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Inégalités triangulaires complexes en PCSI

Ce document traite du point de Fermat, ou point de Toricelli, d'un triangle. Il démontre plusieurs propriétés sur ce sujet, notamment concernant l'égalité de l'inégalité triangulaire pour des nombres complexes et la position du point de Fermat par rapport aux cercles circonscrits des triangles formés.

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Inégalités triangulaires complexes en PCSI

Ce document traite du point de Fermat, ou point de Toricelli, d'un triangle. Il démontre plusieurs propriétés sur ce sujet, notamment concernant l'égalité de l'inégalité triangulaire pour des nombres complexes et la position du point de Fermat par rapport aux cercles circonscrits des triangles formés.

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PCSI Corrigé devoir maison n°3 Mardi 18 Octobre 2011

Problème 1 : Point de Fermat( ou point de Toricelli) du triangle.

1-Soient n∈ℕ∗ et z 1, z 2, …, z n n nombres complexes tels que z 1≠0 .

Démontrons que ∣z 1+ z 2+…+z n∣=∣z 1∣+∣z 2∣+…+∣z n∣ si et seulement s' il existe des réels
λ k ≥0, 2≤k ≤n tels que: z k =λ k z1 .

C'est une généralisation du cas d'égalité de l'inégalité triangulaire avec plusieurs nombres
complexes.

On fait une démonstration par récurrence. On doit démontrer la propriété P(n)

Si z 1≠0 ∣z 1+ z 2+…+z n∣=∣z 1∣+∣z 2∣+…+∣z n∣⇔ ∃λ k ≥0, 2≤k≤n , tel que z k =λ k z 1

Soit la propriété au rang 2. C'est le cas d'égalité de l'inégalité triangulaire.

Théorème : ∣z 1+ z 2∣=∣z 1∣+∣z 2∣⇔ z 1= z 2=0 ou ∃λ≥0 tel que z 2=λ z 1

On suppose z 1≠0 , donc : ∃λ≥0 tel que z 2=λ z 1

On suppose que la propriété est vraie au rang n. Montrons là au rang n+1.

Soient z 1, z 2, …, z n , z n+1 n+1 nombres complexes tels que z 1≠0 . Montrons que :

∣z 1+ z 2+…+z n+ z n+1∣=∣z 1∣+∣z 2∣+…+∣z n∣+∣z n+1∣⇔∃ λ k ≥0, 2≤k ≤n+1, tel que z k =λ k z 1

Si ∃λ k ≥0, 2≤k ≤n+1, tel que z k =λ k z 1 , alors


∣z 1+ z 2+…+z n+ z n+1∣=∣z 1∣+∣z 2∣+…+∣z n∣+∣z n+1∣=∣z 1+λ 1 z 1+…+λn +1 z n +1∣=( λ1+λ2 +…+λ n+1 )∣z 1∣

∣z 1+ z 2+…+z n+ z n+1∣=λ1∣z 1∣+…+λ n+1∣z 1∣=∣z 1∣+…∣λn +1 z 1∣=∣z 1∣+…+∣z n+1∣

On suppose maintenant que : ∣z 1+ z 2+…+z n+ z n+1∣=∣z 1∣+∣z 2∣+…+∣z n∣+∣z n+1∣ (n+1)

On a : ∣z 1+ z 2+…+z n+ z n+1∣≤∣z 1∣+∣z 2+…+z n +1∣≤∣z 1∣+…+∣z n∣+∣z n+1∣

De l'égalité (n+1) on en déduit que : ∣z 1∣+∣z 2 +…+z n+1∣=∣z 1∣+…+∣z n∣+∣z n +1∣ (2)

Et donc : ∣z 2+…+z n+1∣=∣z 2∣+…+∣z n +1∣


Supposons que tous ces nombres complexes sont nuls, alors le résultat est immédiat, sinon on
considère que l'un d'entre eux est non nul, par exemple z 2 et en appliquant l'hypothèse de
récurrence au rang n , on obtient :

∃λ k ≥0,3≤k ≤n ,tel que z k =λ k z 2 .

De l'égalité : ∣z 1+ z 2+…+z n+ z n+1∣=∣z 1∣+∣z 2+…+z n +1∣ .

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PCSI Corrigé devoir maison n°3 Mardi 18 Octobre 2011

On utilise le résultat au rang 2, et l'égalité (2). Et on en déduit que : z 2+...+z n +1=λ z1 .

En en déduit que z 2 (1+λ 3+...+λn +1)=λ z 1 z 1≠0 ⇒1+λ 3+...+λ n+1≠0 . On pose :

λ 2= λ
1+λ3+...+λ n +1 et le résultat est démontré.

∣z 1+ z 2+…+z n∣=∣z 1∣+∣z 2∣+…+∣z n∣ si et seulement si il existe des réels λ k ≥0, 2≤k ≤n tels
que: z k =λ k z1
n
2- Montrons que ∑k =1 āk (z k z) est un réel strictement positif indépendant de z.

n n n n n z̄ n
∑k =1 āk (z k  z)=∑k=1 (āk z k āk z)=∑k=1 āk z k∑k=1 āk z =∑k=1 ∣z k∣ z k  z ∑k=1 āk
k

n ∣z k∣2
n n
n n

∑k =1 āk (z k  z)=∑k=1 ∣z ∣ z ∑k =1 āk ∑ a k=0⇒ ∑ āk=0 et :


k k =1 k=1

n n
∑k =1 āk (z k  z)=∑k=1 ∣z k∣ Les points A k , d'affixe z k ,1≤k ≤n sont supposés distincts de O.

k =n
Donc ∀1≤k ≤n , z k≠0⇒ ∑ ∣z k∣>0 et ce réel ne dépend pas de z.
k=1

n
∑k =1 āk ( z k  z) est un réel strictement positif indépendant de z.

n n
3- Déduisons que : ∀ z , ∑ k=1 ∣z k∣≤∑k =1 ∣zz k∣ .

n
∑k =1 āk ( z k z) est un réel strictement positif donc :

n n n n
∑k =1 āk (z k  z)=∣∑k =1 āk (z k z)∣≤∑k=1 ∣āk ( z k z)∣≤∑k=1 ∣āk∣∣z k z∣ et :

∣z k∣
∣a k∣= =1 Et donc :
∣z k∣
n n n n
∑k =1 āk ( z k  z)≤∑k=1 ∣z k  z∣ et d'après la première question ∑k =1 āk (z k  z)=∑k=1 ∣z k∣
n n
On en déduit que : ∀ z , ∑ k=1 ∣z k∣≤∑k =1 ∣zz k∣

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4-a- On suppose n≥3 et z≠z1 . Montrer que l'inégalité précédente est une égalité si et seulement
si :
∗ z k z zk
∃λ k ∈ℝ + , =λk avec k ∈ℕ, 2≤k ≤n
z 1 z z1

n n
L'inégalité précédente est une égalité si et seulement si ∣∑k =1 āk ( z k  z)∣≤∑k=1 ∣āk ( z k  z)∣ est
une égalité. On pose Z k =āk ( z k z) . On a Z 1≠0 , et d'après la première question :

z k z ā z z z̄ ∣z ∣
∃αk ≥0 tel que , Z k =α k Z 1 ⇔ āk ( z k z )=αk ā1 (z k  z) ⇔ =α k 1 ⇔ k =α k 1 k
z k z 1 āk z k z 1 ∣z 1∣ z̄k

On multiplie le numérateur et le dénominateur par z 1 z k , et on obtient :

z k z ∣z k∣z 1 z̄1 z k ∣z k∣∣z 1∣2 z k ∣z 1∣


=α k =αk On pose : λ k =α k >0
z 1 z ∣z 1∣z 1 z̄k z 1 2
∣z 1∣∣z k∣ z 1 ∣z k∣

∗ z k z zk
∃λ k ∈ℝ + , =λk avec k ∈ℕ, 2≤k ≤n
z 1 z z1

b-Si on suppose que ∀ 2≤k≤n les points A1, Oet A k ne sont pas alignés., déduire qu'en cas
d'égalité, M appartient au cercle circonscrit du triangle A1 O A k . ∀2≤k≤n

∗ z k z zk
De la relation ∃λ k ∈ℝ + , =λk , on en déduit que :
z 1 z z1

Arg
( ) ( )
z k z
z 1 z ( )
= Arg λ k
zk
z1
= Arg ( λ k )+ Arg
zk
z1
[2 π] Or λ k ≥0 ⇒ Arg (λ k )=0 [2 π]

Arg
( ) () ( )
z k z
z 1 z
z
z1
z 0
= Arg k = Arg k
z 10
[2 π]
. Et on en déduit que ̂ ̂
⃗ K , MA
MA ⃗ 1=OA
⃗ K , OA
⃗1

Et les points O, A 1 et A k n'étant pas alignés, cela signifie que M appartient au cercle circonscrit au
triangle O A1 A k . On peut même préciser que M et O sont sur le même arc de cercle par rapport à
la corde [A1 A k ] .

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n n
c- L'inégalité ∀ z , ∑k=1 ∣z k∣≤ ∑k =1 ∣zz k∣ est un égalité pour z=0 .

Montrons que c'est la seule valeur pour laquelle on a égalité.


n n
Soit z tel que ∑k =1 ∣z k∣=∑k=1 ∣zz k∣ , montrons que z=0 , c'est-à-dire que le point M d'affixe z
est l'origine du repère O.

1er cas : on suppose z≠z1 , d'après la question 4-a, quelque soit 2≤k ≤n , M appartient au cercle
Ck circonscrit du triangle O A1 A k .

Si parmi les cercles Ck , deux au moins d'entre eux sont différents, l'intersection de tous les cercles
C k est {O , A1 } On suppose z≠z1 donc M=O et z=0.

Si tous les cercles Ck sont identiques, cela veut dire que les points O A1 … A n appartiennent à un
même cercle C. Ils sont cocycliques. Soit Ω le centre de ce cercle, on considère un repère
orthonormé ayant la droite (O Ω) comme axe des abscisses. L'axe des ordonnées est tangent au
cercle, tous les points A k appartiennent à un même demi-plan. Si on considère les points Bk
intersection des droites (OA k ) avec le cercle de module 1 et de centre O. Les points Bk ont pour
affixe a k .

Ils appartiennent aussi à un même demi-plan. Et les vecteurs O⃗Bk ont tous une abscisse
k =n n
strictement positive et le vecteur ∑ O⃗Bk ≠0 . Ce qui contredit la relation ∑ a k=0 . Tous les
k =1 k =1
cercles Ck ne peuvent être identiques.
n n
On a démontré que si on a l'égalité ∑k =1 ∣z k∣=∑k=1 ∣zz k∣ avec z≠z1 alors z=0 .

2ième cas : z=z1 . Les nombres complexes z 1, z 2, …. z n sont deux à deux distincts. Donc on a: z≠z 2
. Le raisonnement précédent où z 2 remplace z 1 montre que nécessairement z=0 .
n n
z=0 est l'unique valeur pour laquelle ∑k =1 ∣z k∣=∑k=1 ∣zz k∣

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5- Application géométrique :

a) 1+ j+ j 2=0 1, j et j2 sont 3 nombres complexes de module 1 dont la somme est nul.


b) Étant donné un triangle ABC, dont les angles sont inférieurs à
, trouver le(s) point(s) M du
3
plan réalisant le minimum de MA+MB+MC, et en donner une construction géométrique à la règle
et au compas.
n n
On a démontré que ∀ z , ∑ k=1 ∣z k∣≤∑k =1 ∣zz k∣ et qu'on a égalité seulement si z=0 .

n n
Cette inégalité peut s'écrire ∀ M , ∑ k =1 OA k≤∑k=1 MA k .

Et donc O est l'unique point du plan en lequel la fonction qui à M associe MA 1+MA 2+...+MA n
atteint son minimum.

On considère les trois points A,B et C.


Pour garder les notations précédentes, on pose A1=A, A2=Bet A3=C .

Peut-on trouver un point O et un repère orthonormé tel que dans ce repère les affixes a 1 , a 2 et a 3
des points d'intersection B1 B2 et B3 de [OA1 ],[OA 2 ]et[OA 3 ] avec le cercle de centre O et de
rayon 1 vérifient a 1+a 2 +a 3=0 où a 1 et a 2 et a 3 sont trois nombres complexes de module 1 ?.

On peut chercher O tel que a 1=1, a 2= j et a 3= j2 . Dans ces conditions, B1 B2 B3 est un triangle

équilatéral et le point O « voit » les points A1, A 2 et A3 sous un angle de .
3

2π 2π
On cherche O tel que ̂ A1 O A2= L'ensemble des points du plan tel que ̂ A1 M A2 = est un
3 3
π
arc de cercle. L'angle sous l'arc opposé est 3 . On construit les triangle équilatéraux A1 A '3 A2
A2 A '1 A3 et A3 A '2 A1 et les cercles circonscrits à ces triangles se rencontrent en un point O qui
minimise la somme des distances aux sommets du triangle.

Remarque : on pose O l'intersection de deux cercles. O voit les deux premiers segments sous un
2π 2π
angle de et donc le troisième sous un angle de et O appartient au troisième cercle.
3 3

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Problème 2 : le problème de Bâle.


1 1 1 1 π2
Le but de ce problème est de montrer que : lim m →+∞ 2 + 2 + 2 +…+ 2 = .
1 2 3 m 6
Partie A

( )
m
1- Montrons que ∀ m ∈ℕ≥1et ∀ x ∈ℝ , sin (( 2m+1)x)= ∑ 2m+1 (1) sin
k 2k +1
(x)cos 2m2k ( x)
k=0 2k+1
On pose n=2m+1 .

On applique la formule de Moivre : e inx =(e ix )n avec n∈ℕ

Soit en posant n=2m+1

e inx =(e ix )n ⇔ cos (nx )+isin (nx)=(cos (x )+isin (x))n .

On en déduit que : sin(nx)=ℑ((cos (x)+isin (x))n ) et donc :

sin((2m +1) x)=ℑ((cos( x)+isin (x )) n) .


K =n K =n
On calcule donc : (cos ( x )+isin( x)) n
(a+b) = ∑ n

K=0
() n a k b nK =
K

K=0 K
()
n a nK b K .

On choisit la deuxième expression :


K =n K =n

K =0 K
()
(cos ( x )+isin( x)) = ∑ n cos (isin( x)) = ∑ n cos i sin ( x ) .
n n K K

K =0 K
n K k K
()
Pour avoir sin((2m +1) x) , on cherche la partie imaginaire de l'expression précédente.

En d'autres termes, à quelle condition i K est-il imaginaire pur? i K est imaginaire si et seulement si
K est impair, c'est-à-dire que K s'écrit : K=2k+1 i K =i 2k+1=i 2k i 1=(i 2)k i=(1)k i .

Quels sont les nombres impairs compris entre 0 et 2m+1 ? Ce sont les entier de la forme :
K=2k+1 avec k ∈ℕ, 0≤k≤m .

On en déduit que :

() ()
k=n k=n
sin((2m +1) x )=∑ n cos 2m+1(2k+1) (1) k sin 2k+1 ( x )=
∑ n cos 2m2k (1)k sin 2k+1 ( x )
k=0 k k=0 k

On a démontré que :

( )
m
∀ m ∈ℕ≥1et ∀ x ∈ℝ , sin (( 2m+1)x)= ∑ 2m+1 (1)k sin2k +1(x)cos 2m2k ( x)
k=0 2k+1

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2-a- Pour r ∈ℕ ,1≤r ≤m , on pose θ r = et x r =cot 2 (θ r ) où la fonction cotangente, notée
2m+1

cos( x)
cot, est définie sur ℝ/ {k π , k ∈ℤ} par : cot (x)= .
sin (x)

Montrons que les x r pour 1≤r≤m sont deux à deux distincts.

rπ rπ mπ
∀ r ∈ℕ, 1≤r≤m , θ r = r≤m ⇒ ≤
2m+1 2m+1 2m+1

1 1
2m<2m+1⇒ < car la fonction inverse est décroissante sur les nombres strictement
2m+1 2m

mπ mπ mπ π
positifs. Donc : < ⇒ <
2m+1 2m 2m +1 2
π
Donc : ∀ r ∈ℕ, 1≤r≤m , 0<θ r < 2 .

π
Étudions la fonction cot sur ]0, 2 [ .

π
cot (x)=
cos( x)
sin ( x)
La fonction cosinus est dérivable sur ]0, 2 [ et la fonction sinus est dérivable
π
sur cet intervalle et ne s'annule pas, donc la fonction cot est dérivable sur ]0, 2 [ et :
u
Rappel : si u et v sont dérivables sur un intervalle I et que v ne s'annule pas sur I ; est dérivable
v
sur I et : ( uv )'= u ' vuv
2
v
'
On pose u( x)=cos( x) et v ( x)=sin ( x)

sin( x) sin( x)cos ( x) cos( x) 1


cot '( x)= 2
= 2
sin (x) sin ( x)

π
] [
La dérivée est strictement négative sur 0, 2 donc la fonction cot est strictement décroissante sur
0, π . Elle est donc injective sur cet intervalle.
] [2

Donc ∀ r∈ℕ, 1≤r≤m , cot (θ r ) ont m valeurs distinctes.


π π
] [
Et ∀ r ∈ℕ, 1≤r≤m , 0<θ r < 2 , et sur 0, 2 les fonctions sinus et cosinus sont strictement
positives. Donc cot (θr ) sont des nombres distincts strictement positifs. On en déduit que leurs
carrés sont des nombres distincts .

Les x r pour 1≤r≤m sont deux à deux distincts.

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( )
m
b- Soit le P polynôme de degré m, P (t )= ∑ 2m+1 (1) t
k mk
.
k=0 2k+1

Montrons que P possède les m racines distinctes x r avec r ∈ℕ ,1≤r ≤m .

D'après la question 1-

( )
m
sin((2m +1) x)=∑ 2m+1 (1) sin
k 2k +1 2m2k
( x) cos (x )
k=0 2k+1


Appliquons cette égalité à θ r = , on a : sin((2m +1)θ r )=sin( r π)=0 car r ∈ℕ .
2m+1

(2m2k +1+1)(1) sin


m
Donc : ∑ k 2k+1
(θ r ) cos 2m2k (θ r )=0 .
k =0
π
On divise les deux membre de cette égalité par sin 2m+1 (θ r ) qui est non nul car 0<θ r < 2

2k+1
m
(θ r ) m
cos 2m2k (θ r )

k =0
( 2k +1 )
2m +1 (1)k sin
sin 2m+1 (θ r )
cos 2m2k
(θr )=0 ⇔ ∑ 2m+1
k=0 2k+1
(1) k
( )
sin 2m+1(2k+1) (θ r )
=0

2m2k
m
(θ r ) m


k =0
( 2k +1 )
2m +1 (1)k cos
sin
2m2k
(θ r )
=0 ⇔ ∑
k=0 2k+1
(
2m+1 (1) k cot 2m2k (θ )=0
r
)

( ) ( )
m m
2m +1 (1)k cot 2 (θ ) mk =0⇔
∑ 2k +1
r ∑ 2m+1 (1)k x mk =0 ⇔P (x )=0
r r
k =0 k =0 2k+1

P possède les m racines distinctes x r avec r ∈ℕ ,1≤r ≤m .

Remarque : on a démontré que les x r sont m racines distinctes. Mais on n'a pas prouvé qu'il n'y en
a pas d'autres. On démontrera dans le cours les polynômes qu'un polynôme de degré n a au plus n
racines en les comptant avec leur ordre de multiplicité.

3-On admet que dans ce cas: P (t )= ( 2m+1


1 )
(t x )( tx ) …(tx )
1 2 m

2m (2m1)
Montrons que x 1+x 2+x 3+…+x m = (1)
6

( )
m
P (t )= ∑ 2m+1 (1)k t mk
k=0 2k+1

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Le coefficient du terme t m1 est (2m2k +1+1)(1) k


pour k =1 soit :

(
 2m+1 =
3 )
( 2m+1) !
3 !(2m 2) !
=
( 2m+1)(2m )( 2m1)
6

En développant l'expression P (t )=
1
1
(
2m+1 (t x )( tx ) …(tx )
2
)
m , le coefficient du terme de

degré m-1 est : (2m1+1)(x x ...x )=( 2m+1


1 2
1 )
(x +x +...+x )
r 1 2 r

Et (2m+1
1 )=
( 2m+1)
1! (2m )!
=2m +1

( 2m +1)( 2m )( 2m1)
On en déduit que :  =( 2m+1)(x 1+ x 2+...+ x r )
6

( 2m)(2m1)
Et donc : x 1+x 2+...+x m =
6

b
Remarque : la relation x 1+x 2= reste vraie pour des degrés supérieurs, si b désigne le
a
coefficient du terme de degré n1

1
4-On définit la fonction cosécante sur ℝ/ {k π , k ∈ℤ} , notée csc, par : csc( x)=
sin(x)

a-Démontrons que ∀x∈ℝ /{k π , k ∈ℤ}, csc 2 (x)=cot 2 (x)+1 .

( ) ( )
2 2
2 1 1 cos2 ( x)+sin 2 ( x) cos2 (x) sin2 ( x) cos( x) 2
csc (x)= = 2 = 2
= 2 + 2 = +1=cot ( x)+1
sin( x) sin ( x) sin (x) sin ( x) sin ( x) sin( x)

2 2
∀x∈ℝ /{k π , k ∈ℤ}, csc (x)=cot (x)+1
m
kπ 2m( 2m+2)
b- Et en déduire que :. ∑ csc (
2
)=
k =1 2m+1 6

m
( 2m)( 2m1) 2m (2m1)
On a l'égalité x 1+x 2+...+x m =
6
donc : ∑ x r= 6
et x r =cot 2 (θ r ) donc :
k =1

m
2m (2m1) m 2m (2m1)
∑ x r= 6
⇒ ∑ cot 2 (θ r )=
6
k =1 k =1

m m m m m
( 2m)(2m1)
∑ csc2 (θr )=∑ (cot2 (θ r )+1)=∑ cot2 (θ r )+∑ 1=∑ cot2 (θ r )+m = 6
+m
k =1 k=1 k =1 k =1 k =1

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m
(2m )(2m1)+6m (2m)(2m1+3) (2m )(2m+2)
∑ csc2 (θr )= 6
=
6
=
6
.
k =1

m
kπ 2m( 2m+2)
On a démontré que : ∑ csc2 ( 2m+1 )=
6
k =1

Partie B

5-Montrons que ∀ y ∈ℝ 0<y< π , on a 0<sin y<y<tan y


2

0<y< π , on a 0<sin y . Démontrons que sur l'intervalle π


∀ y ∈ℝ
2 ]0, 2 [ la fonction qui à y
associe ysin( y) est strictement positive.

π
[ ]
On pose f ( y)=ysin (y ) . f est dérivable sur 0, 2 et f '(y )=1cos( y) .
π π
[ ]
f ' est strictement positive sur 0, 2 , on en déduit que f est strictement croissante sur [0, 2 ] .

Et donc :
f (0)<f (y) et comme f (0)=0 alors : ∀ y ∈ℝ 0<y< π , on a sin y<y
2

π
Démontrons que sur l'intervalle ]0, 2 [ la fonction qui à y associe tan ( y)y est strictement
positive. On pose g ( y)=tan (y)y .

π
g est dérivable sur ]0, 2 [ et g '(y )=1+tan 2 (y )1=tan 2 (y)

π π
La dérivée de g est strictement positive sur ]0, 2 [
donc g est strictement croissante sur
π
]0, 2 [ .
g (0)<g ( y) et comme g (0)=0 . On a 0<g (y ) et : 0<y< 2 , on a y<tan (y )

On a démontré que : ∀ y ∈ℝ 0<y< π , on a 0<sin y<y<tan y


2

La fonction carrée est croissante sur les nombres positifs, on en déduit que :

∀y 0<y< π , on a 0<sin 2 ( y)<y 2<tan 2 ( y)


2

La fonction inverse est décroissante sur les nombres positifs, donc :


1 1 1
∀ y 0<y< π , on a 2
< 2< 2
2 tan ( y) y sin (y )

Et donc :

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PCSI Corrigé devoir maison n°3 Mardi 18 Octobre 2011

1
∀ y , 0<y< π , cot 2 ( y)< 2 <csc2 (y)
2 y

2m( 2m1) 2m+1 2 2m+1 2 2m+1 2 2m( 2m+2)


6-a) Démontrer <( π ) +( ) +...+( )< .
6 2π mπ 6

On applique l'inégalité précédente avec: y= . On obtient donc :
2m+1

( )( ) ( )
2
2 rπ 2m+1 2 rπ
∀ r ,1≤r <m , cot < <csc
2m+1 rπ 2m+1

( ) ( ) ( )
r=m r= m 2 r= m
rπ 2m+1 rπ
D'où : ∑ cot2 2m+1
<∑
r π
< ∑ csc 2
2m+1
r=1 r=1 r=1

D'après les questions Partie A, 3 et 4-b, on en déduit que :

( )
r=m 2
2m ( 2m1) 2m+1 2m( 2m+2)
<∑ <
6 r=1 rπ 6

b)
6
<∑
r=1 rπ
<
6( ⇒ )
2m( 2m1) r=m 2m+1 2 2m( 2m+2) 2m( 2m1) π2 r= m 1 2 2m (2m +2) π2
<∑
( 2m+1)2 6 r=1 r
<
(2m+1)2 6 ()
Propriété : la limite en +∞ d'une fraction rationnelle est la limite du quotient des termes de plus
haut degré.

2m ( 2m1) ( 2m )(2m )
lim m →+∞ 2
=lim m →+∞ 2
=1 De même :
( 2m+1) (2m )

2m ( 2m+2) (2m )( 2m)


lim m →+∞ 2
=lim m →+∞ =1
(2m +1) (2m )2

D'après le théorème des gendarmes, on en déduit que :

1 1 1 1 π2
lim m →+∞ + + +…+ =
12 22 32 m2 6

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PCSI Corrigé devoir maison n°3 Mardi 18 Octobre 2011

Qui veut gagner UN million ?

Euler « démontre » cette égalité en 1735. Il va plus loin et calcule les sommes :
+∞ 2k
1 ∣B 2k∣π
∑ n2k 2( 2k) ! où les B j désigne le jième nombre de Bernoulli.
=
k =1
Le mathématicien allemand Bernhard Riemann, introduit sa célèbre fonction zêta, définit sur les
+∞
1
nombres complexe différents de 1. ζ ( z )=∑ z . Quel est le lien entre la fonction de Riemann et
n=1 n
+∞
1 π2
le problème de Bâle ? Tout simplement ζ (2)=∑ 2 = .
n=1 n 6

En 1859, il affirme que tous les zéros (non triviaux) de cette fonction sont sur le droite d'équation
1
x= . Cette affirmation connue sous le nom d'hypothèse de Riemann n'est toujours pas démontrée.
2

Elle permettrait de mieux connaître la répartition des nombres premiers.

L'institut américain Clay propose 1 million de dollars pour une démonstration de l'hypothèse de
Riemann.

Références :

– « Dans la jungle des nombres premiers » John Derbyshire, Dunod, 2007


– « La symphonie des nombres premiers » Marcus du Sautoy, Points, 2007
– Tangente Sup, n°62, Octobre 2011

*** Fin du corrigé ***

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