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Audit fiscal : enjeux et méthodologie

Ce document décrit la notion d'audit fiscal, ses objectifs et sa méthodologie. L'audit fiscal vise à examiner la situation fiscale d'une entreprise et identifier les risques et anomalies afin de se conformer à la réglementation fiscale.

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Audit fiscal : enjeux et méthodologie

Ce document décrit la notion d'audit fiscal, ses objectifs et sa méthodologie. L'audit fiscal vise à examiner la situation fiscale d'une entreprise et identifier les risques et anomalies afin de se conformer à la réglementation fiscale.

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Dédicace

Remerciement
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale :

Souvent subie et vécue comme source de risque, la fiscalité, a été pendant de


nombreuses années considérée comme une dimension coûteuse et complexe.
Peu à peu, la perception de la fiscalité a évolué dans le sens d'une attention plus
grande portée aux questions touchant à la sécurité juridique des opérations des
entreprises. La fiscalité est l'objet d'une réglementation complexe dont la mise
en œuvre est source de contrôle d’une part, et d’autre part une source de
sanction de la part de l'administration, les enjeux financiers de la fiscalité dans
l'entreprise sont apparus rapidement.

Outre les fraudes, une connaissance insuffisante de lois ou certaines négligences


stimulent les risques de sanctions plus ou moins lourdes lors d’un contrôle
fiscal.

Ainsi, la demande d’un audit fiscal permet d’identifier les anomalies et les
solutions nécessaires pour régulariser les comptes de résultats.

C’est ainsi qu’en priorité, l'attention des dirigeants est dirigée vers la gestion et
la maitrise du risque fiscal qui trouve naturellement son origine dans la
complexité des règles applicables mais aussi dans la façon avec laquelle
l'entreprise les apprécie dans le cadre de sa politique fiscale globale.

En effet, La notion du risque fiscal est divisée en deux composantes : La


première repose sur le fait de l’ignorance, volontaire ou non, de la
réglementation fiscale et/ou à la méconnaissance d'une disposition favorable. La
deuxième correspond aux choix fiscaux effectués qui sont en discordance avec
la stratégie globale de l'entreprise et qui ne contribuent pas à la réalisation de ses
objectifs.

Pour prévenir des risques fiscaux on fait le recours à certaines mesures dont
notamment l'audit fiscal qui est considéré comme un outil de détection des
risques fiscaux et d'amélioration de la gestion des risques par les mesures
correctrices qu'il peut suggérer.

Bien qu’il diffère du contrôle fiscal, l'intérêt de recours à l'audit fiscal se justifie
par le fait :

- Qu’il apporte une idée sur l'existence ou non du risque fiscal et donc se
préparer mieux aux contrôles fiscaux.
-Qu’il Est considéré comme garantie de passifs en cas d’opération d’acquisition
d’entreprise.

- Qu’il Constitue une partie intégrante de la gestion des risques de l’entreprise.

Dans ce sens , une mission d’audit fiscal présente un double intérêt, aussi bien
pour l'entreprise que pour l'expert-comptable :

-D'abord, pour l'entreprise, elle lui permet une maitrise du risque fiscal lui
permettant de minimiser l'impôt dans un cadre de réduction du risque fiscal.

-ensuite, pour l’auditeur, en proposant une démarche permettant de mieux


gérer sa mission d’audit fiscal et d'augmenter sa valeur ajoutée vis-à-vis du
client.

Ainsi, l’objectif de notre mémoire étant de répondre aux questions suivantes :

- Quelle est l'utilité de l'audit fiscal pour l'entreprise en vue d’améliorer la


gestion de son risque fiscal ?

- Quelle est la méthodologie que doit suivre l'expert-comptable et quelles


techniques doit-il adopter au cours de la mission d’audit fiscal ?

Ce mémoire est décomposé en deux chapitres, le premier chapitre est dévolu à la


présentation de la notion d’audit fiscal, ses risques et la démarche qu’il doit
suivre. Le second chapitre traite notre cas pratique relatif a la société « X »
CHAPITRE I :

Introduction :

L’objectif principal de l’audit fiscal est l’examen de la situation fiscale de


l’entreprise. En ayant recours à un audit fiscal, il s’agit de voir de quelle façon
l’entreprise appréhende la fiscalité de façon générale et comment elle intègre le
paramètre fiscal dans sa gestion quotidienne. Dans un premier, il importe de
définir les notions de base et les objectifs de l'audit fiscal, car c'est par la
définition des objectifs que l'on pourra justifier le cadre conceptuel de l'audit
fiscal. En second lieu, il convient de s'interroger si tels objectifs ne se retrouvent
pas dans d'autres missions d'audit, comme l'audit financier ou l'audit juridique et
de la démarche et techniques de la mission d’audit fiscal.

L'existence d’une mission spécifique d'audit fiscal implique l’existence possible


d’un contrôle fiscal, il est donc important de faire la distinction alors entre ces
deux missions.

…………….

…………………………..

………………………………………..

I. Concepts généraux de l’audit fiscal :


1- définition de l’audit :

« Audit vient du latin « audire » qui signifie « écouter » ; le verbe


anglais «to audit » est traduit par « vérifier, surveiller, inspecter ». les
organisations économiques ont toujours été contraintes à se faire
contrôler. D’une manière générale, l’audit consiste en un examen mené
par un professionnel indépendant sur la manière dont est exercée une
activité, et sur les informations élaborées par les responsables, par
rapport à des critères d’appréciation relatifs à cette activité ».
L’audit est un ensemble de travaux conduits par un professionnel
compétent et indépendant conformément à une démarche et des
normes professionnelles ayant pour objectif de permettre à l’auditeur
d’exprimer une opinion motivée à l’adresse des utilisateurs, selon
laquelle des états financiers sont sincères et réguliers, Dans tous les
aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable
identifié.

L’audit financier est sans conteste, l’aspect de l’audit le plus connu et


le plus ancien. L’activité d’audit s’est ensuite étendue à tous les
aspects du fonctionnement de l’entreprise : audit social, audit
juridique, audit industriel, audit fiscal…

2- extension de l’audit au domaine fiscal :


La notion d’audit, initialement attribué au domaine comptable, connait
aujourd’hui de multiples développements. Cette extension de la notion
favorise l’émergence du concept d’audit fiscal.
Dans le cadre de la gestion d’une entreprise, et afin d’assurer le respect
des règles en vigueur, et de vérifier la capacité de l’entreprise a
mobiliser les ressources du droit fiscal, un audit fiscal s’effectue à
travers un diagnostic de sa situation fiscale, afin d’assurer ses objectifs
stratégiques.
Il permet ainsi de faire le point sur la stratégie fiscale, afin de proposer
d’éventuelles solutions de nature à rendre la gestion fiscale plus
performante. Il permet également de diminuer la charge et de
minimiser le risque fiscal que l’entreprise peut subir à cause de sa
gestion.
La non-conformité aux textes légaux encourt les entreprises à un
risque fiscal matérialisé par des sanctions pénales et pécuniaires envers
la société et ses dirigeants d’où le recours à une
mission d’audit fiscal ayant pour but de réduire et minimiser ce risque
et par conséquent de rationnaliser la performance financière de
l’entreprise.
En résumé l'audit fiscal est l'ensemble des opérations de
vérifications, de recoupements et de contrôle effectuées par un
professionnel spécialisé en matière fiscale en vue de détecter les
insuffisances et les anomalies qui pouvent mener à un
redressement fiscal.
3- Principes de base de l’audit fiscal :
a- Principe d’importance relative :
b- Principe de transparence :
c- Principe de non-immixtion dans la gestion :
4- Les objectifs de l’audit fiscal :

bien que l’approche d’audit fiscal ne diffère pas de l’approche d’audit financier
les deux n’aient pas le même objectif. Il s’agit pour l’audit fiscal de :

-vérifier si l’entreprise est capable à mobiliser les ressources du droit fiscal.

- faire un examen de la situation fiscale de l’entreprise.

- Détecter les anomalies et insuffisances qui peuvent mener à un redressement


fiscal en cas de contrôle fiscal.

-Détecter les opérations ou les procédures qui entraînent des paiements


d’impôts et taxes indus.

-Savoir si l’entreprise profite des avantages fiscaux.

-Proposer les améliorations au niveau des procédures a fin d’assurer le respect


de la législation fiscale.

-Mesurer le risque fiscal encouru ou le manque à gagner par l’entreprise.

-S’assurer que la fiscalité est parmi les critères de prise de décision par la
direction de l’entreprise.

-Faire le point sur l'environnement fiscal de l'entreprise.

-Intégrer la fiscalité dans le système d’information de l’entreprise et le système


d’information comptable.

5- Démarche et techniques de la mission d’audit fiscal :

Après la présentation de l'audit fiscal et ses objectifs, il faut mettre l’accent sur
l’utilité de la mission de l’audit fiscal à travers la mise en place d'une démarche
professionnelle basée sur les risques.

La mise en œuvre de la démarche professionnelle d’audit fiscal consiste dans :


_ La prise de connaissance générale et l’examen du système de contrôle
interne.

_ Les deux éléments de l'audit fiscal: l’audit de la conformité et de la


régularité fiscale et l’audit de l’efficacité fiscale.

a- Prise de connaissance générale de l’entreprise et constitution


d’un dossier fiscal permanent :
a-1- prise de connaissance générale de l’entreprise :

La prise de connaissance générale de l’entité auditée représente une étape


fondamentale dans la plupart des missions d’audit.

Selon la norme ISA 315, l’auditeur doit acquérir des informations de l’entité et
de son environnement, y compris de son contrôle interne à fin d’identifier et
d’évaluer les risques d’anomalies significatives qui soit suffisante pour lui
permettre d’identifier et d’évaluer le risque et de concevoir et de mettre en
œuvre des procédures d’audit complémentaires. Ainsi, la prise de connaissance
dans une mission d’audit fiscal du secteur d’activité d’une entreprise et de son
environnement permet de distinguer le régime fiscal applicable à l’entité
auditée, les avantages auxquels elle est éligible et les obligations réglementaires
auxquelles elle est soumise.

Par la collecte des documents à caractère fiscal et juridique, l’auditeur serait


informé sur la potentialité des risques légaux et/ou fiscaux rencontrés. C’est
dans cette étape, que l'expert-comptable vérifie le niveau de qualification des
personnes ayant pour charge les différentes obligations fiscales et détermine
l’attribution de chacun d’entre eux dans le but de l’évaluation de la fiabilité du
service fiscal : L’auditeur peut considérer l’existence d’une entité fiscale bien
qualifiée comme une assurance et un soutien pour la maitrise du risque fiscal.

L’auditeur doit s’assurer que les avantages fiscaux, dont bénéficie la société,
vérifient les conditions de fonds et de formes obligatoires, et qu’elle n’est pas
exclue du champ d’application des avantages octroyés par la législation fiscale.

Par suite, l’auditeur doit essayer de développer la compréhension acquise de


l’environnement fiscal de la société lors de la phase précédente de connaissance
générale et de comprendre les opérations spécifiques et ponctuelles d’ordre
fiscal.
La compréhension acquise du régime fiscal est améliorée par l’énumération des
obligations fiscales de fond et de forme auxquels l’entreprise est soumise selon
les dispositions de la réglementation fiscale en vigueur et c’est à travers le
recensement des impôts et taxes dont la société est éligible en précisant les
modalités de leur déclaration et de leur liquidation.

Ainsi, l’auditeur définit le régime fiscal de l’entité auditée et documente sa


compréhension dans un dossier permanent avant de mettre en œuvre les
procédures de validation.

a-2- constitution d’un dossier fiscal permanent :

Après avoir rassemblé tous les documents et toutes les informations


qui permettent à l'auditeur fiscal d'avoir une connaissance suffisante de
la société et de ses spécificités, nous constituerons le dossier fiscal
permanent qui comporte notamment :

 L’extrait des statuts mis à jour.


 La déclaration d’existence,
 La carte d’identification fiscale,
 la décharge de dépôt de logiciel comptable,
 La décharge de dépôt du logiciel de facturation, le cas échéant,
 Les livres comptables légaux,
 L’attestation de déclaration auprès de l’organisme accrédité,
 L’attestation d’achat en suspension de TVA, le cas échéant,
 Tout document relatif à un avantage fiscal,
 L’avis des modifications statutaires à l’administration fiscale.

b- Evaluation du contrôle interne et du système d’information :


l’auditeur doit vérifier l’adaptation de l’organisation à un environnement
réglementaire en évolution permanente.

En premier lieu, l’auditeur fiscal doit s’assurer du respect effectif des obligations
fiscales. En second lieu, il sera nécessaire d’évaluer l’optimisation de la
situation fiscale.

Le système d'information fiscale apparaît comme un composant essentiel du


dispositif du contrôle interne fiscal dans la mesure où il permet le contrôle du
processus fiscal et permet une interprétation adéquate des données et des
résultats des contrôles.

La mise en place de contrôles fiscaux internes peut révéler la nécessité


d'alimenter la documentation du processus de contrôle interne fiscal sur la base
de l'adéquation et de l'efficience des décisions prises et ainsi optimiser
l'utilisation des moyens mis en œuvre. Cette mise en place permet de vérifier la
capacité de l'organisation à restaurer ses données et à proposer à l'administration
fiscale, en cas de demande, des éléments de documentation ayant force probante.

Lors de cette étape, l'auditeur doit vérifier que les procédures de contrôle
appliquées par l'entreprise permettent l’élaboration des déclarations fiscales
correctes et complètes dans les délais légaux.

l’entreprise doit maitriser les techniques fiscales en appliquant les principes


fiscales applicables lors de la détermination du résultat fiscal et lors de la
liquidation des impôts et taxes. Elle doit aussi bien présenter sa déclaration
fiscale et la justifier par les documents nécessaires : une déclaration incomplète
ou inexacte remet en cause la capacité de la société à bien maitriser ses
obligations fiscales.

De même, l’entreprise doit présenter ses déclarations dans les delais légaux sous
peine de supporter les pénalités de retard . Pour s’assurer du respect des délais
légaux, l’auditeur doit consulter les quittances, les bordereaux et les récépissés
imprimés des télédéclarations et même vérifier l’existence ou non de pénalités
de retard comptabilisées et payées par la société. Il doit aussi s’assurer que les
dites déclarations ont été revues par un supérieur hiérarchique avant leurs
validations.

L'auditeur fiscal doit signaler l'absence de procédures de documentation et


d'archivage et les mettre au niveau de son plan d'amélioration vue l’importance
de tels dossiers en cas de précisions nécessaires demandées par les vérificateurs
fiscaux au fil du temps.

A partir des différentes constatations ainsi remarquées, l’auditeur doit


déterminer le niveau de maturité fiscale de l’entité auditée. Ce niveau de
maturité détermine la nature, le calendrier et l’étendue des procédures d’audit à
mettre en place. En deuxième temps, l’auditeur doit mettre en place les
améliorations nécessaires en vue de la bonne gestion du risque fiscal
initialement déterminé.
A cet effet, l'expert-comptable devra s'intéresser en particulier au mode de traitement réservé aux
problèmes fiscaux au sein de l'entreprise. Ces investigations le conduisent à mettre en évidence des
failles génératrices de risque fiscal. Il focalise son examen sur les méthodes proprement dites de
traitement des questions fiscales. Il peut évaluer, en particulier:

• La fonction fiscale (c a d ………..).

• L'évaluation de procédures fiscales (paragraphe 2).

• L'adaptation de l'organisation comptable aux besoins fiscaux (paragraphe 3).

• La documentation (paragraphe 4).

• L'archivage (paragraphe 5).

• La veille fiscale (paragraphe 6).

• Le niveau de maturité du système de gestion fiscale de l’entreprise (paragraphe 7).

6- Composantes de l’audit :
a- L’audit de la régularité fiscale de l’entreprise:
On entend par audit de régularité ou de conformité :

- la vérification du respect par la société de toutes les obligations fiscales de


forme ;
- Du fait que la comptabilité constitue la principale base du contrôle fiscal
et, par conséquent, de découverte de défaillances fiscales, la démarche la
plus rationnelle semble celle qui consiste à procéder à des vérifications
comptables à vocation fiscale;

Lors de cette phase, l’auditeur doit vérifier que l’entreprise effectue la totalité
des déclarations auxquelles elle est soumise à travers les modèles autorisés de
manière adéquate et que ces déclarations ne présentent pas d’incohérence avec
les données comptables. De même, l’auditeur doit s’assurer de la justification
des données déclarés et du respect des délais légaux afférents aux différentes
déclarations

L'auditeur doit enfin constater que les différents documents sont adressés aux
services fiscaux compétents et ce, naturellement, dans les délais prescrits.

Aussi Les contrôles qui portent sur les délais occupent une place importante
dans les travaux de l'auditeur dans la mesure où les pénalités dues pour défaut ou
retard dans la production des déclarations et dans le paiement des impôts
peuvent être financièrement lourdes.

Le travail de l'auditeur est ainsi de vérifier en premier lieu l'existence d’un


échéancier fiscal ( document sur lequel l'entreprise consigne l'ensemble de ses
obligations en matière fiscale, qu'il s'agisse des dates de dépôt des déclarations
ou des dates de paiement des différents impôts et taxes.), puis sa qualité et enfin
son utilisation effective par l'entreprise.

b- L’audit de l’efficacité fiscale de l’entreprise :

Page 41-page 45 ;46..


7- Audit fiscal et contrôle fiscal :

distinction

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