
30 2
1 2
Total 88 102 190
Sexe
60
1 2 Total
V2 Sexe 1 58 48 106 30
Progres
1
2 53 31 84
Count
20 2
1 2
Total 111 79 190
Sexe
80
Count 60
1 2 Total 40
20 2
1 2
Total 68 122 190
Sexe
Sexe= 1
20
10
Nombre d'absence
2
Count
0 3
15 17 19 21 23
16 18 20 22
Age
Sexe= 2
14
12
10
6
Nombre d'absence
4
1
2 2
Count
0 3
14 16 18 20 22
15 17 19 21
Age