Antenne matricielle à 204 éléments
Antenne matricielle à 204 éléments
éléments finis
David Dureisseix
David Dureisseix
28/09/2008
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION 1
RÉFÉRENCES 69
D REPÈRES BIOGRAPHIQUES 79
INDEX 85
INTRODUCTION
Ce document de travail (avec renvoi à des ressources de références s’il y a besoin d’approfon-
dir) est utile à ceux qui sont intéressés ou amenés à utiliser des méthodes de simulation (es-
sentiellement par éléments finis) dans le but de dimensionner des structures mécaniques.
Il ne s’agit pas pour autant d’un document sur les éléments finis, puisqu’on suppose que
les problèmes ont déjà été formulés dans ce cadre, et que l’on se place en aval, lorsque la
résolution des problèmes éléments finis est en jeu. On se ramènera ainsi fréquemment aux
techniques effectivement utilisées dans des codes de calcul industriels. Pour cela, on sera
amené à utiliser des méthodes classiques d’algèbre linéaire, de calcul matriciel, adaptées
aux calculs sur ordinateurs (algorithmique).
Selon les problèmes qui se posent, on est amené à utiliser un grand nombre d’outils dif-
férents mais ce document ne se veut pas exhaustif. Il ne traite en particulier pas les cas sui-
vants :
– la recherche de racine de f (U) = 0 ;
– les problèmes de minimum non quadratiques (bisection, point fixe, Newton, Newton-
Raphson, quasi-Newton, sécante, BFGS) ;
– les problèmes non linéaires de type grands déplacement ou contact unilatéral.
Structuré en quatre chapitres, il aborde les techniques de résolution de grands systèmes
linéaires (de façon directe ou itérative), de problèmes de recherche de valeurs et vecteurs
propres, et enfin de systèmes différentiels.
Pour un aperçu moins détaillé mais plus large des méthodes numériques, le lecteur pourra
se reporter à [1].
Il semble aussi utilise de préciser que ce document est en perpétuelle évolution et que
de ce fait, son organisation ainsi que sa table des matières peuvent afficher quelque incohé-
rence.
En cas d’erreur
Les différents algorithmes et techniques présentés ne sont pas garantis contre les erreurs et
autres coquilles. . . De la même façon, tout document est perfectible, et celui-ci ne fait pas
exception à la règle. Aussi, si vous en trouvez, signalez-les : c’est aussi une méthode itéra-
tive. . . pour réduire le nombre de bugs. J’ai déjà eu des retours qui m’ont permis d’améliorer
la chose. Merci donc en particulier à Martin Genet.
Tout lecteur ayant des remarques et propositions constructives est amicalement invité à
envoyer un retour à l’auteur par courriel à [Link]@[Link].
2 INTRODUCTION
Notations
Un vecteur est représenté par une lettre romane minuscule (comme x), une matrice par une
lettre romane majuscule (comme A), un scalaire par une lettre grecque minuscule (comme
α). La composante i du vecteur x est notée x i (c’est un scalaire) et la composante i , j de la
matrice A, Ai ,j : c’est un scalaire également.
La colonne j de A, par exemple, sera classiquement notée A1:n,j . Les vecteurs de la base
dans laquelle les différentes matrices sont écrites seront notés ei .
À chaque fois, l’itéré numéro i est désigné par une mise en exposant (comme x(i ) ) et
en général, une même lettre désignera en fait un même emplacement en mémoire ; par
exemple, x(i ) écrase x(i −1) en mémoire.
Pour approfondir
Pour des renseignements généraux complémentaires sur les techniques employées, il est
utile de ce référer par exemple à [2, 3]. . . et pour les algorithmes et leur implantation, aux
librairies de netlib. . .
De façon générale, la bibliographie présentée regroupe deux types de références : les
anciennes, voire très anciennes, en tant que base historique, et les plus récentes, en tant
qu’ouvrages contemporains. Les biographies utilisées se sont largement inspirées des bases
de données disponibles aux adresses suivantes :
– [Link]
– [Link]
– [Link]
Cadre de travail
Actuellement, et pour ce qui nous intéresse, nous avons tout intérêt à utiliser des librairies
scientifiques existantes de façon intensive : on ne peut prétendre à reprogrammer de façon
plus efficace et plus robuste des algorithmes standards que des spécialistes de ce domaine
et qui travaillent sur ces librairies depuis un grand nombre d’années. Il est cependant néces-
saire de connaître le principe d’un certain nombre de ces méthodes, leur domaine d’emploi,
leur limite et d’avoir une idée des cas à problème pour aider au choix d’une méthode. C’est
dans cette direction que se place ce document.
Parmi ces librairies, en grande partie du domaine public, certaines émergent ou com-
mencent à émerger comme des standards de fait. Par exemple, la librairie LAPACK (Linear
Algebra PACKage), [4] :
[Link]
qui succède en grande partie aux anciennes libraries EISPACK, pour la résolution de sys-
tèmes aux valeurs propres :
[Link]
et LINPACK pour la résolution de systèmes linéaires :
[Link]
3
point operations. This software is based upon an algorithmic variant of the Ar-
noldi process called the Implicitly Restarted Arnoldi Method (IRAM). When the
matrix A is symmetric it reduces to a variant of the Lanczos process called the
Implicitly Restarted Lanczos Method (IRLM). These variants may be viewed as
a synthesis of the Arnoldi/Lanczos process with the Implicitly Shifted QR tech-
nique that is suitable for large scale problems. For many standard problems, a
matrix factorization is not required. Only the action of the matrix on a vector is
needed.
The BLAS (Basic Linear Algebra Subprograms) are high quality “building blo-
ck” routines for performing basic vector and matrix operations. Level 1 BLAS do
vector-vector operations, Level 2 BLAS do matrix-vector operations, and Level 3
BLAS do matrix-matrix operations. Because the BLAS are efficient, portable, and
widely available, they are commonly used in the development of high quality li-
near algebra software, LINPACK and LAPACK for example.
Les développements concernant ces librairies sont toujours en cours, en particulier les ver-
sions creuses SPBLAS (SParse BLAS) et parallèles PBLAS (Parallel BLAS).
Enfin, des librairies scientifiques généralistes sont aussi disponibles, comme la GSL (GNU
Scientific Library) :
[Link]
1
RÉSOLUTION DES
SYSTÈMES LINÉAIRES
On est souvent, voire tout le temps, amené à résoudre des systèmes linéaires de la forme
Ax = b pour la simulation sur ordinateur ; par exemple en éléments finis [6], une analyse
statique conduit à résoudre un système que l’on notera Ku = f où K est la matrice de rigidité,
u le déplacement en certains points de la structure et f, les forces généralisées.
Une analyse non-linéaire implicite, la recherche d’une base modale. . . sont souvent ba-
sées sur la brique de base qu’est la résolution de systèmes linéaires. Dans ces cas de figure,
comme dans d’autres, les matrices A et b correspondantes ont souvent des particularités
dont il sera judicieux de tirer parti pour les avantages, ou qu’il faudra avoir en tête pour les
inconvénients. Par exemple :
Pour plus d’informations concernant ces particularités et les techniques mises en œuvre, on
pourra se référer à [7, 8].
6 RÉSOLUTION DES SYSTÈMES LINÉAIRES
1.1 Conditionnement
1.1.1 Définition
Pour A symétrique et inversible,
Avec une norme matricielle cohérente avec celle définie pour les vecteurs :
kAxk
kAk = sup (1.2)
kxk6=0 kxk
P
où kxk2 = xT x = i x i2 est la norme euclidienne, on a :
|λ|max
cond A = (1.3)
|λ|min
Exemple 1
Considérons le système Ax = b suivant :
! ! !
1 1 x1 2 2
= ⇒ x= (1.4)
1 1+ǫ x2 2 0
Avec ǫ petit, le conditionnement est donc très grand puisque cond A ≈ 4/ǫ. Considérons
maintenant le système Ãx̃ = b̃ perturbé tel que :
! ! !
1 1 x1 2 2 − αǫ
= ⇒ x= (1.6)
α
1 1+ǫ x2 2+α ǫ
− si α ≪ ǫ ≪ 1 alors x ≈ [2 0]T ;
− si α ≈ ǫ ≪ 1, ce qui est tout à fait possible avec les arrondis numériques, la solution
est très différente puisque x ≈ [1 1]T .
1.1 Conditionnement 7
Exemple 2
Examinons le système suivant :
! !
1,2969 0,8648 0,8642 0,8642
A= b= x= (1.7)
0,2161 0,1441 0,1440 0,1440
Le conditionnement de A est cond A = 3,3·108 ; le résidu est petit puisque b − Ax = [−10−8 10−8 ]T
alors que la solution exacte est très différente de x puisque c’est [2 − 2]T . Il semble donc que
le conditionnement du système soit très fortement lié à la qualité de la solution (en terme
d’influence des arrondis numériques) que l’on puisse espérer avoir.
Dans le cas des éléments finis massifs (autre que plaques en flexion, poutres. . . ), le condi-
tionnement varie en O ( h12 ). La figure 1.1 illustre cela dans un cas 2D très simple. Le condi-
tionnement a été obtenu en calculant explicitement la plus grande et la plus petite valeur
propre de K avec les méthodes qui seront présentées ultérieurement.
105
L
h
104
cond K
103
102
10
10−2 10−1 1
h/L
(a) maillage (b) conditionnement
autrement dit :
1 kAk
¶ (1.9)
kxk kbk
et maintenant :
soit :
par conséquent :
kδxk kδbk
¶ cond A (1.12)
kxk kbk
Considérons maintenant le système perturbé Ãx̃ = b. Si à = A + δA et x̃ = x + δx, alors :
1.2.2 Coût
Le coût d’un algorithme s’estime de différentes manières. Une première indication est la
taille de la mémoire requise pour traiter un problème donné. Une autre est le temps mis
pour effectuer la résolution du problème. Deux types de prise de temps sont généralement
employés : le temps CPU (Central Processing Unit), lié aux opérations effectuées, et le temps
horloge, lié au temps extérieur écoulé pendant cette résolution. Il est certain que ce dernier
est une mesure très globale puisqu’elle fait intervenir la machine utilisée 2 , les compétences
du programmeur, et peuvent dépendre fortement du problème traité. Elle ne caractérise
donc pas uniquement l’algorithme mais plutôt globalement le logiciel réalisé pour un pro-
blème donné sur une machine donnée.
D’autres indicateurs sont également disponibles, comme le nombre d’opérations en vir-
gule flottante nécessaire à la résolution. C’est ce que l’on appelle la complexité de l’algo-
rithme. Elle devient plus liée à l’algorithme même en faisant des estimations sur les types
de problèmes à traiter, mais elle ne fait pas intervenir les éventuels transferts en mémoire,
opérations sur les entiers. . .
La vraie qualification d’une technique doit donc faire appel à tous ces indicateurs. Ici,
seule la complexité sera présentée par la suite. L’estimation du coût effectif en temps CPU
des différentes opérations en virgule flottante peut ensuite être proposée par des essais nu-
mériques et des prises de temps sur des architectures de machines cibles.
À titre d’indication, un petit test a été réalisé dans ce sens, qui fait intervenir essentielle-
ment les performances du processeur. Les coûts indiqués dans le tableau 1.1 ont été obtenus
en janvier 2000. Entre parenthèses, on trouvera les coûts obtenus l’année ou les deux années
précédentes. Le code est écrit en Fortran 77 ; les différentes machines testées ainsi que les
options de compilation sont les suivantes :
– fronsac est une station de travail HP du LMT-Cachan (HP 9000/879, système B.10.20),
la compilation est faite avec f77 +O2 ;
– bacchus est une machine parallèle SGI 02000 du Pôle Parallélisme Île de France Sud
(SGI IP27 système 6.5), et la compilation, f90 -O2 ;
– artemis est une machine IBM SP de l’Antenne de Bretagne de l’ENS de Cachan (IBM
AIX système 3), et la compilation, f77 -O2.
Les opérations dénommées daxpy (série de 2 opérations en fait : addition et multiplication),
dscal (série de multiplications), dgemv (calcul d’un produit matrice A par vecteur x, pon-
déré par un coefficient β et ajouté à un précédent vecteur y, lui même multiplié par un co-
efficient α) sont appelées avec la librairie BLAS, déjà mentionnée. L’opération dénommée
αy + βAx est donc l’équivalent de dgemv, programmé directement en Fortran. À partir de
ces quelques résultats, on peut tirer quelques conclusions : outre le fait qu’utiliser les op-
tions d’optimisation des compilateurs est intéressante, l’utilisation de librairies (ici la BLAS)
est plus efficace que reprogrammer des routines élémentaires soi-même. En fait, l’utilisation
de routines standards augmente la lisibilité du programme, permet de programmer à un ni-
veau plus élevé et donc réduit les temps de « debuggage », et permet souvent d’atteindre de
meilleures performances, puisque ces librairies sont programmées de façon plus efficace
(souvent directement en assembleur) et sont optimisées pour la machine sur laquelle elles
sont utilisées.
D’autre part, pour l’utilisateur normal, le coût effectif (en secondes CPU) dépend d’un
grand nombre de paramètres comme l’efficacité du compilateur, de l’environnement de dé-
veloppement, des temps de latence de la mémoire, des caches, de l’accès aux disques, etc.
En particulier, le changement de version du système d’exploitation d’une année sur l’autre
influe sur les résultats du test présenté précédemment.
x1 = A−1
11 (b1 − A12 x2 ) (1.16)
Conditions d’emploi
(k −1)
Si à chaque étape de la factorisation, le pivot Ak k est non nul, on peut progresser sans pro-
blème. La seule condition est que A soit inversible, mais quand on trouve un pivot nul, il faut
procéder à des échanges d’équations. En pratique, on a bien entendu aussi des problèmes
si le pivot est petit en valeur absolue ; il est parfois conseillé de procéder systématiquement
à un pivotage. Cette opération est cependant coûteuse en terme d’accès et de transfert de
données en mémoire, surtout si elle nécessite des accès aux disques. Si la matrice assem-
blée est initialement bande, les permutations détruisent généralement cette propriété, ce
qui peut alors devenir très pénalisant.
Particularités
Sans recours au pivotage, il y a unicité de la factorisation. Dans le cas où il est nécessaire
de traiter plusieurs second membres, on opère simultanément sur les b. Si les résolutions
doivent être réalisées successivement, et pour chaque autre second membre b′ , on résoud :
LUx′ = b′ (1.22)
Complexité
n3
Dans le cas d’une matrice stockée pleine, la factorisation LU nécessite ≈ 3
opérations ; une
n2
montée (ou 1 descente) nécessite quant à elle ≈ 2
opérations.
Caractéristiques de la méthode
Même idée que la factorisation LU quand A est symétrique et inversible : A = BT B avec B à
diagonale positive. Dans le cas, le stockage et le calcul ne portent que sur un peu plus de la
moitié de la matrice, par exemple sur sa partie inférieure.
Propriété
Si A est symétrique, définie, positive (donc inversible), il n’est pas utile de pivoter.
Complexité
Pour A pleine, la factorisation BT B requière environ n 3 /6 opérations. Pour A bande, la facto-
risation BT B requière approximativement nl b2 /2 opérations, une montée (ou une descente)
coûte de l’ordre de nl b opérations. Le stockage nécessite aux alentours de nl b réels (géné-
ralement 8 octets). De façon courante, on a l b ≪ n 3 .
Un exemple d’utilisation de cette factorisation pour l’orthogonalisation des vecteurs d’un
sous-espace est présentée dans l’annexe A.
lb 1 1
3. n
= 10
à 100
1.3 Méthodes directes 13
S = Kbb − Kb i K−1
i i Ki b (1.25)
c’est la matrice de rigidité du super-élément considéré. Elle est similaire à une matrice de
rigidité élémentaire, pour un élément qui peut être lui-même une petite structure.
14 RÉSOLUTION DES SYSTÈMES LINÉAIRES
Conservation de la bande
La figure 1.4 montre, à l’itération k , c’est-à-dire lors de la condensation de l’inconnue k sur
les suivantes, les termes de la matrice qui vont être touchés, autrement dit, ceux qui a priori
sont ou deviennent non-nuls. Clairement, la bande est conservée lors de la factorisation. On
peut de la même façon montrer que seuls les termes sous le profil sont modifiés, et donc que
la factorisation conserve le profil de la matrice.
1
min J1 (u) = uT Ku − fT u (1.26)
Cu=ud 2
C est une matrice booléenne dont le but est d’extraire une partie des degrés de libertés, ceux
sur lesquels la condition d’égalité aux déplacements imposés ud est imposée.
Reprenons l’écriture par blocs déjà présentés dans l’équation (1.15) en séparant les de-
grés de liberté imposés u2 = Cu = ud . Le problème (1.26) est ainsi équivalent à :
1
min uT1 K11 u1 − fT1 u1 + uT1 K12 ud + constante (1.27)
u1 2
terme K12 , et qui entraîne un surcoût important lorsque le nombre de degrés de liberté blo-
qués est grand.
Multiplicateurs de Lagrange
Une autre technique consiste à reformuler le problème (1.26) en relaxant la contrainte à
l’aide de multiplicateur de Lagrange l et donc de transformer le problème de minimum en
celui de la recherche du point selle du Lagrangien :
Il n’est plus nécessaire de séparer les degrés de libertés, mais la taille du problème a aug-
menté ; en effet les équations d’Euler sont cette fois :
! !
K −CT u f
= (1.29)
−C 0 l −ud
| {z }
A
On peut remarquer que la première équation montre que les multiplicateurs de Lagrange
sont bien les réactions à l’appui.
L’inconvénient vient du fait que la taille du problème augmente, et du fait que A est une
matrice symétrique mais plus définie positive ; elle possède des valeurs propres négatives.
On a cependant le résultat suivant si K est symétrique, définie positive :
c’est-à-dire que l’on n’écrit que des liaisons indépendantes. Une factorisation de Gauss risque
de détruire la structure bande de la matrice K et la factorisation de Crout va demander des
pivotages.
Une modification de cette technique permet, avec une numérotation ad hoc qui conserve
la bande, de ne pas avoir besoin de pivoter. Il s’agit d’une technique de double multiplica-
teurs utilisée dans le code Cast3MTM . Elle peut être illustrée de la manière suivante :
T
l !T !
1 1 −1 1 1 l1 u l
d 1
extr J1 (u) + l2 1 −1 1 l2 − (1.31)
u,l1 ,l2 2 ud l2
u 1 1 0 u2
| {z }
1
− (l 1 − l 2 )2 + (l 1 + l 2 )T (Cu − u d )
2
Ku = f − CT (l 1 + l 2 )
l1 = l2 (1.32)
Cu = ud
On ne fait donc que rajouter des termes dans la matrice de raideur sur les degrés de libertés
incriminés et dans le vecteur des forces généralisées sur les efforts duaux.
Le problème est le choix de k : pour des valeurs trop petites, la condition est mal impo-
sée, pour des valeurs trop grandes, le système devient extrêmement mal conditionné, voire
numériquement singulier.
1
uT Ku = 0 (1.35)
2
Dans la suite, on s’intéressera au cas où cas est A symétrique, sachant que la généralisation
est tout à fait possible.
Noyau
L’ensemble des solutions indépendantes, stockées dans les colonne de R, telles que AR = 0,
forme le noyau de A. S’il y en a p , le rang de A est n − p .
Existence de solutions
Pour qu’il existe des solutions, une condition nécessaire et suffisante est que b soit orthogo-
nal au noyau de A, c’est-à-dire RT b = 0. Exemple : les efforts ne sollicitent pas les modes de
solide rigide.
1.5 Méthodes itératives stationnaires 17
et la solution est :
! !
x1 A−1
11 b1 −A12
= + x2 (1.37)
x2 0 Id
| {z } | {z } |{z}
x0 R α
La factorisation fait progresser l’élimination tant qu’un pivot non nul existe. Dans notre cas,
avec pivotage, on tombe sur une sous-matrice nulle. Pour les matrices semi-définies, il n’est
pas nécessaire de pivoter car un pivot nul apparaît lorsque la ligne du pivot est une com-
binaison linéaire des précédentes. L’inconnue correspondante est repérée et fixée à 0, voir
x0 dans (1.37), c’est-à-dire qu’on ajoute des liaisons complémentaires pour fixer les modes
de solide rigide — à condition que le terme correspondant au second membre condensé
soit nul aussi. La colonne correspondante de la matrice stocke le vecteur associé, voir R
dans (1.37).
Pour avoir kx(k ) − xk →k →∞ 0, il faut et il suffit que ρ(B) < 1 où ρ(B) est le rayon spectral de B :
c’est le sup des valeurs absolues des valeurs propres de B. Le taux de convergence asympto-
tique est défini par :
τ = − ln ρ(B) (1.41)
Il peut servir à estimer le nombre d’itérations nécessaire pour atteindre le niveau de conver-
gence souhaité ; en effet on a :
kx(k ) − xk kx(k ) − xk
(k ) k (0) k
(x − x) = B (x − x) ⇒ ¶ kB k ⇒ − ln ¶ kτ (1.42)
kx(0) − xk kx(0) − xk
L’intérêt est de pouvoir estimer le nombre d’itérations nécessaires pour diviser le niveau
d’erreur par un coefficient donné (utilisation d’un critère d’arrêt), connaissant le taux de
convergence asymptotique de la méthode. Pour plus d’informations sur les méthodes itéra-
tives stationnaires, le lecteur pourra consulter [20].
Convergence
Si A est symétrique, définie positive, alors ρJ = ρ(B) < 1, mais en éléments finis, on a une
évaluation de ce rayon spectral qui varie comme :
h2
ρJ = 1 − + O (h 4 ) (1.44)
2
d’où un taux de convergence faible lorsque le maillage est raffiné (donc lorsque h est faible) :
h2
τ≈ (1.45)
2
Quand A est symétrique, définie positive, on est assuré de la convergence puisque ρGS < 1.
Mais l’estimation de la valeur du rayon spectral est difficile cas il dépend en particulier de la
numérotation des degrés de liberté employée.
2
0<α< (1.54)
maxi λi
r = b − Ax (1.55)
1. r ← b − Ax
2. x̂ = Â−1 QT r
3. x ← x + Qx̂
4. itération suivante
µ(k ) est le paramètre d’optimalité de la nouvelle solution dans la direction d(k ) . Il se calcule
comme :
T T
d(k ) (b − Ax(k ) ) d(k ) d(k )
(k )
µ = T
=− T
(1.59)
d(k ) Ad(k ) d(k ) Ad(k )
Il s’agit d’une méthode de projection pour laquelle la taille du sous-espace est 1 car on choi-
sit pour Q le sous-espace généré par le seul vecteur résidu Q = r.
La convergence de cette méthode est assez lente, d’où l’intervention d’une technique de
conjugaison pour la méthode suivante.
Description de la méthode
L’initialisation consiste à choisir un vecteur de départ x(0) , à calculer le résidu associé r(0) =
b − Ax(0) et de prendre comme première direction de recherche d(0) = r(0) .
Les itérations sont ensuite de la forme :
1. itéré x(k +1) = x(k ) + µ(k ) d(k ) avec le pas optimal
T T
r(k ) d(k ) r(k ) r(k )
(k )
µ = T
= T
(1.60)
d(k ) Ad(k ) d(k ) Ad(k )
2. résidu r(k +1) = b − Ax(k +1)
3. direction de recherche d(k +1) = r(k +1) + λ(k ) d(k ) qu’on orthogonalise par rapport à la
précédente :
T T
r(k +1) Ad(k ) r(k +1) r(k +1)
(k +1) T (k ) (k )
d d =0 ⇒ λ =− T
= T
(1.61)
d(k ) Ad(k ) r(k ) r(k )
4. itération suivante
Propriétés
T T T T
Si i < j , alors r(i ) r(j ) = 0 = d(i ) r(j ) = d(i ) Ad(j ) = r(i ) Ad(j ) . On construit donc des vecteurs
orthogonaux au sens de A, d(0) , d(1) , . . . qui forment donc une base. On minimise à chaque
fois sur un sous-espace de taille de plus en plus grande.
En théorie, cette méthode est donc une méthode directe en n étapes. En pratique, on a
progressivement perte d’orthogonalité due aux arrondis, c’est donc en ce sens une méthode
itérative.
On a alors la propriété de convergence suivante :
p (k )
cond A − 1
kx(k ) − xkA ¶ 2 p (0)
kx − xkA (1.62)
cond A + 1
1.6.4 Préconditionnement
Si on peut avoir facilement une approximation
Vecteur de départ x(0) spectrale M de A, l’idée est de chercher à ré-
Résidu d’équilibre r(0) ← b − Ax(0)
soudre :
tant que R > ǫ, itérer sur k
résoudre Mz(k −1) = r(k −1)
T M−1 Ax = M−1 b (1.64)
ρk −1 ← r(k −1) z(k −1)
si k = 1 alors
M symétrique, définie positive. Ce problème de-
d(1) ← z(0)
sinon vient non symétrique, mais on peut lui substi-
ρ
βk −1 ← ρk −1
k −2 tuer :
d(k ) ← z(k −1) + βk −1 d(k −1)
fin
M−1/2 AM−1/2 M1/2 x = M−1/2 b (1.65)
q(k ) ← Ad(k )
ρ
αk ← (k )kT−1(k )
d q Le choix du préconditionneur dépend du pro-
x(k ) ← x(k −1) + αk d(k )
r(k ) ← b(k ) − Ax(k ) = r(k −1) − αk q(k ) blème à traiter. Dans le meilleur des cas, il est fa-
fin cile à inverser et représente bien la matrice A. En
fait, si M = I il est facile à inverser, mais est très
alg. 1.11 - Gradient conjugué
préconditionné différent de A, et si M = A il y a convergence en
une itération, mais dans laquelle il faut résoudre
le problème de départ !
La convergence est cette fois-ci en :
1
τ = O p (1.66)
cond M−1 A
l’erreur en solution au cours des itérations. La quantité que l’on peut espérer atteindre est
liée au résidu :
kr(k ) k
<ǫ (1.68)
kAx(k ) k + kbk
où ǫ est un seuil fixé a priori, que l’on peut quantifier par rapport à la précision souhaitée et
la précision machine. Parfois, on remplace au dénominateur kAx(k ) k par kbk. Le problème
vient du fait, comme on a déjà pu le voir dans un exemple, que l’erreur en solution et le
résidu sont liés de la façon suivante :
donc :
r(k ) e(k )
<ǫ ⇒ < ǫ cond A (1.70)
b x
et, en tout état de cause, le paramètre ǫ devrait être choisi aussi fonction du conditionne-
ment de A, qu’il faut donc estimer pour chaque problème traité.
Des critères d’arrêt en cas de non-convergence sont aussi mis en place. Par exemple,
kr(k ) k décroît trop lentement ou ne décroît plus (mais il faut faire attention aux plateaux
possibles avec certaines méthodes), ou la résolution est trop longue (critère en nombre maxi
d’itérations). Il s’agit alors de sortie en cas d’erreur.
2
SYSTÈMES AUX
VALEURS PROPRES
On considère ici les problèmes, dits aux valeurs propres, de la forme : trouver les caractéris-
tiques propres, c’est-à-dire les couples (λ, x) où x 6= 0 tels que Ax = λx et l’on se restreindra
aux cas où A est symétrique.
Un problème aux valeurs propres généralisé est de la forme Kx = ω2 Mx, avec x 6= 0, K
symétrique, définie positive et M symétrique positive. Dans ce cas, on peut utiliser la factori-
sation de Cholesky de M, soit M = LLT et avec y = LT x, on est ramené au problème précédent
L−1 KL−T y = ω2 y.
En général, dans les problèmes qui nous concernent, on ne veut qu’environ 30 valeurs
et/ou vecteurs propres, de préférence à basse fréquence (dynamique lente, vibrations [29,
30, 31], flambage. . . ). Dans le cas où il y a de l’amortissement, le système à résoudre est :
La matrice d’amortissement, C, est souvent mal maîtrisée et si l’amortissement est peu in-
fluent à basse fréquence, ce qui n’est pas évident pour tous les cas, on est ramené à :
Avec une discrétisation éléments finis standard, les hautes fréquences obtenues numérique-
ment sont éloignées des vraies.
Enfin, on prévoit parfois d’avoir des problèmes si les valeurs propres sont mal séparées,
proches ou même confondues en cas de symétries, par exemple. Une référence de base
concernant ces problèmes est [32, 33].
2.1 Préliminaires
2.1.1 Rappels
Matrice quelconque
λ est valeur propre de A ssi det(A − λI) = 0. Dans C, A admet n valeurs propres distinctes ou
non, réelles ou complexes. A a n valeurs propres distinctes ssi A est diagonalisable.
26 SYSTÈMES AUX VALEURS PROPRES
Matrice réelle
A est symétrique ssi A est diagonalisable dans R. A est symétrique, définie positive ssi :
– toutes les valeurs propres sont strictement positives ;
– ∃B symétrique, définie positive telle que A = B2 .
Dans C, A admet n valeurs propres distinctes ou non, réelles ou complexes. A a n valeurs
propres distinctes implique que A est diagonalisable.
xT Ax xT Kx
R(x) = ou R(x) = (2.3)
xT x xT Mx
La i e valeur propre λi est le minimum de R(x), x 6= 0 sur le sous espace orthogonal aux précé-
dents vecteurs propres. De plus, en dimension finie, la valeur propre maxi est λn = maxx6=0 R(x)
dans l’espace complet de dimension n.
Pour dépasser ces tailles de problème, il est ensuite nécessaire de faire appel à des tech-
niques particulières. Par exemple, les techniques de parallélisation, vectorisation, optimisa-
tion des entrées-sorties, les méthodes de condensation et sous-structuration (Guyan-Irons,
Craig-Bampton. . . ) Ces dernières méthodes ne seront pas étudiées ici.
On construit alors la matrice de rotation d’un angle θ ad hoc dans le plan (ep , eq ) de façon à
(k +1) (k +1)
annuler dans l’itéré suivant les termes Aq,p et Ap,q :
R(k ) = 1 + (cos θ − 1)(ep eTp + eq eqT ) + (sin θ − 1)ep eTp − (sin θ + 1)eq eqT (2.7)
avec :
1 h i 1
A(k +1)
p,q = sin 2θ A(k
p,p
)
− A(k ) (k )
q,q + cos 2θAp,q = 0 (2.8)
2 2
ce qui entraîne :
(k ) (k )
Ap,p − Aq,q
cotan 2θ = (k )
(2.9)
Ap,q
Seuls changent les termes sur les lignes ou colonnes p ou q . Dans l’algorithme 2.1, la tan-
gente t est calculée comme suit :
1 si ν = 0
t= p (2.10)
−ν + sgn(ν) 1 + ν2 sinon
28 SYSTÈMES AUX VALEURS PROPRES
Au cours des itérations, un terme nul peut redevenir non nul mais :
X
(k ) 2
a (k ) = Ai ,j → =0 (2.11)
k →∞
i 6= j
En effet :
X h i 2 X h i2 h i2 X h i2 h i2
(k +1) (k +1) (k +1) (k +1) (k +1)
a (k +1) = Ai ,j + Ai ,p + Ai ,q + Ap,j + Aq,j
i 6= j ,p | {z } i 6=p,q | {z } j 6=p,q | {z }
q,j 6=p,q
h i2 h i2 h i2 h i2 h i2
(k )
Ai ,j (k ) (k )
Ai ,p + Ai ,q
(k )
Ap,j + Aq,j
(k ) (2.12)
h i2
= a (k ) − 2 A(k
p,q
)
alors :
k
X n
X λi
x (k )
= λki αi vi = λk1 α1 v1 + αi vi (2.16)
i i =2
λ1
|λi |
et si α1 6= 0 puisque |λ1 |
< 1 alors :
En pratique, il est utile de normer x(k ) à chaque itération pour éviter l’explosion et dans ce
cas obtenir x(k ) → v 1 .
P
Pour comprendre le comportement de la convergence, prenons x(0) = i vi , alors :
n
X
x(k ) λ k i
= v1 + vi (2.18)
λk1 i =2
λ1
2.3 Méthode des puissances 29
donc :
(k +1)
x Xn 2(k +1) 1/2
λ
λk +1 − v1
i
1 λ 1
λ2
= i =2n → (2.19)
(k ) X λi 2k k →∞ λ1
x
λk − v1 i =2
λ 1
1
λ2 λ1
τ ≈ − ln = ln (2.20)
λ1 λ2
Bien entendu, on peut avoir des ennuis si au départ x(0) est orthogonal à v1 . Par rapport à la
méthode de Jacobi, la convergence est maintenant indépendante de la taille du problème,
n.
Contrôle de la convergence
Comme critère de convergence sur les valeurs propres, on peut utiliser le fait que kx(k +1) k/kx(k ) k
se stabilise, et pour la convergence sur les vecteurs propres, kx(k +1) − x(k ) k < ǫ ou :
d’où :
vT1 x
P1 x = x − v1 (2.23)
vT1 v1
On a alors convergence vers (λ2 , v2 ). On peut procéder de façon similaire pour accéder à la
troisième caractéristique propre, et ainsi de suite.
30 SYSTÈMES AUX VALEURS PROPRES
|λn−1 |
τ ≈ ln (2.24)
|λn |
Comme pour la méthode des puissances, on converge d’autant mieux que les valeurs propres
sont séparées. . . d’où la méthode du paragraphe suivant.
et il est par conséquent très élevé si µ est très proche de λi . Voici quelques remarques :
– µ est proche de λi ; le système A⋆ x(k +1) = x(k ) est très mal conditionné. En fait, la mé-
thode y est peu sensible : l’erreur en solution tend à s’aligner dans la direction du vec-
teur propre et est éliminée par la normalisation ;
– Cette méthode permet aussi d’accéder aux valeurs propres d’une région donnée du
spectre ;
– On peut construire de cette manière la méthode des itérations inverses de Rayleigh :
on change l’estimation µ par λ(k ) à chaque itération. On obtient alors une convergence
cubique :
kx(k +1) − vk = O kx(k ) − vk3 (2.26)
Problème 1
On veut trouver le mode proche de la pulsation ω0 . On procède alors de la façon suivante :
1. décalage : K⋆ ← K − ω20 M
3. x(0) aléatoire puis itérations inverses avec décalage de ω0 sur K⋆ x = λ⋆ Mx pour obtenir
(λ⋆ , x)
4. ω2 ← ω20 + λ⋆
Problème 2
On veut trouver tous les modes dans l’intervalle [ω1 , ω2 ]. On procède alors de la façon sui-
vante :
1. pour trouver le nombre de modes dans [ω1 , ω2 ], on compte le nombre de termes stric-
tement négatifs de D dans les factorisations de K − ω21 M et K − ω22 M ;
2.6.1 Factorisation QR
On cherche à mettre A sous la forme A = QR où R est triangulaire supérieure et Q orthogo-
nale, par applications successives de transformations de Householder à A → HA [36].
H est de la forme H = I − 2uuT avec kuk = 1. Il s’agit cette fois d’une symétrie par rapport
à un plan de normale u comme illustré sur la figure 2.5. En conséquence, H est symétrique,
orthogonale, et conserve les valeurs propres.
Ces transformations de Householder sont appli-
h i
u quées sur les colonnes de A = a1 a2 · · · an suc-
a1
cessivement. Par exemple, sur la première, on veut
Ha1 = αe1 d’où le choix :
d’où :
Ç
T 1
u a1 = α(α − aT1 e1 ) (2.30)
2
On peut noter que le terme (α − aT1 e1 ) est non nul si a1 n’est pas déjà parallèle à e1 . Finale-
ment, on en déduit le vecteur cherché :
a1 − αe1
u= (2.31)
2uT a1
Le procédé se poursuit en considérant ensuite la deuxième colonne de A et H telle que :
I 0
H= (2.32)
0 H2
1. A(1) = A ;
4. itération suivante.
2.6 Transformation de Householder 33
Propriétés
– si les valeurs propres sont toutes simples, A(k ) tend vers la matrice diagonale des va-
leurs propres. Q(k ) tend vers la matrice des vecteurs propres (propriété peu utilisée) ;
– il y a conservation des bandes de A. C’est une méthode performante quand A est tri-
diagonale de petite taille. . . le coût d’une itération est alors d’environ 10n. Quand A est
pleine, une factorisation coûte ≈ 23 n 3 opérations et un produit QR, ≈ 12 n 3 opérations.
On peut aussi appliquer des translations (décalages) :
Les matrices restent toujours semblables, donc conservent les valeurs propres.
(k )
Concernant la convergence de la méthode, avec des décalages, et en prenant α(k ) = An,n :
|λn − A(k
n,n
)
| → 0 (2.34)
k →∞
alors :
fig. 2.7 - Matrice en cours de mais comme A est symétrique, il faut appliquer les
tri-diagonalisation
transformations à gauche et à droite :
A(k ) prend donc la forme de la figure 2.7 et le principe consiste à travailler sur le vecteur
h iT
(k ) (k )
Ak ,k +1 · · · Ak ,n pour le rendre colinéaire à ek +1 .
Cette méthode a la propriété intéressante de ne pas modifier les valeurs propres. C’est
une méthode directe en n − 2 étapes et A reste symétrique. Travaillons sur le premier itéré :
34 SYSTÈMES AUX VALEURS PROPRES
ploplo
boucle sur k = 1, 2, . . . , n − 1
(k ) T (k )
δ ← Ak +1:n ,k Ak +1:n ,k A1,1 ãT1
p
α ← δ
A (1)
= (2.38)
β ← 1/ δ − αAk +1,k
(k ) ã1 Ã(1)
(k ) (k )
vk +1:n ← Ak +1:n ,k on prend :
(k ) (k )
v k +1← v k +1 − α
(k ) (k )
zk +1:n ← βAk +1:n ,k +1:n vk +1:n H̃(1) = 1 − 2ũũT (2.39)
(k ) T
γ ← β/2vk +1:n zk +1:n
zk +1:n ← zk +1:n − γvk +1:n
(k ) en souhaitant avoir :
(k +1) (k )
Ak +1:n ,k +1:n ← Ak +1:n ,k +1:n
(k ) (k ) T
H̃(1) ã1 = αẽ1 (2.40)
−vk +1:n zTk +1:n − zk +1:n vk +1:n
fin En fait, ici ẽ1 = e2 et on procède comme précédem-
ment pour avoir ũ. On cherche donc H̃(1) = I − βỹỹT
alg. 2.8 - Transformation
1
de Householder avec α = ãT1 ã1 , β = α(α−A2,1 )
et ỹ = ã1 −αẽ1 . On calcule
ensuite la transformée par :
H̃(1) Ã(1) H̃(1) = (1 − βỹỹT )Ã(1) (1 − βỹỹT )
(2.41)
= Ã(1) − βỹ(ỹT Ã(1) ) − β(Ã(1) ỹ)ỹT + β2 ỹ(ỹT Ã(1) ỹ)ỹT
β
et en utilisant les intermédiaires z̃ = βÃ(1) ỹ et t̃ = z̃ − 2 (ỹT z̃)ỹ :
2. réduire à K̂x̂ = λ̂M̂x̂ dont on cherche les valeurs propres (si on a une approximation
des valeurs propres, on fait un décalage) par une méthode QR ;
3. itérer en sens inverse avec décalage (souvent une seule itération suffit) pour avoir les
approximations des vecteurs propres associés dans l’espace de départ ;
Comme la convergence, dépend du rapport des modules des valeurs propres, on a intérêt à
conserver p > m approximations. La règle conseillée est choisir une taille du sous-espace :
p = min(2m , m + 8) (2.44)
|λi |
La convergence pour une valeur propre λi est proportionnelle à |λp +1 |
.
β(k ) v(k +1) = A−1 v(k ) − α(k ) v(k ) − β(k −1) v(k −1) (2.45)
ce que l’on peut montrer par récurrence, avec v(k ) T v(j ) = 0 pour j = k − 1 et j = k − 2,
et v(k ) T v(k ) = 1, pour avoir orthogonalité par rapport à tous les v(j ) , j < k . Ces conditions
36 SYSTÈMES AUX VALEURS PROPRES
donnent les valeurs de α(k ) = v(k ) A−1 v(k ) et β(k −1) = v(k ) A−1 v(k −1) . Matriciellement, en no-
tant V de taille (n, k ) la matrice qui contient tous les v(j ) disponibles à l’itération k , la rela-
tion (2.45) est équivalente à :
α(0) β(0) 0
.. .. h i
β(0) . .
A V − V
−1
= 0 · · · 0 β(k )
v (k +1) (2.46)
.. ..
. . β(k −1)
0 β(k −1) α(k )
| {z }
T
ce qui implique :
VT A−1 V − T = 0 (2.47)
Par conséquent, T a les mêmes valeurs propres que VT A−1 V (voir le principe des sous-espaces).
On cherche ensuite les caractéristiques propres de T, Tx̂ = λ̂x̂, λ̂ sont des approximations
des valeurs propres de A−1 et Vx̂, celles des vecteurs propres associés.
Afin d’illustrer le comportement de cette méthode, la figure 2.10 présente l’estimation
des valeurs propres aux cours des itérations de la méthode de Lanczos sur le problème test
de Wilkinson (de taille 21) comportant plusieurs valeurs propres multiples et plusieurs va-
leurs propres très proches (les cercles sont les valeurs propres exactes). On voit que la multi-
plicité et/ou proximité des valeurs propres échappe à l’algorithme, et que les valeurs propres
se mettent à converger quasiment l’une après l’autre.
12
10
8
valeurs propres
−2
0 2 4 6 8 10 12 14
itérations de Lanczos
Critère d’arrêt
Classiquement, on borne la norme du résidu r = A−1 Vx̂ − λ̂Vx̂ avec :
h i
A−1 Vx̂ = VTx̂ + 0 · · · 0 β(k ) v (k +1) x̂ (2.48)
Dans cette partie, des préoccupations directement issues du calcul de structure par élé-
ments finis sont abordées. Il s’agit ici d’appliquer les outils précédents à certains problèmes
particuliers, et non pas de disposer d’un cours entier consacré aux éléments finis. Il en sera
de même dans la partie 4.4 pour les relations de comportement du matériau. Pour une pré-
sentation dédiée aux éléments finis, le lecteur est invité à se reporter, par exemple, aux nom-
breux cours de qualité disponibles sur le réseau. Par exemple, ceux de C. Felippa : Nonlinear
Finite Element Methods, essentiellement pour les non-linéarités d’origine géométriques, et
Advanced Finite Element Methods, pour la technologie des éléments finis, donnés au Aeros-
pace Engineering Sciences Department de l’University of Colorado at Boulder.
ǫ = ǫ(U) (3.1)
– les relations de comportement [41]. On considère un matériau dont l’état est décrit
par (outre la déformation ou la contrainte) un jeu de variables internes X, avec leurs
variables thermodynamiques associées Y.
La partition de la déformation en partie élastique et non élastique s’écrit :
ǫ = ǫ e + ǫp (3.2)
Les lois d’état reliant les variables cinématiques et statiques sont associées à l’énergie
libre (qui dépend de l’état) ψ(ǫe , X) :
∂ψ
σ=
∂ ǫe (3.3)
∂ψ
Y=
∂X
L’évolution de l’état, pour un modèle standard associé, se déduit du potentiel de dissi-
pation Φ(σ, Y) par la loi de normalité :
∂Φ
ǫ̇p = λ̇
∂σ (3.4)
∂Φ
−Ẋ = λ̇
∂Y
avec, dans le cas non visqueux, Φ ¶ 0, λ̇ ¾ 0 et Φλ̇ = 0. λ est le multiplicateur plastique.
r(u) est le gradient à annuler. La matrice de rigidité dépend de la solution u, par l’intermé-
diaire de la relation de comportement du matériau. Les méthodes de type Newton sont habi-
tuellement utilisées : si u0 est une approximation de la solution, cette dernière est u = u0 +δu
et un développement de Taylor de r donne au voisinage de u :
∂r
(u0 )δu = −r(u0 ) (3.6)
∂u
ce qui suggère un algorithme itératif de la forme :
ui +1 − ui = −s i Hi ri (3.7)
∂r
où ri = r(ui ), Hi est une approximation de l’inverse de la matrice jacobienne J(ui ) = ∂u
(ui ).
s i est une amplitude destinée à réduire ri +1 1 .
En fait, les méthodes présentées ci-après sont issues d’une classe de problèmes plus
vaste, celle de la minimisation de fonctionnelles non-linéaires f (U) ; dans ce cadre, f est
parfois appelée la fonction coût.
1. Dans un premier temps, on peut choisir s i = 1 mais une procédure de type line search peut être utilisée comme une
procédure itérative additionnelle pour améliorer sa valeur
3.1 Non-linéarités matérielles de type plasticité 39
H=I (3.8)
et :
ui +1 = ui − s i di (3.10)
ζi est une scalaire utilisé pour conjuguer les directions de recherche, i.e. dTi di −1 = 0, pour
lequel deux expressions classiques sont :
1. Fletcher-Reeves [42] :
rTi ri
ζi = (3.11)
rTi −1 ri −1
2. Polak-Ribière [43] :
rTi (ri − ri −1 )
ζi = (3.12)
rTi −1 ri −1
Hi +1 = Hi + δHi (3.15)
Hi +1 (ui +1 − ui ) = ri +1 − ri (3.16)
est satisfaite. Elle correspond à une approximation au premier ordre de la matrice jaco-
bienne au voisinage de ui .
Si Hi est mis à jour, on parle de mise à jour inverse, alors qu’une mise à jour directe
modifie H−1
i .
Le rang de la mise à jour est le rang de la matrice de correction qui est utilisée. Pour
une mise à jour de rang 1, δH = abT où a et b sont deux vecteurs, la formule de Sherman-
Morrison-Woodbury [45, 46, 47] permet d’exprimer directement l’inverse, tant que H n’est
pas singulier et que 1 + bTH−1 a 6= 0 :
H−1 abT H−1
(H + abT )−1 = H−1 − (3.17)
1 + bTH−1 a
L’algorithme générique consiste à itérer sur :
– direction de recherche di = −Hi ri ;
– mins i >0 kri +1 k par exemple par une procédure de line search ;
– mise à jour de Hi .
Le but est de construire une approximation de J−1 (u), qui s’améliore au cours des itérations,
en utilisant l’information des gradients successifs. Par exemple, avec la précédente correc-
tion de rang 1, en vérifiant la symétrie et la condition sécante, on obtient :
(δ i − Hi γi )(δ i − Hi γi )T
Hi +1 = Hi + (3.18)
γTi (δ i − Hi γi )
où δi = ui +1 − ui et γi = ri +1 − ri .
Une propriété intéressante pour l’efficacité est d’avoir H symétrique, au moins quand
le problème à résoudre l’est, et définie positive pour avoir effectivement une direction de
descente telle que dTi ri < 0. Avec la précédente mise à jour de rang 1, il n’est pas garanti
d’avoir Hi défini positif.
Méthode de Davidson-Fletcher-Powell
Cette méthode de rang 2, proposée dans [48] préserve le caractère défini positif. En démar-
rant avec H0 symétrique, défini positif, la mise à jour est :
Méthode de Broyden-Fletcher-Goldfarb-Shanno
Cette méthode de rang 2, proposée dans [49], préserve aussi le caractère défini positif. En
démarrant avec H0 symétrique, défini positif, la mise à jour est :
T
δ i H i γ i δ i H i γ i
HBFGS DFP T
i +1 = Hi +1 + (γi Hi γi ) T − T T − T
δ i γi γi H γ
i i δ i γi γi H γ
i i
(3.20)
T
γT
i H i γi δi δi δi γTi Hi + Hi γi δTi
= Hi + 1 + T T −
δi γi δi γi δTi γi
Cette méthode est réputée pour être l’une des plus robustes [50].
La famille de méthodes dite de Broyden est définie par :
Hi +1 = αHBFGS DFP
i +1 + (1 − α)Hi +1 (3.21)
Hi +1 = Vi H0 (3.22)
avec :
γ j δTj
Vj = I − (3.23)
δTj γ j
et la méthode BFGS, à :
T T
Y i Y i X i Y i T Y i
δ k δ k
Hi +1 = V j H0 Vj + Vj T Vj (3.24)
j =0 j =0 j =0 k =j +1
δ γ
k k k =j +1
Une troncature peut alors être effectuée pour limiter encore les ressources en mémoire, en
éliminant les contributions des plus anciens termes. Elle correspond alors à la version limi-
ted memory de BFGS (L-BFGS) [51, 52].
4
RÉSOLUTION DE
SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS
Il est possible de consulter sur le sujet les références [53, 54]. Dans les applications qui nous
intéressent, on est conduit à résoudre de tels systèmes, par exemple dans les cas suivants :
intégration de relation de comportement, problème de thermique transitoire, problème de
dynamique rapide. . .
Théorème de Cauchy-Lipschitz
Il y a existence et unicité de la solution si f est assez régulière 1 en x :
Une discrétisation de l’intervalle de temps [0, T] est la séquence d’instants 0 = t 0 < t 1 < . . . <
t m = T. Le pas de temps est h = t i +1 − t i . Le principe est de chercher à approcher la valeur
de la fonction aux piquets de temps, x (t i ), par la valeur x i , ce qui permet de définir l’erreur
e i = |x (t i ) − x i |. Dans la suite, on notera f i = f (x i , t ). Le problème incrémental est, ayant la
solution approchée jusqu’à t i , de la déterminer à t i +1 avec :
Zt
x = xi + f (x , t ) dt (4.4)
ti
x i +1 = x i + h f i
(4.5)
x0 = u 0
x i +1 = x i + hΦ(x i , t i , h)
(4.6)
x0 = u 0
convergence
Si on a la propriété supi |e i | →h→0 0 (en l’absence d’erreur d’arrondi !)
stabilité
On considère le schéma perturbé :
x̃ i +1 = x̃ i + hΦ(x̃ i , t i , h) + ǫi +1
(4.7)
x̃ 0 = u 0 + ǫ0
consistance
Pour définir cette notion, on a besoin de l’erreur de consistance (local truncation error) :
c i +1 = x (t i +1 ) − x (t i ) + hΦ(x (t i ), t i , h) (4.9)
ordre
On dit d’un schéma qu’il est d’ordre p quand ∃M > 0, supi |c i | ¶ Mh p +1 .
Les trois premières notions précédentes sont illustrées sur la figure 4.1.
h →0
h →0
t t t
Propriétés
Il existe des liens entre les différentes caractéristiques précédentes, en particulier :
– stabilité et consistance ⇔ convergence
– Φ lipschitzienne en x ⇒ stabilité
– consistance ⇔ Φ(x , t , 0) = f (x , t ) ⇔ d’ordre p ¶ 1
– d’ordre p ⇒ |e i | ¶ Nh p
or :
x (t i +1 ) = x (t i ) + h ẋ (t i ) + O (h 2 )
(4.12)
ẋ (t i ) = f (x (t i ), t i )
x̃ i +1 = x̃ i + hΦ(x̃ i , t i , h) + ǫi +1
(4.13)
x̃ 0 = u 0 + ǫ0
ẽ i = |x (t i ) − x i + x i − x̃ i | ¶ |x (t i ) − x i | + |x i − x̃ i | (4.14)
| {z } | {z }
① ②
avec, dans l’équation (4.14) :
Au bilan :
avec hm = T, d’où :
T
ẽ i ¶ S|ǫ| 1 + T + + Nh p (4.16)
h
Il n’est donc pas forcément avantageux de réduire trop fortement le pas de temps pour la
précision du schéma. En particulier, on peut dire que si le pas de temps n’est pas grand de-
vant les erreurs numériques d’évaluation de la fonction Φ, la solution est entachée d’erreurs
par cumul des erreurs numériques.
46 RÉSOLUTION DE SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS
4.1.5 A-stabilité
De façon pratique, la propriété de stabilité d’un schéma n’est pas suffisante. Prenons par
exemple le schéma d’Euler explicite déjà décrit comme stable, et résolvons le problème :
dx
= −ω2 x
dt (4.21)
x (0) = 1
dont la solution exacte est :
2t
x (t ) = e −ω (4.22)
La figure 4.2 présente les solutions obtenues numériquement en même temps que la solu-
tion exacte pour deux pas de temps. Ces solutions diffèrent fortement, et de plus en plus
au cours du temps, si le pas de temps n’est pas assez petit. On parlera alors d’un schéma
conditionnellement stable. Un schéma inconditionnellement stable 3 [55] se définit pour
les équations linéaires. On teste alors le schéma sur un problème du type :
dx
= cx (4.23)
dt
où c est une constante complexe et pour lequel le cas où le schéma est tel que x i +1 = r (c h)x i ,
où r est un polynôme ou une fraction rationnelle. On définit alors le domaine de A-stabilité
comme suit :
Dstab = {z ∈ C, |r (z )| ¶ 1} (4.24)
{z ∈ C, Re (z ) ¶ 0} ⊂ Dstab (4.25)
2. on peut d’ailleurs se poser des questions quant à la notion même de solution pour un tel problème
3. ou A-stable pour absolute stability
4.1 Équation scalaire du premier ordre 47
1
0,8
2
0,6
0,4 1
0,2
x i +1 = x i + hc x i = (1 + hc )x i ⇒ r (z ) = 1 + z (4.26)
|1 + hc | ¶ 1 (4.27)
2
Pour c = −ω2 ∈ R− , elle s’écrit h ¶ ω2
. Il s’agit donc d’un schéma conditionnellement stable.
Pour l’exemple précédent, avec c = −15 (la solution tend vers 0), le critère de stabilité donne
1
0¶h ¶ 7,5
. Ceci est bien en accord avec les résultats de la figure 4.2.
La condition de stabilité dépend bien entendu du schéma, mais aussi du problème. Son
interprétation est que, pour une solution bornée, il faut que le schéma donne une ap-
proximation bornée.
f f f
t t t
ti t i +1 ti t i +1 ti t i +1
(a) α = 0 (b) α = 1 (c) α = 0,5
Stabilité
On considère le problème :
ℑ(hc )
dx
= cx (4.29)
α = 1/2
α > 1/2 dt
α < 1/2 α= le schéma donne :
1
α=0
ℜ(hc ) x i +1 = x i + h[(1 − α)c x i + αc x i +1 ] (4.30)
−1 1
donc :
|1 + (1 − α)hc |
¶1 (4.32)
|1 − αhc |
1
− si α ¾ 2
le schéma est inconditionnellement stable ;
1 2
− si α < 2
avec c = −ω2 , la condition de stabilité s’écrit h ¶ (1−2α)ω2
.
Les différents domaines de stabilité correspondants sont tracés sur la figure 4.4.
Ordre
En utilisant la même méthode que celle déjà employée pour le schéma d’Euler explicite, on
peut facilement montrer que le schéma des trapèzes généralisés est d’ordre 1 si α 6= 12 , et
qu’il est d’ordre 2 pour α = 12 , c’est-à-dire pour Crank-Nicolson.
Adams explicite
On utilise pour cela un développement de Taylor (avant) de x (t i +1 ) :
h2
x (t i +1 ) = x (t i ) + h ẋ (t i ) + ẍ (t i ) + . . . (4.33)
2!
df
avec ẋ (t i ) = f (x (t i ), t i ) et ẍ (t i ) = dt
(x (t i ), t i ). On garde ensuite les termes d’un ordre suffi-
sant pour obtenir l’ordre voulu du schéma. Par exemple, pour Adams explicite d’ordre 1, on
conserve les termes en O (h) ; on obtient x i +1 = x i + h f i + O (h 2 ), c’est Euler explicite !
Pour Adams explicite d’ordre 2, on conserve les termes en O (h 2 ) qui impliquent la dé-
rivée première de f ; pour l’estimer on utilise encore le développement d’une fonction g :
g (t i +1 ) = g (t i ) − h ġ (t i ) + O (h 2 ) (4.34)
h
x i +1 = x i + [3 f i − f i −1 ] + O (h 3 ) (4.36)
2
La démarche se prolonge pour les ordres de schéma supérieurs. On obtient ainsi les for-
mules d’Adams-Bashforth :
x i = x i −1 + h f i −1
h
x i = x i −1 + (3 f i −1 − f i −2 )
2
h
xi = x i −1 + (23 f i −1 − 16 f i −2 + 5 f i −3 )
12
h (4.37)
xi = x i −1 + (55 f i −1 − 59 f i −2 + 37 f i −3 − 9 f i −4 )
24
h
xi = x i −1 + (1901f i −1 − 2774 f i −2 + 2616 f i −3 − 1274 f i −4 + 251 f i −5 )
720
h
xi = x i −1 + (4277f i −1 − 7923 f i −2 + 9982 f i −3 − 7298 f i −4 + 2877 f i −5 − 475 f i −6 )
1440
On ne peut cependant pas augmenter l’ordre du schéma impunément : l’inconvénient
réside dans un rétrécissement du domaine de stabilité. Celui-ci est illustré sur la figure 4.5.
Adams implicite
L’idée est la même que précédemment, en utilisant un développement de Taylor arrière de :
h2
x (t i ) = x (t i +1 − h) = x (t i +1 ) − h ẋ (t i +1 ) + ẍ (t i +1 ) + . . . (4.38)
2!
La méthode d’Adams implicite d’ordre 1 est ainsi :
x i = x i +1 − h f i +1 + O (h 2 ) (4.39)
d’où :
x i +1 = x i + h f i +1 + O (h 2 ) (4.40)
50 RÉSOLUTION DE SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS
3
1, 5
2
1 k =4
0, 5 1
k =3
k =1 k =2 k =2 k =3 k =4
ℑ(z )
ℑ(z )
0
−0, 5 −1
−1 −2
−1, 5 −3
−2, 5 2 1, 5 −1 −0, 5 0 0, 5 1 −7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 0 1
ℜ(z ) ℜ(z )
x i = x i −1 + h f i
h
x i = x i −1 + (f i + f i −1 )
2
h
xi = x i −1 + (f i + 8 f i −1 − f i −2 )
12
h (4.41)
xi = x i −1 + (9 f i + 19 f i −1 − 5 f i −2 + f i −3 )
24
h
xi = x i −1 + (251 f i + 646 f i −1 − 264 f i −2 + 106 f i −3 − 19 f i −4 )
720
h
xi = x i −1 + (475 f i + 1427 f i −1 − 798 f i −2 + 482 f i −3 − 173 f i −4 + 27 f i −5 )
1440
Le fait d’utiliser des schémas implicites augmente la stabilité, mais la même tendance est
observée lorsque l’ordre croît, voir figure 4.5.
Amorçage du schéma
Aux premiers pas de temps, on ne dispose pas forcément de tous les f i −q . Dans ce cas, on
peut utiliser une méthode à 1 pas pour démarrer l’intégration jusqu’à avoir suffisamment
progressé pour pouvoir appliquer la méthode à pas multiples voulue.
(1)
d’atteindre une valeur x i +1 . Cette dernière étape est appelée correction. On itère ainsi jusqu’à
(0)
une convergence souhaitée. Pour avoir la première valeur x i +1 , la prédiction, on utilise la
version implicite de la méthode, par exemple ici, Adams explicite d’ordre 2. En pratique,
une à trois itérations suffisent.
On peut aussi apporter une amélioration à faible surcoût avec une correction du prédic-
teur avec l’erreur de troncature. Pour Adams d’ordre 2, on procède comme suit :
1. prédicteur (AE2) :
(0) h
x i +1 ← x i + (3 f i − f i −1 ) (4.42)
2
2. modificateur :
(0) (0) 1 (0)
x̂ i +1 ← x i +1 − xi − xi (4.43)
12
3. correcteur (AI2) :
hˆ
x i +1 ← x i + f i +1 + f i −1 (4.44)
2
(0) 1
où fˆi +1 = f x̂ i +1 , t i +1 . Le coefficient 12
est celui issu de la formule de (AI3).
x i +1 = x i + hΦ(x , t , h)
(4.45)
x0 = u 0
avec :
q
X
Φ(x , t , h) = a l k l (x , t , h)
l =1
k 1 (x , t , h) = f (x , t ) (4.46)
X l −1
(l )
k l (x , t , h) = f x + β j k j (x , t , h), t + αl h
j =1
L’idée est d’intégrer en utilisant des valeurs en des points particuliers, avec des poids d’inté-
(l )
gration particuliers. Les constantes a l , αl et β j sont ajustées pour obtenir l’ordre souhaité.
L’idée est de pouvoir utiliser des discrétisations en temps qui tolèrent a priori des discon-
tinuités aux pas de temps : à t = t i , on peut définir une valeur à gauche x i− et une valeur
à droite x i+ différentes. Le saut est noté ¹x ºi = x i+ − x i− . L’intégrale précédente est donc à
prendre en un sens généralisé, qui fait « travailler » les sauts 4 :
Z T Z t
dx X i +1
dx
− f (x , t ) x ⋆ dt = − f (x , t ) x ⋆ dt + ¹x ºi x i⋆ = 0 (4.52)
0
dt i t
dt
i
La fonction test est choisie dans le même espace que x , et on définit sa valeur en t i comme
x i⋆ = αx i⋆+ +(1−α)x i⋆− . Dans le cas standard, on prend α = 1 5 . Le problème peut alors s’écrire
sur chaque intervalle de temps :
Z t i +1
dx
− f (x , t ) x ⋆ dt + ¹x ºi x i⋆ = 0 (4.53)
t
dt
i
Cette méthode est très ressemblante à une méthode de Runge-Kutta à un pas implicite (A-
stable) d’ordre 2l + 1 si on prend les espaces polynômiaux de degré inférieur ou égal à l par
incrément de temps (Lesaint et Raviart 1974). Il faut aussi prévoir une méthode numérique
de calcul d’intégrale en temps qui intègre exactement des polynômes de degré 2l (Cockburn
et Shu 1989).
Mẋ + Kx = g(t )
(4.54)
x(0) = u0
Exemple
Prenons le schéma d’Euler explicite. Le problème précédent peut s’écrire :
Pour éviter de faire intervenir directement M−1 , on préfère le mettre sous la forme :
Stabilité
On emploie la même démarche que dans le cas des équations scalaires, dans la base propre
(pour les équations linéaires), avec la valeur propre la plus contraignante, c’est-à-dire la pul-
sation ω la plus grande.
2
Dans le cas d’Euler explicite, on a donc le critère de stabilité h ¶ ω2M
et on peut borner la
e
pulsation propre maxi du système par la pulsation propre maxi élémentaire ωM ¶ ωmax , voir
annexe B.
Pour avoir un vrai schéma explicite, il faut ne pas avoir à résoudre de système linéaire
couplé dans (4.57). Il faut donc avoir une matrice de masse diagonale. Une modification du
problème (une approximation supplémentaire dans la modélisation) consiste à remplacer
la matrice de masse par une matrice de masse « lumpée »diagonale. Pour cela, plusieurs
techniques existent, comme une matrice proportionnelle à la masse diagonale, avec respect
de la masse totale par élément, ou même la somme des lignes de la matrice de départ.
Outre une approximation supplémentaire [58], on peut se poser la question de la conser-
vation des propriétés du schéma. . .
d’ordre 2 et Runge-Kutta d’ordre 4. On voit donc l’intérêt de mettre en œuvre des schémas
d’ordre élevé, en gardant une stabilité raisonnable.
x(0) = u0
1 1 1 − 2β
ẍi +1 = 2
(xi +1 − xi ) − ẋi − ẍi (4.67)
βh βh 2β
Cas particuliers
− γ = 12 , β = 1
4
: méthode des accélérations moyennes ;
− γ = 12 , β = 1
6
: méthode des accélérations linéaires ;
− γ = 12 , β = 1
12
: méthode de Fox-Goodwin.
Ordres
1
On peut montrer qu’il s’agit d’une méthode d’ordre 1 pour γ 6= 2
et d’ordre 2 pour γ = 12 .
Stabilité
Dans le cas d’une seule équation scalaire, ẍ = −ω2 x , le schéma donne :
! !
1 + (hω)2 β 0 x i +1 1 − (hω)2 ( 21 − β) h xi
= (4.68)
hω2 α 1 ẋ i +1 −hω2 (1 − α) 1 ẋ i
| {z } | {z } | {z } | {z }
A1 yi +1 A2 yi
c ¶1 1 − 2b + c ¾ 0 1 + 2b + c ¾ 0 (4.70)
sauf en ce qui concerne les points isolés (b, c ) = (−1, 1) et (1, 1). D’où les conditions en terme
de coefficients de la méthode :
1 hω(2β − γ)
γ¾ 2+ ¾0 (4.71)
2 1 + β(hω)2
1
h¶ p (4.72)
ω γ/2 − β
6. Cette méthode est aussi appelée Velocity Verlet algorithm ou Leap Frog en dynamique moléculaire !
4.3 Systèmes différentiels du deuxième ordre 57
c β
1 IS
racines
complexes
1
conjuguées
β γ
−1 1 0 1/2
racines
réelles
−1
ẍ + 2ζωẋ + ω2 x = 0 (4.73)
Dans le cas où γ > 12 , l’amortissement a un effet stabilisant puisque sur les conditions de
stabilité, on a h̄ < h.
Concernant les modes à haute fréquence, ils ne sont pas représentatifs du modèle continu
mais sont néanmoins sollicités lors de l’intégration et conduisent à la présence de parasites
non désirés. On utilise classiquement une dissipation numérique pour amortir ces hautes
fréquences.
En choisissant γ > 12 , on prend β pour maximiser l’amortissement (région des racines
complexes conjuguées sur la figure 4.8), ce qui conduit à :
1 1 2
β¶ γ+ (4.75)
4 2
La figure 4.9 présente l’utilisation des schémas de Newmark sans amortissement pour le cas
de réflexions d’ondes dans une poutre unidimensionnelle, ce qui met en évidence la pré-
sence de perturbations à hautes fréquences. La figure 4.10 présente quant à elle l’influence
de l’amortissement numérique pour ces mêmes schémas.
7. Cette écriture dans la base propre d’un système entier correspond à un modèle d’amortissement de Rayleigh.
58 RÉSOLUTION DE SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS
200 200
100 100
0 0
200 200
100 100
0 0
conduit à :
h2
[xi ] = h 〈ẋi 〉 + (2β − γ)[ẍi ]
2 (4.78)
1
[ẋi ] = h 〈ẍi 〉 + h γ − [ẍi ]
2
De même, la différence des deux équilibres (4.61) devient :
En multipliant cette dernière relation par [ẋi ]T et en utilisant la propriété 〈xi 〉T [xi ] = [ 12 x2i ],
avec des matrices M et K positives, on obtient le bilan :
1 T ⋆ 1 T 1 T 1
ẍ M ẍi + ẋ Kẋi = [ẋi ] [gi ] − γ − [ẍi ]T M⋆ [ẍi ] (4.80)
2 i 2 i h 2
100 100
0
0
0 200 400 600 800 0 200 400 600 800
temps temps
(a) g = 0,55 (b) g = 0,6
100 100
0 0
0 200 400 600 800 0 200 400 600 800
temps temps
(c) g = 0,75 (d) g = 1,5
g = 0,6
g = 0,75
−0,05
g = 1,5
−0,1
0 200 400 600 800
temps
15
3
2 10
1 5
k =1 k =2 k =3 k =4 k =5 k =6
ℑ(z )
ℑ(z )
0 0
−1 −5
−2 −10
−3
−15
−1 0 1 2 3 4 5 6 7 −10 −5 0 5 10 15 20 25 30
ℜ(z ) ℜ(z )
fig. 4.12 - A-stabilité dans le plan complexe pour la méthode de Gear : k est le nombre de pas
suivant :
1
ẋi +1 = (3xi +1 − 4xi + xi −1 )
2h (4.81)
1
ẍi +1 = (3ẋi +1 − 4ẋi + ẋi −1 )
2h
De la même façon, l’équilibre (4.61) à l’instant t i +1 donne le système à résoudre pour at-
teindre ẍi +1 :
4 2 4 1 8 2
M + h K ẍi +1 = gi +1 − K xi − xi −1 + h ẋi − h ẋi −1 (4.82)
9 3 3 9 9
4.3.3 θ -méthode
Historiquement attribuée à Wilson en 1968 [63], cette méthode estime une accélération li-
néaire entre les instants t i et t i +θ = t i + θh, θ ¾ 0 étant un paramètre de la méthode. On a
donc :
ẍi +θ − ẍi
ẍ(t i + τ) = τ + ẍi (4.83)
θh
et par intégration, on a les expressions :
1
ẋi +θ = ẋi + θh (ẍi + ẍi +θ )
2 (4.84)
1 1
xi +θ = xi + θh ẋi + θ 2 h 2 ẍi + ẍi +θ
3 6
4.3.4 α-HHT
Cette méthode [64] proposée en 1977, ressemble a priori à la méthode de Newmark, à ceci
près qu’elle introduit une modification de l’équilibre (et donc en particulier du second membre)
en utilisant un paramètre additionnel α.
L’écriture du déplacement, comme celle de la vitesse sont identique à la méthode de
Newmark, et l’équilibre est écrit sous la forme :
Mẍi +1 + (1 + α)Cẋi +1 − αCẋi + (1 + α)Kxi +1 − αKxi = (1 + α)fi +1 − αfi (4.86)
Le démarrage est réalisé avec x0 et ẋ0 données ainsi que ẍ0 = M−1 (f0 − Cẋ0 − Kx0 ).
Pour le choix de paramètres de la forme β = 14 (1 − α)2 et γ = 1
2
− α, le schéma est du
second ordre pour les basses fréquences, il est inconditionnellement stable pour − 13 ¶ α ¶ 0,
la dissipation en hautes fréquences est maximum pour α = − 13 , enfin, si on impose de plus
α = 0 on retrouve la méthode des trapèzes.
σ = D(ǫ − ǫp )
(4.88)
Y = G(X)
f ¶ 0, λ̇ ¾ 0, f λ̇ = 0 (4.91)
L’expression du multiplicateur est donnée dans le cas de l’écoulement plastique par la condi-
tion de cohérence :
∂f ∂f
f˙ = 0 = σ̇ + Ẏ (4.92)
∂σ ∂Y
∂f
∂σ
Dǫ̇
λ̇ = ∂f ∂f ∂f
(4.93)
G ∂f
D + ∂ Y ∂∂ X
∂σ ∂σ ∂Y
On peut donc formellement écrire (à partir des lois d’évolution, de l’expression précédente
du multiplicateur et en remplaçant chaque fois que nécessaire σ et Y par leurs expressions
en ǫ, ǫp et X issues des lois d’état) l’évolution du comportement sous la forme d’un système
d’équations non-linéaires différentielles ordinaires (ODE) :
! ! !
ǫ̇p ǫp
=g , ǫ, ǫ̇ (4.94)
−Ẋ X
Il est à noter que le temps n’intervient pas directement dans l’évolution, contrairement au
cas des comportements visqueux. Remarquons aussi que ce système ne peut être résolu :
il comporte trop d’inconnues par rapport au nombre d’équations disponibles. En effet, il
faut une sollicitation pour que le comportement évolue. En utilisation dans un code aux
éléments finis en déplacement, il est agréable de conserver une déformation admissible tout
le temps. Le modèle de comportement est donc généralement piloté en intégration par le
fait que l’évolution de la déformation totale est imposée. Dans le système précédent, ǫ et ǫ̇
sont alors des données.
La résolution de ce système différentiel peut être effectuée avec les techniques décrites
dans le chapitre 4. On peut ainsi utiliser des méthodes explicites (avec des sous-pas plus
nombreux) ou implicites (avec parfois un seul sous-pas par pas de chargement de la struc-
ture, c’est-à-dire par résolution de système différentiel). Classiquement, Runge-Kutta d’ordre
4 avec contrôle de la taille du sous-pas et Euler implicite sont utilisés. En fait, ces méthodes
sont utilisées sur une partie du problème à résoudre seulement, car souvent, des méthodes
de type retour radial sont employées.
cela, on prend en compte la propriété de séparation en partie élastique et plastique des mo-
dèles de comportement, pour séparer en deux temps l’intégration. Considérons un incré-
ment de charge sur la structure, et un pilotage en incrément de déformation totale, noté ∆ǫ.
Cette méthode est aussi considérée comme une méthode de partage d’opérateur (operator
split, cf. prédiction élastique et correction plastique par un retour sur le seuil ou return map).
La notation δ représente une variation sur un éventuel sous-pas d’intégration. La technique
employée consiste en :
prédiction élastique : elle est telle que ∆ǫe + ∆ǫp = ∆ǫ, avec ∆ǫp = 0 et ∆X = 0, les lois
d’état (4.88) donnent sur cet incrément :
! !
∆σ D 0 ∆ǫ
= (4.95)
∆Y 0 0 0
Si, au bout de cet incrément, le nouvel état (σ + ∆σ, ǫp , X, Y + ∆Y) vérifie f ¶ 0, on est
à l’intérieur du seuil et le comportement est resté élastique. Sinon, il faut corriger la
prédiction de la façon suivante.
correction : à partir de l’état déterminé précédemment, on procède à une nouvelle correc-
tion (toujours notée avec ∆) ∆ǫe +∆ǫp = 0 et on cherche à vérifier les équations d’état,
les équations d’évolution et, généralement, directement le retour sur le seuil f = 0 à la
fin de la correction.
Cette phase de correction peut être réalisée par utilisation des méthodes d’intégration
déjà citées. On peut aussi utiliser des méthodes plus dédiées comme celle du retour
radial d’Ortiz et Simo [66, 57].
on procède par sous-pas (notés avec un δ) en utilisant la matrice jacobienne des dérivées
partielles de f lors des développements successifs :
∂f ∂f
f (σ + δσ, Y + δY) ≈ f (σ, Y) + δσ + δY (4.97)
∂σ ∂Y
pour lesquels on cherche à rester sur le seuil :
∂f ∂f
f+ δσ + δY = 0 (4.98)
∂σ ∂Y
Comme δǫ = 0 lors de la correction, les équations (4.89) et (4.90) donnent alors la valeur
d’un « multiplicateur plastique »pour le sous-pas :
f
δλ = ∂f ∂f ∂ f ∂G ∂ f
(4.99)
D
∂σ ∂σ
+ ∂Y ∂X ∂Y
s = (σ, Y, ǫp , X) (4.100)
un nouvel état satisfaisant au comportement du matériau, piloté par exemple par un incré-
ment de déformation totale ∆ǫ. Ce nouvel état est noté :
Si la rigidité tangente continue à l’état s est DT telle que σ̇ = DT ǫ̇, la matrice tangente
cohérente DC est définie par δ∆σ = DC δ∆ǫ. Elle relie la variation de correction de contrainte
obtenue, à la variation de pilotage en incrément de déformation totale : piloter avec ∆ǫ+δ∆ǫ
à partir du même état s conduira à un nouvel état suivant s + δs + δ∆s .
On peut obtenir DC par une méthode de perturbation (on procède à plusieurs intégra-
tions avec des perturbations différentes δ∆ǫ sur le pilotage) mais cela est assez coûteux nu-
mériquement, et nécessite le choix de la valeur de la perturbation (trop petite, elle conduit
à des problèmes de précision numériques, trop grande, à une mauvaise approximation de
la dérivée). Une autre technique consiste à dériver analytiquement le schéma d’intégration,
ce qui peut s’avérer assez pénible suivant le schéma et le modèle de comportement.
1 1
〈x 〉+ = max(0,x ) = (x + |x |) et 〈x 〉− = min(0,x ) = (x − |x |) = − 〈−x 〉+ (4.103)
2 2
∆σ = D∆ǫ, ∆Y = 0
(4.104)
∆X = 0, ∆ǫp = 0
et à estimer la valeur du seuil f (σ, Y). Si celle-ci est négative, la solution est effectivement
élastique. Sinon, il faut procéder à une correction viscoplastique ; cette étape est encore ité-
rative, mais il faut bien réévaluer toutes les quantités (en particulier les dérivées par l’inter-
médiaire du schéma d’intégration en temps choisi, ici la θ-méthode) par rapport au précé-
dent pas de temps t i (elle sont ici indicées par i ). La correction d’effectue toujours à défor-
mation totale nulle, et l’estimation du seuil corrigé est :
∂ f˜ ∂ f˜ ∂ f˜
f˜(σ + δσ, Y + δY, µ + δµ) ≈ f˜(σ, Y, µ) + δσ + δY + δµ (4.105)
∂σ ∂Y ∂µ
pour lesquels on cherche à rester sur le seuil corrigé :
∂f ∂f m
f (σ, Y) − m µ1/n + δσ + δY − µ1/n−1 δµ = 0 (4.106)
∂σ ∂Y n
∂G
avec δσ = −Dδǫp , δY = ∂X
δX et les incréments :
δǫp ∂f
− ǫ̇p
= (µ + δµ)
θ∆t ∂σ (4.107)
δX ∂f
= −(µ + δµ) − Ẋ
θ∆t ∂Y
où les dérivées sont estimées par rapport au précédent pas de temps (et doivent être rééva-
luée à chaque itéré de la correction) :
1−θ
ǫp − ǫp i
ǫ̇p = ǫ̇p i
−
θ∆t θ
(4.108)
X − Xi 1 − θ
Ẋ = − Ẋi
θ∆t θ
L’équation (4.105) permet alors d’obtenir l’incrément de multiplicateur viscoplastique :
f −m µ1/n ∂f ∂f G
θ∆t
+ ∂ σ Dǫ̇p − ∂ Y ∂∂ X Ẋ
δµ = ∂f ∂f ∂ f ∂G ∂ f m 1/n−1 1
(4.109)
D + ∂Y ∂X ∂Y + n µ
∂σ ∂σ θ∆t
66 RÉSOLUTION DE SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS
La valeur courante du multiplicateur doit alors aussi être mise à jour par µ + δµ, à chaque
itéré de la correction, qui est poursuivie jusqu’à retourner sur le seuil corrigé f˜.
Connaissant la solution à t i , on procède à une succession de prédictions élastiques jus-
qu’à rééquilibrer les forces extérieures (c’est-à-dire à annuler le résidu des équations d’équi-
libre) et d’intégration du comportement selon l’algorithme décrit dans 4.13. La solution à
t i +1 est celle qui doit vérifier à la fois l’équilibre et le comportement.
v n+ = −e v n− (4.110)
m ẍ = f (4.111)
L’intégrale de la force extérieure (régulière) peut être approximée par un schéma d’intégra-
tion, par exemple la méthode des trapèzes généralisés, voir section 4.1.6. Le problème s’écrit
alors :
m ẋ i +1 = m ẋ i + (1 − α)h f i + αh f i +1 (4.113)
x i +1 = x i + ẋ dt ≈ x i + (1 − α)h ẋ i + αh ẋ i +1 (4.114)
ti
Le lecteur pourra vérifier qu’il s’agit exactement de l’application de la méthode des trapèzes
généralisés au système du premier ordre :
m v̇ = f
(4.115)
ẋ = v
Cette façon de procéder va permettre de traiter les systèmes non réguliers comprenant des
chocs. En effet, l’équation de la dynamique entre deux instants immédiatement suivant les
piquets de temps t i et t i +1 va s’écrire :
Z t i +1
m (ẋ i +1 − ẋ i ) = f (t ) dt + R (4.116)
ti
où R est l’impulsion totale, c’est-à-dire, la somme des impulsions lors des impacts éventuels
sur le pas de temps traité.
Dans le cas d’une évolution statique, le contact unilatéral du système contre un mur
rigide placé en x = 0 par exemple ferait intervenir un effort F et non pas une impulsion R,
avec une loi de comportement du contact parfait du type 0 ¶ x ⊥ F ¾ 0, qui est une version
concise de x ¾ 0, F ¾ 0, x · F = 0. Le pendant de ce comportement en dynamique est la
condition de Signorini-vitesse issue du Lemme de Moreau :
– si x > 0, R = 0
– si x = 0, 0 ¶ ẋ ⊥ R ¾ 0
9. On travaillera alors à la fois sur les positions x i et les vitesses ẋ i aux piquets de temps t i .
68 RÉSOLUTION DE SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS
Pour dicrétiser en temps ce comportement, on utilise en général une version explicite sur la
configuration — c’est-à-dire qu’on va utiliser un prédicteur pour la position x qui permettra
de sélectionner le cas correspondant, et qu’on notera x p :
– si x p > 0, Ri +1 = 0
– si x p ¶ 0, 0 ¶ ẋ i +1 ⊥ Ri +1 ¾ 0
Un prédicteur classique (saute-mouton) est x p = x i + h2 ẋ i . L’inconvénient est la possibilité
d’avoir une pénétration résiduelle, d’où l’inégalité utilisée sur les valeurs possiblement né-
gatives de x p , qui tend cependant vers 0 avec le pas de temps. Ce modèle de comportement
correspond à un impact plastique (sans rebond), qui dissipe le plus l’énergie. Dans le cas de
choc unique, on peut retrouver l’équivalent du modèle de Newton en substituant ẋ i +1 par
une vitesse dite formelle :
ẋ i +1 − ẋ i
ṽ = (4.117)
1+e
RÉFÉRENCES
[16] Comm. Benoît. Note sur une méthode de résolution des équations normales
provenant de l’application de la méthode des moindres carrés à un système
d’équations linéaires en nombre inférieur à celui des inconnues — application de la
méthode à la résolution d’un système d’équations linéaires (procédé du commandant
cholesky). Bulletin Géodésique, 2 :5–77, 1924. 12
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71
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the Royal Society of Edinburgh, 63 :52–60, 1950. 77
A
FACTORISATION
DE CHOLESKY -
ORTHOGONALISATION
D’UN SOUS-ESPACE
LUT = VT (A.2)
On se place ici dans le cas de figure où les problèmes sont issus d’une analyse par éléments
finis. L’élément fini courant est noté e et les quantités élémentaires associées porteront aussi
l’indice e .
K = PK̄PT (B.2)
Comme M est issue de la même discrétisation, la même matrice d’assemblage est utilisée :
M = PM̄PT (B.3)
Il englobe le système initial car il suffit de l’écrire dans le sous-espace où x̄ est issu du désas-
semblage d’un vecteur x de raille n : x̄ = PT x 1 . Avec le quotient de Rayleigh :
x̄T K̄x̄
R̄(x̄) = (B.5)
x̄T M̄x̄
on sait que :
donc :
x̄T K̄x̄
λ̄max ¾ (B.7)
x̄ 6=0 x̄T M̄x̄
Au vu du problème désassemblé, λ̄max est la valeur maximale des valeurs propres des élé-
ments pris séparément et la relation (B.7) est en particulier vraie pour x̄ = PT x donc :
x̄T PK̄PT x̄ xT Kx
λ̄max ¾ = = R(x) (B.8)
x̄ 6=0 x̄T PM̄PT x̄ xT Mx
donc :
où :
xT Ax
R(x) = (B.11)
xT x
donc :
xT Ax
λmax ¾ (B.12)
x 6=0 xT x
Prenons alors comme vecteur x particulier un vecteur nul partout sauf sur les nœuds d’un
élément quelconque e et notons xe sa restriction sur les degrés de liberté de cet élément
(vecteur de petite taille, donc). On a xTe xe = xT x et les contributions élémentaires xT Ax =
xT PĀPT x = xTe Ae xe + a où, si toutes les matrices élémentaires Ae sont positives, a ¾ 0, alors :
xTe Ae xe + a xTe Ae xe
λmax ¾ ¾ (B.13)
xe 6=0 xTe xe xTe xe
donc :
C’est le résultat contraire au précédent, concernant les systèmes aux valeurs propres géné-
ralisés.
C
TECHNIQUE D’ACCÉLÉRATION
D’AITKEN
Cette technique [67] se sert des itérés précédents pour construire une meilleure nouvelle
approximation. Si on considère une série scalaire ηn qui tend vers η̄, construite par un algo-
rithme du premier ordre avec un taux de convergence κ ; en supposant les itérés ηn , ηn−1 ,
ηn−2 calculés, l’approximation au premier ordre s’écrit :
ηn − η̄ ≈ κ(ηn−1 − η̄)
(C.1)
ηn−1 − η̄ ≈ κ(ηn−2 − η̄)
Ces deux équations permettent de calculer une approximation de η̄, qui va servir pour
construire le nouvel itéré η′n , et κ, qui permet donc d’estimer le taux de convergence en
cours de route. On détermine ainsi l’expression du nouvel itéré :
(ηn−1 − ηn )2
η′n = ηn − (C.2)
ηn − 2ηn−1 + ηn
D
REPÈRES BIOGRAPHIQUES
André-Louis Cholesky
Cholesky was a French military officer involved in geodesy and surveying
in Crete and North Africa just before World War I. He entered l’École Poly-
technique at the age of 20 and was attached to the Geodesic Section of the
Geographic Service, in June 1905. That was the period when the revision
of the French triangulation had just been decided to be used as the base of a new cadastral
triangulation. Cholesky solved the problem of the adjustment of the grid with the method
now named after him to compute solutions to the normal equations for the least squares
data fitting problem.
• Born : 15 Oct 1875 in Montguyon (Charente-Inférieure).
Issai Schur
In 1894, Schur entered the University of Berlin to read mathematics and
physics. Schur made major steps forward in representation theory of groups,
in collaboration with Frobenius, one of his teacher.
In 1916, in Berlin, he built his famous school and spent most of the rest
of his life there. Schur’s own impressive contributions were extended by his students in a
number of different directions. They worked on topics such as soluble groups, combinato-
rics, and matrix theory.
• Born : 10 Jan 1875 in Mogilyov, Mogilyov province, Belarus.
Joseph-Louis Lagrange
Joseph-Louis Lagrange is usually considered to be a French mathemati-
cian, but the Italian Encyclopedia refers to him as an Italian mathemati-
cian. They certainly have some justification in this claim since Lagrange
was born in Turin and baptised in the name of Giuseppe Lodovico Lagran-
gia.
The papers by Lagrange cover a variety of topics : beautiful results on the calculus of va-
riations, work on the calculus of probabilities. . . In a work on the foundations of dynamics,
Lagrange based his development on the principle of least action and on kinetic energy. The
‘Mécanique analytique’ which Lagrange had written in Berlin, was published in 1788. It sum-
marized all the work done in the field of mechanics since the time of Newton and is notable
for its use of the theory of differential equations. With this work Lagrange transformed me-
chanics into a branch of mathematical analysis.
« Lagrange, in one of the later years of his life, imagined that he had overcome the diffi-
culty (of the parallel axiom). He went so far as to write a paper, which he took with him to
the Institute, and began to read it. But in the first paragraph something struck him which
he had not observed : he muttered : ‘Il faut que j’y songe encore’, and put the paper in his
pocket. » A De Morgan Budget of Paradoxes.
• Born : 25 Jan 1736 in Turin, Sardinia-Piedmont (now Italy).
Helmut Wielandt
Wielandt entered the University of Berlin in 1929 and there he studied ma-
thematics, physics and philosophy. There he was greatly influenced by Schmidt
and Schur. It was on the topic of permutation groups that Wielandt wrote
his doctoral dissertation and he was awarded a doctorate in 1935. At the
end of World War II Wielandt was appointed associate professor at the University of Mainz,
and in 1951, Ordinary Professor at the University of Tœbingen. For 20 years beginning in
1952, Wielandt was managing editor of Mathematische Zeitschrift.
• Died : 1984.
Cornelius Lanczos
In 1938 at Purdue, Lanczos published his first work in numerical analy-
sis. Two years later he published a matrix method of calculating Fourier
coefficients which, over 25 years later, was recognised as the Fast Fourier
Transform algorithm. In 1946, with Boeing, he worked on applications of
mathematics to aircraft design and was able to develop new numerical methods to solve the
problems. In 1949 he moved to the Institute for Numerical Analysis of the National Bureau
of Standards in Los Angeles. Here he worked on developing digital computers and was able
to produce versions of the numerical methods he had developed earlier to program on the
digital computers.
Joseph Raphson
Joseph Raphson’s life can only be deduced from a number of pointers. It is
through the University of Cambridge records that we know that Raphson
attended Jesus College Cambridge and graduated with an M.A. in 1692.
Rather remarkably Raphson was made a member of the Royal Society in
1691, the year before he graduated. His election to that Society was on the strength of his
book Analysis aequationum universalis which was published in 1690 contained the Newton
method for approximating the roots of an equation.
Raphson’s ideas of space and philosophy were based on Cabalist ideas. The Cabala was
a Jewish mysticism which was influential from the 12th century on and for which several
basic doctrines were strong influences on Raphson’s philosophical thinking. The doctrines
included the withdrawal of the divine light, thereby creating primordial space, the sinking
of luminous particles into matter and a cosmic restoration.
• Died : 1715.
visioned light as small compact bodies of energy. Huygens focussed on the wave like nature
and developed that theory. The diffraction properties of light were so obvious, that Huygens
school eventually won out, and the wave theory of light ruled science for the next three cen-
turies.
Leonhard Euler
The publication of many articles and his book Mechanica (1736-37), which
extensively presented Newtonian dynamics in the form of mathematical
analysis for the first time, started Euler on the way to major mathematical
work. He integrated Leibniz’s differential calculus and Newton’s method of
fluxions into mathematical analysis. In number theory he stated the prime number theo-
rem and the law of biquadratic reciprocity. Euler made large bounds in modern analytic
geometry and trigonometry. He was the most prolific writer of mathematics of all time. His
complete works contains 886 books and papers.
L O
Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 orthogonalisation
multiplicateurs de . . . . . . . . . . . . 15, 20 d’un sous-espace . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Lanczos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 de Gram-Schmidt . . . . . . . . . . . . . . . . 73
itérations de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 ré-orthogonalisation de grand problème
méthode de . . . . . . . . . . . . . . . 26, 35, 36 35
Leibniz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
linéaire(s) P
équation(s) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46, 54 pivot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
combinaison(s) . . . . . . . . . . . . 10, 17, 29 Crout . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
convergence(s) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 facrotisation LU . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
méthode des accélérations . . . . 56, 60 partiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
récurrence(s) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 stratégie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
relation(s) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 total . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
système(s) . . . . 5, 18, 26, 32, 39, 54, 55 préconditionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
gradient conjugué préconditionné 23,
M 41
matrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 préconditionneur . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
bande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
booléenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 R
condensée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Raphson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
d’amortissement . . . . . . . . . . . . . . 25, 55 Newton-Raphson . . . . . . . . . . . . . 39, 64
d’assemblage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 Rayleigh . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
d’itération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19, 56 amotissement de . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
décalée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 itérations inverses de . . . . . . . . . . . . . 30
de capacité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 quotient de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26, 75
de conduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Runge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
de masse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54, 55 méthode de Runge-Kutta . 51–53, 55,
de raideur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 62, 84
de rigidité . . . . . . . . . . . . . . 13, 14, 38, 55 Runge-Kutta . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
tangente, 64
de rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 S
jacobienne . . . . . . . . . . . . . . . . 38–40, 63 Schur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80, 82
pleine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 complément de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
semi-définie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 condensation de . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
sous-matrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11, 12 Seidel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
symétrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 algorithme de Gauss-Seidel . . . . . . . 19
symétrique définie positive . . . . . . . 15 méthode de Gauss-Seidel . . . . . 18, 19
triangulaire supérieure . . . . . . . . . . . 11 Southwell . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
valeurs propres . . . . . . . . . . . . . . . 20, 25 système
aux valeurs propres . . . . 25, 26, 75, 76
N d’exploitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Newmark différentiel
méthode de . . . . . . . . . . . . . . . 55, 57, 61 du premier ordre, 67
INDEX 87
non régulier, 67
dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
linéaire . . . . . . . . . . . . . . . 5, 8, 26, 32, 39
creux, 8
triangulaire, 10, 12
non-linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18, 37
T
trapèze(s)
méthode des . . . . . . . . . . . 47, 48, 61, 67
schéma des . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
W
Wielandt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
méthode de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Wilkinson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
test de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36