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1

ROYAUME DU MAROC

MINISTERE DE L’EQUIPEMENT

DIRECTION DES ROUTES


ET DE LA CIRCULATION ROUTIERE

CAHIER DES PRESCRIPTIONS COMMUNES


APPLICABLES AUX TRAVAUX
ROUTIERS COURANTS

FASCICULE N°1

CLAUSES TECHNIQUES COMMUNES AUX


DIVERSES NATURES DE TRAVAUX

EDITION 1983
2

Arrêté du ministre de l’équipement n° 451-83 du 20 safar 1403 (6 décembre 1982)


approuvant le cahier des prescriptions communes applicables aux travaux routiers
courants exécutés pour le compte du ministère de l’équipement.

LE MINISTRE DE L’EQUIPEMENT.

Vu le décret n°2-76-479 du 19 chaoual 1396 (14 octobre 1976) relatif aux marchés,
fournitures ou services au compte de l’état, notamment son article 4, paragraphe 2.

ARRETE :
ARTICLE PREMIER. - Est approuvé le cahier des prescriptions communes applicables aux
travaux routiers courants exécutés pour le compte du ministère de l’équipement, tel qu’il est
annexé à l’origine du présent arrêté et comprenant les fascicules suivants :

- Fascicule n°1; clauses techniques communes aux diverses natures de travaux;


- Fascicule n°2, clauses financières communes aux diverses natures de travaux;
- Fascicule n°3, clauses techniques communes aux travaux de terrassements;
- Fascicule n°4, clauses techniques communes aux ouvrages d’assainissement et de
soutènement;
- Fascicule n°5, clauses techniques communes aux chaussées, comprenant 4 cahiers;
. Le cahier n°1, dispositions communes à toutes les chaussées;
. Le cahier n°2, assises non traitées;
. Le cahier n°3, enduits superficiels;
. Les cahier n°4, assises traitées aux liants hydrocarbonés et enrobés bitumineux fabriqués à
chaud.

ART. 2. - Il est prescrit aux services du ministère de l’équipement d’appliquer le cahier des
prescriptions communes aux marchés de travaux routiers courants. Les dérogations
éventuelles à ce cahier ainsi que les stipulations retenues, lorsque la possibilité d’adaptation y
est prévue, doivent être précisées obligatoirement dans le cahier des prescriptions spéciales.
ART. 3. - Les services des marchés sont tenus de mettre la disposition des personnes
intéressées les fascicules du cahier des prescriptions communes dans les bureaux de la
direction des routes du ministère de l’équipement.
ART. 4. - Le cahier des prescriptions communes applicables aux travaux routiers courants
entrera en vigueur trois mois après la publication au Bulletin officiel du présent arrêté.
Toutefois les marchés de travaux routiers courants pour lesquels la consultation des
entreprises aura été lancée avant cette date resteront soumis aux dispositions antérieures.
A partir de la même date ne sont plus applicables aux travaux routiers courant les dispositions
de la circulaire n°6019 TPC du 7 juin 1972 relative au cahier des prescriptions communes
provisoires.
ART. 5. - Le directeur des routes est chargé de l’application du présent arrêté.
Rabat, le 20 safar 1403 (6 décembre 1982).
MOHAMED KABBAJ.
3

CAHIER DES PRESCRIPTION COMMUNES APPLICABLES


AUX TRAVAUX ROUTIERS COURANTS

FASCICULE N°1
CLAUSES TECHNIQUES COMMUNES AUX DIVERSES
NATURE DE TRAVAUX

SOMMAIRE
OBJET ET CHAMP D’APPLICATION ............................................................................... 5
ARTICLE 1 - OBJET DU PRESENT FASCICULE ...........................................................................................5
ARTICLE 2 - CHAMP D’APPLICATION .........................................................................................................5
ARTICLE 3 - DEFINITIONS..............................................................................................................................5
CHAPITRE 1 PROVENANCE, QUALITE ET STOCKAGE DES MATERIAUX ET
PRODUITS ............................................................................................................................... 6
ARTICLE 4 : PROVENANCE DES MATERIAUX ET PRODUITS.................................................................6
ARTICLE 5 - MATERIAUX DE CARRIERE ET D’EMPRUNT - LIEUX D’EXTRACTION OU
D’EMPRUNT. .....................................................................................................................................................6
ARTICLE 6 - QUALITE DES MATERIAUX ET PRODUITS ..........................................................................7
ARTICLE 7 - VERIFICATION QUALITATIVE DES MATERIAUX ET PRODUITS....................................7
ARTICLE 8 - VERIFICATION QUANTITATIVE DES MATERIAUX ET PRODUITS FOURNIS PAR
L’ENTREPRENEUR. ..........................................................................................................................................7
ARTICLE 9 - STOCKAGE DES MATERIAUX ................................................................................................7
ARTICLE 10 - PRISE EN CHARGE, MANUTENTION ET CONSERVATION PAR L’ENTREPRENEUR
DES MATERIAUX ET PRODUITS FOURNIS PAR L’ADMINISTRATION. ................................................8
CHAPITRE II PLANS, IMPLANTATION DE PIQUETAGE DES OUVRAGES........... 9
ARTICLE 11 - PLANS ET DESSINS D’EXECUTION .....................................................................................9
ARTICLE 12 : PLAN GENERAL D’IMPLANTATION DES OUVRAGES .....................................................9
ARTICLE 13 - PIQUETAGE GENERAL ...........................................................................................................9
ARTICLE 14 - PIQUETAGE SPECIAL DU TRACE DES CANALISATIONS, CABLES OU OUVRAGES
SOUTERRAINS ................................................................................................................................................10
ARTICLE 15 - EXECUTION DES PIQUETAGES CONSERVATION DES PIQUETS ................................10
ARTICLE 16 - NOTIFICATION DES DOCUMENTS DE PIQUETAGE.......................................................10
ARTICLE 17 - PIQUETAGE COMPLEMENTAIRE.......................................................................................11
ARTICLE 18 - CAS DES CANALISATIONS ET CABLES SOUTERRAINS DE SERVICE PUBLIC.........11
ARTICLE 19 - CAS PARTICULIER DES TRAVAUX INTERESSANT LES CABLES SOUTERRAINS
DES P.T.T ..........................................................................................................................................................11
CHAPITRE III ORGANISATION DES TRAVAUX MESURES DE SECURITE
EXECUTION DES TRAVAUX............................................................................................ 12
ARTICLE 20 - PROGRAMME DES TRAVAUX ............................................................................................12
ARTICLE 21 - INSTALLATION DU CHANTIER DE L’ENTREPRENEUR ................................................12
ARTICLE 22 - CAHIER DE CHANTIER.........................................................................................................14
ARTICLE 23 - LIEUX DE DEPOT...................................................................................................................14
ARTICLE 24 - EMPLOI DES EXPLOSIFS......................................................................................................15
ARTICLE 25 - MESURES DE SECURITE DES CHANTIERS ......................................................................15
ARTICLE 26 - SIGNALISATION TEMPORAIRE OU DE CHANTIER ........................................................16
ARTICLE 27 - SUJETIONS SPECIALES POUR LES TRAVAUX EXECUTES A PROXIMITE DES
LIEUX HABITES ..............................................................................................................................................16
ARTICLE 28 - DEMOLITIONS DE CONSTRUCTIONS ...............................................................................17
ARTICLE 29 -DEGRADATIONS CAUSEES AUX VOIES PUBLIQUES .....................................................17
4

ARTICLE 30 - DESORDRES, DEGRADATIONS ET PREJUDICES CAUSES PAR LA CONDUITE ET


LES MODALITES D’EXECUTION DES TRAVAUX ....................................................................................18
ARTICLE 31 - MAINTIEN DE L’ECOULEMENT DES EAUX ET DES CIRCULATIONS. .......................18
ARTICLE 32 - ENLEVEMENT DU MATERIEL ET DES MATERIAUX SANS EMPLOI ..........................18
CHAPITRE IV CONTROLE DES MATERIAUX ET DES OUVRAGES..................... 19
ARTICLE 33 - NATURE DES CONTROLES QUALITATIFS. ......................................................................19
ARTICLE 34 - MODALITE D’EXECUTION ET DE REGLEMENT DES CONTROLES. ...........................20
CHAPITRE V ACHEVEMENT DES TRAVAUX ............................................................ 21
ARTICLE 35 - PRISE DE POSSESSION ANTICIPEE DE CERTAINS OUVRAGES...................................21
ARTICLE 36 - MISE A DISPOSITION DE CERTAINS OUVRAGES OU PARTIES D’OUVRAGES ........21
ARTICLE 37 - DESSINS FOURNIS APRES EXECUTION DES OUVRAGES.............................................22
5

OBJET ET CHAMP D’APPLICATION


DU FASCICULE N°1

ARTICLE 1 - OBJET DU PRESENT FASCICULE


1 - Le présent fascicule constitue le premier document du cahier des prescriptions communes
applicables aux travaux routiers courants du Ministère de l’Equipement.

2 - Il a pour objet de fixer les clauses techniques commune applicables aux travaux routiers
courants quelqu’en soit la nature (terrassements ou ouvrages d’assainissement et de
soutènement, chaussées etc...)

3 - Les clauses techniques communes applicables aux travaux d’une même nature
(terrassements ou ouvrages d’assainissement et de soutènement ou chaussées etc) font l’objet
de fascicules successifs dont l’ensemble constitue, avec le présent fascicule et le fascicule des
clauses financières communes, le cahier des prescriptions communes applicables aux travaux
routiers courants du Ministère de l’Equipement.

ARTICLE 2 - CHAMP D’APPLICATION


Les dispositions du présent fascicule sont applicables aux marchés passés pour l’exécution des
travaux routiers courants. En sont exclus les travaux de construction d’autoroute, de voie
express et d’ouvrages d’art de plus de cinq (5) mètres de portée.
Ce fascicule constitue après les documents généraux de base, le premier texte spécial de
référence pour tous les marchés de travaux routiers courants.

ARTICLE 3 - DEFINITIONS
Dans l’ensemble des documents constitutifs des marches passés pour l’exécution des travaux
routiers du Ministère de l’Equipement les termes suivants ont la définition ci-après :

1 - Par « Administration » on entend le Ministère de l’Equipement pour le compte duquel le


travail est exécuté.

2 - Par « Ingénieur » :
a - « Ingénieur d’Arrondissement » en entend l’Ingénieur chargé par l’administration, de la
maîtrise de l’ouvrage.
b - « Ingénieur Subdivisionnaire » on entend l’Ingénieur chargé par l’administration, de la
conduite des travaux de l’ouvrage.

3 - Par « Entrepreneur » on entend la personne morale ou physique qui s’engage à réaliser


sous sa responsabilité les clauses du marché.

4 - Par « Ouvrage » on entend le travail à réaliser quelqu’en soit la nature (terrassement,


chaussée, ouvrage d’assainissement etc...)
6

CHAPITRE 1
PROVENANCE, QUALITE ET STOCKAGE DES
MATERIAUX ET PRODUITS

ARTICLE 4 : PROVENANCE DES MATERIAUX ET PRODUITS


La provenance des matériaux et produits est définie au cahier des prescriptions spéciales
(CPS).
Dans la mesure ou le CPS ou les fascicules particuliers du CPS ni fixent pas la provenance
des matériaux et produits ou ne soumettent pas celle-là à l’agrément de l’Ingénieur
d’Arrondissement ou de ses préposés, l’entrepreneur a le choix de cette provenance sous
réserve que le dits matériaux ou produits répondent aux conditions fixées par le marché.

Si au cours des travaux l’Entrepreneur demande à modifier la provenance de certains


matériaux ou produits fixés par le marché, l’Ingénieur d’Arrondissement peut lui en donner
l’autorisation à condition que la qualité des matériaux ou produit de la nouvelle provenance
soit au moins égale à celle initialement prévue.

L’autorisation précise si l substitution proposée donne lieu à l’application de nouveaux prix en


basse qui seront fixés conformément à l’article 29 du CCAG.

L’indication de la provenance ne relève pas l’entreprise de sa responsabilité en ce qui


concerne la conformité aux normes et qualité prévues par le CPC et complétées
éventuellement par le CPS.

Si les normes prescrites ne peuvent être respectées, l’Entrepreneur devra en informer


immédiatement l’Ingénieur d’Arrondissement et devra proposer de nouvelles provenances
satisfaisant à ces exigences.
ARTICLE 5 - MATERIAUX DE CARRIERE ET D’EMPRUNT - LIEUX
D’EXTRACTION OU D’EMPRUNT.
Lorsque les matériaux proviennent de carrière ou d’emprunt, il est précisé que l’entrepreneur
supporte les frais d’ouverture et les charges d’exploitation des carrières et lieux d’extraction
ou d’emprunt.

Il supporte également, sans recours contre l’administration, la charge des dommages entraînés
par l’extraction des matériaux, l’établissement des chemins de desserte et, d’une façon
générale, par les travaux d’aménagement nécessaires à l’exploitation des carrières et des lieux
d’extraction ou d’emprunt.

L’Entrepreneur est tenu de se conformer aux lis et règlements concernant les extractions et
emprunts de matériaux et la protection de l’environnement. Il est notamment tenu le cas
échéant, de se pouvoir des autorisation nécessaires.
7

ARTICLE 6 - QUALITE DES MATERIAUX ET PRODUITS


Les qualités que doivent présenter les matériaux et produits utilisés dans les travaux ainsi que
les essais et les épreuves auxquels ils sont soumis sont fixés par les fascicules particuliers du
CPC, éventuellement complétés pas les dispositions du CPS.

ARTICLE 7 - VERIFICATION QUALITATIVE DES MATERIAUX ET


PRODUITS
1 - L’Entrepreneur dispose les matériaux et produits de manière à faciliter les vérifications de
qualité. Il prend toutes mesures utiles pour que les matériaux ou produits refusés puissent être
distingués de ceux qui sont acceptés ou en attente de vérification.

2 - Les mesures qu’il doit prendre à cet effet et le délai dans lequel les matériaux ou produits
doivent être enlevés du chantier, sont prescrits par les fascicules particuliers ou par des ordres
de service délivrés par l’Ingénieur d’Arrondissement.

ARTICLE 8 - VERIFICATION QUANTITATIVE DES MATERIAUX ET


PRODUITS FOURNIS PAR L’ENTREPRENEUR.
L’évaluation des quantités de matériaux et produits fournis par l’Entrepreneur est effectuée
selon les indications et aux emplacements fixés par l’Ingénieur Subdivisionnaire. Ces
emplacements seront préalablement aplanis et dressés par l’Entrepreneur.

Le pesage des matériaux et produits, lorsqu’il est prévu, est effectué contradictoirement sur le
bascules vérifiées par les services compétents. Pour les matériaux et produits faisant l’objet de
bons de livraison, les indications portées sur ces derniers peuvent être retenues; toutefois,
l’Ingénieur Subdivisionnaire se réserve toujours le droit de faire procéder à une vérification
contradictoire sur bascule.

ARTICLE 9 - STOCKAGE DES MATERIAUX


Les stockage des matériaux sera effectué sur des aires spécialement aménagées, dépourvues
de végétation, convenablement drainées, éventuellement recouvertes d’une couche
anticontaminante, et plus généralement à l’abri de toute pollution.

Les matériaux contaminés ne devront pas être utilisés.

Pour certains matériaux, les fascicules du CPC et le CPS pourront imposer la mise en magasin
ou en silo. Cette disposition s’appliquera notamment aux liants hydrauliques.
Sauf disposition contraire du CPS, la préparation des aires, des magasins et silos incombe à
l’Entrepreneur.
8

ARTICLE 10 - PRISE EN CHARGE, MANUTENTION ET CONSERVATION


PAR L’ENTREPRENEUR DES MATERIAUX ET PRODUITS FOURNIS PAR
L’ADMINISTRATION.
1 - Lorsque le CPS prévoit la fourniture par l’administration de certains matériaux ou
produits, il précise leur nature, leur provenance et leurs caractéristiques ainsi que les lieux et
modalités de leur prise en charge par l’Entrepreneur.

2.1 - Si cette prise en charge a lieu en présence de l’Ingénieur Subdivisionnaire ou de son


représentant, elle fait l’objet d’un procès-verbal contradictoire portant sur les quantités prises
en charge.

2.2 - Si la prise en charge a lieu en l’absence de l’Ingénieur Subdivisionnaire ou de son


représentant, les quantités prises en charge par l’Entrepreneur sont réputées être celles pour
lesquelles il est donné décharge écrite au transporteur ou au fournisseur qui a effectué la
livraison. Dans ce cas, l’Entrepreneur doit s’assurer, compte tenu des indications du bon de
livraison porté à sa connaissance, qu’il n’y a ni omission, ni erreur, ni avarie ou défectuosité
facilement décelable. S’il constate une omission, une erreur, une avarie ou une défectuosité il
doit faire vis à vis du transporteur ou du fournisseur les réserves d’usage et en informer
aussitôt l’Ingénieur Subdivisionnaire.

3 - Quelque soit le lieu et le mode de livraison des matériaux ou produits, l’Entrepreneur est
tenu à partir de l’avis qui lui en est donné de procéder aux opérations de prise en charge, de
manutention et de transport jusqu’à la mise en dépôt ou à pied d’œuvre dans les conditions et
délais prescrites par le CPS. En cas le retard résultant de son fait, l’Entrepreneur assume la
charge des frais et pénalités qui en découle.

4 - Dans tous les cas, l’Entrepreneur a la garde des matériaux et produits à partir de leur prise
en charge. Avant leu mise en œuvre, l’Entrepreneur doit vérifier la qualité des matériaux et
produits en utilisant les moyens et en appliquant les méthodes prévues dans les fascicules du
CPC et au CPS. S’il constate que certains matériaux ou produits ne sont pas conformes aux
spécifications prévues il en informe aussitôt l’Ingénieur d’Arrondissement.

Les matériaux et produits pris en charge par l’Entrepreneur sont réputés satisfaire aux
spécifications prévues sauf preuve du contraire à établir par lui avant leur mise en œuvre.

5 - En l’absence de stipulations particulières du CPS, les frais résultant des prestations


prévues par le présent article sont inclus dans les prix du marché.
9

CHAPITRE II
PLANS, IMPLANTATION DE PIQUETAGE DES
OUVRAGES

ARTICLE 11 - PLANS ET DESSINS D’EXECUTION


1 - Sauf dispositions particulières du C.P.S. L’administration remettra à l’entrepreneur les
plans et dessins d’exécution nécessaires à la réalisation de toutes les parties de l’ouvrage. Ces
plans et dessins sont remis gratuitement et contre récépissé à l’entrepreneur en deux
exemplaires dont un revêtu de la mention « Bon pour exécution » Au cas où l’Entrepreneur
aurait besoin d’exemplaires supplémentaires de ces plans et dessins, il fera son affaire de leur
reproduction.

L’entrepreneur a l’obligation de signaler par écrit à l’Ingénieur d’Arrondissement avant toute


exécution, les erreurs, omissions ou contradictions que peuvent comporter ces documents et
qui sont facilement décelables pour un homme de l’art.

2 - L’établissement des plans des ouvrages provisoires tels que : coffrages, échafaudages,
cintres etc, est à la charge de l’Entrepreneur. A cet effet, l’Entrepreneur fait sur place tous les
relevés nécessaires et demeure responsable des conséquences de toute erreur de mesure. Il doit
établir éventuellement les calculs de stabilité et de résistance de ces ouvrages provisoires.

Ces plans, dessins et notes de calculs sont soumis en trois (3) exemplaires au visa de
l’Ingénieur d’Arrondissement si le CPS le prescrit. Ce visa n’atténue en rien la responsabilité
de l’Entrepreneur.

Dans ce cas, le CPS fixe les délais impartis tant à l’Entrepreneur pour l’établissement des
plans, dessins d’exécution et notes de calculs qu’à l’Ingénieur d’Arrondissement pour les
examiner et faire connaître les résultats de cet examen.

ARTICLE 12 : PLAN GENERAL D’IMPLANTATION DES OUVRAGES


Le plan général d’implantation des ouvrages est établi par l’administration, il précise la
position des ouvrages par rapport à des repères fixes raccordés autant que possible au
nivellement général du MAROC, à une polygonale ou à des points géodésiques.

ARTICLE 13 - PIQUETAGE GENERAL


1 - Le piquetage général a pour objet de reporter sur le terrain les ouvrages définis par le plan
général d’implantation, il est effectué dans les conditions fixées par les fascicules particuliers
du C.P.C et par le C.P.S.

2 - Si ce piquetage général n’existe pas au moment du démarrage des travaux, il sera effectué
contradictoirement entre l’administration et l’Entrepreneur avant le commencement des
travaux. Sauf disposition contraire du CPS, il incombe à l’administration.
10

ARTICLE 14 - PIQUETAGE SPECIAL DU TRACE DES CANALISATIONS,


CABLES OU OUVRAGES SOUTERRAINS
1 - Lorsque les travaux doivent être exécutés au droit ou au voisinage de canalisations, de
câbles, d’ouvrages souterrains ou enterrés dépendant des services publics ou de tierce
personne, l’Administrations après s’être renseignée sur leur nature et leur tracé communique à
l’Entrepreneur les informations ainsi recueillies.

2 - Il est procédé à un piquetage spécial de ces ouvrages s’il n’a pas été exécuté avant l
passation du marché, il est effectué soit en même temps que le piquetage général, soit
ultérieurement et selon les conditions fixées par l’Ingénieur Subdivisionnaire.
Sauf disposition contraire du CPS, il incombe à l’administration.

3 - Si les canalisations ou ouvrages souterrains non signalés par l’administration sont


découverts en cours d’exécution des travaux, l’Entrepreneur en informe par écrit l’Ingénieur
Subdivisionnaire, il est alors procédé contradictoirement à leur relevé.

L’Entrepreneur doit surseoir aux travaux adjacents jusqu’à la décision de l’Ingénieur


Subdivisionnaire relative aux mesure à prendre pour la poursuite des travaux. Il fournit des
propositions à cet effet si l’Ingénieur Subdivisionnaire le lui demande.

ARTICLE 15 - EXECUTION DES PIQUETAGES CONSERVATION DES


PIQUETS
1 - Si le piquetage général ou spécial est effectué par l’administration après la passation des
marchés de travaux, l’Entrepreneur fournira notamment la main d’œuvre, les piquets, les
jalons, les cordeaux, le outils, les matériaux nécessaires.

2 - Les procès-verbaux de piquetage sont dressés par l’Ingénieur Subdivisionnaire et notifiés à


l’Entrepreneur.

3 - L’Entrepreneur est tenu de veiller à la conservation des piquets et de les rétablir ou de les
remplacer en cas de besoin, soit à leur emplacement primitif, soit en un autre point si
l’avancement des travaux l’exige et en tenant compte des prescriptions précédentes.

ARTICLE 16 - NOTIFICATION DES DOCUMENTS DE PIQUETAGE


Les plans d’implantation des ouvrages ainsi que les dessins qui ont servi au piquetage et tous
autres documents nécessaires sont notifiés à l’Entrepreneur en même temps que le procès-
verbal de piquetage.

Un délai fixé par le CPS est accordé à l’Entrepreneur pour vérifier que ces plans et dessins
concordent avec les constatations faites au cours des opérations de piquetage.
A défaut de stipulation du CPS ce délai sera de Dix (10) jours calendaires.
Si des erreurs sont relevées et signalées, il est procédé à une nouvelle vérification
contradictoire des parties litigieuses.
11

ARTICLE 17 - PIQUETAGE COMPLEMENTAIRE


Le piquetage complémentaire a pour objet de compléter le piquetage général et
éventuellement le piquetage spécial par autant de repères qu’il est nécessaire à l’exécution des
travaux.

Le piquetage complémentaire est effectué par l’Entrepreneur conformément aux stipulations


des fascicules particuliers du CPC et du CPS.

ARTICLE 18 - CAS DES CANALISATIONS ET CABLES SOUTERRAINS DE


SERVICE PUBLIC
L’Entrepreneur devra demander à l’Ingénieur, et en temps voulu, de faire procéder au
piquetage des canalisations ou câbles souterrains de service public susceptibles d’exister dans
l’emprise des travaux.

Lorsque l’administration intéressée (ou le Service Public intéressé) aura procédé au piquetage,
l’Entrepreneur ne pourra, dans l’exécution de ses travaux, approcher à moins de quatre vingt
(80) centimètres d’une des canalisations ou câbles sans avoir prévenu au plus tard quarante
huit (48) heures à l’avance, l’administration ou le service public compétent de son intention.

L’Entrepreneur devra se conformer aux prescriptions qui lui seront imposées par le
représentant de l’administration intéressée (ou du service public intéressé) en vue de la
préservation de la canalisation ou du câble.

Faute par lui de se conformer à ces prescriptions, il sera en particulier rendu entièrement
responsable des dégâts matériels causés au canalisations ou aux câbles.

ARTICLE 19 - CAS PARTICULIER DES TRAVAUX INTERESSANT LES


CABLES SOUTERRAINS DES P.T.T
Pour ce qui concerne les câbles souterraines des P.T.T. l’Entrepreneur sera tenu, en outre, s’il
en est requis par l’administration des PTT, de conclure avec celle-ci un accord spécial pour
l’exécution des travaux de terrassements et de maçonnerie intéressant les câbles souterrains de
télécommunication et pour la manutention de ceux-ci.

Les prix à payer à l’entrepreneur par l’administration des PTT, en vertu de l’accord spécial
seront déterminés suivant les instructions en vigueur à la date de la souscription du marché
(1).

Si l’administration des P.T.T. ne juge pas à propos de conclure avec l’Entrepreneur l’accord
spécial prévu à l’alinéa précèdent, celui-ci devra supporter, sans indemnité, l’exécution sur ses
chantiers, par une autre entreprise, des travaux intéressant les câbles, les prix du bordereau
tenant compte de cette sujétion.
12

CHAPITRE III
ORGANISATION DES TRAVAUX MESURES DE
SECURITE EXECUTION DES TRAVAUX

ARTICLE 20 - PROGRAMME DES TRAVAUX


L’Entrepreneur sera tenu de soumettre à l’agrément de l’Ingénieur d’Arrondissement, dans un
délai de quinze (15) jours à dater du jour de la notification de l’ordre de service notifiant
l’approbation de son marché, le programme détaillé selon lequel il s’engage à conduire les
travaux.

Ce programme sera présenté sous forme d’un planning classique et fera ressortir les délais
d’exécution par phase de travaux. Il sera établi en fonction du délai d’exécution fixé au CPS.

Les méthodes, les rendements et les moyens en personnel et matériel sur la base desquels il
sera établi, devront être indiqués; si ces bases diffèrent de celles éventuellement donnés par un
sous détail de prix, l’Entrepreneur ne pourra tirer aucun argument pour élever une éventuelle
réclamation étant seul responsable de l’établissement de ses sous détails et du programme de
travaux compatibles avec les délais contractuels.

Ce programme définira avec précision les interruptions de circulation éventuelles résultant des
dispositions qu’il contient. Il devra en outre tenir compte d’une façon réaliste des risques
météorologiques et des us et coutumes.

ARTICLE 21 - INSTALLATION DU CHANTIER DE L’ENTREPRENEUR


1 - Le C.P.S. désigne, en tant que de besoin sur les dépendances du domaine public ou sur les
terrains dont dispose l’administration, les emplacements que l’entrepreneur peut utiliser pour
l’installation de ses chantiers, le stationnement de son matériel, le dépôt provisoire de
matériaux ou de produits à mettre en œuvre.

Le C.P.S précise les conditions de la mise à la disposition de ces terrains et de leu remise en
état en fin de chantier.

2 - A défaut, l’Entrepreneur se procure, à ses frais et risques, les terrains dont il peut avoir
besoin.
Pour l’usage des dépendances du domaine public qui ne sont pas mises à sa disposition par le
C.P.S. l’entrepreneur est soumis aux règles communes.

3 - Le C.P.S. détermine, le cas échéant, les installations et matériels mis à la disposition de


l’Entrepreneur par l’administration, ainsi que les conditions de cette mise à disposition, de
l’utilisation et de la restitution de ces installations et matériels.
13

4 - Dans tous les cas, et sauf dispositions particulières du C.P.S. l’entrepreneur à la charge,
même en l’absence d’un prix spécial, de l’établissement et de l’entretien des installations de
chantier, des chemins de service et des voies de desserte qui ne sont pas ouvertes à la
circulation publique ainsi que des indemnités y relatives.

5 - Si les chantiers ne sont d’un accès facile que par voie d’eau, l’Entrepreneur doit mettre une
embarcation armée à la disposition des ingénieurs ou de leurs agents chaque fois que ceux-ci
le lui demandent.

Les dépenses correspondantes suivant les précisions du C.P.S., sont à l charge le


l’Entrepreneur.

6 - Dans le délai de quinze (15) jours ouvrables à dater du lendemain du jour de la notification
de l’ordre de service notifiant l’approbation du marché, l’Entrepreneur devra faire agréer, par
l’ingénieur d’Arrondissement les dispositions détaillées qu’il compte adopter pou
l’organisation et l’installation du chantier.

L’Entrepreneur fournira notamment toutes précisions utiles concernant le matériel et le


personnel qu’il compte utiliser sur le chantier.

L’Ingénieur d’Arrondissement pourra exiger que soient modifiées ou complétées, les


dispositions envisagées si celles-ci paraissent insuffisantes, ou si, à l’expérience elles ne
donnent pas satisfaction.

Il est spécifié que l’agrément donné par l’Ingénieur d’Arrondissement aux moyens et procédés
d’exécution ne diminuera en rien la responsabilité de l’Entrepreneur quant aux conséquences
dommageables que leur utilisation pourra avoir tant à l’égard des tiers qu’à l’égard de
l’administration et quant aux respects de délais.

Pour les installations de chantier, l’Entrepreneur devra faire toutes propositions concernant les
routes d’accès et les dispositions relatives aux plates-formes de stockage et de préstockage des
matériaux.

7 - L’Entrepreneur mettra à la disposition de l’administration un local de chantier et un local à


usage de laboratoire si le C.P.S. le prévoit.
14

ARTICLE 22 - CAHIER DE CHANTIER

Dès le commencement des travaux, l’Entrepreneur devra tenir en permanence sur ses
chantiers, un cahier trifold dit « CAHIER DE CHANTIER » dont les pages seront numérotées.
Sur ce cahier seront indiqués au jour le jour :

1°) l’état d’avancement des travaux de différentes natures : terrassements, chaussées, ouvrages
etc...

2°) Les opérations de contrôle ou de réception dont l’inscription est explicitement prévue par
les fascicules du C.P.C. et le C.P.S.

3°) Toutes demandes, suggestions et remarques faites par l’Entrepreneur ou les ingénieurs aux
cours de leurs visites.

4°) Tous incidents soit dans la marche des travaux ou la tenue du chantier, soit dans le
comportement du personnel de l’entreprise ou de l’administration.

5°) Les intempéries.

6°) D’une façon générale, toutes observations ayant une incidence sur le déroulement des
travaux.

Ce cahier est signé au moins une fois par semaine par les représentants de l’Entrepreneur et de
l’Ingénieur. Il est visé périodiquement par l’Ingénieur Subdivisionnaire lors de ses visites de
chantier.

Les mentions portées sur le cahier de chantier sont recevables dans la limite des attributions
des signataires et ne peuvent en aucun cas se substituer aux ordres de service. Il est placé sous
la garde du représentant de l’Entrepreneur et remis à l’administration en fin de chantier.

ARTICLE 23 - LIEUX DE DEPOT


1 - Le C.P.S. désigne, s’il y a lieu, les emplacements que l’administration met à la disposition
de l’Entrepreneur, soit sur les dépendances du domaine public, soit sur d’autres terrains,
comme lieu de dépôts définitifs ou provisoires. Le fascicule particulier du C.P.C. ou le C.P.S.
fixe les conditions de la mise à disposition de ces terrains.

2 - A défaut, l’Entrepreneur soumettra à l’agrément de l’Ingénieur Subdivisionnaire les lieux


de dépôts qu’il se propose d’utiliser.
15

ARTICLE 24 - EMPLOI DES EXPLOSIFS


1 - L’Entrepreneur doit prendre toutes les précautions nécessaires pour que l’emploi des
explosifs ne présente aucun danger pour le personnel et les tiers et ne cause aucun dommage
aux propriétés et ouvrages voisins.

2 - L’Entrepreneur sera soumis pour tout ce qui concerne la sécurité aux règlements en
vigueur sur l’emploi des explosifs.

3 - Le C.P.S. défini s’il y a lieu, les zones dans lesquelles l’emploi de l’explosif est soumis à
restrictions ou est interdit, mais en tout état de cause, l’Entrepreneur doit limiter l’emploi des
explosifs en fonction des inconvénients qui pourraient en résulter pour l’ouvrage à construire
compte tenu de sa destination et de sa nature.

ARTICLE 25 - MESURES DE SECURITE DES CHANTIERS


1 - L’Entrepreneur doit prendre sur ses chantiers toutes les mesures d’ordre et de sécurité
propres à éviter des accidents tant à l’égard de son personnel, de celui de l’administration qu’à
l’égard des tiers.

2 - Il assure notamment l’éclairage et le gardiennage de ses chantiers ainsi que leur


signalisation dans les conditions définies à l’article 26 du présent fascicule. Il assure
également, en tant que de besoin, la clôture de ses chantiers.

3 - Il doit prendre le cas échéant, toutes le précautions nécessaires pour éviter que les travaux
ne soient une cause de danger pour la circulation publique, si celle-ci n’a pas été déviée.

Les points de passage dangereux le long et à la traversée des voies de communications doivent
être protégés par des gardes corps provisoires ou tout autre dispositif approprié.
Ils doivent être éclairés et, au besoin, gardés.

4 - Sauf dispositions contraires du C.P.S., toutes les mesures d’ordre et de sécurité prévues ci-
dessus sont à la charge de l’Entrepreneur, compte tenu, en ce qui concerne la signalisation des
dispositions de l’article 26 ci-après.

5 - En cas de carence de l’Entrepreneur, le autorités compétentes ou l’administration peuvent


prendre aux frais de l’Entrepreneur, les mesure nécessaires, après mise en demeures de celui-
ci restée sans effet.
En cas d’urgence ou de danger, ces mesures peuvent être prises sans mise en demeure
préalable.

L’intervention des autorités compétentes, ou de l’administration ne dégage pas pour autant la


responsabilité de l’Entrepreneur.
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ARTICLE 26 - SIGNALISATION TEMPORAIRE OU DE CHANTIER


1 - La Signalisation complète de jour et de nuit de ses chantiers, tant extérieure qu’intérieure
incombe à l’Entrepreneur.

2 - Lorsque les travaux intéressent la circulation routière, ferroviaire, fluviale, maritime ou


aérienne, le C.P.S. précise le ou les services ayant la charge de celle-ci. ce ou ces services sont
désignés dans le présent article par les termes : « service compétents ». Pour la circulation
routière, les services compétents sont la Direction des Routes et la Direction Provinciale de
l’Equipement concernée par l’ouvrage.

3,1 - La signalisation intéressant la circulation publique doit être conforme aux instructions
réglementaires en l matière. Elle est réalisée sous le contrôle des services compétents par
l’Entrepreneur, conformément aux plans notifiés par l’administration et avec des panneaux et
dispositifs agréés par elle. L’Entrepreneur à sa charge la fourniture la mise en place et
l’entretien des panneaux et dispositifs de signalisation, sauf dispositions différentes du C.P.S.

3,2 - Si l’exécution des travaux nécessite une déviation de l circulation, l’Entrepreneur a la


charge, dans les mêmes conditions de la signalisation aux extrémités des sections où la
circulation est interrompue et de la signalisation des itinéraires déviés définis dans le C.P.S.

3,3 - La police de la circulation aux abords des chantiers ou aux extrémités des sections ou la
circulation est interrompue et le long des itinéraires déviés incombe aux services compétents.
Mais sur demande de l’administration, l’Entrepreneur doit mettre à la disposition des services
compétents le personnel auxiliaire nécessaire notamment pour assurer le pilotage des usages
de la route.
Les dépenses correspondantes sont réputées incluses dans les prix du marché sauf stipulation
contraire du C.P.S.

3,4 - L’Entrepreneur doit informer, par écrit, les services compétents au moins dix jours à
l’avance de la date du commencement des travaux en mentionnant, le cas échéant, le caractère
mobile du chantier.
L’Entrepreneur doit, par écrit, dans les mêmes formes, informer les services compétents du
repliement ou du déplacement du chantier.

ARTICLE 27 - SUJETIONS SPECIALES POUR LES TRAVAUX EXECUTES


A PROXIMITE DES LIEUX HABITES
Lorsque les travaux sont exécutés à proximité des lieux habités, l’Entrepreneur doit prendre à
ses frais et risques, les mesures nécessaires pour réduire dans toute la mesure du possible, la
gène imposée aux usagers, aux riverains des voies publiques et aux voisins, notamment celles
causées par les difficultés d’accès, le bruit des engins, les fumées et les poussières.
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ARTICLE 28 - DEMOLITIONS DE CONSTRUCTIONS


1 - L’Entrepreneur ne doit démolir les constructions de toute nature situées dans les emprises
des chantiers que sur ordre ou après autorisation de l’administration.

2 - Avant toutes démolitions de clôtures quelles qu’elles soient (haies, palissades, barbelés,
etc...) l’Entrepreneur devra établir à ses frais une clôture provisoire destiné à se substituer
pendant la durée des travaux à la clôture démolie.

3 - Le C.P.S. précise si les matériaux et les produits provenant de délais de démolition ou de


démontage seront déposés avec soins et tirés en vue d’être réutilisés. A défaut, les produits de
la démolition seront évacués à la décharge publique aux frais de l’Entrepreneur.

ARTICLE 29 -DEGRADATIONS CAUSEES AUX VOIES PUBLIQUES


1 - Si le C.P.S prévoit pour les transports routiers ou les circulations d’engins exceptionnels
nécessités par les travaux des dispositions telles itinéraires obligatoires limitation de charge ou
de vitesse, périodes d’interdiction, et si l’Entrepreneur ne se conforme pas entièrement à ces
dispositions, il supporte seul la charge des réparations des dégradations causées aux voies
publiques.

2 - De même, si ces transports ou ces circulations sont effectués en infraction aux


prescriptions du code de la route ou des arrêtés, pris par les autorités compétentes, intéressant
la conservation des voies publiques, l’Entrepreneur supporte seul la charge des réparations.

3 - Si postérieurement au premier jour de la quinzaine calendaire qui précède la remise des


offres ou la signature du marché, les conditions d’usage des voies publiques intéressées par
ces transports et circulations sont modifiées par un acte réglementaire, et si l’entrepreneur
estime que ces modifications lui portent un préjudice imprévu, il doit, sous peine de ne
pouvoir obtenir réparation de ce préjudice, en présenter l’observation écrite et motivée à
l’Ingénieur d’Arrondissement dès qu’il a connaissance des modifications et, en tout cas, avant
l’achèvement des transports ou des circulations en cause.

4 - Durant les travaux l’Entrepreneur ne peut faire subir aux ouvrages qu’il construit des
charges supérieures à celles pour lesquelles ils sont projetés. Il supporte seul les frais et
réparations de dégâts ainsi causés à ces ouvrages.

5 - L’Entrepreneur prendra toutes précautions pour empêcher toutes chutes de matériaux et


limiter, dans la mesure du possible, les dépôts de boues sur les voies publiques empruntées
par son matériel. Il effectuera en permanence les nettoyages et ébouages nécessaires, les
dépenses correspondantes étant entièrement à sa charge.
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ARTICLE 30 - DESORDRES, DEGRADATIONS ET PREJUDICES CAUSES


PAR LA CONDUITE ET LES MODALITES D’EXECUTION DES TRAVAUX
1 - Si la conduite ou les modalités d’exécution des travaux entraînent des désordres ou des
dommages aux personnes ou aux biens autres que les dégradations aux voies publiques visées
à l’article précédent, la responsabilité de l’Entrepreneur est engagée.

Celui-ci ne peut dégager sa responsabilité qu’autant qu’il apporte la preuve que la conduite ou
les modalités d’exécution des travaux mis en cause résultent d’une manière impérative des
dispositions du marché ou d’ordres de service de l’Ingénieur d’Arrondissement maintenus
malgré les réserves qu’il a faites.

2 - Lorsque le piquetage spécial prévu à l’article 14 du présent fascicule a été effectué


conformément aux dispositions du dit article, l’Entrepreneur est responsable des dégâts
éventuellement causés aux canalisations, câbles et ouvrages souterrains par la conduite ou les
modalités d’exécution des travaux.

ARTICLE 31 - MAINTIEN DE L’ECOULEMENT DES EAUX ET DES


CIRCULATIONS.
1 - L’Entrepreneur doit conduire les travaux de telle sorte que les écoulements d’eau et les
circulations de toute nature soient convenablement assurés en tout temps. Sont à sa charge les
déviations et ouvrages provisoires nécessaires à cet effet, leur entretien et leur signalisation de
jour et de nuit.

2 - L’administration en cas d’urgence, peut prendre, sans mise en demeure préalable, les
mesures nécessaires aux frais de l’Entrepreneur.

ARTICLE 32 - ENLEVEMENT DU MATERIEL ET DES MATERIAUX SANS


EMPLOI
A défaut de stipulations particulières ou d’ordre de service, les installations de chantier, le
matériel et les matériaux en excédent devront être enlevés et les emplacements mis à la
disposition de l’Entrepreneur remis en état dans un délai d’un mois à compter de la réception
provisoire des travaux.
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CHAPITRE IV
CONTROLE DES MATERIAUX ET DES OUVRAGES

ARTICLE 33 - NATURE DES CONTROLES QUALITATIFS.


1°) Les matériaux sont soumis à des essais préliminaires d’information et des essais de recette.

Les essais préliminaires d’information ont pour objet de choisir la provenance et le mode de
fabrication des matériaux à fournir par l’Entrepreneur en s’assurant qu’ils sont susceptibles de
satisfaire aux exigences du C.P.C. et du C.P.S. Ils sont effectués avant l’approvisionnement
des matériaux à pied d’œuvre dans les délais prescrits par le C.P.S.

Les essais de recette ont pour objet de contrôler le conformité des matériaux approvisionnés
sur le chantier avec les exigences du C.P.C. et du C.P.S. Ils sont effectués avant la mise en
œuvre des matériaux.

Les échantillons de matériaux sont fournis gratuitement par l’Entrepreneur.


La consistance des essais et leur périodicité sont fixées par le fascicules particuliers du C.P.C.
complétés par les dispositions du C.P.S.
Les procédures des essais sont celles fixées par les norme marocaines en vigueur, ou à défaut
par les modes opératoires en usage au Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes (L.P.E.E.).

2°) Les ouvrages sont soumis à des contrôles de qualité et à des contrôles de réception.
Ces contrôles ont pour but de s’assurer que les ouvrages ou parties d’ouvrages réalisées par
l’Entrepreneur satisfont aux exigences du C.P.C et du C.P.S.

Les contrôles de qualité sont effectués en cours de travaux. Ils permettent de vérifier la
régularité de la qualité des ouvrages élémentaires tout au long de leur réalisation.

Les contrôles de réception sont effectués soit en fin d’exécution de l’une des parties de
l’ouvrage soit au moment de la réception provisoire de l’ouvrage.

La consistance des contrôles et leur fréquence sont fixées par les fascicules particuliers du
C.P.C et par le C.P.S.
Les procédures des essais sont celles fixées par les normes marocaines en vigueur ou à défaut
par les modes opératoires en usage au Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes (L.P.E.E.)
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ARTICLE 34 - MODALITE D’EXECUTION ET DE REGLEMENT DES


CONTROLES.
Tous les essais ou contrôles nécessitant l’intervention d’un laboratoire sont réalisés dans les
conditions ci-après :
1°) Cas où le marché ne prévoit pas de laboratoire de chantier.

Les essais préliminaires d’information sont réalisés à la diligence de l’Entrepreneur par un


laboratoire agréé par l’administration. Les frais de ces essais sont à la charge de
l’Entrepreneur. Ils sont réputés inclus dans les prix unitaires des travaux.

Toutes les essais et contrôles à l’exception des essais préliminaires d’information sont
réalisés, à la diligence de l’administration, par un laboratoire choisi par elle.

Les frais de ces essais sont à la charge de l’administration.

Les résultats des essais et contrôles sont transmis à l’Entrepreneur au fur et à mesure de leur
exécution que les résultats soient conformes ou non aux spécifications du marché.

2°) Cas où le marché prévoit un laboratoire de chantier.


Tous les essais et contrôles sont réalisés par un laboratoire de chantier unique et commun à
l’entreprise et à l’administration.

Ce laboratoire sera obligatoirement placé sous l’autorité et le contrôle d’un organisme agréé
par l’administration.

La consistance et les modalités de fonctionnement et de prise en charge de ce laboratoire sont


fixées, cas par cas, par le C.P.S.

Les résultats des essais et contrôles sont consignés sur un registre qui est maintenu en
permanence à la disposition des Ingénieurs de l’administration et de l’Entrepreneur.

Les essais effectués préalablement à la date fixée par le C.P.S. pour la mise en service du
laboratoire de chantier sont réalisés à la diligence de l’Entrepreneur par un laboratoire agréé
par l’administration. Les frais de ces essais sont à la charge de l’Entrepreneur. Ils sont réputés
inclus dans les prix unitaires des travaux.

A moins que le fascicule particulier du C.P.C. ou le C.P.S. en dispose autrement, les frais des
essais qui échappent à la compétence du laboratoire de chantier sont à la charge de :
• L’Entrepreneur pour les essais préliminaires d’information.
• L’administration pour tous les autres essais et contrôles.

3°) Litiges.
En cas de constations de la validité d’un ou plusieurs essais de recette, contrôle, ou
préliminaire d’information, des frais d’expertise des essais contradictoires seront à la charge
de la partie en tort.
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CHAPITRE V
ACHEVEMENT DES TRAVAUX

ARTICLE 35 - PRISE DE POSSESSION ANTICIPEE DE CERTAINS


OUVRAGES.
1°) La prise de possession anticipé s’applique en principe à des ouvrage ou parties d’ouvrage
ayant un caractère indépendant et fonctionnel qui peuvent en raison de cas caractères être mis
en service sans que pour autant l’ensemble soit achevé.

2°) Le C.P.C. ou les ordres de services de l’Ingénieur d’Administration désignent s’il y a lieu
les ouvrages ou parties d’ouvrages dont l’administration de réserve le droit de prendre
possession avant l’achèvement des travaux, prise de possession qui donne lieu à une réception
provisoire partielle; les modalités en sont fixées éventuellement par le C.P.C.

ARTICLE 36 - MISE A DISPOSITION DE CERTAINS OUVRAGES OU


PARTIES D’OUVRAGES

1°) La mise à disposition s’applique en général à certaines parties d’ouvrages destinées à


recevoir d’autres ouvrages ou équipements, ne faisant pas partie du marché ou à être utilisées
pour exécuter d’autres ouvrages.

2°) Le C.P.S. désigné éventuellement certains ouvrages ou parties d’ouvrages dont


l’administration se réserve le droit de disposer avant l’achèvement des travaux. Cette mise à
disposition d’ouvrages ou de parties d’ouvrages peut également intervenir par. ordre de
service de l’Ingénieur d’Arrondissement.

3°) La mise à disposition d’ouvrages ou de parties d’ouvrages n’est pas précédée d’une
réception provisoire partielle, mais fait l’objet d’un état des lieux dressé contradictoirement
entre l’Ingénieur Subdivisionnaire et l’Entrepreneur.

L’Entrepreneur a le droit de suivre les travaux non compris dans son marché et intéressant les
ouvrages ou parties d’ouvrages mis à la disposition de l’administration. Il a également le droit
de faire des réserves s’il estime que les travaux entrepris sur les ouvrages considérés excèdent
les possibilités de ces ouvrages. Ces réserves adressées à l’Ingénieur d’Arrondissement
doivent être écrites et motivées.
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ARTICLE 37 - DESSINS FOURNIS APRES EXECUTION DES OUVRAGES.


1 - Dans le cas où l’établissement des plans d’exécution incombe à l’Entrepreneur, il établit et
remet à l’administration, avant la réception définitive, trois collections complètes des notes de
calculs et des dessins des ouvrages conformes à l’exécution plus une sur calque.

L’Entrepreneur devra soumettre à l’agrément de l’Ingénieur Subdivisionnaire, la minute du


dossier qu’il se propose d’établir, un mois avant la date prévue pour la réception définitive. Le
dossier définitif ne sera établi qu’après l’agrément de celui-ci.

Les plans seront pliés au format 21X31 et encartés sous chemise cartonnée.

2 - Dans le cas ou les plans d’exécution ont été établis par l’administration, l’Entrepreneur
devra annoter ces plans des modifications intervenues en cours de travaux et les remettre à
celle-ci en un exemplaire avant la réception définitive. Il en sera notamment ainsi du plan
d’exécution des fondations de l’ouvrage qui devra être corrigé en fonction des côtes relevées
contradictoirement lors de la réception des fouilles.

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