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Histoire et culture du Niger

Le document décrit brièvement l'histoire et la géographie du Niger, y compris sa colonisation par la France et son indépendance en 1960.

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Niger

pays d'Afrique de l'Ouest

Pour les articles homonymes, voir Niger (homonymie).


Ne doit pas être confondu avec Nigeria.

Le Niger, en forme longue la république du Niger, est un


pays steppique d'Afrique de l'Ouest, situé entre l'Algérie au
nord-nord-ouest, la Libye au nord-est, le Tchad à l'est, le
Nigeria au sud, le Bénin au sud-sud-ouest, le Burkina Faso et
le Mali à l'ouest-sud-ouest. La capitale est Niamey. Les
habitants sont des Nigériens[note 1]. Le pays est
multiethnique et constitue une terre de contact entre
l'Afrique subsaharienne et l'Afrique du Nord. Le Niger fait
partie de la Communauté économique des États de l'Afrique
de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Organisation de la coopération
islamique.

République du
Niger

Armoiries
Drapeau
du Niger.
du Niger.
Devise Fraternité,
Travail,
Progrès
Hymne La Nigérienne

0:00

Fête 18 décembre
nationale
· Proclamation
Événementde la
commémoréRépublique
(1958)
Administration
Forme de République
l'État semi-
présidentielle
Président Mahamadou
de la Issoufou
République
Premier Brigi Rafini
ministre
ParlementAssemblée
nationale
Langues Français
officielles
Capitale Niamey
13° 32′ N,
2° 05′ E

Géographie
Plus Niamey
grande
ville
Superficie 1 267 000 km
totale (classé 23e)
Superficie Négligeable
en eau
Fuseau UTC +1
horaire
Histoire
Indépendance
De la
France
date 3 août 1960
Démographie
Gentilé Nigérien,
Nigérienne
Population22 772 361 hab.
totale (classé 58e)
(2020[1])
Densité 18 hab./km2
Économie
IDH 0,377[2]
(2018) (faible ;
189e)
Monnaie Franc CFA
(UEMOA)
( XOF )
Divers
Code ISO NER, NE
3166-1
Domaine .ne
Internet
Indicatif +227
téléphonique
Organisations
OHADA
internationales
APO
BAD
CEDEAO
CEN-SAD
ONU
CBLT
ALG
G5S

Les plus importantes ressources naturelles du Niger sont


l'or, le fer, le charbon, l'uranium et le pétrole.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Niger.

L'occupation humaine de la région remonte au moins au


VIIIe millénaire av. J.-C. (céramiques du massif de l'Aïr) ; un
cimetière du IIIe millénaire av. J.-C.[3] a été découvert en
2005 dans le désert du Ténéré. Au Ier millénaire av. J.-C., les
Berbères se seraient introduits par une des routes
transsahariennes, refoulant vers le sud les populations
sédentaires ou se métissant avec elles. Au VIIe siècle
l'Empire songhaï se constitue. La capitale de l'Empire est, à
partir du Xe siècle, Gao. La région devient musulmane au
début du XIe siècle, lorsque les rois de Moukia se
convertissent à l'islam. En 1591, l'Empire est défait par les
Saadiens. Entre les XVIIe et XIXe siècles, les Touaregs et les
Peuls contrôlent une partie du pays et, bien avant cette
date, les Haoussas dominent sa partie sud[4].

La zone est conquise par les Français en 1890, la frontière


franco-anglaise (ligne Say-Barroua), est reportée plus au
nord par la Convention franco-britannique 1898. Trois
missions françaises (Fourau-Lamy au Sahara, Voulet-
Chanoine puis Joalland-Meynier par l'ouest, Émile Gentil à
partir du royaume du Kongo), lancées cette même année, se
rejoignirent en avril 1900 à Kousseri et y détruisirent les
forces du chef Rabah, unissant l'ensemble des possessions
françaises d'Afrique. Territoire militaire depuis 1900, pacifié
depuis 1920, le Niger est érigé en colonie le
13 octobre 1922, à l'intérieur de l'Afrique-Occidentale
française ; devenue membre de la Communauté française
en décembre 1958, la république est indépendante depuis le
3 août 1960[5].

De 1960 à 1999 Modifier

Le Niger est alors gouverné par le président Hamani Diori


dans un système de parti civil unique[6].

En 1974, un coup d'État mené par le lieutenant-colonel Seyni


Kountché renverse le pouvoir civil. Ce dernier dirige le pays
avec un petit groupe de militaires jusqu'à sa mort en 1987.
Son chef d'état-major, le colonel Ali Saibou, lui succède,
relâche certains prisonniers politiques, libéralise la
législation et la politique nigérienne et promulgue une
nouvelle Constitution[7].

Toutefois, face aux demandes de la société civile en faveur


de l'institution d'un régime démocratique et multipartite, le
régime finit par les accepter à la fin 1990. De nouveaux
partis et mouvements civiques font leur apparition et une
conférence nationale pour la paix civile est organisée en
juillet 1991. Elle aboutit à l'abrogation de la Charte
nationale, la dissolution de l'Assemblée nationale et du
gouvernement. Un gouvernement de transition vers la
démocratie voit le jour. Amadou Cheiffou est désigné
Premier ministre en octobre 1991[8]. Une rébellion
touarègue agite une partie du pays.

En avril 1993, Mahamane Ousmane devient président après


une élection considérée comme démocratique[9]. Si
l'économie va en se dégradant, certaines réalisations sont à
souligner, comme l'organisation réussie d'un référendum
constitutionnel, l'adoption d'un code électoral ainsi que celle
d'un code rural et enfin la tenue d'une série d'élections
libres, dans un climat pacifié et sur tout le territoire. La
liberté de la presse permet alors l'éclosion de nombreux
journaux indépendants.

Les résultats des élections législatives de 1995 aboutissent


à la cohabitation entre le président et son rival, ancien
Premier ministre, et in fine à la paralysie gouvernementale.
Le colonel Ibrahim Baré Maïnassara met en place le Conseil
de salut national en 1996 et prend la tête d'une transition de
six mois pour rédiger la constitution pour une Quatrième
République. Baré organise l'élection présidentielle en juillet
de la même année mais, alors que le processus de vote est
en cours, remplace les membres de la Commission
électorale et se fait déclarer vainqueur par cette dernière[10].
Les élections législatives truquées de novembre suivant lui
donnent une majorité de 57 % des sièges. Ce coup de force
éloigne les donateurs étrangers, poussant le président Baré
à rechercher l'aide de la Libye pour soutenir l'économie
nigérienne. Parallèlement, on assiste à des violations
répétées des droits de l'homme.

Cependant, il reste alors un point positif de ces journées de


conférence nationale de 1991. L'initiative entamée pour
rechercher la paix avec la première rébellion touarègue et
touboue permet la signature d'un accord de paix en
avril 1995. Les Touaregs revendiquent une plus grande
autonomie sur leur territoire, ainsi que des retombées
économiques des activités minières qui s'effectuent sur leur
territoire. Ils réclament des emplois dans ces mines par
exemple. Il s'agit également de revendications sociales et
politiques. Les Touaregs dénoncent leur marginalisation et
demandent une plus grande autonomie au pouvoir en place.
Le gouvernement nigérien répondit par les armes, via
l'armée nationale.

De 1999 à 2009 Modifier

Cette section ne cite pas suffisamment ses


sources (janvier 2019). 
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables
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nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Le 9 avril 1999, Baré est tué dans un coup d'État mené par
le commandant Daouda Malam Wanké, qui établit un
régime de transition pour un retour à la démocratie. Lors
des élections législatives et présidentielle d'octobre et
novembre 1999, la coalition du Mouvement national pour la
société du développement (MNSD) et de la Convention
démocratique et sociale (CDS), menée par Mamadou
Tandja, gagne les élections.

La nouvelle Constitution du Niger est approuvée en


juillet 1999. Elle restaure le régime semi-présidentiel de la
Constitution de 1992 où le président est élu au suffrage
universel pour 5 ans et nomme le Premier ministre avec
lequel il partage le pouvoir exécutif. L'Assemblée nationale,
pour suivre l'évolution démographique du pays, voit ses
effectifs monter à 171 députés, également élus pour 5 ans
selon un scrutin majoritaire.

Le nouveau pouvoir doit affronter une mutinerie militaire en


août 2002 dans le Sud-Est du pays. L'état d'urgence est
déclaré mais les mutins sont rapidement ramenés dans
leurs casernes ou arrêtés par les troupes fidèles au
gouvernement[11],[12].

Mahamadou Issoufou, actuel président du Niger.


Un lieutenant-colonel des Forces armées du Niger.

La législature élue en décembre 2004 accueille sept partis


politiques différents. Mamadou Tandja est réélu président
en décembre 2004 et choisit de nouveau Hama Amadou
comme Premier ministre. Mahamane Ousmane, à la tête de
la CDS, est réélu Président de l'Assemblée nationale par ses
pairs.

En juin 2007, Seyni Oumarou est nommé Premier ministre


après une motion de censure qui renverse le gouvernement
Hama Amadou. Mais de 2007 à 2008, une seconde
rébellion touarègue a lieu au nord du Niger[13], aggravant les
perspectives économiques du pays et refermant à nouveau
la page des progrès politiques.

Le 4 août 2009, le président Mamadou Tandja réussit son


coup de force lors du référendum constitutionnel décrété
illégal par la Cour constitutionnelle et contesté par
l'opposition politique. Ce référendum vise à autoriser le
remplacement de la constitution nigérienne. Les deux
grands changements qu'il engendre sont la non limitation
du nombre de mandats présidentiels et le passage d'un
régime semi-présidentiel à un régime présidentiel[14].
Mamadou Tandja bénéficie d'une extension exceptionnelle
de son mandat de 3 ans pour « achever les chantiers
entrepris ». La tenue du référendum est précédée et suivie
de grandes manifestations et contestations.

De 2009 à aujourd'hui Modifier

Le 18 février 2010, un coup d'État est organisé dans la


capitale Niamey aux abords du palais présidentiel[15]. Les
insurgés placent le président en état d'arrestation[16] et un
Conseil suprême pour la restauration de la démocratie
(CSRD) est mis en place, sous la présidence de Salou Djibo,
chef d'escadron de l'armée nigérienne. Le lundi
1er mars 2010, le Conseil suprême pour la restauration de la
démocratie présente un gouvernement de 20 membres
parmi lesquels figurent cinq militaires. Mahamadou Danda
est nommé Premier ministre. La Septième République est
proclamée par le chef de la transition le 25 novembre 2010.

Après des élections reconnues libres et transparentes par


les différents observateurs[17], en mars et avril 2011,
Mahamadou Issoufou a prêté serment le jeudi 7 avril 2011.
Il nomme le même jour Brigi Rafini au poste de Premier
ministre.

Mahamadou Issoufou est réélu lors de l'élection


présidentielle de mars 2016 pour un second mandat à la
présidence de la république. Il obtient 92,51 % des suffrages
exprimés, l'opposition ayant boycotté l'élection. Son
principal opposant, Hama Amadou, doit s'exiler en
France[18],[19].

Mais la situation sécuritaire continue à se dégrader dans les


territoires limites avec le Mali, le Burkina Faso et le
Nigeria[20],[21],[22].

Politique
Article détaillé : Politique au Niger.

Subdivisions
Article détaillé : Subdivisions du Niger.

Les régions du Niger.

Le Niger est divisé en 8 régions : Agadez, Diffa, Dosso,


Maradi, Niamey, Tahoua, Tillabéri, Zinder. Chaque région
porte le nom de sa capitale.

Les régions sont divisées en 63 départements depuis 2012


ayant à leur tête des préfets.
La capitale, Niamey, est une communauté urbaine distincte.
La ville de Niamey est composée de 5 communes.

Géographie
Articles détaillés : Géographie du Niger et Environnement
au Niger.

La situation géographique du Niger fait de lui un carrefour


d'échanges entre l'Afrique du Nord et l'Afrique au sud du
Sahara. Situé en Afrique occidentale entre les parallèles
11°37 et 23°33 de latitude nord d'une part, et les méridiens
16° de longitude est et 0°10 de longitude ouest d'autre part,
le Niger s'étend sur 1 267 000 km2. Il est le plus vaste des
pays de l'Afrique occidentale et se classe 6e à l'échelle
continentale (après l'Algérie, la République démocratique du
Congo, le Soudan, la Libye et le Tchad). Le Niger comprend
une zone méridionale au climat de type soudanien et sud-
sahélien. Au nord de la ligne Filingué-Tahoua-Tanout, elle
fait place au climat nord-sahélienne, puis au climat saharien
dans le Nord, le massif de l'Aïr et les plaines qui l'entourent.
Le relief du pays est assez varié. La vallée du Niger a un lit
semé d'îles, bordé de cuvettes, encadré de falaises
gréseuses. Les régions méridionales présentent un relief
tabulaire formant des plateaux latéritiques peu élevés,
coupés de dépressions comme le Dallol Bosso et le Dallol
Maouri, affluents desséchés du Niger : plateaux du
Damergou et de l'Ader, recouverts d'une croûte latéritique
s’enfonçant à l'ouest sous les grès du moyen Niger.
L'Azawad est une vaste plaine ensablée, traversée de larges
vallées peu profondes; l'Aïr, un ensemble de massifs
rocheux coupés de vallées étroites où la vie est plus active.
La partie orientale du pays, au nord du Tchad, est une région
de sable : elle englobe le grand erg du Ténéré , formé de
dunes vives interrompues par les dépressions argileuses du
Kaouar et de l'Agram. Le Niger pénètre dans l'État auquel il
donne son nom par les rapides de Labbézenga. Il ne reçoit
que des affluents secondaires ( Gorouol, Sirba, Goroubi,
Mekrou) et sur la rive droite seulement. Les tributaires du
Tchad n'intéressent que faiblement le pays; le Komadougou
Yobé forme, sur 15 km, la frontière avec le Nigeria; ce n'est
qu'un mince cours d'eau. Compris entièrement dans la zone
de climat sahélien et Saharien, le pays a deux saisons,
sèche et humide, nettement différenciées; les précipitations
se raréfient vers le nord[23].

Image satellite du Niger.

Le territoire du Niger est constitué à 80 % du Sahara et du


Sahel. Seule une bande au sud du pays est verte. L'accès à
l'eau est un problème pour une grande partie de la
population, même si des châteaux d'eau arrivent petit à petit
dans les villes.

Le désert progresse de 200 000 hectares chaque année.


Les programmes gouvernementaux de reforestation se
heurtent aux fréquentes sécheresses et à la demande
croissante en bois et en terres agricoles. Depuis 1990, la
forêt a perdu un tiers de sa surface et ne couvre plus que
1 % du pays[24]. 8 % seulement du territoire reçoit plus de
400 millimètres de pluie par an qui autorise une agriculture
satisfaisante. En 2015, le pays est en situation de pénurie
alimentaire structurelle[25].

Grâce au collectif de régénération naturelle gérée par les


agriculteurs, plus de 5 millions d’hectares de terres au Niger
présentent aujourd’hui des signes de régénération de la
végétation en 2005 par rapport aux années 1970. La
dégradation des terres a été nettement réduite, l’érosion
diminuée, la fertilité augmentée et la productivité agricole
améliorée de façon spectaculaire[26].

Certains animaux, comme les éléphants, les lions et les


girafes, sont en danger de disparition en raison de la
destruction de la forêt et du braconnage. Le dernier
troupeau de girafes en liberté de toute l'Afrique de l'Ouest
évolue dans les environs du village de Kouré, à 60 km de la
capitale Niamey. D'autre part, un parc portant le nom de
« parc national du W du Niger » (à cause des sinuosités du
fleuve Niger à cet endroit) se trouve sur le territoire de trois
pays : le Niger, le Bénin et le Burkina Faso. Dans le fleuve
Niger, les hippopotames sont protégés et se multiplient au
point de devenir menaçants pour les populations locales. À
la tombée de la nuit, il n'est pas rare qu'ils viennent
saccager les cultures du bord du fleuve.

Article détaillé : Aires protégées du Niger.

Démographie
Article détaillé : Démographie du Niger.

Forte de 3 millions d’habitants en 1960[25], la population du


Niger est estimée à 20 millions d'habitants en 2018.

Les différentes ethnies sont[27] :

les Haoussas (55,4 % de la population), qui vivent dans le


Centre et l'Est du pays avec une aire culturelle largement
étendue au Nigeria ;
les Zarmas (18,2 %) et les Songhaïs (4,0 %) qui occupent
l'Ouest du pays et constituent le deuxième groupe du
pays ;
les Touaregs (11 %)
les Peuls (10 %) répartis sur tout le territoire avec une
forte concentration dans la région de Tillabéri ;
les Kanouris (4,2 %) et les Boudoumas dans l'Extrême-
Est ;
les Gourmantchés (0,3 %) dans le Sud-Ouest du pays.
Les Toubous (0,1 %)
les Arabes (0,04 %), répartis majoritairement dans le Nord
du pays et dans la capitale
les Boudoumas

Émigration Modifier

En 2015, l’Union européenne décide d'agir afin de stopper


les migrants venus du sud. Réunis dans la capitale maltaise,
les représentants des pays membres imaginent comment
externaliser leur lutte contre l’immigration, avec l'aide de
certains États africains. En échange d'une aide économique
de quelques centaines de millions d'euros, les autorités
nigériennes acceptent de rendre illégal le passage des
migrants[28].

Depuis lors, toute personne permettant à un migrant


d’entrer illégalement sur le territoire, ou d’en sortir, en
échange d’un avantage financier ou matériel encourt une
peine de cinq à dix ans de prison et une amende pouvant
aller jusqu’à 5 millions de francs CFA (7 630 euros). Celui
qui l’aide durant son séjour sans en tirer avantage — qui le
loge, le nourrit, lui fournit des vêtements — s'expose à deux
à cinq ans de prison[28].

Une simple présomption peut suffire à refouler une


personne vers le sud du pays, parfois après un court
passage en prison. D'après le rapporteur spécial des
Nations unies sur les droits de l’homme des migrants : « Le
manque de clarté du texte et sa mise en œuvre répressive —
au lieu de chercher la protection des personnes — ont
abouti à la criminalisation de toutes les migrations et ont
poussé les migrants à se cacher, ce qui les rend plus
vulnérables aux abus et aux violations des droits de
l’homme »[28],

Fécondité Modifier

Le pays possède le taux de fécondité le plus élevé au


monde avec 7,6 enfants par femme en moyenne. En 2015,
une personne sur deux a moins de 15 ans[29]. Selon le
Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), 30 % des
filles sont mariées avant l'âge de 15 ans et 75 % avant
18 ans. Ces mariages ont souvent pour conséquence
d'interrompre la scolarisation des filles[30]. La charge de
travail journalière de la femme rurale est de 16 à 18 heures
et ne lui donne que bien peu de temps pour ses enfants[31].
Près de 60 % des femmes pensent que, pour au moins une
des raisons citées, il est justifié qu’un homme batte sa
femme[32].

Cette démographie galopante s'explique autant par le poids


des traditions patriarcales que de la religion, mais aussi en
la croyance que les enfants fournissent une main-d'œuvre
agricole gratuite. Cependant, sous le coup de la pression
démographique et du réchauffement climatique, les terres
cultivables se font de plus en plus rares et ont moins de
rendement. Alors que la population risque encore de
doubler d'ici deux décennies, le gouvernement lance à la fin
des années 2010 des programmes de sensibilisation à la
contraception à destination des femmes[33].

Seule une fille sur deux va à l’école primaire, une sur 10 au


collège et une sur 50 au lycée[34].

Langues Modifier

Article détaillé : Langues au Niger.

La langue officielle du Niger est le français. Le Niger est


membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie
de même que de l'Organisation internationale de la
francophonie.

En 2010, les langues les plus parlées sont[27] :

le haoussa (47,2 %), langue chamito-sémitique, parlée en


Afrique de l'Ouest et du Centre.
le zarma et songhaï (18,2 %), langue nilo-saharienne ;
le peul ou fulfuldé (8,3 %), langue nigéro-congolaise ;
le songhaï (5,2 %), langue nilo-saharienne ;
l'amazigh (4,8 %), langue chamito-sémitique ;
le kanouri (4,2 %), langue nilo-saharienne ;
l'arabe algérien (3,4 %), langue chamito-sémitique ;
le moré ou mossi (0,9 %), langue nigéro-congolaise ;
le tamasheq (0,7 %), langue chamito-sémitique ;
le dendi (0,5 %), langue nilo-saharienne.

Il convient d'ajouter aussi le gourmantché, le toubou et le


boudouma qui sont des langues parlées également par une
faible partie de la population. L’anglais est présent, car des
Haoussas du Nigeria sont installés au Niger, et les
échanges entre les deux pays sont importants.

Le Niger compte huit langues nationales : haoussa, zarma,


tamajaq, peul, kanouri, arabe, gourmantché, toubou[35].

Religions Modifier

Article détaillé : Religion au Niger.

Mosquée Tchana de Maradi.

Le Niger est un État séculier dont la société est composée


de 95 à 99 % de musulmans[36],[27],[37]. Le Niger est un pays
membre de l'Organisation de la coopération islamique.

59 % à 95 % des musulmans sont sunnites et 5 % à 7 % sont


chiites. De plus, 47 % sont membres d'une fraternité soufie,
principalement la Tijaniyya soufie[37],[36].

Le reste de la société est composé de chrétiens et


d'animistes.

Le christianisme a une faible implantation au Niger du fait


de l'islamisation ancienne des différentes régions et de la
venue tardive de missionnaires chrétiens durant la
colonisation du pays. Les populations chrétiennes du Niger
se trouvent en grande partie dans la région de Doutchi et
Téra qui concentre également une forte communauté
animiste. Les chrétiens, surtout catholiques, sont souvent
désignés par l'appellation « créoles », en référence à la
colonisation française, car dans le pays, l'islam s'apparente
à un caractère identitaire, surtout pendant la période de la
décolonisation. En 2016, on compte au Niger
70 000 chrétiens, catholiques et protestants [réf. nécessaire].
Les animistes sont environ 50 000, et sont presque tous
concentrés dans la région de Téra, Dogondoutchie, Konni et
Gaya.

L'identité nationale est aussi très influencée par les


Haoussas du Nord du Nigeria qui restent très influents pour
les Haoussas du Niger, qui représentent la majorité de la
population du pays.

Économie
États
l'Oues

Article détaillé : Économie du Niger.

Le Niger est membre de l'Union économique et monétaire


ouest-africaine.

Dès décembre 2004, l'ONU avertit d'une probable famine


pour 2005, provoquée par la sécheresse et les invasions de
criquets. Environ 33 % de la population nigérienne
(3,5 millions de personnes) serait affectée par la pénurie
alimentaire[38],[39]. Fin 2005 et sans l'aide financière
demandée par l'ONU, 2,4 millions de Nigériens ont été
touchés.

Les exportations vers la France de l'uranium des mines


d'Arlit ont longtemps constitué une part importante du
revenu extérieur du pays. En janvier 2009, le gouvernement
du Niger et la présidente du directoire d'Areva signaient une
convention minière stratégique accordant au groupe
nucléaire français un permis d'exploitation sur le gisement
d'Imouraren, présentée par Areva comme la « mine
d'uranium la plus importante de toute l'Afrique et la
deuxième du monde »[40] derrière celle de McArthur River au
Canada. Quand la mine tournera à plein régime, le Niger
deviendra alors le deuxième producteur mondial d'uranium
derrière le Canada.

Les mines de charbon de la région de Tchirozérine sont


exploitées à ciel ouvert.

Le Niger dispose de plusieurs réserves de pétrole. La région


d'Agadez, Zinder, Tahoua et Diffa regorge le pétrole. Selon
l'U.S. Energy Information Administration (EIA), la production
a démarré fin 2011[41]. En 2012, la production était de
20 000 barils par jour. En 2014 elle devrait atteindre
80 000 barils par jour.

Par manque d'infrastructures de qualité et de masse, le


tourisme est peu développé. Certaines routes
« goudronnées » ne sont pas entretenues (accidents
fréquents). Il existe une voie ferrée en cours de réalisation
et seulement deux aéroports internationaux à Niamey et à
Agadez. Seule la partie nord est un peu ouverte aux
touristes recherchant le désert. Bien que le Niger soit l'un
des plus importants producteurs d'uranium au monde, il
figure dans les derniers de la planète en matière de
développement humain (source ONU).

En plus de l'uranium, des sociétés étrangères ont été


autorisées à prospecter d'autres ressources dans le désert,
comme le Canadien SEMAFO qui exploite une mine d'or.
Depuis la fin des années 1990, les « compagnies juniors »
canadiennes, qui ont investi dans plus de 8 000 propriétés
minières, dans plus de 100 pays, pour la plupart encore à
l'état de projet[42] multiplient les contrats avec des pays
africains. La pauvreté minant le pays et le gouvernement
refusant d'investir pleinement dans les zones sous le
contrôle des Touaregs, les nomades se sont révoltés.

Le PIB du Niger a connu une augmentation de 2 % en 2009.


Il était de 10,45 milliards de dollar US à cette même date.
L'agriculture occupait 39 %, le secteur tertiaire 44 % et le
secteur industriel 17 % du PIB en 2001. L'agriculture est
aussi le secteur économique qui mobilise le plus de
population (90 %). Le PIB par habitant est de 1 200 dollars
US.

Culture
Article détaillé : Culture du Niger.

Festival Hawan Sallah Zinder.

La force de la cohésion sociale au Niger, c'est sans doute la


« parenté à plaisanterie » ou « cousinage à plaisanterie » qui
permet aux différents groupes de se critiquer entre eux
sans heurt. C'est un excellent moyen de résorber les
problèmes interethniques et cela fait de la société
nigérienne une société tolérante.

Le Réseau des bibliothèques de lecture publique du Niger


comprend environ une trentaine de bibliothèques. À cela
s'ajoute le réseau des bibliothèques universitaires.

Hawan Kaho a Maradi.

Arts et archéologie Modifier

Musique Modifier

Toumast, groupe de musique ;


Oyiwan, groupe de musique ;
Hip-hop nigérien.
Paléontologie et archéologie Modifier

Le Niger est riche de vestiges paléontologiques et


archéologiques, parfois remarquables.

Plusieurs cimetières de dinosaures sont disséminés dans le


désert, notamment un site près de la falaise de Tiguidit au
sud d'Agadez. De nombreux squelettes et fossiles
d'animaux ont été découverts. Le musée national Boubou-
Hama de Niamey comprend un pavillon réservé à ce thème.
Le massif de l'Aïr (Nord du pays) et le désert du Ténéré
abritent de nombreuses gravures rupestres, comme les
girafes de Dabous[43]. Il n'est pas rare, dans le désert, de
traverser des sites recouverts de pointes de flèche en silex.
Les populations nomades locales (essentiellement des
touaregs) peuvent essayer d'en vendre aux touristes. Les
textes législatifs sont clairs. Pour tenter d'empêcher tout
trafic, la sortie du pays de ces pièces est formellement
interdite.

Dans le Sud-Ouest du pays, près du village de Bura, des


archéologues ont exhumé des sculptures en terre cuite.
Découvert en 1983, le site a été inscrit par l'ICOM
(International Council of Museums) sur la liste rouge des
vestiges archéologiques menacés de pillage[44].

Ordres et décorations Modifier

Ordres nationaux :

Ordre national du Niger.


Ordre du Mérite.

Ordres ministériels/spécifiques :

Ordre des Palmes académiques.


Ordre du Mérite agricole.

Divers
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques

1er janvier Jour de l'an

Journée de la
24 avril
Concorde

1er mai Fête du Travail

Anniversaire de l'indépendance obtenue en 1960. Aussi appelée Fête de l'Arbre, la tradition


Fête de
3 août voulant que chaque Nigérien plante un arbre en vue de lutter contre la désertification du
l'Indépendance
pays.

18 Jour de la
décembre République

25
Noël
décembre

En plus de ces jours fériés à date fixe, il faut ajouter les


fêtes musulmanes :

le jour de la fête de Ramadan ;


le jour lendemain de la nuit du Destin ;
le premier jour du nouvel an musulman ;
deux jours fériés pour la tabaski (Aïd el-Kebir), le jour
même et le lendemain.

Scolarisation et enseignement supérieur Modifier

Article principal : Éducation au Niger.

Le taux de scolarisation était de 63,2 % au primaire en 2012


dans l’ensemble du pays, dont 57,6 % chez les filles[45]. Les
jeunes filles ont beaucoup de difficultés à avoir accès à
l'éducation malgré l’aide de l’UNICEF ou d'autres groupes
d’aide. Le Niger a un taux d'alphabétisation de 30,11 % en
2012 et le taux d’analphabètes atteignait 89 % en 2001. Le
gouvernement a fait plusieurs campagnes de
sensibilisation avec l’aide d’autres pays. Vu l’inégalité de la
répartition des populations sur le territoire, chacune des huit
régions doit trouver la solution à ce problème[46].

Quelques universités au Niger :

Université Abdou-Moumouni ;
Université d'Agadez ;
Université de Diffa ;
Université de Dosso ;
Université islamique de Say ;
Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi ;
Université libre de Maradi ;
Université de Tahoua ;
Université de Tillabéri ;
Université de Zinder.

Codes
Le Niger a pour codes :

NER, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays),


code alpha-3 ;
NE, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays),
code alpha-2 ;
NIG, selon la liste des codes pays du CIO ;
RN, selon la liste des codes internationaux des plaques
minéralogiques ;
5U, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des
aéronefs ;
DR, selon la liste des préfixes des codes OACI des
aéroports ;
NER, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN ;
NG, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN.

Notes et références

Notes Modifier

1. Les ressortissants du Nigeria sont des Nigérians.

Références Modifier

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le 10 mai 2011).
2. ((eenn)) « Human Development Reports » , sur [Link]
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cemetery found in 'green' Sahara Desert » , ABC News.
4. François Wesemael et Roland Wesemaël, « 1955-2005 :
50 ans de science reflétés dans le Petit Larousse
illustré », dans Les dictionnaires Larousse, Presses de
l’Université de Montréal (ISBN 978-2-7606-1991-3, lire
en ligne ), p. 199–217
5. Larousse, Pierre, 1817-1875., Grand Larousse
encyclopedique., Librarire Larousse, 1960-64
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du général Ali Saibou Les militaires ne regagneront pas
leurs casernes », Le Monde, 30 novembre 1988 (lire en
ligne )
8. « Cheiffou Amadou, candidat du RSD », BBC,
29 janvier 2011 (lire en ligne )
9. « Niger : Mahamane Ousmane officiellement proclamé
président », Le Monde, 10 avril 1993 (lire en ligne )
10. « Au Niger, le général Maïnassara gagne l'élection
présidentielle », Le Monde, 11 juillet 1996 (lire en ligne )
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12. ((eenn)) « Troops put down Niger mutiny » , sur [Link],
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fronts », Courrier international, no 915, 14 mai 2008,
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14. « Victoire écrasante de Tandja au référendum
contesté du 4 août » , sur [Link],
7 août 2009 (consulté le 14 février 2019)
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mutins» », Libération, 18 février 2010 (lire en ligne ,
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deuxième mandat », Libération, 2 avril 2016 (lire en
ligne )
19. « Niger : le grand ménage du président Mahamadou
Issoufou », Jeune Afrique, 6 juillet 2016 (lire en ligne )
20. « Afrique de l’Ouest : la stabilité régionale au cœur du
sommet de la Cédéao à Monrovia », Le Monde,
5 juin 2017 (lire en ligne )
21. Laurence Caramel, « Changement climatique et
pression démographique, terreau de la violence au
Sahel », Le Monde, 11 avril 2019 (lire en ligne )
22. « Niger: plusieurs dizaines de soldats tués dans
l'attaque d’une garnison à Inates », Radio France
internationale, 11 décembre 2019 (lire en ligne ).
23. Larousse, Pierre, 1817-1875., Grand Larousse
encyclopedique., Librarire Larousse, 1960-64
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24. PNUE, Afrique, Atlas d'un environnement en mutation,
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30. « Niger : le président Issoufou inquiet d'une
démographie galopante » (Archive • Wikiwix • [Link] • Google

• Que faire ?), [Link], 3.08.2017.


31. Quelques faits et chiffres sur la situation des femmes au
Niger, unicef (lire en ligne ).
32. Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs
Multiples du Niger, Institut National de la Statistique
(INS) et ICF International, 2013, 458 p. (lire en ligne ),
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33. Frédéric Brillet, « Le Niger étouffe de trop d'enfants » ,
Paris Match, semaine du 13 au 19 décembre 2018,
p. 167-170.
34. « En Afrique de l’Ouest, les gouvernements appelés à
plus d’efforts pour réduire les inégalités », Le Monde,
10 juillet 2019 (lire en ligne , consulté le 11 juillet 2019)
35. « Le Niger » , sur Présidence de la République du Niger
(consulté le 13 novembre 2019)
36. ((eenn)) Niger , Département d'État américain, 2015.
37. ((eenn)) « The World's Muslims: Unity and Diversity » , Pew
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38. « Menace de famine au Niger, prévient un expert de
l'ONU » , ONU, 23 juin 2005.
39. « Niger : une famine annoncée » , Afrique Renouveau,
Vol. 19 #3 (octobre 2005), page 3.
40. « Site du collectif » , sur [Link] (consulté le
24 avril 2019)
41. U.S. Energy Information Administration : International
Energy Statistics .
42. Filip Reyntjens et Stefaan Marysse, L'afrique des Grands
Lacs : Annuaire 1999-2000, Editions L'Harmattan,
1er octobre 2000, 426 p. (ISBN 978-2-296-40370-3, lire
en ligne )
43. ((eenn)) The Dabous Rock Art Petroglyph , Bradshaw
Foundation.
44. Inscription de Bura à la liste rouge de l'ICOM .
45. « Statistiques » , sur [Link] (consulté le
13 juillet 2017).
46. [Link]
/[Link] .
Voir aussi

Articles connexes Modifier

Afrique de l'Ouest
Épidémie de méningite en Afrique de l'Ouest de
2009-2010
2000-2015 : Insurrection de Boko Haram, Boko Haram,
Ansaru
Droits LGBT au Niger

Liens externes Modifier

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