Code ISM : Gestion de la sécurité maritime
Code ISM : Gestion de la sécurité maritime
Affaires
Maritimes
DIVISION 160
Chapitre 160-02 – Directives sur l’application du code international de gestion de la sécurité (code ISM) par les
Administrations. Résolution 1022 (26)
Chapitre 160-03-Emission et suivi des documents et titres de gestion de la sécurité par l’Administration
Française
CHAPITRE 160-01
Edition J.O. 04/09/10
160-3
Article 160-01.01
Avant-propos
Lors de l’entrée en vigueur, le 1er juillet 1998, les amendements de 1994 à la Convention de 1974 pour la sauvegarde
de la vie humaine en mer (Convention SOLAS), qui ont donné lieu à l’introduction d’un nouveau chapitre IX dans la
Convention, le Code International de gestion de la sécurité (Code ISM) aura force obligatoire. Le chapitre IX, modifié
par la résolution MSC.99(73), est entré en vigueur le 01 juillet 2002, et, par la résolution MSC.194(80), est entré en
vigueur le 01 janvier 2009.
Les origines du Code ISM remontent à la fin des années 1980, qui ont vu la manifestation d’une préoccupation
croissante quant à l’insuffisance des normes de gestion en matière de navigation maritime. Les enquêtes menées à la
suite d’accidents ont révélé que de graves erreurs avaient été commises par des responsables de la gestion. En 1987,
l’Assemblée de l’OMI a adopté la résolution A.596 (16) qui priait le Comité de la sécurité maritime de mettre au
point des directives concernant les procédures de gestion à bord et à terre, afin de garantir la sécurité de l’exploitation
des transbordeurs rouliers à passagers.
Le Code ISM s’est développé à travers l’élaboration des Directives de l’OMI sur la gestion pour la sécurité de
l’exploitation des navires et la prévention de la pollution, que l’Assemblée de l’OMI a adoptées en 1989par la
résolution A.647(16), ainsi que les Directives révisées, adoptées deux ans plus tard par la résolution A.680 (17) ,
jusqu’à sa forme actuelle, à savoir le Code international de gestion pour la sécurité de l’ exploitation des navires et la
prévention de la pollution ( Code international de gestion de la sécurité(Code ISM) , adopté en 1993 par la résolution
A.741 (18). Le Code a été modifié en décembre 2000 par la résolution MSC.104 (73) et ses amendements sont entrés
en vigueur le 01 juillet 2002. Le Code a été de nouveau modifié en décembre 2004 par la résolution MSC.179 (79) et
les résolutions sont entrées en vigueur le 01 juillet 2006. De nouveau modifié en mai 2005 par la résolution MSC.195
(80), les amendements sont entrés en vigueur le 01 janvier 2009. Modifié en décembre 2008 par la résolution
MSC.273 (85) qui a été adoptée le 01 janvier 2010et ses amendements entreront en vigueur le 01 juillet 2010.
En 1995, reconnaissant qu’il était nécessaire d’appliquer le Code ISM de manière uniforme et que les Administrations
pourraient avoir à conclure des accords concernant la délivrance de certificats par d’autres Administrations,
conformément au chapitre IX de la Convention SOLAS et au Code ISM, l’Assemblée de l’OMI a adopté, par la
résolution A.788 (19), les directives sur l’application du Code international de gestion de la sécurité (Code ISM).Ces
Directives ont été remplacées par les Directives révisées, adoptées en novembre 2001 par la résolutionA.913(22) qui
annulait la résolution A.788(19).
En décembre 2009 les Directives pour l’application du Code ISM ont été adoptées par la résolution 1022 (26). Cette
résolution, annule la résolution A.913 (22), entrera en vigueur le 01 juillet 2010.
Cette division intègre le texte du Chapitre IX de la Convention SOLAS, les Directives ci dessus. En complément cette
division intègre, les Directives pour l’application opérationnelle du Code ISM par les compagnies, les directives sur
les qualifications, la formation et l’expérience requises pour s’acquitter du rôle de personne désignée en vertu des
dispositions du code ISM, et les recommandations concernant la notification des quasi-accidents.
Article 160-01.02
Règle 1
Définitions
Règle 2
Application
1 Le présent chapitre s’applique aux navires, quelle que soit la date à laquelle ils ont été construits, comme suit :
.1 aux navires à passagers, y compris aux engins à passagers à grande vitesse, au plus tard le 01er juillet 2008
.2 aux pétroliers, navire-citernes pour produits chimiques, transporteurs de gaz, vraquiers et engins à grande
vitesse d’une jauge brute supérieure ou égale à 500 tonneaux au plus tard le 1er juillet 1998 ; et
.3 aux autres navires de charge et aux unités mobiles de forage au large d’une jauge brute supérieure ou égale à
500 tonneaux au plus tard le 1er juillet 2002.
.4 aux navires rentrant dans le champ d’application de l’article 160-01.03.
2 Le présent chapitre ne s’applique pas aux navires d’État utilisés à des fins non commerciales.
Règle 3
Prescriptions relatives à la gestion de la sécurité
1 La compagnie et le navire doivent satisfaire aux prescriptions du Code international de gestion de la sécurité. Aux
fins de la présente règle, les prescriptions du Code doivent être traitées comme ayant force obligatoire.
2 Le navire doit être exploité par une compagnie détentrice d’un document de conformité telle que visé à la règle 4.
Règle 4
Certificat
1 Un document de conformité doit être délivré à toute compagnie qui satisfait aux prescriptions du code international
de gestion de la sécurité. Ce document doit être délivré par l’Administration, par un organisme reconnu par l
‘Administration ou à la demande de l’Administration par un autre Gouvernement contractant.
2 Un exemplaire du document de conformité doit être conservé à bord du navire afin que le capitaine puisse, sur
demande, le présenter aux fins de vérification.
3 Un certificat dit Certificat de gestion de la sécurité doit être délivré à chaque navire par l’Administration ou par un
organisme reconnu par celle-ci. Avant de délivrer le Certificat de gestion de la sécurité, l’Administration ou
l’organisme reconnu par celle-ci doit vérifier que la gestion de la compagnie et la gestion à bord sont conformes au
système de gestion de la sécurité approuvé.
Règle 5
Maintien des conditions
Règle 6
Vérification et contrôle
1 L’Administration, un autre Gouvernement contractant à la demande de l’Administration ou un organisme reconnu
par l’Administration doit périodiquement vérifier le bon fonctionnement du système de gestion de la sécurité du
navire.
2 Un navire qui est tenu de posséder un certificat délivré en vertu des dispositions de la règle 4-3 doit être soumis au
contrôle prévu par les dispositions de la règle XI/4 de la Convention SOLAS. À cette fin, un tel certificat doit être
considéré comme un certificat délivré conformément à la règle I/1 ou I/13 de la Convention SOLAS.
Article 160-01.03
Champ d’application
1. Les dispositions de la présente division s’appliquent aux navires suivants ainsi qu’aux compagnies qui les
exploitent :
2. Les dispositions de la présente division ne s’appliquent pas aux navires suivants ni aux compagnies qui les
exploitent :
a) navires de guerre ou destinés aux transports de troupes et autres navires appartenant à un État
membre de l'Union Européenne ou exploités par lui et utilisés exclusivement à des fins de service
public non commercial ;
b) navires qui ne sont pas propulsés par des moyens mécaniques, navires en bois de construction
primitive, yachts et navires de plaisance, sauf s'ils sont ou seront pourvus d'un équipage et
transportent ou transporteront plus de douze passagers à des fins commerciales ;
c) navires de pêche ;
d) navires de charge et unités mobiles de forage au large de jauge brute inférieure à 500 ;
e) navires à passagers, y compris les engins à passagers à grande vitesse et les submersibles à
passagers, autres que les transbordeurs rouliers à passagers, de classes C et D au sens de l'article
223.02 de la division 223 du présent règlement.
3. Sous réserve des dispositions du paragraphe 4 ci-dessous, les navires suivants et les compagnies qui les exploitent
sont tenus de se conformer aux dispositions de la présente division au plus tard le 24 mars 2008 :
4. A Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon, dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle-
Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises, les transbordeurs rouliers à passagers pratiquant une
1) En application du règlement européen (CE) n° 336/2006 du Parlement européen et du Conseil, le code ISM est applicable à tous les
transbordeurs rouliers à passagers, y compris ceux effectuant une navigation nationale.
(2) Les engins à grande vitesse à passagers et les submersibles à passagers sont respectivement définis aux paragraphes 6 et 12 de l'article 2 du
règlement (CE) n° 336/2006 du Parlement européen et du Conseil.
Article 160-01.03-1
Au titre du contrôle par l'État du port, les navires suivants et les compagnies qui les exploitent sont tenus de se
conformer aux dispositions du règlement (CE) n° 336/2006 du Parlement européen et du Conseil au plus tard le 24
mars 2008 :
a) tous transbordeurs rouliers à passagers, effectuant exclusivement des voyages nationaux, quel que soit leur
pavillon ;
b) tous autres navires à passagers, y compris les engins à passagers à grande vitesse et les submersibles à
passagers, de classe A ou B au sens de l'article 223.02 de la division 223 du présent règlement, quel que soit leur
pavillon ;
c) tous navires de charge de jauge brute égale ou supérieure à 500 effectuant exclusivement des voyages
nationaux, quel que soit leur pavillon ;
d) toutes unités mobiles de forage au large de jauge brute égale ou supérieure à 500 effectuant exclusivement des
voyages nationaux et opérant sous l'autorité d'un État membre de l'Union européenne ;
e) navires qui ne sont pas propulsés par des moyens mécaniques, navires en bois de construction primitive, yachts
et navires de plaisance, battant pavillon d'un État membre de l'Union européenne, pourvus d'un équipage et
transportant plus de douze passagers à des fins commerciales.
Article 160-01.04
Dispositions applicables
1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2, il est fait application des dispositions du recueil de règles du "code
international de gestion pour la sécurité de l'exploitation des navires et la prévention de la pollution" (code ISM) tel
qu’il peut être amendé par l’O.M.I. (3)
2. Les compétences et habilitations, en vue de la délivrance des documents et titres de gestion de la sécurité aux
compagnies et aux navires, sont définies au chapitre 160-3. Les modalités de délivrance, de ces documents et titres,
sont fixées au chapitre 160-2.
Article 160-01.05
PREAMBULE
1. L'objet du présent code est d'établir une norme internationale de gestion pour la sécurité de l'exploitation des
navires et pour la prévention de la pollution.
2. L'Assemblée a adopté la résolution A.443(XI) par laquelle elle a invité tous les gouvernements à prendre les
mesures nécessaires pour protéger le capitaine du navire dans l'exercice approprié de ses responsabilités en
matière de sécurité en mer et de protection du milieu marin.
3. L'Assemblée a aussi adopté la résolution A.680(17) dans laquelle elle reconnaissait qu'il était nécessaire que la
gestion soit structurée de manière satisfaisante pour que le personnel navigant puisse assurer et maintenir un
niveau élevé de sécurité et de protection de l'environnement.
4. Etant donné qu'il n'existe pas deux compagnies de navigation, ni deux armateurs identiques et que les navires
sont exploités dans des conditions très diverses, le code est fondé sur des principes et des objectifs généraux.
5. Le code est formulé en termes généraux afin qu'il soit largement appliqué. Il est évident qu'aux différents
niveaux de la gestion, que ce soit à terre ou en mer, des niveaux différents de connaissance des éléments décrits
seront requis.
6. La pierre angulaire d'une bonne gestion de la sécurité est l'engagement au plus haut niveau de la direction.
Lorsqu'il s'agit de sécurité et de prévention de la pollution, ce sont l'engagement, la compétence, les attitudes
et la motivation des personnes individuelles à tous les niveaux qui déterminent le résultat final.
Article 160-01.05.A.1
PARTIE A – MISE EN OEUVRE
1. Généralités
1.1 Définitions
1.2 Objectifs
1.3 Application
1.4 Modalités pratiques d'un système de gestion de la sécurité
.3 améliorer constamment les compétences du personnel à terre et à bord des navires en matière de gestion de la
sécurité, et notamment préparer ce personnel aux situations d'urgence, tant sur le plan de la sécurité que de la
protection du milieu marin.
1.2.3. Le système de gestion de la sécurité devrait garantir :
.1 que les règles et règlements obligatoires sont observés ; et
.2 que les recueils de règles, codes, directives et normes applicables, recommandés par l'Organisation, les
Administrations, les sociétés de classification et les organismes du secteur maritime sont pris en
considération.
1.3. Application
Les prescriptions du présent Code peuvent être appliquées à tous les navires.
4. PERSONNE(S) DESIGNEE(S)
Pour garantir la sécurité de l'exploitation de chaque navire et pour assurer la liaison entre la compagnie et les
personnes à bord, chaque compagnie devrait, selon qu'il convient, de désigner une ou plusieurs personnes à terre
ayant directement accès au plus haut niveau de la direction. La responsabilité et les pouvoirs de la ou des personnes
désignées devraient notamment consister à surveiller les aspects de l'exploitation de chaque navire, liés à la sécurité et
à la prévention de la pollution et veiller à ce que des ressources adéquates et un soutien approprié à terre soient
fournis, selon que de besoin.
6. RESSOURCES ET PERSONNEL
6.1. La compagnie devrait s'assurer que le capitaine :
6.1.1. a les qualifications requises pour commander le navire ;
8.1. La compagnie devrait identifier les situations d’urgence susceptibles de survenir à bord et établir les procédures
à suivre pour y faire face.
8.2. La compagnie devrait mettre au point des programmes d'exercices préparant aux mesures à prendre en cas
d'urgence.
8.3. Le système de gestion de la sécurité devrait prévoir des mesures propres à garantir que l'organisation de la
compagnie est à tout moment en mesure de faire face aux dangers, accidents et situations d'urgence pouvant
mettre en cause ses navires.
11. DOCUMENTS
11.1. La compagnie devrait élaborer et maintenir des procédures permettant de maîtriser tous les documents et
renseignements se rapportant au système de gestion de la sécurité.
11.2. La compagnie devrait s'assurer que :
11.2.1. des documents en cours de validité sont disponibles à tous les endroits pertinents ;
11.2.2. les modifications apportées à ces documents sont examinées et approuvées par le personnel compétent ; et
11.2.3. les documents périmés sont rapidement retirés.
11.3. Les documents utilisés pour décrire et mettre en oeuvre le système de gestion de la sécurité peuvent faire l'objet
du "manuel de gestion de la sécurité". Ces documents devraient être conservés sous la forme jugée la plus appropriée
par la compagnie. Chaque navire devrait avoir à bord tous les documents le concernant.
13.5.1. En cas de retrait du document de conformité, tous les certificats de gestion de la sécurité et/ou certificats de
gestion de la sécurité provisoires associés à ce document devraient également être retirés.
13.6. Une copie du document de conformité devrait être placée à bord afin que le capitaine puisse, sur demande, la
présenter aux fins de vérification par l’Administration ou par l'organisme reconnu par l’Administration ou encore aux
fins du contrôle mentionné à la règle IX/6.2 de la Convention. La copie ne doit pas obligatoirement être authentifiée
ou certifiée.
13.7. Le certificat de gestion de la sécurité devrait être délivré à un navire, pour une période ne dépassant pas cinq
ans, par l’Administration ou par un organisme reconnu par l’Administration ou, à la demande de l'Administration, par
un autre Gouvernement contractant. Le certificat de gestion de la sécurité devrait être délivré après vérification que la
gestion de la compagnie et la gestion à bord sont conformes au système de gestion de la sécurité approuvé. Ce
certificat devrait être accepté comme preuve que la compagnie satisfait aux prescriptions du présent Code.
13.8. La validité du Certificat de gestion de la sécurité devrait faire l'objet d'au moins une vérification intermédiaire
par l'Administration ou par un organisme reconnu par l'Administration ou, à la demande de l'Administration, par un
autre Gouvernement contractant. S'il est prévu d'effectuer une seule vérification intermédiaire et si le certificat de
gestion de la sécurité est valable pour une durée de cinq ans, la vérification devrait avoir lieu entre la deuxième et la
troisième date anniversaire de la délivrance du Certificat de gestion de la sécurité.
13.9. Outre les prescriptions du paragraphe 13.5.1, le Certificat de gestion de la sécurité devrait être retiré par
l'Administration, ou à la demande de l'Administration, par le Gouvernement contractant qui l'a délivré, lorsque la
vérification intermédiaire prescrite au paragraphe 13.8 n'est pas demandée ou s'il existe des preuves d'un défaut de
conformité majeur avec le présent Code.
13.10. Nonobstant les prescriptions des paragraphes 13.2 et 13.7, lorsque la vérification aux fins du renouvellement
est achevée dans un délai de trois mois avant la date d'expiration du document de conformité ou du certificat de
gestion de la sécurité existant, le nouveau document ou le nouveau certificat devrait être valable à compter de la date
d'achèvement de la vérification aux fins du renouvellement pour une période ne dépassant pas cinq ans à compter de
la date d'expiration du document ou du certificat existant.
13.11 Lorsque la vérification aux fins de renouvellement est achevée plus de trois mois avant la date d'expiration
du document de conformité ou du certificat de gestion de la sécurité existant, le nouveau document ou le nouveau
certificat devrait être valable à compter de la date d'achèvement de la vérification aux fins du renouvellement pour
une période ne dépassant pas cinq ans à compter de la date d'achèvement de la vérification aux fins de
renouvellement.
13.12 Lorsque la vérification aux fins de renouvellement est achevée après la date d’expiration du Certificat de
gestion de la sécurité existant, le nouveau Certificat de gestion de la sécurité devrait être valable à compter de la date
13.13 Si, après une vérification aux fins de renouvellement, un nouveau certificat ne peut être délivré ou remis au
navire avant la date d’expiration du certificat existant, l’Administration ou l’organisme reconnu par elle peut apposer
un visa sur le certificat existant et ce certificat devrait être accepté comme valable pour une nouvelle période qui ne
devrait pas dépasser cinq mois à compter de la date d’expiration.
13.14 Si, à la date d’expiration d’un certificat de gestion de la sécurité, le navire ne se trouve pas dans un port dans
lequel il doit subir une visite, l’Administration peut proroger la validité de ce certificat. Toutefois, une telle
prorogation ne devrait être accordée que pour permettre au navire d’achever son voyage vers le port dans lequel il
doit être inspecté et ce, uniquement dans le cas où cette mesure paraît opportune et raisonnable. Aucun Certificat de
gestion de la sécurité ne devrait être ainsi prorogé pour une période de plus de trois mois et un navire auquel une
prorogation est accordée ne devrait être en droit, en vertu de cette prorogation, à son arrivée dans le port dans lequel il
doit être inspecté, d’en repartir sans avoir obtenu un nouveau Certificat de gestion de la sécurité. Lorsque la
vérification aux fins de renouvellement est achevée, le nouveau Certificat de gestion de la sécurité devrait être valable
pour une période ne dépassant pas cinq ans à compter de la date d’expiration du Certificat de gestion de la sécurité
existant avant la prorogation de la validité.
15. VERIFICATION
15.1. Toutes les vérifications prescrites aux termes des dispositions du présent Code devraient être effectuées
conformément à des procédures jugées acceptables par l'Administration, compte tenu des directives élaborées par
l'Organisation.
Article 160-1-05.A.2
MODÈLES DE CERTIFICATS
(Voir pages suivantes)
Certificat N° :
DOCUMENT DE CONFORMITÉ
DOCUMENT OF COMPLIANCE
sous l’autorité du Gouvernement de la RÉPUBLIQUE FRANÇAISE / under the authority of the French
Government
Par / By :
IL EST CERTIFIÉ que le système de gestion de la sécurité de la Compagnie a fait l’objet d’un audit et qu’il
satisfait aux prescriptions du Code International de Gestion pour la Sécurité de l’Exploitation des Navires
et la Prévention de la Pollution (Code ISM) 1 pour les types de navires énumérés ci-dessous (rayer les
mentions inutiles) :
THIS IS TO CERTIFY that the safety management system of the Company has been audited and that it complies with
the requirements of the International Management Code for the Safe Operation of Ships and for Pollution Prevention
1
(ISM Code) , for the types of ships listed below (delete as appropriate) :
(2) (2)
Navire à passagers / Passenger ship Transporteur de produits chimiques / Chemical tanker
Engin à grande vitesse à passagers / (2)
(2) Transporteur de gaz / Gas carrier
Passenger high-speed craft
Engin à grande vitesse à cargaisons / Unité mobile de forage au large /
(2) (2)
Cargo high-speed craft Mobile offshore drilling unit
(2) (2)
Vraquier / Bulk carrier Autre navire de charge / Other cargo ship
(2) Navire roulier à passagers (transbordeur roulier) / Ro-ro
Pétrolier / Oil tanker (2)
passenger ferry (ro-ro ferry)
Le présent Document de Conformité est valable jusqu’au , sous réserve de vérification périodique.
This Document of Compliance is valid until , subject to periodical verification.
Date d'achèvement de la vérification sur la base de laquelle le présent certificat est délivré (jj/mm/aaaa) /
Completion date of the verification on which this certificate is based (dd/mm/yyyy) :
Signature :
Signature :
(*) Cette mention peut être rayée pour les navires effectuant uniquement des liaisons à l'intérieur d'un État membre / May be deleted
for ships engaged only on voyages within one Member State
1 Que l’Organisation a adopté par la Résolution A.741(18) / Adopted by the Organization by Resolution A.741(18)
2 Rayer les mentions inutiles / Delete as appropriate
IL EST CERTIFIÉ que, lors de la vérification périodique effectuée en application de [la règle IX/6.1 de la
Convention et du paragraphe 13.4 du Code ISM et] (*) de l'article 6 du règlement (CE) n° 336/2006 relatif à
l'application du code international de gestion de la sécurité dans la Communauté, il a été constaté que le
système de gestion pour la sécurité satisfaisait aux prescriptions du Code ISM.
THIS IS TO CERTIFY that, at the periodical verification in accordance with [regulation IX/6.1of the Convention and
(*)
paragraph 13.4 of ISM Code and] Article 6 of Regulation (EC) N° 336/2006 on the implementation of the ISM Code
within the Community, the safety management system was found to comply with the requirements of the ISM Code.
Date :
Date of issue :
Date :
Date of issue :
(*) Cette mention peut être rayée pour les navires effectuant uniquement des liaisons à l'intérieur d'un État membre / May be deleted
for ships engaged only on voyages within one Member State
sous l’autorité du Gouvernement de la RÉPUBLIQUE FRANÇAISE / under the authority of the French
Government
Par / By :
Adresse / Address
(Voir le paragraphe 1.1.2 du Code ISM et la partie A, point 1.1.2 de l'annexe I du
règlement (CE) n° 336/2006 / See paragraph 1.1.2 of the ISM Code and paragraph
1.1.2 of Part A of Annex I to Regulation (EC) N° 336/2006)
IL EST CERTIFIÉ qu’il a été reconnu que le système de gestion de la sécurité de la Compagnie [répondait
aux objectifs du paragraphe 1.2.3 du Code International de Gestion pour la Sécurité de l’Exploitation des
Navires et la Prévention de la Pollution (Code ISM) et](*) a été reconnu conforme aux objectifs énoncés
au point 1.2.3 de la partie A de l'annexe I du règlement (CE) n° 336/2006 pour les types de navires
énumérés ci-dessous (rayer les mentions inutiles) :
THIS IS TO CERTIFY that the safety management system of the Company has been recognised as meeting the
objectives of [paragraph 1.2.3 of the International Management Code for the Safe Operation of Ships and for Pollution
Prevention (ISM Code)(1) and](*) paragraph 1.2.3 of Part A of Annex I to Regulation (EC) N° 336/2006, for the types of
ships listed below (delete as appropriate) :
(2) (2)
Navire à passagers / Passenger ship Transporteur de produits chimiques / Chemical tanker
Engin à grande vitesse à passagers / (2)
(2) Transporteur de gaz / Gas carrier
Passenger high-speed craft
Engin à grande vitesse à cargaisons / Unité mobile de forage au large /
(2) (2)
Cargo high-speed craft Mobile offshore drilling unit
(2) (2)
Vraquier / Bulk carrier Autre navire de charge / Other cargo ship
(2) Navire roulier à passagers (transbordeur roulier) / Ro-ro
Pétrolier / Oil tanker (2)
passenger ferry (ro-ro ferry)
Le présent Document Provisoire de Conformité est valable jusqu’au / This Interim Document of
Compliance is valid until
Signature :
Signature :
(*) Cette mention peut être rayée pour les navires effectuant uniquement des liaisons à l'intérieur d'un État membre / May be deleted
for ships engaged only on voyages within one Member State
(1) Que l’Organisation a adopté par la Résolution A.741(18) / Adopted by the Organization by Resolution A.741(18)
(2) Rayer les mentions inutiles / Delete as appropriate
sous l’autorité du Gouvernement de la RÉPUBLIQUE FRANÇAISE / under the authority of the French
Government
Par / By :
IL EST CERTIFIÉ que le système de gestion de la sécurité du navire a fait l’objet d’un audit et qu’il satisfait
aux prescriptions du Code International de Gestion pour la Sécurité de l’Exploitation des Navires et la
Prévention de la Pollution (Code ISM) 2, après vérification que le Document de Conformité de la
Compagnie s’applique bien à ce type de navire.
THIS IS TO CERTIFY that the safety management system of the ship has been audited and that it complies with the
requirements of the International Management Code for the Safe Operation of Ships and for Pollution Prevention (ISM
2
Code) , following verification that the Document of Compliance for the Company is applicable to this type of ship.
Le présent Certificat de Gestion de la Sécurité est valable jusqu’au , sous réserve d’une vérification
périodique et à condition que le Document de Conformité soit en cours de validité / This Safety Management
Certificate is valid until , subject to periodical verification and the validity of the Document of Compliance.
Date d'achèvement de la vérification sur la base de laquelle le présent certificat est délivré (jj/mm/aaaa) /
Completion date of the verification on which this certificate is based (dd/mm/yyyy) :
(*) Cette mention peut être rayée pour les navires effectuant uniquement des liaisons à l'intérieur d'un État membre / May be deleted
for ships engaged only on voyages within one Member State
1 Indiquer le type de navire, à savoir : navire à passagers, engin à grande vitesse à passagers, engin à grande vitesse à
cargaisons, vraquier, pétrolier, transporteur de produits chimiques, transporteur de gaz, unité mobile de forage au large, autre
navire de charge, transbordeur roulier à passagers. / Insert the type of ship from among the following : passenger ship, passenger
high-speed craft, cargo high-speed craft, bulk carrier, oil tanker, chemical tanker, gas carrier, mobile offshore drilling unit, other
cargo ship, ro-ro passenger ferry.
2 Que l’Organisation a adopté par la Résolution A.741(18) / Adopted by the Organization by Resolution A.741(18)
IL EST CERTIFIÉ que, lors de la vérification périodique effectuée en application de [la règle IX/6.1 de la
Convention et du paragraphe 13.8 du Code ISM et] (*) de l'article 6 du règlement (CE) n° 336/2006 relatif à
l'application du code international de gestion de la sécurité dans la Communauté, il a été constaté que le
système de gestion pour la sécurité satisfaisait aux prescriptions du Code ISM.
THIS IS TO CERTIFY that, at the periodical verification in accordance with [regulation IX/6.1of the Convention and
(*)
paragraph 13.8 of ISM Code and] Article 6 of Regulation (EC) N° 336/2006 on the implementation of the ISM Code
within the Community, the safety management system was found to comply with the requirements of the ISM Code.
(*) Cette mention peut être rayée pour les navires effectuant uniquement des liaisons à l'intérieur d'un État membre / May be deleted
for ships engaged only on voyages within one Member State
(**) Le cas échéant, se reporter au point 13.8 du Code ISM et au point 3.4.1 des directives sur l'application du code international de
gestion de la sécurité (code ISM) par les administrations (résolution A.913(22)) / If applicable. Reference is made to paragraph
13.8 of the ISM Code and paragraph 3.4.1 of the Guidelines on Implementation of the International Safety Management (ISM)
Code by Administrations (Resolution A.913(22))
Page 3/3
Certificat N° :
Le navire satisfait aux dispositions pertinentes de la partie B Code ISM, et le Certificat devrait,
conformément au paragraphe 13.13 de la partie B du Code ISM, être accepté comme valable jusqu’au :
The ship complies with the relevant provisions of part B of the ISM Code, and the Certificate should, in accordance with
part B 13.13 of the ISM Code, be accepted as valid until :
Lieu :
Issued at : Cachet ou tampon
de l’autorité qui
Date : délivre le certificat
Seal or stamp of
Date of issue : issuing authority
(1)
Le présent certificat devrait, conformément au paragraphe de la partie B du Code ISM, être
accepté comme valable jusqu’au :
(1)
This Certificate should, in accordance with part B of the ISM Code, be accepted as valid until :
Lieu :
Issued at : Cachet ou tampon de
l’autorité qui délivre le
Date : certificat
Date of issue : Seal or stamp of
issuing authority
Signature de l’agent autorisé :
Signature of authorized official :
Page 1/2
Certificat N° :
sous l’autorité du Gouvernement de la RÉPUBLIQUE FRANÇAISE / under the authority of the French
Government
Par / By :
IL EST CERTIFIÉ qu'il a été satisfait aux prescriptions [du paragraphe 14.4 du Code ISM et](*) du point
2
14.4 de la partie A de l'annexe I du règlement (CE) n° 336/2006 et que délivré à la Compagnie est
applicable à ce navire. / THIS IS TO CERTIFY that the requirements [of paragraph 14.4 of ISM Code and](*) of
2
paragraph 14.4 of Part A of Annex I to Regulation (EC) N° 336/2006 have been met and the of the Company is
relevant to this ship.
Le présent Certificat Provisoire de Gestion de la Sécurité est valable jusqu’au , à condition que le
2
soit en cours de validité. / This Interim Safety Management Certificate is valid until , subject to the
2
remaining valid.
(*) Cette mention peut être rayée pour les navires effectuant uniquement des liaisons à l'intérieur d'un État membre / May be deleted
for ships engaged only on voyages within one Member State
1 Indiquer le type de navire, à savoir : navire à passagers, engin à grande vitesse à passagers, engin à grande vitesse à
cargaisons, vraquier, pétrolier, transporteur de produits chimiques, transporteur de gaz, unité mobile de forage au large, autre
navire de charge, transbordeur roulier à passagers. / Insert the type of ship from among the following : passenger ship, passenger
high-speed craft, cargo high-speed craft, bulk carrier, oil tanker, chemical tanker, gas carrier, mobile offshore drilling unit, other
cargo ship, ro-ro passenger ferry.
2 Sélectionner la mention pertinente / Select as appropriate
Cachet ou tampon de
Date de la prorogation : l’autorité qui délivre le
Date of extension : certificat
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Chapitre 160-02
RÉSOLUTION A.1022(26)
INTRODUCTION
Le Code ISM
Le Code international de gestion pour la sécurité de l'exploitation des navires et la prévention de la pollution (Code
international de gestion de la sécurité (Code ISM)) a été adopté par l'Organisation par la résolution A.741(18) et est
devenu obligatoire par suite de l'entrée en vigueur, le 1er juillet 1998, du chapitre IX de la Convention SOLAS relatif à
la gestion pour la sécurité de l'exploitation des navires. Le Code ISM établit une norme internationale pour la sécurité
de la gestion et de l'exploitation des navires et pour la prévention de la pollution.
À sa quatre-vingt-cinquième session, le Comité de la sécurité maritime a adopté des amendements aux sections
1, 5, 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14 et à l'appendice du Code ISM par la résolution MSC.273(85. En conséquence, il est
nécessaire de réviser le texte des Directives qui figurent dans la résolution A.913(22) de l'Assemblée, lequel est
remplacé par celui des présentes Directives.
En vertu du Code ISM, les compagnies doivent établir des objectifs en matière de sécurité, tels que définis à la
section 1.2, et également mettre en place, appliquer et maintenir un système de gestion de la sécurité qui comporte
les modalités pratiques énumérées à la section 1.4. .du Code ISM ;
L'application du Code ISM devrait favoriser et stimuler l'évolution vers une culture axée sur la sécurité dans le secteur
maritime. Les clés du succès à cet égard sont, notamment, l'engagement, les valeurs et les convictions.
Application obligatoire du Code ISM
Une organisation appropriée de la gestion, à terre comme à bord, s'impose pour garantir des normes de sécurité et de
prévention de la pollution satisfaisantes. Il est donc nécessaire que les personnes responsables de la gestion des
navires adoptent une approche systématique en matière de gestion. L'application obligatoire du Code ISM a pour
objectif d'assurer :
.1 le respect des règles et règlements obligatoires relatifs à la sécurité de l'exploitation des navires et à la
protection de l'environnement; et
.2 la mise en oeuvre et l'application efficace de ces règles et règlements par les Administrations.
Une application efficace par l'Administration doit comprendre la vérification que le système de gestion de la
sécurité est conforme aux prescriptions du Code ISM et la vérification que les règles et règlements obligatoires sont
observés.
L'application obligatoire du Code ISM devrait garantir, favoriser et promouvoir la prise en considération des
recueils de règles, codes, directives et normes recommandés par l'Organisation, les Administrations, les
sociétés de classification et les organisations du secteur maritime.
Responsabilités en matière de vérification et de certification
L'Administration est chargée de vérifier que les prescriptions du Code ISM ont été observées et de délivrer des
documents de conformité aux compagnies et des certificats de gestion de la sécurité aux navires.
La résolution A.739(18) sur les Directives pour l'habilitation des organismes agissant au nom de l'Administration et la
résolution A.789(19) sur les Spécifications définissant les fonctions des organismes reconnus agissant au nom de
l'Administration en matière de visites et de délivrance des certificats, qui ont été rendues obligatoires en vertu de la
règle IX/1 de la Convention SOLAS, ainsi que la résolution A.847(20) sur les Directives visant à aider les États
du pavillon à appliquer les instruments de l'OMI 4, sont applicables lorsqu'une Administration autorise des
organismes à délivrer en son nom des documents de conformité et des certificats de gestion de la sécurité.
1 PORTÉE ET APPLICATION
4
Résolution A.847(20) annulée et remplacée par la résolution A.996 (25), Code d’application des intruments de
l’OMI 2007, tel qu’amendé par la résolution A.1019 (26)
2. . 2 Mesure dans laquelle le système de gestion de la sécurité permet de réaliser des objectifs généraux en
matière de gestion de la sécurité
2.2.1 Le Code ISM établit des objectifs généraux en matière de gestion de la sécurité.
Ces objectifs sont les suivants :
.1 .offrir des pratiques d'exploitation et un environnement de travail sans danger;
.2 évaluer tous les risques identifiés pour les navires, le personnel et l'environnement et établir des
mesures de sauvegarde; et
.3 améliorer constamment les compétences du personnel à terre et à bord en matière de gestion de la sécurité, et
notamment préparer ce personnel aux situations d'urgence, tant sur le plan de la sécurité que sur celui de la
protection de l'environnement.
La vérification devrait aider et encourager les compagnies à réaliser ces objectifs.
2.2.2 Les objectifs susmentionnés donnent aux compagnies des orientations précises pour mettre en place les
éléments du système de gestion de la sécurité conformément au Code ISM. Toutefois, ils ne devraient pas servir à
formuler des interprétations détaillées qui seraient utilisées pour voir si les prescriptions du Code sont observées ou
non, étant donné que l'on ne peut pas déterminer si le système de gestion de la sécurité permet de réaliser ces
objectifs autrement qu'en vérifiant qu'il satisfait aux prescriptions du Code.
2.. 3 Mesure dans laquelle le système de gestion de la sécurité permet de satisfaire aux prescriptions spécifiques
en matière de sécurité et de prévention de la pollution
2.3.1 Le premier critère à observer pour formuler les interprétations nécessaires à l'évaluation du respect
des prescriptions du Code ISM devrait être la mesure dans laquelle le système de gestion de la sécurité permet de
satisfaire aux prescriptions spécifiques définies dans le Code ISM en fonction de normes spécifiques de sécurité
et de prévention de la pollution.
3 PROCESSUS DE CERTIFICATION
3. 1 Activités liées à la certification
3.1.1 Le processus de certification applicable à la délivrance d'un document de conformité à une compagnie et d'un
certificat de gestion de la sécurité à un navire comprend normalement les étapes suivantes :
.1 vérification initiale;
.2 vérification annuelle ou intermédiaire;
.3 vérification aux fins de renouvellement; et
.4 vérification supplémentaire.
Ces vérifications sont effectuées lorsque la compagnie en fait la demande à l'Administration ou à l'organisme
habilité par l'Administration à exécuter les fonctions liées à la certification en vertu du Code ISM, ou lorsque
l'Administration en fait la demande à un autre Gouvernement contractant à la Convention.
Ces vérifications comprennent un audit du système de gestion de la sécurité.
3.2.2 L'évaluation du système de gestion à terre effectuée par l'Administration devrait comprendre une
évaluation des bureaux où une telle gestion est appliquée et, éventuellement, d'autres établissements,
selon l'organisation de la compagnie et les fonctions des différents établissements.
3.2.3 Si les résultats de l'évaluation du système de gestion de la sécurité à terre sont satisfaisants, les préparatifs
ou la planification peuvent commencer en vue de l'évaluation des navires de la compagnie.
3.2.4 Lorsque l'évaluation est terminée et donne des résultats satisfaisants, un document de conformité est délivré à la
compagnie et des exemplaires de ce document devraient être communiqués à chaque établissement à terre et à chaque
navire exploité par la compagnie. Chaque fois qu'un navire est évalué et reçoit un certificat de gestion de la
sécurité, un exemplaire de ce certificat devrait également être transmis au siège de la compagnie.
3.2.5 Il faudrait également transmettre à l'Administration des exemplaires de tous les certificats délivrés par un
organisme reconnu.
3.2.6 Pour une compagnie comme pour un navire, l'audit de la gestion de la sécurité comprend les mêmes
étapes principales. L'objet est de vérifier qu'une compagnie ou un navire satisfait aux prescriptions du Code ISM.
L'audit vise à déterminer :
.1 si le système de gestion de la sécurité de la compagnie est conforme aux prescriptions du Code ISM et,
notamment, à obtenir des preuves objectives établissant que le système de gestion de la sécurité
prévu par la compagnie fonctionne depuis trois mois au moins et qu'un tel système fonctionne, depuis
trois mois au moins, à bord d'un navire au moins de chaque catégorie de navire exploitée par cette
compagnie; et
.2 si le système de gestion de la sécurité permet de réaliser les objectifs définis au paragraphe 1.2.3
du Code ISM. Il s'agit notamment de vérifier que le document de conformité délivré à la compagnie
responsable de l'exploitation du navire s'applique bien à ce type particulier de navire et d'évaluer le
système de gestion de la sécurité à bord pour vérifier qu'il satisfait aux prescriptions du Code ISM et
qu'il est appliqué. Les preuves objectives établissant que le système de gestion de la sécurité de la
compagnie fonctionne effectivement depuis trois mois au moins à bord du navire et à terre, et notamment
les dossiers de l'audit interne effectué par la compagnie, devraient pouvoir être examinés.
3. 7 Demande d'audit
3.7.1 La compagnie devrait soumettre une demande d'audit à l'Administration ou à l'organisme habilité par
l'Administration à délivrer en son nom des documents de conformité et des certificats de gestion de la sécurité.
3.7.2 L'Administration ou l'organisme reconnu devrait ensuite désigner l'auditeur responsable et, le cas
échéant, l'équipe chargée de l'audit.
3.9.1 L'auditeur responsable désigné devrait prendre contact avec la compagnie et établir un plan de l'audit.
3.9.2 L'auditeur devrait fournir les documents devant servir de base pour l'audit afin de faciliter les évaluations,
enquêtes et examens, conformément aux procédures, instructions et formulaires normalisés qui ont été établis pour
garantir l'uniformité des pratiques en matière d'audit.
3.9.3 L'équipe d'audit devrait être en mesure de communiquer efficacement avec les intéressés.
3. 10 Exécution de l'audit
3.10.1 La première étape de l'audit devrait être la tenue d'une réunion initiale pour présenter l'équipe
d'audit à la direction de la compagnie, récapituler les méthodes d'exécution de l'audit, confirmer que tous les
moyens prévus sont disponibles, confirmer la date et l'heure de la réunion finale et préciser, si nécessaire, les points
flous.
3.10.2 L'équipe d'audit devrait évaluer le système de gestion de la sécurité en se fondant sur les documents
présentés par la compagnie et les preuves objectives de son application effective.
3.10.3 Des entretiens et l'examen des documents devraient servir à recueillir les preuves. On peut également, si
nécessaire, faire une constatation des activités et des conditions pour déterminer l'efficacité avec laquelle le système de
gestion de la sécurité permet de respecter les normes spécifiques de sécurité et de protection de l'environnement
prescrites par le Code ISM.
3.10.4 Les constatations faites lors de l'audit devraient être documentées. Après avoir vérifié toutes les
activités, l'équipe d'audit devrait passer en revue l'ensemble de ses constatations pour voir quelles sont celles
qui doivent être signalées comme étant des non-conformités, aussi bien du point de vue des prescriptions
générales que des prescriptions particulières du Code ISM.
3.10.5 A la fin de l'audit et avant de rédiger son rapport, l'équipe devrait tenir une réunion avec la direction de la
compagnie et les responsables des fonctions visées afin de présenter ses constatations de manière à s'assurer que les
résultats de l'audit sont bien compris.
3. 11 Rapport d'audit
3.11.1 Le rapport d'audit devrait être établi sous la direction de l'auditeur responsable, lequel doit veiller à ce
qu'il soit précis et complet.
3.11.2 Le rapport d'audit devrait comprendre les éléments suivants : plan de l'audit, identification des
membres de l'équipe d'audit, dates, identification de la compagnie, toutes non-conformités constatées et
Article 160-02.A1
RÉSOLUTION A.1022(26)
APPENDICE
1 INTRODUCTION
L'équipe d'audit qui intervient dans le processus de certification en vertu du Code ISM et l'organisme dont elle
dépend devraient se conformer aux prescriptions spécifiques énoncées dans le présent appendice.
2 NORME DE GESTION
2.1 Les organismes chargés de vérifier le respect du Code ISM devraient posséder, au sein de leurs propres services,
des compétences dans les domaines suivants :
.1 le respect des règles et règlements applicables aux navires exploités par la compagnie, y compris la
délivrance des brevets aux gens de mer;
.2 les activités liées à l'approbation, aux visites et à la certification;
.3 le mandat dont il faut tenir compte dans le cadre du système de gestion de la sécurité, tel que prescrit par le
Code ISM; et
.4 l'expérience pratique de l'exploitation des navires.
2.2 Conformément à la Convention, les organismes habilités par l'Administration à délivrer, sur sa demande,
des documents de conformité et des certificats de gestion de la sécurité devraient satisfaire aux dispositions de la
résolution A.739(18) sur les Directives pour l'habilitation des organismes agissant au nom de l'Administration et de la
résolution A.789(19) sur les Spécifications définissant les fonctions des organismes reconnus agissant au nom de
l'Administration en matière de visites et de délivrance des certificats.
2.3 Tout organisme procédant à la vérification du respect des dispositions du Code ISMdevrait veiller à ce que les
services d'expertise-conseil soient indépendants de ceux qui participent à la procédure de certification.
2.4 La société de classification habilitée doit avoir été reconnue en application des dispositions de la division 140 ;
2.5 Sont habilitées à évaluer les systèmes de gestion de la sécurité les sociétés de classification suivantes :
- Bureau Veritas ;
- Lloyd’s Register of Shipping.
- Det Norske Veritas.
- Germanischer Lloyd
3 NORMES DE COMPÉTENCE
3 .1 Gestion du système de certification en vertu du Code ISM
La gestion du système de certification en vertu du Code ISM devrait être assurée par des personnes ayant une
connaissance pratique des procédures et méthodes à suivre en la matière.
3. 2 Compétences de base requises pour procéder aux vérifications
3.2.1 Le personnel appelé à participer à la vérification du respect des prescriptions du Code ISM devrait avoir, au
minimum, un niveau d'enseignement formel comprenant :
.1 des qualifications obtenues auprès d'un établissement supérieur reconnu par l'Administration ou par
un organisme reconnu dans une discipline appropriée des sciences physiques ou techniques (programme
d'une durée de deux ans au moins); ou
.2 des qualifications obtenues auprès d'un établissement maritime ou d'une école de navigation
maritime et un service approprié en mer en tant qu'officier breveté.
3.2.2 Il devrait avoir suivi une formation garantissant qu'il possède les compétences et les aptitudes requises pour
procéder à la vérification du respect des prescriptions du Code ISM, notamment en ce qui concerne :
.1 la connaissance et la compréhension du Code ISM;
.2 les règles et règlements obligatoires;
3.3 Compétences requises pour la vérification initiale et la vérification aux fins de renouvellement
3.3.1 Pour pouvoir évaluer pleinement si la compagnie ou le navire satisfait aux prescriptions du Code
ISM, outre les compétences de base mentionnées en 3.2 ci-dessus, le personnel appelé à effectuer une vérification
initiale ou une vérification aux fins du renouvellement d'un document de conformité ou d'un certificat de gestion de
la sécurité doit posséder les compétences lui permettant :
.1 .de déterminer si les éléments du système de gestion de la sécurité sont conformes ou non aux
prescriptions du Code ISM;
.2 de déterminer l'efficacité avec laquelle le système de gestion de la sécurité de la compagnie, ou du navire,
permet de garantir le respect des règles et règlements, sur la base des registres des visites réglementaires et de
classification;
.3 d'évaluer l'efficacité avec laquelle le système de gestion de la sécurité permet de garantir le respect
d'autres règles et règlements qui ne sont pas couverts par des visites réglementaires ou des visites de
classification et de faciliter la vérification du respect de ces règles et règlements; et
.4 d'évaluer si les pratiques sûres recommandées par l'Organisation, les Administrations, les sociétés de
classification et les organisations du secteur maritime ont été prises en considération.
3.3.2 Ces compétences peuvent être réunies au sein d'une équipe qui possède l'ensemble des compétences
requises.
3.3.3 Le personnel chargé d'effectuer une vérification initiale ou une vérification aux fins de renouvellement
devrait avoir au moins cinq ans d'expérience dans des domaines intéressant les aspects techniques ou
opérationnels de la gestion de la sécurité et devrait avoir participé au moins à trois vérifications initiales ou
vérifications aux fins de renouvellement. La participation à la vérification du respect d'autres normes de gestion
peut être considérée comme équivalent à la participation à la vérification du respect du Code ISM.
3.4 Compétences requises aux fins des vérifications annuelles, intermédiaire et intérimaire
Le personnel appelé à effectuer une vérification annuelle, intermédiaire ou intérimaire devrait satisfaire aux prescriptions
de base applicables au personnel participant aux vérifications et devrait avoir participé au moins à deux vérifications
initiales, annuelles ou aux fins de renouvellement. Il devrait avoir reçu les instructions spéciales nécessaires visant
à garantir qu'il possède les compétences voulues pour déterminer l'efficacité du système de gestion de sécurité de la
compagnie.
Article 160-02.A.2
DIRECTIVES POUR L'APPLICATION OPÉRATIONNELLE
DU CODE INTERNATIONAL DE GESTION DE LA
SÉCURITÉ (CODE ISM) PAR LES COMPAGNIES
(MSC-MEPC.7/Circ.5)
1 Le Comité de la sécurité maritime, à sa quatre-vingt-deuxième session (29 novembre-8 décembre 2006),
et le Comité de la protection du milieu marin, à sa cinquante-sixième session (9 - 13 juillet 2007), ont examiné le
rapport du Groupe d'experts indépendants sur l'impact et l'efficacité du Code ISM du point de vue du renforcement de
la sauvegarde de la vie humaine en mer et de la protection du milieu marin et sont convenus qu'il serait utile
d'élaborer des directives à l'intention des compagnies, ainsi qu'une formation appropriée à l'intention des gens de
mer, afin de faciliter l'application du Code.
2 L e C o m i t é d e l a p r o t e c t i o n d u m i l i e u m a r i n , à s a c i n q u a n t e - s i x i è m e session (9 - 13 juillet
2007), et le Comité de la sécurité maritime, à sa quatre-vingt-troisième session (3 - 12 octobre 2007), sont
convenus également qu'il était essentiel de réviser les directives existantes et d'élaborer de nouvelles directives
pour aider les compagnies à appliquer le Code ISM d'une manière efficace.
3 En conséquence, les Comités ont approuvé les Directives pour l'application opérationnelle du Code ISM par les
compagnies dont le texte figure en annexe à la présente circulaire.
4 Il est recommandé aux Gouvernements Membres et aux organisations internationales intéressées de porter la
présente circulaire à l'attention de toutes les parties intéressées.
Article 160-02.A.3
(Annexe à la MSC-MEPC.7/Circ 5)
1 INTRODUCTION
1.1 Le Code ISM
1.1.1 Le Code international de gestion pour la sécurité de l'exploitation des navires et la prévention de la
pollution (Code international de gestion de la sécurité (Code ISM)) a été adopté par l'Organisation par la résolution
A.741(18) et il est devenu obligatoire par suite de l'entrée en vigueur, le 1er juillet 1998, du chapitre IX de la Convention
SOLAS relatif à la gestion pour la sécurité de l'exploitation des navires. Le Code ISM établit une norme
internationale de gestion pour la sécurité de l'exploitation des navires et pour la prévention de la pollution.
1.1.2 À sa soixante-treizième session, le Comité de la sécurité maritime avait adopté des amendements au
chapitre IX de la Convention SOLAS, par la résolution MSC.99(73), et aux sections 1, 7, 13, 14, 15 et 16 du Code
ISM, par la résolution MSC.104(73).
1.1.3 En vertu du Code ISM, les compagnies sont tenues de définir leurs objectifs en matière de sécurité, tels qu'énoncés
à la section 1.2 du Code, et aussi d'établir, de mettre en œuvre et de maintenir un système de gestion de la sécurité qui
comporte les modalités pratiques énumérées à la section 1.4 du Code.
1.1.4 L'application du Code ISM devrait favoriser et promouvoir la mise en place d'une culture axée sur la sécurité
dans le secteur maritime. Les clés du succès à cet égard sont, entre autres, l'engagement, les valeurs et les convictions.
2 PORTÉE ET APPLICATION
2.1 Définitions
Les termes et expressions utilisés dans les présentes Directives ont la même signification que dans le Code ISM.
2. 2 Portée et application
2.2.1 Les présentes Directives établissent les principes de base applicables :
3. 2 Étant donné que le Code ISM est fondé sur des principes d'autoréglementation, les processus de
vérification et d'examen internes sont des aspects essentiels de l'application de chaque système de gestion de la
sécurité. La compagnie devrait examiner les résultats des audits internes de la sécurité, des examens internes du
système de gestion de la sécurité et des analyses des défauts de conformité, accidents et incidents potentiellement
dangereux, afin d'améliorer l'efficacité des opérations et des procédures dans le cadre de son système de gestion
de la sécurité. Pour satisfaire aux dispositions du Code, la compagnie devrait :
.1 .désigner une ou plusieurs personnes ayant directement accès au plus haut niveau de la direction pour
surveiller les aspects de l'exploitation de chaque navire liés à la sécurité (section 4);
.2 veiller à ce que des ressources adéquates et un soutien approprié à terre soient fournis pour que la, ou
les personnes désignées, puissent s'acquitter de leurs tâches (section 3.3);
..3 définir et établir par écrit les responsabilités du capitaine pour ce qui est de passer en revue le système de
gestion de la sécurité et signaler les lacunes à la direction à terre (section 5.1);
.4 établir des procédures pour la notification et l'analyse des irrégularités, des accidents et des
incidents potentiellement dangereux (section 9.1);
.5 évaluer périodiquement l'efficacité du système de gestion de la sécurité et, lorsque cela s'avère nécessaire,
réviser le système (section 12.2); et
.6 effectuer des audits internes pour vérifier que les activités liées à la gestion de la sécurité sont
conformes aux prescriptions du système de gestion de la sécurité (section 12.1).
4 PERSONNE DÉSIGNÉE
4.. 1 Dans le contexte du Code ISM, la personne qui joue un rôle clé pour veiller à l'application efficace du système de
gestion de la sécurité est la personne désignée. Il s'agit de la personne à terre dont les pouvoirs et les responsabilités devraient
avoir une incidence notable sur l'établissement et la mise en œuvre d'une culture axée sur la sécurité au sein de la
compagnie.
4.2 La personne désignée devrait vérifier et surveiller tous les aspects de l'exploitation de chaque navire liés à la
sécurité et à la prévention de la pollution. Cette surveillance devrait inclure, au minimum, les processus internes
qui consistent à :
.1 communiquer et mettre en œuvre la politique suivie en matière de sécurité et de protection de
l'environnement;
.2 évaluer et passer en revue l'efficacité du système de gestion de la sécurité;
. .3 . et analyser les défauts de conformité, les accidents et les incidents potentiellement dangereux;
.4 organiser et surveiller les audits internes de la sécurité;
.5 effectuer les révisions appropriées du système de gestion de la sécurité; et
.6 veiller à ce que des ressources adéquates et un soutien approprié à terre soient fournis.
4.3 Pour que la personne désignée puisse remplir son rôle efficacement, la compagnie devrait
lui fournir des ressources adéquates et un soutien approprié à terre, à savoir notamment :
4.4 La ou les personnes désignées devraient avoir les qualifications, la formation et l'expérience décrites
dans la circulaire MSC-MEPC.7/Circ.6 afin de pouvoir vérifier et surveiller d'une manière efficace que le système
de gestion de la sécurité est appliqué conformément au Code ISM.
5. 2 Les examens effectués par la direction aident les compagnies à atteindre les objectifs généraux qui ont été
fixés en matière de gestion de la sécurité, tels qu'énoncés à la section 1.2.2 du Code ISM. En fonction des résultats
de ces examens, la compagnie devrait prendre des mesures pour améliorer l'efficacité du système. Ces
examens devraient être effectués périodiquement ou lorsque cela s'avère nécessaire, par exemple dans le cas de
défaillances graves du système. Toute défectuosité constatée lors de ces examens devrait faire l'objet d'une mesure
corrective appropriée qui tienne compte des objectifs de la compagnie. Les résultats de ces examens devraient être
portés à l'attention de l'ensemble du personnel intéressé d'une manière officielle. L'examen effectué par la direction
devrait au moins tenir compte des résultats des audits internes de la sécurité, de toute irrégularité signalée par le
personnel, des examens effectués par le capitaine, des analyses des défauts de conformité, accidents et
incidents potentiellement dangereux et de toute autre indication d'une défaillance éventuelle du système de gestion de la
sécurité, par exemple les défauts de conformité signalés par des parties extérieures, les rapports des inspections
effectuées dans le cadre du contrôle par l'État du port, etc.
6. 1 Le système de gestion de la sécurité devrait prévoir des procédures garantissant que les défauts de conformité,
les constatations et les incidents potentiellement dangereux sont notifiés à la personne responsable au sein de la
direction. La compagnie devrait avoir mis en place un système lui permettant d'enregistrer, d'enquêter, d'évaluer, de
passer en revue et d'analyser de telles notifications et de prendre les mesures appropriées.
6. 2 Le système devrait garantir que la ou les personnes responsables examinent et évaluent ces notifications afin de
déterminer les mesures correctives à prendre et s'assurer que de tels incidents ne se reproduisent pas. L'évaluation des
notifications peut donner lieu à :
.1 des mesures correctives appropriées;
.2 des amendements aux procédures et instructions en vigueur; et
.3 l'élaboration de nouvelles procédures et instructions.
6. 3 La personne responsable devrait surveiller comme il convient les mesures prises pour donner suite aux
défauts de conformité et aux défectuosités qui ont été notifiés et pour y remédier. Un accusé de réception
devrait être envoyé aux personnes qui ont envoyé des notifications. Cet accusé de réception devrait fournir
des renseignements sur l'état de la notification et sur toute décision prise.
7 AUDITS INTERNES
7. 1 Les compagnies devraient effectuer des audits internes au moins une fois par an pour vérifier que les activités à
terre et à bord sont conformes au système de gestion de la sécurité. Ces vérifications internes devraient être préparées et
effectuées conformément aux procédures établies par la compagnie. Ces procédures devraient couvrir au minimum
les aspects ci-après :
.[Link]és;
.2 compétence et choix des auditeurs;
..3 calendrier de l'audit;
.4 préparation et planification de l'audit;
.5 exécution de l'audit;
.6 rapport d'audit; et
.7 suivi des mesures correctives.
8.1 Le Code ISM exige que la compagnie veille à ce que l'ensemble du personnel intervenant dans le système de
gestion de la sécurité de la compagnie comprenne d'une manière satisfaisante les règles, règlements, recueils de
règles, codes et directives pertinents. La compagnie devrait veiller aussi à ce que l'ensemble du personnel possède
les qualifications, l'expérience et la formation requises pour appliquer le système de gestion de la sécurité.
Article 160-02.A.4
2 Les Comités ont également reconnu qu'il était urgent de donner des indications aux compagnies maritimes à
propos des qualifications, de la formation et de l'expérience requises pour s'acquitter du rôle de personne désignée en
vertu des dispositions du Code international de gestion de la sécurité (Code ISM).
3 En conséquence, les Comités ont élaboré des directives sur les qualifications, la formation et l'expérience
requises pour s'acquitter du rôle de personne désignée en vertu du Code international de gestion de la
sécurité (Code ISM), dont le texte figure en annexe à la présente circulaire.
4 Les Gouvernements Membres et les organisations internationales concernés sont invités à porter la présente
circulaire à l'attention de toutes les parties intéressées.
Article 160-02.A.5
DIRECTIVES SUR LES QUALIFICATIONS, LA FORMATION ET L'EXPÉRIENCE
REQUISES POUR S'ACQUITTER DU RÔLE DE PERSONNE DÉSIGNÉE
EN VERTU DES DISPOSITIONS DU CODE INTERNATIONAL
DE GESTION DE LA SÉCURITÉ (CODE ISM)
(Annexe à la MSC-MEPC.7/Circ 6)
Les présentes Directives s'appliquent à ceux qui remplissent la fonction de personne désignée en vertu des
dispositions du Code international de gestion de la sécurité (Code ISM).
2 QUALIFICATIONS
2. 1La personne désignée devrait avoir, au minimum, un niveau d'enseignement formel comprenant :
.1 .1es qualifications obtenues auprès d'un établissement supérieur reconnu par l'Administration ou par
un organisme reconnu, dans une discipline appropriée de la gestion ou des sciences physiques ou
techniques, ou
.2 .des qualifications et un service en mer en tant qu'officier breveté, en application de la Convention
internationale de 1978 sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille
(Convention STCW), telle que modifiée, ou
.3 tout autre niveau d'enseignement formel, complété par au moins trois années d'expérience à un poste
de responsabilité dans le domaine de la gestion des navires.
3 FORMATION
3. 1 La personne désignée devrait avoir suivi une formation portant sur les éléments de la gestion de la sécurité,
conformément aux prescriptions du Code ISM, notamment en ce qui concerne :
.1 la connaissance et la compréhension du Code ISM;
.2 les règles et règlements obligatoires;
.3 les recueils de règles, codes, directives et normes applicables, selon qu'il convient;
.4 les techniques d'évaluation (examen, entretiens, analyse et établissement des rapports);
.5 les aspects techniques ou opérationnels de la gestion de la sécurité;
.6 les connaissances appropriées des transports maritimes et des opérations à bord;
.7 la participation à un audit au moins d'un système de gestion de type maritime; et
.8 la communication efficace avec le personnel de bord et la direction.
4 EXPÉRIENCE
5. 1 La compagnie devrait offrir des cours de formation couvrant les qualifications, la formation et l'expérience
requises, ainsi que les procédures appropriées pour assurer le respect des prescriptions du Code ISM, y compris une
formation pratique et une mise à jour continue. La compagnie devrait fournir en outre des documents attestant que la
Article 160-02.A.6
( MSC-MEPC.7/Circ.7)
2 Les Comités ont noté également qu'il était nécessaire de fournir des orientations afin de promouvoir :
.1 la notification des quasi-accidents, de façon à ce que des mesures correctives puissent être prises en vue
d'éviter que de tels incidents ne se reproduisent; et
3 En conséquence, afin de promouvoir la notification des quasi-accidents, ainsi qu'une culture axée sur la
sécurité, les Comités ont approuvé les recommandations qui figurent en annexe.
4 Les Gouvernements Membres et les organisations internationales concernés sont invités à porter la présente
circulaire à l'attention de toutes les parties intéressées.
Article 160-02.A.7
1 Introduction
1.1 L'obligation pour les compagnies d'enquêter sur les quasi-accidents s'inscrit dans le cadre des prescriptions du
Code ISM relatives aux incidents potentiellement dangereux. Outre le fait que la notification de quasi-accidents est
obligatoire, il s'agit là d'une mesure utile, du point de vue commercial comme du point de vue économique, dans
le sens où elle peut permettre d'améliorer la performance du navire et de son équipage et bien souvent, de réduire les
coûts. Qui plus est, le fait d'enquêter sur les quasi-accidents fait partie intégrante des mesures visant à améliorer les
systèmes de gestion de la sécurité. Pour ce faire, il faut que les gens de mer aient la certitude que la notification des quasi-
accidents n'entraînera aucune sanction. Les enseignements tirés des quasi-accidents devraient aider à améliorer la
performance des compagnies en matière de sécurité dans la mesure où les quasi-accidents sont souvent dus aux
même causes profondes que les pertes de navires.
1.2 Pour qu'une compagnie se rende compte de tous les avantages que peut présenter le fait de notifier les quasi-
accidents, il faut que les gens de mer et les employés à terre comprennent bien la définition du terme "quasi-
accident" si l'on veut faire en sorte que tous les cas soient signalés. La compagnie doit également définir clairement
qui est responsable de notifier le quasi-accident et comment seront traitées les personnes en cause. Les
recommandations qui suivent indiquent que la compagnie devrait promouvoir la notification des quasi-accidents et les
enquêtes sur les quasi-accidents en adoptant une démarche axée sur une culture "non punitive".
1.3 Une culture "non punitive" se caractérise par une attitude responsable et par un climat de confiance qui
encouragent les intéressés à fournir des renseignements essentiels relatifs à la sécurité sans crainte de
représailles. Il faut toutefois établir une distinction entre un comportement acceptable et un
comportement inacceptable. En cas de comportement inacceptable, il n'est pas nécessairement garanti qu'une
personne n'aura pas à répondre de ses actes.
1.4 Il est essentiel que la compagnie définisse clairement les circonstances dans lesquelles elle garantira que la
2. .1 Quasi-accident : un enchaînement d'événements et/ou de circonstances qui auraient pu entraîner une perte.
Cette perte a été évitée uniquement grâce à une interruption fortuite de la chaîne d'événements et/ou de circonstances.
La perte potentielle peut revêtir différentes formes : lésions corporelles, dommages causés à l'environnement ou
incidences négatives sur les activités commerciales (par exemple, en raison du coût des réparations ou des pièces à
remplacer, retards, violations de contrat, atteinte à la réputation).
2..2 On trouvera ci-dessous quelques exemples généraux de quasi-accidents qui illustrent cette définition :
.1 Tout événement qui entraîne la mise en œuvre d'une procédure, d'un plan ou d'une intervention
d'urgence et permet donc d'éviter une perte. Par exemple, un abordage est évité de peu, ou un
membre de l'équipage vérifie à nouveau une vanne et s'aperçoit que la valeur de la pression qu'il lit sur le
manomètre du côté de l'approvisionnement est erronée.
.2 .Tout événement au cours duquel une circonstance imprévue aurait pu avoir une conséquence négative.
Par exemple, une personne quitte un lieu immédiatement avant qu'une grue ne perde accidentellement son
chargement à cet endroit; ou encore un navire s'écarte de sa route et se retrouve dans des eaux normalement peu
profondes mais il ne s'échoue pas grâce à la marée.
.3 Toute situation ou circonstance dangereuse ou potentiellement dangereuse qui n'est découverte qu'une
fois le danger passé. Par exemple, un navire quitte son port d'escale et son équipage découvre plusieurs
heures plus tard que la radio du navire n'était pas réglée sur la fréquence du capitaine du port; ou encore
on découvre que l'échelle de l'écran du SVCEI ne correspond pas à l'échelle, à la projection et à l'orientation
de la carte et des images radar.
3.1 Il existe de nombreux obstacles à la notification des quasi-accidents. Dans de nombreux cas, seules les
personnes en cause ont connaissance des quasi-accidents qui se sont produits, qu'elles décident de notifier ou non.
On peut citer parmi les principaux obstacles à la notification des quasi-accidents la crainte d'être accusé, sanctionné,
embarrassé ou d'être tenu juridiquement pour responsable. Ces obstacles sont d'autant plus importants dans les
organisations où règne la culture du blâme. Les autres obstacles comprennent notamment l'attitude désintéressée de la
direction de la compagnie, par exemple le laxisme dont elle fait preuve lorsqu'il s'agit de remédier aux
défaillances identifiées, son manque de sincérité lorsqu'elle traite de questions liées à la sécurité et sa tendance à
décourager la notification des quasi-accidents en imposant aux gens de mer d'effectuer les enquêtes en dehors de leurs
heures de travail.
3.. 2 La direction peut surmonter ces différents obstacles en prenant des initiatives visant par exemple à :
.1 .promouvoir au sein de la compagnie une culture "non punitive" eu égard à la notification des quasi-
accidents;
.2 .garantir le caractère confidentiel des renseignements fournis lors de la notification d'un quasi-accident, à la
fois par le biais de la politique suivie par la compagnie et moyennant l'élimination, dans les analyses et les rapports,
de tous renseignements personnels (c'est-à-dire pouvant permettre d'identifier un individu) concernant les
personnes impliquées dans l'incident, de sorte que ces renseignements restent confidentiels. Les
renseignements personnels ne devraient pas être conservés une fois que les procédures d'enquête et de
notification sont achevées;
.3 .garantir que des ressources suffisantes soient disponibles pour effectuer les enquêtes;
.4 donner suite aux suggestions et aux recommandations formulées à l'issue du quasi-accident qui a été
notifié. Une fois qu'il a été décidé de mettre en œuvre ou non les recommandations énoncées dans le
rapport sur le quasi-accident en question, celles-ci devraient être largement diffusées.
4.1 Pour n'importe quel quasi-accident, il conviendrait de recueillir au moins les renseignements
suivants :
.1 Qui est en cause et qu'est-ce qui est en cause ?
.2 .Que s'est-il passé, où, et quelle est la chronologie des événements ?
.3 .Quelles sont l'ampleur et la gravité potentielles des pertes ?
.4 .Quelle était la probabilité qu'une perte se produise ?
.5 . uelle est la probabilité que l'enchaînement d'événements et/ou les circonstances qui ont causé le quasi-
Q
accident ne se reproduisent ?
4.2 Les réponses à ces questions permettront de déterminer s'il faut procéder à une enquête approfondie ou s'il
suffit d'établir un rapport succinct. Une enquête approfondie s'impose dans les cas où il est probable que le quasi-
accident se reproduira et/ou qu'il aurait pu avoir des conséquences graves.
4. 3 Lorsque l'on décide de procéder à une enquête approfondie, il faut décider aussi combien de personnes devront
être désignées pour cela, qui devrait être responsable et quelles sont les ressources requises pour ce faire. Les
principales étapes de l'enquête sont décrites dans les paragraphes qui suivent.
Collecte de renseignements
4..4 Quelle que soit la nature du quasi-accident qui s'est produit, les grandes catégories de données à recueillir
concernent les personnes en cause, les documents pertinents, les données électroniques, les pièces justificatives et la
position/le lieu où l'incident s'est produit. Ces données sont déterminantes pour répondre aux questions suivantes : que
s'est-il passé, comment, qui est en cause et pourquoi le quasi-accident s'est-il produit ? Pour recueillir ces données, il
faudra avoir des entretiens avec les membres du personnel clés et rassembler des éléments matériels, ainsi que des
données relatives à la position et au lieu où l'incident s'est produit (par exemple, photos, enregistrements des VDR,
graphiques, registres ou encore, éléments endommagés). Il conviendrait également de recueillir des
renseignements au sujet des dispositifs qui sont en place pour protéger les personnes à bord et le public en général, de
même qu'au sujet des systèmes d'exploitation qui ont eu une incidence sur le quasi-accident.
4.5 Pour déterminer plus facilement quels sont les renseignements qu'il reste à recueillir pour répondre aux questions
en suspens concernant le quasi-accident et ses causes, on peut utiliser des techniques d'analyse des données. Cela permet
de rendre la collecte des nouvelles données plus efficaces. Cette activité a pour objectif final d'identifier tous les
facteurs déterminants.
4. 6 À ce stade, on sait maintenant qui est en cause, ce qui s'est passé, où, quand et pourquoi et on a identifié les erreurs
humaines, les problèmes liés à la structure, aux machines, à l'équipement ou aux aménagements et les facteurs
extérieurs. L'étape suivante consiste à essayer de mieux comprendre les facteurs déterminants qui ont contribué au
quasi-accident. Il existe pour cela différentes méthodes, notamment les taxonomies de causes, qui peuvent être
utilisées afin de procéder à un examen plus approfondi des causes les plus évidentes.
4.7 Toute recommandation qui sera formulée devra tenir compte de tous les facteurs déterminants qui ont
été recensés afin d'améliorer les politiques, les pratiques et les procédures, tant au niveau des organisations qu'à bord
des navires. La mise en œuvre de recommandations appropriées est l'élément clé qui permettra d'éliminer ou de
réduire la probabilité que d'autres quasi-accidents similaires ne se produisent ou que des pertes plus graves
n'interviennent.
5 Conclusion de l'enquête
5.1 Pour conclure l'enquête, il faut établir un rapport (plus ou moins long selon le degré de détail de l'analyse et
l'ampleur du risque) et consigner les renseignements recueillis de façon à faciliter l'analyse ultérieure des tendances (à
long terme).
5.3 Il faut parfois des années pour que l'on puisse dégager des tendances en matière de sécurité, d'où la
nécessité d'archiver les rapports et de les réexaminer au moment voulu. Pour définir des tendances dans ce domaine, il
faudrait que les rapports sur les quasi-accidents soient examinés en parallèle avec les rapports sur les accidents et les
incidents réels. Il faudrait en effet que l'identification et la nomenclature des facteurs déterminants coïncident dans
les deux types de rapports.
Article 160-03.01
Définitions
Pour l’application du présent chapitre, les définitions des articles 160-01.02 et 160-1-05.A.1 s’appliquent.
Article 160-03.02
Document de conformité
.1 Le document de conformité est délivré par le sous-directeur chargé de la sécurité maritime, après
vérification initiale ou de renouvellement ,et avis de la commission centrale de sécurité, aux compagnies
exploitant au moins un navire relevant de ladite commission.
Le document de conformité est délivré par le Directeur Inter Régional de la Mer (DIRM), après vérification
initiale et avis de la commission régionale de sécurité, pour les compagnies n’exploitant que des navires
relevant de cette commission conformément à l’article 160-01.03.
.2 Lorsqu’une compagnie exploite des navires du ressort de plusieurs Directions Inter Régionales, le
Directeur Inter Régional de la Mer (DIRM) compétent est celui dont le siège de la direction est le plus
proche du siège de la compagnie.
.4 Pour les compagnies visées au premier alinéa du paragraphe 1 ci-dessus, les membres de l’équipe d’audit
sont désignés par le sous-directeur chargé de la sécurité maritime.
.5 Pour les compagnies visées au deuxième alinéa du paragraphe 1 ci-dessus, les membres de l’équipe d’audit
sont désignés par le Directeur Inter Régional de la Mer (DIRM) compétent .
.6 Nonobstant toute autre disposition, la première vérification périodique du document initial de conformité est
effectuée par une équipe d’audit constituée comme celle prévue au paragraphe 2.
.7 Nonobstant les dispositions du paragraphe 2 ci-dessus, le sous-directeur chargé de la sécurité maritime peut
procéder à la désignation des membres de l’équipe d’audit, indépendamment de la compagnie.
Article 160-03.03
1. Le certificat de gestion de la sécurité est délivré par le président d’une commission de visite spéciale chargée
d’évaluer la conformité au code ISM du système de gestion de la sécurité appliqué au navire.
2. La commission de visite est nommée sur décision du chef du centre de sécurité des navires ou de son délégué,.La
composition del’ équipe d’audit sera établie suivant les qualifications définies à l’ Article 160-02. A1 et/ou
suivant le tableau de qualifications des auditeurs tenu à jour par le bureau SM2.
Le chef du centre de sécurité des navires compétent désigne les membres de la commission de visite après, s’il y
a lieu, avis du chef du centre de sécurité des navires concernés.
Article 160-03.04
Auditeurs
.1 Les inspecteurs de la sécurité des navires et de la prévention des risques professionnels maritimes
remplissant les critères de l’Article 160-02. A1 sont habilités à effectuer les audits et reçoivent à cet effet
une attestation délivrée par le sous-directeur chargé de la sécurité maritime. Les auditeurs désignés doivent
être guidés par l’instruction ISM tenue à jour par le bureau de la réglementation et du contrôle de la
sécurité des navires (SM2) figurant au tableau T4 disponible sur l’intranet de l’Administration.
.2 Au cas par cas, dans des circonstances exceptionnelles, le chef du centre de sécurité des navires peut
déléguer5 des audits intermédiaires de navire à une des sociétés classification habilitées conformément aux
critères de l’Article 160.02.A1. Le chef du centre de sécurité des navires, transmet alors à la compagnie
concernée et à la société de classification habilitée la décision de composition de l’équipe d’audit et
l’étendue de la délégation accordée. L’endossement du Certificat de gestion de la sécurité du navire audité
peut être alors délégué au responsable de l’audit de la Société de classification habilitée. Le rapport de
l’audit et les fiches des écarts constatés, émis par la société de classification habilitée, est transmis au chef
du Centre de la Sécurité des navires. Le cas échéant un audit supplémentaire, effectué par une équipe
d’auditeurs de l’Administration peut être demandé par le chef du centre de sécurité des navires
.3 Les audits des sièges des compagnies dans le but de la délivrance du document de conformité, sont réalisés
par des auditeurs de l’Administration qualifiés suivant les critères l’Article 160-02. A1, possédant les
qualifications indiquées dans l’instruction ISM, et les tableaux du tableau T4 tenue à jour par bureau de la
réglementation et du contrôle de la sécurité des navires (SM2).
.4 L’habilitation n’est accordée qu’aux sociétés de classification reconnues qui répondent aux critères spécifiés
dans l’Article 160-02. A1 paragraphe 2.
.5 Dans le cas d’une délégation indiquée au paragraphe 2. la société de classification habilitée propose, selon
le cas, au chef du bureau de la réglementation et du contrôle de la sécurité des navires (SM2) , ou au chef du
centre de sécurité des navires (CSN), un auditeur figurant sur la liste des auditeurs émise annuellement par
le bureau SM2, qui participera, ou aura la responsabilité, de l’audit délégué.
5
Pays en état de guerre, difficultés d’acheminement dans le port d’escale du navire, etc…..
Auditors under the ISM Code are responsible for assessing compliance with the safety management system. They encourage companies to adopt international standards, evaluate management system effectiveness, identify areas for improvement, and verify the execution of corrective actions. These responsibilities ensure that safety management systems remain robust and effective .
A company must ensure that all personnel involved in its safety management system comprehend relevant rules, regulations, and standards. It is responsible for ensuring personnel possess necessary qualifications, experience, and training. Moreover, the company should conduct training covering safety management elements and provide documentation demonstrating that the designated person has the qualifications and training required under the ISM Code .
The ISM Code requires companies to have procedures for notifying responsible management of potentially hazardous situations and near misses. The company should record, investigate, evaluate, and analyze such reports. Necessary corrective measures must be implemented to prevent recurrence. Promoting near-miss reporting is crucial for enhancing safety awareness and effective risk assessment, especially for companies lacking comprehensive accident information .
The ISM Code proposes mechanisms such as internal audits, management reviews, evaluation of reports on non-conformities and incidents, and the establishment of corrective actions to verify the efficacy of safety management systems. These procedures are designed to ensure compliance, address deficiencies, and continuously improve safety performance at both the company and ship levels .
Internal audits contribute to the efficacy of a company's safety management system by ensuring that activities both ashore and on ships comply with established protocols. These audits follow detailed procedures concerning responsibilities, auditor qualifications, audit scheduling, preparation, execution, and corrective action follow-up. By identifying non-conformities and recommending improvements, internal audits drive the company toward compliance and system enhancement, thus maintaining high safety standards .
The ISM Code ensures continuous improvement in safety management systems by requiring companies to establish procedures for reporting non-conformities, potential hazards, and accidents to the responsible person within management. The system should enable recording, investigating, and analyzing these reports to implement appropriate corrective measures. Additionally, internal audits must be performed at least annually to verify compliance with the safety management system, encouraging ongoing enhancement of safety practices .
The ISM Code encourages companies to integrate recommended rules, codes, guidelines, and standards from international maritime organizations, classifications societies, and relevant administrations into their safety management systems. Although these recommendations are non-mandatory under the ISM Code, auditors are encouraged to promote their adoption when applicable, fostering a culture of safety throughout the maritime industry .
The designated person within an ISM Code framework oversees the safety management system, ensures compliance with the ISM Code, and facilitates the implementation of corrective measures based on audit findings. They assess the system's effectiveness and manage data collection on potentially dangerous situations, near misses, and accidents to improve the safety management system within the company and onboard ships .
Under the ISM Code, companies must establish procedures for notifying management of non-conformities or deficiencies. The designated person evaluates notifications, determining corrective actions to prevent reoccurrence. This process may involve amending existing procedures or creating new ones. An acknowledgment is sent to those who reported the issue, detailing the status and decisions made regarding the notification .
The certification process according to the ISM Code involves initial verification, annual or intermediate verification, renewal verification, and additional verification. These steps are performed when a company requests them from the Administration or a recognized organization, or when the Administration requests them from another contracting government to the Convention. These verifications include an audit of the safety management system .