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Transfert de chaleur et matière en génie

Ce document contient des rappels de cours sur le transfert de chaleur et de matière. Il présente les modes de transfert thermique que sont la conduction, la convection et le rayonnement, ainsi que les lois fondamentales associées comme les lois de Fourier, Newton, Stefan-Boltzmann. Le document comprend également des exercices résolus sur ces sujets.

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Transfert de chaleur et matière en génie

Ce document contient des rappels de cours sur le transfert de chaleur et de matière. Il présente les modes de transfert thermique que sont la conduction, la convection et le rayonnement, ainsi que les lois fondamentales associées comme les lois de Fourier, Newton, Stefan-Boltzmann. Le document comprend également des exercices résolus sur ces sujets.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche


Scientifique
Université Amar Telidji de Laghouat
Faculté de Technologie
Département de Génie des Procédés

Rappels de cours et exercices résolus en


transfert de chaleur et en transfert de
matière
Destinés aux étudiants de licence en :

- Génie des procédés

- Industries pétrochimique

- Hydrocarbures

- Energétique

Réalisé par :

Dr. TAOUTI Mohamed Benabdallah


Sommaire
Avant propos

Nomenclature

Partie I : Transfert de chaleur

I.1 Rappels de cours de transfert de chaleur………………………………………………………… 1

I.1.1 Modes fondamentaux de transfert thermique…………………………………………. 1

I.1.1.1 Conduction…………………………………………………………………………………………………………… 1

I.1.1.2 Convection…………………………………………………………………………………………………………… 1

I.1.1.3 Rayonnement……………………………………………………………………………………………………… 1

I.1.2 Lois Principales……………………………………………………………………………………………………… 2

I.1.2.1 Loi de la conduction : Loi de Fourier……………………………………………………… 2

I.1.2.2 Loi de la convection : Loi de Newton……………………………………………………… 4

I.1.2.3 Lois du rayonnement………………………………………………………………………………………… 5

I.[Link] Loi de Stefan-Boltzman……………………………………………………………………………… 6

I.[Link] Loi de Kirchhoff…………………………………………………………………………………………… 7

I.[Link] Loi de Planck………………………………………………………………………………………………… 7

I.[Link] Loi de Wien…………………………………………………………………………………………………… 8

I.[Link] Loi de Lambert……………………………………………………………………………………………… 8

I.[Link] Echange de chaleur par rayonnement entre deux surfaces…………… 8

[Link] Echange de chaleur entre deux surfaces parallèles séparées par des 9
écrans………………………………………………………………………………………………………………………………………
I.2 Enoncés des exercices de transfert de chaleur……………………………………………… 10

I.3 Solutions des exercices de transfert de chaleur…………………………………………… 15


Partie II : Transfert de matière

II.1 Rappels de cours de transfert de matière………………………………………………………… 28

II.1.1 Introduction…………………………………………………………………………………………………………… 28

II.1.1.1 Diffusion moléculaire……………………………………………………………………………………… 28

II.1.1.2 Convection…………………………………………………………………………………………………………… 28

II.1.2 Lois fondamentales………………………………………………………………………………………………. 28

II.1.2.1 Loi de Fick…………………………………………………………………………………………………………… 28

II.[Link] Expression du coefficient de diffusion…………………………………………………. 29

II.[Link] Diffusion unidirectionnelle en régime stationnaire……………………………… 30

II.[Link] Diffusion dans les gaz………………………………………………………………………………… 31

II.1.2.2 Lois de Convection……………………………………………………………………………………… 33

II.[Link] Loi de Newton………………………………………………………………………………………………… 33

II.[Link] Transfert de matière entre phases………………………………………………………… 34

II.2 Enoncés des exercices de transfert de matière …………………………………………… 36

II.3 Solutions des exercices de transfert de matière………………………………………… 41

Références bibliographiques
Avant propos

Les multiples procédés utilisés dans l'industrie sont très souvent le siège de

phénomènes de transfert (chaleur, matière et quantité de mouvement), soit parce

que c'est le but recherché, soit parce que ceux-ci interviennent d'une manière

inévitable.

Ce polycopie, destiné aux les étudiants en licence options Génie des

Procédés, Raffinage et Pétrochimie, Hydrocarbures et Energétiques, débute


par un rappel de cours pour comprendre les mécanismes de transferts de chaleur et

de matière ainsi que les différentes lois qui décrivent ces deux phénomènes. Chaque

chapitre est accompagné de quelques exercices corrigés. Ces exercices sont censés

couvrir l’ensemble des connaissances théoriques développées dans les cours.


Nomenclature

α Coefficient de convection thermique / W.m-2.k-1

D Coefficient de diffusion de matière : Diffusivité / m2.s-1

k Coefficient de convection de matière / m.s-1


β Coefficient de dilatation volumique à pression constante / k-1
λ Conductivité thermique / W.m-1.k-1

q' Densité du flux de chaleur transférée / W.m-2

εi Emissivité d’un corps

E Emittance de rayonnement d’un corps / W.m-2

Fij Facteur de forme

q Flux de chaleur transférée / W

ji Flux massique de diffusion / mol.m-2.s-1

ni Flux massique de transport / mol.m-2.s-1

Ji Flux molaire de diffusion / mol.m-2.s-1

Ni Flux molaire de transport / mol.m-2.s-1

wi Fraction massique

yi Fraction molaire en phase gazeuse

xi Fraction molaire en phases solide et liquide

grad T Gradient de température / k.m-1

Q Quantité de chaleur transférée / j

Rλ Résistance thermique de conduction / k.W-1

Rα Résistance thermique de convection / k.W-1

S Surface de transfert / m2

A Surface transversale d’écoulement / m2


Partie I : Transfert de chaleur
I.1 Rappel de cours de transfert de chaleur

I.1.1 Modes fondamentaux de transfert thermique

Il existe trois modes de transfert de chaleur

I.1.1.1 Conduction

La conduction représente le processus de propagation de la chaleur par le contact

direct entre les particules du corps dont les différentes parties ne sont pas

isothermes. Le système est immobile ou en écoulement laminaire.

I.1.1.2 Convection

La convection se réfère aux transferts thermiques qui ont lieu dans les fluides en

mouvement macroscopique. Le transfert thermique est déterminé par le mouvement

des particules élémentaires de fluide entre les zones ayant des températures

différentes.

On distingue :

• La convection naturelle qui a comme origine le mouvement produit par les

différences de densité entre les particules chaudes et celles qui sont

froides.

• La convection forcée pour laquelle le mouvement de fluide est causé par

l'action des forces extérieures (pompes, ventilateurs). La convection forcée

est en général accompagnée par de la convection libre.

I.1.1.3 Rayonnement

Le rayonnement est une forme particulière de transfert thermique dans laquelle

l'énergie est portée par des ondes électromagnétiques ayant pour origine l'agitation

intra atomique à la surface d'un corps. Le phénomène de rayonnement est crée par

l'émission et l'absorption des ondes électromagnétiques et par la transformation de

celles-ci en chaleur. C'est le seul mécanisme de transfert de chaleur qui ne

nécessite pas de support.


I.1.2 Lois Principales

I.1.2.1 Loi de la conduction : Loi de Fourier

La loi de Fourier a été établie expérimentalement par Joseph Fourier. La quantité

de chaleur Q est proportionnelle au gradient de température :

Q = −λ .S .[Link] ................................1
Q est exprimé en joules ou en calories

Où ;

S est la surface d’échange perpendiculaire au sens de transfert de chaleur : (m2)

t est le temps d’échange : (s)

gradT est le gradient de température : (k.m-1)

∂T ∂T ∂T
gradT = i+ j+ k .........................2
∂x ∂y ∂z
λ est la conductivité thermique : (W.m-1.k-1)

Le flux de chaleur q (en watt) qui est définit comme étant la quantité de chaleur Q

qui traverse par unité de temps est donné par :

q = −λ .S .gradT ......................................3
Enfin le flux surfacique ou la densité de flux de chaleur sera donnée par :

q ' = −λ .gradT .....................................4


q' est exprimée en : w.m-2

- Suivant la forme ou se passe le transfert de chaleur, et dans le cas d’une

conduction unidirectionnelle en régime stationnaire, le flux de chaleur peut

s’écrire :

• Mur plan :

- Mur simple : Le flux de chaleur est donné par :

λ .S .(T1 − T2 )
q= ...............................5
δ
Cette expression peut être écrite sous la forme :
T1 − T2
q= .....................................6
δ
λ .S

Le terme
δ
λ .S s’appelle résistance thermique de conduction plane. Le flux sera

exprimé par :

T1 − T2
q= ............................................7

- Mur composé : Le flux de chaleur est donné par :

T1 − T2 T1 − T2
q= = ............................8
∑δ i
λi .S
∑ λiR

• Mur cylindrique :

- Mur simple : Le flux de chaleur est donné par :

2π .L.λ (T1 − T2 ) T1 − T2
q= = ............................9
r2 r2
ln ln
r1 r1
2π .L.λ
r2
ln
r1
Le terme = Rλ s’appelle résistance thermique de conduction cylindrique.
2π .L.λ
- Pour un mur cylindrique composé, le flux est donné par:

T1 − T2
q= ...................................10
ri +1
ln
∑ ri 2π .L.λi

• Mur sphérique :

Pour un mur simple :

4π 2 .λ (T1 − T2 ) T1 − T2
q= = ............................11
1 1 1 1
− −
r1 r2 r1 r2
4π 2 .λ
1 1

r1 r2
Le terme = Rλ s’appelle résistance thermique conductive sphérique.
4π 2 .λ
- Pour un mur sphérique composé par n murs, le flux est donné par:

T1 − T2
q= = .....................................12
1 1

ri ri +1
∑ 4π 2 .λ
i

I.1.2.2 Loi de la convection : Loi de Newton

Le calcul des coefficients d'échange entre les parois d'un solide (de température

TP) et un fluide (de température Tf) en mouvement sont compliqués car ils

dépendent explicitement des propriétés de l'écoulement du fluide. Le flux

thermique convectif est exprimé par la loi de newton :

q = α (T f − Tp )............................................13
Où α est le coefficient d'échange par convection (unités W.m-2.k-1). Le calcul de α

est un problème complexe de la mécanique des fluides. Il dépend essentiellement

des grandeurs suivantes :

Um : La vitesse moyenne du fluide (m.s-1)

ρ : La masse volumique du fluide (kg.m-3)

cp : La chaleur spécifique du fluide ([Link]-1.k-1)

µ: La viscosité dynamique du fluide (Pa.s)

λ: La conductivité thermique du fluide (W.m-1.k-1)

d : Dimension d’écoulement du fluide (m)

Pour établir une telle relation expérimentale on va utiliser le principe d'invariance

dimensionnelle. Selon le théorème de Vaschy-Buckingham (théorème π), Cette

analyse conduit à quatre nombres adimensionnels π1 ; π2 ; π3 et π4 qui vont bien

décrire le phénomène de transfert de chaleur par convection. Ces nombres sont :


α .d
π 1 = Nu = ...........................................14
λ
ρ .d .U m
π 2 = Re = ......................................15
µ
C .µ
π 3 = Pr = p ............................................16
λ
d 3 .ρ 2 .g .β .∆T
π4 = G r = .............................17
µ2
π 1 = Nu , est le nombre de Nusselt. Il caractérise l’intensité du transfert de

chaleur.

π 2 = Re ,est le nombre de Reynolds. Il caractérise le régime hydrodynamique

(laminaire, transitoire ou turbulent).

π 3 = Pr , est le nombre de Prandt. Il englobe les propriétés physiques du fluide.

π4 = G r , est le nombre de Grashof. Il caractérise le potentiel du transfert

thermique et il est surtout utilisé dans la convection libre ou naturelle.

β: coefficient de dilatation volumique à pression constante.

g : accélération de la pesanteur.

∆T : différence de température entre la paroi chauffante et le fluide.

ρ et µ sont respectivement la masse volumique et la viscosité.

Suivant le système d’écoulement du fluide et les dimensions ou se passe le

transfert de chaleur, il existe plusieurs équations empiriques qui peuvent décrire la

convection soit naturelle ou soit forcée. Ces équations mettent en relations ces

nombres adimensionnels.

En général, on peut écrire : π 1 = f (π 2 ; π 3 ; π 4 )

I.1.2.3 Lois du rayonnement

Tout les corps solides, liquides ou gazeux émettent un rayonnement de nature

électromagnétique. Cette émission provient de l'agitation thermique des électrons

et noyaux des particules qui composent le corps. Il n'est pas monochromatique et


son spectre peut-être continu dans le cas des solides et à bande dans le cas de

certain gaz. Son intensité dépend de la température du corps. On distingue les

corps transparents ou semi-transparents qui émettent un rayonnement dans leur

volume et les corps opaques qui émettent un rayonnement uniquement à leur

surface. Lorsqu’un rayonnement est incident sur un corps, il peut être réfléchi et

absorbé sous forme de chaleur. Le bilan énergétique est donné par :

Q = QA + QR + QD ....................................18
QA la quantité de chaleur absorbée par le corps,

QR la quantité de chaleur réfléchie par le corps,

Et QD la quantité réfractée par le corps.

Dans la pratique, cette équation est écrite en fonction des fractions d’énergie :

A + R + D = 1..........................................19
A est la fraction de la chaleur absorbée, R la fraction réfléchie et D la fraction

réfractée.

Les valeurs de A, R et D dépendent de la nature du corps, pour cela on va

définir :

- Corps noir : C’est un corps qui absorbe la totalité de l’énergie incidente

(A=1).

- Corps blanc : Il réfléchit la totalité de l’énergie incidente (R=1).

- Corps transparent : Il laisse passer la totalité de l’énergie incidente (D=1).

- Corps gris : c’est le cas du corps réel. Il absorbe une partie de l’énergie,

réfléchi et réfracte l’autre.

I.[Link] Loi de Stefan-Boltzman

La totalité du flux émis par unité de surface (Emittance : E) du corps noir est :

E0 = σ 0 .T0 4 ............................................20
E0 (w.m-2) est l’émittance d’un corps noir et T0 (k) sa température absolue.
σ 0 constante universelle de stefan-Boltzman, σ 0 = 5, 7.10−8 w.m −2 .k −4
0 par défaut, c’est l’indice d’un corps noir.

Dans la pratique, on utilise souvent cette loi sous la forme :


4
 T 
E0 = C0 .  0  ............................................21
 100 
C0 = σ 0 .108 = 5, 7 w.m −2 .k −4 , est appelé le coefficient radiant de l’objet noir

absolu.

Par analogie, cette loi peut être décrite pour un corps réel (gris) sous la forme :
4
 T 
E = A.C0 .   ............................................22
 100 
I.[Link] Loi de Kirchhoff

La relation décrite par Kirchhoff est donnée par :


4
 T 
E = ε .C0 .   ............................................23
 100 
ε est l’émissivité d’un corps gris. Pour Kirchhoff, la notion d’émissivité indique la

possibilité d’absorption : ε=A


I.[Link] Loi de Planck
−3
Cette loi exprime la relation entre l’émittance monochromatique E0 λ ( w.m ) et la

longueur d’onde correspondante λ ( m) .

c1.λ −5
E0 λ = C2
............................................24
e λ .T
−1

c1 = 3, 74.10−16 ( w.m 2 ) et c2 = 0, 014388 ( m.k )

E0 λ d’un objet noir absolu varie en fonction de la température T et la longueur

d’onde λ .
I.[Link] Loi de Wien

Wien exprime la relation entre la température absolue et la longueur d’onde pour

une émittance maximale.

λmax .T = Cte = 0, 002896.................................25

I.[Link] Loi de Lambert

Elle exprime la relation entre l’émittance E et la luminance L


E = π .L..............................26

I.[Link] Echange de chaleur par rayonnement entre deux surfaces

Le flux de chaleur net q1− 2 , transmis entre deux surfaces 1 et 2, est donné par :

 T1  4  T2  4 
q1− 2 = c0 .ε1− 2   −   .S1.F12
 100   100  
 T1  4  T2  4 
= c0 .ε1− 2   −   .S 2 .F21.......................27
 100   100  
1
En général ; ε1− 2 = ............................28
1 1 S1
+ ( − 1).
ε1 ε 2 S2

Fij est un facteur de forme, il caractérise la fraction de chaleur transmise par le

corps i et reçue par le corps j.

Les équations caractéristiques de ces facteurs de formes sont :


n

∑F
j =1
ij = 1.......................................29

Si .Fij = S j .Fji .................................30


I.[Link] Echange de chaleur entre deux surfaces parallèles séparées par des

écrans

L’écran va servir à minimiser les pertes de chaleur entre deux surfaces.

Le flux net échangé q1− 2 ecr entre les deux surfaces en présence de n écrans de

facteurs d’émissivité ε i ecr sera donné par :

 T1  4  T2  4 
q1− 2 ecr
= c0 .ε1− 2 ecr
  −   .S1...........................31
  100   100  
1
Avec; ε1− 2 ecr = .........................32
1 1 1
+ − (n + 1).2∑
ε1 ε2 ε i ecr
ε1 et ε 2 sont les facteurs d’émissivités des corps 1 et 2 respectivement.
I.2 Enoncés des exercices de transfert de chaleur

Exercice N°1:
Quelle est la quantité d’isolement en laine de verre (λ= 0,03 kcal/h.m.K) nécessaire

pour garantir que la température extérieure du four d’une cuisinière n’excède pas

49°C. La température maximale à maintenir dans le four est de 288°C, la

température moyenne de la cuisine est égale à 24°C et le coefficient moyen

d’échange de chaleur entre la surface du four et le milieu environnant est 9,76

kcal/h.m2.K.

Exercice N°2:
En supposant que la variation de la conductivité d’un isolant avec la température est

donnée par la relation : λ(T)=0,04272.(1+0,00172.T) [kcal/h.m.°C], pour

38°C≤T≤149°C.

• Calculer la densité du flux entre ces deux températures pour une plaque de

80mm d’épaisseur

Exercice N°3:
Un mur, de 4m de long, 3m de large et 20cm d’épaisseur, est constitué de briques.

• Calculer le flux de chaleur à travers ce mur lorsque la température

extérieure est de 0°C, celle de la pièce est maintenue à 20°C.

• Pour minimiser les pertes de chaleur, on place contre ce mur une plaque de

liège de 2cm d’épaisseur. Calculer le nouveau flux de chaleur à travers ce

mur.

• Quel serait ce flux si le mur était constitué de deux parois en briques de

8cm d’épaisseur chacune, séparées par une couche d’air de 4cm. On

supposera que l’air reste immobile entre les deux parois.

On donne : λ(brique)=2.10-4 kcal/s.m.°C

λ(liège)=7.10-5 kcal/s.m.°C

λ(air)=6.10-6 kcal/s.m.°C
Exercice N°4:
On considère un câble électrique constitué par un conducteur de 1cm de diamètre

entouré d’une gaine en caoutchouc de 2cm d’épaisseur et de conductivité thermique

λ =1,3.10-3 W/cm.°C. Sachant que la température du cuivre ne doit pas dépasser

100°C et que la température extérieure du caoutchouc est de 22°C, calculer

l’intensité de courant maximum dans le câble.

La résistivité électrique du cuivre est ρS= 1,6.10-6 Ω.cm

Exercice N°5:

Calculer le flux de chaleur traversant un cylindre en acier doux (50/60 mm) et de

longueur 2m. Un fluide à 150°C se trouve à l’intérieur du cylindre.

La résistance thermique à la paroi intérieure du cylindre est 3 h.°C/kcal et le

coefficient d’échange de chaleur à la surface extérieure est α= 14,64 kcal/h.m2°C

La température ambiante est de 16°C et λ(acier doux)= 38,7 kcal/h.m°C

• Quel serait ce flux si le cylindre est recouvert de 20 mm d’une couche de

laine (λ= 0,05 kcal/h.m°C) et de 20 mm d’une couche d’amiante (λ= 0,15

kcal/h.m°C).

• Déduire le pourcentage de diminution du flux de chaleur.

Exercice N°6:
On conserve de l’oxygène liquide, à sa température d’ébullition, dans un récipient

de rayon r1 entouré d’une couche isolante de rayon extérieur r2 et de conductivité

thermique λ. La température extérieure de l’isolant est T2, la température

ambiante est Te, le coefficient d’échange superficiel est α et la chaleur latente de

vaporisation de l’oxygène est LV. On néglige la résistance thermique de la paroi

métallique du récipient, déterminer la déperdition horaire de l’oxygène par

évaporation.

r1=0,5m r2=0,75m Te=17°C Teb=-183°C

λ = 0,08 W/m°C α= 8 W/m2°C LV= 51 kcal/kg


Exercice N°7 :
Soit un échangeur constitué par deux tubes concentriques. Le tube intérieur est de

50/60 (mm) et le tube extérieur a un diamètre de 80mm. Dans le tube Intérieur

circule de l’eau avec un débit de 3.10-3 m3/s. Dans l’espace compris entre les deux

tubes circule du toluène avec le même débit.

- Calculer les coefficients d’échanges eau-paroi interne du tube intérieur et

toluène- paroi interne du tube extérieur.

Données :

Eau : : λ = 0,526 kcal/h.m.°C ; µ= 1 cpo ; Cp= 1kcal/kg.°C

Toluène : λ = 0,12 kcal/h.m.°C ; µ= 0,6 cpo ; Cp= 0,4 kcal/kg.°C ; ρ= 660

kg/m3

Exercice N°8 :
De l’eau, à la température de 25°C, circule avec une vitesse de 1 m/s à l’intérieur

d’un tube en serpentin de diamètre égal à 38 mm et de température égale à 60°C.

- Calculer la densité du flux thermique échangée.

On donne :

DSpire= 200 mm

A 25°C : λ = 0,52 kcal / h.m.°C ; µ= 1 cpo; Cp= 1kcal / kg.°C

A 60°C : λ = 0,66 kcal / h.m.°C ; µ= 0,57 cpo; Cp= 1kcal / kg.°C

A T=15°C : λ= 0,184 w/m.°C ; µ= 1,53 Cpo ; Cp= 1,926 kj/kg.°C

Exercice N°9:
Une plaque plane, de longueur L=3m et de température égale à 70°C, est refroidie

par un écoulement d'un fluide à la température de 20°C et une vitesse de 3m/s.

• Calculer la densité du flux de chaleur évacuée par la plaque. On donne:

νf= 15,06.10-6 m2/s; λ= 2,59.10-2 w/m.°C

Pr= 0,703; PrCT= 0,69


Exercice N°10:
L'étude de la convection, à travers une conduite cylindrique ou circule de l’air, a

été réalisée dans une installation de 30 mm de diamètre. Les résultats sont

montrés dans le tableau suivant.

10-1 α (w/m2.°C) 3,1 3,38 3,6 3,82 4,03 4,19 4,34

103DV (m3/s) 4,4 4,9 5,3 5,7 6,1 6,4 6,7

• Déterminer graphiquement le coefficient c et l'exposant n de la

relation: Nu = [Link]

On donne, pour l'air: ; λ = 3,23.10-2 w/m.°C; ν= 1,85.10-5 m2/s

Exercice N°11 :
- Calculer le flux de chaleur perdu par rayonnement à partir d’un tube métallique,

de 600mm de diamètre et de 10m de longueur, placé dans un grand hall. La

température de la paroi du tube est à 400°C et celle du mur du hall est de 25°C.

Le facteur d’émissivité du tube est égal à 0,8.

Exercice N°12 :

Deux surfaces cylindriques coaxiales longues ont les caractéristiques suivantes :

S1 : r1= 0,2 m T1= 500°C

S2 : r2= 0,5 m T2= 70°C

• Déterminer les flux de chaleur échangés par unité de longueur entre ces

deux surfaces si :

1. Les deux surfaces ont des émissivités respectives ε1=0,25 et ε2=0,8.

2. Les deux surfaces sont noires.

Exercice N°13 :

Calculer les facteurs de forme Fij dans le cas d'un plan de base et une demi-

sphère et déduire le flux de chaleur échangé par rayonnement. On donne:


S1: Plan de base; ε1=0,55; T1=320°C

S2: Demi sphère; r= 0,5m; ε2=0,45; T2=190°C

Exercice N°14 :

Deux plaques placées dans le vide sont portées l’une à 127°C et l’autre à 327°C,

elles ont le même facteur d’émissivité ε1= ε2=0,8. Les plaques parallèles sont

séparées par un écran (εecr=0,05).

• Calculer la densité du flux qui traverse l’écran et la température de ce

dernier.

Exercice N°15 :

Estimer en pourcentage la diminution de la densité du flux de chaleur échangée par

rayonnement entre deux surfaces parallèles séparées par trois écrans identiques

d'émissivités εecr=0,03. On donne:

S1: ε1=0,2; T1=420°C

S2: ε2=0,5; T2=230°C


I.3 Solutions des exercices de transfert de chaleur

Exercice N°1 :

Comme le flux de chaleur est conservé, le bilan énergétique peut s’écrire :

Le flux conductif = Le flux convectif

λ.S .(T1 − T2 )
q= = α .S (T2 − T3 )
δ
T2 − T3
T1 − T2
q= =
δ 1
λ .S α .S
T −T T −T
q= 1 2 = 2 3
Rλ Rα
T1 − T2 T2 − T3
d ' où =
δ 1
λ α
λ .(T1 − T2 ) 0, 03.(288 − 49)
⇒ δ = = = 0, 03m = 3cm
α .(T2 − T3 ) 9, 76(49 − 24)
Donc pour garantir que la température n’excède pas 149°C, il faut utiliser des

épaisseurs ≥ 3 cm.

Exercice N°2 :

Selon Fourrier, la densité de flux de chaleur, pour une conduction unidirectionnelle

dT
(cas d’une plaque), est donnée par : q ' = −λ.
dx
Comme la conductivité thermique λ varie entre 149°C et 38°C et comme cette

variation est linéaire, donc on peut calculer λ moyenne.

λ (149°C ) = 0, 04272.(1 + 0, 00172.149) = 5,366.10−2 kcal.h −1.m−1.°C −1


λ (38°C ) = 0, 04272.(1 + 0, 00172.38) = 4,551.10−2 kcal.h−1.m−1.°C −1
d ' où; λmoy = 4,958.10−2 kcal.h −1.m−1.°C −1

dT dT 38 − 149
q ' = −λ . = −λ . = −4,958.10−2 −3
= 68, 79 kcal.h −1.m −2
dx dx 80.10
Exercice N°3 :

IL s’agit de la conduction à travers un mur plan parfois simple et parfois composé

• Pour un mur simple, le flux est donné par :

dT T −T T −T
q = −λ .S = λ .S 1 2 = 1 2
dx δ δ
λ .S
20 − 0
A.N : q = −2
= 0, 24 kcal.s −1
20.10
2.10 −4.4.3
• Dans le cas d’un mur composé, le flux sera :

T1 − T2 T1 − T2
q= =
∑ λ i δ1
R
λ1.S +
δ2
λ2 .S
20 − 0
A.N : q = −2 −2
= 0,186 kcal.s −1
20.10 + 2.10
2.10 −4.4.3 7.10 −5.4.3
• Il s’agit maintenant d’un mur composé constitue par trois murs disposés en

séries:

T1 − T2 T1 − T2
q= =
∑ Rλi δ1 λ1.S +
δ2
λ2 .S +
δ3
λ3 .S
20 − 0
A.N : q = −2 −2 −2
= 0, 032 kcal.s −1
8.10 + 4.10 + 8.10
2.10 −4.4.3 6.10−6.4.3 2.10−4.4.3

Exercice N°4 :

La puissance électrique P qui sert à chauffer le fil électrique va être propager à

travers le caoutchouc. Le bilan thermique s’écrit ;

T1 − T2
Pele = Rele .I 2 = qth =
r
ln 2
r1
λ.2π .L
L
Avec Rele est la résistance du fil électrique, elle vaut : Rele = ρ S . et I est
A
l’intensité de courant
πd2
ρ S est la résistivité électrique du fil ; L la longueur du fil et A= est la
4
surface du fil.

4.L 2 T1 − T2
ρS . .I =
πd 2
ln 2
r
r1
λ.2π .L
π d 2 (T1 − T2 ).λ.2π .L π d 2 (T1 − T2 ).λ .2π
I2 = =
r2 r
ρ S .[Link] ρ S .[Link] 2
r1 r1
π d 2 (T1 − T2 ).λ.2π
I=
r2
ρ S .[Link]
r1

π 2 d 2 (T1 − T2 ).λ 9,87.12 (100 − 22).1,3.10−3


A.N : I = = 440 A
r 2,5
ρ S .[Link] 2 1, 6.10−[Link]
r1 0,5

Exercice N°5 :

Dans ce cas, le transfert de chaleur se fait en trois étapes :

• Convection à l’intérieur du cylindre

• Conduction à travers les parois du cylindre

• Enfin, une convection à l’extérieur du cylindre

Le flux de chaleur traversant le cylindre sera :

Ti − Te Ti − Te
q= =
Rα 1 + Rλ + Rα 2 r2
ln
r1 1
Rα 1 + +
2π .L.λ α .2π .L.r
2 2

r1 = 25 mm; r2 = 30 mm
150 − 16
q= −3
= 42,12 kcal.h −1
30.10
ln
25.10−3 + 1
3+
2.3,14.2.38, 7 14, 64.2.3,[Link]−3

Après isolation du cylindre par une couche de laine et une couche d’amiante, le

nouveau flux de chaleur sera :

Ti − Te
q=
r2 r3 r4
ln ln ln
r1 r2 r3 1
Rα 1 + + + +
2π .L.λ1 2π .L.λ2 2π .L.λ3 α .2π .L.r
2 4

r1 = 25 mm; r2 = 30 mm
r3 = 50 mm; r4 = 70 mm
150 − 16
q=
30 50 70
ln ln ln
25 30 50 1
3+ + + +
2.3,14.2.38, 7 2.3,14.2.0, 05 2.3,14.2.0,15 14, 64.2.3,[Link]−3
q = 32,92 kcal.h −1
Le pourcentage de diminution du flux est donné par :

qsans − qavec 42,12 − 32,92


.100 = .100 22%
qsans 42,12
C’est peu comme valeur, car pour 40 mm d’isolation on a pu réduire le flux qu’à

22%.

Exercice N°6:

La déperdition de l’oxygène par évaporation est due à la propagation de la chaleur

de l’extérieur vers l’intérieur. Le bilan énergétique s’écrit :

Qthermique = Qevaporation
d ' où; q.t = mLV
m q
⇒ =
t LV
Dans le cas convection externe suivie d’une conduction sphérique, le flux q sera

donné par :

Te − Teb Te − Teb
q= =
Rα + Rλ 1 1

1 r1 r2
+
α e .4π .r2 2 4π .λ
La déperdition ou perte en masse sera égale :

m q 1 Te − Teb
= = .
t LV LV 1 1

1 r1 r2
+
α e .4π .r2 2 4π .λ
m 1 17 − (−183)
A.N : = . = 1, 37.10−3 kg .s −1 = 4,95 kg .h −1
t 51.4180 1 1

1 0,5 0, 75
+
8.4.3,14.0, 752 4.3,14.0, 08

Exercice N°7:

Pour le calcul du coefficient α eau-paroi interne du tube intérieur, on doit chercher

l’équation caractéristique. Il s’agit de l’écoulement d’un fluide (eau) à l’intérieur d’un

tube droit.

ρ .d .U m
Re = ; Dv = AU
. m
µ
πd2 Dv [Link] 4.ρ .Dv
A= ; Um = = ⇒ Re =
4 A πd 2
π .d .µ
[Link]−3
A.N : Re = −3 −3
= 7, 64.104
3,14.50.10 .10

Re›104 ; d’où le régime est turbulent. L’équation caractéristique est :

α .d
Nu = 0, 021.Re0,8 .Pr 0,43 =
λ
µ.C p 10−3.1
Pr = = = 6,844
λ 0,526
3600

⇒ Nu = 0, 021.(7, 64.104 )0,8 .(8, 44)0,43 = 423, 66


Nu.λ 423, 66.0,526
d ' où; α = = −3
= 4, 45.103 kcal.h −1.m−2 .°C −1
d 50.10

Dans le deuxième cas, il s’agit de l’écoulement d’un fluide (toluène) dans l’espace

compris entre deux tubes concentriques. L’équation caractéristique est :

d3 0,45 α .d
Nu = 0, 023.Re0,8 .Pr 0,4 .( ) =
d2 λ

d2 étant le diamètre extérieur du tube interne et d3 le diamètre intérieur du tube

externe. Dans ce cas, le diamètre équivalent : deq = d3 − d 2

ρ .d eq .U m ρ .(d3 − d 2 ).U m
Re = = ; Dv = AU
. m
µ µ
π d32 π d22 π
A= − = (d32 − d 2 2 )
4 4 4
[Link]
Um =
π (d32 − d 2 2 )
ρ .(d3 − d 2 ).U m 4.ρ .(d3 − d 2 ).Dv 4.ρ .Dv
⇒ Re = = =
µ π (d3 − d 2 ).µ π (d3 + d 2 ).µ
2 2

4.ρ .Dv [Link]−3


A.N : Re = = = 3.104
π (d3 + d 2 ).µ 3,14.(80 + 60).10 .0, 6.10
−3 −3

µ.C p 0, 6.10−3.0, 4
Pr = = = 7, 2
λ 0,12
3600

80 0,45
Nu = 0, 023.(3.104 )0,8 .(7, 2)0,4 .(
) = 220, 08
60
α .deq Nu.λ 220, 08.0,12
Nu = ⇒α = = = 1,32.103 kcal.h −1.m−2 .°C −1
λ d eq 20.10 −3
Exercice N°8:

Il s’agit de l’écoulement de l’eau dans une conduite courbée (serpentin) accompagnée

par une convection entre l’eau et la paroi du serpentin. Ce genre de problème sera

résolu de la façon de calculer α en admettant que la conduite est droite pour faire

des corrections :

d
α C = α D .(1 + 3,55 )
D

αC est le coefficient de convection dans le cas d’une conduite courbée,

αD est le coefficient de convection dans le cas d’une conduite droite,

d est le diamètre d’écoulement, et D est le diamètre de spire.

ρ .d .U m 103.38.10−3.1
Re = = = 3,8.104
µ 10 −3

Re›104 ; d’où le régime est turbulent. L’équation caractéristique est :

Pr 0,25
Nu = 0, 021.Re0,8 .Pr 0,43 .( )
PrCT

µ.C p 10−3.1
Pr = = = 6,92 . Il est calculé à la température du fluide (T=25°C).
λ 0,52
3600

µ.Cp 0,57.10−3.1
PrCT = = = 3,11 . Il est calculé à la température du fluide (T=60°C).
λ 0,66
3600

6,92 0,25
⇒ Nu = 0, 021.(3,8.104 )0,8 .(6,92)0,43 .(
) = 271, 72
3,11
α .d Nu.λ 271, 72.0,52
Nu = D ⇒ α D = = = 3, 72.103 kcal.h −1.m−2 .°C −1
λ d 38.10 −3

d 38
⇒ α C = α D .(1 + 3,55 ) = 3, 72.103 (1 + 3,55 ) = 6, 23.103 kcal.h −1.m−2 .°C −1
D 200

La densité de flux de chaleur sera égale :


q ' = α C .(Tp − T f ) = 6, 23.103 (60 − 25) = 2,18.105 kcal.h −1.m−2

Exercice N°9:

C’est le transfert par convection entre une plaque de longueur L et un fluide. Pour

décrire le régime d’écoulement, on doit calculer Reynolds :

ρ .d .U m LU
. m 3.3
Re = = = = 5,97.105
µ ν 15, 06.10 −6

µ
ν = est la viscosité dynamique,
ρ

L = d est la distance suivant le sens d’écoulement du fluide.

Dans ce type d’écoulement, Re›5.105=Ret ; d’où le régime est turbulent. L’équation

caractéristique est :

Pr 0,25
Nu = 0, 037.Re0,8 .Pr 0,43 .( )
PrCT
Pr = 0, 703; et PrCT = 0, 69
0, 703 0,25
⇒ Nu = 0, 037.(5,97.105 )0,8 .(0, 703)0,43 .( ) = 1334,13
0, 69

α .L Nu.λ 1334,13.2,59.10−2
Nu = ⇒α = = = 11,51 w.m−2
λ L 3

La densité de flux de chaleur sera égale :

q ' = α .(Tp − T f ) = 11,51.(70 − 20) = 5, 76.102 w.m−2

Exercice N°10:

C’est le cas de l’écoulement de l’air à travers un cylindre accompagné par un

transfert de chaleur par convection. Un tel problème, peut être résolu par analyse

adimensionnelle. Les nombres qui décrivent ce problème sont :


α .d ρ .d .U m d .U m
Nu = et Re = =
λ µ ν
µ
ν= est la vis cos ité cinématique
ρ

D’autre par pour l’écoulement d’un fluide dans une conduite droite, on a :

πd2
Dv = AU
. m dont A est la section droite d’écoulement A=
4

d .U m [Link]
D’ici on tire que : Re = =
ν π .d .ν
Le tableau suivant rassemble les différentes valeurs de Nu et Re.

[Link] 2,87 3,13 3,33 3,54 3,73 3,88 4,02

[Link] 1,01 1,12 1,21 1,31 1,40 1,47 1,53

Le tracé de Ln Nu= f (Ln Re) va permettre de déterminer C et n de l’équation :

Nu = [Link] n

3.7
B
Linear Fit of DATA1_B

3.6

Ln Nu
3.5

3.4

3.3
9.1 9.2 9.3 9.4 9.5 9.6 9.7

Ln Re

De l’équation linéaire LnNu = LnC + [Link] Re , on tire que :


LnC = −4, 077 ⇒ C = 0, 018
et n = 0,8

Ce qui donne Nu = 0, 018.Re0,8

Exercice N°11:

Il s’agit du transfert de chaleur par rayonnement entre un tube et un grand hall.

Le hall entoure complètement le tube. Le flux échangé entre ces deux surfaces est

donnée par :

 T1 4  T2  4 
q1− 2 = c0 .ε1− 2   −   .S1
 100   100  
1
Avec; ε1− 2 =
1 1 S1
+( − 1).
ε1 ε2 S2

S1 est la surface du tube et S2 , la surface du hall.

S1 S2 ⇒ ε1−2 ε1

 T1  4  T2  4 
q1− 2 = c0 .ε1.   −   .S1
  100   100  

Ce qui donne :
S1 = 2π .r.L = π .d .L
 673  4  298  4 
q1− 2 = 5, 7.0,8.   −   .3,14.0, 6.10 = 1, 695.10 w
5

 100   100  

Exercice N°12:

C’est le cas de deux surfaces concentriques, le flux échangé est donné par :
 T1 4  T2  4 
q1− 2 = c0 .ε1− 2   −   .S1
 100   100  
1
Avec; ε1− 2 =
1 1 S
+ ( − 1). 1
ε1 ε 2 S2

1
S1 = π .d1.L et S 2 = π .d 2 .L ⇒ ε1− 2 = 1 1 d1
+( − 1).
ε1 ε2 d2

q 1  T1  4  T2  4 
⇒ 1− 2 = c0 .
1 1 d
  −   .π d1
L + ( − 1). 1  100   100  
ε1 ε 2 d2
q1− 2
AN : = 6.103 w.m −1
L

Dans le cas ou les deux surfaces sont noires : ε1 = ε 2 = 1 ⇒ ε1− 2 = 1


q1− 2
d ' où; la nouvelle valeur sera = 2, 46.104 w.m −1
L
Exercice N°13:

Les facteurs de forme Fij définissent la fraction de chaleur que cède une surface i

à une surface j. Ils dépendent bien de la géométrie des deux surfaces i et j.


m
Les équations qui relient ces facteurs : ∑F
j =1
ij = 1 et Si .Fij = S j .Fji

Dans notre cas :

4π r 2
Plan de base : S1 = π r 2
et pour la demie sphère : S1 = = 2π r 2
2
F11 + F12 = 1
Les équations des différents facteurs Fij sont : F21 + F22 = 1
S1.F12 = S 2 .F21

F11 = 0 d’où F12 = 1


S1 S1 π r 2 1
F21 = F12 . = = =
S2 S 2 2π r 2
2
Ce qui donne :
1 1
⇒ F22 = 1 − =
2 2

 T1 4  T2  4 
q1− 2 = c0 .ε1− 2   −   .S1
 100   100  
Le flux est donné par : 1
Avec; ε1− 2 =
1 1 S
+ ( − 1). 1
ε1 ε 2 S2

 T1 4  T2  4  2
q1− 2 = c0 .ε1− 2   −   .π r
 100   100  
A.N : q = 1, 431.103 w

Exercice N°14:

Dans le cas du transfert de chaleur par rayonnement, l’ajout d’un écran va servir

pour minimiser les pertes de chaleur. Le flux de chaleur pour n écrans est égal :

 T1  4  T2  4 
q1− 2 ecr
= c0 .ε1− 2 ecr
  −   .S1
 100   100  
1
Avec; ε1− 2 ecr =
1 1 1
+ − (n + 1).2∑
ε1 ε2 ε ecr

Pour un écran n=1

1
ε1− 2 ecr =
1 1 1
+ + 2( − 1)
ε1 ε2 ε ecr
1
A.N : ε1− 2 ecr = = 0, 0246
1 1 1
+ + 2( − 1)
0,8 0,8 0, 05

La densité de flux est donnée par :


q1− 2 ecr 
ecr  T1 
4
 T2  
4

q '1− 2 ecr
= = c0 .ε1− 2   −  .
S1  100   100  
q1− 2 ecr  600  4  400  4  −2
A.N : q '1− 2 ecr
= = 5, 7.0, 0246.   −   = 145,83 w.m
S1  100   100  

Exercice N°15:

La densité de flux de chaleur sans écran est donnée par :

q1− 2  T1  4  T2  4 
q '1− 2 = = c0 .ε1− 2   −  
S1  100   100  
1 1
Avec; ε1− 2 = = = 0,167
1 1 1 1
+ −1 + −1
ε1 ε2 0, 2 0,5
 693 4  503  4  −2
⇒ q '1− 2 = 5, 7.0,167.   −   = 1,58.10 w.m
3

 100   100  

La densité de flux de chaleur avec les trois écrans est donnée par :

q1− 2 ecr 
ecr  T1 
4
 T2  
4

q '1− 2 ecr
= = c0 .ε1− 2   −  
S1  100   100  
1 1
Avec; ε1− 2 ecr = = = 0, 0049
1 1 3 1 1 6
+ − (3 + 1) + 2. + −4+
ε1 ε2 ε ecr 0, 2 0,5 0, 03
 693 4  503  4  −2
⇒ q '1− 2 ecr
= 5, 7.0, 0049.   −   = 46, 60 w.m
 100   100  

La diminution de la densité de flux sera donnée par :

q '1− 2 − q '1− 2 ecr 1,58.103 − 46, 60


%= .100 = .100 = 97%
q '1− 2 1,58.103
Partie II : Transfert de matière
II.1 Rappel de cours de transfert de matière

II.1.1 Introduction

Le transfert de matière est le transfert d’un ou plusieurs constituants d’une zone

de haute concentration vers une zone de basse concentration. On distingue :

• Transfert de matière par diffusion moléculaire

• Transfert de matière par convection

II.1.1.1 Diffusion moléculaire


C’est la migration d’un ou plusieurs composants d’un mélange, d’un point de volume

occupé par ce mélange à un autre, sans agitation thermique ou mécanique ni de

force extérieure, mais uniquement d’une différence de concentration.

La diffusion moléculaire peut avoir lieu dans un fluide au repos ou dans un fluide à

écoulement laminaire.

II.1.1.2 Convection
Elle concerne le transfert entre un fluide en mouvement et une paroi solide ou le

transfert à l’interface de deux fluides immiscibles en mouvement.

Lorsque le mouvement du fluide est provoqué par une force extérieure, on parle de

convection forcée. Si le mouvement est dû à une différence des masses volumiques,

on parle de convection naturelle.

II.1.2 Lois fondamentales

II.1.2.1 Loi de Fick

Les vitesses de transfert de matière se mesurent en flux molaire. Un tel flux est

égal au nombre de moles de constituant privilégié (que nous noterons A), qui sont

transférées par unité de temps et par unité de surface normale à la direction de

diffusion.

Dans le cas général il est nécessaire de distinguer deux expressions de ces flux :

Ni : le flux, rapporté à un repère fixe dans l’espace, qui intègre le transport par

le mouvement d’ensemble du fluide et la diffusion moléculaire proprement dite ;

Ji : le flux, qui est le flux dû à la diffusion moléculaire ; il est rapporté à un

repère local, lié à l’écoulement moyen ; ce repère est animé d’une vitesse égale à la

vitesse molaire moyenne des constituants par rapport à un repère fixe.


La loi de diffusion qui est décrite par Fick est donnée par :

Ni = J i + xi ∑ N i ........................................33

Ni est le flux de transport global du composant i,

Ji est son flux de diffusion,

Le terme xi ∑ Ni représente l’écoulement du composant i dans le mouvement de

l’ensemble.

Pour Fick, le flux de diffusion J i est proportionnel au gradient de concentration

gradCi . La nouvelle expression du flux sera donnée par :

J i = − [Link] ...........................................34
d ' où; Ni = − [Link] + xi ∑ Ni

D est le coefficient de diffusion moléculaire (m2.s-1), il caractérise la vitesse de

diffusion que peut posséder une substance pour se déplacer d’un milieu à un autre.

II.[Link] Expression du coefficient de diffusion

La théorie cinétique des gaz permet de modéliser le phénomène de diffusion

moléculaire.

• Selon KIRSCHFELDER, l’estimation du coefficient de diffusion d’un mélange

binaire gazeux est définit par :

3 1 1 12
0, 001858.T 2 .( + )
MA MB
DAB (cm 2 .s −1 ) = ................................35
P.σ AB 2 .Ω D

MA et M B sont les masses molaires de A et B respectivement ([Link]-1)

T est la température absolue (k)

P la pression du système (atm)


σ AB : distance intermoléculaire de collision, elle est donnée par :

1
σ AB = (σ A + σ B )
2
σ A et σ B étant les rayons moléculaires (en Å).

Ω D est une fonction de collision (sans dimension).

• Pour les solutions diluées (soluté+solvant), le coefficient de diffusion a été

estimé par WILKES selon cette équation :


1
−17, 4.10−8.T .(ψ B .M B ) 2
DAB (cm .s ) =
2
................................36
µ B .VA0,6
ψ B paramètre sans dimension qui dépend de la nature du solvant B : 2,6 pour l’eau ;

1,9 pour le méthanol ; 1,5 pour l’éthanol ; 1 pour le benzène………..

µ B , la viscosité dynamique du solvant B (cp0)

VA , le volume molaire du soluté A à son point d’ébullition ([Link]-1)

• Dans le cas d’un composant A qui diffuse dans un mélange gazeux m, le le

coefficient de diffusion DAm est calculé à partir de l’équation de Maxwell :

1 − yA
DAm = n
.........................................37
yi

i =1 DAi

DAi les coefficient de diffusion de A dans les différents constituants i du mélange.

y A la fraction du composant A et yi les fractions des différents constituants i du

mélange.

II.[Link] Diffusion unidirectionnelle en régime stationnaire

• Diffusion plane : Le flux de diffusion J i est donné par :

(Ci1 − Ci 2 )
J i = D. ...........................................38
z2 − z1
(Ci1 − Ci 2 )
Le débit molaire n i i sera : n i i = D.S . ...........................................39
z2 − z1
Ci1 et Ci 2 sont les concentrations du composant i au point z1 et z2

S est la surface d’échange, qui est perpendiculaire au sens de transfert.


• Diffusion cylindrique: Dans ce cas, le flux est fonction du rayon. Le débit

molaire sera égal à :


2π .L.D.(Ci1 − Ci 2 )
n ii = ...........................................40
r2
ln
r1

r1 et r2 sont les rayons interne et externe du cylindre, L sa longueur.

Le flux moyen de diffusion est donné par :

n i i D.(Ci1 − Ci 2 )
Ji = = ...........................................41
S r2
r ln
r1
r1 + r2
S est la surface moyenne d’échange et r le rayon moyen : r=
2
• Diffusion sphérique: Comme dans le cas de la diffusion cylindrique, le flux

est toujours en fonction du rayon. Le débit molaire n i i est donné par:

4π .D.(Ci1 − Ci 2 )
n ii = ...........................................42
1 1
( − )
r1 r2
Le flux moyen de diffusion est donné par :

n i i D.(Ci1 − Ci 2 )
Ji = = ...........................................43
S 2 1 1
r ( − )
r1 r2
II.[Link] Diffusion dans les gaz

Dans le cas d’une diffusion unidirectionnelle, le flux de transport

(diffusion+écoulement) d’un gaz est donné par la relation :

dCi − D dPi
Ni = − D. + yi ∑ Ni = . + yi ∑ Ni ....................44
dz R.T dz
Pi = Ci .R.T est l’équation qui relie la pression partielle d’un gaz à sa concentration

pour un mélange supposé parfait.

yi la fraction molaire du gaz dans le mélange.


• Diffusion équimolaire ou contre diffusion

Dans ce cas on a : N A = −NB


− DAB dPA
et l’équation NA = . + yA ( N A + N B ) devient :
R.T dz
− DAB dPA
NA = . .........................................45
R.T dz
Après intégration on aboutit à :

DAB .( PA1 − PA 2 )
NA = ..............................................46
R.T .( z2 − z1 )
• Diffusion d’un gaz A dans un gaz B stagnant

Dans ce cas on a : N B = 0 , l’équation du flux est :

− DAB dPA
NA = . + y A N A .......................................47
R.T dz
PA
Sachant que yA = (loi de Dalton), la valeur du flux est égale à :
P
DAB .P P − PA2
NA = ln ..............................................48
R.T .( z2 − z1 ) P − PA1
• Diffusion de Stefan : Cellule de Stefan

La technique de Stefan convient bien lorsqu’une substance liquide est en

évaporation. La vapeur du liquide A va diffuser dans un gaz B stagnant. Stefan a

pu trouver une relation qui relie le coefficient de diffusion de la vapeur A dans le

gaz B et le temps d’évaporation ou temps d’abaissement du niveau liquide :

R.T .ρ Al ( z12 − z0 2 )
DAB = ..............................................49
P
t.P.M A .ln
P − PA0
ρ Al La masse volumique du liquide A et M A sa masse molaire

z0 et z1 les niveaux du liquide A initial et au temps t respectivement


PA 0 Pression de saturation

II.1.2.2 Lois de Convection

II.[Link] Loi de Newton

Le flux convectif est exprimé par la loi de newton :


N A = k (C AS − C A f )...............................................50
Où k est le coefficient d'échange par convection (unités m.s-1).

Le calcul du coefficient de convection k d'échange est compliqué car il dépend

explicitement des propriétés de l'écoulement du fluide. Il dépend essentiellement

des grandeurs suivantes :

Um : La vitesse moyenne du fluide (m.s-1)

ρ : La masse volumique du fluide (kg.m-3)

µ: La viscosité dynamique du fluide (Pa.s)

DAB: Le coefficient de diffusion (m2.s-1)

d : Dimension d’écoulement du fluide (m)

Pour établir une telle relation expérimentale on va utiliser le principe d'invariance

dimensionnelle. Selon le théorème de Vaschy-Buckingham (théorème π), Cette

analyse conduit à trois nombres adimensionnels π1 ; π2 et π3 qui vont bien décrire le

phénomène de transfert de matière par convection. Ces nombres sont :

k .d
π 1 = Sh = ........................................................51
DAB
ρ .d .U m d .U m
π 2 = Re = = ......................................52
µ ν
µ ν
π 3 = Sc = = ...........................................53
ρ .DAB DAB
π 1 = Sh , est le nombre de Sherwood (autrement appelé Nusselt en transfert de

chaleur). Il caractérise l’intensité du transfert de matière.

π 2 = Re ,est le nombre de Reynolds. Il caractérise le régime hydrodynamique

(laminaire, transitoire ou turbulent).

π 3 = Sc , est le nombre de Schmidt (autrement appelé Prandt en transfert de

chaleur). Il englobe les propriétés physiques du fluide.

En général, on peut écrire : Sh = f (Re; Sc)


II.[Link] Transfert de matière entre phases

Il s’agit de transfert à l’interface qui sépare deux phases immiscibles. Lorsque le

transfert d’un soluté A (élément actif) entre deux phases s’effectue en régime

stationnaire, il est possible de définir pour chaque une résistance au transfert. Le

flux matière dans chaque phase s’écrit :

N A = k1 (C A1 − C A1i ) = k2 (C A 2i − C A 2 )...............................................54

k1 et k2 sont les coefficients individuels de transfert dans la phase 1 et la phase

2 respectivement.

C A1 et C A2 sont les concentrations du soluté A dans les courants fluides 1 et 2

(hors couches limites).

C A1i et C A 2i sont les concentrations à l’interface côtés phase 1 et phase 2

respectivement.

Comme les concentrations à l’interface sont difficiles à déterminer, la nouvelle

écriture du flux NA sera donc fonction de C A1 et C A2 : N A = f (C A1 ; C A 2 )

N A = K1 (C A1 − C A1* ) = K 2 (C A 2* − C A 2 )........................................55
K1 est la conductance globale rapportée à la phase 1.

K 2 est la conductance globale rapportée à la phase 2.

C A1* la concentration de A dans la phase 1 en équilibre avec C A2 dans la phase 2.

C A 2* la concentration de A dans la phase 2 en équilibre avec C A1 dans la phase 1.

L’équilibre est caractérisé par l’équation générale suivante :

C A1 = m.C A 2* et C A1* = m.C A 2 .............................................56


m est le coefficient de partage
Le flux sera par la suite :

C A1
N A = K1 (C A1 − m.C A 2 ) = K 2 ( − C A 2 ).....................................57
m
Les équations qui relient les différentes résistances (individuelle et globale) seront

données par :

1 1 m
= + .......................................58
K1 k1 k2
1 1 1
= + ....................................59
K 2 m.k1 k2
Avec; K 2 = m.K1

1 1
et sont les résistances globales rapportées aux phases 1 et 2
K1 K2
respectivement.
II.2 Enoncés des exercices de transfert de matière
Exercice N°1:
La composition molaire d’un mélange gazeux est :

Méthane : 94,9% ; Ethane : 4% ; Propane : 0,6% ; Dioxyde de carbone :

0,5%

Calculer :

• La masse molaire du mélange

• La fraction massique du méthane

• La pression partielle de l’éthane lorsque la pression totale est de 1atm.

Exercice N°2 :

• Calculer la concentration massique du dioxyde de soufre mélangé à l’air si sa

fraction massique est égale à 0,552. Le mélange est à la température de

50°C et la pression totale est égale à 2 atm.

Exercice N°3:

Un mélange gazeux s’écoule dans une conduite, avec les compositions massiques

suivantes :

CO :5% ; CO2 :7% ; O2 :8% ; N2:80%

Si les vitesses individuelles des constituants sont:

CO :5,5 m/s ; CO2 :3 m/s ; O2 :5 m/s ; N2:16 m/s.

• Trouver la vitesse du barycentre massique.

Exercice N°4 :

Considérons un mélange liquide A et B en mouvement unidirectionnel. A un endroit

donné, nous avons :

• Flux massique de diffusion de A : jA= 0,085 g/m2.s

• Flux massique de transport du mélange : nt= 5,45 g/m2.s

• Flux molaire de transport de B : NB= 29,8 mol/m2.s

• Fraction molaire de A : xA= 0,03

• Les masses molaires de A et B : MA= 58 g/mol ; MB= 18 g/mol


Déterminer :

• Le flux massique de transport de A : nA

• Le flux molaire de diffusion de B : JB

Exercice N°5:
L’hydrogène gazeux est maintenu à 3bars et 1bars de part et d’autre d’une

membrane en plastique de 0,3mm d’épaisseur. A 25°C le coefficient de diffusion de

H2 à travers cette membrane est de 8,715.10-8 m2/s.

La solubilité de H2 dans la membrane est de 1,5.10-3 kmol/[Link]

• Calculer le flux molaire de diffusion de H2

Exercice N°6:

Deux compartiments de volume V1et V2 sont séparés par une plaque poreuse

d’épaisseur L. Le compartiment V1 est rempli d’une solution concentrée de sel tandis

que l’autre est rempli d’eau pure. Afin de maintenir une concentration homogène

dans chacun des compartiments, on utilise des agitateurs. La plaque poreuse

contient 121 ouvertures de diamètre d par lesquelles le fluide passe.

La concentration initiale du sel dans V1 est CA1=0,2 mol/l. A partir de t=0, on suit

la concentration du sel dans V2 et on obtient :

A t= 2500s; CA2= 8.10-4 mol/l.

• Calculer la diffusivité du sel dans l’eau.

On donne : L=5mm ; d=1mm ; V1=V2=1litre.

V1 V2

L
Exercice N°7:

Un bouchon en caoutchouc de 20mm d'épaisseur et 300mm2 de section est utilisé

pour maintenir du CO2 à 25°C et 5atm dans un réservoir de 10 litres.

• Calculer le débit molaire du CO2 perdu par le bouchon

Le régime est stationnaire et la solubilité du CO2 dans le caoutchouc est S*= 2,98

mol/[Link] et la diffusivité du CO2 dans le caoutchouc est DAB= 0,11.10-9 m2/s.

Exercice N°8:

Une bouteille cylindrique en pyrex de hauteur L renferme un mélange gazeux,

considéré comme parfait, à la pression P et la température T. le mélange contient

1% en moles d’hélium qui diffuse à travers les parois et il est immédiatement

récupéré. On négligera la diffusion de l’hélium par les bases de la bouteille,

calculer :

• Le débit molaire de récupération de l’hélium

On donne : Solubilité de l’hélium dans le pyrex S=0,45.10-3 kmol/[Link]

P= 2atm ; L= 4m ; r1=50 cm; r2=50,5 cm; DAB=2.10-8 cm2/s

Exercice N°9:
• Calculer le coefficient de diffusion de l’ammoniac dans l’azote à 79°C et 200

kPa.

Comparer la valeur trouvée avec celle de expérimentale : DAB=1,66.10-5 m2/s. Les

valeurs des paramètres de Leonard-Jones sont :

σi (A°) εi /k (K)

NH3 2,900 558,3

N2 3,798 71,4
Exercice N°10:
Calculer le coefficient de diffusion de l'ammoniac (A) dans l'azote (B), si l'on

considère que DA-air est égal à 0,98 cm2/s et DA-oxygène est égal à 0,253 cm2/s.

On suppose que l'air se compose uniquement d'azote (80%) et d’oxygène (20%).

Exercice N°11:
La distillation d’un mélange A et B est un exemple typique de la contre diffusion

équimolaire.

Le processus peut être décrit comme indique le schéma ci-dessous.

Mélange gazeux A et B

δ
A
B
Mélange liquide A et B

Données :
T=86,8°C ; P=1atm

Composition en A: 85,3% dans la phase vapeur et 70% dans la phase liquide.

δ= 0,1 inch ; DAB= 5,06.10-6 m2/s ; PB0 = 4,914.104 Pa à 86,8°C.

A partir des données, déterminer le taux d’échange de A entre les deux phases

(Nombre de moles/unité de surface. unité de temps)

Exercice N°12:

L’acétone, se trouvant dans un tube capillaire (d=2mm), est placée dans un courant

d’air à une température de 19°C et une pression totale de 1 atm. A l’instant

initial, le niveau de l’acétone se trouve à 2 cm du bord du tube.

• Si la pression de vapeur saturante de l’acétone à 19 °C est égale à 170

mmHg, la masse volumique de l’acétone liquide est égale à 0,79 g/cm3 et si

la diffusivité de l’acétone dans l’air est DAB=0,0944 cm2/s, trouver le temps

au bout duquel le niveau de l’acétone baisse de 0,145 cm.


• Quel est, à cet instant, le volume du liquide évaporé.

Exercice N°13:

Un cylindre en naphtalène solide, de diamètre 20 mm, est exposé à un courant d’air

de telle façon que le coefficient de transfert de matière par convection est égal à

0.05 m/s et que la concentration de la vapeur saturée en naphtalène est de 5.10-6

kmol/m3.

• Déterminer le débit massique convectif par unité de longueur du cylindre

Exercice N°14:

Des mesures de la pression partielle de la vapeur d’eau ont été effectuées sur des

distances au dessus d’une surface contenant de l’eau. Les résultats sont montrés

dans le tableau suivant :

PA(atm) 0.1 0.066 0.04 0.028 0.02 0.02 0.02 0.02

Z(mm) 0 1 2 3 4 5 6 7

• Déterminer le coefficient de transfert de matière convectif de l’eau dans

l’air. Le coefficient de diffusion à T=298K est égal à 0,26.10-4 m2/s.

Exercice N°15:

Dans une colonne utilisée pour l’absorption du SO2 de l’air dans l’eau, on note qu’à

un point de l’installation, la composition de SO2 représente 10% en volume dans la

phase gazeuse et que le liquide contient 0,04% en masse de SO2.

Le système fonctionne à 50°C et 1atm, le coefficient global de transfert de

matière est de 0,0745 mol/[Link] et 47% de la résistance au transfert est

localisé dans la phase gazeuse.

La constante de Henry pour ce système air-SO2-eau vaut 1,13.10-3 atm.m3/mol

• Déterminer les coefficients de transfert individuels, ainsi que le flux de

transfert de SO2

La masse volumique de la phase liquide est ρ= 990 kg/m3


II.3 Solutions des exercices de transfert de matière

Exercice N°1 :

- La masse molaire du mélange est liée au masses molaires des constituants

par :

M = ∑ yi .M i

D’où : M= 16,86 [Link]-1

- La fraction massique d’un constituant i est donnée par :

yi .M i
wi =
M
yCH 4 .M CH 4
Pour le méthane on a : wCH 4 =
M
D’où : wCH4= 0,9

- D’après la loi de Dalton : Pi = yi .P


Pour l’éthane PC2H6= 0,04 .1 = 0,04 atm

Exercice N°2 :
Comme il s’agit d’un mélange gazeux supposé parfait, la pression partielle est
ρi .R.T
donnée par : Pi = Ci .R.T et ρi = Ci .M i d’où Pi =
Mi
La concentration massique d’un constituant i sera liée à la pression partielle par :
Pi .M i
ρi =
R.T
D’après la loi de Dalton : Pi = yi .P
yi .P.M i
La nouvelle relation devienne ; ρi =
R.T
yi .M i w .P.M
D’autre part wi = , d’où on tire que : ρi = i
M R.T
La masse molaire du mélange est donnée en fonction des fractions massiques des

1
différents constituants par l’expression suivante : M =
w
∑ Mi
D’où ρSO2 = 1,73 g.l-1
Exercice N°3:
La vitesse du barycentre massique est donnée par :

U=∑
ρi .U i ρ
= ∑ i .U i = ∑ wi .U i
∑ ρi ∑ ρi
A.N : U= 13,68 m.s-1

Exercice N°4 :
D’après la loi de la diffusion, le flux massique de transport d’un constituant A est:

nA = j A + wA ∑ ni
nA = j A + wA (nA + nB )
nA = j A + wAnt
xA .M A xA .M A
D’autre part : wA = =
xA .M A + xB .M B xA .M A + (1 − xA ).M B
wA= 0,09 d’où nA = 0,575 g.m-2.s-1

On a de même, le flux molaire de transport de B est donné par :

N B = J B + xB ∑ N i
N B = J B + xB ( N A + N B )
nA
Et N A =
MA
nA
D’où : J B = N B − (1 − x A )( + NB )
MA
A.N : JB= 0,884 mol.m-2.s-1

Exercice N°5 :

D’après la 1ère loi de Fick le flux molaire de diffusion unidirectionnelle est donné

dCi
par : J i = − D.
dz
D’autre part la concentration est relié à la pression par : Ci = S * .Pi ; ou S* est la

solubilité du gaz dans la membrane.

dPi
L’expression du flux devient : J i = − D.S *
dz
A.N : JH2= 8,715 10-4 mol.m-2.s-1
Exercice N°6:
Comme le flux est par définition le nombre de moles qui traversent par unité de

dCsel n
surface S et unité de temps t, on peut écrire : J sel = − D =
dz S .t
Avec :

n = C 2 .V 2 = 8 .1 0 − 4 m o le s
d C i = 0 − 2 = − 2 m o l .l − 1 = − 2 .1 0 3 m o l .m − 3
d2
S = 1 2 1 .π . = 9 , 4 9 8 .1 0 − 5 m 2
4
d z = L = 5 .1 0 − 3 m

n .L
D’où ; D = ; A . N : D = 8, 4 2 .1 0 − 8 m 2 . s − 1
d C i . S .t

Exercice N°7:

La quantité de matière, perdue par le bouchon, sera calculée à l’aide du flux de

dPCO 2
diffusion qui sera donné par : J CO 2 = − D.S *
dz
S* est la solubilité du CO2 à travers le bouchon en caoutchouc

D’autre part le débit molaire de diffusion est lié au flux de diffusion par la

relation suivante : niCO 2 = J CO 2 .S

S étant la surface d’échange, elle est perpendiculaire au sens de la diffusion

dPC O 2
D’où, n i C O 2 = − D .S * .S
dz

0−5
A.N : n C O 2 = − 0,11.10 .2, 98.
−9
i
.300.10 − 6 = 2, 46.10 − 11 m ol . s − 1
20.10 − 3

Exercice N°8:

Il s’agit d’une diffusion à travers un cylindre. Dans ce cas, le débit molaire de

récupération de l’hélium sera donné par :

D .2 π . L .( C 1 − C 2 )
n iHe =
r
Ln 2
r1
C = S *.P
PHe = yHe .P

Comme l’hélium est immédiatement récupéré à l’extérieur, d’où sa concentration en

ce point est nulle : C2=0

D .2 π . L . S * . y H e . P
Le débit molaire sera : n i H e =
r
Ln 2
r1

A . N : n i H e = 4, 54.10 − 7 m ol .s − 1

Exercice N°9:
D’après l’équation de KIRSCFELDER, le coefficient de diffusion d’un gaz A dans un

autre gaz B est donnée par :


3 1 1 12
0, 001858.T 2 .( + )
MA MB
DAB =
P.σ AB 2 .Ω D

T= 79°C= 352 K

P= 200 KPa= 1,97 atm

M A = 17 [Link] −1
M B = 28 [Link] −1
T = 79°C = 352 K
P = 200 KPa = 1,97 atm
1
σ AB = (σ A + σ B ) = 3,349Α0
2
K .T
ΩD = f ( )
ε AB

K .T
= 1, 76 d’où, d’après le tableau : Ω D = 1,12
ε AB

Ce qui donne après estimation : DAB = 1,56.10−1 cm 2 .s −1 = 1,56.10−5 m 2 .s −1

DAB (exp) = 1, 66.10−5 m2 .s −1 Ce qui donne un écart de :

1, 66.10−5 − 1,56.10 −5
= 6%
1, 66.10−5
Exercice N°10:

Le coefficient de diffusion d’un gaz dans un mélange gazeux est décrit par la loi de

1 − yA
maxwell définit par : DAm = n
yi

i =1 DAi

Dans notre cas, il s’agit de la diffusion de l’ammoniac dans l’air.

1 − yNH 3
DNH 3− air =
yO 2 yN 2
+
DNH 3−O 2 DNH 3− N 2

Comme la somme des fractions est égal à l’unité, et comme la fraction de l’oxygène

dans l’ai vaut quatre fois celle de l’oxygène, on peut écrire :

y NH 3 + yO 2 + y N 2 = 1
yO 2 + y N 2 = 1 − y NH 3
y N 2 = 4 yO 2
1 − y NH 3 = 5 yO 2

5 yO2 5
Ce qui montre que : DNH 3−air = =
yO 2 4 yO2 1 4
+ +
DNH 3−O2 DNH 3− N 2 DNH 3−O2 DNH 3− N 2
D’où, on tire que :
1
DNH 3− N 2 = 4.
5 1
+
DNH 3−air DNH 3−O 2

A.N : DNH 3− N 2 = 0, 441cm 2 .s −1

Exercice N°11:

Comme il s’agit d’une contre diffusion équimolaire, le flux molaire du composé A

sera donné par :

DAB D
NA = .( PA1 − PA2 ) = − N B = AB .( PA1 − PA2 )
R.T .( z2 − z1 ) R.T .δ
PA1 est la pression du composé A à l’interface

PA2 est la pression du composé A en phase gazeuse

Ces deux pressions sont exprimées par les lois de Raoult et Dalton respectivement :
PA1 = xA .P 0 A
PA2 = y A .P
Comme la pression est maintenue constante, on peut écrire ce bilan :

P = PA1 + PB1 = PA2 + PB 2


La pression de B en phase liquide sera décrite par la loi de Dalton :

PB1 = xB .P 0 B = (1 − xA ).P 0 B

D’où : PA1 = P − PB1 = P − (1 − xA ).P 0 B

AN : PA1 = 1, 013.105 − (1 − 0, 7).4, 914.10 4 = 8, 655.10 4 Pa


La pression de A en phase gazeuse est égale :

PA2 = y A .P = 0,853.1,013.105 = 8, 641.104 Pa

δ = 0,1inch = 0, 254cm = 0, 254.10−2 m


A.N : N A = 9,33.10−5 mol.m −2 .s −1

Exercice N°12:

Il s’agit d’une cellule appelée cellule de Stephan. C’est le cas de la diffusion d’un

gaz dans un autre gaz stagnant. Le flux molaire est donné par l’expression :

DAB .P P K
NA = ln =
R.T .z P − P A z
0

DAB .P P
K= ln
R.T P − P0 A
NB = 0

La mesure de la vitesse d’abaissement du niveau liquide va conduire au bilan de

matière suivant :

Le nombre de mole du liquide disparus = Le nombre de mole de la vapeur diffusés.

Cela va donner les relations suivantes :


C Al 2 C Al .RT
t= ( z1 − z0 2 ) = ( z12 − z0 2 )
2K P
2 DAB .P ln
P − PA0
ρ Al ρ Al .RT
C Al = ;t = ( z12 − z0 2 )
MA P
2 DAB .M A .P ln
P − PA0

Le temps de diffusion est donnée par :


ρ Al .RT
t= ( z12 − z0 2 )
P
2 DAB .M A .P ln
P − PA0
z0 = 2cm
z1 = z0 + ∆z = 2,145cm
R = 82, 06atm.cm3 .mol −1.K −1
P 0 = 170mmHg = 0, 22atm
0, 79.82, 06.292.(2,1452 − 22 )
A.N : t = = 4181, 62s = 1,16h
1
2.0, [Link]
1 − 0, 22
A cet instant le volume du liquide évaporé sera :

d2
V = S .∆z = π . .∆z = 4,55.10−3 cm3
4
Exercice N°13:

Dans ce cas le naphtalène se sublime et il se transporte par l’air par convection. La

loi de convection est décrite par Newton : N A = k (C AS − C Af )


NA, est le flux de matière

K, coefficient convectif

CAS, concentration de la vapeur de naphtalène à l’interface (solide-vapeur) :

concentration de saturation

CAf, concentration de la vapeur de naphtalène dans l’air. Elle est négligeable.

D’autre part, le débit molaire est donnée par : n i A = N A .S


ni A = N A .S = k .C A .π .d .L
D’où, ni A
= k .C A .π .d
L
A.N : ni A = 1,57.10−5 mol.s −1m−1

Exercice N°14:

Il s’agit du transfert par convection de la vapeur d’eau dans l’air.

Comme, la vitesse à l’interface est faible, on peut considérer que le transfert à ce

point d’interface va se faire par diffusion. Le flux de matière sera décrit par deux

dC A
équations : N A = − DAB . ( z = 0) = k (C AS − C Af )
dz
Si on suppose que la vapeur d’eau se comporte comme un gaz parfait, on peut

écrire :

PA
CA =
R.T
dPA
N A = − DAB . ( z = 0) = k ( PAS − PAf )
dz
dP
− DAB . A ( z = 0)
⇒k= dz
PAS − PAf

La figure ci-dessous montre l’évolution de la pression de la vapeur d’eau en fonction

da la hauteur.
0.10

0.08

0.06
P(atm)

0.04

0.02

0 1 2 3 4 5 6 7
z(mm)

A partir de cette courbe, on peut déduire :

PAS= PA(z=0) = 0,1 atm, et PAf = 0,02 atm

dPA/dz (z=0) sera calculé à partir du tracé de la tangente à ce point. La pente de

la tangente sera égale à ce gradient.

dPA
= −0, 066 [Link]−1 = −66 atm.m−1
dz
−0, 26.10−4. − 66
Le coefficient convectif k sera égal : k = = 2,14.10−2 m.s −1
0,1 − 0, 02
Exercice N°15:

Il s’agit du transfert entre phase du SO2, de la phase gazeuse (Air+SO2) vers la

phase liquide (eau+SO2). SO2 diffuse dans la phase gazeuse, il atteint l’interface

puis il diffuse à travers la phase liquide. En régime stationnaire, le flux de matière

NSO2 dans les deux phases s’écrit :

N SO 2 = kG ( PA − PAi ) = k L (C Ai − C A )

kG ; k L sont les coefficients individuels de transfert de masse dans les phases

gazeuse et liquide respectivement.

PAi ; C Ai pression et concentration de SO2 à l’interface.


PA ; C A sont la pression et la concentration de SO2 dans le courant gazeux et

liquide respectivement.

Partant du concept d’équilibre, l’expression la plus simplifiée du flux sera donnée

PA
par : N SO 2 = KG ( PA − H .C A ) = K L ( − CA )
H

1 1 H
= +
K G kG k L
Avec : 1 1 1
= +
K L k L H .kG

On 47% de la résistance est localisée dans la phase gazeuse, cela implique que :

1 1
= 0, 47
kG KG
H 1
= 0,53
kL KG

K G = 0, 0745mol.m −2 .s −[Link] −1 ce qui donne :

KG 0, 0745
kG = = = 0,1585 mol .m −2 .s −1 .atm −1
0, 47 0, 47
H .K G 1,13.10 −3.0, 0745
kL = = = 1, 59 m.s −1
0, 53 0, 53
Pour le calcul du flux, on va utiliser l’expression :

N SO 2 = K G ( PSO 2 − H .CSO 2 )

PSO 2 est calculée à partir de la loi de Dalton :

PSO 2 = ySO 2 .P = 0,1.1 = 0,1atm (pour les gaz, la fraction volumique est égale à

la fraction molaire)

ρ SO 2 ωSO 2 .ρ 0, 0004.990
Et CSO 2 = = = −3
= 6,18mol.m −3
M SO 2 M SO 2 64.10

A.N : N SO 2 = 0, 0745(0,1 − 1,13.10−3.6,18) = 6,93.10−3 mol.m −2 .s −1


Références bibliographiques
¾ D. DEFIVES ; Transfert de matière. Efficacité des opérations de

séparation en génie chimique ; Publication de l’institut français de

pétrole ; (1976).

¾ D. MORVAN ; Opérations unitaires. Procédés Industriels ; ed.

Ellipses ; (1996).

¾ J. BATTAGLIA ; Introduction aux transferts thermiques ; ed. Dunod

(2010).

¾ J. MOULIN ; Cinétique du transfert de matière entre phases ;

Technique de l’ingérieur- doc. J1075

¾ Y. JANNOT ; Transferts thermiques ; document de l’école des mines-

Nancy ; (2012).

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