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Triangle de Pascal : Explications et Exos

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THEME :

LE TRIANGLE
DE PASCAL
Considérons le tableau triangulaire suivant constitué de cases empilées :

La case située au sommet de ce « triangle » reçoit la valeur 1. Chaque case recevra comme valeur la
somme des valeurs des cases situées au dessus.
Généralement, il y a deux cases.

Sinon, nous pouvons considérer qu’il existe une case virtuelle contenant
la valeur 0.
Exercice 1 :
Faites un tableau similaire ( 6 ou 7 lignes ) et complétez-le.

 Autre présentation du tableau triangulaire dit triangle de Pascal ou triangle arithmétique

1 Il suffit, pour le compléter, de


faire la somme du nombre situé
1 1 juste au-dessus avec le nombre
( s’il existe, sinon, nous prenons 0)
2
situé juste au-dessus, à gauche

Exercice 2 :
Faites un tableau similaire ( 6 ou 7 lignes ) et complétez-le.

Blaise Pascal (19 juin 1623, Clermont-Ferrand - 19 août 1662, Paris) est un mathématicien et physicien, philosophe et
théologien français.
Enfant précoce, à onze ans, il compose un court Traité des sons des corps vibrants. Son père réagit en interdisant à son fils
toute poursuite de ses études en mathématiques jusqu’à quinze ans, afin qu’il puisse étudier le latin et le grec. Pascal rédige, à
seize ans, un traité sur les sections coniques : Essai pour les coniques. La majeure partie en est perdue mais un résultat essentiel
et original en reste sous le nom de théorème de Pascal. Le travail de Pascal était si précoce que le scientifique Descartes, quand
il a vu le manuscrit, croyait qu’il était de son père. A dix-huit ans, Pascal construit la Pascaline, machine à calculer capable
d’effectuer des additions et des soustractions, afin d’aider son père dans son travail.
En 1654, il écrit son Traité du triangle arithmétique dans lequel il donne une présentation commode en tableau des coefficients
du binôme, le « triangle arithmétique », maintenant connu sous le nom de « triangle de Pascal ». (Il faut noter qu’un
mathématicien chinois sous la dynastie des Qin, Yang Hui, avait travaillé quatre siècles plus tôt sur un concept semblable au
triangle de Pascal et Omar Khayyam, six siècles plus tôt).
Il étudia également la Physique et principalement la pression. Blaise Pascal a réalisé la fameuse expérience des liqueurs (qu'on
traduirait aujourd'hui par Expérience des liquides), qui prouva qu'il existait une « pression atmosphérique ». À l'époque, l'Église
répandait l'idée que « la nature a horreur du vide ». A cette date, la plupart des scientifiques supposaient que quelque invisible
matière remplissait cet espace, mais que ce n’était pas un espace vide. Des inondations ayant eu lieu en Italie et en Hollande
avaient conduit à des pompages d'eau pour vider les carrières de minerai des deux pays. Mais les pompes énormes fabriquées
pour l'occasion laissaient perplexes les hommes de l'Église : la hauteur de l'eau dans les tubes de pompage s'arrêtait à 10,33m .
Et cela en des lieux très différents. À Clermont-Ferrand, Blaise Pascal est en train d'écrire un traité sur la mécanique des
fluides. Il émet donc l'hypothèse qu'une sorte de « pression atmosphérique » empêche l'eau de monter très haut dans les
pompes, et que le vide occupe l'espace supérieur des tubes. Cependant, il se heurte fortement à l'Église, qui fait refaire
l'étanchéité des pompes afin de vérifier qu'il ne s'agit pas d'air. Mais leurs travaux leur donnent finalement tort.
Blaise Pascal répète, en 1646 avec son père à Rouen, les expériences de Torricelli sur le vide. En 1647, Pascal publie ses
Expériences nouvelles touchant le vide et une préface pour un Traité du Vide, où il détaille les règles de base décrivant à quel
degré les divers liquides pouvaient être maintenus par la pression de l’air. Il fournit aussi les raisons pour lesquelles un vide se
trouvait réellement au-dessus de la colonne de liquide dans le tube barométrique.
Il a alors l'idée d'une expérience qu'il va réaliser le 19 septembre 1648 : la pression atmosphérique devrait être différente en
ville (à Clermont-Ferrand) et en haut de la montagne la plus proche, le Puy de Dôme, où la pression doit être nettement
inférieure qu'au niveau de la ville. Pascal transporte donc 75 cm de mercure (poids de 10m 33 d'eau) en haut du Puy-de-Dôme et
à Clermont. Des curés et des savants suivent l'expérience. Grâce au tube-témoin en ville, la présence de vide est démontrée. Il
publie le Récit de la grande expérience de l'équilibre des liqueurs.
Il invente la presse hydraulique (utilisant la pression hydraulique pour démultiplier la force) et la seringue.
Le tableau est le suivant :

Rang 0 1
Rang 1 1 1
Rang 2 1 2 1
La Pascaline
Rang 3 1 3 3 1
Rang 4 1 4 6 4 1
Rang 5 1 5 10 10 5 1
Rang 6 1 6 15 20 15 6 1

 Autre représentation :

1 1 1 1 1 1 1

1 2 3 4 5 6 7

1 3 6 10 15 21 28

1 4 10 20 35 56 84

1 5 . . . . .

La première ligne est constituée de 1. Chaque autre ligne commence par 1 et Le triangle de Yang Hui
les autres nombres sont les sommes de deux nombres : celui qui se trouve à (13ième siècle )
gauche ( sur la même ligne ) avec celui qui se situe juste au-dessus.
C’est sous cette forme que Pascal présente son tableau arithmétique.
n
 Développement de ( a + b ) :

0 0 0
Rappel : a =b =1 si a et b sont non nuls (0 n’existe pas )
1 1
De même a = a et b = b

1
Si n = 1 , alors (a+b) =a+b
2 2 2
Si n = 2 , alors (a+b) =a + 2ab + b
3 2 2 2
Si n = 3 , alors (a+b) = ( a + b )( a + b ) = ( a + b )( a + 2ab + b )
3 3 2 2 2 2 3
(a+b) = a + 2a b + ab + a b + 2ab +b
3 3 2 2 3
soit (a+b) = a + 3a b + 3ab +b

Prenons , pour étude, ce dernier cas.


p q
Nous constatons que les différents termes contiennent des expressions du type a b avec p + q = 3.
3 2 2 3
a + 3a b + 3ab + b

3 0 2 1 1 2 0 3
a b a b a b a b
0 0
=1
car b car a = 1
Maintenant les coefficients de ces quatre termes sont :
3 2 2 3
a + 3a b + 3ab + b

1 3 3 1
Ces coefficients sont les différents nombres du triangle de Pascal situés dans la ligne de rang 3.

Rang 0 1
Rang 1 1 1
Rang 2 1 2 1
Rang 3 1 3 3 1
Rang 4 1 4 6 4 1
Rang 5 1 5 10 10 5 1
Rang 6 1 6 15 20 15 6 1

4
 Autre exemple : Développement de ( a + b ) :
4 2 2
 Nous pouvons décomposer ( a + b ) sous la forme d’un produit de ( a + b ) par ( a + b ) .
4 2 2
(a+b) =(a+b) ( a +b)
4 2 2 2 2
(a+b) =(a + 2ab + b )( a + 2ab + b ) = …………….

 En utilisant le triangle de Pascal :


p q
Les différents termes de ce développement seront, comme précédemment de la forme a b
avec ici p + q = 4 ( 4 étant la puissance )
Quels sont les différentes possibilités ( en ordonnant la recherche ) ?
4 0 4
p+q = 4 + 0 = 4 donc a b soit a
3 1 3
p+q = 3 + 1 = 4 donc a b soit a b
2 2
p+q = 2 + 2 = 4 donc a b
1 3 3
p+q = 1 + 3 = 4 donc a b soit ab
0 4 4
p+q = 0 + 4 = 4 donc a b soit b
Nous pouvons donc écrire ( attention, l’égalité est pour l’instant fausse ) :
4 4 3 2 2 3 4
(a+b) = a + a b+ a b + ab + b
Afin de déterminer les coefficients de ce développement, nous devons regarder la ligne de rang 4 du
triangle de Pascal. Ces nombres sont dans l’ordre : 1 ; 4 ; 6 ; 4 et 1
Par conséquent, nous pouvons enfin écrire :
4 4 3 2 2 3 4
(a+b) = 1a + 4a b+ 6a b + 4 ab +1b
4 4 3 2 2 3 4
soit (a+b) = a + 4a b+ 6a b + 4 ab + b

Exercice 3 :
7
Quel est le développement de ( a + b ) ?

donc
( 2x + 1 ) 3 = 23x3 + 3 . 2²x² . 1 + 3 . 2x . 1 + 1
( 2x + 1 ) 3 = ( 2x )3 + 3 . ( 2x )² . 1 + 3 . 2x . 1² + 13
donc
( x + 1 )3 = x3 + 3 . x² . 1 + 3 . x . 1² + 13
Exercice 4 :
3 3
Développer ( x +1) , ( 2x + 1 )

n
 Développement de ( a − b ) :

( 2x + 1 ) 3 = 8x3 + 12x²+ 6x + 1

( x + 1 ) 3 = x3 + 3 x² + 3x + 1
n n
Il suffit de constater que : ( a −b) =( a + ( -b) )
Par exemple :
2 2 2 2
( a −b) = ( a + ( -b ) ) =a + 2× a×( -b ) + ( -b )
2 2 2
( a−b) =a −2ab +b
Autre exemple :
3 3 3 2 2 3
( a−b) =( a + ( -b) ) =a + 3× a ×( -b ) + 3× a ×( -b ) + ( -b)

2
Comme ( - b ) = b² et ( - b )3 = - b3 , nous avons :
3 3 2 2 3
( a−b) =a −3 a b +3ab −b
3 3
Nous constatons que le développement de ( a − b ) est identique au développement de ( a + b ) aux
signes près.
Le signe – apparaît devant un terme lorsque l’exposant du nombre b est impair. Lorsque l’exposant de b
est pair, le signe qui précède le terme est + .( Une puissance d’exposant pair est toujours positif )

Exercice 5 :
3 3
Développer ( x −1) , ( 2x − 3 )

 Un peu plus loin avec le triangle de Pascal

Le Pascal : Billet de 500 Francs


  Remarque 1 :

Exercice 5 :
Dans le triangle de Pascal disposé, comme suit, faites la
somme des nombres par ligne .

Rang 0 1 =
Rang 1 1 1 =
Rang 2 1 2 1 =
Rang 3 1 3 3 1 =
Rang 4 1 4 6 4 1 =
Rang 5 1 5 10 10 5 1 =
Rang 6 1 6 15 20 15 6 1 =

Que constatez-vous ?

Les résultats sont 1 , 2 , 4 , 8 , 16 , 32 , 64 , ….


Ces nombres sont les puissances successives de 2.

= 1 0
Rang 0 1 2
= 2 1
Rang 1 1 1 2
= 4 2
Rang 2 1 2 1 2
= 8 3
Rang 3 1 3 3 1 2
= 16 4
Rang 4 1 4 6 4 1 2
= 32 5
Rang 5 1 5 10 10 5 1 2
= 64 6
Rang 6 1 6 15 20 15 6 1 2

Démonstration partielle ( étude du rang 3 – Une démonstration n’est valable que si elle étudie tous les
cas )

1 + 3 + 3 + 1 = ?????
3
Reprenons le développement de ( a + b ) .
3 3 2 2 3
Nous avons (a+b) = a + 3a b + 3ab +b
En remplaçant a et b par la valeur 1 , nous obtenons :
3 3 2 2 3
(1+1) =1 + 3×1 ×1 + 3×1 ×1 +1
3
soit 2 =1+3+ 3+1

  Remarque 2 : Problème du taxi


Considérons une ville dont les voies de communication sont
rectilignes et perpendiculaires.

Pour une meilleure compréhension , nous disposerons le dessin


ci-contre comme suit :
Exercice 6 :
Inscrivez, à chaque croisement, le nombre de
possibilités pour se déplacer de A à ce point mais avec
un chemin minimal ( c’est à dire le plus court possible )

Par exemple, pour aller de A à I, il y a 3 chemins


possibles.

La solution est la suivante. Nous retrouvons les


nombres figurant dans le triangle de Pascal.

  Remarque 3 : Somme des n premiers nombres entiers

Rang 0 1
Rang 1 1 1
Rang 2 1 2 1
Rang 3 1 3 3 1
Rang 4 1 4 6 4 1
Rang 5 1 5 10 10 5 1
Rang 6 1 6 15 20 15 6 1

Suites des nombres entiers Somme des n premiers nombres entiers


1 est la « somme » du premier nombre entier.
3 est la somme des 2 premiers nombres entiers . 1+2=3
6 est la somme des 3 premiers nombres entiers . 1+2 +3=6
10 est la somme des 4 premiers nombres entiers . 1 + 2 + 3 + 4 = 10
etc.
Ces nombres 1 , 3 , 6 , 10 , …. s’appellent des nombres triangulaires ( C .f. Thème : Somme des n premiers
entiers )

  Remarque 4 : Disposition des nombres

Exercice 7 :
Dans le triangle de Pascal ci-
dessous, coloriez les nombres
pairs.

La disposition des nombres pairs, dans ce triangle, n’est pas quelconque. Constatez sur le dessin ci-
contre.
  Remarque 5 : La suite de Fibonacci

Reprenons le triangle de Pascal et sommons en diagonale :


Rang 0 1 1 2
Rang 1 1 1 3 5
Rang 2 1 2 1 8 13
Rang 3 1 3 3 1 .. ..…
Rang 4 1 4 6 4 1 .. ..
Rang 5 1 5 10 10 5 1 ..
Rang 6 1 6 15 20 15 6 1

Les nombres 1 , 2 , 3 , 5 , 8 , 13 , … sont les premiers nombres de la suite de Fibonacci ( C.f . Thème
Suite de Fibonacci ).

  Remarque 6 : Choisir des personnes dans un groupe


 Comment choisir 3 personnes dans un groupe de 3 personnes ?
Réponse : Il n’y a qu’une seule possibilité !
 Comment choisir 3 personnes dans un groupe de 4 personnes ?
En appelant, pour les différencier, les 4 personnes du groupe A , B , C et D , nous avons comme
possibilités :
Avec A A,B,C A,B, D A,C,D ( 3 choix )
Sans A B,C,D ( 1 seul choix )
Il y a donc 4 possibilités pour choisir 3 personnes dans un groupe de 4 personnes.

Exercice 7 :
Comment choisir 3 personnes dans un groupe de 5 personnes ?

Rang 0 1
Rang 1 1 1
Rang 2 1 2 1
Rang 3 1 3 3 1
Rang 4 1 4 6 4 1
Rang 5 1 5 10 10 5 1
Rang 6 1 6 15 20 15 6 1
Il y a 1 façon de choisir 3 personnes parmi un groupe de 3 personnes.
Il y a 4 façons de choisir 3 personnes parmi un groupe de 4 personnes.
Il y a 10 façons de choisir 3 personnes parmi un groupe de 5 personnes.
Il y a 20 façons de choisir 3 personnes parmi un groupe de 6 personnes.

Pour déterminer le nombre de façons de choisir 4 personnes parmi 4 , 5 , 6 , … personnes , il


suffit de lire la colonne suivante. Il y a 15 façons de choisir 4 personnes parmi 6 personnes.

Et ainsi de suite ….

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