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Introduction à la criminologie et ses enjeux

Le document présente une introduction à la criminologie en définissant la discipline et ses objectifs. Il décrit ensuite les différentes facettes du crime, notamment le délinquant, la victime et la réaction sociale. Quelques termes clés sont également définis comme la norme, la loi, la déviance et le crime. Un exemple de documentaire sur la situation des femmes en Inde est ensuite résumé.

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Introduction à la criminologie et ses enjeux

Le document présente une introduction à la criminologie en définissant la discipline et ses objectifs. Il décrit ensuite les différentes facettes du crime, notamment le délinquant, la victime et la réaction sociale. Quelques termes clés sont également définis comme la norme, la loi, la déviance et le crime. Un exemple de documentaire sur la situation des femmes en Inde est ensuite résumé.

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Criminologie

Cours 1 Matière: Définitions r


p
1.0 La criminologie est : t
é
1. Un champ de compétences qui s’appuie sur les connaissances de plusieurs disciplines
connexes et complémentaires étudiant le même phénomène comme :

- L’anthropologie : Type de criminalité d’un endroit à un autre (sur la planète), évolution du


système pénal d’un endroit à un autre.
Ex : USA et Canada voisins mais conceptions différentes de la pénologie (peines à appliquer)

- La biologie : Bases biologiques chez l’individu qui le pousse à commettre un crime

- L’économie : Permet de comprendre les crimes économiques en se basant sur l’évasion fiscale
Ex : Système de protection de la Mafia

- La géographie : Permet de comprendre les entités géographiques et leur influence sur la


criminalité

- L’histoire : Permet de comprendre les bases historiques de la criminalité selon le temps

- La politique : Dimension des lois et applications des lois, comprendre la réalité des états
délinquants

- La psychologie : Permet de comprendre la santé mentale d’un individu.

- La sociologie : Permet de comprendre un milieu et la criminalité dans celui-ci

2. But de la criminologie : Comprendre et vulgariser le phénomène du crime.

3. Deux types de criminologues :

- Recherchiste

- Clinicien : Encadre un criminel ou un délinquant pour l’aider à se réhabiliter et réduire le risque


de récidive.

2.0 Les facettes du Crime 

1. Le délinquant : Celui qui commet le geste


Donc : aspects bio-psycho-sociaux
Criminologie

2. La victime : Celle qui est victime du geste


Donc : aspects bio-psycho-sociaux

3. La réaction sociale : La réaction d’une société suite aux comportements déviants


- Donc : Gouvernement a le rôle d’encadrer ces citoyens (pouvoir exécutif) par le biais de la
police

- Donc : Le pouvoir législatif (chambre de communes et sénat) propose des projets de lois
ensuite votés.

- *ils doivent être distincts pour éviter les conflits d’intérêts.

- Donc : Le pouvoir judiciaire se situe entre le gouvernement et le citoyen et ne doit pas prendre
position. Doit prendre les lois, les comprendre et les appliquer de façon impartiale.

- L’indépendance des 3 pouvoirs est essentielle pour un équilibre et une équité démocratique.
Plus il y a d’ingérence= plus on s’approche état totalitaire

3.1 La criminalistique

1. L’utilisation des sciences pour résoudre un crime

- Spécialistes en scènes de crimes (qui vont reconstituer la scène de crime)

- Experts appelés dans les procès

- La criminologie aide à la criminalistique


Ex : CSI
Ex : Ex-juge Delisle : Il a tué sa femme mais le fait passer pour un suicide avec son propre
fusil. La chose la plus importante est la crédibilité et le juge Delisle était extrêmement crédible
(peu contredire). Mais, son récit ne tenait pas debout car sa femme était lourdement
handicapée alors elle n’aurait pas pu se lever du divan pour aller chercher un fusil. Les
spécialistes ont aussi un doute car la poudre de fusil manquante et l’orientation du fusil et de la
balle ne permettent pas que la femme se soit tirée elle-même. Les seules empreintes digitales
étaient celles du juge et de sa femme alors il a été condamné.

3.0 Termes

- Une norme : règle implicite (informelle) ou explicite (formelle) encadrant les comportements en
fonction du groupe de référence
Ex : Manger la bouche ouverte et dégouliner quand la personne est atteinte de démence mais
pas normal à un grand restaurant
Ex : Implicite : dire bonjour, tenir la porte. Enseignées par le milieu
Ex : Explicite : ne pas courir sur le bord d’une piscine. Écrites.
Criminologie

- Une loi : Règle de base et cadre formel qui décrit les comportements acceptables et
inacceptables dans une société. Limite pour encadrer les citoyens.

- Déviance : dévier d’une norme sociale

- Délinquance : Trajectoire délictuelle d’un individu : un passage à l’acte répété, qui dépasse le
passage à l’acte unique, le crime ou l’agir délictuel. Le délinquant est plus loin que le criminel.
Ensemble du comportement d’un individu. A une relation toxique avec normes et règles
Ex : Un individu peut commettre un meurtre dégoutant sans être un délinquant
Ex : Excès de drogues ou d’alcool qui dépassent tout le temps la norme.

- Marginalité : Fait de vivre de façon habituellement délibérée et régulièrement en dehors des


norme sociales.
Ex : Les itinérants sont à l’extérieur de la société

4.0 Le crime

1. D’un point de vue législatif : ce qui est interdit par la loi et ce qui peut être puni. Mais les cadres
juridiques ne sont pas constants universellement et historiquement.
Ex : L’homosexualité est punie sévèrement dans certains pays mais est considérée comme
faisant partie de la société au Canada.

2. Pour Émile Durkheim : Est un fait normal et essentiel permettant de faire évoluer les sociétés.
Pas un seul pouvoir exécutif qui est capable de stopper les crimes
Ex : Socrate était un criminel car il prônait la liberté de penser et aujourd’hui, cela fait partie
intégrante de la société.
Ex : L’avortement et l’aide médicale à mourir (tuer par compassion quelqu’un qu’ils aimaient)
nous a amenés à réfléchir.

3. Pour Maurice Cusson :


- Le crime est un geste qui doit être punissable au Code Criminel et excluant les règlements
(excès de vitesse) ou des délits statutaires (boire de l’alcool mineur) car cela encadre de façon
très inégale les peuples et les gestes ne vont pas à l’encontre du Code criminel

- Le geste doit causer une victime (dommage évident à autrui). Exclure la prostitution, la vente
de drogue et le jeu illégal car il n’y a pas de victime. Cela est très bénéfique en recherche
(cadre semblant pour tous les individus)

4. Pour Henri Ellenberger : Le crime est un acte anti éthique et antisocial grave (on peut aller à
l’encontre de la réflexion éthique et morale) en tenant compte de la dimension temporelle,
généralement interdit par la loi et résultant de processus complexes d’ordres sociologiques,
psychologiques et biologique.

Le documentaire des femmes en Inde :

- Drame : Une jeune fille s’est suicidée 1 mois et demi après viol par 4 hommes du village qui
Criminologie

appartenaient à des familles riches

- La police : venue à chaque jour après le vol pour que la famille trouve un arrangement avec
l’accusé et qu’ils retirent leur plainte. Sinon : la petite sœur serait présentée comme une
prostituée et serait accusée. La police manipulait la mère. C’est pour cela qu’elle s’est suicidée.
Les policiers la traitaient terriblement mal (décrire le viol) 2 policiers en charge de l’affaire
arrêtés suite à sa mort

- 25 000 femmes violées en Inde par année et doivent vivre dans la honte et obtiendront jamais
de justice.

- Autre crime : étudiante de 23 ans battue violée et torturée par 6 hommes dans un bus.

- Police : retrouvent l’étudiante et son petit-ami sur la chaussée mais tardent à réagir.

- Social : Sa mort déclenche des émeutes à travers le pays contre la police et le gouvernement
et ils réclament la pendaison pour les coupables et plus de protection pour les femmes. La
mort de la jeune dame a déclenché une révolution. Veulent égalité avec hommes. Rébellion
des femmes soutenue par beaucoup d’hommes. Pression sur les autorités. Un comité créé au
gouvernement ou renoncer à la violence mais pas toutes les suggestions retenues et c’est la
dénonciation des manifestants. Veulent en finir avec le conservatisme du gouvernement
(comment les femmes doivent se comporter et s’habiller). Rejettent le fait que les femmes
sont coupables de viol.

- Culture de la violence contre femmes : Inde rurale et conservatrice pense que la jeune
femme est coupable de ce qui lui est arrivé car elle était dehors la nuit. Les talibans indiens
contrôlent les villages et s’inquiètent de l’éducation des jeunes filles ainsi que de leur
émancipation. Certaines femmes ne peuvent pas porter de Jeans et avoir de téléphones. En
cas de problèmes, ils chassent le garçon et la fille du village ou ils les marient! Les femmes
doivent se couvrir le visage. Misogynie contre les femmes (fête pour les garçons naissance
mais les filles des fois tuées). Si les filles sortent dehors, elles se font harceler. 94% des
femmes affirment ne pas être à l’aise dans les transports en commun.

- Sécurité : des agents de sécurité sont employés par les femmes pour repérer la voiture en cas
de problème avec une entreprise. Des bombes et des cours d’auto-défense sont aussi fournis

5.0 Suite au visionnement :

1. Subjectivité des normes et des lois (Exercice 1)


- Varient selon des aspects sociologiques, culturels, temporels et politiquo-juridiques
- Pas d’universalité des punitions

2. Dame Justice
- Tient dans une main la balance dans la justice (pour les blancs) et le reste des personnes sont
punies.
- Dans un pays, les lois et les règles ne sont pas appliquées de la même manière (noirs vs
Criminologie

blancs)
- La répression des comportements n’est pas la même
Ex : Manifestations Pro Trump ne sont pas encadrées par la police mais le mouvement Black
Lives Matter oui.

3. Charlie Brown :
- Un fusil dans la main
- Peu de pays qui ont des règles permissives sur les armes à feu.
- Certains citent le deuxième amendement (pour se défendre) mais cela fait partie d’une
mentalité (argent, autonomie, indépendance envers le gouvernement, possibilité de se
défendre)
- Crainte du gouvernement alors ce droit est essentiel à leur satisfaction.
- Réalité sociologique et culturelle qui ne se retrouve pas ailleurs dans le monde.

4. Un bûcher :
- Les femmes sorcières étaient brûlées car pacte avec diable
- Si elles survivent aux flammes : diable et pendaison
- Mais survivaient rarement
- Femmes célibataires, pas pratiquantes, rituels de célibat, aucune idée des mœurs.

5. Un esclavagiste
- Il ne se prend pas pour un criminel : il donne des emplois
- On retrouve cela dans les complotistes (justifications des gestes)

6. L’échelle de gravité de Wolfgang :


- N :50000 (participants)
1. Ampleur des atteintes intégrité physique
2. Dangers exposés à l’autrui
3. Violence des moyens
4. Importance des pertes monétaires
5. Vulnérabilité de la victime (enfants, femmes, malades)
6. Intention coupable : élément central des procès

6.0 Les méthodes de recherche :

1. Sentiment de sécurité (dans un environnement) et cela va dicter les policiers. La police et le


pouvoir exécutif s’appuient sur le sentiment de sécurité.
Ex : Mettre l’accent sur les vols de vélos car si trop=atteinte à la sécurité

2. Délinquance auto-révélée : poser des questions sur les antécédents délinquants pour
comprendre des comportements et avoir un meilleur portrait de la criminalité.

3. Sondage de victimisation : Pour éviter la sous-représentation.


Ex : Plus de 2 femmes sur 3 victimes agression sexuelle.

4. Analyse de contenu statistique : Fluctuations d’une province à une autre (par exemple) pour
mieux comprendre le crime et son évolution dans les milieux.
Criminologie

5. Entrevue : Comprendre les comportements des individus.


Ex : John Dillinger

6. Étude de cas : sans avoir obligatoirement accès à des entrevues.

7. Observation : Observer des phénomènes et ensuite organiser le matériel urbain pour que ce
soit plus efficace.
Ex : Infiltrer les gens au Capitol pour voir ce qui se passe

Cours 2 Matière: Criminalité à Montréal

1.0 Taux d’incarcération par habitant


- 117 personnes incarcérées par 100 000 habitants
- Aux USA : 730 par 100 000
- Les punitions (incarcérations et peines de mort ne sont pas toujours efficaces)

2.0 : Taux de crimes déclarés par la police au Canada


- Sensiblement le même dans les pays occidentaux
- La criminalité diminue (1990)
- Tendance différentes d’un pays à un autre (reccrudescence)
- Même chose à Montréal. Le nombre de meurtres crimes organisés est moins élevé que les
crimes passionnels. (Tendance inversée en 2020).
- La criminalité est moins grande et moins violente
- Le centre ville : crimes moins graves mais le plus de crimes
- Saint-Laurent : gravité des crimes la plus élevé

Donc : La constitution des quartiers nous permet de prévoir le type de criminalité.

Plus il y a de déplacements : crimes vs biens et mineurs. Sans-abris et prostituées.


Dans les quartiers résidentiels : beaucoup moins de criminalité mais plus violente.
Criminologie

Cours 3 Matière: L’ancien régime *importance du contre-pouvoir (soit par le gouvernement, les
journalistes et etc…)

Avec le Covid, les contres pouvoirs sont diminués car la situation est partiellement contrôlée par les
directions de la santé publique. Le couvre-feu n’est donc par remis beaucoup en question car c’était
nécessaire selon la santé publique.

La réaction populaire : Les gens n’ont jamais été à ce point complotistes depuis le début de la
pandémie car le pouvoir est détenu par un seul individu (parallèle au pouvoir complet du Roi)

1.0. La notion de spectacle


- Les nains amusaient la foule avec une fausse exécution
- Humiliation de l’agresseur
- Scène au milieu
But : montrer la splendeur ou la barbarie du dirigeant.

2.0. Buts de la torture


- Punir (faire montrer la force même si l’individu est décédé). Pour montrer le pouvoir absolu du
roi sur les barbares.
- Faire avouer
Criminologie

3.0. Les outils de torture


- Les bûchers (pour brûler les sorcières qui étaient des avocates du diable et si elles ne brulaient
pas, c’est qu’elles avaient une possession du diable : noyade). Le feu représentait la punition
du diable
- La pillerie : Attacher quelqu’un en public pour l’humilier (peuvent en mourir si pas de nutrition)
- La chaise à clous : assis sur une chaise et les clous pénétraient la peau pour que l’individu
meurt ensuite d’une hémorragie.
- La chaise de Juda : détenu assis des 2 côtés de la pointe et meurt ensuite d’une hémorragie.
- La poire d’étouffement : mettre dans la bouche des menteurs et tourner pour briser la
mâchoire.

4.0. Les pouvoirs du Roi totalitaire :


- Châtier les méchants pour montrer l’exemple (expier les fautes et conserver la paix publique.
- Rhétorique du mal : l’homme est un pêcheur donc le crime est un péché er le criminel agit par
passion.
- Mélange de droit, de morale et de religion
- Le Roi est le représentant de Dieu sur terre donc il a tous les pouvoirs

5.0. Le système de justice et ses faiblesses:


- Le Roi rédige et applique les lois alors pas d’arbitraire du juge et aucune distance entre le
pouvoir législatif et l’exécutif (pas de protection du citoyen ni d’impartialité). Le roi se vengeait
contre ses ennemis
- Le procès à huis clos : procès sans le condamné : pas de protection par un avocat et c’est
donc le roi qui décide les peines à appliquer
- Donc : la torture sert à punir et à faire avouer.
- Manque de gendarmes (gardiens de la paix) qui n’existaient pas dans l’ancien régime.
Remplacement de ces gardiens par un pouvoir absolu du roi et des punitions très violentes
- Risque de favorisation de la vengeance : la vendetta pour montrer le pouvoir et la sévérité du
roi et cela va l’emporter sur la certitude et la célérité.

Cours 4 Matière: Le siècle des lumières

1.0. Ce que ça signifie :


- Les lumières de l’esprit qui vont illuminer l’Europe par des réflexions nouvelles
- Les lumières de rue de Paris qui vont illuminer la ville (première ville illuminée= baisse de la
criminalité car les individus peuvent se faire prendre)
- Culmination vers la Révolution française (impact majeur sur toute l’Europe et ses colonies)

2.0. L’ancien régime vers siècle des lumières :


- Augmentation de l’espérance de vie (plus d’éducation et de réflexions)
- Alphabétisation (réflexions pouvant émerger des savoirs)
- Croissance des villes (forme de criminalité contre les biens)
- Développement du commerce : enrichissement par la surproduction agricole
- Émergence de la bourgeoisie : l’aristocratie est moins présente : diminution de la grandeur des
terres (accroissement de la population) mais les bourgeois les financent.
- Mobilité de la population : circulation et propagation des idées à travers l’Europe.
Criminologie

Foisonnement et révolte envers les pouvoirs en place qui gardent les gens asservis

3.0. La Révolution française :


- Symboliquement le plus important (onde de choc)
- Impact dans toute l’Europe et jusqu’en Amérique (la naissance des USA est la fin de
l’oppression de la royauté). Légitimité du renversement des lois.
- La pouvoir sera donc vaquant
- Instabilité 1870 (restauration de la royauté)
- Conflits entre factions : Robespierre qui a sa façon de gérer le peuple et Napoléon
- Émigration (royaliste vers autres pays)
- Systèmes juridiques et politiques vont s’écrouler
- Naissance de colonies comme le Canada qui vont s’émanciper et de la démocratie des USA.
- Moment charnière dans l’histoire (brutalité et violence)

4.0. De nouveaux paradigmes :


- Nouvelles idées qui vont germer
- Bases des façons de gérer la criminalité et de répondre à la déviance
- Premiers écrits sur le crime
- Les peines
- Le droit des hommes

Comment s’assurer que les gens aient confiance et qu’ils ne veulent pas défier la loi?
Parallèle avec le capitole : dépasser un tabou (limite sacrée) mettre pieds bureau!

Emmanuel Kant: Oser penser par soi-même


Montesquieu: L’esprit des lois (objectif des lois)
Rousseau: Le contrat social, la liberté et l’égalité : diviser le pouvoir
5.0. Cesare Beccaria
- Philosophe italien, juriste, criminaliste, économiste du 18e siècle
- Influencé par Montesquieu
- Publie « Des délits et des peines » (1764) dans lequel il condamne la torture et la peine de
mort
- Propose un système de justice dans lequel la peine serait proportionnelle au délit.
- Une peine juste un peu plus sévère que le dommage causé par le délit car plus la peine est
grave, moins le lien entre la peine et le délit se fait (conscientisation)
- Fonde le droit pénal moderne (aujourd’hui, la phrase ci-haut est applicable) et la pénologie
- Inspire le Code pénal français en 1791

6.0. Jeremy Bentham


- Philosophe, jurisconsulte et réformateur britannique
- Publie « Traité de législation civile et pénale » (1802) ou il amène l’idée de l’utilitarisme moral :
la peine, la punition et la justice ne sont pas des conséquences de Dieu ou des vengeances du
Roi
- Met en place le « calcul hédoniste » : l’individu va se demander quel est le comportement qui
va lui coûter le moins cher pour le plus de bénéfices. (Avantages et risques)

7.0. Nouvelle approche de la peine :


Criminologie

- Elle doit être utile afin de respecter le contrat social et la liberté


- Les peines modérées et certaines sont plus efficaces que les punitions extrêmes
- La probabilité de la peine varie en raison inverse de ses excès de sévérité
- 3 principes cardinaux de la peine :

1. Sévérité (proportionnalité)
2. Célérité (vitesse avec laquelle on applique une peine)
3. Certitude qu’un individu est coupable

Cours 5 Matière: La naissance de la criminologie

1.0. Principaux acteurs du 19e siècle


- Franz Joseph Gall (phrénologie) : cartographie des bosses du crâne associées à des
comportements
Ex : La bosse de l’empathie

- Darwin : Théorie de l’évolution et de révolution des sciences et de la religion. L’idée


fondamentale est que nous sommes un animal comme les autres (social avec particularités).
La religion est donc exclue du contexte théorique. Cela cause encore problème aux Chrétiens
(création de la terre par Dieu) = bouleversement des idées et différente vision des humains

- Galton : cousin de Darwin : eugénisme : sélection par les gênes (comme les nazis ont fait) pour
une meilleure société et élimination des races et des espèces inférieures (pauvres, idiots,
alcooliques, criminels et prostituées)

- Auguste Compte : il a amené une grande vague de positivisme. Philosophe qui propose qu’on
adopte l’empirisme aux sciences humaines (observation et expérimentation). Donc :

1. L’objet de la criminologie est le criminel et non le crime (varie d’un pays à un


autre) ou la peine

2. Le crime n’est ni un choix et ne résulte pas d’un calcul. Le positivisme (quelque


chose de plus que le criminel a et qui le met sur la voie du crime) est un
déterminisme

3. Si nous sommes capables de découvrir ce quelque chose de plus, nous


pourrions le traiter et le prévenir plutôt que de le punir

- André-Michel Guerry et Adolphe Quételet vont faire une cartographie de la France et de ses
changements et réalités sociales. La conclusion fondamentale en criminologie sera la
suivante : les phénomènes sociaux sont stables d’une année à l’autre sur un territoire donné.
Les meilleures données pour prédire celles d’une année sont les données de l’année
précédente. Régularité d’une année à l’autre.
-

- Cesare Lombroso : Un des pionniers de la criminologie. En 1878, il va publier un ouvrage


« L’Uomo Delinquente ». Pour lui, il y avait une caractéristique fondamentale qui expliquait la
criminalité :
Criminologie

1. L’atavisme : avoir des traits génétiques n’ayant pas évolué que les
criminels ont et que les non-criminels n’ont pas. Il avait décidé d’étudier les
comportements physiologiques des criminels pour faire un portrait :
(cerveau plus petit, mâchoires énormes, bras très longs, grands orbites
etc…) Cela ressemble à des singes
2. Autres criminels : Fou moral épileptique (dysfonctions neuronales, criminel
par passion (qui tue par passion), criminel fou, criminel d’occasion.

3. Autres causes : Pauvreté, climat, alcool, civilisation, race chômage,


associations criminelles, prison, éducation, immigration.

Critiques
- Gabriel Tarde : Comment peut-on avoir une caractéristique propre au crime alors que le crime
est subjectif d’un temps à l’autre/ une époque à une autre.

- Charles Goring : Il n’y a aucune différence morphologique significative dans 96 traits


physiologiques chez plus de 3000 détenus. Il met à jour les faussetés statistiques de Cesare
Lombroso

Étudiants de Lombroso : (paternité)


- Enrico Ferri et Raffaele Garofalo : 2 pionniers de la criminologie moderne. Fondent la première
revue scientifique portant sur la criminologie : ils vont amener les gens à contribuer à l’étude du
phénomène criminel.

- Ferri : Amène les composantes bio psycho politico, etc… Amène la loi de la saturation
criminelle (saturation de crimes)
- Remplace les notions de responsabilité et d’expiation par celle de la dangerosité (le niveau de
risque)
- Insiste sur la nécessité de classer les criminels vs classer crimes (individualisation)

- Garofalo :
- Les délits peuvent être répertoriés en deux grandes catégories.
- Le délit naturel: les crimes contre la pitié (assassinat), les crimes contre la probité (vol), les
actes de violence et les délits sexuels.
- Le délit positif: geste définit comme un délit, en vertu d’une loi particulière, à une époque, et
laquelle varie selon le pays et les époques dans un pays donné (l’homosexualité, l’avortement,
etc.).
- L'indemnisation des victimes est une mesure essentielle

Cours 6 Matière: L’anomie

1.0. Les définitions

1. Valeur : Principe idéal auquel une société ou un individu se réfère pour pouvoir exprimer un
jugement moral et privilégier des normes ou des modèles de comportements spécifiques. C’est
Criminologie

donc ce qui importe pour un individu ou une collectivité, et c’est ce qui donne un sens à la vie.
Fondement de notre identité.

Ex : Monde des affaires : La première chose à faire en cas de conflit est d’identifier les conflits
de besoins (possible de le résoudre en réattribuant les besoins et en les redistribuant) des
conflits de valeurs (plus fondamental :2 valeurs qui s’opposent selon la structure des valeurs
en place).

- Pour les gens ayant des valeurs délinquantes : reconnaitre que l’état leur veut du bien est
contraire à leurs valeurs (état est une entité qui les empêchent de vivre comme ils le veulent.

2. Culture : Ensemble des modèles qui déterminent les rôles que jouent les individus dans la
société et qui confèrent une signification ou un sens à ces rôles. Beaucoup plus proche des
valeurs que des besoins (teinte nos valeurs). La culture est un ensemble de valeurs difficile à
déconstruire. Pour modifier des cultures et valeurs (acculturation) il faut beaucoup de temps
(long-terme)

Ex : La culture des armes à feu : à la fois un besoin de posséder une arme et une valeur
fondamentale chez certains individus qui sont autosuffisants dans leur propre défense. La
culture : tous les individus qui vont prôner ces valeurs de protection, de liberté et d’autonomie.

3. Le contrôle social formel : regroupe les mesures entreprises par les institutions pour prévenir
ou réguler les comportements déviants dans une société. Police, gouvernement, justice,
avocats… Effet direct sur la population.

4. Le contrôle social informel : est exercé par le citoyen, sous la forme d’une surveillance
consciente (demander à un voisin de veiller sur sa maison) ou inconsciente (la simple
présence d’individus dans des lieux publics.) C’est ce qui nourrit le sentiment de sécurité des
citoyens.

Ex : Notre famille quitte pour des vacances et nous informons les voisins pour qu’ils surveillent
notre maison. La présence d’individus dans un lieu public réduit la possibilité qu’un crime soit
commis.

5. Herbert Marcuse (homme unidimensionnel) : Homme qui vit dans la société industrielle
avancée (sociétés informatiques) Cette société industrialisée cherche à tous prix à assurer la
pérennité de sa logique de productivité, servant les intérêts du groupe dominant (État, patrons,
chefs d’entreprises, syndicats), en aplanissant toute contestation par l’uniformisation des
besoins et de la pensée. Idéologie de l’enrichissement des uns pour un enrichissement global.
Les valeurs sociales et humaines ont été remplacées par des valeurs associées à la
productivité et à la consommation des biens. L’individu n’a alors plus de réel pouvoir de
décision sur les plans politiques et social. Qui vise le profit.

6. Forme de régulation sociale dans la bande dessinée :


Criminologie

- Calvin est un jeune ayant des comportements délinquants.


- Durant toute la journée, il accepte les aléas désagréables de la vie.
- Il prend conscience des formes de régulation qui se posent sur lui.
- Un enfant de 10 ans préfère des règles désagréables et strictes plutôt qu’une absence de
règles. Les consignes guident l’action et Calvin va bien fonctionner.

7. Émile Durkheim (père fondateur de la sociologie):


- Anomie : situation sociale causée par une perturbation de l’ordre collectif.
Ex : Covid-19 : perturbation phénoménale

- Intégration (attachement) à la société de la part de l’individu


- Régulation (contraintes normatives) de la société (règles et façons de fonctionner)

8. Études sur le suicide


● Suicide égoïste : mauvaise intégration à la société

● Suicide anomique : affaiblissement des régulations normatives (on ne reconnait plus les règles
en place). Instabilité bonne ou mauvaise

Ex : Pandémie : augmentation suicide car les règles ont changé en très peu de temps!
Affaiblissement des règles et de notre capacité à vivre en société.

● Suicide altruiste : renoncement suprême (excès d’intégration)

● Suicide fataliste : état sans espoir (excès de régulation)


Criminologie

9. Autres constats :
- La criminalité n’existe qu’en fonction d’une société et d’une culture donnée, elle n’est donc pas
universelle.

- Le crime est essentiel au développement des société, il les dynamise, il a une fonction sociale.
Ex : Avortement, aide médicale à mourir, légalisation de la marijuana, etc…

- Les criminels jouent le rôle de modèle (en négatif) pour la jeunesse; leur condamnation marque
aux yeux de tous les limites du comportement socialement acceptable et souligne
l’attachement de la société à ses valeurs; la criminalité prouve que le contrôle social n’est pas
total et que liberté existe aussi. (Pour comprendre comment la société fonctionne)

Cours 7 Matière: L’école de Chicago (comment les villes peuvent créer ou engendrer la criminalité et la
délinquance?)

1.0. Les premiers policiers


- Ils vont avoir comme rôle premier de patrouiller et non plus de faire la guerre.
- Dans le but de réguler et protéger les règles de la société
- Nouvelle forme de gendarmes

2.0. Le modèle de Park et Burgess (1925): y propose le modèle écologique qui suppose la ville
comme un organisme vivant comprenant 5 zones :

A. Centre-ville, centre des affaires et commercial *très grande mobilité de la population. (Lieux
de travail et non des lieux d’habitation! Beaucoup de gens qui transitent.
B. Zone de transition où se retrouve la plus grande désorganisation sociale propice à une forte
criminalité (inspirée de l’anomie de Durkheim). Quartiers plus ouvriers plus pauvres. Les gens
qui ont besoin d’aller vers le centre-ville mais qui n’ont pas les moyens de se déplacer et d’aller
plus loin de la ville. Exemple de centre-sud MTL
C. Quartiers ouvriers stables, résidentiel, travailleurs plus pauvres. Exemple quartier Rosemont
D. Quartiers aisés, résidentiel, classe moyenne. Exemple Outremont
E. Banlieues. Villes dortoirs.

3.0. Shaw & McKay (1942) lient dans « Juvenile Delinquency and Urban Areas » la criminalité à la
structure physique de la ville et identifient les nombreuses variables conduisant à la
délinquance :

1. Niveau socio-économique (chômage, pauvreté, etc.) Même chose pour l’espérance de


Criminologie

vie. La pauvreté ne cause pas la délinquance (c’est un facteur important de risque)

2. Hétérogénéité ethnique (des individus dans un même environnement qui n’ont pas les
mêmes valeurs et cultures : manque d’homogénéité culturelle)

3. Structure des familles (monoparentales et nombreuses) : dans les 2 cas, risque d’avoir un
appauvrissement des familles. Manque de disponibilité physique des parents (peu de
régulation parentale)

4. Mobilité résidentielle : Les gens habitent les maisons moins longtemps. Moins grande
appartenance au quartier et affaiblissement du contrôle social informel.

5. Densité de population : plus la densité de population augmente, plus le risque de


comportements violents augmentent. (Moins d’espace vital)

6. Structure de l’habitat (grands ensembles plus impersonnels) : moins grande surveillance


informelle : appartements : réduction appartenance.

7. Santé publique : Plus il y a de problèmes= plus de déviance

8. Service publics : Plus ils sont nombreux, plus la déviance diminue.


Criminologie

Cours 8 Matière: Théorie de la tension (Strain Theory)

1.0. Robert King Merton (1910 – 2003)


La criminalité est le résultat d’une tension (strain) entre l’individu et la société et serait une
stratégie alternative déployée lorsqu’il y a inadéquation entre:
Les buts culturels, les fins, les valeurs, les symboles du succès (les normes) d’une société et
les moyens institutionnels permettant de les atteindre que la structure sociale autorise et met à
la disposition des individus :

Le conformisme : l'individu se soumet aux attentes du groupe


Le travailleur honnête, dévoué et intégré

L’innovation : l'individu accepte les valeurs (buts) du groupe mais ne fait pas siennes les
normes sociales et procédures habituelles (moyens)
La criminalité en col blanc, le vol, la fraude, etc.

Le ritualisme : l'individu reste figé dans un mode de comportement donné, accepte les
moyens mais ne valorise pas les buts
Le travailleur non-intégré, désinvesti

L’évasion : l'individu rejette les buts et les moyens culturellement valorisés et vit en marge de
la société
Mode de vie délinquant, marginaux, sans-abri, etc.

La rébellion : l'individu rejette les buts et les moyens culturellement valorisés par une société
donnée, mais vise à en suggérer, voire en imposer d'autres
Militant, anarchiste, terroriste, etc.

Cours 9 Matière: 3.4 Social Control Theory

● Théorie qui permet de comprendre pourquoi des individus vont adhérer à des groupes
criminels ou délinquants et continuer d’avoir des comportements criminalisés malgré le fait que
ces actions soient interdites en société.
Ex des Proud Boys

● Le délinquant agit au sein d’un groupe (formel ou informel) et il a plus peur de perdre les liens
avec son groupe que d’obtenir une punition

● C’est ce qui motive le délinquant

● Voir Dallas Moore et Justin

● La punition par le groupe est donc pire que la souffrance posée et les conséquences de l’état


La loi est considérée différemment par les délinquants que par nous (valeurs cohérentes avec
la société sont différentes)
Les diverses institutions :
Criminologie

Ce lien est noué avec diverses institutions, tout particulièrement la famille, l’école et les pairs pour les
adolescents. Ce lien se manifeste par l’attachement (affectif) aux personnes, l’engagement (cognitif)
envers les institutions, la participation (actif) à des activités conventionnelles et la croyance aux
valeurs de la société.

● Attachement affectif : fier et content et fort, viril, puissant du sentit exemple : lien avec nos amis
car nous sommes bien avec eux. Pour les délinquants : sentiment affectif envers les autres
délinquants qui se traduit aussi avec un sentiment de vide lorsqu’ils en sont privés : pas un
stooler ! Chez certains enfants intimidés, le seul groupe d’amis qu’ils ont est le groupe
d’intimidateurs parce qu’ils n’ont personne sinon. Ce groupe s’occupe d’eux.

● Engagement : notion cognitive : partager les mêmes façons de penser la société et de


rationaliser et comprendre ce que l’on fait. Chez les délinquants : ils sont délaissés par la
société car ils sont plus pauvres et n’ont pas accès aux mêmes ressources que les plus
riches : structure de la pensée qui amène à comprendre la société et le monde dans lequel on
vit et que l’on partage avec les autres. Engagement cognitif avec les amis : partage de
l’engagement scolaire pour avoir un diplôme.

● La participation : poser des gestes pour se sentir bien est essentiel chez l’être humain. Par
exemple, chez les enfants l’amitié passe par le jeu. Participer à des actions collectives lorsque
l’individu vieilli. Chez les délinquants : rituels initiatiques : pose un geste pour t’impliquer.

● Les croyances : système de valeurs fondamentales propre à chaque individu mais on les
partage avec d’autres qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Cours 10 Matière: Self Control Theory pour comprendre les groupes criminels

Michael Gottfredson & Travis Hirschi (1990) qui dans ses groupes aura davantage la motivation ou la
capacité de devenir délinquant?

1. La socialisation familiale

- La socialisation familiale (comment on apprend à vivre en société en étant dans un milieu


familial) est à la base de l’apprentissage du « self-control » (maîtrise de soi) et le « low self-
control » (faible maîtrise de soi) est un facteur essentiel (mais non suffisant) de la délinquance.
L’apprentissage de la maitrise de soi. Pour les délinquants, la faible maitrise de soi est un
facteur essentiel au développement des comportements délinquants. Par exemple : père
violent avec la mère qui ne maitrisait pas ses émotions donc l’enfant aura plus tendance, suite
à l’observation, à reproduire les comportements illégaux.

- Cette faible maîtrise de soi se manifeste par: des comportements remarquables chez le
délinquant.
Impulsivité, insensibilité à l’autre et à ce que l’on peut faire, activité (action vs réflexion),
quête de sensations et goût du risque pour ressentir que l’on est vivant (rush
dopaminergique), présentisme (ne pas être capable de planifier par exemple lorsque la
personne sort de prison) et prépondérance du non-verbal (la notion verbale est limitée).
Criminologie

Cours 11 Matière: Association différentielle


- La prison peut amener des délinquants à s’endurcir dans la délinquance
- La criminalité s’apprend

1.1. Thorsten Sellin


- Dans une société, il existe de nombreux groupes sociaux (familial, ethnique, professionnel,
etc.), qui fabriquent tous des normes de conduite. Une conduite peut-être moralement bonne
ou mauvaise, non pas de façon universelle mais de façon relative qui varie d’une société ou
d’une culture à une autre, et à l’intérieur d’une société ou d’une culture, d’un groupe social à un
autre.
- Un même individu appartient lui-même à plusieurs groupes sociaux
- Conflit des cultures (comportements contraires)
- La société n’est pas un tout

2.0. Association différentielle


- Appuyée sur le béhaviorisme (le comportement sera répété s’il est accompagné d’une
récompense : conditionnement opérant) : argent ou pouvoir, reconnaissance, paix d’esprit,
tranquillité, etc… Peut être différent pour des individus.

- Pourquoi le délinquant répète le comportement? Récompense au bout de la ligne

- Le comportement criminel est appris, tout comme le comportement légitime. Acquisition des
techniques (comment faire, répéter les techniques comme faire du ski avec une amélioration),
attitudes (avoir le sang-froid, la volonté, la détermination comme dans une compétition de ski,
ne pas considérer la peur dans les yeux de l’autre), rationalisation (explication logique, il faut
se protéger seul) et mobiles

- Socialisation : apprendre le comportement criminel puisqu’il n’y a pas réellement d’école du


crime.

- L’apprentissage de la conformité ou de la criminalité s’effectue suivant le groupe de


référence: l’appartenance à un groupe criminel rend désirable la conduite criminelle, alors que
l’influence positive qu’exercent la famille, l’école ou des pairs non délinquants rend souhaitable
le comportement légitime. Varie en fréquence, durée, priorité et intensité. Groupe fréquenté
assez souvent (plus grande présence auprès d’un individu). La proximité crée la familiarité.
L’influence par répétition va s’ancrer dans l’individu.

- Le criminel doit apprendre à être un bon criminel (cohérent avec valeurs et attitudes du groupe,
pas de snitch, etc…), tout comme le citoyen apprend à devenir un bon citoyen.

- Les individus deviennent criminels parce qu’ils sont en présence de modèles criminels, qu’ils
n’ont pas de modèles non criminels ou que ces derniers ne leur semblent pas suffisamment
attrayants. Par exemple, un individu qui désire adhérer à un gang délinquant devra d’abord
démontrer sa motivation et ses « talents » en subissant avec succès une initiation, puis se
soumettre à une séance de formation au cours de laquelle on lui enseignera tous les trucs du
métier. Son désir d’appartenance l’incitera à accepter de ses pairs toutes ces contraintes. Il
devra enfin manifester son savoir-faire avant de devenir membre à part entière du groupe.
Modeler les comportements!
Criminologie

Cours 12 Matière: Qui est le délinquant?


1.0. Le sexe :
- 3% de la population carcérale sont des femmes (moins d’étude sur elles) : crimes tournant
autour de la maternité et de la sexualité la plupart du temps :
Ex : Maltraitance, abus, abandon, infanticide, prostitution et délits autour de la consommation
de drogues et des petits délits comme le vol et la fraude.
- Peu violentes dans leur criminalité car elles sont moins fortes que les hommes la plupart du
temps.

2.0. Le statut socioéconomique


- Corrélation négative entre le statut social et la délinquance mais aucune corrélation entre le
statut social et la délinquance cachée : moins j’ai de revenu, plus je commets de délits.

- Ce qui signifie que les jeunes commettent des délits dans des proportions similaires quel que
soit leur statut social, mais ceux qui proviennent de milieux défavorisés voient davantage leur
cas se rendre devant les tribunaux. Analphabétisme judiciaire : pas nécessairement les
moyens de se faire représenter en cours et pas de connaissances du système juridique.

- Par ailleurs, la délinquance grave et répétitive est davantage associée à la pauvreté.


Concrètement, la pauvreté agit comme facteur de risque s’il y a une désorganisation du milieu
communautaire dans lequel réside le jeune.

3.0. L’origine ethnique :


En excluant les délits relatifs au statut d’immigrant ou de réfugiés:
• Les immigrants passagers commettent davantage de délits que les nationaux; (gens qui
transitent par un pays)
• Les immigrants définitifs commettent moins de délits que les nationaux; ceux qui arrivent au
pays
• Les immigrants de deuxième génération commettent plus de délit que ceux de première ou de
troisième génération (anomie). Les parents immigrent mais leurs enfants sont nés ici. Ne
reconnaissent pas valeurs importantes
• Peu probable qu’un individu commette un crime s’il vient dans un pays pacifique.
Cette criminalité peut s’expliquer par:
• La pauvreté et le statut précaire des immigrants 
• Le chômage structurel des immigrants
• Le profilage policier
• Le manque de connaissance du système judiciaire
Criminologie

4.0. La trajectoire développementale

Agression chronique (5%)

Agression élevée dégressive (30%)

Agression moyenne dégressive (50%)

Agression très faible (15%)

Étude longitudinale et expérimentale de Montréal. N = 1037 garçons

- Très peu d’enfants qui poursuivent leur cheminement avec des comportements agressifs
- Agressivité : prédisposition importante à la délinquance

5.0. L’Âge :
- La délinquance décroit avec l’âge.

Chez les adolescents de Montréal:


• 93% admettent avoir commis au moins un acte
délinquant durant la dernière année.
• Il y a croissance puis décroissance des gestes durant l’adolescence avec les facteurs :
incarcération, mortalité et les responsabilités sociales qui viennent avec l’âge.

Les critères distinctifs:


• Fréquence
• Style de vie
(sexualité débridée : abusive, agressive, très fréquente, fraude, alcool, drogues, décrochage,
etc.)
Criminologie

6.0. Les types de criminels


- Spécialisé (1 type de criminalité) vs polyvalents (toucher à plusieurs types de criminalité)
- Épisodiques (lié à un style de vie qui les amènent à devenir à risque : santé mentale fragile) vs
chroniques (délits d’une façon constante)
- Violents (beaucoup moins importante en termes de quantité mais attirent davantage l’attention
et une diminution du sentiment de sécurité des citoyens) vs non-violents

Cours 13 Matière: Bases biologiques de la délinquance :

1.0. Étude ouvrant la porte sur la génétique et la délinquance

Mednick, Gabrielli & Hutchings (1984)


Danemark - N = 14 427 enfants adoptés
- Le nombre de sujets est énorme= bonne force statistique
- Difficilement reproductible de nos jours.
- Un enfant dont les parents biologiques sont criminalisés ainsi que les parents adoptifs
présenteront le plus haut de criminalité et inversement.

- Un ou l’autre :
- Parents adoptifs criminalisés et biologiques non criminalisés : 14,7%
- Parents biologiques criminalisés et adoptifs non criminalisés : 20,0%

2.0. La génétique joue un peu plus que l’environnement

Parents biologiques criminalisés

Oui Non

Oui 25,5% 14,7%


Parents
adoptifs
criminalisés
Non 20,0% 13,5%

3.0. Agressivité et agression :


Criminologie

Brendgen et col. (2005)


Études sur des jumeaux de 6 ans - N = 234

Agression sociale (manipulation, agression indirecte, violence verbale)

Facteurs environnementaux
Agression physique

Facteurs génétiques

4.0. Hypothalamus et agressivité :

Hypothalamus médial: Stimulation


Agressivité défensive (déployer des comportements pour se défendre devant l’ennemi)
Réactif, impulsif, défensif
Système nerveux sympathique
Comportement hostile, position d’attaque, etc.

Hypothalamus latéral: Stimulation


Agressivité prédatrice : (retenue, sournoise, comme un chasseur)
Sournois, prémédité, chasseur
Comportement mesuré, efficace, etc.

5.0. L’amygdale et la peur


Criminologie

- Le cas de Charles Whitman


- Sur-stimulation de l’amygdale augmente la perception du danger et de la peur
- Sous-stimulation de l’amygdale chez les psychopathes : pas de frein : retard à évaluer le
danger
- Était monté dans une tour et avait abattu plusieurs étudiants. Avant cet épisode, il était un bon
étudiant sans problèmes : faute de stimulation au niveau de l’amygdale.

- Étude des serpents cachés dans une image 


- Présenter deux types de planches aux individus : 1 avec des serpents (perçus beaucoup plus
rapidement) et 1 avec des fleurs
- Confirme le rôle de l’amygdale dans la perception des dangers
6.0. Le circuit dopaminergique/ de la récompense
Criminologie

- Nous procure un grand bonheur dopaminergique lorsque l’on prend un risque et qu’on réussit
- Ex : sauter en parachute

- REGARDER VIDÉO DANS LA CAPSULE.

7.0. Les fonctions cognitives


- Fonctions exécutives:
Cortex frontal: Le cas de Phineas Gage (1848)

- L'inhibition de la réponse réfère à une série de mécanismes qui permettent la suppression des
cognitions et des actions inappropriées et aussi la résistance aux interférences de l'information
non-pertinente

L’effet Stroop :
Criminologie

8.0. Choses à retenir :


- Facteurs génétiques impliqués modérément dans l’explication de la délinquance;
- Implication du système dopaminergique dans la recherche de sensations fortes, de
l’hypothalamus dans l’explication de l’agressivité et de l’amygdale dans la perception de la
peur;
- Implication du cortex préfrontal dans l’explication de l’impulsivité;
- Plusieurs facteurs biologiques sont plus probants dans la population carcérale mais aucun ne
se distingue nettement des autres.
- Il est possible de croire que l’interaction entre plusieurs marqueurs biologiques puissent
augmenter les risques de délinquances mais il est encore nécessaire de regrouper ceux-ci
(analyse factorielle).
Criminologie

Cours 14 Matière:

Cours 15 Matière:
Criminologie

Cours 16 Matière:

Cours 17 Matière:

Cours 18 Matière:
Criminologie

Cours 19 Matière:

Cours 20 Matière:

Cours 21 Matière:
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