Université Akli Mohand Oulhadj
Bouira
République algérienne démocratique et populaire.
Ministère de l'enseignement supérieur et de recherche scientifique.
Université de Bouira.
3 Année LMD (ST)
Département: Electrotechnique
Module:
TP 1
propriétés et domaine d'emploi des matrériaux paramagnétique
Groupe : 02
noureddine foudi
hamadach abdellatife
génénalité;
Les pierres magnétiques sont connues depuis l’antiquité. Elles ont été utilisées très tôt par les marins
comme boussole. Avant 1600, Gilbert effectue des recherches sur le magnétisme terrestre et émet
l’hypothèse que la terre est un aimant géant. 1819, Oersted observe que des fils conducteurs parcourus
par un courant électrique créent un champ magnétique. 1820, Biot et Savart puis Ampert établissent des
relations expérimentales sur le champ magnétique et sa production par des courants électriques.
Le magnétisme représente un ensemble de phénomènes physiques dans lesquels les objets exercent
des forces attractives ou répulsives sur d'autres matériaux. Les courants électriques et les moments
magnétiques des particules élémentaires fondamentales sont à l’origine du champ magnétique qui
engendre ces forces. Tous les matériaux sont influencés, de manière plus ou moins complexe, par la
présence d'un champ magnétique, et l’état magnétique d'un matériau dépend de sa température (et
d'autres variables telles que la pression et le champ magnétique extérieur) de sorte qu'un matériau peut
présenter différentes formes de magnétisme selon sa température.
Les aimants permanents possèdent des moments magnétiques permanents à l’origine
du ferromagnétisme. Cependant, la plupart des matériaux ne possèdent pas de moments permanents.
Parmi ces derniers, certains sont attirés par la présence d’un champ magnétique (paramagnétisme);
d'autres sont au contraire repoussés par celui-ci (diamagnétisme) ; d'autres encore ont une relation
beaucoup plus complexe avec un champ magnétique appliqué (antiferromagnétisme).
Les substances qui sont affectées de façon négligeable par les champs magnétiques sont considérées
comme étant des substances non-magnétiques, dites amagnétiques.
Rappels sur les Matériaux magnétiques:
Tout comme le courant électrique, nous ne pouvons que constater les effets du magnétisme.
Nous ne pouvons pas voir les lignes de force qui existent autour d'un aimant. Les propriétés
magnétiques de certains matériaux sont dues à la rotation des électrons sur eux-mêmes dans
l'atome.
Les matériaux magnétiques sont classés en trois catégories:
1. Matériaux ferromagnétiques :
Ils peuvent être fortement magnétisés.
Leur aimantation persiste plus ou moins lorsque le champ magnétisant est supprimé.
Exemples : Fer , Nickel , Acier , Cobalt
2. Matériaux paramagnétiques :
Ils s'aimantent faiblement dans le sens du champ magnétisant. Leur aimantation cesse dès
que le champ magnétisant est supprimé.
Exemples : Aluminium , Platine , Manganèse
3. Matériaux diamagnétiques ..
Ils s'aimantent faiblement dans le sens opposé au champ magnétisant. Leur aimantation
cesse dès que le champ magnétisant est supprimé.
Exemples : Cuivre , Zinc , Or , Argent
-Pour expliquer ces différents types d'aimantation, il faut considérer le moment magnétique
de chaque atome et celui d'une parcelle de corps comprenant un grand nombre d'atomes.
Le moment magnétique atomique résulte des mouvements des électrons qui gravitent
autour du noyau et qui en même temps tournent sur eux-mêmes.
La rotation de l'électron sur lui-même, Spin, provoque un moment magnétique .
La rotation de l'électron e- , charge électrique négative, autour du noyau provoque un
moment magnétique
Dans un atome, ces différents moments magnétiques se composent pour donner le:
- Moment magnétique atomique :
Pour les matériaux diamagnétiques, ce moment est nul. Pour les matériaux paramagnétiques, il n'est pas
nul, mais les moments de l'ensemble des atomes est nul.
Pour les matériaux ferromagnétiques, des parcelles de matières appelées domaines de Weiss, ont un moment
magnétique non-nul. Mais, en l'absence de champ magnétique extérieur, l'ensemble des moments de ces
parcelles s'annulent les uns les [Link] présence d'un champ magnétisant extérieur, le corps s'aimante et
toutes les parcelles de ce corps présentent un moment magnétique. L'aimantation ainsi obtenue dépend de
la nature du corps.
Les matériaux diamagnétiques s'aimantent proportionnellement au champ dans lequel ils sont
placés, mais en sens inverse.
Le rapport entre la valeur de l'aimantation du corps et celle du champ qui le produit est
faible
Les matériaux paramagnétiques présentent une aimantation proportionnelle au champ dans
lequel ils sont placés, et de même sens.
Le rapport entre la valeur de l'aimantation du corps et celle du champ qui le produit est
faible
Les matériaux ferromagnétiques sont capables de s'aimanter de manière beaucoup plus forte.
Leur aimantation est de même sens que le champ inducteur, mais elle n'est pas proportionnelle.
Elle croît avec le champ inducteur et tend vers une limite .
Matrériaux paramagnétique:
Le paramagnétisme désigne en magnétisme le comportement d'un milieu matériel qui ne
possède pas d'aimantation spontanée mais qui, sous l'effet d'un champ magnétique extérieur,
acquiert une aimantation orientée dans le même sens que le champ magnétique appliqué. Un
matériau paramagnétique possède une susceptibilité magnétique de valeur positive
(contrairement aux matériaux diamagnétiques). Cette grandeur sans unité est en général assez
faible (dans une gamme allant de 10−5 à 10−3). L'aimantation du milieu disparaît lorsque le champ
d'excitation est coupé. Il n'y a donc pas de phénomène d'hystérésis comme pour
le ferromagnétisme.
Un comportement paramagnétique peut apparaître sous certaines conditions de température et
de champ appliqué, notamment :
un matériau antiferromagnétique devient paramagnétique au-delà de la température de
Néel ;
un matériau ferromagnétique ou ferrimagnétique devient paramagnétique au-delà de
la température de Curie.
Le paramagnétisme est observé dans1 :
1. Les atomes, molécules et défauts cristallins ayant un nombre impair d'électrons, pour
lesquels le moment cinétique total ne peut pas s'annuler. Par exemple : atomes
de sodium (Na) libres, monoxyde d'azote (NO) gazeux, radicaux libres organiques
comme triphenylmethyl (C(C5H5)3) ou le DPPH ;
2. Des atomes et ions libres, avec une couche électronique interne partiellement remplie
comme les éléments de transition, les ions isoélectroniques des éléments de transition,
les terres rares et les actinides. Par exemple : Mn²⁺, Gd³⁺, U⁴⁺ ;
3. Quelques composés avec le nombre pair d'électrons comme dans le dioxygène (O2) et
dans des biradicaux organiques ;
4. Les métaux.
Matériaux paramagnétiques
Quelques métaux paramagnétiques typiques (20 °C)
Matériau Xm*10^-5
Tungstène 6.8
Césium 5.1
Aluminium 2.2
Lithium 1.4
Magnésium 1.2
Sodium 0.72
Les matériaux paramagnétiques sont caractérisés par une susceptibilité magnétique positive mais
faible dont la valeur est comprise entre 10−5 et 10−3 (la susceptibilité magnétique est une grandeur
adimensionnelle) et par une perméabilité magnétique proche de l'unité également (il s'agit là encore
d'une grandeur sans dimension)
Paramagnétisme des électrons localisés
Description classique : le modèle de Langevin
Paul Langevin a introduit, en 1905, l'idée selon laquelle le moment magnétique d'un corps
peut être la somme des moments magnétiques de chaque atome. En effet, les matériaux
paramagnétiques sont composés d’atomes ou de molécules qui possèdent un moment
magnétique . Toutefois, une augmentation de la température apporte de l'agitation
thermique qui entraîne, au-delà de la température dite de Curie, la désorientation des
moments magnétiques des atomes. Ainsi, leur somme (vectorielle) s’annule et le moment
magnétique total est nul en l’absence du champ magnétique.
Par contre, lorsqu'un champ magnétique est appliqué, les moments magnétiques des atomes
ont tendance à s'aligner avec celui-ci et une aimantation induite est observée.
L'aimantation est alors décrite par : avec N nombre de sites
magnétiques par unité de volume, m0 le module du moment magnétique atomique,
l'aimantation à saturation et la
la fonction de Langevin.
Résultats du modèle classique
de la loi de Curie, observée expérimentalement par Pierre Curie dix ans plus tôt, en 1895.
Cette loi décrit le comportement de la susceptibilité magnétique X en fonction de la
température :
Ce modèle considère un continuum d'états dans la matière alors que les valeurs
issues des projections du moment magnétique sur l'axe ascendant (Oz) ont des
valeurs définies. C'est pourquoi lorsqu'on compare ces résultats à l'expérience on
s'aperçoit qu'il y a sous-estimation en utilisant la fonction dite de Langevin.
Description quantique
Au contraire de la description classique de Langevin qui tient compte d'un continuum
d'états qui de ce fait sous-estime le moment magnétique comme le montre
l'expérience, la description quantique ne considère que des valeurs quantifiées.
Prérequis
Il peut être utile de consulter la page sur les nombres quantiques et d'avoir en tête
le principe d'exclusion de Pauli et la règle de Hund avant de lire cette section.
Posons LT,ST et JT les sommes des moments orbitaux et des moments de spin
projetés sur l'axe z et le moment cinétique total selon l'axe z tels que :
Le moment magnétique µ est tel que (cas de l'atome isolé) :
Le facteur de Landé g rend compte du couplage entre moment orbital et moment de
spin :
s'il y a couplage entre un moment orbital et un moment de spin (cas général) ;
g= 1 s'il y a un moment orbital mais que le moment de spin est nul (ST=0) ;
g=1 si le moment orbital est éteint (LT=0) mais pas le moment de spin ;
On peut donc recalculer le moment magnétique quand l'atome est dans un réseau cristallin où le moment orbital est
éteint (LT=0) :
L'énergie magnétique associée à l'application d'un champ est définie comme suit :
Résultats du modèle quantique
Dans le modèle quantique la constante de Curie n'est plus égale à (résultat
du modèle classique de Langevin) mais à avec .
Démonstration
Le modèle quantique tend vers le modèle classique pour ce qui revient
à un continuum d'états. On peut approximer un système par un continuum d'états
pour des hautes températures, telles que
Résultats expérimentaux
Cette courbe représente l'évolution de la fonction de Brillouin en tenant compte de la
valeur du moment cinétique total. On se rend compte que lorsque ce dernier tend
vers l'infini, cette fonction tend vers la fonction de Langevin.
Les relations précédentes ont été vérifiées pour les espèces paramagnétiques pour
lesquelles les interactions magnétiques entre atomes ou molécules sont
négligeables. C'est le cas par exemple des ions en solution, notamment les ions
métalliques et les ions des terres rares. Le modèle quantique a également été validé
lors des expériences sur les vapeurs des métaux alcalins.
Par ailleurs, la description quantique avec la fonction de Brillouin correspond
parfaitement aux résultats expérimentaux, comme l'a montré par exemple Warren E.
Henry.
Lorsque les interactions entre les atomes et molécules d'un solide ne sont plus
négligeables, la théorie du champ cristallin est utilisée pour expliquer leur
comportement.
Cette courbe représente l'évolution de la fonction de Brillouin en tenant compte de la valeur du moment cinétique total. On se rend
compte que lorsque ce dernier tend vers l'infini, cette fonction tend vers la fonction de Langevin.
Paramagnétisme dans les métaux
Dans les métaux, la loi de Curie ne suffit pas pour expliquer le comportement
paramagnétique. D'autres descriptions ont alors été proposées par Wolfgang Pauli en
1927 et par John Hasbrouck Van Vleck en 1932.
La description de Pauli explique la susceptibilité paramagnétiques des électrons de
conduction. La description de Van Vleck concerne les espèces avec une
configuration électronique particulière (dernière couche électronique à un électron
près du demi-remplissage). Les éléments ayant ou pouvant avoir cette configuration
sont des métaux mais tous les métaux ne peuvent pas développer le
paramagnétisme de Van Vleck, contrairement au paramagnétisme de Pauli. Les deux
descriptions sont fondamentalement différentes mais leur point commun est
l'indépendance de la susceptibilité magnétique et de la température.
Paramagnétisme de Pauli
La théorie classique des électrons libres ne permet pas d'expliquer le faible paramagnétisme
indépendant de la température des métaux non ferromagnétiques ainsi les valeurs
expérimentales sont 100 fois plus faibles que les résultats du modèle classique. Pauli propose
alors avec succès d'utiliser la statistique de Fermi-Dirac dans le cadre de la théorie des
bandes ce qui permet de rejoindre les résultats expérimentaux
D'après la théorie classique, la probabilité qu'un atome s'aligne parallèlement au champ B
dépasse d'une quantité la probabilité qu'il s'aligne antiparallèlement. Or, dans un métal, les
spins ne peuvent pas s'aligner librement : les électrons de valence sont engagés dans des liaisons
pour assurer la cohésion du métal et les électrons des couches internes n'ont pas la possibilité de
s'orienter lorsqu'un champ est appliqué car la plupart des orbitales dans la mer de Fermi ayant un
spin parallèle sont déjà occupées. Seulement une fraction d'environ d'électrons
peut venir peupler les états de spin parallèle de plus haute énergie, grâce àl'énergie thermique
, et contribuer à la susceptibilité. C'est pourquoi la susceptibilité paramagnétique de Pauli
est beaucoup plus faible que la susceptibilité de Curie.
Les densités énergétiques de peuplement D(E) se répartissent alors de manière que l'énergie
occupée la plus haute soit celle du niveau de Fermi.
L'aimantation totale du gaz d'électrons libres est donnée par :
d'après les résultats de la physique statistique d'un gaz de fermions dégénéré.
La susceptibilité étant définie comme on obtient bien une
susceptibilité magnétique indépendante de la température.
Les résultats sont assez probants. Pour le calcium par exemple, la susceptibilité ainsi calculée est
de mesurée
expérimentalement
Paramagnétisme de Van Vleck
Le paramagnétisme de Curie (c'est-à-dire dépendant de la température) est prédominant lorsque
le moment cinétique de l'atome . le paramagnétisme de Van
Vleck peut être observé et résulte d'un équilibre entre le diamagnétisme de Larmor et le
paramagnétisme de Curie, à condition que seul l'état fondamental soit occupé. C'est le cas des
ions ayant une couche électronique de valence à moitié remplie ou proche du demi-remplissage
comme dont les configurations électroniques sont respectivement
pour l'europium et pour le samarium : la couche f de l'ion 3+ est donc à un électron
du demi-remplissage (la couche f étant pleine à 14 électrons).
En effet, Van Vleck a identifié et expliqué une nouvelle composante paramagnétique qui apparaît
pour certains atomes dont la différence entre les niveaux énergétiques est comparable à l'énergie
thermique
Il faut noter que pour certains composés, tels que Sm3Pt23Si11, la susceptibilité magnétique peut
varier comme la somme des susceptibilités prévues par Van Vleck et la loi de Curie-Weiss
Paramagnétisme dans les isolants: il faut modifier l'approche classique en se
rappelant que les valeurs possibles de la projection du moment cinétique sont discrètes. Au lieu
de calculer une intégrale donnant le paramagnétisme de Langevin, on doit calculer une somme
discrète donnant le paramagnétisme de Brillouin. Ces deux approches tendent vers le même
résultat dans la limite classique où le moment cinétique J tend vers PLUS INFINY.
Applications du paramagnétisme
Le paramagnétisme peut trouver des applications notamment dans :
le Refroidissement par Désaimantation Adiabatique (RDA), première technique à avoir
ouvert les portes des ultras-basses températures et pour lequel le spatial a désormais un
regain d'intérêt12 ;
la Résonance Paramagnétique Nucléaire (RPN)
Applications du magnétisme(matrériaux
paramagnétiquees):
1-Applications au quotidien
Les plaques à induction:
Des bobines alimentées en courant alternatif génèrent un champ magnétique oscillant sur le fond
ferromagnétique des casseroles. Puisque toute variation temporelle du flux magnétique traversant
un matériau ferromagnétique y induit un courant de Foucault, il s’établit un courant dans le fond
de la casserole. Cette mise en mouvement des électrons par force de Lorentz entraine une
dissipation d’énergie par effet Joule, et donc chauffer la casserole.
La recharge par induction des batteries : brosses à dents,
téléphones:
Suivant le même principe, la bobine située sur le socle de recharge induit des courants de
Foucault, cette fois-ci dans une seconde bobine située proche de la batterie de l’appareil à
charger. Ces courants induits peuvent ainsi alimenter la batterie et la recharger. Pour obtenir un
maximum de rendement, il est nécessaire d’aligner au mieux les bobines.
Au niveau industriel, la norme Qi est la plus répandue avec plus de 200 entreprises qui l’utilisent.
On peut citer notamment : Belkin, Freescale, Haier, HTC, IKEA, LG, Microsoft, Motorola, Nokia,
Panasonic, Samsung, Sony, TDK, Texas Instruments. À la date du 23 juin 2015, la puissance
maximale1 capable d’être transmise à un téléphone compatible est de 15 W. Le rendement entre
le courant secteur et la batterie2 est d’environ 52% contre 65% en
2-Applications médicales
-magerie et caractérisation médicale
IRM : Imagerie par résonance magnétique
Article détaillé : Imagerie par résonance magnétique.
L'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) est l'application, la plus connue du grand
public, de la résonance magnétique nucléaire (RMN) en imagerie médicale. Elle permet d'avoir
une vue 2D ou 3D d'une partie du corps, notamment du cerveau.
Machine IRM
La RMN est associée à une propriété de certains atomes lorsqu'ils sont placés dans un champ
magnétique. Cet effet est essentiellement utilisé comme une méthode spectroscopique d’analyse
de la matière. La RMN met en jeu des rayonnements électromagnétiques de très faible énergie,
elle permet ainsi un examen extrêmement détaillé et non destructif pour l’échantillon.
Les atomes dont le noyau présente un nombre impair de protons et de neutrons, possèdent
un spin nucléaire, c'est-à-dire un nombre quantique de spin non nul. Placés sous un champ
magnétique, ces isotopes atomiques peuvent avoir deux états distincts. En appliquant un
rayonnement adapté, un photon pulsé va faire osciller le noyau d’un état d’énergie à l’autre : on
parle de résonance. En retournant à son niveau d’équilibre, le noyau émet un photon. Ce
rayonnement, en plus d'indiquer la présence du noyau, peut également donner des informations
sur l'environnement de la molécule. Dans le cas de l'IRM, on utilise l'atome d'hydrogène présent
dans l'eau (H2O) des cellules organiques.
MEG : Magnétoencéphalographie
Article détaillé : Magnétoencéphalographie.
De la même manière qu’un électroencéphalogramme, le magnétoencéphalogramme mesure le
champ magnétique induit par l’activité électrique des neurones du cerveau. Ces champs
magnétiques extrêmement faibles sont mesurés à l’aide de magnétomètre SQUID, un appareil de
mesure doté d’une boucle supraconductrice, refroidie à l’hélium liquide.
La MEG permet de suivre l’évolution au cours du temps d’un message nerveux. Elle est utilisée
également pour le diagnostic précoce des maladies neurodégénératives (Alzheimer et Parkinson)
ou pour spécifier des cas d’épilepsies.
RPE : Résonance paramagnétique électronique
Article détaillé : Résonance paramagnétique électronique.
La résonance paramagnétique électronique est un phénomène analogue à la résonance
magnétique nucléaire et concerne les électrons non appariés. Cet effet est également
utilisé comme méthode spectroscopique pour mettre en évidence la présence de ces
électrons. Il est possible, par exemple, d’en déduire la structure d’une molécule. Cette
technique est couramment utilisée comme moyen d’analyse d’échantillons biologiques.
- Nanoparticules magnétiques et ferrofluides
Ferrofluide composé de nanoparticules magnétiques
L’autre champ d’application du magnétisme dans le domaine médical est celui de l’utilisation
des nanoparticules magnétiques dans le cadre thérapeutique. En constant développement, de
telles particules présentent l’avantage de pouvoir être contrôlées à distance ou d’émettre une
grande quantité d'énergie thermique sous l’application d’un champ magnétique. On
appelle ferrofluide, un fluide magnétique stable composé de nanoparticules ferromagnétiques de
diamètre compris entre 5 et 12 nm et dispersées dans une phase liquide (aqueuse ou organique).
Le développement de la bio-nanotechnologie5 permet l’utilisation de nanoparticules magnétiques
comme supports de biomolécules pour différentes applications n vitro, elles sont utilisées comme
supports solides pour l’extraction, la purification, la concentration et le transport de biomolécules
ou tout simplement comme outil de détection; in vivo, comme des agents de contraste pour des
diagnostics, le traitement de cancer et la libération de molécules actives (thérapeutique).
Le traitement de tumeurs cancéreuses par hyperthermie magnétique est l’application la plus
ambitieuse. L'injection d'un ferrofluide dans des cellules cancéreuses entraine l’échauffement de
ces dernières sous l’action d’un champ magnétique, ce qui permet de les détruire.
3-Applications liées au transport
Train à sustentation magnétique
Depuis le tout premier chemin de fer, peu de choses ont changé en termes de concepts
techniques de base : les trains sont toujours soutenus, guidés et propulsés par les roues. Mais un
nouveau système de trains a fait son apparition : ce sont les trains à lévitation magnétique, qui
sont soutenus, propulsés et guidés par la seule force électromagnétique. Ce nouveau concept
présente de nombreux avantages grâce à sa technologie révolutionnaire dite de " non-contact ".
Un train à sustentation magnétique est un train monorail utilisant les forces magnétiques pour se
déplacer. Deux principaux types de trains à sustentation existent.
Train à sustentation magnétique Maglev
Le type à sustentation électrodynamique (ou EDS) utilisent des aimants
supraconducteurs. Le projet le plus abouti est le Maglev japonais. Des bobines
supraconductrices sont placées dans le train et des électroaimants le long de la voie. Ces
bobines en 8 sont de sens contraire, donc elles se repoussent. Le guidage est réalisé par les
mêmes bobines que celles qui assurent la lévitation. Le courant électrique traversant les
bobines est créé par le passage des aimants supraconducteurs, en accord avec le principe
d'induction électromagnétique. Ainsi la partie inférieure du 8 de la bobine assure la lévitation
par répulsion et la partie supérieure du 8 le guidage, aussi par ré[Link] le train se
déplace, un courant est induit dans la voie. La force de Laplace résultante fait léviter le train à
une dizaine de centimètres au-dessus du sol. Le déplacement du train engendre une traînée
électromagnétique très importante, d'où une consommation énergétique élevée.
Le type à sustentation électromagnétique (ou EMS), utilisant
des électroaimants classiques. La traînée électromagnétique est ici très faible, voire nulle.
Le Transrapid6 allemand en est le principal exemple. Le rail « porteur » contient des aimants
ou des électroaimants. L'interaction entre les aimants à bord du train et des aimants disposés
le long de la voie crée une force magnétique induite qui compense la gravité et permet
la lévitation. Ces aimants attirent le train vers le haut et assurent un écart suffisant entre le rail
et le train ce qui empêche toute perte due à la friction. Par ailleurs, aux vitesses élevées, c'est
la résistance aérodynamique qui représente de loin la principale résistance à l'avancement.
Le guidage du train se fait parallèlement à la voie par des forces électromagnétiques, sans
contact. Les bobines de guidage de la voie sont situées sur les côtés de celles-ci, en face des
bobines de guidage du train.
Électrotechnique
Les transformateurs
Il s’agit d’un composant électronique qui permet de convertir des hautes tensions alternatives en
basses tensions alternatives et inversement. Les fréquences sont conservées lors de la
transformation.
Les transformateurs isolés galvaniquement
Les circuits primaires et secondaires sont isolés galvaniquement. Cela signifie que les deux
circuits possèdent deux masses distinctes ou encore qu’il n’y ait pas de contact physique entre
les deux circuits. On y retrouve les transformateurs de puissance et les transformateurs
d’isolement.
Avec circuit magnétique (ou dit à noyau ferromagnétique) :
Organes du transformateur :
- Un solénoïde qui forme ce qu’on appelle le circuit primaire composé de N1 spires
- Un autre solénoïde qui forme ce qu’on appelle le circuit secondaire composé de N2 spires
- Un circuit magnétique fait d’un matériau ferromagnétique doux
Principe de fonctionnement :
Une tension U1 est appliquée aux bornes du solénoïde qui compose le circuit primaire. Lors du
passage du courant dans les spires, des boucles de champ magnétique sont créées
perpendiculairement aux spires (par application de la loi de Biot et Savart ou du théorème
d’Ampère).
Ce champ magnétique est guidé vers le solénoïde du circuit secondaire par l’intermédiaire du
circuit magnétique. Ce type de circuit est fait d'un matériau ferromagnétique : quand un champ est
appliqué sur ce type de matériau, celui-ci s’aimante dans le sens du champ magnétique appliqué
pour minimiser son énergie de Zeeman. En d'autres termes, les différents moments magnétiques
qui composent le matériau s'orientent dans le sens du champ. De ce fait, le champ magnétique
généré au primaire suit le circuit magnétique car énergétiquement, c’est plus favorable.
Le champ magnétique créé au primaire arrive au secondaire. Un phénomène
d’induction magnétique s’ensuit. La loi de Lenz-Faraday indique que lorsqu’un solénoïde est
traversé par un flux magnétique variable au cours du temps, une force électromotrice apparaît
aux bornes du solénoïde pour générer un flux magnétique variable au cours du temps qui va
s’opposer au premier flux. De ce fait, il faut utiliser des tensions alternatives et donc une force
électromotrice U2 apparait aux bornes du solénoïde.
La force électromotrice vaut
Comme on utilise des champs magnétiques variables, pour le circuit magnétique, il faut utiliser
un matériau ferromagnétique doux. En effet, il faut que l’aimantation suive le champ et comme le
champ varie souvent, l’aimantation a besoin de se retourner souvent. Il faut donc avoir des
champs coercitifs les plus faibles possibles et une susceptibilité magnétique forte pour retourner
l’aimantation facilement.
Le rapport de transformation vaut
.
En changeant le nombre de spires N1 et N2, on peut transformer les tensions.
Sans circuit magnétique (ou dit à noyau d’air) :
Ses organes et son principe de fonctionnement sont identiques à un transformateur
avec circuit magnétique sauf qu’il n'en possède pas. Le solénoïde du secondaire, de diamètre
plus petit se trouve à l’intérieur du solénoïde primaire de diamètre plus grand. Le flux
magnétique généré par le primaire traverse directement le solénoïde secondaire.
Exemple célèbre de transformateur à noyau d’air : le transformateur de Tesla (ou
plus communément appelée bobine Tesla).
Capteurs magnétiques
Capteurs de champ
Boussole, mesure de champ terrestre :
Boussole mécanique
Il existe deux types de boussoles, mécaniques (la première créée mais de moins en moins
utilisée) et électroniques (de plus en plus utilisées). La boussole mécanique est basée sur
l’orientation d’une aiguille dans le champ magnétique terrestre par une mesure de champ
magnétique. En revanche, la boussole électronique est basée elle sur le positionnement des
références spatiales satellitaires8. De manière générale, la boussole électronique est associée à
un GPS, ce qui permet d’orienter les cartes du GPS dans la bonne direction. Le contrôle du
positionnement dans l’espace (avec le champ magnétique terrestre comme axe de référence) se
développe aussi pour d’autres applications telles que les jeux, les enregistrements de mouvement
ainsi que les applications robotiques. Une boussole électronique contient plusieurs capteurs
magnétiques axiaux (sensible à une direction du champ magnétique) couplés à des mesures
d’inclinaison et parfois à des accéléromètres. Les principales technologies utilisées pour ces
boussoles sont l’effet Hall, les microfluxgates ainsi que l’effet d’impédance magnétique géante
(GMI) qui utilise la très grande variation d’absorption radiofréquence de certains matériaux
magnétiques en fonction de leur configuration magnétique statique.
Classification des effets magnétiques
Conclusion
Matériau manitique fréquemment utilisé en eléctrotécnique donc à travers ce on va discuter étudué
briévement le fonctionnement d'un phyique , les mécanisme , d'aimamtatio des matériau ferromanétique.