Introduction
Tout circuit électrique contient des composants électriques assez variés.
Les plus courants possèdent deux bornes, deux broches métalliques sur
lesquelles on peut brancher un fil (ou autre conducteur). Ils sont appelés des
dipôles électriques.
En électricité, un dipôle est un composant de l’électronique possédant deux
pôles. En physique, c’est un ensemble de deux charges magnétiques ou
électriques égales, rapprochées et de signes opposés. Si on appelle I le courant
qui entre par une borne et sort par l’autre et U la tension entre ces 2 bornes, on
définit la caractéristique du dipôle comme la fonction qui relie U et I.
On dit d’un dipôle qu’il est commandé lorsque sa caractéristique dépend d’un
autre paramètre physique par exemple la température pour une thermistance, la
lumière pour une photorésistance et les ondes pour un microphone etc. Dans de
nombreux domaines (industrie, recherche scientifique, services, loisirs…), on a
besoin de contrôler de nombreux paramètres physiques comme la température,
la force, la luminosité…. Le capteur se trouve être l’élément indispensable à la
mesure de ces grandeurs physiques.
Un capteur est donc un dispositif qui transforme l’état d’une grandeur
physique observée en une autre grandeur utilisable (très souvent électrique).
Dans cet exposé, nous étudierons dans un premier temps les dipôles
commandés et dans un second temps les capteurs.
I- Etude de quelques dipôles commandés
Ils sont classés en deux grands ensembles : les dipôles commandés manuellement
et ceux commandés électriquement.
1- Dipôle commandé manuellement
Cas du rhéostat
a) Définition
Pour définir un rhéostat, nous devons savoir ce qu’est une résistance. Les
résistances sont des appareils destinés à contrôler le flux de courant. La
définition formelle du rhéostat sera donc un conducteur ohmique dont on peut
faire varier la résistance manuellement (à tout moment). Il est généralement
constitué d’une résistance variable dimensionnée de manière à supporter
l’intensité maximale du courant devant la traverser.
Symbole
b) Description
Il s’agit d’un appareil à trois terminaux, dont sont utilisables. Il y a un curseur
comme terminal mobile, et un seul est utilisable sur deux terminaux fixes. Un
rhéostat typique se compose également d’un matériau résistif et ‘un curseur.
c) Principe de fonctionnement
Le principe de base de cet appareil est simple. Dans les circuits électriques,
chaque fois que nous avons besoin de changer la valeur de la résistance, un
rhéostat entre en action. Si nous devons augmenter le flux du courant, nous
augmenterons la résistance de l’appareil. Lorsque nous devons réduire le flux de
courant dans le circuit, nous augmenterons la valeur de la résistance.
d) Application
Un rhéostat trouve son application dans un circuit électrique. Quand il est
nécessaire de contrôler le flux de courant avec un changement d’heure. Sur la
base de la propriété de contrôle du courant, certains des objectifs du rhéostat
sont donnés ci-dessous.
Circuits de gradateur : un circuit gradateur modifie l’intensité de la
lumière. L’utilisation d’un rhéostat servira cet objectif. Il a également
trouvé une application dans les microscopes à cet effet. Lors de l’étude
d’un spécimen à l’aide d’un microscope optique, il est nécessaire
d’observer tout échantillon en utilisant diverse intensités lumineuses
pour obtenir une vue améliorée et différente. Pour ce microscope, un
rhéostat de microscope est utilisé.
Contrôle de vitesse : un interrupteur de rhéostat de 12 volts, est
utilisé pour contrôler la vitesse d’un moteur à courant continu
fonctionnant sur une puissance et une valeur de courant spécifique.
Dans une note supplémentaire, nous ne pouvons pas augmenter la
vitesse d’un moteur à courant continu autant que nous le souhaitons.
Certaines limites sont prévues pour le moteur à courant continu.
Réchauffeurs et fours : les rhéostats génèrent une quantité excessive
de chaleur tout en fournissant des résistances. C’est l’idée principale
des appareils de chauffage. Parfois, ils sont utilisés pour fournir des
chaleurs supplémentaires dont un reptile a besoin lorsqu’il est inhibé,
en dehors des conditions normales. Ils sont également connus sous le
nom de rhéostats de reptiles.
Un circuit haute tension a généralement besoin d’un rhéostat : il est
également utilisé pour le contrôle audio et de nombreuses autres
applications.
2- Dipôles commandés électriquement
Le relais électromagnétique
a) Définition
Un relais est un composant électromagnétique qui commande l’ouverture et
la fermeture d’un interrupteur grâce à un signal de commande. Un relais
électromagnétique, dans son principe de commutation, s’apparente donc à un
interrupteur mécanique dont la manœuvre serait non pas effectuée
manuellement, mais en faisant circuler un courant dans le circuit d’excitation
du relais. Ce circuit est constitué par une bobine appelée bobine d’excitation
ou bobine de commande.
Symbole
b) Description
Un relais est composé principalement d’un électroaimant qui,
lorsqu’il est alimenté, soumet à une force une palette qui agit
mécaniquement sur le système de commutation électrique : les
contacts
L’électroaimant peut être, suivant les spécifications et les besoins,
alimenté en TBT (Très Basse Tension) (moins de 12V ,24 ,48V)
continu ou alternatif ou en BT (Basse Tension) (110V, 230V, 400V).
Dans les systèmes mettant en œuvre de plus fortes puissances au-
delà du kW), les relais sont appelés contacteurs.
Un relais peut être monostable ou bistable.
c) Principe de fonctionnement
Un relais actionne un interrupteur interne quand on lui envoie du courant
électrique. En effet Lorsque le relai est commandé, le contact initialement
en position repos passe en position travail et reste dans cette position tant
qu’un courant circule dans le circuit d’excitation. Lorsque le courant dans le
circuit d’excitation disparaît, le contact revient en position repos. Autrement
dit, quand on alimente la bobine, on crée un champ magnétique qui attire la
lamelle métallique : on parle de Lamelle en position de travail ; et quand la
bobine n’est plus alimentée, un ressort de rappel remet la lamelle dans sa
position initiale : on parle de Lamelle en position de repos.
d) Applications
La fonction première des relais est le plus souvent de séparer les circuits
de commande des circuits de puissance à des fins d’isolement, par exemple
pour piloter une tension ou un courant élevé, à partir d’une commande plus
faible, et dans certaines applications, assurer aussi la sécurité de
l’opérateur.
On peut les utiliser pour créer des fonctions logiques adaptées, comme ce
fut le cas pour les premiers ordinateurs ou dans les flippers. C’est
toujours le cas également dans beaucoup de postes d’aiguillages, conçus
avant les années 1990.
Les relais furent utilisés en très grande quantité dans les systèmes de
commutation téléphonique électromagnétique RTC ; ils le sont toujours,
mais dans une moindre mesure car remplacés par de l’électronique et de
l’informatique, dans les commutateurs actuels.
La durée de vie des relais électromagnétiques bas de gamme est
relativement réduite en raison de l’usure des contacts lors de
commutations répétées. Mais il existe des solutions pour en prolonger sa
durée de vie. Certains relais sont conçus et testés pour supporter au
maximum 10 millions de manœuvres. Leur longévité est souvent supérieure
à 50 ans en service, sans qu’il soit possible de lire précisément combien de
manœuvres ils ont accompli.
VDR
a) Définition
La varistance ou VRD es un résistor dont la caractéristique dépend de la tension,
le sigle VRD provient de l’expression anglaise « Voltage Data Recorder » ou
enregistreur de données du voyage se veut être l’équivalent de la boîte noire qui
existe dans le domaine aéronautique.
Symbole
b) Description
Ce sont des composants électroniques non linéaires qui protègent les circuits
contre les surtensions. Les varistances sont composés d’oxydes métalliques
(oxyde de zinc ZnO ou le carbure de silicium SIC), les poudres d’oxydes
métalliques sont assemblées par frittage sous la forme d’un cylindre ou d’un
disque.
c) Principe de fonctionnement
Lorsque la tension aux bornes du VDR
dépasse une certaine valeur, le VDR se met
-
en court-circuit protégeant ainsi les
-
composants situés en aval.
-
-
Si la surtension ne dure pas trop longtemps, la
Pour une bonne varistance, la valeur de lareprend
varistance résistance doit être
sa valeur très élevée
ohmique initiale
(inférieur à quelques dizainespermettant
de kilo Ohm), si la résistance
au système est faible
de refonctionner.
(supérieure à quelques dizaines de kOhm) la varistance sera détruite.
Si par contre la surtension dure ou est répétée
d) Applications trop souvent la varistance reste en court-
circuit (le courant ne passe pas).
Les varistances sont utilisées pour protéger les réseaux de distribution de
courant électrique et également les équipements terminaux (télévision,
ordinateur, machine) grâce aux parafoudres et parasurtenseur qui comporte ce
composant.
Diodes
a) Définition
Une diode se présente sous la forme d’un petit cylindre de faible
diamètre et portant d’un côté un anneau circulaire. Il possède deux
bornes, l’anneau indique la cathode et l’autre borne est l’anode. Nous
distinguons plusieurs types à savoir :
La diode à jonction : c’est un composant électrique constitué de
deux électrodes ; l’Anode (A) et la cathode (K). Son rôle est de ne
laisser passer le courant électrique que dans un seul sens dit
passant (de l’anode vers la cathode).
Symbole :
b) Principe de fonctionnement
Expérience 1
Réalisons le circuit de la figure (a) qui comprend une lampe alimentée par un
générateur. Fermons le circuit.
Observation
L’ampèremètre indique l’intensité du courant qui traverse le circuit. La lampe
brille.
Expérience 2
Insérons dans le circuit fig (a) une diode à jonction (voir fig (b)) tell que le
courant qui la traverse aille du pôle positif (P) vers le pôle négatif (N)
Observation et interprétation
La lampe continue de briller. Le sens P-N est dit passant : la diode se comporte
comme un interrupteur fermé.
Expérience 3
Inversons le sens de branchement de la diode dans l’expérience 2 (voir figure c)
Observations et interprétations
La lampe cesse de briller. Tout se passe comme si le circuit était ouvert. Les
sens N-P est dit : non-passant : la diode se comporte comme un interrupteur
ouvert.
Expérience 4
Remplaçons le générateur par une diode à jonction (figure c)
Observations et interprétations
La lampe détient, preuve que la diode est un dipôle.
Expérience 5
Remplaçons la lampe et l’ampèremètre par un ohmmètre (figure d).
Observations et interprétations
L’ohmmètre indique une résistance infinie, le courant ne passe pas.
Conclusion : la diode à jonction est donc un dipôle passif dissymétrique qui ne
laisse passer le courant que dans un seul sens : sens passant (de P vers N).
Diode zener : c’est une diode spéciale qui dans certaines conditions
peut conduire le courant électrique dans le sens non-passant. Les pôles de
cette diode ne joint pas un même rôle. Le courant peut circuler dans le sens
direct P-N (on parle de polarisation directe) ou dans le sens indirect N-P
(on parle de polarisation indirecte).On distingue les diodes à jonction au
silicium, au germanium, à l’arséniure de gallium…
Symbole :
BON A SAVOIR
Pour U>O, la caractérisation tension-courant de la diode zener est
semblable à celle d’une diode à jonction.
Pour U˂US, la diode est bloquée, il n’y a pas de courant.
Pour U>US, la diode est conductrice et le courant circule dans le sens
direct.
U˂O, la diode est polarisée dans le sens inverse.
c) Applications
Redressement des tensions alternatives par les diodes à Jonction.
- Redressement simple alternance
- Redressement double alternance
Stabilisation ou régulateur de tension électrique aux bornes d’un dipôle
alternatif par les diodes zener
Protection des composants polarisés de certains circuits
Transistors
a) Définition
Le transistor est un composant électronique qui est utilisé dans la plupart des
circuits électroniques (circuits logiques, amplificateurs, stabilisateur de tension,
modulateur de signal, etc.) aussi bien en basse qu’en haute tension.
Un transistor est un dispositif semi-conducteur à trois conducteurs actifs
(composants à trois bornes), qui permet de contrôler un courant ou une tension
sur l’électrode de sortie (le collecteur ou le transistor bipolaire et le dain sur un
transistor à effet de champ) grâce à une électrode d’entrée (la base sur un
transistor bipolaire et la grille sur un transistor à effet de champ).
C’est un composant fondamental des appareils électroniques et des
circuits logiques. Ce terme transistor provient de l’anglais transfer et resistor
(résistance de transfert).
Un transistor bipolaire est un dispositif électronique à base semi-
conducteur dont le principe de fonctionnement est basé sur deux jonctions PN,
l’une est directe et l’autre en inverse.
Transistor à Effet de Champ (ou FET, pour Field Effect
Transistor), contrairement au transistor bipolaire la grille agit par « effet de
champ » (d’où son nom) et non par passage d’un courant électrique.
b) Description schématique
c) Principe de fonctionnement
Les transistors MOS et bipolaires fonctionnent de façon très différentes :
Le transistor bipolaire : amplificateur de courant, on éjecte un courant dans
l’espace base/émetteur afin de créer un courant multiplié par le gain du
transistor entre l’émetteur et le transistor. Les transistors bipolaires NPN
(négatif-positif-négatif) qui laisse circuler un courant de la base (+) vers
l’émetteur (-), sont plus rapides et ont un meilleure tenue en tension PNP base (-)
émetteur (+) mais peuvent être produits avec des caractéristiques
complémentaires par les fabricants pour les applications le nécessitant.
Le transistor à effet de champ : son organe de command est la grille (gate en
anglais). Celle-ci n’a besoin d’une tension (ou d’un potentiel) entre la grille et la
source pour contrôler, le courant entre la source et le drain.
d) Application
Sauf dans le domaine des fortes puissances, il est devenu rare de n’avoir qu’un
seul transistor dans un boîtier (pour les fortes puissances, on optera pour un
montage Darlington, permettant d’obtenir un gain n courant plus important).
Les circuits intégrés ont permis d’en interconnecter d’abord des milliers, puis
des millions. L’intégration de plus d’un milliard de composant sur un transistor a
été atteinte en juin 2008 par Nvidia avec la GT200
Electrodes
a) Définition
Une électrode est un conducteur électronique ou ionique captant ou libérant
des électrons. Les électrodes interviennent dans les systèmes générateurs de
courant (comme pile) et dans les électrolyseurs, dont le système est récepteur
de courant.
On parle aussi d'électrodes pour désigner des composants de certains
appareils électriques comme les lampes radio, tube à rayons X, diodes à semi-
conducteur. C'est également le cas dans le soudage à l'arc électrique.
Enfin, on parle d'électrode en biologie pour désigner un dispositif conducteur
permettant de capter les variations de potentiel électrique chez un organisme
vivant.
Les électrodes sont classées en type (ou espèce) d'électrode :
Électrodes pour l'électrolyse
Électrodes pour les piles
Électrodes en chimie analytique
Électrodes en biologie
Électrodes transparentes
b) Application
Dans le cadre biologique :
Appliquées sur une partie du corps humain, ou d'un être vivant en général, les
électrodes permettent d'enregistrer l'activité électrique et les potentiels
bioélectriques issus de l'organisme (conduction nerveuse, etc.). Elles peuvent
également servir à stimuler le système nerveux, les muscles ou les viscères.
II- LES CAPTEURS
Qu’est-ce qu’un capteur ?
Un capteur est un dispositif qui transforme l’état d’une grandeur physique
observée en une grandeur utilisable.
En d’autres termes, les capteurs prélèvent une information sur le
comportement de la partie opérative et la transforment en une information
exploitable par la partie commande (donc sous une forme électrique)
Quel est le rôle d’un capteur ?
Un capteur a pour but de faire évaluer le système aux caractéristiques de
l’environnement extérieur.
Dans les systèmes automatiques séquentiels, la partie commande traite
des variables logiques ou numériques. L’information délivrée par un capteur
pourra être logique (2états) ; numériques (valeur discrète) ou analogique.
Critères caractéristiques des capteurs
Nous pouvons caractériser les capteurs selon deux critères :
- En fonction de la grandeur mesurée, on parle de capteurs de fonction, de
température, de vitesse, de force, de pression etc.
- En fonction du caractère de l’information délivrée, en parle alors de
capteurs logiques appelés aussi capteurs Tout Ou Rien (TOR), de capteurs
analogiques ou numériques.
Quelles sont les catégories des capteurs ?
On peut classer les capteurs en deux catégories :
- Les capteurs de contact : ils nécessitent un contact direct avec l’objet à
détecter.
- Les capteurs de proximité chaque catégorie peut être subdivisée en 3
catégories de capteur : les capteurs mécaniques, électriques,
pneumatique.
Quelles sont les critères d’obtention d’un capteur spécifique ?
Pour choisir un capteur spécifique, il faut donc chercher à délimiter les
caractéristiques que l’on souhaite lui attacher.
En voici quelques-unes :
- L’étendu de la mesure : c’est plus ou moins la différence entre le plus
petit signal détecté et le plus grand perceptible.
- La sensibilité : c’est la plus petite variation d’une grandeur physique que
peut détecter un capteur.
- La rapidité : c’est le temps de réaction d’un capteur entre la variation de
la grandeur physique qu’il mesure et l’instant où l’information est prise en
compte par la partie commande.
Quels sont les critères à définir pour choisir correctement un
capteur ?
Tous les capteurs présentent deux parties distinctes. Une première partie
qui a pour rôle de détecter ou mesurer un évènement et une deuxième partie qui
a pour rôle de traduire un évènement en un signal compréhensible par un système
de contrôle Pc.
Pour choisir correctement un capteur il est important de définir :
- Le type d’évènement à détecter
- La nature de l’évènement
- La grandeur de l’évènement
En fonction de ces paramètres on pourra effectuer un ou plusieurs choix pour un
type de détection.
D’autres éléments peuvent permette de cibler précisément le capteur à l’utiliser.
- Ses performances
- son encombrement
- sa fiabilité
- son prix…
-
Principe de captage d’une grandeur physique
Les différents types de capteurs
CAPTEURS PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT OU ROLE
Inductif Produisent dans l’axe du capteur un champ magnétique oscillant.
Ce champ est généré par un système constitué d’une self et
d’une capacité montée en parallèle. Lorsqu’un objet mécanique
pénètre dans ce champ il y a perturbation de ce champ,
atténuation du champ oscillant.
Capacitif Capteurs de proximité qui permettent de détecter des objets
métalliques ou isolants. Lorsqu’un objet entre dans le champ de
détection des éléments sensibles du capteur, la fréquence des
oscillations est modifiée en même temps que la capacité de
couplage du condensateur.
Photoélectrique Se compose d’un émetteur de lumière associé à un récepteur. La
ou optique détection d’un objet se fait par coupure du faisceau lumineux.
De position Ce sont des capteurs à contact. Ils peuvent être équipés d’un
galet, d’une tige souple, d’une bille. L’information donnée par ce
type de capteur est de type tout ou rien (TOR) et peut être
électrique ou pneumatique.
De température Pyromètre, thermomètre, sonde Pt 100 thermocouple,
thermistance…
De pression Tube de bourdon, capsule anéroïde, piézoélectrique, corde
vibrante, baromètre, hypsomètre.
De lumière Photodiode, photorésistance, capteur photographique, cellule
photoélectrique...
De son Microphone, hydrophone…
De courant Capteur de courant à effet hall, shunt
De débit Débit mètre à turbine, roues ovales, plaque à office, tube de
piot, débit mètre à ultrasons, débit mètre à venturé, débit
mètre massique, débit mètre ionique…
Capteur ils C’est un capteur de proximité composé d’une lame souple
(interrupteur à sensible à la présence d’un champ magnétique mobile.
lame souple)
Capteur à fuite Ce sont des capteurs de contact. Pour pouvoir fonctionner
correctement doivent être avec un relais pour capteur à fuite.
Etudions : la DEL qui est un dipôle commandée par la tension, le microphone qui
est un capteur d’onde et la photorésistance qui est un capteur de lumière
DIODE ELECTROLUMINESCENTE (DEL)
1. Définitions et symbole
Une diode (du grec « di » deux double ; « hodos » voie, chemin)
électroluminescente, ou DEL (en anglais : Light- Emitting diode ou LED) est une
composante électronique qui a la propriété de ne conduire le courant que dans un
seul sens dit : « sens passant » on parle alors de diode « passante » lorsqu’elle
est passante une DEL émet de la lumière.
NB1 : la DEL ne peut pas s’allumer dans un circuit que lorsqu’elle est branchée
dans un seul sens, contrairement à une lampe classique !
NB2 : Une DEL est souvent utiliser pour visualiser le sens du courant dans un
circuit ou comme témoin d’une mise sous tension.
Le symbole de la DEL ressemble à celui de la diode mais on y ajoute deux flèches
sortantes pour représenter le rayonnement lumineux émis.
2. Caractéristique d’une DEL
La caractéristique (courant- tension) d’une DEL peut être envisagée selon
trois modèles:
• Lorsque la DEL est passante et donc allumée elle joue le rôle d’un fil ou
d’un interrupteur fermé
• Lorsque la DEL est passant et donc allumé la tension à ses bornes reste
constante (appelée tension de seuil U seuil) quelle que soit la valeur de l’intensité
du courant qui la traverse.
La couleur de la lumière émis par la DEL dépend d’ailleurs de cette tension de
seuil.
• Lorsque la DEL est passante et donc allumée, la tension à ses bornes
augmente faiblement au-delà de la tension de seuil avec l’intensité du courant qui
la traverse.
Remarque :
Une DEL est une composante fragile : le courant maximal qui la parcourt
doit être limite à 20mA !! Pour limité du courant traversant une DEL et ainsi la
protéger, on l’associe en série a une résistance dite « de protections ».
3. Principe de fonctionnement
a) Electroluminescence
La physique des semi-conducteurs nous enseigne que les électrons dans les
solides cristallins se situent à des niveaux d’énergie spécifiques ces niveaux très
proches les uns des autres sont regrouper en « bande énergie »
Un électron de la bande de valence peut passer dans la bande de conduction à
condition d’acquérir une énergie supplémentaire au moins égale à Delta E : c’est
l’effet photoélectrique.
• Dissipe sous forme de chaleur (phonons)
• Emise l’effet électroluminescence (visible ou non)
b) Jonction P.N
Ce phénomène d’électroluminescence sera obtenu à la condition de créer une
forte quantité d’électrons dans la bande de conduction. On l’obtient par injection
de porteur en polarisant dans le sens direct, une jonction PN a semi-conducteur.
Le même résultat aurait pu être obtenu en irradiant le cristal avec une source
lumineuse d’énergie importante (photoluminescence) ou par bombardement
électronique (cathode luminescence)
Selon la fabrication, la lumière peut être émise soit latéralement, soit
perpendiculairement à travers la mince couche N ou P
4. Application
Ce type de diode est utilisé dans de nombreux appareils, les calculatrices
et les montres digitales par exemple
MICROPHONE
Un microphone (souvent appelé micro par apocope) est un transducteur
électroacoustique, c'est-à-dire un appareil capable de convertir un signal
acoustique en signal électrique1.
L'usage de microphones est aujourd'hui largement répandu et concourt à
de nombreuses applications pratiques :
télécommunications (téléphone, radiotéléphonie, Interphone,
systèmes d'intercommunication) ;
sonorisation ;
radiodiffusion et télévision ;
enregistrement sonore notamment musical ;
mesure acoustique.
On appelle également micro, par métonymie, les transducteurs
électromagnétiques de guitare électrique (micro de guitare) et les transducteurs
piézoélectriques (capteur piézo) utilisés pour des instruments dont le son est
destiné à être amplifié.
Le composant électronique qui produit ou module la tension ou le courant
électriques selon la pression acoustique, est appelé capsule. On utilise aussi le
terme microphone par synecdoque. Un tissu ou une grille protège généralement
cette partie fragile.
PHOTORESISTANCE
Qu’est-ce qu’une photorésistance LDR?
Comme son nom l’indique dans la langue de Shakespeare : LDR pour
Light Dependent Resistor, la photorésistance est un dipôle dont la
résistance varie en fonction de l’éclairement E qu’elle reçoit d’une source de
lumière. La partie sensible du capteur est une piste de sulfure de
cadmium en forme de serpent : l’énergie lumineuse reçue déclenche une
augmentation de porteurs de charges libres dans ce matériau, de sorte que sa
résistance électrique évolue. Son symbole normalisé dans un circuit est le suivant
:
Quel est le rôle d’une photorésistance ?
La photorésistance est un composant utilisé en électronique qui a la
particularité d'avoir une résistivité variable en fonction de la lumière ambiante.
... En effet en fonction de la quantité de lumière reçue, ce semi-conducteur
laisse plus ou moins passer le courant électrique (variation de la résistance).
Comment fonctionne une photorésistance ?
Une photorésistance (également appelée résistance photogénique ou
cellule photoconductrice) est un composant électronique dont la résistivité varie
en fonction de la quantité de lumière incidente : plus elle est éclairée, plus sa
résistivité baisse.
Applications
La principale utilisation de la photo-résistance est la mesure de l'intensité
lumineuse (appareil photo, systèmes de détection, de comptage et
d'alarme...). Elle est fortement concurrencée par la photodiode dont le
temps de réponse est beaucoup plus court.
Conclusion
Vous constatez avec nous que cet exposé comporte un certain nombre de
montages à faire pour prélever les couples (U, I) afin de tracer les
caractéristiques (intensité-tension ou tension-intensité) de certains dipôles.
Cette démarche qui privilégie une approche concrète des phénomènes physiques,
permet aussi à l’élève d’avoir une meilleure connaissance des appareils utilisés,
leur symbole normalisée, leur principe de fonctionnement et leurs applications.