Valorisation des résidus forestiers à Gijón
Valorisation des résidus forestiers à Gijón
Jérôme laporte
ETICWOOD SL
Avenida de la Argentina, 132
33213 Gijón – España
10/06/2019
Etude pour la valorisation de produits connexes
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Etude pour la valorisation de produits connexes
1 Introduction .......................................................................................................................... 4
2 Objectifs et résultats attendus .............................................................................................. 6
3 Méthodologie ........................................................................................................................ 8
3.1 Coordination et partenariat .......................................................................................... 8
3.2 Mise en œuvre .............................................................................................................. 9
3.2.1 Cadrage de l’étude ................................................................................................ 9
3.2.2 Etude du secteur amont du marché.................................................................... 10
3.2.3 Propositions de scenarii de production .............................................................. 12
4 Coopération avec les entreprises et travail avec les partenaires ....................................... 13
5 Limites de l’étude ................................................................................................................ 14
6 Résultats de l’étude............................................................................................................. 15
6.1 Cadrage de l’étude ...................................................................................................... 15
6.1.1 Présentation des questionnaires et des résultats d’enquêtes ............................ 15
6.1.2 Opinions recueillies à propos de l’étude ............................................................. 27
6.1.3 Interprétation des résultats d’enquêtes ............................................................. 29
6.1.4 Etablissement d’une pré-liste de produits issus de connexes et d’indications de
prix de vente........................................................................................................................ 34
6.2 Etude du secteur amont du marché............................................................................ 38
6.2.1 Connexes issus de l’exploitation ......................................................................... 38
6.2.2 Connexes issus de la transformation .................................................................. 48
6.3 Propositions de scenarii de production ...................................................................... 55
6.3.1 Synthèse des produits identifiés ......................................................................... 55
6.3.2 Transformation par les populations riveraines aux concessions certifiées ........ 55
6.3.3 Mise en place de scenarii de production ............................................................ 58
7 Conclusions ......................................................................................................................... 62
8 Bibliographie ....................................................................................................................... 64
9 Annexes ............................................................................................................................... 65
TABLEAUX
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Photos
Photo 1 - Installations réalisées à partir de bois de qualité industrielle en Espagne ................... 5
Photo 2 - Transformation à la scie mobile sur le site de Pallisco - CIFM....................................... 6
Photo 3 - Mesure de résidus d’exploitation en forêt (okan) ....................................................... 11
Photo 4 - Evacuation de déchets de scierie sur le site de Mindourou ........................................ 12
Photo 5 - Plants d’iroko en pépinière.......................................................................................... 14
Photo 6 - Marquage des bois en forêt ........................................................................................ 15
Photo 7 - Bois déclassé pour la production export, destiné à la scie mobile.............................. 41
Photo 8 - Colis préparés à la scie mobile destinés aux constructions internes de Pallisco-CIFM42
Photo 9 - Carte de suivi d’exploitation et marteau DF10............................................................ 42
Photo 10 - Construction réalisée par Pallisco-CIFM réalisée à partir de déchets d’exploitation 45
Photo 11 - Tri des bois lors de l’aboutage en scierie et production de « déchets massifs » (I) .. 49
Photo 12 - Tri des bois lors de l’aboutage en scierie et production de « déchets massifs » (II) . 49
Photo 13 - Tri des bois lors de l’aboutage en scierie et production de « déchets massifs » (III) 50
Photo 14 - Défaut rédhibitoire pour une production export : mulots ........................................ 50
Photo 15 - Défaut rédhibitoire pour une production export : piqûres et traces d’aubier.......... 50
Photo 16 - Défaut rédhibitoire pour une production export : fentes ......................................... 51
Photo 17 - Planches produites à partir de déchets pour recouvrir les colis de bois destinés à
l’export ........................................................................................................................................ 51
Photo 18 - Scie mobile multi-lames CZ-3 PILARKA – WIREX ....................................................... 59
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1 INTRODUCTION
Eticwood, Durwood et Maderas Angel Suarez, les promoteurs de cette étude, sont
respectivement actifs dans l’aménagement des forêts, le secteur du rail et le sciage des bois
tropicaux.
Concernées par les rendements matières relativement faibles des sociétés forestières du Bassin
du Congo, de l’ordre de 50 % en forêt et de 30 % en scierie, ces entreprises ont décidé d’associer
leurs compétences en vue d’explorer le potentiel de valorisation des résidus de ces opérations.
En effet, même si ces performances peuvent a priori se justifier par des raisons économiques,
cette « sous-valorisation » reste indéniablement un non-sens écologique. Néanmoins, au-delà
des préoccupations environnementales, différents éléments constatés par les promoteurs de ce
projet semblaient être des opportunités justifiant le lancement de l’étude.
- Certaines entreprises transforment déjà, à la scie mobile, une partie de leurs déchets
d’exploitation (culées et purges hautes) pour la confection de produits destinés à être
consommés en interne ;
- Nombre d’opérateurs européens se satisfont de débités de qualité inférieure aux
sciages FAS1, traditionnellement produits par les entreprises productrices du Bassin du
Congo. Ces débités industriels sont retransformés, notamment en Espagne (Photo 1),
pour la confection de produits de plus petites dimensions (lamellé-collé, carrelets,
parquets, lambris, etc.) ou utilisés comme bois de structure extérieure, régulièrement
en terrasses.
- Les débités des essences les plus demandées, telles que le tali ou l’iroko, sont
difficilement accessibles aux petites entreprises importatrices européennes à la
recherche d’approvisionnements ponctuels ou de dimensions particulières. Ces
entreprises sont donc souvent obligées de se rabattre sur des approvisionnements sans
garantie légale et ne leur permettant pas toujours de se conformer au RBUE. Ces
difficultés s’expliquent notamment par le fait que ces essences sont essentiellement
exportées sous la forme de grumes vers l’Asie, ne laissant qu’une très faible part de
débités (produits quasi-exclusivement au Gabon) sur le reste du marché international ;
- Au niveau du secteur du rail, il existe d’importants besoins en produits bois certifiés
autres que les traverses, qui pouvaient être produits à partir de produits connexes.
Par ailleurs, les entreprises forestières certifiées rencontrent des difficultés économiques
croissantes en raison notamment de la raréfaction de la ressource ligneuse et de l’augmentation
des coûts de mise en oeuvre de la certification. En addition, le marché n’est pas
systématiquement prêt à payer les produits certifiés au « juste prix », impactant encore
davantage la compétitivité de ces entreprises. Ces difficultés se sont d’ailleurs concrétisées dans
l’actualité récente, par la fermeture de grandes entreprises certifiées telles que Rougier
(Cameroun, Congo, RCA), Wijma et TRC (Cameroun) ou par le désengagement du programme
de certification pour l’entreprise SFIL (Cameroun).
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FAS : First And Second. Nomenclature de classement des bois avivés africains et latino-américains.
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L’étude visera donc à atteindre les résultats suivants, lesquels se déclinent en trois phases
distinctes :
• Cadrage :
o Evaluation des modalités de mise en œuvre du RBUE des entreprises
importatrices de bois et leurs spécificités nationales ;
o Evaluation de l’intérêt pour les produits bois certifiés et leur potentiel
« Fairtrade » au niveau des différents pays étudiés ;
o Définition d’une liste de produits bois certifiés dont la réalisation est compatible
avec une matière première originaire de connexes d’exploitation ou de scierie ;
o Indications d’ordres de prix pour les produits identifiés.
• Etude du secteur amont du marché (une étude de cas de l’entreprise Pallisco) :
o Connexes issus de l’exploitation
o Caractérisation des déchets d’exploitation exploitables à la scie mobile
ou sous d’autres modalités ;
o Indication d’ordre de grandeur de gisement potentiel pour la
production de produits connexes ;
o Description du mode de fonctionnement d’une scie mobile et des
principaux produits aujourd’hui réalisés ;
o Caractérisation des modalités d’approvisionnement de la scie mobile ;
o Etablissement de coûts de revient par l’intégration des coûts d’achat,
de maintien et d’opération d’une scie mobile ;
o Connexes issus de la transformation
o Identification de produits réalisables à partir de la valorisation de
produits connexes en scierie (sur base des études réalisées sur la partie
aval du marché) ;
o Indication d’ordre de grandeur de gisement potentiel pour la
production de produits connexes ;
o Evaluation de prix de vente indicatifs des différents produits bois
réalisables ;
• Propositions de scenarii de production :
o Réflexion à propos des conditions selon lesquelles les déchets d’exploitation et
de scierie pourraient être valorisés, éventuellement par les populations
riveraines ;
o Mise en place de scenarii de production et d’approvisionnement pour les
principaux importateurs potentiels de bois camerounais identifies.
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3 MÉTHODOLOGIE
3.1 Coordination et partenariat
La coordination de l’étude est réalisée par Eticwood qui assure le suivi, l’assurance qualité et la
rédaction du rapport. Eticwood est également en charge des enquêtes téléphoniques ainsi que
des rencontres avec les acteurs de l’étude au niveau européen.
L’entreprise Pallisco est l’entreprise pilote pour la phase de terrain. Différentes entreprises
seront également rencontrées lors de la mission au Cameroun alors que d’autres seront
contactées à distance au Gabon et au Congo.
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ATIBT, CRA-W, ACEGREEN, 2011. Étude de faisabilité technique et financière : Unité de cogénération
de 1,3/ 1,9 MW alimentée au bois, site de CIFM/Pallisco à Mindourou, Cameroun (Version finale), 77p.
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5 LIMITES DE L’ÉTUDE
En raison de l’ampleur du sujet étudié, du nombre de pays considérés et de la variabilité entre
les entreprises étudiées, des limitations ont été mises en place pour pouvoir aborder l’étude
d’une façon systématique.
• « Produit connexe » : Dans le cadre de cette étude, sont considérés comme connexes,
les résidus d’exploitation et de transformation pour lesquels les entreprises africaines
contactées ne disposent aujourd’hui pas de marché. Ces résidus étant donc considérés
comme des « déchets ultimes ».
• Représentativité statistique : Les études réalisées sont destinées à contribuer à
alimenter le débat sur le marché des connexes destinés au bois d’œuvre. Le temps
imparti pour l’étude n’a pas permis de réaliser des mesures de terrain permettant de
correctement représenter la variabilité des essences et des types de déchets
d’exploitation et de transformation générés.
Par ailleurs, les analyses des enquêtes n’ont pas la prétention de représenter la réalité
des marchés d’importation en bois tropical. Le nombre de réponses obtenu à partir des
enquêtes permet essentiellement d’avoir une idée des pratiques de terrain.
• Etudes socio-économiques : Les éléments liés aux analyses socio-économiques sont
essentiellement issus de la bibliographie ainsi que des entretiens avec les responsables
des entreprises contactées. Des résultats plus contrastés sur la mise en place d’une
transformation par les populations locales pourront certainement être apportés au
travers d’études de terrain réalisées au niveau des villages.
• Coûts de revient : Le modèle de calcul des coûts de revient a été conçu en détaillant
tant que possible les éléments pris en compte. Etant donné la diversité des modalités
d’exploitation dans le Bassin du Congo, le modèle pourrait ne pas être adaptés à toutes
les entreprises.
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6 RÉSULTATS DE L’ÉTUDE
6.1 Cadrage de l’étude
Le cadrage de l’étude a été réalisé au travers d’entretiens avec les différents acteurs du
commerce du bois et sur base de questionnaires semi-dirigés, ainsi que de recherches
bibliographiques.
L’analyse des questionnaires ainsi que la synthèse des résultats est reprise aux sections
suivantes.
6.1.1 Présentation des questionnaires et des résultats d’enquêtes
Les questionnaires à partir desquels les entretiens ont été réalisés avec le secteur privé sont
présentés en Annexe 1.
Les questionnaires sont structurés sur base des thématiques suivantes :
- Caractérisation des approvisionnements en bois tropical d’origine africaine :
o Généralités : description de l’activité de l’entreprise, importance relative des
bois tropicaux pour l’entreprise, intérêt par rapport à l’étude.
o Certification des approvisionnements : caractérisation du programme de
certification, intérêt de l’entreprise pour la certification du bois, connaissance
des différents systèmes de certification.
o Système d’achat : analyse du mode d’approvisionnement en bois tropicaux,
description des difficultés et proposition d’améliorations du système d’achat. La
mise en œuvre du RBUE par les entreprises, la sensibilité des consommateurs
par rapport au bois africain sont également analysés.
o Intérêt « Fairtrade » : évaluation de l’intérêt des entreprises et de la sensibilité
des consommateurs par les produits « Fairtrade ».
- Production : caractérisation des besoins des entreprises en bois tropical en vue de la
confection de la pré-liste de produits, potentiellement compatibles avec les produits
connexes évalués dans cette étude.
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Nombre d’entreprises 130 (toutes les entreprises 61 (toutes les entreprises 30 (toutes les 18 15
contactées de AEIM et FEIM + de LCB + particuliers) entreprises de
particuliers) FEDUSTRIA +
particuliers)
Nombre de réponses 44 13 12 6 8
Typologie des entreprises 3
32 transformateurs 10 transformateurs 5 transformateurs 5 transformateurs
ayant répondu transformateurs
importateurs importateurs importateurs importateurs
importateurs
12 négociants - 3 négociants - 7 négociants - 3 négociants -
3 négociants -
importateurs importateurs importateurs importateurs
importateurs
Affiliation à des AEIM, Asmadera, FEIM, UFME, LCB, ATIBT FEDUSTRIA, AIMMP FEDERLEGNOARREDO
associations/fédérations UNEmadera, COPADE, Belgische - FEDECOMLEGNO
ANEPROMA Houtconfederatie
Principales essences Iroko, tali, sapelli, ayous Sapelli, sipo, Azobe, Bilinga, Iatandza, Tali, Ayous, Okan,
importées moabi//Ayous, Dabema, Okan, Tali Azobe, Tali Dabema
Tali, Azobe
Principaux pays
Bassin du Congo et Afrique de l’Ouest
d’importation
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Tableau 4 - Réponses des entreprises aux questionnaires. Section 4. Systèmes d'achat. Intérêt "Fairtrade"
Réponses entreprises Espagne France Belgique Portugal Italie
66 % des entreprises 50 % des entreprises 80 % des entreprises 80 % des entreprises
88 % des entreprises
Intérêt des clients des des entreprises des entreprises des entreprises des entreprises
indiquent que leurs
entreprises consultées par des indiquent que leurs indiquent que leurs indiquent que leurs indiquent que leurs
clients ne seraient
produits transformés par des clients ne seraient clients ne seraient clients ne seraient clients ne seraient
pas intéressés par
populations riveraines aux pas intéressés par pas intéressés par pas intéressés par pas intéressés par
des produits bois
forets d’origine. des produits bois des produits bois des produits bois des produits bois
Fairtrade.
Fairtrade. Fairtrade. Fairtrade. Fairtrade.
Intérêt : Intérêt :
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o En termes de « résidus », les exploitants ont très clairement indiqué que leur
priorité était la valorisation des résidus de scierie dans le sens où ces déchets
ont déjà représenté un investissement (transport, transformation,
manutention, élimination). L’augmentation des coefficients de valorisation en
forêt au travers de nouveaux outils de transformation ne semble intéresser
que très moyennement les exploitants dans le sens où leur priorité est soit de
produire de la grume pour l’export (donc d’excellente qualité), soit d’amener
des grumes pour leur scierie. L’alimentation de la scierie devra se faire avec
des grumes de bonne qualité pour assurer des rendements suffisamment
élevés afin de maintenir la rentabilité de la scierie. Le sentiment est
probablement que l’apport de nouveaux outils n’engendreront pas des marges
bénéficiaires comparables à celles qui pourraient être réalisées en scierie pour
justifier la mise en place d’une nouvelle organisation et des investissements
additionnels pour ces nouveaux outils.
• Importateurs européens :
o Les traders et négociants sont d’avantage préoccupés par l’aspect esthétique
des produits que les transformateurs. Des produits autres que « FAS » ne leur
conviendraient donc pas. Les produits issus de connexes envisagés seraient
donc surtout intéressants pour les entreprises transformatrices uniquement.
o Dès lors où il est question de connexes, les importateurs attendent des produits
à des prix compétitifs.
o La SNCF, entreprise publique, souhaite mettre en œuvre sa politique
environnementale et sociale de manière concrète. Elle a donc confirmé son
intérêt pour ces types de produits au travers de la mise à l’étude de différents
projets concrets (voir Section 6.1.4).
o Des produits non conventionnels, destinés au marché de l’art et de l’artisanat,
peuvent convenir pour une partie du marché espagnol. Dans ce sens, sur base
de l’observation des déchets d’exploitation et des produits réalisés à la scie
mobile, R. Suarez a proposé à Pallisco de trouver des débouchés pour des
grumes mal configurées et des rondelles pour le marché de l’artisanat en
Europe. Des mises en contact entre acheteurs en Europe et Pallisco ont été
réalisées pour les débits réalisés à la scie mobile hors dimensions standards.
• Autorités compétentes de l’UE estiment que le fait d’acheter des produits issus
d’entreprises certifiées facilitent l’application du RBUE.
28
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3
“The sustainable trade initiative, probos, Juin 2018, Les importations de bois tropicaux en Europe : à quel
point sont-elles durables ? »
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Forest Stewardship Council – FSC, Programme for the Endorsment of Forest Certification – PEFC,
SmartWood - Verification of Legal Compliance SW-VLC, Origine et Légalité des Bois - OLB, Timber
Legality and Traceability Verification – TLTV, Legal Harvest Verification - LVH
5
IFIA 2011, Flegt, Passeport pour le bois
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Chaque pays désigne ainsi les autorités compétentes pour la mise en œuvre du RBUE et définit
les modalités de mise en œuvre de l’accord.
Dans ce cadre, certaines autorités compétentes jugeront que des certificats de légalité et ou
de gestion responsable seront suffisantes pour attester de la légalité des bois, alors que
d’autres, parfois au sein d’un même pays, ne reconnaitront pas ces certifications mais
demanderont à voir des documents d’importation spécifiques.
L’encadré Info 2 présente les cas de l’Espagne et du Portugal, les pays les plus étudiés dans le
cadre de cette étude. Ces cas sont spécialement intéressants car les bois sont importés
indistinctement depuis l’un des deux pays pour l’ensemble des besoins de la Péninsule. Il est à
noter qu’aucun des deux pays ne prend en compte la définition de la légalité inscrite dans les
APV pour effectuer les inspections.
A l’image du reste de l’Europe, le contrôle du bois est réalisé uniquement au niveau de
l’entreprise important le bois sur le marché européen. Etant donné que la mise en œuvre du
RBUE n’est pas uniforme au sein de l’UE, il y a un risque que les importations se fassent par des
régions dans lesquelles les contrôles du RBUE sont moins strictes.
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Sur base des enquêtes réalisées, il a été décidé d’étudier en priorité la possibilité de produire :
- Des débités non aboutés à partir de déchets d’exploitation ;
- Des produits semi-industriels, essentiellement pour le secteur du chemin de fer.
Le Tableau 5 reprend les principaux arguments ayant conduit à ces choix ainsi que les
caractéristiques des produits demandés, respectivement par différents importateurs ainsi que
par la SNCF.
Dans le cas de la SNCF, il a été choisi d’étudier en priorité la faisabilité de monter des chaînes
d’approvisionnements sur projets de construction concrets. Ces projets étant des exemples pour
lesquels la SNCF a des besoins récurrents.
Concernant les bardages mentionnés par la SNCF, différents acteurs ont confirmé qu’il y avait
un potentiel important sur ces produits. Les fédérations espagnoles et certaines menuiseries ont
ainsi indiqué qu’il y aurait un potentiel important pour l’aménagement de parcs à containers et
de bars / restaurants de plage (chiringuitos). Différents constructeurs de terrasses en France et
en Belgique ont également indiqué que ces produits pouvaient être intéressants pour des
aménagements de jardins et terrasses de particuliers.
Enfin et bien que différents importateurs aient exprimé des besoins sur la fabrication de frises
et de piquets, ces produits n’ont pas été retenus lors de l’établissement de la pré-liste de
produits. Ces produits étant déjà produits à partir de récupérations de scierie et commercialisé
par différentes entreprises certifiées, ils n’ont pas été considérés comme de potentiels produits
connexes dans le cadre de l’étude.
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6
Les modalités de récupération de Pallisco – CIFM sont reprises à la section 6.2.2.
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Les objectifs de prix FOB indicatifs pour les différents produits sont issus du site internet du
FORDAQ ainsi que des bulletins produits par l’OIBT7. Les importateurs contactés ont indiqué que
ces prix étaient proches, bien que légèrement supérieurs à leur prix d’achat.
A noter que la différence entre débités verts et secs est de l’ordre de 80 €/m3 en moyenne. Elle
dépendra forcément de l’essence et du taux d’humidité voulu qui auront un impact sur le temps
de séchage et donc le prix de celui-ci.
Tableau 6 - Prix du marché actuel des essences incluses dans la pré-liste des produits.
Essence FORDAQ vert (€/m3) FORDAQ sec (€/m3) ITTO (€/m3)
Ayous 420, (440 FSC) 450 - 460 440 FAS GMS
Bilinga 400 – 440 480 – 500 540 FAS GMS
640 FAS GMS
Iroko 820 – 830 950 – 960 720 AVIVES
400 LAMBOURDES
Kosipo - - -
Okan - - -
Okoumé 380 450 460 FAS GMS
Okoumé
merchandable - - 310
Par ailleurs, l’objectif de prix de la SNCF pour les bardages extérieurs est de l’ordre de 110 € du
mètre linéaire, rendu sur chantier.
L’objectif de prix pour les butes roues ainsi que les plots de délimitation d’emprise est de l’ordre
de 50 €/pièce, rendu sur chantier.
Enfin, concernant les marchés de terrasses – jardin et autres aménagements d’extérieur, en
fonction des qualités et des essences, les bardages rustiques se vendent dans le commerce à
partir de 30 €/m2.
7
Disponibles sur [Link] et [Link]
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Le coefficient de valorisation potentielle a été estimé uniquement pour les essences relevées
lors des visites au terrain (Tableau 8). Les fourches n’ont pas été prises en compte dans le calcul
étant donné que le code forestier ne prévoit pas leur exploitation au Cameroun.
8
Voir Normes d’intervention en milieu forestier
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Comme indiqué à la section 5, ce coefficient vise simplement à donner des orientations sur le
potentiel disponible, il doit être interprété avec prudence (essentiellement pour l’assamela)
étant donné le faible échantillonnage et le peu d’espèces analysées. Il est évident que les critères
utilisés pour qualifier un bois de valorisable à la scie mobile ne sont pas comparables aux critères
industriels actuellement appliqués.
Le Tableau 9 présente les résultats obtenus en intégrant les fourches au cas où la législation le
prévoyait. Tel qu’observé ce potentiel est particulièrement important pour l’okan et l’assamela.
Le Tableau 10 présente l’évaluation du gisement annuel potentiel total après application des
coefficients de valorisation au volume de bois total non exploité en 2018 pour les essences
étudiées9. Considérant un coefficient de valorisation moyen de 47 %, le gisement potentiel
annuel total pour les essences étudiées serait ainsi estimé à plus de 13 101 m3.
9
Ces données sont issues des statistiques de production de Pallisco, mises à jour annuellement et
consultables sur le rapport d’audit FSC réalisé par Bureau Veritas disponible sur [Link].
39
Etude pour la valorisation de produits connexes
Le Tableau 11 présente ce gisement s’il était envisageable d’exploiter les fourches. Dans ce cas,
le gisement total serait de l’ordre de 26 000 m3.
De manière générale et pour une production forestière à 100 000 m3 par an avec un coefficient
commercial de l’ordre de 25 %, on estime qu’il est généré un volume de l’ordre de 33 333 m3 de
bois habituellement abandonné en forêt.
En appliquant un coefficient de valorisation potentielle de déchet de 47 % tel que calculé dans
cette étude (hors fourches), il serait possible d’attendre un volume de déchet potentiellement
valorisable de l’ordre de 15 667 m3 pour la seule entreprise Pallisco.
Si ce raisonnement était appliqué à l’ensemble des entreprises du Bassin du Congo, ce
potentiel serait colossal. En se basant uniquement sur le volume total exporté pas le
Cameroun en 2018 (P. Cerruti, 2019, « mail statistiques annuel »), de 3,5 millions de m3
équivalent bois ronds, le volume potentiellement exploitable laissé en forêt serait de près de
550 000 m3. Ce chiffre est probablement une estimation basse dans le sens où la majeure
partie du bois exploitée au Cameroun est consommée localement et où Pallisco dispose de
procédures visant à maximiser ses coefficients de valorisation dans le cadre de la
rationalisation de son processus industriel et de son programme de certification.
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Le bois produit dans les scies mobiles est utilisé pour la confection de frises, lambris et parquets.
Ils sont utilisés pour les constructions de l’entreprise (internes et dans le cadre de son
programme social externe) ou sont revendus sur le marché local. Toutes les longueurs peuvent
être transformées à la scie mobile. En raison de la conformité des produits déclassés, les produits
de petites longueurs (dépassant rarement 2 m) constituent l’essentiel de la production.
Pallisco-CIFM a ainsi fait le choix de constituer sa production d’avivés de deuxième qualité, de
section fixe, afin d’avoir une production régulière de produit fini.
Photo 8 - Colis préparés à la scie mobile destinés aux constructions internes de Pallisco-CIFM
Les modalités de transport et de traçabilité des billons destinés à la scie mobile sont identiques
au reste de la production des entreprises. Les billons sont identifiés par un numéro DF 10 en
forêt avant d’être enregistré dans le système de traçabilité (Pallitracks).
42
Etude pour la valorisation de produits connexes
[Link] Mise en place d’un modèle de calcul de coûts de revient pour les débités verts
Les éléments pris en compte pour la construction du modèle de calcul de coûts de revient sont
basés sur les observations réalisées sur le site de Mindourou ainsi que sur les statistiques de
production des entreprises pour les principales essences transformées à la scie mobile.
Les valeurs utilisées ne sont pas systématiquement celles de Pallisco-CIFM. Pour des raisons de
confidentialité et afin de rendre le modèle réplicable à d’autres contextes, il a été choisi de
prendre des valeurs moyennes communiquées par différentes entreprises.
Les coûts variables pour la constitution du modèle sont repris ci-dessous et détaillé au Tableau
12. Ils se déclinent en coûts horaires et coûts au mètre cube de bois brut ou transformé.
- Coût de la matière première : ce coût est ici considéré comme nul car déjà amorti par
les charges de l’exploitation « classique » ;
- Coût de transport chantier – scie mobile : ce coût dépend de la typologie de
l’exploitation, directement fonction de la distance de roulage et de la conformité légale
de l’entreprise de transport. Dans notre cas, un coût moyen de 10 000 FCFA/m3 de
volume brut a été retenu ;
- Coût de la main d’œuvre : un salaire moyen de 200 000 FCFA par mois a été retenu, ce
qui semble être une valeur moyenne pour un manœuvre au Cameroun. Pour quatre
ouvriers à temps plein, ce coût correspond à 4 167 FCFA/h (soit
200 000 FCFA*4/ (8h*24j)) ;
- Engins scierie : les engins sont essentiellement utilisés pour l’outil industriel et
ponctuellement mis à la disposition des scies mobiles. Un coût moyen de 5 000 Fcfa/m3
de volume brut a donc été retenu pour l’ensemble de ces manipulations (fourchette et
chariot élévateur) ;
- Amortissement de la scie mobile : d’après les chiffres communiqués par des
revendeurs, une Lucas Mill telle qu’opérée régulièrement dans le Bassin du Congo coûte
de l’ordre de 20 millions de FCFA rendue au Cameroun. Le coût d’amortissement
considéré correspond à 1 748 FCFA/h pour un temps d’amortissement de 5 ans (soit
11 440 heures).
- Combustibles et lubrifiants : Les coûts moyens pour l’essence et l’huile sont
respectivement de 673 FCFA/l et 1 534 FCFA/l. Les consommations horaires sont
respectivement de 2,25 l/h et 0,0167 l/h ;
- Manutention et pièces de rechange : certains coûts de revient ont un nature
temporaire tandis que d’autres sont dépendants du volume du bois transformé. Ces
coûts ont été calculés de la manière suivante, ils intègrent :
o Affutage de lame : estimé à 300 FCFA/h ;
o Remplacement de lame : Une lame par 100 m3. Le prix communiqué est de
300 000 FCFA ;
o Entretien des chariots : deux roulettes en moyenne sont consommées tous les
17 jours. Le prix unitaire des roulettes est d’environ 15 000 FCFA (ou
221 FCFA/h).
o Amortissement de la cercleuse : estimé à 100 FCFA par heure
o Amortissement de la paire de courroie : de l’ordre de 10 800 FCFA pour un
temps d’utilisation de 136 h en moyenne.
o Amortissement des rouleaux de feuillards métalliques : un rouleau a un coût de
60 000 FCFA qui sera utilisé pour environ 45,5 m3 du bois de produit.
43
Etude pour la valorisation de produits connexes
Tableau 12 – Coûts variables pris en compte dans l’établissement des coûts de revient
Coût de
Coût de préparation
Coût d’utilisation traitement de la
Coût de volume produit
de la scie (FCFA/h) matière première
(FCFA/m3)
(FCFA/m3)
Matière première - 0,00 -
Transport - 10 000 -
Main d'œuvre 4 167 - -
Manutention engins
- 5 000 -
scierie
Amortissement scie
1 748 - -
mobile
Combustible et lubrifiant 1 540 - -
Manutention scie mobile 700 - 4 265
Total 8 155 15 000 4 265
Le modèle intègre ensuite les rendements matières et la productivité horaire (volume de bois
transformé à l’heure) spécifiques aux essences transformées, présentés au Tableau 13. Des
rendements et productivités moyens ont été estimés sur base des observations de terrain et des
statistiques de production.
Etant donné que les critères de sélection de la matière proposés dans le cadre de cette étude
abaisseraient la qualité de la matière première entrée en scierie, des rendements et
productivités inférieurs à ceux aujourd’hui observés seraient attendus. Dans ce cadre, les
tableaux suivants proposent des simulations de calcul de prix de revient, volontairement
conservateurs, pour des bois durs et bois rouges à partir des critères de sélection retenus.
Tableau 13 - Rendements matières et productivités horaires
Essence Classe Rendement Volume brut Productivité Temps de sciage par
d’emploi matière (%) nécessaire (m3/h) m3 de produit (h)
3
par m de bois
produit
Ayous 1 60% 1,67 0,33 3,03
Kosipo 3 28% 3,57 0,21 4,76
Sapelli 2 40% 2,50 0,25 4,00
Tali 4 27% 3,70 0,15 6,67
Simulation
4 25% 4,00 0,10 10,00
bois durs
Simulation
bois 2 et 3 30% 2,86 0,15 5,00
rouges
44
Etude pour la valorisation de produits connexes
Pour le calcul du prix de revient rendu sur site forestier de chaque essence (Tableau 14), ces
rendements et productivités doivent être intégrés pour calculer :
- Le coût d’utilisation de la scie par mètre cube produit (en FCFA/m3) après application
du coût d’utilisation de la scie (Tableau 12 – 8 155 FCFA/h) au temps de sciage
nécessaire pour produire un mètre cube de bois transformé ;
- Le coût de traitement de la matière première par mètre cube produit (en FCFA/m3)
après application du coût de traitement de la matière première (Tableau 12 –
15 000 FCFA/h) au volume brut nécessaire pour obtenir un mètre cube de produit
transformé.
Le calcul de la marge commerciale théorique potentielle est présenté au Tableau 15. Lorsque les
prix du FORDAQ et de l’ITTO étaient différents (pour le prix de marché théorique), le prix le plus
bas a été retenu.
10
Moyenne transport depuis les zones moyennement éloignée et éloignée.
45
Etude pour la valorisation de produits connexes
Cette marge commerciale reste théorique car elle n’incorpore pas les frais de gestion
administrative, la rémunération du personnel d’encadrement ou la parafiscalité. Il est
également évident que la production envisagée sera de qualité inférieure aux sciages FAS pour
lesquels les prix théoriques ont été référencés.
A noter également que ces prix du marché théoriques sont les prix pour des produits FAS non
certifiés. Etant donné qu’il est d’usage de rajouter un premium pour la vente de bois avec un
certificat (de l’ordre de 10 %), il est légitime de penser que ces prix, probablement surévalués
pour des produits de qualité moindre aux sciages FAS non certifiés, seront probablement
proches de prix de produits issus de scie mobile mais certifiés FSC.
Dans tous les cas, ces marges commerciales sont relativement élevées, de l’ordre de 90 % du
prix de revient. Calculées sur des valeurs généralement conservatrices, elles mériteraient d’être
prises en considération par les entreprises intéressées par la valorisation de leurs résidus
d’exploitation.
46
Etude pour la valorisation de produits connexes
Afin d’adapter ce modèle de calcul de coût de revient aux pièces de dimension plus importante
telles que les buttes-roues ou les plots de délimitation, il faudrait réduire la productivité de
moitié. En effet, les pièces produites seraient bien plus difficiles à manutentionner car elles
pèseraient plus de 70 kg chacune en moyenne.
Dans ce cas, le coût de revient FOB Douala des bois durs de grande dimension passerait à
483 €/m3 ou 48,3 € par pièce. Avec un objectif prix de l’ordre de 50 €/pièce, rendu sur chantier,
la marge commerciale potentiellement dégagée serait négative.
47
Etude pour la valorisation de produits connexes
48
Etude pour la valorisation de produits connexes
Sur base des observations en scierie, il a été estimé qu’au moins 20% des déchets massifs
pourraient correspondre à ces critères, soit 5 569 m3 par an en moyenne, toutes essences
confondues. Ce chiffre pouvant augmenter en fonction des espèces et de la qualité des grumes
entrées en scierie et du contrat de sciage en cours (longueur fixe ou variable).
Les photos ci-dessous sont proposées afin de donner une idée des connexes de production de
Pallisco-CIFM ainsi que des principaux défauts rencontrés.
Photo 11 - Tri des bois lors de l’aboutage en scierie et production de « déchets massifs » (I)
Photo 12 - Tri des bois lors de l’aboutage en scierie et production de « déchets massifs » (II)
49
Etude pour la valorisation de produits connexes
Photo 13 - Tri des bois lors de l’aboutage en scierie et production de « déchets massifs » (III)
Photo 15 - Défaut rédhibitoire pour une production export : piqûres et traces d’aubier
50
Etude pour la valorisation de produits connexes
Photo 17 - Planches produites à partir de déchets pour recouvrir les colis de bois destinés à
l’export
51
Etude pour la valorisation de produits connexes
52
Etude pour la valorisation de produits connexes
Tableau 17 - Caractérisation des connexes de production des entreprises certifiées FSC potentiellement valorisables pour la confection de bardages
rustiques
Disponibilité
Classe Potentiel de Stratégie de (Port d’embarquement) Prix FOB
Essence Principaux défauts Dimensions3
d’emploi1 production2 production CBG CIB CEB Pallisco indicatif moyen
(POG) (DLA) (LBV) (DLA)
Acajou 2 > 1 000 m3/an Nœuds, cœur, aubier Connexes La ≥ 80 mm X X 350 - 420 €/m3
Aubier, Piqures, Traces de Connexes – queues
Agba (2) - Ép ≥25 mm X 350 €/m3
cœur de production
Tâches minérales, nœuds,
Ayous 1 > 1 000 m3/an Connexes - X X 350 - 420 €/m3
mulots, pourritures
Queues de
Azobé 4 Offre ponctuelle Sans (FAS) - X 350 €/m3
production
Aubier, Piqures, Traces de
Beli (2) - Connexes Ep ≥25 mm X 350 €/m3
cœur
Aubier, Piqures, Traces de Connexes – queues 350 - 580 €/m3
Bilinga 4 > 1 000 m3/an - X X X X
cœur de production
Aubier, trous, Piqures,
Ebiara 2 - Connexes Ep ≥ 25 mm X 350 €/m3
Traces de cœur
Taches minérales, nœuds,
Fraké 1 > 200 m3/an Connexes La ≥ 80 mm
mulots
Queues de
Gombé 1 Offre ponctuelle Sans (FAS) - X 350 €/m3
production
Iroko 3 Limitées Nœuds, cœur, aubier Connexes - X 350 €/m3
Queues de
Izombé 3 Offre ponctuelle Sans (FAS) - X 350 €/m3
production
Aubier, trous, Piqures,
Kosipo 3 > 500 m3/an Connexes - X 350 €/m3
traces de cœur
Aubier, trous, traces de
Moabi 4 > 500 m3/an Connexes - X 350 €/m3
cœur
La : 75 à 580 €/m3
Mukulun 3 Aubier, trous, Piqures,
4 > 400 m /an Connexes 105 mm X
gu traces de cœur
Ep : 26 à 50 mm
53
Etude pour la valorisation de produits connexes
Disponibilité
Classe Potentiel de Stratégie de 3 (Port d’embarquement) Prix FOB
Essence Principaux défauts Dimensions
d’emploi1 production2 production CBG CIB CEB Pallisco indicatif moyen
(POG) (DLA) (LBV) (DLA)
Aubier, trous, traces de Connexes – queues
Niové 4 - - X X 350 €/m3
cœur de production
Aubier, trous, traces de Connexes – queues
Okan 4 - - X X 350 €/m3
cœur de production
Connexes –
Aubier, trous, traces de merchandable –
Okoumé 2 >> 1 000 m3/an - X X 350 €/m3
cœur, pourritures queues de
production
Aubier, trous, traces de
Padouk 4 - Connexes Ep ≥ 25 mm X X 350 €/m3
cœur
Sapelli 2 >> 1 000 m3/an Nœuds, cœur, aubier Connexes - X X 350 - 420 €/m3
Sipo 3 >> 1 000 m3/an Nœuds, cœur, aubier Connexes - X X 350 - 420 €/m3
Aubier, trous, traces de Connexes – queues
Tali 4 > 500 m3/an - X X X 350 - 580 €/m3
cœur de production
1 : Source : [Link] - les essences indiquées entre parenthèses ne sont pas reprises dans les fiches Tropix
2 : Le potentiel de production n’a pas systématiquement été communiqué. Il sera dans tous les cas supérieurs à 100 m3/an
3 : Les dimensions qui ne sont pas spécifiées dans ce tableau sont systématiquement celles demandées lors des entretiens, à savoir dimensions supérieures à
100 cm x 10 cm x 2 cm. Lorsque seulement une largeur ou une épaisseur est indiquée, les autres dimensions sont identiques à celles demandées (voir phrase
précédente). Toutes les entreprises ne produiront pas aux mêmes dimensions, ni aux mêmes qualités. Ce tableau se veut synthétique et indicatif, plus
d’informations seront fournies sur demande.
54
Etude pour la valorisation de produits connexes
Par ailleurs et pour rappel (voir section [Link]), les importateurs classiques ne sont pas prêts à
rogner sur leurs marges commerciales pour des bois Fairtrade alors que les entreprises
publiques ou du BTP sont d’avantage intéressées par l’aspect environnemental que social de
l’approche.
55
Etude pour la valorisation de produits connexes
56
Etude pour la valorisation de produits connexes
Enfin, si cette configuration était retenue, le calcul des prix de revient et donc des marges
commerciales devrait être revu. En effet, dans les calculs réalisés (section [Link]), les fourchette
et chariot élévateur étaient essentiellement affectés aux scieries et non au sciage à la scie
mobile. Dès lors, les communautés devraient soit transformer le bois directement en forêt, soit
avoir les moyens de le transporter et de le manutentionner à la main dans les villages. Cette
première solution ne sera très certainement pas acceptée par les sociétés certifiées qui
s’exposeraient à ce que les communautés se prêtent à des activités illégales (braconnage,
plantations, exploitation forestière) sous couvert du sciage à la scie mobile. La seconde solution
impliquerait que les populations aillent directement chercher les résidus ou que les entreprises
les leur fournissent pour les transformer dans leurs villages. Dans tous les cas, il est certain que
les coûts de revient théoriques seront supérieurs à ceux calculés précédemment, en raison : 1)
de matériel de production à acquérir et à affecter directement à la communauté, et / ou, ; 2)
d’une productivité inférieure si le matériel de production n’est pas comparable à celui de
l’entreprise.
Une analyse AFOM (Atout Faiblesse Opportunité Menace) sur la faisabilité d’une transformation
par les populations locales est proposée au Tableau 19.
Tableau 19 - Analyse AFOM sur la faisabilité d’une transformation par les populations locales
Atouts Faiblesses
Ressource issue de résidus de scierie et Aspect social de l’approche Fairtrade
d’exploitation abondante relativement peu séduisant pour le marché
Marché local et international importants Impossibilité d’inclure la transformation par
ces communautés au périmètre de
Marges commerciales théoriques
certification des entreprises
importantes
Il est peu probable que les entreprises
laissent les communautés riveraines scier et /
ou récupérer leurs résidus de production
directement en forêt par crainte des risques
de réalisation d’activités illégales
Coûts de revient théoriques supérieurs aux
simulations présentées dans ce rapport
Opportunités Menaces
Mettre en place un projet pour appuyer un Compétences techniques et
programme de certification en chaine de organisationnelles généralement faibles dans
contrôle d’une ou de plusieurs communautés les communautés pour mettre en place un
riveraines de concessions afin de scier des programme de certification, maintenir un
résidus d’exploitation de façon autonome certificat et réaliser une production régulière
et de qualité
Moyens financiers peu importants dans les
communautés pour investir dans une scie
mobile la logistique et l’achat des résidus
d’exploitation
57
Etude pour la valorisation de produits connexes
11
Voir [Link] démonstration visible sur
[Link]
58
Etude pour la valorisation de produits connexes
59
Etude pour la valorisation de produits connexes
60
Etude pour la valorisation de produits connexes
Une simulation de prix de revient est proposée au Tableau 20. La simulation tient compte du fait
que le la mise à dimension et le rabotage des produits pourra avoir un rendement de l’ordre de
70 %. Il faudra donc environ 1,4 m3 pour produire 1 m3 de produit fini. C’est pour cette raison
que le prix d’achat FOB moyen considéré est de 580 € (prix le plus élevé communiqué pour des
essences de classe 4) multiplié par 1,4, soit 812 €/m3.
Par ailleurs, en considérant que les planches à assembler auront une épaisseur minimum de
2 cm et que les murs seront de 2,5 m de hauteur, chaque mètre linéaire de bardage aura un
volume de 0,05 m3.
Le prix au mètre cube du bardage est estimé à 1 207 €/m3, soit moins de 60 € par mètre linéaire
(24 € au m2). Avec un objectif de prix de l’ordre de 110 €/m linéaire pour la SNCF, la marge de
bénéfice potentielle serait supérieure à 80 % et justifierait donc pleinement la mise en place
d’un pilote pour valider ce scénario.
Cette marge serait potentiellement inférieure pour les marchés de particuliers avec un premier
prix de bardage de l’ordre de 30 €/m2.
Si ce scénario était confirmé, différents chantiers de la SNCF pourraient potentiellement
consommer des volumes très importants de produits certifiés FSC, en raison de la politique
environnementale de l’entreprise.
Pour rappel, le pilote envisagé est à lui seul de 1,5 km linéaire, soit 75 m3 de produit fini ou
105 m3 de produit brut. Du point de vue économique, le budget d’achat de la matière première
pourrait être estimé à 60 900 € et le prix de revient total 126 735 €.
61
Etude pour la valorisation de produits connexes
7 CONCLUSIONS
Bien que n’ayant pas la prétention de donner une vue exhaustive sur le potentiel de valorisation
des connexes d’exploitation et de transformation, cette étude prétend néanmoins mettre en
évidence l’important potentiel de ce marché pour les produits certifiés à destination du marché
européen.
L’une des grandes conclusions de cette étude est ainsi la confirmation de gisements très
importants de résidus potentiellement valorisables laissés en forêt (plus de 550 000 m3 par an
au Cameroun) et engendrés en scieries.
L’étude n’aura en revanche pas permis de mettre en évidence un intérêt pour le Fairtrade au
sens strict. Les importateurs classiques ne sont pas prêts à diminuer leurs marges commerciales
alors que les entreprises publiques ou du BTP sont d’avantage intéressées par l’aspect
environnemental que social de l’approche.
Du côté des entreprises, on retiendra un intérêt focalisé essentiellement sur la valorisation des
résidus de scierie et peu de considération pour une plus grande valorisation en forêt.
Au niveau des produits étudiés, les avivés et les bardages pour particuliers seront probablement
essentiellement destinés au sud de l’Europe alors que les bardages pour le chemin de fer seront
d’abord destinés à la SNCF et potentiellement aux autres entreprises du BTP. Les autres
entreprises ferroviaires n’ayant pas répondu aux sollicitations de contact, il est fort probable
que leur intérêt soit plus limité en la matière.
Dans ce sens, l’étude a démontré qu’il existait un important potentiel de développement pour
les produits certifiés issus de résidus de scierie, ce qui devrait idéalement être testé au travers
de projets pilotes. En France par exemple, les grandes entreprises du secteur de la construction
travaillent à la mise en place d’un Groupe de Travail « ressources bois responsable et économie
circulaire » et recrutent des « responsables sourcing bois et traçabilité ». Les entreprises de ce
secteur qui ont été contactées lors de l’étude, se sont montrées particulièrement sensibles à ce
principe de valorisation. Ceci démontre une prise de conscience de plus en plus importante de
ces groupes pour le développement de produits qui « ont un sens » et dans un plus grand
respect de l’environnement. Il est donc plus que probable que la démarche appliquée au cas de
la SNCF pourra être répliquée aux autres grands groupes du secteur à condition de développer
le marché et de pouvoir mettre en place des filières d’approvisionnement régulières.
Sur base des enquêtes réalisées, les principaux éléments retenus qui pourraient faciliter
l’augmentation des parts de marché des bois certifiés en général et des produits étudiés en
particuliers sont les suivantes :
- La sensibilisation et la communication des consommateurs et autorités, en particulier
dans le sud de l’Europe, sur les bénéfices sociaux et environnementaux d’une gestion
forestière certifiée FSC. En particulier si celle-ci s’accompagne d’une politique de
valorisation des résidus d’exploitation et de transformation. On retiendra par exemple
l’initiative de l’ATIBT pour la campagne Fair and Precious12, qui pourra éventuellement
inclure un volet sur la valorisation de résidus.
- L’application du RBUE, en particulier au par les autorités compétentes du Sud de
l’Europe, qui permettra de pousser les importateurs à acheter des bois provenant de
sources légales, parmi lesquelles, les entreprises certifiées FSC.
12
[Link]
62
Etude pour la valorisation de produits connexes
Il est également évident que d’autres produits mériteraient être étudiés plus exhaustivement,
tels que pour la production de biomasse, autant pour l’exportation que pour le marché local.
Enfin, si le potentiel des produits étudiés se confirmait au travers de projets pilotes, il
permettrait de redonner un sens économique à certaines entreprises certifiées qui commencent
à douter de l’intérêt du maintien de leur programme de certification. C’est dans ce cadre que
Durwood et Eticwood ont commandé des résidus de scierie à Pallisco pour confectionner un test
de bardage rustique. Si ce test s’avère aussi positif que la théorie, Durwood et Eticwood
pourront ensuite proposer la mise en place d’une filière d’approvisionnement entre sociétés
certifiées et entreprises publiques ou du BTP.
Différentes concrétisations ont été permises dans le cadre de cette étude (Info 4).
Info 4 – Concrétisations dans le cadre de l’étude
- Commande de 2 m3 de résidus de scierie par Durwood et Eticwood à Pallisco pour la
confection de pilotes de bardages rustiques
- Etude de faisabilité en cours à la SNCF pour l’installation d’un platelage de gare en tali
issu de valorisation de résidus d’exploitation
- Commande par Maderas Angel Suarez de sciages de bois durs issus de résidus
d’exploitation à Pallisco
- Commande par Maderas Angel Suarez de grumes déclassées pour le marché de
l’artisanat à Pallisco
63
Etude pour la valorisation de produits connexes
8 BIBLIOGRAPHIE
ATIBT, CRA-W, ACEGREEN, 2011. Étude de faisabilité technique et financière : Unité de
cogénération de 1,3/ 1,9 MW alimentée au bois, site de CIFM/Pallisco à Mindourou, Cameroun
(Version finale), 77p.
Bureau Veritas Certification, 2018. Rapport Public d’audit de renouvellement. Douala, 82 p.
FRM, 2016. Etude des modalités d’amélioration des conditions de transport et de la
compétitivité de la filière bois du Nord Congo. PPECF, MEFDDE, France, 183 p.
FSC, 2017. Certification de la chaine de contrôle. FSC-STD-40-004 V3-0 FR. Bonn, 39 p.
Njoupouo Poumie I., 2016. Rapport de stage professionnel axé sur Scies mobiles (étude des
temps, rendements, coûts) et Étude du marché local (circuit d’approvisionnement). Mindourou,
40 p.
The sustainable trade initiative, probos, Juin 2018, Les importations de bois tropicaux en
Europe : à quel point sont-elles durables ?
IFIA 2011, Flegt, Passeport pour le bois.
République du Cameroun, 1998. Normes d’intervention en milieu forestier. Yaoundé, 24 p.
IDH, 2018. Les importations de bois tropicaux en Europe : à quel point sont-elles durables ?
Wageningen, 12 p.
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
64
Etude pour la valorisation de produits connexes
9 ANNEXES
Annexe 1 - Questionnaires (français)
1 Données de l'entreprise
1.1 Nom de l'entreprise
1.2 Personne de contact (Nom et Poste)
1.3 Téléphone de contact
1.4 Adresse mail de contact
1.5 Adresse
1.6 Pays
Transformation Transformation
Importation
primaire secondaire
(OUI/NON)
1.7 Type d'activité (OUI/NON) (OUI/NON)
Autres :
(énumérer)
1.8 Êtes-vous membre d'une
association/fédération ? (OUI/NON)
1.9 Association/fédération (nom)
65
Etude pour la valorisation de produits connexes
2.2 Certification
2.2.1 Est-ce que vous achetez du bois certifié
FSC ? (OUI/NON)
C'est
Il n'y a pas de
compliqué
demande Prix élevé
techniquement
(OUI/NON)
(OUI/NON)
2.2.2 Si non, pourquoi ? La bureaucratie
Il n'y a pas Autres
est trop
d'offre (énumérer) :
compliquée
Commentaires
66
Etude pour la valorisation de produits connexes
Délai de Manque
livraison d'offre Mauvaise
réputation du
bois africain
Application Légalité du (déforestation,
2.3.6 Si oui, lesquelles ?
RBUE bois etc.)
Autres
(énumérer)
2.3.7 Selon vous, quelles seraient les
modifications qui permettraient de
développer votre système
d’approvisionnement ?
2.3.8 Connaissez-vous le RBUE ? (OUI/NON)
A travers d'une
Au travers de
En direct fédération
consultants
/association
2.3.9 Comment appliquez-vous le RBUE -
Il ne s'applique
FLEGT ? Autres :
pas
Commentaires
:
67
Etude pour la valorisation de produits connexes
2.4.2 Pourquoi ?
2.4.4 Pourquoi ?
3 Production de l'entreprise
Première Deuxième
Importation
transformation transformation
Troisième Distribution Traitement du
3.1 Services offerts par l'entreprise transformation (S/N) bois
Menuiserie Séchage
Autres
Bois de
Panneaux Parquets
structure
Lambris -
3.2 Types de produits offerts Traverses Poteaux
parquets
Autres
(énumérer)
68
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69