Karoui Brahimi
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Taibi Djamel
Université Kasdi Merbah Ouargla
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Mémoire
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences et technologies
Filière : Electrotechnique
Spécialité : Machines électriques et électronique de puissance
Présenté par :
KAROUI Abdelmounaim BRAHIMI Ammar
Thème:
Soutenu publiquement
Le : 09/06/2014
Devant le jury :
REMERCIEMENTS
Tout d'abord on remercie le bon dieu puissant de la bonne santé, la
volonté et de la patience qu'il nous a donnée tout au long de notre
étude.
Nous remercions Très sincèrement Mr. Djamal Taibi notre promoteur
de ce travail, pour ses conseils pertinents, et ses orientations ,
judicieuses sa patience et diligence, et par ses suggestions à
grandement facilité ce travail.
Nous remercions SAHRAOUI Lazhar Maitre-assistant de l’université
d’Ouargla, de nous faire l’honneur de présider le jury de cette thèse.
Nous lui exprimons notre respectueuse reconnaissance.
Nous remercions très sincèrement Messieurs LAAMAYED Tahar et
IDER Zahir Maitres Assistant de l’université d’Ouargla ont bien voulu
mobiliser leur temps et leurs compétences pour juger ce travail, qu’ils en
soient très sincèrement remerciés
Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à ceux qui nous ont
apporté leur soutien et ont contribué à l'élaboration de cette thèse de
près ou de loin, et particulier le professeur BESSOUS Noureddine
[Link]
[Link]
Dédicace
Dédicace
Je dédie ce modeste travail.
A ma mère avec toute mon affection.
A mon père avec toute ma reconnaissance.
A tout ma famille.
Abdelmounaim karoui
Ammar Brahimi
Sommaire
SOMMAIRE
SOMMAIRE .................................................................................................................................. 4
NOTATIONS ................................................................................................................................. 8
CHAPITRE I
I
Sommaire
CHAPITRE II
II.2.2 Modèle de la machine synchrone à aimant permanent dans le repère lié au rotor : .... 22
II.3.1 Modèle de la MSAP avec défaut entre-spires dans le repère triphasés (abc) : ............ 25
CHAPITRE III
a)- Résultats de simulation lors d’un défaut de circuit ouvert d’une phase : .................... 45
b)- Résultats de simulation lors d’un défaut de court-circuit d’une phase : ...................... 47
c)- Diagnostic des défauts par analyse des courants statoriques dans le repère de
Concordia : ........................................................................................................................ 49
CHAPITRE IV
I
Sommaire
IV.3.1 Résultats de simulation de détection des défauts par traitement de signal : .............. 59
IV.4 Détection des défauts par estimation d’état et des paramètres : ....................................... 62
IV.8 Structure globale de la commande vectorielle d’une MSAP munie d’un filtre de Kalman
étendu : ...................................................................................................................................... 68
IV.9.1 Résultats de simulation d’une commande vectorielle munie d’un observateur ......... 69
ANNEXE A .................................................................................................................................. 81
ANNEXE B .................................................................................................................................. 82
I
Notations
NOTATIONS
Symbole : notation
: Flux permanent.
: Vitesse mécanique.
Cr : Couple de charge.
Ce : Couple électrique.
II
Notations
fp : La fréquence de la porteuse.
n : Le neutre de la machine.
II
Notations
: Matrice d’entrée.
: Vecteur de commande.
: Vecteur d’état.
II
Liste de figure
CHAPITRE I
CHAPITRE II
CHAPITRE III
III
Liste de figure
CHAPITRE IV
IV-3 (a) : Courant de défaut dans la branche ‘Rf’, et (b) : Le spectre harmonique 60
IV-9 Structure d’une commande vectorielle munie d’un filtre de Kalman étendu 68
Résultats de simulation obtenus avec l’observateur de Kalman pour une
vitesse de référence de 104.8 rad/s suit à l’introduction d'un couple de charge
IV-10 71
de 3Nm à t=0.1s pour le fonctionnement en absence de défaut de la MSAP
III
INTRODUCTION
GENERALE
Introduction générale
INTRODUCTION GENERALE
Dans ce travail, nous nous intéresserons spécifiquement aux défauts électriques pouvant
survenir au stator des machines à aimants permanents. Les défauts de bobinages sont parmi les
plus répandus. La machine à aimants possède une caractéristique de fluxage permanent dû à la
présence des aimants au rotor. De ce fait, certaines catégories de défaillance comme les courts-
circuits entre-spire sont particulièrement critiques car même une déconnexion de la machine de
son dispositif d’alimentation ne permet pas « d’éteindre » le défaut. La présence d’un flux
variable dans la spire en court-circuit entretient la présence d’une force électromotrice donc d’un
courant pouvant s’avérer destructeur. Ces défauts, auxquels nous nous intéressons plus
particulièrement à cause de leur criticité, nécessite donc l’emploi de techniques de détection
particulièrement réactives pour en connaître au plus tôt l’occurrence [AMO12].
2
Introduction générale
Le premier chapitre présente les différents types de défaillances qui peuvent survenir sur
les machines électriques. Un état de l’art sur les différents types de défauts (électriques,
mécaniques,...) pouvant se produire dans les machines électriques est présentée ainsi que les
méthodes de surveillance d’apparition de ces défauts.
Le deuxième chapitre est consacré à la modélisation des MSAP en présence d’un défaut
de court-circuit entre-spires d’une phase statorique. En effet l’alimentation de ce type de
machines est souvent assurée par des onduleurs de tension dont les composants commutent de
plus en plus rapidement. De ce fait, le défaut de court-circuit entre spires dans une phase
statorique est l’un des défauts qui menace le plus les MSAP notamment ceux utilisés dans
les actionneurs de systèmes embarqués.
Dans le troisième chapitre, l'accent sera mis sur les performances de la commande
vectorielle du MSAP, associée à l’onduleur de puissance en présence de défauts. Dans un
premier temps, nous étudions les défauts d’ouverture et de court-circuit d’une phase afin de
déterminer une signature permettant de les détecter et de les localiser. Dans ce but, nous utilisons
la détection par le vecteur de Park qui est basée sur la mesure des phases des courants statoriques
dans le repère (α,β). La deuxième partie de ce chapitre est consacrée à la détection des défauts de
court circuit entre spires de la MSAP.
Finalement, nous aborderons dans le chapitre 4, à l’aide des modèles d’estimation basés
sur l’observateur de Kalman étendu, la surveillance en ligne de défauts de courts circuits de
bobinages au stator de la MSAP. Lors de l’occurrence d’un défaut entre-spires, la topologie du
stator est modifiée entrainant des déséquilibres de structure. L’algorithme de suivi va lui aussi
percevoir ces changements de structure et réagir par des variations de paramètres.
Nous terminons par une conclusion générale sur l’ensemble des résultats obtenus et
nous exposons les différentes contributions que nous avons apportées par rapport à l'existant.
3
ETAT DE L’ART ET
DIAGNOSTIC DES
DEFAUTS D’UNE
MACHINE SYNCHRONE
A AIMANTS
PERMANENTS
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
I.1. Introduction :
Compte tenu de leur compacité et d’absence de pertes au rotor, les machines synchrones
à aimants permanents (MSAP) sont de plus en plus utilisées dans les systèmes embarqués, et
dans un certain nombre d’applications, il est nécessaire de prévoir la possibilité du
fonctionnement en mode dégradé en présence de défauts dans l’un des éléments de la chaine de
conversion électromécanique d’énergie
Ce chapitre donne d’abord une généralité sur les machines synchrones à aimants
permanents avant l’exposition d’un état de l’art sur le traitement des défauts dans ces machines.
Les défauts les plus courants sont cités avec une description brève. Leurs conditions d’apparition
et leurs impacts sur les performances électromagnétiques des machines sont également exposés.
Dans la dernière partie du chapitre, la problématique de détection et diagnostique des défauts est
présentée afin de situer les contributions apportées par ce mémoire.
Une MSAP triphasée est composée de deux parties principales. Une partie fixe qui
s’appelle stator et qui est compose de trois enroulements (bobines)et une partie tournante qui
s’appelle rotor et qui est compose d’un aimant permanent. Le stator et le rotor ont une forme
cylindrique ou le rotor est recouvert par le stator. Ils sont sépares par un petit entrefer. [KAS13].
5
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
I.2.1 Stator :
Les différents types des moteurs électrique asynchrones ou synchrones ne se distinguent
que par le rotor, dans tous les cas le stator reste, au moins dans son principe, le même. Il est
constitué d’un enroulement bobiné réparti dans les encoches du circuit magnétique statorique. Ce
circuit magnétique est constitué d’un empilage de tôles dans lesquelles sont découpées des
encoches parallèles à l’axe de la machine.
I.2.2 Rotor :
Le rotor de ces machines peut être à pôles lisses (figure I.2.a), ou à pôles saillants (figure
I.2.b). Puisque l’entrefer est plus faible sur l’axe direct de la machine, alors l’inductance directe
Ld dans la machine à pôles saillants, est plus grande que celle de l’axe indirect (quadratique) Lq .
6
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
Les bobines (phases) du stator sont reliées à une source triphasée de tensions
sinusoïdales. La superposition des trois flux magnétiques crée par les trois bobines du stator
produit un flux magnétique sinusoïdal tournant à la fréquence de la source de tension. Ce flux
magnétique tournant interagit avec le flux de rotor dans l’entrefer qui sépare le stator du rotor et
crée ainsi une force électromagnétique. Cette force se traduit par la rotation du rotor. La vitesse
de rotation du rotor est proportionnelle à la fréquence de la source de tension.
1. Machine synchrone avec aimants en surface (MSAS) ou les aimants permanents sont
fixés à la surface du rotor.
2. Machine synchrone avec aimants a l’intérieur (MSAI) ou les aimants permanents sont
montés à l’intérieur du rotor.
Un MSAI a une plus forte résistance mécanique qu’un MSAS, car les aimants de MSAS
ont besoin d’être fixes sur la surface du rotor. Par rapport au comportement magnétique, le rotor
du MSAS est symétrique tandis que le rotor du MSAI est asymétrique. Ainsi, les inductances
statoriques du MSAS ne varient pas avec la position du rotor. Par contre, les inductances du
MSAI varient en fonction de la position du rotor ce qui crée une saillance géométrique du rotor.
Cette saillance est très utile pour le contrôle du moteur à basse vitesse.
I.3 Applications :
Actuellement environ 65% de l’énergie électrique consommée par les moteurs
électriques, le MSAP est l’un des types le plus utilisés, ce moteur est caractérise par une densité
élevée de puissance et de couple, une faible consommation d’énergie (facteur de puissance
proche de 1) et un très bon comportement dynamique. Ainsi, ces moteurs commencent à
remplacer les machines asynchrones dans des nombreuses applications. En plus, le
développement des composants de l’électronique de puissance et l’augmentation de la vitesse de
7
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
Les MSAP sont utilisés dans plusieurs applications citons par exemple les véhicules
électriques et les machines à laver (qui nécessitent une densité élevée de puissance). Ils sont
également utilises dans les appareils de haute précision comme les imprimantes électriques, les
outils de fabrication, les équipements médicaux (pompes, ventilateurs et compresseurs) ...
Un court-circuit dans une phase est un des problèmes les plus difficiles à tolérer
[AND12]. Dans ce cas, la littérature présente la phase concernée comme perdue. Sur une
machine triphasée avec un onduleur à 3 bras, cela implique l'arrêt de la machine à cause des
conséquences physiques sur le moteur en cas de maintien de l'alimentation. La conséquence la
plus importante est l'apparition des courants de court-circuit, le principal problème étant
l'échauffement important pouvant propager la faute. L'importance des courants de faute dépend
directement du nombre de spires en court-circuit. Il faut aussi prendre en compte le fait que des
spires en court-circuit engendrent un couple résistant dû aux courants induits par le flux
d'excitation circulant et les mutuelles de la machine en fonctionnement. Ce couple résistant est
une valeur à caractériser pour en prévoir les conséquences sur le fonctionnement suite à la panne
de la machine.
Un circuit ouvert dans une phase a des conséquences moins graves qu'un court-circuit.
L'ouverture d'une des phases ne fait pas circuler de courant de faute et ne pose donc pas de
problème d'échauffement pouvant détériorer le reste de la machine. De même, un circuit ouvert
ne crée pas de couple résistant lorsqu'un champ variable est appliqué à la bobine. Le seul
problème est donc la perte d'une phase et donc de production de couple. Dans le cas d'un moteur
triphasé alimenté par un onduleur à trois bras, la seule manière de pouvoir assurer un minimum
8
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
de fonctionnement est de piloter les deux phases restantes, c'est-à-dire avec un fonctionnement
équivalent à une machine à une phase. Le problème vient alors des ondulations de couple
importantes et du fait de ne pas pouvoir assurer un service nécessitant des changements de sens
de rotation et des phases marche/arrêt fréquentes (passage par une vitesse nulle)[BEL13,
BAB09,AND12].
9
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
thermique (surcharge,…)
électromagnétique (force en B²(t)…)
résiduel (déformation,…)
dynamique (arbre de transmission,…)
environnemental (agression,…)
Les défauts qui sont les plus récurrents, localisés au niveau du rotor, peuvent être définis comme
suit :
- l'excentricité statique, le rotor est déplacé du centre de l'alésage stator mais tourne
toujours autour de son axe
- l'excentricité dynamique, le rotor est positionné au centre de l'alésage mais ne tourne plus
autour de son axe
- l'excentricité qu'on pourrait qualifier de ‘mixte’, associant les deux cas précédemment
cités
10
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
I.4.2.2 Désaimantation :
Une des problématiques importantes des actionneurs associé avec les aiment permanents
(AP) est la désaimantation des AP. La désaimantation pour les machines à aimants est liée aux
pertes au rotor et l’échauffement des aimants, accentuée par un niveau élevé de réaction induit.
Aujourd’hui, la plupart des travaux sur ce sujet concernent le comportement des AP en charge et
leur capacité à supporter un champ de réaction magnétique d’induit intense dû à de forts
courants. Pourtant, il existe aussi un risque de désaimantation lorsque l’inducteur n’est pas
assemblé avec l’induit. Principalement, on peut distinguer deux situations concrètes. La première
concerne le collage des AP de type Nd-Fe-B frittés ou composites (plasto-néodymes). Pour ce
dernier type de matériau, l’induction rémanente, et le champ de rigidité limite, décroissent avec
la température de fonctionnement de l'AP. Durant la polymérisation de la colle, un passage en
étuve peut amener l’inducteur à une température supérieure à 100°C, entraînant une
démagnétisation partielle des AP à cause du champ démagnétisant dans l’air. La seconde
situation est celle des moteurs à stator réparti en secteurs. Ce type de moteur présente notamment
l’avantage de la modularité, mais, durant une partie de la période de fonctionnement, les AP sont
soumis au champ démagnétisant dans l’air. L’utilisation d’AP de type ferrite ou en plasto-ferrite
pose alors un problème à basse température, car, pour ce type de matériau, le module du champ
coercitif décroît avec la température. [NOU07, BAB09].
Sur un onduleur triphasé à trois bras, un court-circuit sur un interrupteur (Figure I.6)
empêche tout fonctionnement. Ce court-circuit rend inutilisable un des bras car si le deuxième
interrupteur de ce même bras est commandé, la source serait alors court-circuitée. La
11
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
Un interrupteur bloqué en ouverture (Figure. I.7) n'a pas les mêmes conséquences qu'un
interrupteur en court-circuit. Un tel scénario peut arriver par exemple si l'interrupteur ne reçoit
plus les commandes de fermeture. Ce cas présente l'avantage de ne pas court-circuiter la diode
mise en parallèle dans l'interrupteur, n'empêchant donc pas complètement le fonctionnement du
moteur. Il est rapidement possible d'imaginer les conséquences de cette faute sur la production de
couple si les autres interrupteurs sont toujours commandés normalement.
Le courant de la phase présentant le défaut est tronqué soit de sa partie négative, soit de
sa partie positive suivant l'interrupteur touché, modifiant la forme des courants des autres phases.
Une chute du couple apparaît alors dans cette zone, et donc une discontinuité dans la production.
12
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
Ces discontinuités rendent le contrôle du moteur très difficile voire impossible à cause des
passages par zéro du couple global produit.
Ce cas est spécifique par rapport aux précédents cas cités. En effet, pour que ce cas
apparaisse, il faut que l'onduleur soit victime d'une double faute. Il faut différencier deux cas
pour ces doubles fautes.
Le premier concerne deux courts-circuits sur deux bras différents. Pour une machine pilotée sur
trois phases avec un onduleur à trois bras, cela signifie l'arrêt inévitable du moteur qui ne peut
plus être alimenté. Si de plus les courts-circuits concernent un interrupteur connecté au positif du
bus continu et l'autre connecté au négatif, un courant continu de défaut est créé passant par les
deux phases concernées et pouvant aller jusqu'à la détérioration du moteur, la résistance des
bobines étant faible.
Le second cas est plus grave car il concerne les courts-circuits de deux interrupteurs sur un
même bras. La source se trouve alors en court-circuit, ce qui pourrait, en plus de neutraliser la
machine électrique, détériorer une autre partie du système. Pour cette faute, et de manière
générale pour toute faute entraînant un court-circuit de la source, un système de déconnexion de
l'alimentation doit être prévu pour isoler au moins la partie défectueuse. Cette double faute peut
donc être critique, causant l'impossibilité d'utiliser un moteur classique, et une problématique
importante pour la tolérance d'une telle double faute.
I.4.3.4 Circuit ouvert de deux interrupteurs :
13
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
Une bonne procédure de détection doit prendre les mesures minimales nécessaires à partir
du processus en question, ainsi que d'extraire un diagnostic donnant une indication claire des
modes de défaillance, par l'analyse des données, dans un minimum de tempe.
De manière générale, lors d’un défaut de bobinage au stator d’une machine électrique, la
topologie de la machine est modifiée, ce qui implique la modification de certaines grandeurs
caractérisant l’état de la machine. Les manifestations de ces défauts sont perceptibles :
- soit par l’intermédiaire des modifications des propriétés de certains signaux que l’on peut
capter sur le dispositif ;
- soit par l’intermédiaire de modifications de certains paramètres physiques du dispositif.
Ces deux possibilité conduisent à définir deux classes de méthodes de surveillance et de
diagnostic : une approche dite signal et une approche dite modèle (Figure. I.8).
I.5.1 Approche signal :
Le principe de la détection d’un défaut statorique par une approche signal repose sur
l’existence, en cas de court-circuit entre-spires, de propriétés particulières de certains signaux
physiques prélevés sur la machine en fonctionnement. A partir de modèles de signaux, établis
analytiquement, où à partir de simulation, des signatures témoignant de la présence d’une
défaillance peuvent être établis. De nombreux travaux exploitent ces principes en recherchant,
par des techniques appropriées de traitement de l’information, à extraire ces signatures,
permettant ainsi de statuer sur la présence d’un défaut au stator d’une machine.
Par exemple, dans [Hem02], des mesures vibratoires sont exploitées à l’aide d’outils
fréquentiels pour mettre en évidence l’apparition d’harmoniques témoignant de l’apparition de
défaillances statoriques. Dans [Mel03, Hen03, Rom05], c’est le flux magnétique rayonné par la
machine qui est capté et qui permet, par des traitements fréquentiels appropriées, de détecter
l’apparition d’un défaut de bobinage.
Les courants statoriques sont également largement utilisés dans les stratégies de détection
diagnostic des défauts statoriques des machines. Les perturbations des forces magnétomotrices
induites par les courts-circuits statoriques induisent la présence d’harmoniques supplémentaires
sur les courants statoriques des machines. Dans ces signatures fréquentielles particulières sont
analysées à l’aide de représentations fréquentielles pour mettre en évidence la présence des
défauts.
Dans certains travaux, les courants statoriques sont exploités par l’intermédiaire de
transformation comme la transformation de Park [Ser01,Cru03]. Le vecteur courant ainsi obtenu
présente alors des propriétés intéressantes pour réaliser une détection des défaillances liées aux
courts-circuits statoriques. Par des traitements appropriés, l’amplitude et la phase du vecteur de
Park sont analysées pour mettre en évidence l’apparition de composantes fréquentielles
témoignant de l’apparition du défaut.
14
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
15
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
Il apparaît ainsi que la génération de résidus et son exploitation jouent un rôle primordial
dans la procédure de surveillance/diagnostic puisque c'est elle qui conditionne la qualité de la
prise de décision. Deux grandes approches de génération de résidus se sont développées:
- l'approche à base d'observateurs
- l’approche par estimation paramétrique
I.5.2.1 Approche à base d’observateurs :
16
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
17
Chapitre I Etat de l’art sur diagnostic des défauts d’une machine synchrone à aimants permanents
Selon que l’on dispose, ou pas, d’un modèle mathématique représentatif du système, les
méthodes de diagnostic se répartissent en deux grandes classes. Dans le premier cas, on a des
redondances d’informations et la connaissance fournie par le modèle mathématique pour
caractériser le mode de fonctionnement ou l’état du système puis décider s’il est normal ou
anormal. Dans le deuxième cas, c’est l’analyse des données fournies par le système qui permet
de décider de son état. Les méthodes précédentes font alors appel à des procédures
d’apprentissage et de reconnaissance de forme ou à l’intelligence artificielle.
I.6 Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons d’abord décrit l’état de l’art et diagnostic des défauts d’une
machine synchrone à aimants permanents (MSAP). En effet, nous avons débuté par une
représentation générale de la MSAP afin de montrer l’importance de ce type de machine ainsi
que ses différents types des machines étudié.
En suite, nous avons présenté les différentes méthodes développées dans la littérature
pour la détection des défauts statorique d’une MSAP. Bien que les méthodes soient nombreuses
sur le diagnostic de la MSAP.
18
MODELISATION DE
LA MACHINE
SYNCHRONE A AIMANT
PERMANENT EN
PRESENCE DE DEFAUT
ENTRE- SPIRES
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
II.1 Introduction :
Actuellement, la littérature témoigne d’un grand intérêt porté à la MSAP. En effet, elle a une
large utilisation dans le domaine d'entraînements électriques à vitesse variable. De ce fait, il nous
paraît important de lui consacrer toute une partie dans cette mémoire. Nous présenterons
l’actionneur étudié qui se limite, dans notre thèse, à la MSAP et son système de commande. En
effet, sous le nom de machine synchrone, on regroupe toutes les machines dont la vitesse de
rotation de l’arbre du rotor est égale à la vitesse de rotation du champ tournant, pour obtenir un
fonctionnement en moteur, le champ magnétique du rotor est généré par des aimants permanents.
En générale, la machine synchrone est modélisée par des équations non linéaires. Ce non
linéarité est dû aux inductances et aux coefficients des équations dynamiques qui dépendent de la
position rotorique, donc du temps. Un changement de variable est souvent utilisé afin de
diminuer la complexité de ce modèle dynamique, par la réduction du nombre de variables et
l’élimination de la position du rotor dans les coefficients des équations différentielles. Dans ce
cas, les conditions du régime permanent peuvent être déterminées beaucoup plus facilement et
l’analyse de stabilité se fait plus aisément, ainsi que la synthèse de la commande.
Les modèles proposés sont mis sous forme d’équations d’état pour décrire avec précision
le comportement dynamique de la MSAP. En effet, la transcription du modèle dynamique sous
forme de schéma bloc est à envisager de manière à pourvoir simuler le modèle à l’aide du
logiciel Matlab-Simulink.
20
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
Stator rotor
(II.1)
Avec :
; ; ;
(II.2)
Avec :
T
=
21
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
= (II.3)
II.2.2 Modèle de la machine synchrone à aimant permanent dans le repère lié au rotor :
La figure II.2 illustre la schématisation d’une machine synchrone à aimant permanent,
biphasée, équivalente, issue de la transformation de Park
En reportant les transformations dans les expressions des flux et tensions, on obtient :
–
(II.4)
22
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
(II.5)
Le couple électromagnétique dans le référentiel (d,q) est donné par l’expression suivante:
(II.6)
Equation mécanique :
J (II.7)
(II.8)
: Matrice d’entrée.
: Vecteur de commande.
Les équations électriques de la MSAP peuvent être modélisées par une représentation
d'état sous la forme suivante:
(II.9)
23
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
A partir de (II.6), (II.7) et (II.9), le modèle de le MSAP dans le repère de Park peut être
schématisé par le schéma bloc suivant : (figure II.3)
Nous avons défini le coefficient µ qui décrit le nombre relatif de spires court circuits.
Nous avons donc :
(II.10)
24
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
Figure II.4 Représentation schématique d’un défaut d’isolation entre spires sur la phase a.
II.3.1 Modèle de la MSAP avec défaut entre-spires dans le repère triphasés (abc) :
Par rapport à la nomenclature présentée ci haut, les équations électriques dans les deux
parties qui composent la phase as (sous-bobines as1 et as2 sur la figure II.5) sont données par:
(II.11)
Figure II.5 Schéma équivalent de la MSAP avec un défaut entre-spires dans la phase as.
Les résistances de la sous-bobine saine as1 et de la sous-bobine court-circuitée as2 sont notées
par Ra1 et Ra2 respectivement ; elles sont proportionnelles au nombre de spires des parties
concernées. Par conséquent, nous pouvons les exprimer en fonction de la résistance de phase Ra
et le coefficient μ. Nous avons donc :
25
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
(II.12)
L’étude des circuits élémentaires de la phase as donne les relations suivantes :
(II.13)
Les équations des tensions des trois phases sont donc mises sous la forme :
2 + 1+ 2− 2 − 2+ 1 2 (II.14)
(II.15)
(II.16)
(II.17)
En remplaçant les relations ci-dessus (II.17) dans les équations électriques II.14, II.15 et II.16,
nous obtenons l’écriture matricielle suivante :
(II.18)
D’après l’équation que l’on vient d’établir, nous voyons que l’équation qui régit la
machine en présence d’un défaut entre-spires contient les mêmes termes que l’équation
électrique d’une machine saine auxquels s’ajoutent des termes supplémentaires correspondant à
la maille créée par le défaut. La résolution de l’équation (II.18) nécessite la connaissance du
courant if ou alors d’ajouter une équation supplémentaire décrivant la maille du court-circuit.
[BAB09]
Nous avons alors :
(II.19)
26
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
frein. Ces couples ont une influence sur la vitesse de rotation et par conséquent sur les valeurs
des fém induites dans les différentes bobines du stator. [BAB09, LEB12]
L‘expression de couple électromagnétique de la MSAP en défaut électrique entre-spires est
donné par :
(II.20)
La dynamique de la vitesse de la machine et de sa charge, est décrite par la relation
fondamentale de la dynamique suivante :
(II.21)
(II.22)
Dans ces conditions, la composante homopolaire du courant est nulle et seule les composantes
(α,ß) du courant interviennent dans la conversion électromécanique d’énergie. Cependant, les
équations(II.18) et (II.19) n’intègrent pas le fait que la composante homopolaire du courant est
nulle. Pour cela, il suffit d’appliquer la transformation de Concordia (Clark) à l’équation
électrique (II.18) ou de remplacer les composants abc du courant par leurs expressions en
fonction des composantes α ß du courant.
(II.23)
(II.24)
Les équations (II.23) et (II.24) peuvent être regroupées pour obtenir le modèle matriciel de la
MSAP en défaut électrique entre-spires :
(II.25)
Ou: (II.26)
27
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
(II.27)
(II.28)
Nous définissions le vecteur des variables d’état (x) et le vecteur des tensions d’entrée (u) de la
manière suivante:
(II.29)
(II.30)
Les équations d’état que nous venons d’établir peuvent être schématisées sous une forme
en bloc introduisant la transformation de Concordia afin d’avoir les grandeurs de phases comme
grandeurs d’entrée et sortie. Cette modélisation sous schéma bloc, présentés sur la figure II.6, se
prête bien à une résolution numérique sous un environnement Matlab Simulink.
28
Chapitre II Modélisation de la machine synchrone à aimant permanent en présence de défaut entre- spires
II.4 Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons présenté les modèles de la MSAP pour l’étude de comportement de
cette machine saine ou en présence de défauts entre-spires, afin de disposer d’un outil de
simulation comportemental fin de la machine en présence de court-circuit au stator.
Le modèle de défaut basé sur les équations électriques a donc été introduit pour permettre la
simulation de scénarii de défauts de court-circuit entre-spires. Il permet de disposer d’une plate-
forme « d’expérimentation virtuelle », permettant de reproduire le comportement de la machine
en régime défaillant sans avoir systématiquement recours à une mise en œuvre expérimentale
couteuse, parfois complexe et pouvant s’avérer dangereuse pour l’actionneur si les courants de
court-circuit ne sont pas correctement maitrisés.
Nous allons utiliser ces modèles pour l’implantation de la commande vectorielle en présence de
défaut qui est l’objectif de chapitre suivant.
29
COMMANDE
VECTORIELLE DE LA
MSAP EN PRESENCE DES
DEFAUTS
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
III.1 Introduction :
Par le découplage entre la magnétisation en flux et la production du couple
électromagnétique la machine à courant continu est parfaitement adaptée aux traitements à
vitesse variable, mais la présence du système balai collecteur limite la puissance et la vitesse
maximale est présente des difficultés de maintenance et des interruptions de fonctionnement.
Pour toutes ces raisons, la machine synchrone à aimants permanents tend à se substituer à la
machine à courant continu. Cette évolution, motivée par d'indéniables qualités de robustesse et
de fiabilité. Toutefois, un problème majeur se pose : le modèle du moteur synchrone à aimants
permanents correspond à un système multi variable et fortement couplé, c’est pour cette raison,
une méthode de commande dite ‘d’orientation du flux’, à été proposée par Blaschke en 1972, elle
n’a cependant pas eu tout de suite un grand essor car les régulations, à l’époque, reposaient sur
des composant analogiques, l’implantation de la commande était alors difficile. Avec
l’évènement des microcontrôleurs et des dispositifs permettant le traitement du signal, il est
devenu possible de réaliser une telle commande à un coût raisonnable.[BEN09,FAT05,SEB07] .
Nous allons consacrer la première partie de ce chapitre à étudier la commande vectorielle
de la MSAP soumis à des défauts d’onduleur et à la détection de ces défauts par l’utilisation de
vecteur de Concordia, la deuxième partie de ce chapitre est consacrer à l’application de la
commande vectorielle en boucle fermée et à la détection des défauts de court-circuit entre-spires.
(III.1)
Il s'agit donc de définir une relation entre ces deux variables, puisqu'il n'y a qu’une grandeur à
commander (le couple) et deux variables à réguler (Id et Iq).
Parmi les stratégies de commande, on utilise souvent celle qui consiste à maintenir la
composante Id nulle. Nous contrôlons le couple uniquement par le courant Iq. On règle ainsi la
vitesse par la composante Iq [FAT05, SEB07] .
31
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
( III.2)
( III.3)
Pour tout régime, le flux et le courant reste en quadrature de sorte que l’évolution du couple suit
celle de Id puisque
( III.4)
Avec :
( III.5)
32
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
est fixe à zéro (Idref =0) et la sortie du régulateur de vitesse Iqref constitue la consigne de couple
Ce*.
Les références des courants Idref et Iqref sont comparées séparément avec les courants réels
de la machine Id et Iq .
Les erreurs sont appliquées à l’entrée des régulateurs classiques de type PI. Un bloc de
découplage génère les tensions de références Vd* , Vq* .
Le système est muni d’une boucle de régulation de vitesse, qui permet de générer la
référence de courant Iqref . Cette référence est limitée au courant maximal. Par contre, le courant
Idref est imposé nul dans notre cas.
Les sorties de la régulation des courants Id et Iq , après passage dans le repère (a,b,c ),
servent de références de tensions (Va* , Vb* , Vc* ) pour la commande de l’onduleur à MLI.
[BEN05]
–
( III.6)
33
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
La compensation a pour but de découpler les axes d et q. Ce découplage permet d’écrire les
équations de la machine et de la partie régulation d’une manière simple et ainsi de calculer
aisément les coefficients des régulateurs.
Les équations statoriques comprennent, en effet, des termes qui font intervenir des courants de
l’autre axe. Ces équations s'écrivent:
–
( III.7)
On tient à signaler ici que le schéma bloc de la structure de commande en tension contient un
bloc de compensation dont les équations sont données comme suit :
Posons :
Avec et ( III.8)
34
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
Le contrôle des courants direct et en quadrature est assuré par un correcteur PI dont les
gains sont Kpid ,Kiid ,Kpiq et Kiiq. Pour la détermination des paramètres du régulateur PI, nous
avons utilisé la méthode de placement des pôles de la fonction de transfert en boucle fermée
[AMO12].Le schéma fonctionnel de la boucle de régulation du courant Id par un régulateur PI
est donné par la figure (III.6) suivante :
( III.9)
( III.10)
En boucle fermée, nous obtenons un système de type 1er ordre avec une constante de
temps:
( III.11)
35
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
( III.12)
Les gains Kpiq et Kiiq de la boucle de régulation de courant Iq sont calculés par la manière de la
boucle de courant Id :
( III.13)
( III.15)
Avec :
Avec:
Kpv , Kiv Coefficients du régulateur IP
Kt p
( III.16)
36
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
Avec :
( III.17)
37
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
source de tension continue Vdc. Les commutateurs d’un même bras de l’onduleur sont toujours
complémentaires. Chaque interrupteur de puissance est réalisé par un IGBT en anti-parallèle
avec une diode, où ces composants sont supposés parfaits.
L'alimentation Vdc est assurée par l'intermédiaire de l'ensemble redresseur et filtre,
présenté par le montage de la (figure III.9) ci-dessous :
Ce redresseur comporte trois diodes à cathode commune assurant l'aller du courant id(t)
(D1, D2 et D3) ; et trois diodes à anode commune assurant le retour du courant id(t) (D1’,
D2’ et D3’).
Afin de réduire le taux d'ondulation de cette tension redressée, on utilise un filtre passe
bas (LC), caractérisé par les équations différentielles suivantes:
(III-19)
Pour dimensionner ce filtre, on doit tout simplement placer sa fréquence de coupure au-
dessous de la fréquence de la première harmonique de Vred(t).
Les tensions triphasées, redressé et filtré sont présentes sur la Figure III-10
38
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
Vc
100 Vb
Va
Vdc
50 Vred
Tension [V]
-50
-100
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08
temps [S]
39
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
(III.20)
Uab ,Ubc, Uca : peuvent être considérées comme des tensions d'entrée à l'onduleur ( tensions
composées).
(III.21)
Uan ,Ubn, Ucn : sont les tensions simples de la machine et (no) est la tension fictive entre le neutre
de la MSAP et le point fictif d'indice "o".
(III.22)
(III.23)
(III.24)
Alors :
(III.25)
40
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
Figure III.12 Vecteurs de tension crées par l’onduleur de tension dans (d,q)
Dans notre travail, l’onduleur est commandé par la technique de Modulation de la largeur
d’Impulsion (MLI). Elle consiste à imposer aux bornes de la machine des tensions, hachées à
fréquence fixe, évoluant en fonction des références de tension obtenues à partir des régulateurs
des courants. A l’aide d’un signal triangulaire appelé porteuse, ces tensions sont modulées en
largeur d’impulsion afin de déterminer les instants de commutation et la durée de conduction de
chaque interrupteur de l’onduleur. A chaque instant, l’un des deux interrupteurs de chaque bras
est en conduction et l’autre est bloqué [BEN09]. [CHE 05]. [KHO09].
41
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
15
Signal de référence
Onde porteuse
10
-5
-10
-15
0 0.005 0.01 0.015
Temps(s)
1.2
L'impulsion imposée au bras de l'onduleur
1
0.8
0.6
0.4
0.2
Nous avons simulé le modèle d’une machine synchrone à aimants permanents dont les
paramètres sont indiqués au niveau de l’annexe.
Les résultats de simulation montrés dans la figure III.5 sont obtenus avec un échelon de
vitesse égal à 104.8 rad/sec.
42
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
120
w
100
vitesse w (rad/s)
80
60
40
20
à vide en charge
0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Temps(s)
6
Ce
4
couple Ce (N.m)
à vide en charge
-2
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Temps(s)
6
Id
Iq
4
courants Id ,Iq (A)
à vide en charge
-2
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Temps(s)
43
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
6
Ia
4 Ib
-2
-4
à vide en charge
-6
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Temps(s)
d) Courants statoriques Ia Ib Ic [A].
Figure III.15 : Résultats de simulation de la commande par orientation du flux avec MLI
Dans la figure III.15 (c), on constate que le courant Iq augmente pendant la phase de
démarrage puis diminue pour atteindre une valeur constante. En régime permanent et après
l’application du couple de charge, le courant Iq est proportionnel au couple électromagnétique.
Par ailleurs, le courant Id est maintenu égal à zéro et il suit la consigne pendant tout le cycle de
fonctionnement. D’après cette figure, on remarque que les courants Id et Iq sont bien réglés, par
conséquent la commande est robuste vis - à- vis des variations brusques de la charge. Ces
résultats montrent le découplage entre le couple électromagnétique et le flux des aimants traduit
par l’évolution des courants direct et en quadrature. De plus, Les mesures suivent les consignes,
ce qui permet de valider les performances du régulateur de courant. La figure III.15 (d) montre
que les courants de phases statoriques Ia, Ib et Ic augmentent légèrement, puis ils diminuent pour
atteindre une faible valeur en régime permanent à vide, en suivant l’évolution de la charge dans
l’instant d’application de la charge.
44
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
La simulation présentée dans cette partie est réalisée sur une machine synchrone à
aimants alimentée par un onduleur de tension à MLI. De plus, la commande du MSAP est
assurée par un contrôle vectoriel.
Le schéma bloc de simulation des défauts d’onduleur est donné par la figure suivante :
a)- Résultats de simulation lors d’un défaut de circuit ouvert d’une phase :
Dans ce cas, le moteur, est alimenté par les deux phases, car aucun courant ne circule
dans l'enroulement de phase de défaut. Nous utilisons le signal de commande de l'IGBT de
l'onduleur pour introduire un défaut de circuit ouvert de la phase "a", dans ce cas les deux
signaux de commande G1 et G2 sont forcés à "0" à l’instant d’application de défaut [Sha13].
Les résultats de la simulation pour le défaut de circuit ouvert d’une phase sont présentés
sur la Figure III.17
45
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
250
w
200
vitesse w (rad/s)
150
100
50
0
san défaut avec défaut
-50
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Temps(s)
a) Vitesse de rotation [rad/sec]
50
45 Ce
40
35
couple Ce (N.m)
30
25
20
15
10
5
0
-5
-10 san défaut avec défaut
-15
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Temps(s)
60
Ia
40 Ib
courants Ia, Ib ,Ic (A)
Ic
20
-20
-40
san défaut avec défaut
-60
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Temps(s)
46
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
Les figures III-17 représentent les évolutions des grandeurs mécanique et électrique de la
MSAP en présence d’une rupture d’une phase statorique. La simulation montre un démarrage en
charge du moteur sans défaut puis avec un défaut d’ouverture d’une phase à l’instant t=0.1 s. La
vitesse de référence est fixée à 104 rad/ sec avec un couple de charge égal à = 3 Nm, comme le
montre la figure III-17. Pendant la phase d’accélération, le courant statorique atteint 4 A (valeur
maximale). Les figures III-17 (a) et (b) illustrent l’évolution temporelle de la vitesse et du couple en
présence d’un défaut statorique, avec comme conséquence une augmentation des courants de phase.
Cette défaillance statorique suscite des ondulations de vitesse et du couple électromagnétique. Ce
qui engendre des vibrations mécaniques et donc un fonctionnement anormal de la machine
synchrone.
Après le régime transitoire, les courants de phase atteignent un état stable avec une valeur
maximale de 4 A. La figure III-17 (b) montre la simulation de courants de phase Ia, Ib et Ic en
présence d'un défaut d’ouverture de phase d’alimentation de la MSAP. Pour les courants Ib et Ic
, on peut noter une augmentation de 150 % de l’amplitude par rapport à sa valeur nominale.
Ainsi, les deux courants des phases sont en opposition de phase, ce qui, par conséquent, peut
engendrer un risque de destruction du bobinage du stator.
En effet, en se basant sur ces résultats, les courants statoriques peuvent être utilisés pour une
signature adaptée à la détection de défaut d’ouverture d’une phase.
100
50
47
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
30
Ce
20
couple Ce (N.m)
10
-10
40
Ia
les courantes Ia Ib Ic (A)
Ib
20 Ic
-20
La figure III-8 présente les résultats de simulation obtenus lors de l’implantation du contrôle
vectoriel avec une MLI en présence d’un court-circuit d’une phase statorique. Après le court-circuit
d’une phase statorique, la vitesse de rotation oscille autour d’une valeur moyenne égale à la vitesse
synchrone (104 rad/sec). Dans cet essai, la présence d’un court-circuit d’une phase statorique est
apparue à l’instant t= 0.1s.
48
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
c)- Diagnostic des défauts par analyse des courants statoriques dans le repère de
Concordia :
Une représentation en deux dimensions peut être utilisée pour décrire le phénomène des
machines synchrones triphasés .Une des plus connues repose sur le calcul des courants et
tensions dits de Concordia. Elle utilise les grandeurs biphasées qui sont calculées à partir des
trois courants et tensions d’alimentation, pour l’obtention de la courbe de Lissajous. Les courants
et les tensions biphasés sont donnés par l’expression suivante [BEL13] :
(III.26)
Figure III-19 Représentation bidimensionnelle des courants statoriques lors d’un défaut
d’ouverture d’une phase statorique
Figure III-20 Représentation bidimensionnelle des courants statoriques lors d’un défaut de court-
circuit d’une phase statorique
49
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
Les figures III-19 et III-20 illustrent les trajectoires des courants statoriques pour les
différents défauts d’une phase statorique. Ces signatures permettent ainsi la détection de défauts
d’une phase statorique. Cette technique est connue sous le nom détection de défaut à base de
reconnaissance des formes.
Nous considérons que la phase (a) est concernée par le défaut dans les deux cas suivants
(μ = 50%, μ = 25%). C'est-à-dire 80 et 40 spires sur 160 spires de la bobine de phase (a) est en
défaut (Figure III.21). Afin d’étudier le défaut entre-spires, la simulation est effectue pour des
différent valeurs de la résistance de défaut : Rf = 10 Ω, Rf = 5 Ω et Rf = 1 Ω. Cette dernière
valeur de résistance de défaut tend vers le cas d’un court-circuit franc. Les résultats des
différentes simulations sont donnés sur la figure III.21 pour le cas μ = 50%, et sur la figure III.22
pour le cas μ = 25%.
50
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
200
W
150
vitesse w (rad/s)
100
50
0
Rf = 10 ohm Rf = 5 ohm Rf = 1 ohm
0 0.025 0.05 0.075 0.1 0.125 0.15 0.175 0.2
Temps(s)
30
Ce
20
couple Ce (N.m)
10
20 Ia
Ib
courants Ia Ib Ic (A)
10 Ic
-10
-20
Rf = 10 ohm Rf = 5 ohm Rf = 1 ohm
0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
51
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
40
if
20
courant if (A)
-20
20
i beta
sain
R f = 10 ohm
R f = 5 ohm
R f = 1 ohm
0
i alpha
-20
-20 0 20
52
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
120
W
100
vitesse w (rad/s) 80
60
40
20
6
Ce
5
couple Ce (N.m)
1
Rf =10 ohm Rf =1 ohm Rf = 0.1 ohm
0
0 0.05 0.1 0.15
Temps (s)
20
Ia
Ib
courants Ia Ib Ic (A)
10 Ic
-10
53
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
20
if
10
courant if (A)
-10
15
sain i beta
R f = 10 ohm
R f = 5 ohm
R f = 1 ohm
0
i alpha
-15
-15 0 15
Nous avons simulé le cas où la phase « a » est le siège d’un court-circuit mettant en jeu
50% de ses spires pour trois valeurs de résistance de défaut Rf =10 Ω , Rf =5 Ω et Rf =1 Ω. Les
formes d’ondes obtenues sont présentées sur la figure III-21 et elles concernent la vitesse de
rotor, le couple électromagnétique, les courants dans les trois phases (Ia, Ib, Ic) et le courant dans
la maille du défaut (If à travers Rf) puis la Représentation bidimensionnelle des courants
statoriques.
Nous constatons que les courants de phases ne sont plus équilibrés et que les
perturbations des courants dépendent de la valeur de la résistance du défaut Rf. De même, la
forme d’onde du courant If à travers la résistance de défaut (Rf) n’est pas parfaitement
54
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
sinusoïdale. On remarque également que l’amplitude du courant dans la phase en défaut (phase
a) est plus élevée que celles des courants des autres phases (Phases b,c).
Le courant de défaut obtenu est présenté sur la figure III-21 (d). On peut constater que le
courant de défaut croit lorsque la résistance de défaut décroît mais aussi que le déséquilibre des
courants de phase devient de plus en plus important lorsque cette même résistance décroît.
Dans la figure III-22, nous avons présenté l’influence du taux de spires en défaut sur le
comportement externe de la machine. Pour ce faire, nous effectuons un court-circuit de 25% des
spires d’une phase (phase a ici et μ = 0.25) et nous traçons la vitesse, le coup,les courants de
phase ainsi que le courant de défaut sur la figure III-22, pour trois valeurs de la résistance de
défaut. Nous constatons que le courant de défaut diminue comparé au le cas de μ = 0.50. Le
courant de défaut est pratiquement proportionnel au nombre de spires de sous bobine en défaut
de court-circuit.
55
Chapitre III Commande Vectorielle de La MSAP en présence des défauts
III.9 Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons évalué les performances de la commande vectorielle en
présence des défaillances d’une machine synchrone à aimants alimentée par un onduleur de
tension à MLI.
Dans la première partie de ce chapitre, nous avons validé par simulation la commande
vectorielle par orientation du flux en présence de défaut d’onduleur de tension. Nous pouvons
constater que les résultats obtenus sont conformes avec ceux prévus théoriquement. Dans cette
partie, nous avons présenté la méthode de détection des défauts qui peuvent survenir au niveau
du stator de la machine, cette méthode est basée sur la représentation bidimensionnelle des
courants statoriques.
Dans la deuxième partie, nous avons présenté le problème de court-circuit entre spires
d’une même phase de la MSAP. Ce défaut provoque un courant de circulation dans les spires en
défaut dont l’amplitude peut être très importante. Si le défaut reste non détecté, il se propage et
peut aboutir à défauts de spire-spire ou alors spire-masse. L'augmentation de la chaleur due au
court-circuit peut également conduire à la dégradation totale de l’enroulement du stator.
En effet, le courant circulant dans les spires en court-circuit est plusieurs fois plus
important que le courant nominal. L'augmentation de la température qui s'en suit entraîne la
destruction en cascade des isolants et par effet cumulatif, la destruction complète de la machine.
Dans le chapitre suivant, une méthode de détection des courts-circuits entre-spires dans la
MSAP est présentée. Cette méthode doit répondre à plusieurs critères (robustesse, sensibilité,
rapidité, implantation en ligne). Ainsi, il a été choisi de travailler plus spécifiquement sur la
méthode de détection basée sur l’estimation de paramètres via un modèle mathématique de la
machine en utilisant le filtre de Kalman étendu.
56
DETECTION DES
DEFAUTS DE COURT-
CIRCUIT ENTRE SPIRES
PAR SUIVI
PARAMETRIQUE EN
UTILISANT FKE
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
IV.1 Introduction :
Comme nous l’avons déjà évoqué en conclusion de chapitre précédent, la détection des
courts-circuits entre-spires de la MSAP doit répondre à plusieurs critères. Ces critères, qui sont
principalement liés à la problématique du fonctionnement de la machine en tant que moteur.
L’objectif de ce chapitre est de faire, dans un premier temps, une méthode de diagnostic
basée sur le traitement de signal à été utilisée pour détecter les courts-circuits entre-spires dans
les machines électriques. La méthode de détection par estimation paramétrique via un modèle
analytique de la MSAP en utilisant le Filtre de Kalman Etendu (FKE), sera décrite dans la
seconde partie de ce chapitre.
- les méthodes basées sur l’analyse des signaux physiques exploitent essentiellement les signatures
fréquentielles du défaut à l’aide d’outils propres au traitement du signal (analyse spectrale, analyse temps-
fréquence …).
- les méthodes à base de connaissances permettent, à partir de données, de classer les défauts à
l’aide d’outils statistiques ou d’intelligence artificielle.
- les méthodes basées sur un modèle mathématique du système utilisent l’estimation de paramètres
pour construire un indicateur du défaut.
Les deux méthodes de diagnostic appliquées à la détection des courts-circuits entre-spires
dans la MSAP sont proposées dans la suite de ce chapitre.
58
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
Dans la littérature, les techniques les plus répandues pour la détection des courts-circuits
entre-spires sont basées sur l’analyse des courants statoriques. Ces méthodes, couramment
appelées MCSA (Motor Current Signal Analysis), présentent l’avantage de n’utiliser que des
capteurs de courant, qui sont souvent déjà présents dans les systèmes pour la commande et/ou la
surveillance de la machine. Parmi ces méthodes, le diagnostic par analyse spectrale sur les
courants statoriques consiste à détecter des raies aux fréquences caractéristiques du défaut. En
effet, les perturbations des forces magnétomotrices, induites par un défaut entre-spires,
entraînent la présence d’harmoniques supplémentaires dans les courants statoriques des
machines et permettent ainsi la détection de la défaillance. Dans cette méthode en détectant
l’apparition d’une composante à ([Link]) sur les courants de ligne sur une MSAP défaillante.
Dans la suite, nous proposons de faire une étude spectrale de courant statorique Ia, de
courant de défaut If, et du couple électromagnétique afin de mettre en évidence l’effet du défaut
sur les composantes harmoniques.
Nous traçons les spectres harmoniques pour deux valeurs de μ = [25% et 50%] qui sont
appliqués aux instants (t=0.1 s puis t=0.15 s) après avoir atteint le régime permanent
Les figures (IV-.2) à (IV-.5) montrent les différents paramètres de la machine avant et
après le court-circuit.
59
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
10 8
Ia µ=0.5
5 6 µ = 0.25
courant Ia (A)
courant Ia (A)
sain
0
4
-5
2
-10 Sain µ= 0.25 µ= 0.5
0
0.05 0.1 0.15 0.2 0 200 400 600 800 1000
Temps(s) frequence (Hz)
(a) (b)
Figure IV.2 : (a) : Courant de la phase ‘a’, et (b) : Le spectre harmonique
6
If (A) µ=0.5
5
µ = 0.25
Courant If (A)
4 sain
0
-5 2
Figure IV.3 : (a) : Courant de défaut dans la branche ‘Rf’, et (b) : Le spectre harmonique
6 4
Ce µ=0.5
Couple Ce (N.m)
couple Ce (N.m)
3 µ = 0.25
4 sain
2
2
1
Sain µ= 0.25 µ= 0.5
0 0
0.05 0.1 0.15 0.2 0 200 400 600 800 1000
Temps (s) frequence (Hz)
(a) (b)
60
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
La figure (IV.5) montre l’évolution de la vitesse pour différent nombre de spires court-
circuitée. Il est évident que la machine commence a décroche en augmentant le nombre de
spires court-circuitées.
110
W
vitesse w (rad/s)
105
100
Dans le cas d’une machine saine dès que la résistance de défaut devient grande devant
l’impédance de la bobine concernée par le défaut. Par ailleurs, nous constatons que c’est le
courant de la phase a (phase en défaut) qui est le plus perturbé. Les deux autres phases ne sont
influencées que par l’effet mutuel entre phases. En effet, pour une machine saine les courants
sont équilibrés et à somme nulle.
Dans ce cas, les courants des phases ne comportent pas d’harmoniques de rangs multiples de
trois, même si la forme d’onde de la fém en contient. En présence d’un défaut de court-circuit
entre spires, les courants des phases ne forment plus un système équilibré, même si la machine
est alimentée par un système de tension sinusoïdale triphasée équilibrée et les courants sont à
somme nulle. Dans ces conditions, les spectres harmoniques des courants des phases contiennent
des harmoniques de rangs multiples de trois car les fém des phases en contiennent.
La détection d’harmoniques de rangs multiples de trois dans les formes d’ondes des courants
de phases peut être utilisée comme une signature d’un défaut électrique, notamment celui de
court-circuit entre spires.
Les courants statoriques ne sont pas les seuls signaux qui permettent de détecter les courts
circuits entre-spires par une analyse fréquentielle. Les grandeurs électromagnétiques, comme le
flux et le couple électromagnétique, ainsi que les grandeurs mécaniques, comme la vitesse de
rotation du rotor, mettent également en évidence, dans leur contenu spectral, des harmoniques
témoignant de l’apparition d’un court-circuit entre-spires.
L’analyse harmonique du couple (la Figure IV.4 (b)) montre une apparition de la composante
harmonique de 2ème ordre après le défaut.
61
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
On peut conclure que l'évolution des colonnes des spectres aux fréquences 133.34, 200 et
266.67 Hz ont montré qu'il y a un défaut (court-circuit entre spire) d’une phase de la
MSAP. En outre, Les figures (IV-.2) à (IV-.5) montrent que la différence entre un
fonctionnement normal et celui avec un défaut (court-circuit entre spire) d’une phase
apparaît sur les amplitudes des spectres de courants statoriques (les raies caractéristiques
d’un défaut court-circuit entre spire d’une phase). En effet, l'amplitude de ces composantes
augmente en présence de défaut. Dans cette analyse fréquentielle, il est préférable de faire
une étude globale sur les courants car un défaut au stator est visible sur le spectre des des
courants d’alimentation. Mais faire une FFT sur chaque courant risque d'être pénalisant en
temps de calcul, et de ne pas bien localiser le défaut de la phase coupée. Pour remédier à ce
problème, une technique consiste à étudier l'évolution temporelle des signaux et à
représenter les courants statoriques dans un référentiel lié au stator α β montre les signatures
de défaut qui sont basées sur une représentation bidimensionnelle des courants statoriques
comme présenter dans le chapitre précedent.
62
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
Cette méthode est proposent deux manières différentes pour la reconstruction de l'état du
système en connaissant son modèle mathématique. Les techniques qui découlent de ces deux
concepts sont le filtre de Kalman. Des techniques se basant sur une représentation linéaire autour
d'un point de fonctionnement du système, ont permis d'adapter ces techniques aux modèles non
linéaires. Nous pouvons citer comme exemple le filtre de Kalman étendu. Nous pouvons citer
aussi d'autres techniques applicables pour les systèmes qui ne peuvent pas être linéarités par un
changement de coordonnées, comme les observateurs à grand gain. Les observateurs à gain
adaptatif ou la combinaison des observateurs de type grand gain et du filtre de Kalman. Le cas
du Filtre de Kalman étendu, estimant des variables d'état et des paramètres, nous renvoie aux
techniques d'identification. Comme exemple, dans le domaine de la surveillance et du diagnostic
de la machine synchrone, nous pouvons citer l'estimation des courants statoriques, de courant de
défaut, sur la base du modèle de Park de la machine synchrone, qui peut nous renseigner sur la
présence de certains types de défaut, ces estimations étant utilisées par ailleurs par les
algorithmes de commande [ABE02]
Le filtre de Kalman standard est un observateur stochastique qui permet, à partir du vecteur
d’entrée U(t) et du vecteur de sortie Y(t), de reconstruire le vecteur d’état X(t) d’un système
linéaire bruité décrit par le modèle d’état suivant :
X(t) AX(t) BU(t) W(t)
(IV-1)
Y(t) CX(t) V(t)
Les termes W(t) et V(t) sont, respectivement, les bruits sur l’état ou bruit de modèle X(t)
et sur la sortie Y(t). Un éventuel bruit sur l’entrée U(t) ou des erreurs de modélisation peuvent
être introduites dans W(t) et V(t) . Afin d’obtenir une estimation optimale par filtre de Kalman.
W(t) et V(t) doivent être centrés, blancs, gaussiens et décorrélés de l’état X(t) .
63
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
Nous supposerons, en outre, que W(t) et V(t) sont non corrélés entre eux. Ces bruits sont
donc entièrement caractérisés par leurs matrices de covariance Q et R .
Les vecteurs W(t) et V(t) sont donc le bruit du système et le bruit de mesure, qui
admettent les propriétés statistiques suivantes:
E : l'espérance mathématique, (t) est une fonction impulsion de Dirac, les matrices Q et R ,
définies non négatives, sont symétriques et présentent les densités spectrales de puissance
moyenne W(t) et V(t) ;
(IV-4)
Le filtre de Kalman étendu est un outil mathématique capable de déterminer des grandeurs
d'états non mesurables évolutives ou des paramètres du système d'état à partir des grandeurs
physiques mesurables [BEN05] .
Ce filtre repose sur un certain nombre d’hypothèses, notamment sur les bruits. En effet, ils
supposent que les bruits qui affectent le modèle sont centrés et blancs et que ceux-ci sont
décorrelés des états estimés. De plus, les bruits d’état doivent être décorrelés des bruits de
mesure.
64
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
Etape de prédiction :
Les états et les paramètres sont tout d’abord prédits d’après l’équation d’état du système :
(VI-5)
Cette étape permet de construire une première estimation du vecteur d’état à l’instant (k+1).
On cherche alors à déterminer sa variance. Calcul de la matrice de covariance de l’erreur de
prédiction :
Q (IV-6)
(IV-7)
Etape: de correction :
En fait, la phase de prédiction permet d’avoir un écart entre la sortie mesurée Yk+1 et la sortie
prédite Ŷk+1/k. Pour améliorer l’état, il faut donc tenir compte de cet écart et le corriger par
l’intermédiaire du gain du filtre Kk+1. En minimisant la variance de l’erreur, on obtient les
expressions suivantes :
65
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
Avec : (IV-9)
(IV-10)
La figure II.1 présente le schéma de principe du filtre de Kalman étendu [FRA 05].
66
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
Avec :
[X]=[ ] ; [Y]=[ ]
1 0 0 0
0 0 a11 a12 a13 a14 a15 0
0 1 0 0
0 0 a 21 a 22 a 23 a 24 a 25 0
0 0 1 0
0 0 a31 a32 a33 a34 a35 0
. (IV-12)
0 0 0 1
0 0 a 41 a 42 a 43 a 44 a 45 1 / J
0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0
(IV-13)
67
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
IV.8 Structure globale de la commande vectorielle d’une MSAP munie d’un filtre de
Kalman étendu :
Le schéma bloc de la structure globale est montré dans Figure IIV-9.
Figure. IV-9 Structure d’une commande vectorielle munie d’un filtre de Kalman étendu.
200 0 0 0 0 0
0 200 0 0 0 0
0 0 200 0 0 0
Matrice initiale de prédiction d’état P .
0 0 0 200 0 0
0 0 0 0 200 0
0 0 0 0 0 200
68
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
1e 4 0 0 0 0 0
0 1e 4 0 0 0 0
0 0 1e 2 0 0 0
Matrice de covariance de bruit d’état Q .
0 0 0 1e 5 0 0
0 0 0 0 1e 5 0
0 0 0 0 0 1e 5
Afin d'illustrer les performances et la robustesse de l’estimation par filtre de Kalman, on a simulé
une multitude de cas qu'on présentera et discutera dans ce qui suit.
Les résultats présentés dans cette section sont issus de simulation, avec un pas de calcul de 10μs.
69
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
10
8 i mesuré
6 i estimé
4
2
0
-2
-4
-6
-8
-10
0 0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
-1
-2
-3
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
a- Courants de défaut (If) mesuré et estimé
4
Cr réferance
Cr estimé
3
couple Cr (N.m)
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
70
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
150
w mesuré
w estimé
vitesse w (rad/s)
100
50
0.77 R estimé
0.66
0.55
0.44
0.33
0.22
0.11
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
Figure IV-10 : Résultats de simulation obtenus avec l’observateur de Kalman pour une vitesse de
référence de 104.8 rad/s suit à l’introduction d'un couple de charge de 3Nm à t=0.1s pour le
fonctionnement en absence de défaut de la MSAP
71
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
Dans la figure IV-10 (c), l’estimation de couple de charge est présenté, on note également
une insensibilité de l'algorithme d'estimation vis-à-vis de la variation du couple de charge, du fait
que l'estimation de couple de charge FKE se fait toujours d'une façon satisfaisante.
La Figure IV-10 (d), présente la vitesse estimée par filtre de Kalman étendu. D'après ces
résultats, on constate que l’observateur par filtre de Kalman étendu manifeste bien encore une
robustesse vis à vis de la variation de la charge, puisque l’estimation de la vitesse mécanique se
fait toujours d’une façon satisfaisante.
72
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
10
8 i- mesuré
4
2
0
-2
-4
-6
-8
Sain Rf = 10 ohm Rf = 5 ohm
-10
0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
a- Courant de phase (a) mesuré et estimé
8
6 if - mesuré
courants if est -- if mes (A)
if- estimé
4
2
0
-2
-4
-6
Sain Rf = 10 ohm Rf = 5 ohm
-8
0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
b- Courants de défaut mesuré et estimé
5
Cr- réferance
4 Cr- estimé
couple Cr (N.m)
1
Sain Rf = 10 ohm Rf = 5 ohm
0
0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
c- Couple résistant de référence et estimé
73
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
150
w- mesuré
w- estimé
vitesse w (rad/s)
100
50
0
Sain Rf = 10 ohm Rf = 5 ohm
0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
d- vitesse rotorique Wr estimée et mesurée
Résistance Rs est -- Rs réf (ohm)
Rs- réferance
0.5 Rs- estimé
0.4
0.3
Figure IV.11 : Résultats de simulation de la MSAP munie d’un filtre de Kalman en présence de
défaut de court-circuit entre-spires avec μ = 50%.
74
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
8
i- mesuré
6
if- estimé
4
2
0
-2
-4
-6
Sain Rf = 10 ohm Rf = 5 ohm
-8
0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
3.1
2.8
75
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
120
w- mesuré
115 w- estimé
vitesse w (rad/s)
110
105
100
95
Sain Rf = 10 ohm Rf = 5 ohm
90
0.05 0.1 0.15 0.2
Temps(s)
d- vitesse rotorique Wr estime et mesure
0.5
Rs- réferance
Rs- estimé
Résistance Rs (ohm)
0.45
0.4
Les Figures (IV-11 et IV-12) montrent l’évolution des états et des paramètres estimés, par
FKE pour une MSAP saine (t < 0,1s) et une MSAP en défaut (t > 0,1s), avec deux valeurs de
nombres de spires en court-circuit et pour différentes valeurs de résistance de défaut. Dans le cas
sain, les paramètres estimés restent proche aux paramètres mesurés, ce qui reflète une bonne
estimation des paramètres par rapport à leur valeur mesurée. Les légères fluctuations en
fonctionnement sain ont pour origine les approximations de modélisation du MSAP dans le
repère de Park (notamment les fem considérées comme sinusoïdales) ainsi que les bruits de
mesure sur les tensions et les courants, ces derniers étant pris en compte lors des simulations. En
cas de court-circuit entre-spires, le couple résistant croît et la résistance statorique décroit avec la
résistance de défaut Rf et le nombre de spires en court-circuit,. Cela confirme le fait que la
détection du défaut est plus délicate pour un faible nombre de spires court-circuitées alors que
76
Chapitre IV Détection des défauts de court-circuit entre spires par suivi paramétrique en utilisant FKE
ces mêmes défauts sont pourtant les plus critiques (valeurs des courants de court-circuit les plus
élevées). En effet, les changements topologiques au stator, dans le cas d’un faible pourcentage de
spires en court-circuit, ont peu d’influence par rapport à la topologie du modèle de représentation
d’une MSAP « saine » car le déséquilibre engendré par le défaut est faible. Plus le nombre de
spires en court-circuit franc augmente, plus le déséquilibre entre le modèle sain et le moteur
défaillant est perceptible, donc plus la réaction paramétrique sera importante.
On peut conclure que comme pour le modèle d’observation « sain », les paramètres estimés
sont fortement impactés en régime défaillant, avec une modification de leur valeur moyenne et
l’apparition d’oscillations. Alors que le défaut est localisé sur la phase A, nous pouvons
remarquer que le courant de la phase (a) n’est pas le seul paramètre affecté par le défaut, la
charge, la vitesse de rotation et la résistance statorique sont également sensibles, dans une
moindre mesure, au court-circuit entre-spires. Ceci est lié aux hypothèses simplificatrices de
symétrie des inductances lors de sa mise en équations du modèle « défaillant ». Cependant,
l’identification de la plus forte variation paramétrique permet de localiser la phase en défaut, ce
dernier pouvant être clairement localisé sur la phase A dans cette simulation. Des essais
similaires ont permis de valider ce principe avec des défauts localisés sur les phases B et C.
IV.10 Conclusion :
Ce chapitre a permis de présenter l’estimation des différents paramètres pouvant être
utilisés pour détecter l’apparition de courts-circuits entre-spires au sein du bobinage statorique
d’une MSAP. En effet, l’estimation des paramètres basés sur le modèle « sain » de la MSAP sont
calculés en fonction de la variation de l’estimation par rapport à la valeur théorique du
Paramètre.
Nous avons étudié les possibilités offertes par le diagnostic des défauts de courts-circuits entre-
spires. Deux approches ont été abordées. La première est basée sur le diagnostic par l’analyse de
spectral en utilisant la FFT.
77
CONCLUSION
GENERALE
Conclution générale
CONCLUTION GENERALE
Le travail exposé dans ce mémoire, a porté sur les machines synchrones à aimants
permanents (MSAP). L’étude de l’état de l’art de la surveillance des machines électriques a
démontré que le défaut de court-circuit entre spires est le défaut le plus néfaste pour les MSAP.
Il a été également démontré que les techniques actuellement utilisées dans la surveillance des
MSAP nécessitent leur modélisation précise et rapide vis-à-vis des défauts. Cette étape majeure
dans le processus de surveillance et de commande des MSAP a été donc, le premier centre
d’intérêt de ce mémoire. Deux défauts fréquents dans ces machines ont été ainsi étudiés : les
défauts d’onduleur de tension et le court-circuit entre spires.
En ce qui concerne le défaut de court-circuit entre spires dans les MSAP, un modèle
dynamique a été développé. Sa caractéristique importante est qu’il met en équation la machine
de façon décomposée : équations de la machine saine et celles qui apparaissent lors d’un défaut.
Cette décomposition facilite la compréhension des effets induits dans les grandeurs
électromagnétiques et mécaniques (courant, tension, couple, vitesse,…), suite au défaut. Les
résultats de simulation montrent qu’un court-circuit entre spires produit des ondulations de
fréquence double dans le couple et un harmonique d’ordre 3 dans les courants statoriques.
Afin de tester les performances de l’algorithme de FKE, nous avons utilisé un modèle fin
de machine permettant de reproduire précisément le comportement d’une machine à aimants en
présence de défauts statoriques. Ce modèle, basé sur une description de circuits électriques
magnétiquement couplés. Ce modèle permet de disposer d’une plate forme d’expérimentation
virtuelle, permettant de reproduire le comportement de la machine en régime défaillant sans
systématiquement avoir recours à une mise en œuvre expérimentale couteuse, parfois complexe
et pouvant s’avérer dangereuse pour l’actionneur si les courants de courts-circuits ne sont pas
correctement maîtrisés.
79
Conclution générale
- L’établissement des expressions analytiques pour déterminer les paramètres des machines
synchrones à aimants à rotor lisse, à plusieurs encoches par pôles et par phases. Ces expressions
pourraient être par la suite utilisées pour la détermination du modèle circuit des machines
asynchrones en présence de défauts électriques au stator.
80
Annaexes
ANNEXE A
Paramètre de la machine étudiée :
Paramètre valeur
Resistance d'un stator Rs (ohm) 0.44
81
Annaexes
ANNEXE B
82
Annaexes
83
Référence bibliographiques
REFERENCE
BIBLIOGRAPHIQUES
[ALK13] : AL KASSEM Jebai « Commande Sans Capteur Des Moteurs Synchrones A Aimants
Permanents Par Injection De Signaux» These De Doctorat Ecole De Paris2013.
84
Référence bibliographiques
[AUB14] : AUBERT Brice «Détection Des Courts-Circuits Inter-Spires Dans Les Générateurs
Synchrones A Aimants Permanents - Méthodes Basées Modèles Et Filtre De Kalman Etendu»
Thèse Doctorat De L’université De Toulouse 2014.
85
Résume
Résumé
Ce travail de mémoire traite le problème de surveillance en ligne de défaillances électriques dans
les entrainements électriques à base de machines synchrones à aimants permanents (MSAP) par
une méthode de suivi paramétrique.
Les défauts d’onduleur de tension et les défauts de court-circuit entre spires au stator sont
souvent critiques et doivent être détectés au plus tôt avec un bon taux de confiance afin
d’informer un système superviseur de la présence d’une défaillance pour limiter les risques
encourus par l’environnement matériel et humain situé autour de la machine en défaut.
La méthode que nous utilisons pour la détection des courts-circuits statoriques est basée des
techniques d’estimations d’état et des paramètres par filtre de kalman étendu.
Des simulations sont menées à l’aide d’un modèle fin de la machine permettant de reproduire des
situations de défaillances de manière virtuelle et d’éprouver l’efficacité des algorithmes dans ces
situations dégradées.
Mots clés:
Machines Synchrones à Aimants Permanents, Défauts d’onduleur, Commande vectorielle,
Courts-circuits entre-spires, Détection de défaut en ligne sur les machines électriques
Filtre de Kalman Etendu
Abstract
This work deals with the on-line monitoring of electrical faults in permanent magnet
synchronous machine (PMSM) by parameter monitoring method
The inverter and inter-turns short-circuits faults in stator are often critical and have to be detected
as early as possible with a high confidence rate to inform the supervisor system of the fault
presence in order to limit the risk for the material and human environment.
The method used for the detection of stator circuits short, is based on state and parameters
estimation techniques by extended Kalman filter.
We propose to identify online the fault current, the stator resistance and the load torque of a two-
axes synchronous motor model and analyze the changes of states and parameters identified in the
appearance of a fault.
The simulations are performed using an accurate model of PMSM that allows reproducing the
failure situation and prove the efficiency of algorithms in degraded situations.
Keywords:
Permanent Magnet synchronous machine, Inverter faults, Vector control, Inter-turn short-circuit,
On-line fault detection on electrical machines, Extended Kalman Filter.
86