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Étude de l'Épître aux Éphésiens

Le document présente le premier chapitre de l'épître de Paul aux Éphésiens. Il décrit la position du croyant en Christ, notamment son élection par Dieu avant la fondation du monde et son adoption par Jésus-Christ selon la volonté de Dieu.

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Étude de l'Épître aux Éphésiens

Le document présente le premier chapitre de l'épître de Paul aux Éphésiens. Il décrit la position du croyant en Christ, notamment son élection par Dieu avant la fondation du monde et son adoption par Jésus-Christ selon la volonté de Dieu.

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2

22
Avertissement

Les références citées dans cet ouvrage (versets


bibliques), sauf indications contraires, sont tirées de
la traduction Louis Second, dans sa version de 1910.
Les autres traductions de la Bible auxquels cet
ouvrage fait référence, ainsi que leurs
sigles/abréviations sont données ci-dessous :
La Bible Semeur (SEM) 2000
La Bible Darby (DRB) 1991
La Bible parole de Vie (PDV)
Parole Vivante Nouveau Testament (PVV)
La Bible d’Etude Esprit et Vie
Elles sont référencées dans le texte par leurs
abréviations.
v. Pour verset

2 3
42
Remerciements

Je remercie ma chère et tendre épouse, Eve Yebga


qui a travaillé dur pour la rédaction de ce livre. Cela
n’a pas été facile mais il a fallu qu’on s’accorde pour
mettre sur pied ce travail que le Seigneur a mis dans
mon cœur pour le corps de Christ. Merci pour toutes
les heures passées devant l’ordinateur à saisir et à
corriger cet ouvrage merveilleux. Merci pour les
treize années passées ensemble dans notre foyer,
années souvent jalonnées d’épreuves, que nous avons
toujours surmontées avec l’aide de Dieu. Le Seigneur
nous a bénis avec cinq enfants, Curtis, Wally, Jérémie
(J.T), Aimé Zach et Eve-Lisa. Il nous a aussi donné
une fille adoptive, Mirabelle.
Merci à Anne Ngah Noah, pour toutes les heures
passées à corriger et à relire cet ouvrage merveilleux.
Merci à ma mère Irène Ngo Yebga qui m’a
beaucoup soutenu dès les débuts de mon ministère.
Ma reconnaissance va également à l’endroit de
tous les frères de l’assemblée dont je suis le pasteur et
qui m’ont toujours témoigné un soutien sans faille. Je
m’attarde en particulier sur trois fidèles diaconesses

2 5
toujours là, contre vents et Marées : Yvette Nguembu,
Antoinette Meke et Rose Nsoe Nguini.
Merci à la sœur Brigitte Dim, femme de douleur,
très effacée, insignifiante et habituée aux vicissitudes
de la vie ; elle ne se plaint jamais et est demeurée
fidèle depuis le début. Que le pauvre dise je suis
riche, telle est la position de Brigitte.
Je ne saurais oublier mon ami Jean Paul Nguen
Mandeng dont la présence à mes côtés revêt une
grande signification et me donne une grande leçon de
sincérité.
Merci à mon cousin Fils Bakang, le seul membre
de ma famille qui est membre de l’église que je
dirige ; ce qui confirme cette parole du Seigneur selon
laquelle nul n’est prophète chez lui.
Merci à tous les amis qui m’ont encouragé à mettre
sur écrit ce livre et à tous ceux qui m’ont soutenu
physiquement, spirituellement, matériellement et
financièrement.
Je remercie enfin le Rev. Curtis D. Teague, mon
grand frère et ami depuis au moins douze ans, que
Dieu a beaucoup utilisé pour faire de moi ce que je
suis aujourd’hui. Que le Seigneur bénisse tous ceux
qui l’ont assisté dans l’œuvre au Cameroun à savoir :
Rev Timothy Hudson, Rev Kenneth Lott…

62
Avant-propos

L’épître de Paul aux éphésiens

Auteur : Paul
Thème : Christ et l’Eglise
Date : vers 62 après J-C

Paul écrit cette lettre alors qu’il est en prison à


cause de Christ (3 :1 ; 4 :1 ; 6 :20). C’est d’ailleurs la
première qu’il écrit dans la captivité. Les épîtres aux
Philippiens, aux Colossiens et à Philémon ont aussi
été écrites dans les mêmes conditions.
L’épître aux Éphésiens contient des vérités
essentielles au sujet de l’Eglise, corps de Christ, et
des dénominations, et non pas des églises locales
comme celles de Philippes ou de Colosses. Si les
promesses et l’héritage d’Israël sont terrestres, à
savoir Canaan, la terre promise et ses richesses où
coulent le lait et le miel, ceux de l’Eglise sont
célestes, à savoir le ciel et sa gloire éternelle. Cette
épître rappelle étroitement le livre de Josué dans
l’Ancien Testament. Canaan, la terre promise pour

2 7
Israël, renvoie aux « lieux célestes » pour le chrétien.
Le Jourdain est la voie ouverte par la puissance de
Dieu pour introduire son peuple dans la plénitude de
ses bénédictions. Par son passage à travers la mort et
son entrée dans le ciel, nous voyons la puissance de
Dieu manifestée en Jésus-Christ, capable de faire
entrer les saints dans la félicité suprême. Les eaux du
Jourdain avaient été retenues loin en arrière lors de la
traversée d’Israël, hors de la vue du peuple. C’est
comme s’il n’y avait plus d’eau dans le fleuve. (Josué
3 :14-17). Pour celui qui est en Christ, à travers la
mort, la résurrection et l’ascension de Christ, la mort
n’existe plus, elle n’a plus de puissance. Le
christianisme est issu de cette œuvre magnifique. Si le
peuple d’Israël entre dans le repos après des guerres,
des échecs et des victoires et la conquête de la terre
promise, le chrétien partage également des
expériences similaires avant d’aller ensuite se reposer
pour toujours auprès du Père. Les « lieux célestes »
représentent ainsi le domaine de l’expérience
spirituelle du croyant. Watchman NEE, un
évangéliste chinois du XXe siècle, résume cette épître
dans son livre dont le thème est : Être assis, marcher,
tenir ferme.
J’ai subdivisé les six chapitres qui la composent en
deux grandes parties. Les trois premiers traitent de la
position du croyant en Christ. Cette position est
déterminée par celle de Jésus et nous rend conscients
de la grandeur de son œuvre pour son peuple, à savoir
la croix, la résurrection et l’élévation au ciel. Il est
maintenant assis dans les lieux célestes et ceux qui sont
assis en lui se trouvent là où il est. Les trois derniers
chapitres parlent de la marche, plus précisément du
comportement du chrétien en conformité avec l’appel

82
qu’il a reçu et la nécessité de tenir ferme. Quelle doit
être l’attitude du chrétien dans un monde caractérisé
par l’injustice et l’impiété ?
Plutôt que de procéder à une division thématique
de cette épître, j’ai jugé bon d’en faire une étude
linéaire, c’est-à-dire chapitre après chapitre et verset
après verset, agrémentée de temps en temps par
quelques remarques pertinentes sur des vérités
bibliques fondamentales, qui assurément édifieront
plus d’un lecteur désorienté par les « nouvelles
révélations » qui foisonnent aujourd’hui dans les
milieux chrétiens dits réveillés.
Pourquoi l’épître aux Ephésiens ? Parce qu’elle
résume l’essentiel de la doctrine et de la vie
chrétiennes à plusieurs niveaux. En quelques chapitres
seulement, le chrétien peut connaitre sa position, sa
véritable identité en Christ, ses devoirs, ses
responsabilités sur le plan familial, social et son
combat de tous les jours.
Un prédicateur disait de cette épître qu’elle est la
plus profonde de toute la Bible. Pour les théologiens,
elle est remplie de mystère. C’est une épître céleste
avec des écrits divins, rédigée par des mains
d’hommes, un psaume, une poésie évangélique où
tout est adoration et admiration…

2 9
2
10
Chapitre I
La position du croyant en Christ

INTRODUCTION (ÉPHESIENS 1 :1-2)

v.1 « En Christ Jésus » : chaque vrai croyant n’a la


vie qu’en Jésus-Christ. L’expression « en Christ » se
trouve 160 fois dans les lettres de Paul, dont 36 fois
dans la seule épître aux Ephésiens. « En Christ Jésus »
signifie que celui qui a donné sa vie au Seigneur ne vit
et n’agit que dans la sphère de Christ. L’union avec
Christ est le nouvel environnement du chrétien racheté.
En Christ, le croyant est conscient de la communion
qu’il a avec Lui au travers de cette relation. Sa vie se
confond à celle de Christ qui vit en lui.
J ’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce
n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en
moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis
dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui
s’est livré lui-même pour moi. Galates 2 :20
Cette communion est la chose la plus importante
dans l’expérience chrétienne. L’union avec Christ est
un don que nous recevons par la foi. Dans cette

2 11
relation, Christ devient l’arbre et le chrétien la
branche. De la même manière, que la sève coule dans
l’arbre pour nourrir les branches, de même la vie de
Christ coule en nous pour nous aider à porter du fruit.
La Bible oppose notre nouvelle nature en Christ à
l’ancienne nature adamique. L’ancienne nature est
caractérisée par la désobéissance, la pratique du péché,
la condamnation et la mort. La nouvelle vie en Christ
à contrario est caractérisée par le salut, la grâce
abondante, la justice et la vie éternelle (Romains 5 :12-
21 ; 6 :8 ; 14 :17-19 ; 1 Corinthiens 15 :21-22, 45-49 ;
Philippiens 2 :1-5, 46-49).
En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du
monde. Ephésiens 1 :4

I. LA POSITION DU CROYANT (V. 4-14)

1. L’élection (V. 4-5)

En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du


monde, pour que nous soyons saints et sans
défaut devant lui. Dans son amour, il nous a
prédestinés par Jésus-Christ à être adoptés,
selon le dessein bienveillant de sa volonté.
Ne l’oublions jamais et chérissons soigneusement
cette pensée, ce n’est ni par notre force, ni par notre
puissance, encore moins par notre degré de foi que
nous entrons dans « les lieux célestes », mais c’est
grâce à Dieu et à son Fils Jésus-Christ que nous y
entrons. C’est à cause de ce que Christ a accompli et
de ce qu’il est que nous jouissons des privilèges
célestes.

2
12
Le croyant occupe une position privilégiée. « Les
lieux célestes » sont distincts des choses terrestres. En
fait, il s’agit de choses célestes qui ne sont pas
seulement la gloire à venir dans le royaume, mais
aussi l’expérience spirituelle du chrétien qui
s’identifie à Christ dans :
• Sa nature : Lorsque nous recevons Jésus, l’Esprit
de Dieu vient demeurer en nous et nous communique
la nature divine. Elle nous permet d’avoir la pensée
de Dieu, de faire sa volonté et de garder ses
commandements. C’est ce que révèle la première
épître de Pierre, où on peut lire :
Lesquelles nous assurent de sa part les plus
grandes et les plus précieuses promesses, afin
que par elles vous deveniez participants de la
nature divine, en fuyant la corruption qui existe
dans le monde par la convoitise.
• Sa vie : Avec Christ nous recevons la vie de Dieu
encore appelée zoe en grec, qui est la vie éternelle.
Elle n’a ni commencement de vie ni fin de jours. Elle
commence pour le croyant sur terre, après la nouvelle
naissance, pendant que nous sommes encore vivants.
Décider d’attendre la mort, pour savoir si nous avons
la vie éternelle ou pas est un suicide. C’est maintenant
qu’il faut le savoir, comme l’écrit l’apôtre Jean dans
son épître :
Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le
Fils de Dieu n’a pas la vie. 1 Jean 5 :12
• Ses relations : Nous avons en Christ une relation
avec Dieu, ainsi qu’une nouvelle famille spirituelle.
Cela ne veut pas dire que nous devons rejeter nos
familles charnelles et les qualifier de diaboliques,

2 13
comme c’est souvent le cas. Dieu aime tous les
hommes et veut qu’ils soient sauvés. C’est aux nôtres
de nous rejeter à cause de notre vie de justice et de
sainteté, et non le contraire. C’est ce que traduit le
verset ci-dessous :
Car celui qui sanctifie et ceux qui sont
sanctifiés sont tous issus d’un seul. C ’est
pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères.
Hébreux 2 :11
• Son service : Nous sommes sauvés pour servir,
non pour rester oisifs dans l’église. Nous devons
participer à l’œuvre de Dieu avec zèle et ferveur car
cela fait partie de la grande commission laissée par le
Seigneur Jésus, dans le livre de Matthieu :
Allez, faites de toutes les nations des disciples,
les baptisant au nom du Père, du Fils et du
Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout
ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec
vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.
Matthieu 28 :19-20
• Ses souffrances : Le chrétien est appelé à souffrir
à cause de son appartenance à Christ. Un cantique
célèbre nous dit que le chemin du calvaire est un
chemin étroit, solitaire, difficile et ténébreux. C’est
probablement ces pensées qui animent l’apôtre Paul
lorsqu’il déclare :
Je me réjouis maintenant dans mes souffrances
pour vous ; et ce qui manque aux souffrances
de Christ, je l’achève en ma chair, pour son
corps, qui est l’Eglise. Colossiens 1 :24

2
14
• Son héritage : Notre héritage est au ciel, nous ne
devons plus lutter pour les richesses du monde. Notre
demeure est au ciel car :
L’Esprit lui-même rend témoignage à notre
esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si
nous sommes enfants, nous sommes aussi
héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de
Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin
d’être glorifiés avec lui. Romains 8 :16-17
Le chrétien est « étranger et voyageur sur la
terre », tout en étant citoyen céleste tel que nous
l’atteste la première épître de Pierre :
Et si vous invoquez comme Père celui qui, sans
considération de personnes, juge chacun selon
ses œuvres, conduisez-vous avec crainte
pendant le temps de votre séjour (sur terre).
1 Pierre 1 :17
C’est pourquoi nous devons tout faire pour
préparer notre retour dans la patrie céleste.
Malheureusement, de nombreux chrétiens se
comportent comme si la vie sur terre est éternelle. Ils
amassent terrain sur terrain, maison sur maison, au
mépris de l’avertissement de Dieu, contenu dans le
livre d’Esaïe :
Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison,
Et qui joignent champ à champ, Jusqu ’à ce
qu’il n’y ait plus d’espace, Et qu’ils habitent
seuls au milieu du pays ! Esaïe 5 :8
Combien ont beaucoup de biens sur la terre mais
hélas ! rien au ciel. Quelle désolation ce jour-là
devant Dieu, quand nous constaterons tristement mais
trop tard que nous avons amassé des trésors

2 15
seulement sur la terre, où le voleur peut les dérober, et
non au ciel où ni voleur ni rouille ne peuvent les
atteindre !
En vingt trois ans environ passés dans l’Eglise, je
n’ai vu que deux personnes qui ont d’abord construit
la maison de Dieu avant de penser à bâtir les leurs.
Cela me rappelle Salomon, qui avait eu à cœur de
construire d’abord le temple de l’Eternel avant sa
propre demeure, et Dieu l’a béni en retour. Les
chrétiens confessent le Seigneur des lèvres mais leurs
cœurs et leurs actes prouvent le contraire. Ils aiment
le monde, les affaires, leur travail, leurs richesses. Ils
sont prêts à tout, allant même jusqu’à faire du faux
pour envoyer leurs enfants à l’étranger ou chercher à
gagner la loterie dite américaine. Envoyer les enfants
en Occident peut sembler une garantie pour leur
succès dans le domaine séculier, mais c’est un
véritable cimetière spirituel. Pense-t-on seulement à
leurs âmes ? Comment peut-on croire que des enfants
qui ont déjà de la peine à vivre la vie de Dieu en
Afrique peuvent servir Jésus en Occident, où la
crainte de Dieu a disparu et les mariages homosexuels
sont exaltés tous les jours ? Comment peut-on penser
un seul instant que les enfants peuvent évoluer
spirituellement dans un monde si pervers ? La
réponse est simple : les parents ne pensent qu’au
bien-être matériel de leur progéniture ; peu leur
importe le salut de leurs âmes. Il vaut mieux tout rater
dans la vie, plutôt que de perdre son âme
éternellement. Que servirait-il à un homme de gagner
le monde entier s’il finit sa vie en enfer ? L’idole du
matériel a tellement gagné l’Eglise que la foi est
devenue une simple formalité. Les versets de
Matthieu 6 :33-34 ne sont qu’une récitation

2
16
machinale sur les lèvres. Que répondront ces parents
inconscients à leurs petits enfants lorsque, en train de
brûler en enfer, ils lèveront les yeux vers eux et leur
diront : Papa tu ne m’as pas dit la vérité, c’est à
cause de maman et toi que je souffre dans ces
flammes. Papa, j’ai soif, Maman de l’eau !
Ce message tiré d’un mail doit nous pousser à
réfléchir :
N’est-il pas triste que cinq mille FCFA nous
paraissent tellement énorme quand nous devons
les donner à l’Eglise, mais si peu, lorsque nous
faisons nos propres courses ? Qu’une heure
pour servir Dieu soit si longue mais que 60
minutes de papotage et de lèche-vitrine passent
si vite ? N’est-il pas triste d’estimer que c ’est
long de rester quelques heures à l’église, mais
de trouver que ces mêmes heures sont courtes,
si on regarde un film, un feuilleton ou un match
de football ? Que rien ne nous vienne l’esprit
pour prier, alors que nous avons tellement de
choses à raconter à nos amis et compagnie ?
N’est-il pas triste que la lecture de la Bible, soit
si dure alors que c’est facile d’avaler 100 pages
d’un roman ? Triste de voir la peine que se
donnent les gens pour être aux premiers rangs
pour assister à un concert ou à une pièce de
théâtre, alors qu’ils sont assis dans les places
les plus retirées à l’église… Triste que nous
ayons besoin d’être prévenus deux ou trois
semaines à l’avance pour faire entrer dans
notre emploi du temps un événement préparé
par l’Eglise, mais que pour d ’autres
événements nous puissions en un clin d ’œil

2 17
changer tous nos plans. Triste de voir combien
il est difficile pour les gens d ’annoncer la
Bonne Nouvelle de l’Évangile, mais combien il
est facile d’ébruiter les derniers potins et
commérages ? Triste de constater à quel point
nous croyons au journal et remettons en
question ce que dit la Bible.
Nous sommes vraiment l’Eglise de Laodicée qui
dit : « Je suis riche, je n’ai besoin de rien », alors que
le Seigneur trouve qu’elle est pauvre, aveugle,
misérable et nue. Il est regrettable de constater que
dans les églises dites de réveil, tous les biens sont au
nom du leader ou Gourou et reviennent d’office à sa
famille lorsqu’il décède. Et c’est la catastrophe ! Il
n’y a pas de différence entre ses biens personnels et
ceux de l’Eglise qui est une personne morale. Il faut
se demander si de telles personnes servent Dieu ou
leurs propres intérêts. Combien de gens seront surpris
au ciel quand le Seigneur leur dira : « Je ne vous ai
jamais connus… » !
Méditons sur ces quelques passages qui nous
exhortent à mettre notre espérance dans les choses du
ciel, où sera notre demeure éternelle.
Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de
Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le
moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa
chair moissonnera de la chair la corruption ;
mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera
de l’Esprit la vie éternelle. Galates 6 :7-8
Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis
de la croix de Christ, je vous en ai souvent
parlé, et j’en parle maintenant encore en

2
18
pleurant. Leur fin sera la perdition ; ils ont
pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire
dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent
qu’aux choses de la terre. Mais notre cité à
nous est dans les cieux, d’où nous attendons
aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ.
Philippiens 3 :18-20
Le choix de Dieu, porté sur tous ceux qui croient
en Christ, est très important dans la doctrine de Paul :
Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi
prédestinés à être semblables à l’image de son
Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre
plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il
les a aussi appelés ; et ceux qu ’il a appelés, il
les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il
les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc à
l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous,
qui sera contre nous ? Lui, qui n’a point
épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour
nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas
aussi toutes choses avec lui ? Qui accusera les
élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Romains
8 :29-33
Romains 9 :6-26 et Colossiens 3 :12 complètent
merveilleusement les versets sus-cités.
L’élection fait référence au choix de Dieu en
Christ d’un peuple mis à part, saint et irréprochable
devant Lui (2 Thessaloniciens 2 :13). Paul considère
cette élection comme l’expression de l’amour de Dieu
qui accepte tous ceux qui ont reçu Jésus comme leur
Sauveur : Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui
croient en son nom, elle a donné le pouvoir de
devenir enfants de Dieu… Jean 1 :12

2 19

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