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Infection urinaire
chez le diabétique
THESE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 29/ 06/ 2016
PAR
Mlle. RADIA HIMI
Née le 05 AVRIL 1989 à AZILAL
POUR L'OBTENTION DU DOCTORAT EN MEDECINE
Mots clé
Infection urinaire – Diabète - Antibiorésistance
JURY
M. R. MOUTAJ
PRESIDENT
Professeur de Parasitologie Mycologie
M. S. ZOUHAIR
RAPPORTEUR
Professeur de Microbiologie -Virologie
Mme. L. ARSALANE
Professeur agrégé de Microbiologie-Virologie
M. H. BAIZRI
Professeur agrégé d’Endocrinologie JUGES
M. M. ALAOUI
Professeur agrégé de Chirurgie Vasculaire-Périphérique
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je
m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales d’une façon
contraire aux lois de l’humanité.
MARRAKECH
ADMINISTRATION
Professeurs Agrégés
AIT ESSI Fouad Traumato- orthopédie B KAMILI El Ouafi El Aouni Chirurgie pédiatrique B
A
ma très chère mère Aicha
Des mots ne pourront jamais exprimer la profondeur de mon
amour et mon affection.
A toi maman, je dédie ce travail, que sans ton soutien, ton
amour, n’aurait pu voir le jour.
Tes prières ont été pour moi un grand soutien moral au long
de mes études.
Veuillez trouver, chère mère, dans ce travail le fruit de ton
dévouement et de tes sacrifices ainsi que l’expression de ma
gratitude et mon profond amour.
Puisse Dieu te préserver des malheurs de la vie et te procurer
longue vie.
A
mes très chères sœurs : Saloua et Hajar
Je ne peux exprimer à travers ces lignes tous mes sentiments
d’amour et de tendresse envers vous. Je vous remercie énormément
et j’espère que vous trouverez dans cette thèse l’expression de mon
affection pour vous. Je vous souhaite un avenir
florissant et une vie pleine de bonheur, de santé et de prospérité.
Que Dieu vous protège et consolide les liens sacrés qui nous
unissent.
A
mon très cher frère Mohamed
En témoignage de mon profond attachement, je te souhaite
une vie pleine de bonheur, santé et réussite.
Puisse Dieu te protéger, garder et renforcer notre fraternité.
A
La mémoire de ma sœur Soumaia
Et à la mémoire de mes Grands-parents
paternels mon Grand-père maternel
Le destin ne m’a pas laissé le temps pour jouir de ce bonheur
avec vous et pour cueillir vos bénédictions interminables.
Puisse Dieu tout puissant, assurer le repos
de votre âme par sa sainte miséricorde.
A
ma grande mère maternelle
A mes oncles et tantes
A mes cousins et cousines
A tous les membres de ma famille
HIMI & MAHMOUDI
petits et grands
Veuillez accepter l’expression de ma profonde gratitude pour
votre soutien, encouragements, et affection.
J’espère que vous trouverez à travers ce travail, le témoignage de
mes sentiments sincères et de mes vœux de santé et de bonheur.
Que Dieu le tout puissant, vous
protège et vous garde
A toute ma promotion,
A tous mes amis et collègues de la
Faculté de Médecine de Marrakech
A
Notre Maître et Rapporteur de thèse
Monsieur le professeur Said Zouhair
Professeur de Microbiologie -Virologie
A
Notre Maître et Juge de thèse
Professeur Hicham Baizri
Professeur d’Endocrinologie et de Maladies Métaboliques
BA : Bactériurie asymptomatique
BU : Bandelette urinaire
Committee on AntimicrobialSusceptibilityTesting
ED : Examen direct
IU : Infection urinaire
PA : Pression artérielle
SFR : Société Française de Radiologie.
TP : Taux de prothrombine
TDM : Tomodensitométrie
MATERIEL ET METHODES 3
I. Lieu et durée d’étude 4
II. Critères d’inclusion 4
III. Critères d’exclusion 4
IV. Recueil des données 4
V. Examen cytobactériologique des urines (ECBU) 5
1. Prélèvement 5
2. Conditions de transport et de conservation 6
3. Examen macroscopique 6
4. Examen microscopique 6
5. Mise en culture 8
6. Interprétation d’un ECBU 10
7. Identification 11
8. Lecture de l’antibiogramme 15
VI. Analyse statistique 18
RÉSULTATS 19
I. Fréquence des ECBU positifs 20
II. Fréquence des ECBU positifs en fonction de l’âge 21
III. Fréquence des ECBU positifs en fonction du sexe 22
IV. Répartition des germes urinaires chez les diabétiques 23
V. Profil de Résistance aux antibiotiques des germes isolés d’IU chez les diabétiques: 24
DISCUSSION 28
I. Généralités 29
1. Définitions 29
2. Epidémiologie 32
3. Physiopathologie 33
4. Aspects cliniques 42
5. Germes en cause 52
6. Diagnostic 57
7. Traitement 57
II. Discussion de nos résultats 66
CONCLUSION 79
ANNEXE 81
RÉSUMÉS 85
BIBLIOGRAPHIE 89
Infection urinaire chez le diabétique
INTRODUCTION
-1-
Infection urinaire chez le diabétique
L’infection urinaire (IU) correspond à l’agression d’un tissu de l’arbre urinaire par un ou
d’intensité variable selon le terrain. Les IU constituent un problème de santé publique majeur, en
raison de leur morbi-mortalité, et de leur fréquence qui en fait, après les infections respiratoires,
L’IU survient avec une fréquence accrue au cours du diabète. Plusieurs facteurs semblent
son retentissement sur la barrière cellulaire et les défenses locales et la glycosurie altérant
Le diagnostic de l’IU repose sur l’examen cytobactériologique des urines qui impose des
croissante des bactéries impliquées dans les IU limite le choix des antibiotiques, d’où
Les objectifs de notre travail sont de déterminer la fréquence étiologique des infections
urinaires chez le diabétique, ainsi que lesniveaux de résistance aux antibiotiques des bactéries
-2-
Infection urinaire chez le diabétique
MATERIEL ET
METHODES
-3-
Infection urinaire chez le diabétique
I. MATERIEL ET METHODES
Il s’agit d’une étude prospective qui s'est déroulée sur une période de 18 mois, allant de
2. Critères d’inclusion
Ont fait partie de l'étude, les patients diabétique shommes ou femmes de plus de 15 ans
Avicenne de Marrakech.
3. Critères d’exclusion
• Ont été exclus de l'étude sur la base de l'interrogatoire et des renseignements donnés par
d'une semaine.
Données anamnestiques,
Données cliniques,
Résultats de l'ECBU
-4-
Infection urinaire chez le diabétique
antibiogramme.
critique des résultats. Il est indispensable que toute demande d'ECBU soit accompagnée de
Le prélèvement doit être précédé d'une hygiène des mains (lavage à l'eau et au savon ou
l’aide de savon ou de lingettes, suivie d’un rinçage et de l’application d’un antiseptique (d’un
Le prélèvement doit être effectué si possible au moins 6 h après la miction précédente pour
La méthode de recueil la plus fréquemment utilisée est celle du «milieu de jet»: il s’agit
d’éliminer le premier jet (20 ml d'urines) pour ne recueillir que les 20-30 ml suivants dans un
En ce qui concerne les patients sondés, le recueil se fait par ponction après désinfection
sur le site spécifique du dispositif de sonde (et jamais à partir du sac collecteur).
-5-
Infection urinaire chez le diabétique
Chez le patient incontinent, le recueil se fait par sondage «aller-retour» chez la femme et
Dans l’idéal, les urines recueillies dans un récipient stérile doivent être ensemencées dans les 20
minutes. Elles ne doivent jamais être conservées plus de 2 heures à température ambiante ou, à
défaut, conservées à +4°C pour une durée maximale de 24 heures. Des milieux de transport
contenant de l’acide borique permettent de conserver les urines à température ambiante pendant
48 heures.
Alors que l’urine normale est claire, d’aspect jaune citrin, l’urine infectée peut être trouble,
a. Leucocyturie : [3]
A l’état physiologique, l’urine contient moins de 1000 leucocytes par ml. La leucocyturie
traduit la réponse inflammatoire à la présence d’une infection du tractus urinaire. Elle est
-6-
Infection urinaire chez le diabétique
La leucocyturie peut cependant être absente au cours d’authentiques IU, quand l’ECBU est
neutropéniques, ou si les urines ne sont pas traitées rapidement (lyse possible des leucocytes).
Une leucocyturie même importante n’est pas spécifique d'IU. En effet, il existe de
nombreuses autres causes pouvant être à l’origine d’une leucocyturie (vulvo-vaginite, maladie
Au total, l’absence de leucocyturie significative aune forte valeur prédictive négative (VPN)
(97%). En revanche, la valeur prédictive positive (VPP) d’uneleucocyturie significative seule est
b. Hématurie :
réalisé selon les règles de bonne pratique, en dehors d’une période menstruelle.
L’examen cytologique urinaire, réalisé rapidement après le recueil des urines, permet en
outre de préciser :
l’origine glomérulaire ;
• la présence de déformations des hématies qui oriente vers une hématurie glomérulaire.
L’examen cytologique quantitatif des urines permet d’éliminer les fausses hématuries.
Une coloration rouge des urines peut être la conséquence d’une hémoglobinurie, d’une
-7-
Infection urinaire chez le diabétique
d’une consommation de betteraves, mais il n’y a pas, dans ces cas, de globules rouges dans les
urines [9].
Qu’il s’agisse de l’examen sur les urines non centrifugées ou sur le culot de centrifugation,
l’examen direct au microscope avec coloration de Gram est une étape capitale pour le dépistage
permet de différencier les bactéries, non seulement d’après leur forme, mais également d’après
leur affinité pour les colorants liée à la structure générale de leur paroi (précise le caractère Gram
positif ou Gram négatif des bactéries). Dans certains cas, cet examen est indispensable pour
choisir les milieux de culture, le choix des antibiotiques pour la réalisation de l’antibiogramme.
La coloration de Gram a un intérêt majeur car elle peut orienter d’emblée le traitement
L’examen direct doit être fait systématiquement et réalisé en moins d’une heure.
Elle consiste à déposer un volume défini de l’urine pure ou diluée (selon les données de l’examen
direct) sur une gélose en boite de pétri à l’aide d’une anse ou d’une pipette calibrée. Le dépôt est
immédiatement étalé sur toute la surface de la gélose avec un étaleur de verre, et la boite est
-8-
Infection urinaire chez le diabétique
Chaque bactérie présente dans le dépôt donne naissance à une colonie visible à l’œil nu.
La bactériurie (nombre de bactéries par ml d’urine) est calculée à partir du nombre de colonies
présentes sur la boite, en tenant compte de la qualité du dépôt et de l’éventuelle dilution. C’est
La lame doit être plongée une seule fois dans l’urine jusqu’à immersion complète,
égouttée, puis remise immédiatement dans son étui et placée à l’étuve à 37°.
Le lendemain matin, le nombre de colonies visibles sur la lame est comparé à des photos
de lames inoculées par immersion dans des suspensions bactériennes titrées ce qui permet la
détermination de la bactériurie.
Les géloses ensemencées comportent toujours un milieu ordinaire qui permet la croissance de la
-9-
Infection urinaire chez le diabétique
electrolyte deficient)
croissance descocci Gram positifs aux dépends de celle des bacilles à Gram
négatif [4].
a. Bactériurie : [3]
patient. Pour la femme, il n'y a plus de distinction de seuil selon qu'il s'agit d'une cystite ou d'une
PNA.
- 10 -
Infection urinaire chez le diabétique
Chez un patient symptomatique avec leucocyturie ≥ 104 UFC/ml, les seuils de bactériurie
sont :
Seuil de significativité
Espèces bactériennes
(UFC/ml)
Homme Femme
En cas de discordance entre un tableau clinique évident d'IU et une bactériurie et/ou une
5.7 Identification
L’examen direct après coloration de Gram à partir des colonies a renseigné sur la
L’identification présomptive des souches bactériennes a été basée sur l’étude des
L’identification précise des bactéries (genre et espèce) a été réalisée par méthode automatisée
- 11 -
Infection urinaire chez le diabétique
détermination de leur sensibilité à une large gamme d’antibiotiques par la méthode des CMI
a. Galerie classique
Cette étude est basée sur les tests biochimiques et la lecture s’effectue après 18 heures
d'incubation à 37 C°.
PH.
b. Système API 20 E
Dans certains cas, la difficulté d'identifier le germe par galerie classique, nous oblige à
Le système API 20 E, est l'un des systèmes manuels les plus courants pour l'identification
rapide. Il s'agit d'une bande de plastique avec 20 microtubes contenant des substrats
déshydratés pouvant détecter certains caractères biochimiques [5].Les substrats testés dans les
20 microtubes sont inoculés avec des bactéries dans une solution physiologique stérile. Les
réactions produites pendant la période d'incubation se traduisent par des virages de couleur [7].
- 12 -
Infection urinaire chez le diabétique
Après les avoir observées à l'état frais, nous procédons à l'isolement et identification des levures
sur Api20C.
Pour chaque souche, la sensibilité a été déterminée par un antibiogramme automatisé (BD
méthode conventionnelle de diffusion des disques en milieu gélosé. Les critères de lecture et
bactéries isolées.
spécifiquement destiné à cette méthode, sont inoculées par inondation à l'aide de la suspension
bactérienne préalablement calibrée. Les disques imprégnés d'antibiotiques sont alors disposés à
Les boites peuvent alors être mises en incubation à 37°C dans les conditions requises
Lecture de l’antibiogramme
quelques disques:
- 13 -
Infection urinaire chez le diabétique
Mesurer à l'aide d'une règle graduée ou d’un pied à coulisse les diamètres des zones
d'inhibitions et comparer les résultats aux valeurs critiques des tableaux du comité
Interprétation :
concentration critique c.
concentrations critiques C et c.
Tableau I : Les Antibiotiques testés pour les coccis à Gram positif (EUCAST 2015) [8].
Pénicilline G
Pénicillines
Bêtalactamines Oxacilline
Céphalosporines Céfoxitine
Erythromycine
Clindamycine
Macrolides
Lincomycine
Pristinamycine,
Kanamycine
Aminosides Gentamycine
Tobramycine
Quinolones Ciprofloxacine
Glycopeptides Teicoplanine
- 14 -
Infection urinaire chez le diabétique
Vancomycine
Acide fusidique
Autres Fosfomycine
Triméthoprime-Sulfaméthoxazole
Tableau II : Les Antibiotiques testés pour les bacilles à Gram négatif (EUCAST 2015) [8].
Ampicilline
Amoxicilline
Pénicillines Ticarcilline
Pipéracilline
Mécillinam
Imipénème
Carbapénèmes
Ertapénème
Monobactame Aztréonam
Amoxicilline-Acide clavulanique
Bêtalactamines
Inhibiteurs de bêtalactamase Tiracilline Acide-Clavulanique
Pipéracilline-Tazobactam
Céfalotine
Céfépime
Céfoxitine
Céphalosporines Céfixime
Ceftriaxone
Céfotaxime
Ceftazidime
Gentamicine
Aminosides Tobramycine
Amikacine
Ciprofloxacine
Quinolones
Norfloxacine
- 15 -
Infection urinaire chez le diabétique
Triméthoprime-Sulfaméthoxazole
Autres Colistine
Fosfomycine
au laboratoire de l’HMA
Test de synergie
- 16 -
Infection urinaire chez le diabétique
Le test de synergie repose sur l’inhibition partielle de la BLSE par les inhibiteurs des
pénicillinases comme l’acide clavulanique. La recherche du phénotype BLSE est réalisée sur
distance de 20-30 mm (de centre à centre) d’un disque d’amoxicilline / acide clavulanique
(20/10 μg). Ceci permet de mettre en évidence (après incubation de 24 h à 37°C) une
augmentation très nette du diamètre d’inhibition des disques contenant les C3G en regard du
disque contenant l’acide clavulanique / amoxicilline, prenant ainsi la forme d’un «bouchon de
Cette méthode consiste à placer sur une gélose Mueller-Hinton préalablement inoculée
avec une suspension bactérienne ajustée à 0,5 Mac Farland, 2 couples d’antibiotiques ; un disque
disques contenant l’acide clavulanique par rapport à ceux qui n’en contiennent pas, est en faveur
Test à la Cloxacilline
Principe
fortement les céphalosporines de la classe A d’Ambler. Ce test permet alors d’identifier une
- 17 -
Infection urinaire chez le diabétique
Technique
de celui-ci sont placés les disques de céfotaxime et de ceftazidime. Les souches productrices
de BLSE présentent une synergie entre les disques de ceftazidime et /ou céfotaxime et le
Détection de la méticillinorésistance
de céfoxitine (30μg), sur une gélose Mueller Hinton ensemencée avec un inoculum lourd
(107UFC\ml) et incubée à 37°C. La lecture est effectuée après 48 heures d’incubation. Les
Staphylococcus aureus caractérisés par des CMI de la cefoxitine>4 mg/L sont résistants à la
méticilline.
(CMI ≥0,5 mg/L ou un diamètre d’inhibition < 25 mm; disques de 10µg) par test de dif fusion en
6. Analyse statistique
Les données recueillies ont été saisies et traitées à l’aide des logiciels Microsoft Excel
2010 et SPSS
- 18 -
Infection urinaire chez le diabétique
RESULTATS
- 19 -
Infection urinaire chez le diabétique
Sur une période de 18 mois, s’étalant de juin 2014 à décembre 2015, 634 ECBU ont été
Comme indiqué dans le tableau ci-dessous, sur 634 ECBU de patients diabétiques analysés,
125 répondaient aux critères d’infection urinaire, ce qui implique une fréquence de 20%.
Nombre Pourcentage
20%
ECBU +
ECBU -
80%
- 20 -
Infection urinaire chez le diabétique
Le Tableau IV et la Figure 3 représentent la répartition des ECBU positifs par tranches d’âge
chez les diabétiques. La tranche d’âge la plus touchée est celle des patients âgés de plus de 60
ans.
<30ans 5 4%
30-40 ans 10 8%
41-50ans 20 16%
51-60ans 40 32%
>60ans 50 40%
4%
8%
40% <30 ans
16%
30-40 ans
41-50 ans
32% 51-60 ans
>60 ans
- 21 -
Infection urinaire chez le diabétique
Sur les 125 ECBU positifs, 55 proviennent d’hommes, soit une fréquence de 44 %, et 70 de
TableauV: Répartition des ECBU positifs chez les diabétiques selon le sexe :
Nombre Pourcentage
Hommes 55 44%
Femmes 70 56%
44%
56% Hommes
Femmes
- 22 -
Infection urinaire chez le diabétique
Selon notre série, les bactéries Gram Négatif représentent le pourcentage le plus élevé
(74,4 %). Les Entérobactéries sont majoritaires avec en tête, Escherichia coli.
[Link] représente en effet 44,8% des isolats bactériens, suivie de Klebsiella pneumoniae
avec une fréquence de 20,8 %. Les autres germes sont répartis comme suit (tableau VI, Figure 5).
Nombre Pourcentage %
Entérobactéries : 93 74,4
[Link] 56 44,8
Proteus mirabilis 5 4
Acinetobacter baumannii 5 4
125 100 %
- 23 -
Infection urinaire chez le diabétique
Streptocoque Corynebacteri
B [Link] um
[Link] Candida 1,6% 3,2% urealyticum
4,8% 6,4% 0,8%
Enterocoque
A. 4% [Link]
baumannii
44,8%
4%
[Link]
0,8%
[Link]
20,8%
Autres EB
8,8%
5. Profil de Résistance aux antibiotiques des germes isolés d’IU chez les
diabétiques:
Amoxicilline 85%
Amoxicilline+[Link] 47%
C3G 7%
Ciprofloxacine 25%
Cotrimoxazole 56%
Gentamicine 7%
Amikacine 4%
Imipénème 0%
Fosfomycine 20%
Nitrofurannes 16%
- 24 -
Infection urinaire chez le diabétique
85%
90%
80%
70% 56%
60% 47%
50%
40% 25% 20%
30% 16%
20% 7% 7% 4% 0%
10%
0%
Résistants
Total des souches
Antibiotiques Nombre de
testées Pourcentage (%)
souches
Amoxicilline 50 30 60%
Amoxicilline+[Link] 56 20 37%
Céfalotine(C1G) 56 7 12.5%
Céftazidime 56 5 9%
céftriaxone 54 4 9%
Nitrofurantoine 52 3 6%
Fosfomycine 56 6 12%
[Link] 28 7 28.57%
Norfloxacine 50 11 22.22%
Gentamicine 56 4 8.33%
Cotrimoxazole 56 25 45%
Ciprofloxacine 54 9 18.18%
- 25 -
Infection urinaire chez le diabétique
60
50
40
30
20
10
Résistants
Total des souches
Antibiotiques Nombre de Pourcentage
testées
souches (%)
Amoxicilline+[Link] 26 13 50
Céfalotine(C1G) 26 19 75
Céftriaxone 26 3 10
Nitrofurantoine 20 4 20
Fosfomycine 26 3 12
[Link] 20 8 40
Norfloxacine 20 12 60
Gentamicine 24 12 14.28
Cotrimoxazole 24 3 57.14
Ciprofloxacine 26 6 24
- 26 -
Infection urinaire chez le diabétique
80
70
60
50
40
30
20
10
0
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Infection urinaire chez le diabétique
DISCUSSION
- 28 -
Infection urinaire chez le diabétique
I. Généralités
1. Définitions
Ce sont des IU survenant chez des patients sans facteur de risque de complication (voir ci-
dessous).
Ce sont des IU survenant chez des patients ayant aumoins un facteur de risque pouvant
toute anomalie organique ou fonctionnelle de l'arbre urinaire, quelle qu’elle soit (résidu
sous-jacentes.
grossesse.
sujet âgé : patient de plus de 65 ans avec plus de 3 critères de fragilité (critères de Fried,
immunodépression grave
- 29 -
Infection urinaire chez le diabétique
* Critères de Fried:
faible endurance
faiblesse/fatigue
Au-delà de 75 ans, très rares sont les sujets sans facteur de risque de complication.
complication. Bien que les IU soient plus fréquentes chez les patients diabétiques, les données
Il n’existe pas dans la littérature, des données permettant de lister précisément les
situations d’immunodépression associées à un risque d’évolution aggravé des IU. Par accord
professionnel, il est convenu que les immunodépressions graves peuvent être associées à un
un sepsis grave,
un choc septique,
sepsis en péri-opératoire).
- 30 -
Infection urinaire chez le diabétique
• Cystites récidivantes
Elles sont définies par la survenue d'au moins 4 épisodes pendant 12 mois consécutifs.
- 31 -
Infection urinaire chez le diabétique
b. Colonisation urinaire
organisme dans les urines sans manifestations cliniques associées. Il n’y a pas de seuil de
bactériurie, sauf chez la femme enceinte, où un seuil de bactériurie à 105 UFC /ml est
2. Epidémiologie
Les infections urinaires sont des pathologies fréquentes en population générale et chez le
diabétique [12].
consultations concernant les infections urinaires, tous types confondus, représentaient 1% des
actes, soit 4,7 consultations par mois pour un médecin de ville. Le suivi d'un diabète de type 2
constituait le neuvième motif de consultation, soit plus de 4% des actes de médecine générale,
correspondant en moyenne à 13,6 consultations par mois. Ces infections sont principalement
causées par des entérobactéries, dont en premier lieu l’Escherichia coli (E. coli), qui représente
Elles sont une des plus fréquentes infections bactriennes. Une étude d’incidence américaine,
basée sur des auto-déclarations, a retrouvé une incidence annuelle de 12% chez les femmes
[16].
- 32 -
Infection urinaire chez le diabétique
3. Physiopathologie
L’appareil urinaire est un système clos et stérile. Seuls les derniers centimètres de l’urètre
L’infection urinaire est le résultat d’une interaction entre la virulence des germes et les
3.1 Pathogénie
Il existe deux grandes voies de pénétration des germes que nous allons aborder en
voie ascendante
voie hématogène
voie lymphatique
a. Voie ascendante
Cette voie constitue la principa voie de propagation des IU, spécialement pour les
L'urètre antérieur est colonisé par la flore bactérienne saprophyte ; les bactéries
cheminent le long de l’urètre, passent la valve vésico -urétrale et se localisent dans la vessie.
Le passage des germes de l’urètre vers la vessie est particulièrement facile chez la femme
en raison de la présence d’un canal court et surmonté d’un sphincter plus large que chez
l’homme. L’urine infectée du bas appareil urinaire atteint les papilles, les tubes collecteurs où
- 33 -
Infection urinaire chez le diabétique
débute une réaction inflammatoire dont l’importance dépend de la virulence du germe et des
.
b. Voie hématogène [20].
L’atteinte rénale est la conséquence d’une localisation septique au cours d’une septicémie.
L’origine de ces emboles septiques est multiple : endocardite, foyer infectieux dentaire, digestif,
respiratoire ou cutané.
En cas d’atteinte par voie hématogène et contrairement au mécanisme par voie ascendante où le
germe atteint la papille, le germe dans ce cas, atteint le cortex rénal et s’étend à la médullaire en
c. Voie lymphatique
L’appareil urinaire est divisé en deux. Il comprenden effet le bas appareil, composé de
l’urètre et la vessie, et le haut appareil urinaire, bilatéral et symétrique, composé des uretères et
des reins.
L’urètre est le premier obstacle à l’invasion des bactéries. Son sphincter limite la
colonisation.
Sa longueur plus grande chez l’homme explique aussila moindre fréquence des infections
- 34 -
Infection urinaire chez le diabétique
De plus, le système anti-reflux entre le rein et lavessie, limite la progression des bactéries
stimulation bactérienne, c’est-à-dire au décours d’une infection. Il n’a donc pas de rôle
préventif.
La protéine de Tamm Horsfall (uromucoide) :C’est une glycoprotéine sécrétée dans l’urine
par les cellules de la branche ascendante de l’anse de Henlé et du tube contourné distal
qui agit en piégeant les bactéries munies de fimbriae et en favorisant leur clairance.
mécanisme naturel de défense contre les infections ascendantes de l’arbre urinaire. Fair,
Couch et Wehner, en 1976, ont identifié cette substance comme étant un sel de zinc et
ont observé qu’elle était absente ou en quantité réduite chez les hommes qui avaient des
c. La composante mécanique
Une diurèse fréquente et une vidange vésicale complète, aident à lutter contre les
- 35 -
Infection urinaire chez le diabétique
a. Liés à l’hôte
Une étude réalisée à New York, comparant 49 femmes ayant des cystites récidivantes et 49
femmes sans antécédent d’infection urinaire, a démontré que le phénotype non sécréteur du
facteur de lewis des groupes sanguins ABO était un facteur de risque potentiel d’infection
urinaire [34].
Les antécédents d’infection urinaire maternelle et dans l’enfance ont été retenus comme
rénale, par les nombreuses complications telles que lithiase urinaire et infection kystique, est
L’âge et le sexe
Dans la classe d’âge avancée, l’incontinence urinaire et les troubles mictionnels peuvent
Chez l'homme, en période néonatale, deux facteurs expliquent en partie la plus grande
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Infection urinaire chez le diabétique
correcte.
Chez la femme, l’anatomie du petit bassin (la proximité de l’anus, du vagin et la brièveté
de l’urètre) est un facteur favorisant. De plus, certaines périodes de la vie comme la ménopause
ou la grossesse, par modification du statut hormonal, favorisent la pénétration des germes [32].
Certains comportements sont considérés comme des facteurs de risque, boire peu et uriner
peu, une hygiène négligée ou excessive, l’utilisation de spermicides, une activité sexuelle
du système anti-reflux urétéro-vésical recherchée lors d’un premier épisode d’infection urinaire
chez l’enfant.
Le reflux est défini par la remontée des urines de la vessie vers l’uretère et les cavités
pyélocalicielles. Il peut être primitif, c'est-à-dire lié à une anomalie intrinsèque congénitale
touchant le système anti-reflux qui peut guérir avec la maturation de l’appareil urinaire ou
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Infection urinaire chez le diabétique
secondaire, lié à une maladie sous-jacente, comme une valve de l’urètre postérieur ou une vessie
neurologie.
D’autres anomalies, le long de l’arbre urinaire peuvent être mises en évidence lors
- un méga-uretère,
ou fonctionnel)
Le sondage urinaire
Le sondage urinaire est à l’origine de 80% des infections nosocomiales. Le risque s’accroit
- contamination extra-luminale :
La voie la plus fréquente depuis l’utilisation des systèmes clos. Les germes progressent de
l’urètre vers la vessie par la face externe de la sonde. Lorsque cette voie est à l’origine de
l’infection, nous pouvons retrouver deux types de populations de germes : ceux colonisant
l’urètre (E-coli) et ceux développés sur la face externe de la sonde grâce au biofilm existant
(Proteus, Pseudomonas).
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Infection urinaire chez le diabétique
- contamination endo-luminale :
Cette contamination, très fréquente avec le système classique, est maintenant réduite par
le développement des systèmes clos. Dans ce mode de contamination, les bactéries progressent
à l’intérieur de la sonde après avoir été inoculées par la manipulation du système (déconnection
Il est donc important de vérifier l’absence d’infection urinaire avant chaque geste, de
prescrire une antibioprophylaxie dans certaines situations etde surveiller toute fièvre post
Intervention
[Link] est le germe le mieux étudié en cequi concerne ses facteurs de pathogénicité [37].
Les adhésines fimbriales sont des protéines qui permettent l'adhésion des bactéries à
L'aérobactine permet une croissance rapide de la bactérie dans les tissus en rentrant en
L'antigène K est constitué de polysaccaharides impliqué le plus souvent dans les lU hautes.
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Infection urinaire chez le diabétique
Les souches d’E. Coli néphritogènes seraient plus souvent productrices d'aérobactine que
Au cours du diabète, les infections sont favorisées par différentes anomalies qui sont
Des études in vitro ont en effet révélé que la glycosurie améliore la croissance des
différentes souches de E [Link], cela n'a pas été confirmé par des études in vivo qui ont
échoué à montrer une plus forte prévalence de la bactériurie chez des patients diabétiques avec
En outre, l'incidence des infections urinaires n'estpas augmentée dans les autres groupes
Les sécrétions locales de cytokines pourraient être d'une grande importance. Les cytokines sont
des petites protéines, qui jouent un rôle primordial dans la régulation des défenses de l'hôte
D’autres études ont montré une diminution du taux des leucocytes dans les urines des
diabétiques par conséquent une diminution de la concentration des IL6 et IL8 ce qui contribue à
En outre, il a été constaté que l’adhésion des fimbriae de type 1 de E coli aux cellules urothéliales
est augmenté chez les femmes diabétiques par rapport aux femmes sans diabète [47].Ainsi cette
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Infection urinaire chez le diabétique
forte adhésion semble jouer un rôle important dans la pathogénèse des infections urinaires chez
le diabétique. Dans le cadre de la réponse immunitaire, l’infection et l’adhésion des bactéries aux
cellules urothéliales stimulent la sécrétion des cytokines et des chimiokines ainsi que
Pendant un temps, on avait cru que l’[Link] était un agent pathogène non invasif, toutefois
une étude sur des souris a montré que le fimbriae de type 1 de E coli peut non seulement
entrainer une exfoliation des cellules superficielles mais peut aussi envahir les cellules
urothéliales, se reproduire et former un réservoir quiescent qui servira de source pour des
Généraux :
• Microalbuminurie[40]
- 41 -
Infection urinaire chez le diabétique
4. Aspects cliniques
Les formes symptomatiques qui amènent à consulter ou qui doivent être recherchées sont
multiples.
4.1-1 Cystites
Mictions impérieuses.
Chez une femme adulte, la présence des 2 premiers signes, associée à l’absence de prurit
constitue pas un signe de gravité de l’infection. Ces signes peuvent survenir de façon plus ou
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Infection urinaire chez le diabétique
moins brutale. Ils peuvent être isolés ou associés entre eux. Le diagnostic clinique doit s’assurer
qu’il n’existe aucun facteur de complication et qu’il ne s’agit pas d’une pyélonéphrite aiguë de
Aucun examen complémentaire, hormis le test par bandelette urinaire, n’est recommandé
En plus des signes de cystite, il peut également exister des signes cliniques témoignant
L’évolution est souvent marquée par des récidives infectieuses si les facteurs favorisant les
complications persistent.
Cependant, il existe des particularités chez le sujet âgé, l’état des fonctions supérieures
joue un rôle important dans les manifestations cliniques. Il faut tenir compte de l’âge
physiologique plutôt que de l’âge indiqué par l’état civil du patient. La présentation peut être
paucisymptomatique. La cystite peut être révélée par un épisode d’incontinence urinaire aiguë
Il est nécessaire de faire la différence entre cystite et colonisation urinaire, très fréquente
Un ECBU orienté par la bandelette urinaire (BU) doit être systématiquement réalisé. Une
autre étiologie doit être recherchée si la BU est négative. Un bilan étiologique sera discuté au cas
post-mictionnel par ultrason (doit être réalisée ou, à défaut, une échographie de l’appareil
urinaire [3].
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Infection urinaire chez le diabétique
Une cystite est considérée comme récidivante s’il y a eu au moins 4 épisodes de cystite
aiguë simple sur une période de 12 [Link] récidive survient chez 20 % à 30 % environ des
Une étude réalisée chez des femmes ménopausées a constaté d’autres facteurs de risque
dans cette population : prolapsus vésical, incontinence urinaire, résidu vésical post-mictionnel
d'origine bactérienne. Affection souvent sévère, elle peut dans certaines conditions conduire aux
A côté de la forme aiguë typique, il existe de nombreuses formes cliniques justifiant des
Le début est parfois précédé de quelques prodromes (courbatures, malaise général), puis
marqué par une fièvre d'installation brusque; la température atteint rapidement 39 ou 40°C
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Infection urinaire chez le diabétique
accompagnées de paroxysme, irradiant peu, ou alors irradiant vers le bas comme la colique
néphrétique.
présents. Ils sont parfois au premier plan. Il est à souligner que les essais cliniques n’utilisent
pas tous les mêmes critères pour le diagnostic clinique de pyélonéphrite .Les urines sont rares,
Fièvre, perte d'appétit, nausées et vomissement sans symptômes attirant l'attention vers
l'appareil urinaire,
• formes pseudocolitiques
une bandelette urinaire, dans le seul but de conforter l'orientation diagnostique (leucocytes
priorité une autre cause mais ne permet cependant pas d'écarter formellement le diagnostic.
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Infection urinaire chez le diabétique
>104/ml avec bactériurie ≥103UFC /ml pour E. coli, et ≥104 UFC /ml pour les autres
entérobactéries[ 3].
Les résultats des études indiquent qu’il existe une bactériémie chez 10 à 20% des patients
hospitalisés pour PNA simple. L’existence d’une hémoculture positive dans ce contexte ne fait
pas rentrer le patient dans le cadre des PNA compliquées et n’est pas synonyme de mauvais
pronostic[59,60].
Il n’y a pas lieu de demander systématiquement d’autres examens biologiques (NFS, CRP,
Certains auteurs considèrent que l’imagerie n’est pas utile chez la femme jeune faisant une
première PNA simple, s’il n’y a pas de signes de gravité et si l’évolution est favorable après 48-
72 heures d’antibiothérapie[61].
notamment par différentes sociétés savantes (SFR, SPILF, ANDEM, EAU). Cet examen, non invasif,
sans danger et facile d’accès doit être réalisé dans les 24h. Il permetnotamment d’éliminer une
dedilatation sur les voies urinaires qui imposeraient un drainage chirurgical en urgence.
un risque d’irradiation pour un bénéfice faible. Cet examen n’est donc plus recommandé.
intention. Par contre, cet examen doit être envisagé en cas de doute diagnostique ou d’évolution
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Infection urinaire chez le diabétique
défavorable (abcès par exemple) ou pour préciser une anomalie dépistée à l’échographie.
Le tableau clinique décrit pour les pyélonéphrites simples est également valable pour les
formes compliquées. Chez certains patients, notamment les diabétiques, les éthyliques
chroniques, les patients dénutris, les transplantés rénaux, on peut voir des formes indolores
Chez l’homme, la pyélonéphrite doit être prise en charge comme une prostatite aiguë
[62,63].
atypique rendant le diagnostic difficile. Un tableau pulmonaire, une altération brutale de l’état
général, une confusion sont des modes de révélation possibles. Des douleurs abdominales sont
au premier plan chez 20 % des patients environ. La fièvre est absente dans environ 30% des cas .
Une fièvre chez la personne âgée peut être due à une infection autre qu’urinaire, dans un
Bandelette urinaire,
Créatininémie
Marqueurs de l’inflammation.
Dans le cadre de la PNA compliquée, des hémocultures sont le plus souvent nécessaires.
[60]Il semble, en effet, que, contrairement aux PNA simples, l’existence d’une bactériémie dans
les PNA compliquées soit un facteur péjoratif, comme le montre une étude rétrospective. [65]
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Infection urinaire chez le diabétique
La réalisation en urgence d’un examen d’imagerie est recommandée. La TDM avec injection
est à discuter en première intention car elle est plus sensible que l'échographie pour affirmer
lediagnostic de PNA et détecter une complication. Cependant, elle est parfois inutile (par
exemple forme du sujet âgé sans autre facteur de risque de complication) ou dangereuse
réalisée. L’UIV n’a plus d’indication dans les PNA compliquées depuis l’utilisation de la TDM. Un
avis urologique sera demandé en cas de doute sur une infection sur obstacle
prostatique. Elle est exceptionnelle chez l'enfant, et sa fréquence augmente avec l'âge.
Toute infection du bas appareil urinaire masculin a une potentialité d'atteinte prostatique :
La contamination bactérienne se fait le plus souvent par voie ascendante urétrale : dans ce
cas, les germes en cause sont essentiellement des entérobactéries, dont 80 % d’[Link]. La
(essentiellement Escherichia coli). Elle peut également faire suite par voie hématogène à une
Le diagnostic se pose chez un homme devant une fièvre à 40°C qui apparaît brusquement,
accompagnée de frissons et d’un grand malaise général. Des signes de cystite, des brûlures
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Infection urinaire chez le diabétique
La dysurie peut aller jusqu’à la rétention d’urine complète qui interdit le sondage par voie
Au toucher rectal (doux pour ne pas provoquer de décharge bactériémique), la prostate est
douloureuse et oedématiée. Le diagnostic se fonde sur la présence de germes dans les urines ou
Une prostatite impose une échographie de tout l’appareil urinaire comportant un examen
traitement, une urographie intraveineuse et une étude du bas appareil doivent être faites, en
particulier de l’urètre.
progressivement sans que l’on puisse en dater le début. Elles sont associées à des lésions
infectieuses de l’urètre et des voies spermatiques que montrent les examens uro-radiologiques.
surtout douloureuse. Un examen uro-radiologique soigneux du canal urétral est important, car
L’infection de l’urètre entraine chez l’homme une difficulté à uriner (dysurie), une douleur à
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Infection urinaire chez le diabétique
Les autres agents infectieux en cause peuvent être Ureaplasma urealyticum, Trichomonas
L’épididymite est une tuméfaction douloureuse d’un ou des deux épididymes de fréquence
variable avec fièvre, dysurie et pyurie. Chez l’homme jeune, elle est en généralement associée à
une urétrite de transmission sexuelle alors que chez l’homme plus âgé, elle est trèssouvent
Une bactériurie asymptomatique (BA) est une infection de l’appareil urinaire qui ne
transitoire, qui le plus souvent ne justifie aucun traitement antibiotique. Par contre dans
certaines situations (grossesse, uropathie), le risque d’évoluer vers une IU symptomatique est
très élevé, un traitement antibiotique contrôlé par un ECBU est recommandé dès la découverte de
la BA.
Les BA concernent essentiellement les femmes: entre 15 et 25 ans 2 à 3% des femmes ont
BA est la survenue d’une pyélonéphrite dans 20 à 40% des cas, grave pour la mère, mais aussi
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Infection urinaire chez le diabétique
quantitative positive (105 organismes/ml), sans qu’il y ait plus de deux germes différents isolés,
alors qu’en absence de sondage, deux urocultures quantitatives consécutives positives (105
La bactériurie asymptomatique est définie comme la présence dans une uroculture d’au moins
105 UFC/ml du même germe pathogène. Plusieurs études ont montré que la présence de la BA
est un élément prédictif des infections symptomatiques chez les diabétiques, ainsi que chez les
abdominal. Toutefois, la même symptomatologie peut être reproduite lors de l’infection l’urètre
par un agent pathogène tel que Chlamydia trachomatis, l'Herpès simplex ou lors d’une vaginite
(par exemple : C albicans) qui se voit fréquemment chez la femme diabétique. Par conséquent,
Les infections urinaires hautes sont fréquentes chez les diabétiques [70,71].Il peut y avoir
Cependant certains patients ne présentent pas de signes urinaires mais juste un embarras
Chez les diabétiques l’atteinte bilatérale est très fréquente ce qui conduit le plus à une
septicémie chez ces patients[73].Il existe des cas exceptionnels d’abcès rénal, nécrose papillaire,
- 51 -
Infection urinaire chez le diabétique
tout patient n’ayant pas répondu au traitement antibiotique au bout de 72 heures, par
conséquent si les symptômes ne disparaissent pas dans ce délai, une échographie ou une TDM
rénale s’avère nécessaire[72].La nécrose papillaire est une complication des IU chez les
diabétiques qu’il faut reconnaitre, les symptômes sont dominés par les lombalgies, la fièvre, les
production de gaz dans le parenchyme rénal, elle se voit presque exclusivement chez les
diabétiques.
palpable dans 45% des cas. La septicémie est une complication fréquente de la pyélonéphrite
emphysémateuse. Le diagnostic est posé à partir d’un ASP qui permet de visualiser l’emphysème
rénal dans 85% des cas. L’échographie peut être utile surtout pour le diagnostic des
complications obstructives. Toutefois la TDM est l’examen de choix qui permet de définir avec
5. Germes en cause
5.1 Bactéries
dominées par Escherichia coli, responsable de 85% des infections communautaires et 50% des
infections hospitalières.
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Infection urinaire chez le diabétique
D’autres germes peuvent être isolés, notamment dans les infections en ville : des
staphylococcus saprophyticus).
Dans les infections « nosocomiales » le plus souvent dues à Enterococcus faecalis mais aussi à
• Escherichia Coli
de 4x1, 2 µ, peu ou pas mobile. E-coli représente plus de 90% de la flore aérobie commensale du
• Klebsiella
Les klebsiella sont des gros bacilles à Gram- de taille de 2 à 6 µ de longueur sur 1µ de
Enterobacteriaceae. Sont très répondues dans la nature. On les trouve dans l’eau ; le sol et la
poussière. Ce sont des bactéries commensales du tube digestif de l’homme et des animaux [76].
• Proteus
Appartenant à la famille des Enterobacteriaceae, sont des bacilles Gram– fins (0,5µ) et
protéiformes (d’où leur nom).Sont des bactéries saprophytes du tube digestif (5% de la flore
• Enterobacter
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Infection urinaire chez le diabétique
généralement mobiles, sont des hôtes habituels du tube digestif, sont responsables de
• Serratia
Bacilles à Gram- appartenant à la famille des Enterobacteriaceae. Sont mobiles ; sont très
protéolytique ; ont la capacité de produire des pigments rouges. Sont des bactéries ubiquitaires
qui se trouvent dans le sol, l’eau, le tube digestif de l’homme et des animaux.
Ce sont parmi les Entérobactéries les plus résistantes aux agents physiques et chimiques
[76].
- Pseudomonas aeruginosa
Est constitué de bacilles à Gram- ; mobiles grâce à une ciliature polaire ; aérobie stricts,
est caractérisée par la production d’un pigment bleu ou pyocanine. Est un germe répondu dans la
nature, il vit dans l’eau, et sur le sol. On le trouve aussi dans l’environnement hospitalier, surtout
dans les endroits humides. Il fait partie de la flore commensale de l’homme, on le trouve dans le
Citrobacter
Sont des bacilles à Gram- appartiennent à la famille des Entérobactéries, possèdent une B-
galactosidase, utilisent le citrate de Simmons comme seule source de carbone. Sont des bactéries
ubiquitaires trouvées dans l’eau, le sol et l’alimentation .Ce sont des bactéries commensales du
tube digestif de l’homme et des animaux. Les infections dues à Citrobacter atteignent de façon
préférentielle les sujets affaiblis (diabétiques, transplantés rénaux et les sujets âgés).Sont surtout
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Infection urinaire chez le diabétique
Staphylocoques
Les genres staphylocoques appartiennent à la famille des Micrococcaceae, sont des cocci
Gram+, immobiles, non capsulés, disposées en amas, à la façon d’une grappe de raisin [76].
Les staphylocoques sont des germes retrouvés dans le sol, l’air et l’eau. Ce sont des
Streptocoques D (entérocoques)
Les entérocoques sont des streptocoques appartenant au groupe D ce sont des petits cocci
Gram+, immobiles d’environ 0,6 µ de diamètre légèrement ovoïdes et disposés en très courtes
chainettes. Les streptocoques du groupe D sont des hôtes normaux du tube digestif de l’homme
et des animaux. On peut les trouver comme saprophytes de la peau et des muqueuses [76].
Une infection urinaire peut parfois être causée par des pathogènes « exotiques » qu’il faut
garder à l’esprit dans les conditions cliniques particulières, ces microorganismes causent de
véritables infections, parfois très graves, ce qui reflète une atteinte inflammatoire des voies
urinaires [77].
Mycobactéries
La tuberculose des voies urinaires doit être envisagée chez un patient ayant des
- 55 -
Infection urinaire chez le diabétique
présente une tuberculose active à un autre niveau. Elle atteint l’appareil urinaire par voie
hématogène à tous les niveaux .Le germe habituellement en cause est le Mycobactérium
tuberculosis [77].
Virus
virus dans l’urine. Dans de rares circonstances la virurie reflète réellement une atteinte organique
hémorragiques, en particulier chez les enfants d’âge scolaire. Après une greffe d’organe, une
infection à cytomégalovirus peut causer une atteinte organique des reins et de la vessie [77].
Champignons
Dans certains circonstances des levures représentent une infection réelle des voies
urinaire, les deux principaux organismes pathogènes sont le Candida albicans et plus rarement
le Candida tropicalis.
Les candida sont des commensaux naturels du tube digestif, de la peau et de l’appareil
génital chez la femme. L’atteinte rénale se fait habituellement par voie hématogène à l’occasion
Parasites
haematobium .La bilharziose ou schistosomiases urinaire est causée par une réaction
possibilité diagnostique peut être envisagée chez un sujet ayant séjourné dans ces régions [78].
- 56 -
Infection urinaire chez le diabétique
6. Diagnostic
dysurie).
l’infection urinaire qui signifie la présence de germes dans les urines, qui sont normalement
stérile [80].
sédimentation, et des marqueurs d’inflammation qui sont augmentés en cas d’infection haute (en
pratique c’est le dosage de la protéine C réactive (CRP) qui a le plus d’intérêt) [81].
7. Traitement
Antibiothérapie
diabétiques sur les bactéries responsables d'infections urinaires justifie la prise de position de la
SPILF dans ses recommandations de 2015, et retirant le diabète comme facteur de risque
- 57 -
Infection urinaire chez le diabétique
les voies urinaires et le parenchyme rénal afin d'éviter la constitution de lésions cicatricielles[17].
Le choix d'un traitement dépend du site prouvé de l'infection (haute ou basse), des
L'antibiotique peut éradiquer une bactérie, mais bien sûr il ne peut pas réparer les lisions
anatomiques sous- jacentes et dans certains cas, une intervention chirurgicale s'impose [17].
avant tout antibiogramme, et qui sont consens être actif sur les germes présumés
(entérobactéries).
7.1-1 Cystites:
Posologies et durées de traitement par voie orale (PO) ou injectable (IV ou IM ou SC)
- 58 -
Infection urinaire chez le diabétique
- 59 -
Infection urinaire chez le diabétique
7.1-2 Pyélonéphrites :
Posologies et durées de traitement par voie orale (PO) ou injectable (IV ou IM ou SC)
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Infection urinaire chez le diabétique
- 61 -
Infection urinaire chez le diabétique
(IM ou IV ou antibiogramme)
SC):1g x 1/jour,
voire 2 g x 1/jour
- 62 -
Infection urinaire chez le diabétique
IV : même posologie
Patient obèse : 600-
800
mg/jour
Monobactams Aztréonam Voie injectable (IV 21 jours
ou IM) : 2 g x 3/jour
Aminosides Amikacine Voie injectable (IV
(monothérapie) ou IM) : 15 mg/kg x
1/jour
Gentamicine Voie injectable
(IV ou IM) :
3mg/kg x 1/jour
Tobramycine Voie injectable
(IV ou IM) :
3mg/kg x 1/jour
Aminosides Gentamicine Voie injectable Jusqu’à 5-7 jours en
(si allergie (IV ou IM) :
monothérapie avant
ou intolérance aux 3mg/kg x 1/jour
relais par une autre
autres molécules) Tobramycine Voie injectable
(IV ou IM) : molécule selon
3mg/kg x 1/jour antibiogramme,
Amikacine Voie injectable (IV
durée totale 21
ou IM) : 15 mg/kg x
1/jour jours
- 63 -
Infection urinaire chez le diabétique
molécule selon
antibiogramme,
durée totale 14
jours si
fluoroquinolone ou
TMP-SMX,
21 jours si autre
molécule, ou trouble
urinaire vésico-
prostatique ou autre
facteur de
complication
associé
- 64 -
Infection urinaire chez le diabétique
mg/jour
Sulfamide+ Sulfaméthoxazole- Dosage « forte»
triméthoprime Triméthoprime (SMX 800 mg+TMP
160 mg) :1 cp PO x
2/jour
7.2 . Prévention
aux infections.
vers l'anus.
vaginales) [87,88].
- 65 -
Infection urinaire chez le diabétique
1. Epidémiologie
Bien que les infections urinaires soient fréquentes dans la pratique médicale,
l’épidémiologie de celles-ci reste mal connue. Les chiffres sont probablement sous-estimés et
La fréquence des IU chez les diabétiques varie selon les pays, les hôpitaux, et les services
Dans la présente étude l’IU conserve une fréquence importante, qui est de 20% (Tableau III
et figure 2).
Cette fréquence est comparable à celle retrouvée par une étude réalisée au département de
chez les diabétiques était de 21% et se rapproche de l’étude réalisée en Arabie Saoudite, durant
Par contre elle est élevée par rapport à celle trouvée à Rabat par MAAROUFI et al, en France
Parailleurs la fréquence la plus élevée de l’ordre de 32 ,5% a été retrouvée dans une étude
différentes études.
- 66 -
Infection urinaire chez le diabétique
- 67 -
Infection urinaire chez le diabétique
Laboratoire de
bactériologie
Notre étude 2016 Maroc Hôpital militaire 20%
Avicenne
Marrakech
L’âge constitue un des facteurs de risque les plus influençant sur l’incidence de l’IU. Ainsi
d’après notre étude, la tranche d’âge la plus atteinte est celle de plus 60 ans avec une fréquence
de 40%, suivi de la tranche de 51-60 ans qui représente 32%, puis les patients de 41-50 ans
dont la fréquence est de 16%, Soit une moyenne d’âge de 57,24 ± 14 ans (Tableau IV et Figure
3).
A l’échelle nationale, une moyenne d’âge de 43± 5 ans a été retrouvée par une étude
casablancaise [92], contre une moyenne d’âge de 52.3 + /- 15.3 pour l’étude réalisée en Arabie
- 68 -
Infection urinaire chez le diabétique
Moyenne
Etude Année Pays Auteurs
d’âge
infection
urinaire et L Radi, A Daoudi
2008 Maroc 43± 5 ans
diabète [92] et al
Prevalence of
urinary tract
infection and
Al-Rubeaan KA, 52.3 + /- 15.
risk factors 2012 Arabie Saoudite
Moharram O et al 3 ans
among Saudi
patients with
diabetes [90]
Profil
bactériologique
des infections Toumi A, Aouam 60 ans (21–84
2014 Tunisie
urinaires chez A et al ans)
les sujets
diabétiques [93].
Laboratoire de
bactériologie
57,24 ± 14
Notre étude 2016 Maroc Hôpital militaire
ans
Avicenne
Marrakech
Nous avons recensé 56 % de patientes de sexe féminin et 44% de sexe masculin, soit un
Une prédominance féminine est classiquement décrite dans les infections du tractus
urinaire, cela étant surtout dû à l’anatomie de l’appareil urinaire féminin (brièveté de l’urètre
- 69 -
Infection urinaire chez le diabétique
Cette prédominance féminine est confirmée par une étude réalisée à Tunis auCHU
Bourguiba de Monastir qui a trouvé une fréquence d’IU de 61,19% chez les femmes et de 38,81%
chez les hommes. De même, une autre étude menée par le service d’endocrinologie à l’hôpital
Ceci est confirmé dans d’autres études, comme celle menéeen Arabie Saoudite qui rapporte
Fréquence
Etude Année Pays Auteurs
Homme Femme
infection urinaire
L Radi, A Daoudi
et diabète [92] 2008 Maroc 35,4% 64,6%
et al
Profil
bactériologique
sujets
diabétiques [93].
Prevalence of
Saudi patients
- 70 -
Infection urinaire chez le diabétique
Laboratoire de
bactériologie
Avicenne
Marrakech
Durant la période d’étude, nous avons reçu un total de 634 échantillons d’urines. Sur les
125 ECBU répondant aux critères de positivité, 93 souches d’entérobactéries ont été retrouvées,
E coli vient en tête des germes responsables d’IU chez les diabétiques avec une fréquence
Les cocci à gram positif ont représenté 9,6% avec 8% pour les staphylocoques et 1,6%
d'Instruction Mohammed V de Rabat et portant sur les bactéries isolées à partir de 648 ECBU «
positifs » 2011, a montré que parmi les germes isolés 85,36% étaient des entérobactéries avec
une prédominance de Escherichia coli (51,06%). Les bactéries à Gram positif ont représenté
- 71 -
Infection urinaire chez le diabétique
Au Népal, l’IU est dominée par E coli (52%), suivie de [Link] (14,29%), et le P
Une étude française, a permis de noter que E. Coli était majoritaire avec une fréquence de
2011[94] [93]
Entérobactéries: 85,36%
- - - - 74%
(EB)
51,06%
56,7% 52% 73% 68,9% 44,8 %
E coli
-
29,9% 14,29% 6% 13,9% 20,8%
Klebsiella
Autres EB 8,8%
Staphylocoque -
- - 2,8% 0,6% 3%
aureus
3,24%
Streptocoque 3,24 - 2% 1,3% 2%
-
Pseudomonas - 9,52% 2% 1,3% 1%
- 72 -
Infection urinaire chez le diabétique
Acinetobacter
- - 4.76% - 0,6% 5%
baumannii
En comparant nos résultats avec les données littéraires, nous avons pu ressortir les points
Klebsiella vient au second rang des germes isolés dans notre étude de même qu’au
En ce qui concerne les cocci à Gram positif, le taux de Streptocoque qu’on a trouvé
La fréquence qu’on a trouvée pour Acinetobacter est proche de celle de l’étude du Népal
[89].
- 73 -
Infection urinaire chez le diabétique
Les Céphalosporines de 3ème génération et les aminosides gardent une bonne activité
sur les entérobactéries avec une résistance par production de BLSE ne dépassant pas 7 %,
contre 16% et 13% respectivement notés dans l’étude menée à l’hôpital Ibn Tofail
Marrakech [96].
Amikacine 4% 4% 4%
Imipénème 0% 0% 0%
- 74 -
Infection urinaire chez le diabétique
Un taux de résistance élevé vis-à-vis de l’amoxicilline qui varie entre 38% et 77% en
et 67%.
d’[Link]ées dans notre étude étaient résistantes au C3G par production de BLSE.
L’étude menée au CHU Hassan II de Fès a retrouvé un taux de résistance de l’ordre 19%.
Ce taux reste élevé par rapportaux autres études où le taux de résistance varie entre 1,1%
et 11% [97].
Pour les aminosides, le taux de résistance à la gentamicine varie entre 1,2% et 26%.
La résistance au ciprofloxacine varie entre 0,4% et 40% ; le taux de résistance trouvé dans
Les nitrofuranes gardent leur intérêt dans les traitements courts des IU basses, bien qu’ils
soient moins efficaces que les autres molécules in vitro, de même que la Fosfomycine,
antibiotique peu consommé du fait de ses indications restreintes en matière d’IU. [98]
- 75 -
Infection urinaire chez le diabétique
La prescription en ville de ces deux molécules est donc à promouvoir afin de minimiser le
Toutes ces études viennent corroborer nos résultats mais avec des taux de résistance différents
différentes études.
Figure8) à celles fournies par les autres études que (tableau XX) :
- 76 -
Infection urinaire chez le diabétique
notre série (50%) est moins important que ceux notés à Rabat au CHU Ibn Sina (67,89%)
taux de résistance plus élevé de l’ordre de 53. Ce taux reste élevé par rapport au CHU
- Pour les aminosides, le taux de résistance à gentamicine varie entre 14,28% et 89%. A
noter que nous avons relevé le taux le moins élevé de résistance à cette molécule
14,28%.
couramment en 1er intention tel les Quinolones 2éme génération et l’association Triméthoprime
+ Sulfaméthoxazole.
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Infection urinaire chez le diabétique
différentes études.
Céfalotine(CF)
59,85% 92% 28,57% 75
Céftriaxone(CRO)
37,5% 53% - 10
Nitrofurantoine
- - 0% 20
Fosfomycine(FF)
- 82% 0% 12
[Link]
- - - 40
Norfloxacine
- - 28,57% 60
Gentamicine(GN)
37,60% 89% - 14.28
Triméthoprime +
Sulfaméthoxazole(SXT) 51,5% 71% 28,57% 57.14
Ciprofloxacine(CIP)
42,75% 47% - 24
- 78 -
Infection urinaire chez le diabétique
CONCLUSION
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Infection urinaire chez le diabétique
L'infection urinaire est une pathologie assez fréquente chez le sujet diabétique. Les
facteurs pour expliquer cette susceptibilité particulière ne sont pas clairement établis. Ont été
évoqués la glycosurie qui favoriserait la prolifération bactérienne dans les urines, un certain
urinaires des patients diabétiques sont les mêmes que dans la population générale et le diabète
a récemment été retiré des critères permettant de qualifier une infection urinaire de compliquée.
L’antibiothérapie dans le traitement de l’IU doit être adaptée à l’antibiogramme, mais dans
n’est pas fait pour des raisons pratiques, ces situations amènent à prescrire un traitement
empirique où l’antibiothérapie est choisie selon le site de l’infection, les germes les plus
D’après cette étude, les fréquences étiologiques des infections urinaires chez le diabétique
utilisation abusive depuis plusieurs années, limitant ainsi leur indication. La réalisation de
l’antibiogramme est donc primordiale pour une meilleure prescription des antibiotiques.
En définitive, l’infection urinaire chez le diabétique reste une pathologie très fréquente et peut
mettre en jeu le pronostic fonctionnel rénal et peut même engager le pronostic vital par le risque
de septicémie, d’où la nécessité d’un diagnostic précoce, basé sur l’examen cytobactériologique
des urines, et d’une prise en charge très rapproché[Link] mesures préventives strictes et bien
diabétiques.
- 80 -
Infection urinaire chez le diabétique
ANNEXES
- 81 -
Infection urinaire chez le diabétique
Annexe 01
Fiche d’exploitationN° /
Identité
Histoire du diabète
Antécédent :
Autres : …………………………………………….
- 82 -
Infection urinaire chez le diabétique
……………………………………………………
……………………………………………………
Complications :
Microangiopathie :
Macroangiopathie : AVC : non □ oui□. IDM : non □ oui□. AOIM : non □ oui□.
……………
………………………………………………………………………………………………………
ADO : non□ oui □. Classes : biguanide□ sulfamide□ glinide□ IAG□ Autre :…….
CRP : …………………
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Infection urinaire chez le diabétique
ECBU :
Examen cytologique :
Culture :……………………………………..
Antibiogramme :……………………………………………………
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Infection urinaire chez le diabétique
Résumés
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Infection urinaire chez le diabétique
Résumés
durée d'hospitalisation des diabétiques ayant une infection urinaire est supérieure de 3 jours par
rapport à la population générale. Les objectifs de ce travail sont de souligner la fréquence des
infections urinaires chez les patients diabétiques, de définir les agents étiologiques de ces
infections et d’établir le profil actuel de résistance des isolats bacté[Link] travail réalisé au
d’endocrinologie ou consultant en ambulatoire entre juin 2014 et décembre [Link] 634 ECBU
réalisés, 125 répondaient aux critères d’infection urinaire, soit une fréquence globale de 20%.
Les bactéries les plus incriminées étaient respectivement E coli (44,8%), Klebsiella (20,8%), et
d’autres bactéries avec des proportions variables.L’étude de la résistance des germes isolés aux
antibiotiques au cours de cette période a montré une augmentation pour la majorité d’entre eux,
conservent encore une activité efficace sur les entérobacté[Link] fréquence élevée des infections
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Infection urinaire chez le diabétique
Summary
Urinary tract infections are a common reason for consultation in diabetics. The duration of
hospitalization of diabetics having a UTI is 3 days higher compared to the general population.
The objectives of this work are to emphasize the frequency of urinary tract infections in patients
with diabetes, identify causative agents of these infections and to establish the current profile of
resistance of bacterial [Link] work done at the microbiology laboratory of the Military
Hospital Avicenne in Marrakech covered the urine cultures of diabetic patients who have resided
in or outpatient endocrinology consultant between June 2014 and December [Link] made of
634, 125 met the criteria of urinary tract infection, an overall frequency of 20%. The most
offending bacteria were respectively E coli (44.8%), Klebsiella (20.8%), and other bacteria with
varying [Link] study of the resistance of isolated germs to antibiotics during this
period showed an increase for most of them, but aminoglycosides and third generation
incidence of urinary tract infections in the diabetic and the increasing resistance of germs
responsible encourage early diagnosis of these infections and adapt to antibiotic susceptibility
testing.
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Infection urinaire chez le diabétique
ﻣﻠﺨﺺ
ﺍﻟﺗﻬﺎﺑﺎﺕ ﺍﻟﻣﺳﺎﻟﻙ ﺍﻟﺑﻭﻟﻳﺔ ﺳﺑﺏ ﺷﺎﺋﻊ ﻟﻺﺳﺗﺷﺎﺭﺍﺕ ﺍﻟﻁﺑﻳﺔ ﻋﻧﺩ ﻣﺭﺿﻰ ﺍﻟﺳﻛﺭﻱ .ﻣﺩﺓ ﺍﻟﻌﻼﺝ ﻓﻲ ﺍﻟﻣﺳﺗﺷﻔﻳﺎﺕ ﻟﻬﺫﻩ ﺍﻟﻔﺋﺔ ﺍﻟﺧﺎﺻﺔ
ﺃﻛﺛﺭﺏ 3ﺃﻳﺎﻡ ﺑﺎﻟﻣﻘﺎﺭﻧﺔ ﻣﻊ ﺍﻷﻓﺭﺍﺩ ﺍﻟﻌﺎﺩﻳﻳﻥ.ﺃﻫﺩﺍﻑ ﻫﺫﻩ ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺔ ﻫﻲ ﺍﻟﺗﺄﻛﻳﺩ ﻋﻠﻰ ﺇﺭﺗﻔﺎﻉ ﻧﺳﺑﺔ ﺍﻟﺗﻬﺎﺑﺎﺕ ﺍﻟﻣﺳﺎﻟﻙ ﺍﻟﺑﻭﻟﻳﺔ ﻟﺩﻯ
ﺍﻟﻣﺭﺿﻰ ﺍﻟﺫﻳﻥ ﻳﻌﺎﻧﻭﻥ ﻣﻥ ﻣﺭﺽ ﺍﻟﺳﻛﺭﻱ ،ﻭﺗﺣﺩﻳﺩ ﺍﻟﻌﻭﺍﻣﻝ ﺍﻟﻣﺳﺑﺑﺔ ﻟﻬﺫﻩ ﺍﻻﻟﺗﻬﺎﺑﺎﺕ ،ﻭﺍﻟﺗﻌﺭﻳﻑ ﺑﺎﻟﻭﺿﺢ ﺍﻟﺣﺎﻟﻲ ﻟﻠﻣﻘﺎﻭﻣﺔ
ﺍﻟﺑﻛﺗﻳﺭﻳﺔ ﻟﻠﻣﺿﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺣﻳﻭﻳﺔ.ﺃﺟﺭﻳﺕ ﻫﺫﻩ ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺔ ﻓﻲ ﻣﺧﺗﺑﺭ ﻋﻠﻡ ﺍﻟﺟﺭﺛﻭﻣﻳﺎﺕ ﺑﺎﻟﻣﺳﺗﺷﻔﻰ ﺍﻟﻌﺳﻛﺭﻱ ﺑﻣﺭﺍﻛﺵ ،ﻭﻗﺩ ﺷﻣﻠﺕ
ﺍﻹﺧﺗﺑﺎﺭ ﺧﻠﻭﻱ ﺟﺭﺛﻭﻣﻲ ﻟﻌﻳﻧﺎﺕ ﺑﻭﻟﻳﺔ ﻟﻣﺭﺿﻰ ﺍﻟﺳﻛﺭﻱ ،ﺑﻘﺳﻡ ﻋﻠﻡ ﺍﻟﻐﺩﺩ ﻭﺃﺻﺣﺎﺏ ﺍﻹﺳﺗﺷﺎﺭﺍﺕ ﺍﻟﺧﺎﺭﺟﻳﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺗﺭﺓ ﻣﺎ ﺑﻳﻥ
ﻳﻭﻧﻳﻭ 2014ﻭ ﺩﺟﻧﺑﺭ .2015ﺛﻡ ﺇﺟﺭﺍء 634ﺇﺧﺗﺑﺎﺭ ﺧﻠﻭﻱ ﺟﺭﺛﻭﻡ ﺑﻭﻟﻲ 125،ﻣﻧﻬﺎ ﺇﻳﺟﺎﺑﻳﺔ ﻣﺎ ﻳﻭﺍﻓﻖ ﺇﺟﻣﺎﻟﻲ ﻧﺳﺑﺔ .%20
ﻭﻣﻥ ﺃﻫﻡ ﺍﻟﺟﺭﺍﺛﻳﻡ ﺍﻟﻣﺳﺅﻭﻟﺔ ﻋﻥ ﺍﻟﺗﻌﻔﻥ ﺍﻟﺑﻭﻟﻲ ﻧﺟﺩ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺗﻭﺍﻟﻲ ﺇﺷﻳﺭﻳﺷﻳﺎﻛﻭﻟﻲ ) ،(%44,8ﻛﻠﻳﺑﺳﻳﻳﻼ )،(%20,8ﺛﻡ ﺑﺎﻗﻲ
ﺍﻟﺑﻛﺗﻳﺭﻳﺎﺕ ﺑﻧﺳﺏ ﻣﺗﻔﺎﻭﺗﺔ.ﺃﻅﻬﺭﺕ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻣﻘﺎﻭﻣﺔ ﺍﻟﺑﻛﺗﻳﺭﻳﺎ ﺍﻟﺗﻲ ﺛﻡ ﺍﻟﻌﺛﻭﺭ ﻋﻠﻳﻬﺎ ﻟﻠﻣﺿﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺣﻳﻭﻳﺔ ﺇﺭﺗﻔﺎﻋﺎ ﻓﻲ ﻧﺳﺑﺔ ﺃﻏﻠﺑﻳﺗﻬﺎ،
ﻟﻛﻥ ﺃﺩﻭﻳﺔ ﻣﺛﻝ ﺍﻷﻣﻳﻧﻭﺯﻳﺩﺍﺕ ،ﺳﻳﻔﺎﻟﻭﺳﺑﻭﺭﻳﻧﺎﺕ ﺍﻟﺟﻳﻝ ﺍﻟﺛﺎﻟﺙ ﻭ ﺍﻟﻛﺎﺭﺑﺎﺑﻳﻧﻳﻡ ﻻ ﺯﺍﻟﺕ ﺗﺣﺗﻔﺽ ﺑﻔﻌﺎﻟﻳﺗﻬﺎ ﺿﺩ ﺍﻷﻧﺗﻳﺭﻭﺑﺎﻛﺗﻳﺭ.ﺇﺭﺗﻔﺎﻉ
ﺣﺎﻻﺕ ﺍﻟﺗﻬﺎﺑﺎﺕ ﺍﻟﻣﺳﺎﻟﻙ ﺍﻟﺑﻭﻟﻳﺔ ﻟﺩﻯ ﻣﺭﺿﻰ ﺍﻟﺳﻛﺭﻱ ﻭﻣﻘﺎﻭﻣﺔ ﺍﻟﺟﺭﺍﺛﻳﻡ ﺍﻟﻣﺳﺅﻭﻟﺔ ﺍﻟﻣﺗﺯﺍﻳﺩ ﻟﻸﺩﻭﻳﺔ ،ﻳﺣﺙ ﻋﻠﻰ ﺿﺭﻭﺭﺓ
ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ ﺍﻟﻣﺑﻛﺭ ﻟﻬﺫﻩ ﺍﻟﺗﻌﻔﻧﺎﺕ ﻭﺿﺭﻭﺭﺓ ﺍﻟﺗﻭﻓﻳﻖ ﺑﻳﻥ ﺍﻟﻌﻼﺝ ﺑﺎﻟﻣﺿﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺣﻳﻭﻳﺔ ﻭﻧﺗﺎﺋﺞ ﺍﻹﻧﺳﺗﻳﻐﺭﺍﻡ
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Infection urinaire chez le diabétique
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ﻗﺴﻢ اﻟﻄﺒﻴﺐ
� ﺍﻟ َﻌ ِﻅﻳ ْﻡ ﺍﻗَ ِ
ﺳ ُﻡ ﺑﺎ ِ
� ﻓﻲ ِﻣﻬﻧَﺗِﻲ.
ﺃﺭﺍﻗﺏ ّ
َ ﺃﻥ
ﺽ ﻭﺍﻷﻟَﻡ ﻭﺍﻟﻘَﻠﻖ.
ﻭﺍﻟﻣﺭ ِ
َ ﻼﻙ َﺑﺎ ِﺫﻻً ﻭ ْ
ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﺳﺗﻧﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻥ ﺍﻟ َﻬ ِ
ﺳ ﱠﺭ ُﻫ ْﻡ.
ﺳﺗﺭ ﻋ َْﻭ َﺭﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃﻛﺗ َﻡ ِ
ﻛﺭﺍ َﻣﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃ ْ ﻭﺃﻥ ﺃَﺣﻔَﻅ ِﻟﻠﻧّ ِ
ﺎﺱ َ
ﺍﻟﺩﻭﺍﻡ ﻣﻥ ﻭﺳﺎﺋِﻝ ﺭﺣﻣﺔ ﷲ ،ﺑﺎﺫﻻ ِﺭﻋَﺎﻳَﺗﻲ ﺍﻟﻁﺑﻳﺔ ﻟﻠﻘﺭﻳﺏ ﻭﺍﻟﺑﻌﻳﺩ ،ﻟﻠﺻﺎﻟﺢ َ
ﺃﻛﻭﻥ ﻋَﻠﻰ َ ﻭﺃﻥ
ﻭﺍﻟﻁﺎﻟﺢ ،ﻭﺍﻟﺻﺩﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺩﻭ.
ﺍﻟﺑﺭ ﻭﺍﻟﺗﻘﻭﻯ.
ﻳﻥ ﻋَﻠﻰ ِ ّ ﺍﻟﻣﻬﻧَ ِﺔ ﺍﻟ ُ
ﻁﺑّﻳّﺔ ُﻣﺗ َﻌﺎﻭﻧِ َ ﻓﻲ ِ
ﺍﻟﻣﺅﻣﻧﻳﻥ.
ِ ﻧَﻘﻳّﺔً ِﻣ ّﻣﺎ ﻳﺷﻳﻧ َﻬﺎ ﺗ َﺟﺎ َﻩ ﷲ َﻭ َﺭ ُ
ﺳﻭ ِﻟ ِﻪ َﻭ
ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ
ﺍﻟﺮﺋﻴﺲ ﺍﻟﺴﻴﺪ ﺭ .ﻣﻮﺗﺎﺝ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻓﻲ ﻋﻠﻢ ﺍﻟﻔﻄﺮﻳﺎﺕ ﻭﺍﻟﻄﻔﻴﻠﻴﺎﺕ
ﺍﻟﻤﺸﺮﻑ ﺍﻟﺴﻴﺪ ﺱ .ﺯﻫﻴﺮ
ﺍﺳﺘﺎﺫ ﻓﻲ ﻋﻠﻢ ﺍﻟﺒﻜﺘﻴﺮﻳﺎ ﻭﺍﻟﻔﻴﺮﻭﺳﺎﺕ
ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ ﻝ .ﺃﺭﺳﻼﻥ
ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻣﺒﺮﺯﺓ ﻓﻲ ﻋﻠﻢ ﺍﻟﺒﻜﺘﻴﺮﻳﺎ ﻭﺍﻟﻔﻴﺮﻭﺳﺎﺕ
ﺍﻟﺴﻴﺪ ﻫـ .ﺑﻴﺰﺭﻱ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺒﺮﺯ ﻓﻲ ﻋﻠﻢ ﺍﻟﻐﺪﺩ ﻭ ﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻻﺳﺘﻘﻼﺑﻴﺔ
ﺍﻟﺤﻜﺎﻡ
ﺍﻟﺴﻴﺪ ﻡ .ﻋﻠﻮﻱ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺒﺮﺯ ﻓﻲ ﺟﺮﺍﺣﺔ ﺍﻷﻭﻋﻴﺔ ﺍﻟﺪﻣﻮﺭﻳﺔ