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Croissance des juvéniles de Clarias gariepinus

Ce document présente une étude sur la croissance de juvéniles de Clarias gariepinus élevés dans des bacs hors sol. L'étude a été menée dans une ferme piscicole au Congo-Brazzaville et a évalué des paramètres de croissance, de survie et physicochimiques des bacs. Les résultats montrent une croissance satisfaisante des poissons au cours de l'expérience.

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Croissance des juvéniles de Clarias gariepinus

Ce document présente une étude sur la croissance de juvéniles de Clarias gariepinus élevés dans des bacs hors sol. L'étude a été menée dans une ferme piscicole au Congo-Brazzaville et a évalué des paramètres de croissance, de survie et physicochimiques des bacs. Les résultats montrent une croissance satisfaisante des poissons au cours de l'expérience.

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UNIVERSITE MARIEN N’GOUABI

-------------------------------------------------------------
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE D’AGRONOMIE ET
DE FORESTERIE

Année : 2019-2020
N° d’ordre : __

MEMOIRE
En vue de l’obtention du diplôme de Master
Parcours : Master Professionnel

Spécialité / Option : Productions et santé animales

Présenté et soutenu publiquement


Par
Adelin Wally OMBOUEKOULOU

Evaluation de la croissance des juvéniles de Clarias


gariepinus élevés dans les bacs hors sol

Superviseur scientifique

Parisse AKOUANGO, Professeur titulaire CAMES, Université Marien Ngouabi

Directeur de mémoire

Alexis Jonas OGNIKA, Maître assistant CAMES, Université Marien Ngouabi

0
DEDICACE

À toi, mon père, qui m'a donné la vie avec ses joies et ses
peines, puisse ton âme reposer en paix et le Seigneur
t'accueillir dans sa Miséricorde ! Amen !

i
REMERCIEMENTS
Au terme de ma formation à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de
Foresterie, j’adresse mes sincères remerciements à tous ceux qui, de près ou de
loin, ont bien voulu m’apporter leur soutien, conseils et aides à la rédaction de ce
mémoire. Nos sentiments de gratitude au Professeur Parisse AKOUANGO,
superviseur scientifique de ce travail, pour le dévouement et les sacrifices consentis
à la réalisation du mémoire. Au Maître Assistant, Alexis Jonas OGNIKA, directeur de
ce mémoire, pour les conseils et remarques qui ont été d'une grande utilité. Son
expérience combien louable nous a fort édifié.
Au Directeur Adjoint de l’ENSAF, Dr Félix KOUBOUANA, Maître de conférences.
Au Dr NZALA Donatien, chef du département des Masters à l’ENSAF.
Aux Dr MENGA Lucien, et Sylvain LEKAKA propriétaires de la Société Agro
Pastorale EKOUNDOU (SAPE) pour mon accueil au sein de leur entreprise, ainsi
qu’à tout le personnel.

Mes remerciements s’adressent également à l’ensemble du personnel enseignant et


ATOS de l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie (ENSAF) qui a
contribué à ma formation intellectuelle au sein de l’établissement universitaire.

Je souhaite exprimer ma gratitude et mes vifs remerciements à toute ma famille


particulièrement à ma mère Adèle ATSOUAYA, mes frères et sœurs Romaric OTTI
OMBOUEKOULOU, Armand OKOUMA, Roxie Jomelie OKOUAKOUA.

ii
Aux amis de la promotion 2017-2018 en Master professionnel en productions et
santé animales pour leur contribution et le soutien qu’ils m’ont apporté afin de
réaliser toutes les études que j’ai menées.

Toute ma reconnaissance aux camarades compagnons de lutte, Phonzy ONDELE,


Fustel ONDELE, Theresa Dédicace Boulard-MABIKA, Gyres EBA, Archange
BAKOULAFA, Jules Gilles KOMBO OPAKA.

Que ceux dont les noms ne figurent pas ici ne se sentent pas oublier car ils ont
toujours une place de choix dans notre vie.
Pour finir, je remercie les membres du jury qui ont accepté d’évaluer mon travail, je
leur témoigne toute ma gratitude et mon profond respect.

iii
iv
ACRONYMES
∆t : Durée de l’expérience

CV : Coefficient de variation

ENSAF : Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie

FAO : Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture

GMQ : Gain Moyen Quotidien

K : Coefficient de condition de Fulton

Ls : Longueur standard

Max : Maximal

Min : Minimal

Mm : Millimètre

Moyen : Moyenne

Npf : Nombre de poissons à la fin de l’expérience

Npi : Nombre de poissons au début de l’expérience

P : Poids

pH : Potentiel d’hydrogène

Pmf : Poids moyen final

Pmi : Poids moyen initial

Ppm : partie par mille

SAPE : Société Agro Pastorale EKOUNDOU

T° : Température

TC : Taux de croissance

TCS : Taux de croissance spécifique

UMNG : Université Marien Ngouabi

v
Table des matières

REMERCIEMENTS ...............................................................................................................................ii
ACRONYMES ........................................................................................................................................v
Liste des figures ............................................................................................................................... viii
Liste des tableaux .............................................................................................................................. ix
INTRODUCTION .................................................................................................................................. 1
Chapitre 1 : Revue de la littérature ................................................................................................ 5
1.1. Aperçu sur la pisciculture .................................................................................................... 5
1.2.1. Importance des poissons chats ............................................................................................. 7
1.2.2. Importance de l'élevage de Clarias gariepinus ..................................................................... 7
1.2.3. Description de l’espèce clarias gariepinus ........................................................................... 8
1.2.4. Distribution géographique.................................................................................................... 8
1.2.5. Morphologie ......................................................................................................................... 8
1.2.6. Biologie de Clarias gariepinus.............................................................................................. 9
1.2.7. Le cannibalisme ................................................................................................................. 10
1.2.8. Croissance et régime alimentaire de Clarias gariepinus en milieu naturel ........................ 10
1.2.9. Ecologie de clarias gariepinus ............................................................................................. 12
Chapitre 2 : Matériel et Méthodologie ......................................................................................... 14
2.1. Présentation du milieu d’étude ......................................................................................... 14
2.1.1. Situation géographique ....................................................................................................... 14
Figure 2 : Localisation du site d’expérimentation ......................................................................... 14
2.1.2. Relief et réseau hydrographique ......................................................................................... 14
2.1.3. Le climat .............................................................................................................................. 15
2.1.4. Géologie............................................................................................................................... 15
2.1.5. Pédologie ............................................................................................................................. 16
2.1.6. Végétation ........................................................................................................................... 16
2.2. Matériel .................................................................................................................................... 17
2.2.1. Le matériel biologique ........................................................................................................ 17
2.2.2. Le matériel non biologique.................................................................................................. 17
2.3. Méthodologie (conduite d’élevage).................................................................................. 17
2.3.1. Composition de l’aliment pendant l’expérience ................................................................. 18
2.3.2. Ration et heure de nourrissage ........................................................................................... 19
2.3.3. Etude de la biologie ............................................................................................................. 19
2.3.5. Paramètres de croissance et de survie ............................................................................... 20
2.3.6. Prélèvement des paramètres physicochimiques des bacs .................................................. 21

vi
2.3.7. Analyse des données ........................................................................................................... 21
Chapitre 3 : Résultats ...................................................................................................................... 24
3.1. Evolution des tailles et les poids des poissons des différents bacs au cours de
l’expérience .................................................................................................................................... 24
3.2. La relation longueur-poids des poissons en fonction des bacs .............................................. 25
3.2.2. Détermination du coefficient de condition (k) des poissons des différents bacs ............... 27
Chapitre 4 : Discussion................................................................................................................... 31
4.1. La relation longueur-poids des poissons en fonction des bacs .............................................. 31
4.2. Le coefficient de condition de Fulton (k) des poissons en fonction des bacs ........................ 31
4.4. Taux de croissance spécifique des poissons en fonction des bacs......................................... 32
4.5. Taux de survie des poissons en fonction des bacs ................................................................. 32
4.6 Paramètres physico-chimiques de l’eau des différents bacs .................................... 33
Conclusion et perspectives ........................................................................................................... 34
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .......................................................................................... 35
Annexes .............................................................................................................................................. 44

vii
Liste des figures
Figure 1 : Morphologie externe de l’espèce clarias gariepinus ………………………..9

Figure 2 : Localisation du site d’expérimentation ………………………………………14

Figure 3 : Bac dans lequel se fait l’élevage …………………………………………….18

Figure 4 : Relation longueur-poids des poissons du bac 1 …………………………..26

Figure 5 : Relation longueur-poids des poissons du bac 2 …………………………..26

viii
Liste des tableaux
Tableau 1 : Composition de l’aliment utilisé lors de l’expérience ……………………19

Tableau 2 : Valeurs minimales, maximales, moyenne, écart-type et coefficient de


variation de la taille des juvéniles de clarias gariepinus en fonction de bac ………..24

Tableau 3 : Valeurs minimales, maximales, moyenne, écart-type et coefficient de


variation du poids des juvéniles de clarias gariepinus en fonction de bac ………….25

Tableau 4 : Paramètres de la relation longueur-poids en fonction des bacs………..27

Tableau 5 : Equation de la régression longueur-poids et facteur de condition (K) des


bacs …………………………………………………………………………………………27

Tableau 6 : Performances de croissance et de survie de clarias gariepinus en


fonction des bacs …………………………………………………………………………..27

Tableau 7 : Moyenne des paramètres physico-chimiques de l’eau des bacs……….29

ix
INTRODUCTION

x
INTRODUCTION
Le contexte démographique actuel caractérisé par la croissance de la population
mondiale impose la multiplication des sources d’approvisionnement en nourriture en
vue de satisfaire les besoins des populations. Cette croissance démographique que
connait notre planète se traduit par une forte pression exercée sur les ressources
naturelles (FAO, 2020).
Aussi, rien n’est mieux qu’une sécurité alimentaire pour garantir plus clairement le
développement des peuples dans un environnement durable, car elle est l’accès
garanti à la nourriture en temps et pour tous en vue d'assurer une vie saine.
Cependant, l’accès à la nourriture a un double aspect : premièrement, il doit y avoir
assez d’aliments disponibles pour répondre à la demande et deuxièmement, les
ménages pauvres doivent avoir un revenu suffisant pour acheter leur nourriture
(Kasereka, 2008).
Dans cet objectif, les écosystèmes aquatiques ont un rôle important à jouer car ils
renferment des ressources indispensables à la vie. Malgré leur importance, ces
milieux subissent plusieurs pressions d’origine naturelle et anthropiques, entrainant
leur dégradation et la perte de la biodiversité (IMikembe, 2020 ; Mostarih et al, 2016 ;
Lévêque et al, 1990).
Ainsi, Le poisson, qu’il provienne de la mer ou de l’eau douce a toujours été une
nourriture abondante et inépuisable. Il est constitué de protéines de haute valeur
biologique et des acides aminés essentiels (Gohoungo, 1998). Qu’il soit frais, fumé
ou séché, le poisson joue un rôle très important dans la lutte contre la malnutrition et
constitue une source importante de protéines animales dans l'alimentation humaine.
La chair du poisson contient moins de graisse saturée et plus de protéines. De même
la chair du poisson a un effet cardioprotecteur des acides gras long polyinsaturés,
elle est beaucoup plus facile à digérer et contient peu de cholestérol. En outre, la
chair du poisson renferme d'autres nutriments tels que les sels minéraux et les
vitamines A et D qui sont utiles dans l'alimentation humaine (Laë et Lévêque, 1999).
Ainsi le poisson demeure la protéine la plus accessible et la moins coûteuse pour les
populations. Source importante de nutriments, vitamines et minéraux, les poissons
pris uniquement avec certains produits végétaux constituent un aliment complet
(Amakoe, 2011 ; Ipungu et al., 2019).

1
Aussi, l'élevage du poisson-chat africain Clarias gariepinus présente des avantages
à la fois biologiques tels qu’un haut niveau de conversion de la nourriture, un taux de
croissance rapide, il accepte des alimentations artificielles aisément, facilitant sa
propagation artificielle et résiste à la maladie. Il est fort apprécié dans les sociétés
pour ses prix abordables, que physique comme la tolérance à une grande gamme de
conditions environnementales. Malgré ces avantages, l’élevage de l'espèce Clarias
gariepinus ne se développe pas. Pourtant ce poisson est typiquement africain et que
sa domestication se soit faite au cœur du continent (Yantalo, 2016).

Toujours en Afrique, la République du Congo reste fortement tributaire des


importations des produits alimentaires notamment agro pastoraux et halieutiques. Le
niveau de ces importations qui étaient de 163 milliards en 2010, avoisine les 200
milliards de FCFA en 2011, pour une population estimée à 4,1 millions d’habitants
(FAO, 2016). Sur la base de ces besoins, le pays découvre une insécurité
alimentaire sans cesse grandissante. Dans ces conditions, développer l’activité
piscicole peut être une réponse au lancinent problème d’alimentation des
populations.

Le présent travail porte sur l’évaluation de la croissance des juvéniles de Clarias


gariepinus élevés dans les bacs hors sol. Il a pour objectifs spécifiques de suivre
l’évolution de la croissance des juvéniles de clarias gariepinus dans les bacs au sol
et d’apprécier les paramètres physico-chimiques de l’eau de chaque bac.

Hypothèses de recherche :

Les hypothèses qui nous ont permis de réaliser ce travail sont :

✓ La connaissance du niveau de croissance des juvéniles de Clarias gariepinus


élevés dans les bacs hors sol permet d’apprécier leur adaptation au milieu
artificiel et d’augmenter la productivité.
✓ La production des juvéniles de clarias gariépinus dans les bacs stockés réduit
la durée de production de l’espèce.

Le mémoire s’articule autour de 4 grands chapitres :

✓ Le premier chapitre concerne la présentation du milieu d’étude ;


✓ Le deuxième chapitre décrit le matériel et les méthodes utilisés ;

2
✓ Le troisième chapitre présente les résultats ;
✓ Le quatrième chapitre est consacré à la discussion des résultats.

3
Chapitre I : Revue de
la littérature

4
Chapitre 1 : Revue de la littérature
1.1. Aperçu sur la pisciculture
La pisciculture est l’art d’élever des poissons (Lacroix, 2004). Elle s’occupe des
poissons d’eaux douces pour assurer à l’homme une alimentation rationnelle
(Yantalo, 2016). La pratique de la pisciculture est très ancienne. C’est probablement
l’élevage aquacole le plus ancien (Lacroix, 2004). Elle est née en Chine, il y a plus
deux millénaires. Elle s’est développée en Asie de façon harmonieuse et durable en
associant assez étroitement aux activités agricoles ce qui permet à cette région de
représenter actuellement 85% de la production aquacole mondiale (Symoens et al.,
1995 ; Collart et al., 1995). En Europe, la pisciculture a été introduite par des moines
au moyen âge. En Amérique du Nord, la pratique piscicole s’est développée au
début du vingtième siècle (Lacroix, 2004).

A l’échelle mondiale, la production et la demande mondiale du poisson sont en train


d’augmenter progressivement, et elles ont été multipliées par cinq en 10 ans (FAO,
2017). La production a augmenté de 39 millions de tonnes en 2010 à 174,1 millions
de tonnes en 2016 (FAO, 2017). En plus, sa consommation globale par personne
l’année a augmenté d’une moyenne de 9,9 Kg dans les années 1960 à plus de 20 Kg
en 2016 (FAO, 2016). En Afrique sub-saharienne, les produits de poissons
contribuent en moyenne à 50 % de la consommation en protéine d’origine animale
(FAO, 2012).
En Afrique, c’est après la seconde guerre mondiale que des tentatives ont été faites
pour l’introduire et la développer. Elle connut un début spectaculaire, mais très vite,
après les indépendances, de profonds bouleversements conduisent cette activité à
une forte régression, qui s’explique également par le manque de personnel
d’encadrement et la méconnaissance des espèces utilisées. Au cours de ces
dernières années, grâce à des résultats encourageants des recherches effectuées
en Afrique sur certaines espèces comme les Tilapia (Carpe), Chrysichtys (Poisson
Ministre) et Clarias (Poisson chat), certains gouvernements prennent conscience de
l’intérêt de la pisciculture. Le premier objectif de la pisciculture étant d’améliorer le
régime alimentaire et les conditions de vie des populations rurales. On l’envisage
aujourd’hui plus comme une activité commerciale entreprise à l’échelle artisanale ou
semi industrielle.

5
En Amérique Latine, et dans tout le Proche-Orient, elle est pratiquement à ses
débuts, à l’exception d’Israël où la pisciculture est très développée (Lacroix, 2004).

Sur le plan de l’apport nutritionnel dans l’alimentation de l’homme, la contribution des


poissons reste très peu marginale, quel que soit le continent. Ainsi, les poissons
représentent moins de 2% de l’apport calorique moyen journalier de
2880calories/habitant. Quant à la couverture des besoins protéiques de l’homme
(environ 20,3 kg/hab/an) (FAO, 2018), si, dans certains pays, les poissons
contribuent jusqu’à 50 % de l’apport protéique d’origine animale, en Europe par
exemple, cette contribution n’est que de 7 %. Bien que la valeur nutritionnelle du
poisson soit bien reconnue, sa contribution réelle à la couverture des besoins en
acides gras longs polyinsaturés, qui est de l’ordre de 3 g/habitant/semaine, est
également très faible (Kaushik, 2014).

Actuellement, parmi plus 300 espèces répertoriées comme étant élevées à travers le
monde, seulement moins de 25 espèces représentent plus de 90 % de cette
production piscicole dont 50 % de la production étant basée sur seulement 5
espèces. Il convient aussi de reconnaitre que sur le plan mondial, l’essentiel de la
pisciculture repose sur les poissons ayant un niveau trophiques faible (dont les
cyprinidés qui représentent plus de 60 % de la production). Au cours de ces dix
derniers années, l’élevage d’espèces d’origine tropicale comme le Pangasius ou les
Tilapia a aussi contribué à l’augmentation de la production et son impact sur le
marché mondial des « produits de la mer » est très important. Donc, l’essentiel
d’élevage des poissons repose sur des familles ayant un niveau trophique faible
notamment les cyprinidés 61%, Cichlidae 9%, Salmonidae 6%, Pangasiidae 4%,
Chanidae 2%, Clariidae 2% etlctaluridae 1 % (Kaushik, 2014).

Au Congo, la pisciculture a été introduite depuis l’époque coloniale mais elle


demeure au stade peu développé. Il se pose encore des contraintes notamment le
nanisme chez les tilapias, le manque ou rareté d’alevins de bonne qualité, la non
maitrise des techniques d’élevage par les petits pisciculteurs, le manque d’aliments
de poissons etc. De nos jours, à côté de l’élevage de Tilapia, se pratique dans une
moindre mesure d’élevage de clarias spp.

6
1.2. Aperçu sur l’espèce Clarias gariepinus (Burchell, 1822)

1.2.1. Importance des poissons chats


Les poissons chats sont des poissons potentiellement très intéressants pour une
alimentation, car ils peuvent contribuer à apporter des protéines de poissons de
haute qualité à une population humaine sans cesse croissante. Ces poissons ont
une chair savoureuse, riche en acides gras essentiels, qui répond parfaitement à la
demande actuelle d'une alimentation saine. Ces espèces de poisson-chat africain
sont des poissons tropicaux caractérisés par leur organe particulier qui leur permet
de respirer l'air et donc de survivre dans des conditions naturelles où le taux
d'oxygène dissous dans l'eau peut être très bas. Ils ont un régime omnivore,
grossissent vite et convertissent très efficacement leurs aliments en chair. Leur
potentiel de croissance est donc énorme (Yantalo, 2016).

1.2.2. Importance de l'élevage de Clarias gariepinus


L’espèce clarias gariepinus est l’une des espèces les mieux adaptées à la
pisciculture en milieu rural en Afrique qui, pendant longtemps, a été dominée par la
culture du tilapia (Micha, 1973 ; Pillay, 1990). Elle a été considérée comme une
espèce prometteuse de par son taux de croissance élevé, sa bonne résistance aux
manipulations, au stress et aux maladies et l’appréciation de sa chair.
Les caractéristiques qui font de Clarias gariepinus un excellent candidat pour la
pisciculture intensive sont multiples : (1) ses géniteurs produisent de grandes
quantités d’œufs et de sperme toute l’année, (2) il accepte une grande variété
d’aliments artificiels bon marché, (3) il supporte des densités élevées en conditions
d’élevage et (4) il tolère de mauvaises conditions environnementales (Hecht &
al.,1996). Leur capacité à survivre hors de l’eau pendant de longues périodes en font
des poissons de choix pour l’aquaculture dans les pays tropicaux (Pillay, 1990).

On observe un intérêt croissant pour sa culture. Cependant, la production issue des


captures en milieu naturel en 2016 représentait 90,9 tonnes, alors l’aquaculture n’en
produisait que 80,0 tonnes (FAO, 2018). Des conditions de température appropriées
représentent le facteur le plus important pour sa culture, particulièrement lors de la
période de croissance en bassins. L’élevage de Clarias en grossissement en bassins
extérieurs n’est dès lors rendue possible, dans certains pays européens, que durant

7
la période estivale (Adamek et al., 1995).Le poisson chat africain est fort apprécié en
Afrique et atteint des prix élevés sur les marchés des grandes villes (2 à 3 Euro/Kg)
(Ducarme et al., 2003).

1.2.3. Description de l’espèce clarias gariepinus


Position systématique et morphologique de clarias gariepinus
Le Clarias gariepinus appartient à :
Règne : Animal
Embranchement : Cordés
Sous embranchement : vertébrés
Super-classe : Ostéichtyens
Classe : Actinoptérygiens
Ordre : Siluriformes
Famille : Clariidae
Genre : Clarias
Espèce : Clarias gariepinus (Poll et Gross, 1995)
Nom commun : poisson-chat africain

1.2.4. Distribution géographique


Le poisson-chat africain est largement distribué en Afrique. Il vit dans les marais
tropicaux, les lacs et les cours d'eau dont certains sont sujet à des assèchements
saisonniers (Lacroix, 2004), et s’étend vers la Syrie, le sud de la Turquie et le sud-est
de l’Asie (Richir, 2004). Dans le nord et le centre de l’Afrique, il a été décrit sous le
nom de Clarias lazera, dans la région orientale sous celui de Clarias senegalensis,
dans la partie occidentale sous celui de Clarias mossambicus et dans la partie
méridionale comme Clarias gariepinus. Il s’agit cependant, dans toutes ces régions,
d’une seule espèce, Clarias gariepinus (Viveen et al., 1985). Il a largement été
introduit en Europe et dans le reste de l’Asie pour son aquaculture (Van Weerd,
1995).

1.2.5. Morphologie
Le clarias gariepinus (Burchell, 1822) se caractérise par une tête plate et large, un
corps allongé et nu (sans écailles), sa peau est couverte de mucus, cette peau est

8
pigmentée de noir sur la partie dorsale et latérale du corps. Il possède de longues
nageoires dorsales (toujours sans épine) et anale. La nageoire pectorale possède
une forte épine (figure 1). Il a 4 paires de barbillons péribuccaux. Il possède un
appareil supra branchial formé par des structures arborescentes, aux parois
fortement vascularisées, originaires de la deuxième et de la quatrième épi branchies,
qui lui permet de respirer l’air atmosphérique (Das et al.,1996). Cette adaptation
physiologique à vivre dans des milieux limités en eau se traduit également par son
aptitude à excréter une plus grande quantité d’azote sous forme d’urée plutôt que
d’ammoniaque (Clay, 1981). Il est par ailleurs capable de se déplacer d’un point
d’eau à l’autre en utilisant ses épines pectorales et en effectuant des mouvements
sinueux avec son corps (Teugels, 1996).

Figure 1 : Morphologie externe de l'espèce Clarias gariepinus

1.2.6. Biologie de Clarias gariepinus


Le clarias gariepinus atteint la maturité sexuelle à l’âge de 2 ou 3 ans pour une taille
qui varie fortement en fonction des conditions environnementales (température,
régime alimentaire, etc.) de son milieu de vie, celle-ci pouvant aller de 15 à 75 cm
selon les auteurs (Clay, 1979 ; Pillay, 1990; Hecht, 1996 ;).

Cette espèce présente le dimorphisme sexuel au niveau des organes génitaux


externes (Legendre et al., 1996). La période de frai de Clarias gariepinus commence
avec la saison des pluies estivales et s’accomplit dans des zones inondées en
bordure de lacs ou d’eaux calmes (Goos et al., 1996). La maturation des gonades
est associée à la montée des eaux et à l'augmentation de la température et de la
photopériode (Clay, 1979). Les adultes ne restent sexuellement mûrs que durant une
courte période. Chez les Clariidae, la ponte nécessite des eaux aux températures

9
suffisamment élevées, le dernier stimulus de la ponte étant associé à la montée des
eaux et l’inondation des zones marginales (Viveen et al., 1985 ; Clay, 1979).
Plusieurs frais peuvent se produire la même année à quelques semaines d’intervalle,
bien que certains démentent cette affirmation (Pillay, 1990). Les cas de ponte unique
sont probablement dus à des conditions environnementales qui restreignent la
reproduction à une seule ponte (Clay, 1979). Une fois fécondés, les œufs sont
éparpillés et adhèrent à la végétation grâce à leur disque d’attachement (Riehl et al.,
1991). Il n’y a pas de garde parentale des œufs qui éclosent après 24 à 36 heures
suivant la température de l’eau (Viveen et al., 1985).

1.2.7. Le cannibalisme
Le cannibalisme est un phénomène fréquent en aquaculture.(Smith et al.,1991) le
définirent comme « l’acte de tuer et de consommer la totalité ou la majeure partie
d’un individu appartenant à sa propre espèce, et quel que soit son stade de
développement ». On reconnaît deux types de cannibalisme : le cannibalisme de
type I, lorsque la taille de la proie est grande par rapport à celle du prédateur (la
proie est alors consommée de la queue vers la tête), qui est progressivement
remplacé par le cannibalisme de type II, lorsque la différence de taille entre la proie
et son prédateur est suffisante pour que cette dernière soit totalement ingérée (Baras
et al., 2002).

1.2.8. Croissance et régime alimentaire de Clarias gariepinus en milieu naturel


La meilleure estimation de la croissance annuelle de Clarias gariepinus est donnée
par celle de ses épines, de ses otolites ou de ses sections vertébrales. Les taux de
croissance (TC) de différentes populations (Afrique du Sud, Namibie, Zimbabwe,
etc.) varient fortement. La croissance est plus importante durant la première année et
ce pour les deux sexes. Le TC et la taille maximale atteinte sera fonction de la teneur
du régime alimentaire en protéines. Il n’y a pas de différence significative entre les
TC des mâles et des femelles. Le poids maximal atteint dans la plupart des lacs et
des petites rivières, dépasse rarement 20 kg ; des spécimens de très grande taille
peuvent être trouvés dans les grandes rivières turbides (poids record : 58,9 kg)
(Hecht, 1996).

Le Clarias gariepinus a été décrit par (Jubb, 1967) comme un fouilleur omnivore, ce
terme ne spécifiant pas dans ce cas si les matériaux végétaux représentaient une

10
proportion importante de son régime alimentaire (Jubb, 1967 in Clay, 1979).
(Angelopulo, 1947) rapporta que le court tube digestif du poisson-chat africain
suggérait un régime carnivore (Angelopulo, 1947 in Clay, 1979). Mais de nombreux
auteurs s’accordent à dire que les espèces du genre Clarias se nourrissent de ce
qu’ils trouvent et que la présence de grandes quantités de matériaux non-animaux
doit être considérée comme fortuite (Groenwald, 1964 in Clay, 1979). Le Clarias
gariepinus est donc une espèce euryphage (Bruton, 1979) et opportuniste (Clay,
1979). Les juvéniles se nourrissent dans l’ordre de préférence décroissant d’insectes
et de crustacés, de mollusques, de détritus et de plancton. Les adultes et les sub-
adultes se nourrissent quant à eux principalement de poissons (Bruton, 1979 ; Van
Weerd, 1995).

Leur nature omnivore fut confirmée par (Uys, 1989) qui démontra que le Clarias
gariepinus possédait des protéases similaires à celles des espèces carnivores, des
mécanismes de digestion de l’amidon semblables à celles des espèces herbivores,
et des lysosomes et des phosphatases alcalines comme les détritivores (Uys, 1989
in Van Weerd, 1995). Mais d’un point de vue aquacole, l’intérêt est de savoir si ce
poisson peut utiliser efficacement les protéines végétales, ce qui fut démontré (Clay,
1979). (Cockson et al., 1972) mirent par ailleurs en évidence la présence de
protéases dans l’estomac et dans la partie antérieure de l’intestin de Clarias
gariepinus, la plupart se révélant être des pepsines (Cockson et al., 1972 in Clay,
1981). Les pepsines se retrouvent à la fois chez les carnivores et chez les herbivores
possédant un estomac, et leur présence indique donc que le Clarias gariepinus est
capable de digérer la plupart des protéines avec peu ou pas de spécialisation pour
les protéines soit d’origine animale, soit d’origine végétale. Cette capacité à utiliser
les matériaux végétaux est, au niveau alimentaire, le point de base de son potentiel
en tant qu’espèce d’intérêt pour l’aquaculture (Clay, 1979). Il est par ailleurs
physiologiquement équipé pour faire face à des repas non fréquents et irréguliers,
ces enzymes digestives répondant rapidement à la présence de nourriture (Uys et
al., 1987 in Van Weerd, 1995).

Le Clarias gariepinus est une espèce au comportement alimentaire nocturne


reposant sur des stimuli tactiles, chimiques et même électriques, ce qui explique son
aptitude à se nourrir la nuit dans des eaux turbides (Hossain et al., 1999 ; Viveen et
al., 1985). Sa grande bouche subterminale et transversale peut effectuer de larges

11
déplacements verticaux lui permettant d’ingurgiter de grandes proies ou d’importants
volumes d’eau lorsqu’il se nourrit par filtration. Cette espèce possède des
branchiospines sur les bords antérieurs de ses cinq arcs branchiaux, et d’autres
supplémentaires sur les bords postérieurs des troisième et quatrième arcs
branchiaux (Hecht, 1996). L’adaptation physiologique des poissons-chats africains
de moins de 30 cm à se nourrir par filtration est d’un grand intérêt lors de la sélection
d’une espèce pour l’aquaculture en étangs, principalement lorsque les températures
garantissent une bonne efficacité de fertilisation des étangs (Clay, 1979).

1.2.9. Ecologie de clarias gariepinus


L’espèce vit dans une très large gamme des eaux continentales, elle est
généralement dans les eaux calmes des lacs et des étangs, etc. Mais elle peut être
aussi observée dans les rivières et rapides. Elle est fortement tolérante à des
conditions environnementales extrêmes.
La température optimale de croissance pour cette espèce se situe entre 26 et 30 °C
(Baras et al., 2002). Les meilleures valeurs du pH en aquaculture sont celles situées
entre 6,5 et 9 (Kanangire, 2001). D’autres auteurs ont signalé que la valeur optimale
de pH pour cette espèce est de 7 (Viveen et al.,1985), selon l’Institut des Standards
Indien [ISI], (1974) les pH varient entre 6 et 8,5 ou 6,5 et 9,0 selon (Hepher et
al.,1981). En définitive, le Clarias gariepinus survit et se développe mieux dans des
eaux dont le pH est compris entre 6 et 9. Si le pH est en dehors de cette plage, la
croissance du poisson est réduite. Des valeurs inférieures à 4,5 ou supérieures à 10
entraînent des mortalités (Viveen et al., 1985). Le Clarias gariepinus fait partie des
poissons qui fouillent la vase du fond de l'eau pour en extraire les débris végétaux,
larves d'insectes, graines et détritus animaux. En milieu naturel le Clarias gariepinus
se nourrit de zooplancton, d'insectes, d'organismes benthiques ainsi que d'autres
proies animales aquatiques telles que les grenouilles, les gastéropodes, les
crevettes, les crabes, etc., mais sa nourriture essentielle demeure le poisson (Micha,
1973).

12
Chapitre 2 : Matériel et
Méthodologie

13
Chapitre 2 : Matériel et Méthodes
2.1. Présentation du milieu d’étude

2.1.1. Situation géographique


La SAPE se trouve dans le village Mbouambé dans le département du pool à environ
200km au nord du département de Brazzaville. Ses coordonnées géographiques
(S020°55.284’ et E015°37.026’), avec une altitude moyenne de 344m. La figure 2
présente la zone d’étude.

Figure 2 : Localisation du site d’expérimentation

2.1.2. Relief et réseau hydrographique


La rivière Léfini, qui donne son nom à la réserve de la faune qu’elle traverse d’Ouest
en Est, est l’un des affluents de l’immense fleuve Congo. Elle draine un bassin
versant de 13500 km2. Elle est un déversoir où les eaux de ses principaux affluents
tels que la Louna, la Loubilika et la Nambouli se rassemblent. Les paysages
vallonnés des plateaux Batékés présentent une alternance des plateaux relativement
plats bordés des falaises imposantes et des collines entaillées profondément par un
réseau très dense et encaissé des vallées à écoulement intermittent (Makany, 1976).
Le relief des plateaux Batékés peut être décrit selon ses sous-ensembles : les

14
plateaux ou surface tabulaires, les plaines alluviales, les hautes et les basses
collines. Les plateaux présentent une pente généralement faible et inclinée au sud-
ouest. Les surfaces tabulaires ou plateaux sont exclus de la réserve et débutent à sa
périphérie Est avec le plateau Mbé, séparé de la réserve par les falaises abruptes.

2.1.3. Le climat
Selon Makany (1976), le régime climatique d’un pays est conditionné par sa position
par rapport à la mer et à l’équateur. Les plateaux Batékés se trouvent au sud de
l’équateur, ils sont soumis aux régimes thermique et pluviométrique de l’hémisphère
sud. Le village Mbouambéa un climat du type sub-équatorial guinéen selon
Koubouana et al. (2007) et se caractérise par des précipitations allant de 1600 à
2100 mm, par une température comprise entre 23°C et 25°C, et par une amplitude
thermique annuelle de 1,5°C. On rencontre deux saisons : d’une part la saison de
pluie qui dure en général 8 à 10 mois (octobre-mai) et d’autre part la saison sèche
très nette qui dure 2 à 4 mois (juin–septembre). Une période de ralentissement
pluviométrique, encore appelée petite saison sèche est fréquemment remarquée
entre les mois de janvier et février. Le climat de la zone est très proche de celui qui
est observé dans le département de Brazzaville.

2.1.4. Géologie
La série géologique des Plateaux Batéké est subdivisée en deux ensembles : les
grès Polymorphes en profondeur et les sables ocre ou limons sableux qui constituent
les couches supérieures.
La couche des grès polymorphes, dont l’épaisseur varie entre 50 et 300 m comprend
des grès tendres à grains fins et réguliers. Vers le sommet de cette couche
apparaissent des bancs lenticulaires discontinus des niveaux silicifiés et quartzitiques
de couleurs variées. La stratification entrecroisée et l’étude microscopique de ces
grès démontrent leur origine éolienne (Mathot et al., 2006).
La couche des limons sableux présente une épaisseur variante entre 40 et 90 m elle
repose en Concordance sur les grès polymorphes dont la constitution et la
granulométrie est similaire. Leur surface luisante est la conséquence d’un
façonnement aquatique qui a conduit au polissement des marques plus anciennes
de chocs éoliens. Ils seraient donc la conséquence d’une reprise lacustre des grès
polymorphes (Makany, 1976).

15
2.1.5. Pédologie
Les sols des plateaux Batékés sont constitués de matériaux gréseux et siliceux. On
distingue trois grands types de sol :
Les sols ferralitiques qui sont relativement homogènes et profonds. Ces sols sont
fortement désaturés avec une teneur en argile variant de 4 à 25% suivant la pente,
induisant un lessivage oblique plus ou moins important. La bonne porosité et la
légèreté que leur confère leur nature sableuse ou argilo-sableuse ne compense pas
la grande pauvreté chimique de ces sols fortement carencés en éléments majeurs et
en oligoéléments.
Les sols hydromorphes, ils occupent une surface importante et sont indissociables
des zones marécageuses établies dans des dépressions des plateaux et des vallées
alluviales des collines.
Les sols podzols sont associés à une végétation steppique située généralement en
position de bas fond (Makany, 1976).

2.1.6. Végétation
Selon White (1986), la végétation des plateaux Batékés appartient à la mosaïque de
forêts tropicales de basse altitude et des prairies secondaires de la région Guinéo-
congolaise.
La végétation des plateaux Batékés a été étudiée en long et en large par Makany en
1976. En raison de la nature du sol, de l’altitude, de la pente, ainsi que de la pratique
abusive des feux par les populations, la formation végétale la plus représentée
(dominée) est la strate arbustive des savanes par : Hyminocardiaacida,
Annonaarenaria, Ochnagilletii, Syzygium guineense, Brideliaferruginea, Vitex sppet
la strate herbacée par : Loudetiaspp, Panicum spp, Landolphia spp,
Trachypogonthollonii, Cteniumnewtonii, Hypparrheniaspp.
La forêt à Parinariexcelsaconstitue le stade forestier climatique des plateaux
Batékés. Sa dégradation conduirait à l’apparition des forêts à Dialuim.

polyanthumpuis à Milletialaurentti et Piptademiastrumafricana et enfin à


Pentaclethrae et veldeana. La dégradation de cette forêt climatique s’accompagne
d’une diminution de la quantité de la matière organique en surface du sol, ce qui est
à l’origine de la fragilité de l’écosystème des plateaux Batékés. On distingue
également des forêts ripicoles colonisatrices à Alchorneacordifoliaou à

16
Ancistrophyllum secundiflorum. Des forêts ripicoles à Uapaca heudelotiiet Irvingia
smithii, des forêts marécageuses à Mytragyna stipulosa, des raphiales et des forêts
inondables à Eristomadelphus exsul (Makany, 1976).

2.2. Matériel
Pour mener à bien cette étude, nous avons utilisés plusieurs types de matériels à
savoir : le matériel biologique d’une part ; et d’autre part le matériel non biologique.

2.2.1. Le matériel biologique


Le matériel biologique est constitué du clarias gariepinus.

2.2.2. Le matériel non biologique


Il est composé :
Le thermomètre aquatique ;
Une balance de précision 1 et de portée 5 kg ;
Le mètre ruban ;
Épuisette ;
Bac en polyester ;
Papier ;
Petite pelle en plastique ;
Un sceau en plastique ;
Un appareil photo de marque Sony.
Une sonde multi paramètre de marque Waterproof.

2.2.3. Matériel de collecte des paramètres physico-chimiques


Pour caractériser notre milieu expérimental nous avons analysé régulièrement deux
(2) paramètres physico-chimiques : la température (°C), et le pH.

2.3. Méthodologie (conduite d’élevage)


Pour atteindre l’objectif du travail, deux (2) bacs ont été installés avec une entrée et
une sortie d’eau (figure 3). La hauteur de l’eau était maintenue à 60 cm.

17
Figure 3 : Bac d’élevage des juvéniles de clarias gariepinus.

Au total 3 sachets oxygénés contenant 2500 larves chacun issus de la reproduction


artificielle. Les larves ont été chargés en raison de 1875 larves par happa, soit 4
happas. Durant 6-7 semaines les poissons ont été nourris sur la base de deux repas
par jour avec de l’aliment artificiel jusqu’à atteindre un poids moyen de 5-10 g. les
poissons qui étaient contenus dans les happas ont été transférés dans les bacs. De
ce lot, 60 poissons de poids semblables ont été transférés pour l’étude proprement
dite. Les 60 juvéniles de clarias ont été repartis en raison de 30 poissons par bac soit
deux bacs. L’expérimentation a duré 30 jours.

2.3.1. Composition de l’aliment pendant l’expérience


Les juvéniles mis en charge ont été nourris à avec les granulés commerciaux pour
clarias de marque « BioMar, France » et titrant 13% de matières grasses brutes et
43% de protéines brutes ont été utilisés durant toute l’expérimentation. Le tableau 1
présente l’analyse chimique de l’aliment utilisé.

18
Tableau I : Analyse chimique de l’aliment utilisé lors de l’expérience.
Composition de l’aliment 4,5 mm
Protéine 43 %
Matières grasses brutes 13 %
Cellulose brute 3,9 %
Cendre brutes 5,8 %
Phosphore 0,92 %
Calcium 0,99 %
Sodium 0,21 %
Additifs
3a 671 Vitamine D3 500 UI/Kg
Oligo éléments 1,0 mg/ Kg
E4 Cu (Sulfate manganeux) 8 mg / Kg
3b 607 Zn (Chélate de Zinc) 50 mg /Kg
3b 202 I (Iodate de Calcium) 1,2 mg /Kg

2.3.2. Ration et heure de nourrissage


Les poissons étaient nourris avec de l’aliment artificiel de la maison BioMar. L’aliment
était distribué deux (2) fois par jour : le matin à 10h et le soir à 17h.

2.3.3. Etude de la biologie


[Link]. La relation longueur-poids du poisson
La relation du type puissance est la plus utilisée pour l’étude de la relation qui lie la
longueur au poids (Pauly, 1984). Le couple Longueur-poids permet donc d’obtenir
des courbes de régressions du type P= aLSb, où P est le poids de l’individu exprimé
en gramme et LS la longueur standard en centimètre, b détermine le type de
croissance des individus et a le coefficient de croissance initiale. Après
transformation de cette équation dans sa forme logarithmique (log P = loga +
blogLS), les paramètres a et b pour chacune des équations de la relation longueur-
poids ont été estimés par les analyses de régressions linéaires (Zar, 1999).
[Link]. Le coefficient de condition de Fulton (K)
Le coefficient ou facteur de condition de Fulton fournit des informations sur l’état
d’embonpoint du poisson (Paugy et al., 2017). On considère que c’est un bon

19
instrument pour comparer les différentes populations de poissons au même moment
ou à deux moments présentant des conditions écologiques différentes (Lévêque et
al., 1988). Il est utilisé pour la compréhension des impacts des variations des
conditions de l’environnement sur les espèces. Il se calcule en divisant la masse de
l’individu par le cube de la longueur ensuite multiplié par 103 pour avoir les chiffres
faciles à manipuler.
K=100*P/Lb (Ricker ,1975)
P : poids de poisson en (g) ;
L : longueur du poisson en (cm).
Dans cette étude, les espèces représentées par au moins 10 spécimens ont été
prises en compte, comme l’avaient mentionné Lalèyè (2006), Konan et al., (2007),
Tah et al. (2012) et Le derou et al., (2016).

2.3.5. Paramètres de croissance et de survie


[Link] Le taux de survie
𝑁𝑝𝑓
Taux de survie = 𝑥100 (Rukera et al., 2005)
𝑁𝑝𝑖

Npf= Nombre de poissons à la fin de l’expérience.

Npi= Nombre de poissons au début de l’expérience.

[Link] Poids moyen initial (Pmi)


Il se calcule sur la base de la formule suivante (Etaba et al., 2016) :

𝐵𝑖𝑜𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙𝑒 (𝑔)


Poids moyen initial (g)=
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑠𝑠𝑜𝑛𝑠

2.3.5.3Poids moyen final


Il se calcule sur la base de la formule suivante (Etaba et al., 2016) :

𝐵𝑖𝑜𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒 (𝑔)


𝑃𝑚𝑓 (𝑔) =
Nombre final de poisson

[Link] Gain de poids moyen


D’après Etaba et al., 2016 :

Gain de poids (g) = 𝑃𝑚𝑓 − 𝑃𝑚𝑖

20
[Link] Gain moyen quotidien
C’est l’un des critères les plus couramment utilisés pour évaluer leur régime et leur
contenu protéique. En effet, les producteurs étant intéressés par des taux de
croissance élevé chez les poissons, ce critère est le plus pratiqué et le plus
couramment utilisé.

Selon Rukera et al., (2005) :

Pmf − Pmi
𝐺𝑀𝑄 =
∆𝑡

∆t=Durée de l’expérience

2.3.5.6Taux de croissance spécifique


Ce critère est exprimé en pourcentage par jour (Coulibaly et al., 2007a)

100 (lnPmf − lnPmi)


𝑇𝐶𝑆 =
∆𝑡

2.3.6. Prélèvement des paramètres physicochimiques des bacs


Les paramètres physico-chimiques à savoir la température et le pH, de l’eau sont pris
dans les bacs deux (2) fois par jour (matin à 8h30 et l’après-midi à 16h), la
température ont été mesurés deux (2) fois par jour au moyen d’un thermomètre
aquatique, et le pH, a été mesuré à l’aide de la sonde multi paramètre de marque
waterproof. L’eau a été renouvelée deux fois par jour (tôt le matin avant le premier
nourrissage et le soir avant le dernier nourrissage). Pour prélever le pH on règle le
mode d’affichage de la sonde, selon le type de variable que l’on veut prélever ensuite
l’extrémité de la sonde portant la cellule est plongée immédiatement dans l’eau
jusqu’à ce que la valeur du paramètre choisi affiche un nombre stable. Puis, on
passe à un autre paramètre par exemple s’il s’agit de la température en changeant
simplement le mode d’affichage, ainsi de suite (Boukou, 2016). Pour prélever les
coordonnés géographiques de la zone d’étude on a utilisé le GPS de marque
Garmin.

2.3.7. Analyse des données


Les tableaux présentant l’évolution des paramètres physico-chimiques et des
différents temps observés ont été réalisés au moyen d’un tableur Excel 2013. Des
tableaux de synthèse des moyennes, des minima, des maximas et des écarts types

21
des différents paramètres ont été présentés. Les paramètres a et b pour chacune
des équations de la relation Longueurs-Poids (P=aLSb) ont été estimés par les
analyses des régressions linéaires (Zar, 1999).D’après Muzzalifah et al., (2015), la
croissance est dite isométrique lorsque b est strictement égal à 3, et elle est dite
allométrique positive ou négative quand b est respectivement supérieure ou inférieur
à 3 (Shingleton, 2010).La différence statistique entre la valeur de b pour chacune des
espèces et la valeur isométrique (b = 3) a été obtenue à l’aide du test de t de Student
réalisé suivant Sokal et Rohlf (1987) : ts = (b - 3) ⁄ ESb, où ts est la valeur du test t de
Student, b la pente de la droite de régression et ESb l’erreur standard de b. Tous les
tests ont été significatifs au seuil de 5 % (p <0,05). Les intervalles de confiance à
95% de la constante a et de la pente de droite de régression b ont été trouvées en
utilisant le logiciel StatView version 1992-98 (SAS Institute INC).

22
Chapitre 3 : Résultats

23
Chapitre 3 : Résultats
3.1. Evolution des tailles et les poids des poissons des différents bacs au
cours de l’expérience
Les tableaux 2 et 3 renseignent respectivement sur l'évolution de la taille et du poids
des poissons en fonction de bac.
Tableau 2 : Valeurs minimale et maximale, moyenne, écart-type et coefficient de
variation de la taille des juvéniles de Clarias gariepinus en fonction de bac.
Bacs
Bac 1 Bac 2
Variables
Initial Final Initial Final
Nombre 30 23 30 20
12,5 5,42 12,4
Taille minimale (cm) 5,42

17 9,72 16,22
Taille maximale (cm) 9,72

Taille moyenne ±Ecartype 7,46±0,94 13,79± 1,08


7,47±0,94 14,62 ± 1,39
(cm)

9,49
CV Taille (%) 12,65 7,86 12,65

L'analyse de ce tableau montre que la taille initiale pendant la mise en charge varie
autour de 5,42 à 9,72 cm avec une moyenne d'environ 7,46 cm pour les deux bacs.
A la fin d'expérimentation, la taille finale varie de 12,5 à 17 cm avec une moyenne de
14,62 cm pour le bac 1 et celle du bac 2 se situeentre12,4 et 16,22cm avec une
moyenne de 13,79 cm. Le coefficient de variation de taille se situe entre 9,49% et
12,65% pour le bac 1 et celui du bac 2 se situe entre à 7,8% et 12,65%.

24
Tableau 3 : Valeurs minimales et maximales, moyenne, écart-type et coefficient de
variation du poids des juvéniles de Clarias gariepinus en fonction de bac.

Bacs
Bac 1 Bac 2
Variables
Initial Final Initial Final
Nombre 30 23 30 20
50 52
Poids minimum (g) 10 10,23

Poids maximal (g) 28 120 36,85 98

Poids moyen ±Ecartype 16,53±5,32 77,78±21,74 18,07±7,01 68,45 ±14,58


(g)

CV Poids (%) 27,95 32,15 21,31 38,76

L'analyse de ce tableau montre que le poids initial pendant la mise en charge varie
autour de 5,42 à 9,72 g avec une moyenne d'environ 7,46 g pour les deux bacs. A la
fin d'expérimentation, le poids final varie de 12,5 à 17 g avec une moyenne de 14,62
g pour le bac 1 et celui du bac 2 se situe entre 12,4 et 16,22 g avec une moyenne de
13,79 g. Le coefficient de variation du poids se situe entre 27,95% et 32,15% pour le
traitement 1 et celui du traitement 2 se situe entre à 21,31% et 38,76%.

3.2. La relation longueur-poids des poissons en fonction des bacs


La relation longueur-poids de la forme P= aLb a été en fonction des poissons de
chaque bac.
La figure 4 montre la relation longueur-poids des populations du bac 1 présentant
une distribution de taille allant de 12,50 cm à 17 cm avec une moyenne calculée de
14,62±1,39 cm. Leur poids varie de 50 g à 120 g. Le poids moyen est estimé à
77,78±21,74 g. Le coefficient de croissance relative b= 2,97 révèle une croissance
isométrique c’est-à-dire, la croissance en poids est proportionnelle à celle de la
longueur.
25
130
y = 0,0294x2,9279
120
110
R² = 0,9354
100
Poids (g)
90
80
70
60
50
40
12 13 14 15 16 17 18
Longueur (cm)

Figure 4 : relation longueur-poids des poissons du bac 1

La figure 5 montre la relation longueur-poids des populations du bac 2 présentant


une distribution de taille allant de 12,40 cm à 16,2 cm avec une moyenne calculée de
13,80±1,08 cm. Leur poids varie de 65 g à 98 g. Le poids moyen est estimé à
68,45±14,58 g. Le coefficient de croissance relative b= 2,582 révèle une croissance
isométrique c’est-à-dire, la croissance en poids est proportionnelle à celle de la
longueur.

110
y = 0,0771x2,582
100 R² = 0,942
90

80
Poids (g)

70

60

50

40
12 13 14 15 16 17
Longueur (cm)

Figure 5 : relation longueur-poids des poissons du bac 2.

26
Tableau 4 : Paramètres de la relation Longueur-poids des poissons en fonction des
bacs
Longueur
(cm) Poids (g)
Bac N Min Max Min Max a b Croissance
1 23 12,50 17 50 120 0,029 2,927 Isométrique
2 20 12,40 16,22 52 98 0,077 2,582 Isométrique

3.2.2. Détermination du coefficient de condition (k) des poissons des différents


bacs
Le tableau 5 présente les valeurs moyennes du coefficient de condition (k) des bacs.
On trouve que les valeurs moyennes de (k) sont différentes pour les bacs.
Tableau 5 : Equation de la régression longueur-poids et facteur de condition K des
poissons des différents bacs.
Facteur de condition
Equation de la
Bac N régression R2 Moyenne Ecart-type
1 23 P = 0,029 L2,927 0,935 2,429 0,18
2 20 P = 0,077L2 ,582 0,942 2,580 0,15

En visualisant ce tableau les valeurs de K obtenues dans cette étude rendent


compte de l’état d’embonpoint caractéristique des poissons pendant l’élevage. Le
tableau 6 illustre les performances de croissance et de survie des poissons des deux
bacs.

27
Tableau 6 : Performances de croissance et de survie de Clarias gariepinus en
fonction des bacs.

Bac
Bac 1 Bac 2
Taille et poids
Taille moyenne initiale (cm) 7,54 ± 1,0 7,54 ±1,0
Poids moyen initial (g) 16,57± 5,36 20,00± 0,94
Taille moyenne finale (cm) 14,62± 1,39 13,80 ± 1,08
Poids moyen final (g) 77,78 ± 21,74 68,45 ±14,58

Gain de poids (g) 61,25 50,38

Caractérisation de la croissance

Gain moyen quotidien


2,041 1,68
(GMQ) (g/j)

Taux de croissance
2,241 1,93
spécifique (%g/J)

Survie

Taux de survie (%) 76,67 66,66

3.3. Paramètres physico-chimiques de l’eau des différents bacs


Les informations sur les paramètres physico-chimiques mesurés au cours de
l'expérience sont fournies dans le tableau 7.

28
Tableau 7 : Moyennes des paramètres physico-chimiques de l’eau des bacs

Paramètres Bac 1 Bac 2


Minimale 25,5 25,5
Température Maximale 28,5 29
Moyenne ± Ecart-type 27,07±1,09 27,14±1,43
Minimale 6 6
PH Maximale 6,5 7
Moyenne ± Ecart-type 6,46±0,19 6,5±0,29

La lecture de ce tableau montre qu'au cours de l'expérience la température varie


autour de 25 à 29°C avec une moyenne de 27°C, le pH se situe entre 6 et 7 avec
une moyenne de 6,5.

29
Chapitre IV :
Discussion

30
Chapitre 4 : Discussion

4.1. La relation longueur-poids des poissons en fonction des bacs


Le coefficient b (ou la pente de la droite de régression) de la relation longueur-poids
des poissons des différents bacs est de 2,977 ; 2,582.
Il exprime la forme relative du corps d’un poisson. Lorsqu’il est égal à 3, la
croissance est dite isométrique. Lorsqu’il s’en éloigne, ou du moins est différent de 3,
la croissance est allométrique. Un coefficient b supérieur à 3 indique une meilleure
croissance en poids qu’en longueur et inversement (Micha, 1973 ; Ricker, 1980).
Les valeurs (2,977 ; 2,582) de la pente de la droite de régression sont conformes
aux valeurs 2,5 à 3,5 préconisées par (Froese, 2006 ; Calander, 1969). Mais les
valeurs de b peuvent en effet être influencées par le sexe, la phase de croissance,
les contenus stomacaux, le niveau du développement des gonade (Hossain et al.,
2006) et les conditions de l’environnement (Baby et al., 2011).

4.2. Le coefficient de condition de Fulton (k) des poissons en fonction des bacs
Les résultats de (K) obtenues dans cette étude qui rendent compte de l’état
d’embonpoint des poissons avec des valeurs respectives de 2,429 et 2,580 pour le
bac 1 et 2.
Ces résultats sont plus élevés que ceux obtenus par (Rukera et al., 2005) (0,79 à
0,83%) chez le Clarias geriepinus élevé à différentes densités de mise en charge et
nourri d’un aliment artificiel, et par Ekoué (2013) (0,06 à 0,74) qui a remplacé la
farine de poisson par la farine des graines de Néré (Parkiabig lobosa) et de la farine
du tourteau de soja (Glycine maxima) sur la croissance et la survie des juvéniles de
Clarias gariepinus. Ces différences seraient dues au fait que ce paramètre varie en
fonction des facteurs biotiques et abiotiques (Tiogué et al., 2010).

4.3. Gain moyen quotidien des poissons en fonction des bacs


Les gains moyens quotidien des juvéniles obtenus dans cette étude étaient de 2,041
pour le bac 1 et 1,68 pour le bac 2.
Ces valeurs sont intéressantes par rapport à celle de Gandaho (2007) avec les
feuilles de moringa (0,19g/jour), et 0,45g/j obtenu par Ekoué (2013) qui a remplacé la
farine de poisson par la farine des graines de Néré (Parkiabig lobosa) et de la farine
du tourteau de soja (Glycine maxima) sur la croissance et la survie des juvéniles de

31
Clarias gariepinus, mais demeure inférieur à 3g/j obtenu par Micha (1974) et Lacroix
(2004).Ces résultats ne peuvent s’expliquer que par le comportement d’agressivité
très connu chez le Clarias gariepinus (Hecht et al., 1988 ; Haylor.,1991 ; Kaiser et al.,
1995 ; Hossain et al.,1998 ; Baras et al., 2001 ; ).

4.4. Taux de croissance spécifique des poissons en fonction des bacs


Les taux de croissance spécifique des différents bacs étaient de 2,241%/j pour le bac
1 et 1,93%/j pour le bac 2.
Ces résultats sont supérieurs à 0,004 à 0,18 %/j obtenu par Pouomogne (1995) et
0,78%/j rapporté par (Keremah et al., 2014). Cependant ces résultats sont inférieurs
à 3,60 %/j comme présenté par Ekoué (2013), et aux valeurs obtenues par Kanagire
(2001) sont environ 4,26 %/j et 3,85 %/j. Ces différences peuvent être justifiés par les
conditions environnementales de cette étude (Miégoué, 2018).

4.5. Taux de survie des poissons en fonction des bacs


Le taux de survie observé à la fin de cette expérience a varié globalement entre
76,67 % pour le bac 1 et 66,66 % pour le bac 2.
Ces taux de survie sont supérieurs à celui obtenu par (Rukera et al., 2005) dans les
étangs simulés (21,47 à 39,3%) et (21,67 à 31,77%) pour les bassins en polyester, et
celui observé par Kambashi (2006) (entre 55 et 63%) dans les bacs en
renouvellement d’eau non permanente. Ces résultats sont inférieurs à ceux obtenus
par Pouomogne (2013) qui a enregistré un taux de survie maximum de 96,66 %.
Il faut noter que c’est à la fin de l’expérience que les plus fortes diminutions des
effectifs ont été observées et cela est en lien direct avec le cannibalisme puisque les
poissons retrouvés mort présentaient des traces d’agressions. Preuve qu’ils ont été
attaqués par leurs congénères. Pour certains auteurs ce cannibalisme serait une
forme spéciale d’autorégulation au sein des populations qui le pratiquent (Begon et
al., 2006 ; Wakano et al., 2002). Ce comportement cannibale chez les Clariidae est
surtout lié à une différence morphologique au sein d’une même cohorte (Appelbaum
et al., 2000). Cette différence morphologique se traduit par une variation du taux de
croissance et de comportement entre les individus, certains croissant plus vite et
développant une morphologie adaptée au cannibalisme, d'autres se développant
normalement (Wakano, 2004 ; Solomon et al., 2011).

32
4.6 Paramètres physico-chimiques de l’eau des différents bacs
Par rapport aux résultats obtenus sur les paramètres physico-chimiques de l'eau
mesurée, il s'est avéré que la moyenne de température était de 27 °C, celle du pH
était de 6,5 (légèrement acide). Ces valeurs sont comprises dans la gamme des
valeurs préconisées par Baras et al., (2002) qui précise que la température optimale
de croissance de cette espèce se situe entre 26 et 30°C. Cependant nos résultats du
pH sont similaires à ceux obtenus par Kanangire, (2001) et Hepher et al., (1981) qui
est situé entre 6,5 et 9, et ceux, par l’institut des standards indien [ISI], (1974) qui
varient entre 6 et 8.

33
Conclusion et perspectives
Le souci majeur de tout pisciculteur est d’accroitre La productivité de son élevage
tout en améliorant la qualité des poissons. L’étude des juvéniles de clarias gariépinus
en milieu artificiel a montré qu’ils sont capables de s’adapter aux variations des
conditions de l’environnement.
A la fin de cette expérience, les résultats révèlent que, le gain moyen quotidien et le
taux de croissance spécifique ainsi que le taux de survie ont été évalués. Le taux de
survie observé à la fin de cette étude a varié globalement entre 76,67 % pour le bac
1 et 66,66 % pour le bac 2. Le gain moyen quotidien était de 2,041 g pour le bac 1 et
1,68 g pour le bac 2. Les taux des croissances spécifiques ont été enregistrés
respectivement 2,241 %g/J et 1,93 %g/J pour les poissons du bac 1 et bac 2.
Dans l’ensemble on constate que l’évolution de poids est proportionnelle à celle de la
taille pour le bac 1 où le coefficient de corrélation R=0,935 et l’évolution de poids est
moins rapide que celle de la taille des poissons du bac 2 ou le coefficient de
corrélation R=0,942.
Au regard des résultats issus de cette expérience et pour améliorer la croissance, la
survie et donc la production des juvéniles de Clarias gariepinus dans les bacs
stockés au sol, il serait judicieux de poursuivre ces études, tout en développant la
pratique de la reproduction artificielle afin de ne plus dépendre du laboratoire
fournisseur des larves basé à Douala au Cameroun et éviter qu’il ait rupture de
poissons au sein de la société.
Aussi, mettre au point un aliment riche en protéines et en énergie de dimensions
adéquates, fin au démarrage, puis de plus en plus grand au fur et à mesure que les
larves augmentent en taille et en poids, localement disponible et à un prix
économiquement abordable.
Enfin, il est important d’effectuer des tris hebdomadaires des poissons pour limiter le
cannibalisme dans les bacs.

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croissance et la survie des larves du poisson chat africain Clarias gariepinus
(Burchell, 1822) en happas. Mémoire du diplôme d’Ingénieure agronome. Option :
Eaux et Forêts. Faculté de Gestion des Ressources Naturelles Renouvelables,
UNIVERSITE de KISANGANI. RD Congo. 29p.

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Annexes
Planche des photos

Figure 1 : GPS. Figure 2 : Balance numérique.

Figure 3 : Aliment.

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Figure 4 : Mètre ruban Figure 5 : Sonde multi paramètre.

Figure 6 : clarias gariépinus élevés en bac hors sol Figure 7 : clarias gariépinus

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Figure 8 : Alevins clarias gariépinus Figure 8 : pêche à l’épuisette

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