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Réflexion et réfraction de la lumière

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1

RÉFRACTION - corrigé des exercices

A. EXERCICES DE BASE

I. Pêche au harpon
a. • Ne sachant pas exactement où se situe le pêcheur par
rapport au poisson, on suppose qu'il est au voisinage de la verti-
cale et on raisonne dans l'approximation des petits angles (même
si ceux-ci sont exagérés sur le schéma pour le rendre plus lisible).
• La symétrie par rapport à la verticale, pour des rayon émis
par un point objet quelconque, permet de conclure que le point
image correspondant est sur la même verticale.
• Soit H la profondeur du point objet, et soit h la profondeur
du point image, les relations trigonométriques donnent :
H tan(i) = h tan(r).
H
• La loi de la réfraction donne par ailleurs : n sin(i) = sin(r), donc pour des petits angles : h ≈
.
n
• Un poisson situé à une profondeur H = 20 cm semble donc situé à la profondeur : h ≈ 15 cm. Le
fond de la rivière situé à une profondeur Hʼ = 50 cm semble de même situé à la profondeur : hʼ ≈ 37,5 cm.
!
b. • Le pêcheur doit lancer son harpon un peu au dessous de l'endroit où il le voit.

II. Thermomètre à mercure


• L'observateur très éloigné reçoit un faisceau lumineux quasi parallèle. Si le mercure lui semble
remplir tout le tube, c'est que les rayons lui arrivant en passant par le bord (tangentiellement) proviennent du
mercure (après réfraction à la limite du verre). Si on se place dans le cas limite de la valeur de r permettant
cette configuration, c'est que ces rayons proviennent plus précisément du bord du mercure (tangentielle-
ment). Il ne reste alors qu'à constater la propriété géométrique correspondante, déduite de la loi de la réfrac-
r 1 R
tion : n sin(i) = sin(r) = 1 ; ce qui donne : sin(i) = = et donc r = .
R n n

! ! !
2

B. EXERCICES D'APPROFONDISSEMENT

III. Échelle dans un aquarium


1. • La hauteur au dessus de l'eau étant nettement inférieure à la distance horizontale (par rapport à la
face arrière de l'aquarium), les rayons ne peuvent atteindre l'œil en passant par la surface de l'eau qu'avec
de grands angles.
• Soit yE = 10 cm la hauteur de l'œil au dessus de la surface de l'eau (avec un repère d'origine O), la
distance horizontale minimum (xE - xC)min = 30 cm à laquelle il se trouve du point d'incidence le plus proche
(xE " x C )min
possible caractérise l'angle de réfraction minimum : tan(rmin) = = 3. On en tire : rmin ≈ 72°
yE
(très loin d'un “petit” angle).

2. • Un rayon issu d'un barreau à la profondeur -yA et traversant la surface à une distance xC de l'échelle
x
correspond à un angle d'incidence tel que : tan(i) = - C .
yA
• La distance horizontale xE - xC à laquelle l'œil se trouve du point d'incidence caractérise l'angle de
x " xC
réfraction : tan(r) = E .
yE !
• La distance horizontale de l'œil à l'échelle est par ailleurs : xE = yE tan(r) - yA tan(i) = 50 cm, ou la
loi de la réfraction impose : n sin(i) = sin(r).
• La !
résolution numérique de ce système de deux équations trigonométriques permet de trouver i et r
x
puis d'en déduire xC = -[Link](i) ; yB = - C et les autres quantités cherchées.
tan(r)
◊ remarque : pour chaque yA, il y a plusieurs solutions (dont des complexes) mais une seule solution
réelle donnant xC dans l'intervalle [0 ; xE].
◊ remarque : pour les logiciels
! moins efficaces en trigonométrie, mais performants en algébre, la loi de
2 2
tan (i) tan2 (r) xC2 (x E " x C )
la réfraction peut s'écrire : n2 = , d'où on tire : n 2 = qu'on
1+ tan2 (i) 1+ tan2 (r) x C 2 + y A2 2
(x E " x C ) + y E 2
xC
peut résoudre en xC ; on en tire ensuite yB = yE. et les autres quantités cherchées.
xE " x C
• On obtient ainsi
! pour les différents
! barreaux : ! !

-yA (cm) 2 4 !6 8 10 12 14 16 18
xC (cm) 2,17 4,33 6,46 8,57 10,64 12,68 14,67 16,61 18,50
-yB (cm) 0,45 0,95 1,48 2,07 2,70 3,40 4,15 4,98 5,87
ρ = yB/yA 0,227 0,237 0,247 0,258 0,270 0,283 0,297 0,311 0,326
xAʼ (cm) 1,98 3,90 5,76 7,55 9,27 10,88 12,39 13,77 15,02
3

yB 1
• On constate que le rapport ρ = est nettement inférieur à la valeur = 0,75 correspondant à la
yA n
limite des petits angles (en vision plus “rasante”, l'échelle est vue très “tassée”) ; par exemple, le quatrième
barreau est vu environ dans la position où se trouve le premier.
• On constate par ailleurs que tous les barreaux sont effectivement! visibles à travers la surface de
!
l'eau (mais ceux du bas sont probablement vus à travers la partie de vitre qui surplombe la surface de l'eau).

3.a. • Pour trouver la position du point image d'un point donné, il faut chercher l'intersection des rayons
image voisins du rayon correspondant au tracé précédent (il faut raisonner avec un faisceau lumineux, étroit
mais non limité à un unique rayon).
• Plus précisément, la largeur du faisceau reçu par un œil est insuffisante pour donner une bonne
estimation du relief (sauf éventuellement pour un objet très proche) ; c'est l'association des deux yeux qui
permet d'intercepter des rayons suffisamment décalés.
• Madame Xlbtz ayant les deux yeux à la même hauteur, son cerveau analyse le relief d'après la
différence horizontale des différents rayons. Or le faisceau étudié est constitué de rayons contenus dans des
plans verticaux, donc non déviés horizontalement : madame Xlbtz ne verra donc aucune modification du
relief et percevra l'échelle comme raccourcie mais verticale.

3.b. • Au contraire, monsieur Xlbtz ayant les deux yeux à la verticale l'un de l'autre, son cerveau analyse le
relief d'après la différence verticale des différents rayons. Pour trouver la position du point image du barreau,
il faut donc chercher l'intersection des rayons image passant par yʼE légèrement différent.
x " xC
• L'équation d'un rayon réfracté peut s'écrire : y = avec xC = -yA tan(i).
tan(r)
• La recherche du point image Aʼ, intersection des rayons réfractés, correspond donc à chercher (x, y)
fixés appartenant à tous les rayons voisins de celui étudié précédemment, pour des valeurs légèrement
différentes de i et r (et donc de xC) vérifiant : n sin(i) = sin(r). Ainsi :
!
"y "y 1+ tan2 (i) 1+ tan2 (r)
dx = 0 ; dy = 0 = di + dr = yA di - (x - xC) dr ; cos(r) dr = n cos(i) di.
"i "r tan(r) tan2 (r)
# cos2 (r) &
• En combinant et en simplifiant, on obtient : xAʼ = xC. % 1" ( ; ceci redonne effectivement
$ cos2 (i) '
! ! ! angles. !
xAʼ ≈ 0 dans l'approximation des petits
• Dans le cas considéré ici, par contre, il pourrait a priori sembler que le mieux soit de considérer le
cas du barreau le plus haut : les angles les plus grands! correspondent en effet au maximum du facteur
2
cos (r)
1" = 1 - n2ρ2. Cela correspond toutefois à la distance xC minimum et le décalage xAʼ = 2,0 cm est
cos2 (i)
relativement modéré.

• Au contraire, pour le barreau le plus bas, le décalage est maximum : xAʼ = 15,0 cm. En réalité,
l'échelle est vue très “tassée” surtout par effet de perspective : elle est vue très oblique.
4

◊ remarque : l'image de l'échelle n'est pas exactement rectiligne et les images des barreaux ne sont
pas espacées exactement régulièrement.
◊ remarque : cette situation où les convergences horizontale et verticale sont différentes est un cas
d'astigmatisme, mais... hélas, monsieur Xlbtz n'a rien vu : il s'est endormi.

IV. Interprétation corpusculaire de la lumière


1.a. • D'après la symétrie du milieu (indépendamment des photons réfractés), la direction mise en évi-
dence est la normale à la surface de séparation.

1.b. • Si on suppose qu'une force normale à la surface agit sur les photons lors de leur traversée, elle ne
modifie pas la composante vx de la vitesse. Pour diminuer l'angle, la force doit augmenter vz, donc elle doit
augmenter la vitesse.
◊ remarque : c'est contraire à l'expérience, car la vitesse de la lumière diminue quand l'indice optique
augmente, mais cette vitesse était trop grande pour être mesurée à l'époque.

v 2z " v1z
2.a. • La force correspond à : F = m .
#t

1 1
2.b. • Le théorème de l'énergie cinétique donne : δW = F.δz = m.(v22 - v12) = m.(v2z2 - v1z2).
! 2 2

1
2.c. • La comparaison des deux relations précédentes donne : δz = (v + v1z) δt = <vz> δt.
! 2 ! 2z
◊ remarque : en fait l'hypothèse d'une force constante ne décrit de même qu'un effet “en moyenne”.

E c1 2 1
2.d. • Les relations précédentes correspondent à : F = .(n - 1) avec Ec1 = mv12.
!
"z 2

2.e. • Il faut que l'épaisseur de la zone d'interaction soit proportionnelle à l'énergie cinétique des photons
incidents. ! !

V. Interprétation corpusculaire de la lumière


1.a. • D'après la symétrie de l'expérience, la direction mise en évidence est celle du plan d'incidence
(contenant la normale et la direction incidente).

1.b. • Si on suppose qu'une force parallèle à la surface agit sur les photons lors de leur traversée, elle ne
modifie pas la composante vz de la vitesse. Pour diminuer l'angle, la force doit diminuer vx, donc elle doit
diminuer la vitesse.
◊ remarque : c'est conforme à l'expérience, car la vitesse de la lumière diminue quand l'indice optique
augmente, mais cette vitesse était trop grande pour être mesurée à l'époque.

v1x " v 2x
2.a. • La force correspond à : F = m (en norme, car Fx < 0 dans le cas étudié).
#t

2.b. • On peut proposer de considérer (n2 - n1) uz ⨯( uz ⨯ v1 ) = -(n2 - n1) v1x ux qui possède l'orientation
correcte ; il semble toutefois difficile
! de faire mieux.

! ! ! !

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