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Traitement des sols : techniques et avantages

Ce document décrit les avantages techniques du traitement des sols, notamment l'homogénéisation et la stabilisation du sol, l'amélioration de ses propriétés mécaniques, et sa capacité à mieux résister aux intempéries. Il présente également les outils pour caractériser les sols, tels que l'argilosité, la granularité, la teneur en éléments chimiques et l'état hydrique.

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Traitement des sols : techniques et avantages

Ce document décrit les avantages techniques du traitement des sols, notamment l'homogénéisation et la stabilisation du sol, l'amélioration de ses propriétés mécaniques, et sa capacité à mieux résister aux intempéries. Il présente également les outils pour caractériser les sols, tels que l'argilosité, la granularité, la teneur en éléments chimiques et l'état hydrique.

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Introduction générale

Le traitement des sols en place à la chaux, au ciment ou au liant


hydraulique routier LHR, est une technique connue et tout à fait maîtrisée,
et connait un grand développement, depuis une vingtaine d'années, et avec
une approche dès l'Antiquité. Ce développement est dû principalement à
deux phénomènes. Le premier est relatif à des besoins économiques, ainsi
qu'à une préoccupation écologique grandissante. En effet, tandis que les
tracés géométriques des projets routiers deviennent de plus en plus
complexes, sollicitant de larges mouvements de terre dans des sols parfois
difficilement réutilisables ; les gisements naturels de matériaux nobles,
diversement répartis, s'amenuisent. Il est donc impératif d'épargner les
ressources existantes, d'autant plus que leur coût de transport est élevé.
Ajouté à ces impératifs économiques, son avantage appréciable est
l'amélioration du cadre de vie, ainsi que la protection de l'environnement.
Le second phénomène repose sur les progrès technologiques réalisés ces
dernières années, par les matériels de traitement. Les conditions
matérielles expérimentées réalisées dans les années 1960, sont à ce jour
dépassées. De nombreuses améliorations ont été apportées aux matériels
d'épandage et de malaxage, qui sont maintenant très diversifiés tant en soi,
qu'en lieux de traitements. Les rendements sont dès lors, importants et de
qualité. Aujourd'hui la technique du traitement aux liants hydrauliques
s'étend à un nombre de plus en plus élevé de sols : limons, argiles, marnes,
matériaux sableux, sableux-graveleux et graveleux, etc.... Ce travail de
présentation résume tout d'abord toutes les informations qui permettent de
décrire les avantages du traitement en général et de caractériser les
différents types de sols. Nous nous intéresserons ensuite aux différents
produits existant sur le marché, pour les comparer et tenter de les classer,
puis nous exposerons les problèmes et les limites actuelles des différents
traitements possibles.

1. Généralités

Le traitement avec un liant cherche à modifier l'état d'un sol en lui faisant
acquérir des propriétés nouvelles. Pour ce faire, on mélange le liant au sol,
avec éventuellement de l'eau jusqu'à l'obtention d'un matériau homogène. Il
s'agit d'un traitement qui utilise les affinités chimiques du sol et du liant, par
opposition au traitement mécanique, qui peut être appliqué en parallèle au
premier. Ce traitement pour l'exécution des remblais et des couches de
forme, tend à rendre utilisable un sol, dont les caractéristiques requises
pour servir sans préparation, sont inexistantes. Ces sols sont ensuite aptes
à supporter une assise de chaussée, de parking ou de plate-forme. Le
traitement a deux raisons d'être. En effet, il doit améliorer des sols trop
humides, qu'il s'agisse du sol en place pour permettre le déroulement du
chantier, ou de sols à réutiliser en remblai; ou réaliser des plates-formes
rigides et stables aux intempéries, pour la gestion de chantier et la mise en
oeuvre de la fondation.

. Avantages techniques utilisées pour traiter les sols

L'optique du traitement est différente selon le cas. Premièrement, on


cherche un effet rapide et de niveau suffisant, pour faciliter la circulation,
mais sans pour autant chercher à acquérir des performances mécaniques,
plus élevées par la suite. Dans le second cas, on recherche une résistance
mécanique pour la plate-forme. Le choix du protocole est alors étudié pour
obtenir un matériau relativement intéressant par rapport à l'initial. Le
traitement des sols en place à la chaux et/ou au ciment ou au liant
hydraulique routier (LHR) est une technique qui présente trois types
d'avantages : techniques, économiques, écologiques / environnementaux.

Avantages techniques 

Le traitement des sols en place, à la chaux et/ou au liant hydraulique


permet la réalisation en remblais et en couches de forme, d'une couche
traitée homogène, stable et durable, qui possède des caractéristiques
mécaniques comparables à celles d'une grave-ciment ou grave
hydraulique. De plus, grâce à la rigidité du nouveau matériau, cette
technique assure une bonne répartition des charges sur le support.
Généralement, elle assure un bon comportement par temps chaud. On ne
constate ni déformation, ni orniérage, et la structure se comporte bien, vis-
à-vis des cycles de gel-dégel, grâce à sa rigidité et à l'effet de dalle induit.
Enfin, cette procédure de traitement, est une technique dont la facilité
d'adaptation aux contraintes d'exploitation, reste des plus faciles
Les outils qui permettent de caractériser les sols 

3.1.1. L'argilosité Ip et Vbs

L'argilosite intervient dans le type d'application à envisager, dans le choix


du produit de traitement, et dans les conditions de réalisation du mélange.
A première vue, on peut considérer que plus l'argilosite n'est élevée, plus la
chaux ne s'impose au choix des liants hydrauliques. L'argilosite s'exprime
par l'indice de plasticité Ip ou par la valeur au bleu de méthylène du sol
Vbs.

- l'Ip : c'est le paramètre le plus couramment utilise, pour caractériser


l'argilosite des sols. Il doit être déterminé par la valeur du tamisât a 80 ìm
(voir plus bas) pour pouvoir être le plus exploitable possible. Il définit
l'intervalle de teneur en eau, parce que le sol soit souple et déformable, tout
en conservant une certaine résistance au cisaillement.

- la valeur Vbs : est un autre paramètre, plus récent que l'Ip, il représente la
quantité de bleu de méthylène pouvant s'adsorber sur les surfaces externes
et internes des particules du sol.

3.1.2. La granularité Dmax et Cu 

Dans le sol, les grains peuvent être de dimensions variables (des argiles
jusques aux blocs). La granularité est déterminée par l'analyse
granulométrique, et plus particulièrement par le Dmax, le tamisât a 80 ìm,
et le coefficient d'uniformité Cu.

-Le Dmax: est la dimension maximale des plus gros éléments contenus
dans le sol. Ce paramètre est déterminé pour préjuger des ateliers de
terrassements utilisables, et notamment, pour évaluer l'épaisseur des
couches élémentaires et les conditions de mélangé éventuel avec un liant.
C'est également un paramètre important a connaitre, pour apprécier la
validité des essais de laboratoire. Toutefois, sa détermination peut tolérer
une certaine imprécision, (généralement, une estimation visuelle est
suffisante).

-Le tamisât à 80 ìm : cette caractéristique, exprime la finesse du matériau


et oriente en grande partie le choix du produit du traitement, ainsi qu'il
permet d'évaluer la sensibilité en eau du sol. Le tamisât a 80 ìm est aussi
appelé teneur en fines. Le tamisât a 2 mm permet, lui de séparer les sols a
tendance sableuse d'une tendance graveleuse.

-Le coefficient d'uniformité Cu : cette caractéristique fournit, (dans le cas


des matériaux possédant des granulats), une information qualitative sur les
valeurs des dosages qui seront nécessaires pour atteindre le niveau de
résistance visé. En effet, lorsque tous les autres paramètres sont fixes, plus
ce coefficient est faible, c'est-a-dire plus la granularité du matériau est
holométrique (éléments de taille similaire), plus faible sera la masse
volumique apparente pouvant être atteinte, et donc plus importante, devra
être la quantité de produit de traitement à prévoir, pour atteindre le niveau
de performance visé.

3.1.3. Teneur en composants chimiques

Les teneurs en constituants chimiques particuliers, comme les matières


organiques, les phosphates, les nitrates, les chlorures, les sulfates et les
sulfures, peuvent être nuisibles ou empêcher la stabilisation du sol.

Les sols ou argiles peuvent contenir des matières organiques, surtout en


surface. Celles-ci, consomment énormément de produit de traitement
(éléments beaucoup plus réactifs que les éléments << classiques>> du sol)
et diminuent l'acidité du milieu, la quantité de produit est des lors, perdue
pour le traitement a proprement dit.

Les phosphates et les nitrates inhibent, ou retardent également la prise


hydraulique ; cependant leur présence est rare.

Les chlorures, eux, sont des accélérateurs de prise, avec possibilité de


gonflement par création de chloro-aluminates. On confirme ou non la
réalisation du traitement par une étude de la cinétique de prise. Quant aux
sulfates et sulfures, ce sont les éléments les plus fréquents dans les sols.
Ce sont les plus nuisibles pour le traitement, puisque même avec une
teneur d'environ 1%, le traitement devient inefficace. Ils sont bénéfiques en
tant que régulateur de prise au commencement du traitement, mais
peuvent détruire la prise par la suite (formation d'ettringite, qui possède la
propriété de gonfler facilement) si certaines conditions sont réunies. Une
solution peut être un prétraitement à la chaux bien avant le traitement
principal.

3.1.4. Etat hydrique

L'ajustement de l'état hydrique (soit humidifier le sol par arrosage, soit


l'assécher par aération) pour la préparation du sol au traitement.

Il est aussi important pour le déroulement de l'ensemble du processus de


traitement. Il influe sur le choix des produits, leur dosage, leur prise et les
conditions de mise en oeuvre. On le détermine par l'une ou l'autre des
valeurs suivantes :
- le rapport WN/WOPN

- l'indice portant immédiat Ipi, pour les états << humide >> et << tres
humide >>

 l'indice de consistance Ic : il situe la teneur en eau naturelle du sol WN par


rapport à ses limites d'Atte berg (WL et WP). Il permet de caractériser
l'ensemble des états hydriques mais son interprétation se limite à des sols
répondant à des caractéristiques précises (Ip>12 par exemple).

IC = (WL - WN) / (WL - WP)

3.1.5. L'essai Proctor

La densité apparente d'un sol dépend de la nature de celui-ci, de la teneur


en eau, de l'énergie de compactage. Le compactage permet d'améliorer les
caractéristiques mécaniques d'un sol en resserrant sa texture et en
réduisant ses déformations. L'essai Proctor part du principe qu'il existe une
seule teneur en eau correspondant à la densité maximale. En effet s'il y a
trop d'eau, les grains glissent entre eux et absorbent une partie de l'énergie
de compactage, et s'il n'y a pas assez d'eau, la lubrification entre les grains
n'est pas assurée. Il est utilisé pour étudier l'influence de la teneur en eau
d'un échantillon de sol par rapport au poids volumique sec de cet
échantillon, soumis à une énergie de compactage déterminée. On en déduit
une relation expérimentale entre la densité sèche du sol étudié, et sa
teneur en eau.

Le principe, consiste à compacter avec une énergie définie, un échantillon


de sol remanié dans un moule normalisé, et à mesurer le poids volumique
sec obtenu. L'essai est recommencé pour différentes teneurs en eau. Il
existe deux types d'essai d'usage courant : l'essai Proctor Normal et l'essai
Proctor Modifié.

Les résultats se présentent sous la forme d'une courbe, dont en abscisse :


la teneur en eau et en ordonnée : la densité sèche. Cette courbe a un
maximum dit "Optimum Proctor" normal ou modifié selon la nature de
l'essai. Ce maximum définit la teneur en eau optimale et la densité sèche
maximale.

Ainsi, même si ces valeurs peuvent être utilisées, pour valider la qualité
d'un compactage sur

Un chantier ; elles sont surtout utilisées, lors de l'étude de formulation pour


définir les modifications à apporter au sol, permettant de passer de son état
naturel, à son état optimal de mise en oeuvre.
L'essai Proctor Modifié, se fait sur des matériaux destinés à la réalisation
des couches de chaussée et prend en compte un poids plus important des
engins de chantiers.

 Modifications des caractéristiques par le traitement

4.3.1. La chaux

Les sols fins, formés d'argiles et de limons, ont des propriétés routières
insuffisantes. Ils gonflent et deviennent plastiques au contact d'eau, ils se
contractent avec la sécheresse, ou encore foisonnent sous l'effet du gel. Ils
n'ont donc aucune stabilité face aux variations climatiques. Ils peuvent ainsi
se trouver, soit dès l'extraction, soit à la suite d'intempéries, à un degré de
consistance tel que la circulation des engins devienne difficile, voire
impossible, ce qui à pour conséquence de rendre leur utilisation délicate.
Compte tenu de ses propriétés, la chaux modifie de façon sensible le
comportement des sols fins argileux ou limoneux. La chaux agit de manière
immédiate, mais agit aussi à long terme.

Ses actions immédiates


Elle permet de diminuer la teneur en eau du sol traité. En effet, cette
propriété du traitement est due à un apport de matériaux secs, de la
consommation d'eau lors de l'hydratation de la chaux vive

(CaO + H2O -> Ca(OH) 2 + énergie), de l'évaporation d'eau grâce à la


chaleur produite lors de cette même réaction. En général, pour 1% de
chaux utilisée, la teneur en eau du milieu diminue entre 1% et 3%.

Elle modifie également la fraction argileuse du milieu. Ainsi, elle


rassemble un grand nombre de particules fines argileuses pour former des
éléments plus volumineux et friables : c'est ce qu'on appelle la floculation.
Cette évolution réduit l'indice de plasticité IP, augmente l'indice portant
immédiat IPI, et produit un aplatissement de la courbe Proctor avec une
diminution de la densité de l'optimum Proctor et augmentation de la teneur
en eau optimale. La chaux élève donc la contrainte au cisaillement et
transforme les caractéristiques de compactage du matériau.

[Link]. Ses actions à long terme


La chaux, agissant comme base forte, élève le pH du sol et engendre
l'attaque des constituants du sol (silice et alumine). Il se forme alors des
aluminates et des silicates de calcium hydratés (réaction pouzzolanique)
qui, en cristallisant, agissent comme un liant entre les grains. Notons que
l'intensité et la vitesse de ces réactions à long terme résultent d'un certain
nombre de caractéristiques du sol comme le pH, la teneur en matières
organiques, la quantité et la nature de la fraction argileuse, la teneur en
eau, dosage en chaux maximal (fonction de la quantité maximale de chaux
«consommable» par l'argile présente dans le sol) et surtout de la
température.

Figure 14 : Influence du traitement à la chaux sur les caractéristiques


d'un sol

 Les liants hydrauliques

Les LHR sont surtout utilisés dans le but d'obtenir un développement rapide
et permanent des résistances mécaniques et des stabilités à l'eau et au
gel. Compte tenu de leurs propriétés, les LHR modifient amplement le
comportement des sols peu (ou pas du tout) plastiques, et ce, grâce à
plusieurs actions visant à modifier les propriétés géotechniques et
mécaniques du sol.

Les réactions du LHR avec un sol, consistent essentiellement en une


hydratation des silicates et aluminates de calcium anhydres, avec passage
par la phase soluté, suivie de la cristallisation des produits hydratés en
donnant des espèces cristallines, insolubles et rsistantes, qui relient les
grains du sol: c'est ce qu'on appelle la prise hydraulique.

Ce traitement permet également d'améliorer les caractéristiques initiales


des matériaux. Ils s'appliquent à des sols fins prétraités à la chaux ou à des
sols très peu plastiques, pour lesquels les teneurs naturelles en eau trop
élevées ne permettent pas de réaliser des remblais ou des couches de
forme dans de bonnes conditions, et avec une qualité suffisante.
Cette diminution de la teneur en eau est due à un apport de matériaux
secs, à une consommation d'eau lors de la prise hydraulique et à
l'évaporation d'eau par l'aération de la surface lors du malaxage.

En revanche, on ne note pas de modification importante de la courbe


Proctor.

Figure 15 : Modification immédiate du comportement d'un sol argileux


humide provoquée par l'introduction de chaux vive

En revanche, on ne note pas de modification importante de la courbe


Proctor.
Représentation des actions de la chaux sur les caractéristiques de
compactage et de résistance dans le cas d'un sol de classe A2 traité à 2%
de chaux vive

Quel(s) traitement(s) choisir ?

Cette partie concerne les différentes possibilités d'action sur le sol. En effet
il est rare qu'un unique produit soit utilisé pour améliorer qualitativement,
quantitativement et durablement les performances mécaniques du matériau
dont il est question. Ainsi, on a souvent à traiter un sol à la chaux, et au
liant hydraulique, et/ou avec des correcteurs granulométriques. Six
modalités différentes de traitement sont examinées. Ces solutions
distinctes traduisent le fait qu'il est couramment, impossible, de décider une
technique de traitement plus appropriée à une autre, au projet, à partir de la
seule donnée de la classe de sol ; il faut également considérer les
exigences économiques.

Dans tous les cas, c'est-à-dire au traitement à la chaux, aux ciments ou aux
LHR il convient:
- de déterminer le choix du ou des produits de traitement, les dosages
nécessaires pour atteindre les performances mécaniques escomptées par
une étude de laboratoire, ainsi que la plage de teneur en eau du mélange
sol-liant dans laquelle il est susceptible atteindre ces résistances (de
s'assurer de la constance dans le temps des liaisons conçues grâce au
traitement).

Suivant la nature et l'état des matériaux, le traitement à recommander peut


être.

- un traitement aux liants hydrauliques, notamment adapté aux sols peu ou


pas argileux. L'association de chaux peut être retenue selon l'état hydrique.

- un traitement mixte chaux + ciment dans le cas des sols moyennement


argileux.

- un traitement à la chaux seule, adéquat aux sols argileux et très argileux.

- un traitement associant liant hydraulique et correcteur granulométrique


dans le cas de sols granulaires peu transformables si le coût s'avère
favorable par rapport au seul emploi de liant hydraulique.

- un traitement par apport d'un correcteur granulométrique uniquement.


Dans ce cas, le malaxage et le dosage du correcteur n'exigent pas la même
précision. Des techniques telles qu'un répandage du correcteur à la
niveleuse et un malaxage à la charrue à

disques, ou réalisé suivant la méthode dite de « dépôt-reprise » peuvent se


révéler suffisantes. Les caractéristiques du correcteur granulométrique
doivent être approuvées par une étude géotechnique.

L'étude de qualification des matériaux à traiter

Elle comprend :

- l'identification des matériaux à partir des paramètres reconnus significatifs


vis-à-vis du traitement,

-leur localisation dans le profil géotechnique,

-l'estimation de leurs quantités.

Elle s'appuie, en premier lieu, sur les résultats de l'étude de


reconnaissance générale, mais, le plus souvent, cette dernière doit être
complétée pour préciser les réponses aux questions spécifiques au
traitement, à savoir :
-le matériau, est-il apte au traitement envisagé (granularité, état hydrique,
teneurs en éléments perturbateurs, etc.) ?

-comment définir l'échantillon représentatif qui sera soumis à l'étude de


formulation (prélèvements localisés ou mélanges de plusieurs
prélèvements) ?

-quels sont, à partir de l'identification du matériau et de l'application


envisagée, le (ou les) produit(s) de traitement adapté(s) et l'ordre de
grandeur des dosages à prévoir ?

La complexité des études de qualification des matériaux croît rapidement


en fonction de la variabilité du contexte géologique caractérisant les
terrains concernés et du type d'application visée, mais le succès de la
technique dépend, en grande partie, de la qualité de cette Étude. C'est
pourquoi il est recommandé qu'elle soit réalisée par un géotechnicien ayant
une expérience approfondie des formations locales.

2.2.2. L'étude de formulation

L'étude de formulation est une étude qui est réalisée en laboratoire, à partir
d'échantillons prélevés dans le matériau potentiellement traitable. Elle
permet de définir le produit de traitement, le mieux adapté et le dosage de
chacun des composants à introduire dans le sol, pour obtenir les
performances répondant à l'application souhaitée. Pour mener une étude
de formulation de manière la plus précise possible, il faut respecter un
schéma de principes scrupuleux constitué de trois étapes, nous ne les
détaillerons pas dans cette étude.

Dans le cas d'un traitement des sols appliqué à la réalisation de couches de


forme, on note les trois critères que la formulation choisie devra respecter :

-le premier critère est relatif à la vérification de l'aptitude du sol au


traitement. Elle se fait à partir de « l'essai d'évaluation de l'aptitude d'un sol
au traitement à la chaux et/ou aux liants hydrauliques » défini par la norme
NF P 94-100 (voir tableau 2 issu du « traitement des matériaux »). On défini
comme critère :

Douteux : le choix d'utiliser cette solution de traitement peut être justifiée


par d'autre caractéristiques du chantier.

Inadapté : la technique de traitement proposée ne peut être à priori


appliquée
Critères retenus pour l'interprétation de l'essai d'aptitude d'un sol au
traitement

-le deuxième critère est relatif à l'exécution. On recherche le dosage en


chaux. Éventuellement nécessaire pour conférer au sol considéré une
portance Immédiate suffisante, afin d'assurer sa mise en oeuvre correcte :
(aptitude au compactage et à supporter la circulation des engins de
chantier).

-le troisième critère est relatif à la tenue de la structure sol-liants. On


recherche le dosage optimal en ciment ou liant hydraulique routier au sol
afin d'atteindre les performances mécaniques exigées pour une couche de
forme.

Tableau 10 : dosage moyen en chaux selon la nature du sol traité

On pourra également remarquer, que ces dosages moyens sont définis


dans des normes. Le choix du produit employé et de son dosage dépendra
également du possible prétraitement à la chaux. La difficulté résidant dans
le fait de trouver le meilleur compromis ; a savoir choisir Entre le dosage de
la chaux, celui du liant en fonction du produit sélectionné (le liant étant
beaucoup plus coûteux que la chaux) et les performances escomptées à
l'issue du Traitement. Cette étude envisage toujours deux cas : un
traitement à la chaux seule, et un traitement Mixte à la chaux associée à un
liant hydraulique.
Les auteurs du « Apport de la technique de traitement de sols argileux et
limoneux à la Chaux » et ceux du « traitement des matériaux » rappellent
les points clés pour vérifier la validité de cette étude :

Cas de traitement à la chaux seule  :

-mesures de sensibilité de l'eau, par essai CBR, après 4 jours d'immersion.


On veut obtenir un indice portant ICBR=20 et ICBR/IPI =1.

-résistance à la compression Rc=2,5 MPa.

Cas des traitements mixte chaux et ciment  :

-l'âge autorisant la circulation sur la couche traitée, par les mesures de


résistance en compression à 7 et 28 jours.

-la résistance à l'immersion au jeune âge, par les mesures de sensibilité à


l'immersion, estimée par la chute de résistance en compression à 28 jours.
(14j à l'air puis 14j en immersion).

-la résistance au gel.

-les performances attendues à long termes, par la mesure du couple


Résistance en traction par fendage (Rtb) (dit résistance par essai
Brésilien)/module de déformation (E).

L'ensemble de ces exigences pour le matériau traité avec un liant


hydraulique est répertorié dans le tableau 7 du paragraphe suivant.

A. les performances du sol après le traitement


Exigences requises pour les caractéristiques mécaniques d'un sol
traité avec un lien hydraulique dans le cas d'une étude de niveau 1

Ce sont ces quatre critères principaux que l'on retrouve dans les indications
techniques des fiches produits. Cependant étant donné que le respect de
ces critères est une exigence pour la qualité des traitements réalisés les
différents fabricants de liants doivent y répondent. Le choix du liant, se fera
donc en vérifiant pour quel type de matériaux et avec quel dosage, ce liant
sera adapté pour le traitement formulé.

-le critère de l'âge autorisant la circulation, peut jouer sur le type de


chantier, notamment ceux où, la circulation des engins de chantier.

-le critère de l'immersion au jeune âge, est important pour la stabilité du


matériau traité sur le long terme. Il doit être défini en fonction des conditions
météorologiques locales, de la teneur en eau de matériau, et du risque
d'inondation dans la période de traitement.

-la résistance au gel, est l'un des critères les plus importants. En effet, son
non respect peut anéantir tout le traitement en une nuit ! L'action du gel, sur
le matériau traité joue au niveau de la prise du liant hydraulique entre les
éléments floculés du matériau. Si la résistance à la traction de la prise du
liant hydraulique n'est pas assez forte, lors du dégel, le gonflement des
molécules d'eau provoque la cassure des liens crées. Il faut avoir Rt> 0,25
MPa.

-les performances escomptables à long termes sont définies à partir des


valeurs de la résistance à la traction Rt avec Rt= 0.8 Rtb et du module E de
déformation du matériau traité (normes NF P98-232-2 et 3). Le graphique
ci-dessus extrait du GTS(guide Setra/LCPC) présente les différentes
classes de matériaux en fonction du couple (Rt,E). L'objectif d'un traitement
étant d'atteindre la meilleure classe mécanique possible, c'est-à-dire la plus
proche de la zone 1. Le traitement idéal aurait un couple (Rt,E) tel que Rt
augmente fortement dès le début du traitement pour atteindre une bonne
classe mécanique et un module E qui augmente doucement, ce qui évite de
redescendre de classe mécanique.

La figure suivante donne la classe mécanique finale du matériau traité, en


fonction de son couple (Rt,E) et de son mode de fabrication. On peut ainsi
remarquer que le traitement en place, est moins efficace, en termes de
performances mécaniques que celui en centrale.

Figure 13 : zones de classement du matériau en fonction de sa


résistance a la traction Rt et de son module d'élasticité
Tableau 12 : détermination de la classe mécanique d'un matériau en
fonction de ses caractéristiques et de son mode de fabrication

B. exemple dans le cas d'un limon de classe A2

Cet exemple étudié dans le guide Setra/LCPC et repris dans le document «


techniques de l'ingénieur » montre bien le rôle d'une étude de formulation
et les informations Que l'on peut déduire des courbes obtenues.

La formulation présentée est celle d'un limon de classe A2 par un


traitement à la chaux. Les graphes sont composés de trois courbes,
représentant les trois cas envisagés pour différentes Teneur en eau du
matériau. En admettant un cas idéal où le matériau présent soit un limon
De classe A2, il suffit de connaitre sa teneur en eau pour déterminer le
meilleur dosage de chaux à utiliser.

Ainsi en fonction du type de chantier, si le cahier des charges impose un IPI


de 10, alors que La teneur en eau du chantier est de 23% il faudra effectuer
un dosage de chaux de 2,5%. De manière générale et en toute logique,
plus la teneur en eau du sol est élevée, plus la Quantité de chaux
nécessaire au traitement sera importante.

On peut aussi remarquer que les dosages formulés seront différents pour
un autre type D'utilisation, et particulièrement s'il s'agit d'une couche de
forme. De plus ces valeurs sont théoriques, il faut donc également prendre
en compte le fait que Chaque chantier possède ses propres contraintes et
qu'une nouvelle étude de formulation plus ou moins élaborée s'avère
nécessaire .
Tableau 13 : Exemples de présentation des résultats d'une étude de
formulation du traitement d'un sol (limon de classe A2) pour
réutilisation en remblai

igure 14 : Traitement des sols à la chaux

3.3. Études économiques

La décision de recourir au traitement de sol, doit être justifiée par une étude
économique qui

Prend en compte un maximum d'aspects et, notamment, ceux induits par


les contraintes de protection de l'environnement. Le présent guide se limite
à présenter quelques uns des aspects les plus généraux.

3.3.1. Traitement de sols appliqué à la réutilisation en remblai de sols


sensibles à l'eau trop humides

Les conditions générales conduisant à envisager le traitement sont


indiquées ci-après.
1 - Les matériaux disponibles pour la construction des remblais sont en
majorité des sols sensibles à l'eau, qui se trouveront très probablement
dans un état humide (voire très humide) au moment des travaux, et il
n'existe pas de possibilités évidentes de substitution à partir de matériaux
d'emprunt ou de modification de la géométrie du profil.

2 - On pourra, au moment voulu, disposer sur le chantier des quantités de


produit de traitement (chaux vive, en général) nécessaires, quantités
pouvant atteindre plusieurs centaines de tonnes par jour dans le cas de
chantiers de type autoroutiers.

3 - Le climat normalement prévisible durant les travaux est principalement


froid et/ou humide.

4 - Le délai de réalisation est impératif.

Remarque :

Les conditions I. et 2. Sont de toute évidence impérative. En revanche, si


l'une ou l'autre des conditions 3. ou 4. N'est pas satisfaite, l'intérêt de la
technique, bien que sensiblement diminué. Peut encore rester suffisant
pour décider son application, mais si aucun des deux n'est réunie, le
traitement perd généralement son intérêt.

Pour comparer les coûts d'une solution « traitement » à ceux d'une solution
« emprunt », il faut analyser les coûts élémentaires recensés dans le
tableau 7.

raitement de sols appliqué à la réalisation de couches de forme

Dans cette application, la technique s'adresse à une variété de natures et


d'états de sols beaucoup plus large que dans le cas de la réalisation de
remblai. En effet, son intérêt est, non seulement, de pouvoir utiliser en
couche de forme des matériaux qui, dans leur état naturel, n'ont pas les
caractéristiques requises, mais également d'élever très sensiblement les
caractéristiques des matériaux aptes à l'emploi en couche de forme sans
traitement, afin de réduire les épaisseurs et donc les quantités.

Pour la construction d'une couche de forme, le traitement constitue donc


une éventualité qu'il convient d'envisager quasi systématiquement.

Les conditions pouvant limité l'intérêt économique de la technique sont :

-la disponibilité à bon marché de matériaux possédant les qualités requises


pour une couche de forme sans nécessité de traitement,
-l'absence ou l'insuffisance d'études géotechniques permettant de garantir
la qualité et la quantité de matériaux utilisables et le niveau des
performances mécaniques prises en compte dans le dimensionnement,

- une forte probabilité que les travaux se déroulent durant une période où
l'état hydrique des mélanges ne puisse être maîtrisé avec la précision
exigée,

- l'absence de garanties suffisantes sur la qualité de l'exécution


(technologie et état des matériels, expérience des équipes, moyens de
contrôle insuffisants, etc.),

Une analyse comparative des coûts entre des solutions de couche de


forme en matériaux traités et non traités peut être réalisée, dans ses
grandes lignes, suivant une démarche analogue à celle évoquée pour les
remblais, en y apportant les adaptations suivantes :

-il est judicieux de comparer les solutions en concurrence, sur la base de


leur coût au mètre carré de plate-forme support de chaussée (voire de
chaussée), ce qui permet de prendre en compte les gains éventuels sur les
dimensionnements de la structure ;

-en plus du coût des opérations systématiques (stockage, épandage,


malaxage, compactage, Préréglage, réglage fin, protection superficielle,
etc.), il faut inclure, dans le coût du traitement, celui des opérations
complémentaires éventuellement nécessaires sur certains sols pour
atteindre le niveau de qualité souhaité, telles que l'homogénéisation par
dépôt-reprise, l'humidification, l'épierrage, le compactage spécifique, le
cloutage, etc. ;

-il ne faut pas non plus négliger le coût des actions d'assurance de la
qualité car la complexité de la réalisation des couches de forme traitées
exige, en général, un coût de contrôle très sensiblement supérieur à celui
nécessaire sur des couches de forme en matériaux granulaires.

1. Les problèmes et limites de l'utilisation de ces


solutions de traitement

Les perturbations de traitement apparaissent lorsque les caractéristiques


sont insuffisantes, traduisant l'existence d'interactions entre des
constituants du sol et des agents de traitement. L'étude géotechnique
n'identifie pas les constituants responsables de ces perturbations. Il est
admis que certaines minéralogies et des substances solubles naturelles ou
résultantes de l'activité humaine puissent en être responsables.
Cette liste de facteurs propres au sol, doit être complétée par des facteurs
liés au traitement, tel qu'un sous-dosage.

En raison de la diversité des agents perturbateurs, cette recherche n'a pas


cherché à étudier l'ensemble de ces mécanismes. Cependant, nous
pouvons détailler un peu les phénomènes défavorables aux contraintes
mécaniques recherchées.

Le froid, le gel

La prise et le durcissement des matériaux traités par des liants


hydrauliques, sont déterminés par la température de conservation de ces
matériaux. Mais des exigences économiques conduisent souvent à
poursuivre les travaux de terrassement, en arrière-saison.

Pour les travaux en période froide, dite « arrière-saison », deux situations


vont se présenter :

- Température moyenne faible (entre quelques degrés et 20°C) agissant sur


la cinétique des liants hydrauliques, conduisant alors à définir différemment
les périodes d'ouverture au trafic du chantier, dans le cas des sols traités
ou les résistances aux jeunes âges. Notons, qu'il a été confirmé qu'hors
période de gel, un "matériau traité d'hiver" est plus résistant en final, qu'un
"matériau traité d'été".

- Température négative définissant une période de gel pouvant agir, soit


par gélifraction détruisant le matériau traité, soit par gonflement par
cryosuccion (phénomène de remontée d'eau liquide vers la zone gelée) de
ce matériau ou du sol support de ce matériau, si celui-ci est sensible au gel.
Cette situation conduit alors à une augmentation des émiettements de la
couche de forme traitée. Les dégâts provoqués par le gel vont dépendre :

- du taux d'humidité du sol traité, - de sa résistance mécanique au moment


de l'arrivée du gel, - de la nature de son réseau poreux.

Lorsque le traitement a été finalisé par la protection du matériau, cette


dernière augmente la teneur en eau en surface, ce qui permet d'éviter une
déshydratation de la surface du sol et donc un effritement de la surface lors
de successions de périodes gel-dégel. Ensuite, la résistance mécanique du
sol, lorsque le gel se présente, est importante pour la modification
éventuelle du matériau. On considère que lorsque le RTB (paramètre lié à
la résistance à la traction) est supérieur à 0,25 MPa, les dégradations du
sol par le gel sont négligeables voire inexistantes puisqu'il est à l'abri du
gonflement et de la gélifraction. Ce point a été montré par des essais de
laboratoire sur des éprouvettes de sable traité, dont la teneur en eau était
parfaitement contrôlée: un sol traité ayant subi le gel reprendra son
durcissement et sa résistance mécanique, mais sera éventuellement
dépendante d'une perte de compacité due à un gonflement.

La présence d'éléments néfastes à la prise


hydraulique

Les sulfates

Les sols peuvent contenir des quantités variables de sulfate qui peuvent
entraîner dans certaines conditions (taux de sulfate, solubilité du sulfate,
répartition dans le sol) des gonflements par formation d'ettringite. Les
minéraux de sulfure s'oxydent et réagissent avec d'autres minéraux
contenus dans le sol pour former des sulfates. Cette transformation induit
une augmentation du volume en raison des variations dans la structure
atomique en plus de l'adjonction d'eau à la structure minérale. Cependant,
dans certains cas, la stabilisation peut se faire en augmentant la
concentration en sulfates.

Les techniques bétons compactés et graves traitées à hautes performances


peuvent utiliser de 5% à 12% de LHR. Ces liants routiers peuvent contenir
de 2 à 6,4% de sulfate, exprimé en SO3 (le LSC+, destiné aux traitements
des matériaux calcaires, contenant jusqu'à 14% d'anhydrite). Des chantiers
de grave calcaire, dont le granulat contient de l'ordre de 0,1 à 0,15% de
sulfate, et visant des performances élevées par un traitement à 6 à 8% de
LSC+, ont déjà été réalisés; le mélange global correspondant peut contenir
alors de 0,5 à 0,7% de sulfate.

Les matières organiques

Les sols ou argiles sont susceptibles de contenir des matières organiques


constituées de micro-organismes et de déchets végétaux en état de
décomposition. Les matières organiques sont surtout présentes à la
surface. Elles ont des compositions variées, mais sont surtout les acides
humiques (acides provenant des décompositions de matière organique à la
surface du sol) qui sont néfastes, car ils retardent ou annulent la prise des
liants (réactions chimiques qui atténuent l'acidité du sol) et diminuent les
résistances mécaniques du sol. Le traitement peut même devenir
impossible si la concentration de ces acides est trop forte. L'ajout de CaCl2
et de CaO permet d'annihiler leurs effets.
Le problème du climat par rapport à la cinétique de
durcissement

La température réelle moyenne rencontrée dans les sols à traiter est de


l'ordre de 10°C. Elle reflète plus exactement les conditions normales au
coeur d'un sol hors période de canicule ou de gel. Il apparaît que la rapidité
de la prise de la chaux et du liant empêche parfois d'atteindre la densité
spécifiée pour le matériau. Des études de laboratoire ont été réalisées,
pour pouvoir recommander des solutions adaptées à chaque cas de
chantier. On conseille d'accepter des densités plus faibles, plutôt que de
détruire les premières liaisons hydrauliques.

Les émissions de poussières

L'utilisation de tels produits, pulvérulents, pour le traitement de sols


implique l'émission de poussière de chaux et/ou poussière de liant
hydraulique pendant le traitement pendant l'épandage aussi bien que
pendant le fait de labourer. En présence de vent, il est possible d'observer
le déplacement du produit de traitement par le vent plus de 20 à 30 mètres
de la région de site Ces poussières sont tout aussi néfastes pour
l'environnement que pour l'homme. Ainsi, quand ce type de poussière se
dépose sur des substances humides ou sur n'importe quel corps de vie
sans protection, le résultat est une augmentation soudaine du pH (en cas
de la chaux en particulier) ou de l'adhésion du produit sur ces corps. Les
émissions de poussière susmentionnées peuvent alors être agressives à
l'environnement, sans oublier l'effet de corrosion qu'il apporte, (coût
économique dans un environnement urbain par exemple).

Conclusion

Le traitement des sols avec de la chaux et/ou des liants hydrauliques, est
aujourd'hui une méthode éprouvée, et qui est en passe de devenir
incontournable dans les chantiers d'amélioration des sols. En effet, elle
offre de nombreux avantages, tant en termes de caractéristiques
mécaniques sur les matériaux traités, que sur un plan économique.
Cependant, cette technique peut s'avérer complexe, notamment lors de la
réalisation de l'étude de formulation. La composition des sols étant
extrêmement variable, il est nécessaire de redéfinir à chaque fois les
caractéristiques géologiques pour faire le choix du traitement à privilégier et
du dosage à appliquer. De plus certains éléments, tels que les sulfates ou
les matières organiques, sont néfastes, quant à la prise du liant
hydraulique, ce qui conduit à réaliser des études plus approfondies, pour
être certain d'obtenir le résultat attendu.

D'autre part, de nombreuses recherches sont actuellement en cours, avec


comme objectifs d'élargir la gamme de sols pouvant être traités. Pour cela,
de nouvelles méthodes de réalisation et l'emploi de différents éléments sont
testés, en particulier des matériaux à valoriser, comme les cendres
volantes ou le ciment de verre. On peut également remarquer, que chaque
pays, utilise des méthodes adaptées à ses propres contraintes.

Finalement, nous pouvons conclure, qu'une simple étude de marché des


produits pulvérulents de traitement des sols, ne peut être assez complète,
pour apporter des conclusions définitives. Chaque produit offrant plusieurs
possibilités, et chaque chantier, possédant un cahier des charges
spécifique, d'où, tout l'intérêt est de déterminer, l'adéquation apportant la
meilleure réponse aux problèmes qui se posent.

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