Modélisation et commande MADA
Modélisation et commande MADA
SPECIALITE : ELECTROMECANIQUE
THEME
N° d’ordre
REMERCIEMENT
SOMMAIRE
LISTE DES FIGURES
NOTATION
INTRODUCTION GÉNÉRALE……………………………………………………………..……..1
II.3.1 Choix du référentiel pour le modèle de la MADA dans le repère d-q ……...……...25
II.7 Conclusion………..………………………..………………………..………………..42
SOMMAIRE
BIBLIOGRAPHIE ……………………………………………………………………...…..63
ANNEXES …………………………………………………………………………………...66
LISTE DES FIGURES
Figure III.16: La puissance active et réactive statorique pour la (C.V) avec le zoom………..59
Figure III.17: La puissance active et réactive statorique pour la (C.B) avec le zoom………..60
LISTE DES SYMBOLES
Ws : Pulsation statorique.
Wm : Pulsation mécanique
P : Nombre de paires de pôles.
g : Glissement
Lr : Inductance cyclique d’un phase rotorique
Ls : Inductance cyclique d’un phase statorique
M :L’inductance mutuelle.
[Ap] : Matrice de PARK.
[Ap]-1 : Matrice inverse de PARK.
J : Moment d’inertie.
Cem : Couple électromagnétique.
Cr : Couple résistant.
Ps : La puissance statorique active.
Qs : La puissance statorique réactive.
PI : Proportionnel – Intégrale.
kp : Gain de l’action proportionnel du régulateur PI.
ki : Gain de l’action intégrale du régulateur PI.
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
INTRODUCTION GÉNÉRALE
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Tout ça à l’aide des machines électriques, en 1832 Nicolas Constant Pixxi réalise la
première machine électrique à induction, comprenant un aimant qui tournait en face des pôles
d’un électroaimant fixe. Il s’agit d’un générateur à courant alternatif qui peut être redressé
grâce à un commutateur rustique permettant l’inversion de polarité. Cette invention n’aura
cependant pas d’application puisqu’à cette époque seul le courant continu était utilisé de
manière usuelle [3].
Depuis l’ère de l’industrialisation, les chercheurs ont été affronté au "comment
commander les machines électriques à des vitesses variables". Car les entraînements
électriques exigent de plus en plus de hautes performances, une fiabilité accrue, et un coût
réduit.
Au 19éme siècle, ce problème a été résolu avec les moteurs à courant continu, dont on
peut modifier la vitesse de rotation de zéro à la vitesse maximale, et ceci en agissant sur la
tension d’induit en gardant le flux d’induction constant. Cependant, la présence du système
Page 1
INTRODUCTION GÉNÉRALE
balais- collecteur les pénalise : ces machines ne peuvent servir ni dans le domaine des grandes
puissances, ni en milieux corrosifs, s’y ajoute aussi l’entretien que nécessite le collecteur [4].
L'avantage principal de cette machine, est que le convertisseur de puissance doit traiter
seulement (selon le glissement) une fraction de 20-30 % de toute la puissance de système,
ceci signifie que les pertes dans le convertisseur de puissance peuvent être réduites par rapport
au traitement de toute la puissance par celui-ci; et par conséquent le coût de production. En
plus la MADA en mode génératrice permet de produire de l’énergie électrique à fréquence
constante avec une vitesse mécanique variable. De même qu’elle offre une large gamme
opérationnelle par rapport à la machine asynchrone à cage d’écureuil [5].
L’objectif de notre travail est d’introduire des stratégies de commandes pour améliorer
les performances de la machines asynchrone à double alimentation (MADA) utilisée pour la
production de l’énergie électrique.
Page 2
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Nous terminons ce travail par une conclusion générale et quelques perspectives de recherche
envisagées.
Page 3
CHAPITRE I :
MODÉLISATION DE LA MACHINE
ASYNCHRONE A DOUBLE ALIMENTATION.
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
I.1. Introduction
Les équations des tensions des phases statoriques et rotoriques qui décrivent le
fonctionnement de la machine s’écrivent comme suit:
d
V R.i (I.1)
dt
Page 4
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
Pour le stator :
d sa
V sa Rs .i sa dt
d sb
V sb R s .i sb (I.2)
dt
V R .i d sc
sc s sc
dt
Pour le rotor :
d ra
Vra Rr .ira dt
d rb
Vrb Rr .irb (I.3)
dt
V R .i d rc
rc r rc
dt
dr
q
Ar
qs
qr
As
Cs
Cr
Page 5
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
s l s M sr is
M l r ir
. (I.4)
r sr
Tel que :
SA rA
S SB ; r rA (I.4.1)
SC rC
lr Mr Mr
l r M r lr M r
M r Mr l r
(I.6)
M rs est la matrice des inductances mutuelles ou matrice de couplage stator-rotor donnée par:
Cette dernière matrice est nommée inductance mutuelle entre le rotor et le stator.
Page 6
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
Cr : Le couple resistant,
f : Le coefficient de frottement visqueux de la MADA,
: La vitesse de rotation,
j : L’inertie des parties tournantes.
Les équations différentielles décrivent le fonctionnement de cette machine sont en fonction
de θr (système à résolution différentielles).
L'application de la transformation de Park, s'avère nécessaire, cette dernière appliquée aux
courants, tensions, et aux flux pour obtenir des équations différentielles à des coefficients
constants.
I.2.2. Choix de référentiel
Choix du repère (U-V) ce qui rend la transformation de Park attrayante, est que
l’orientation du repère (U-V) peut être quelconque. Il existe trois choix importants, le repère
(U-V) peut être fixé au stator, au rotor ou au champ tournant.
Dans ce référentiel, les axes (U-V) sont immobiles par rapport au stator ce
référentiel est le mieux adapté pour travailler avec les grandeurs instantanées et dont
l’avantage ne nécessite pas une transformation vers le système réel. L’utilisation de ce
systéme permet d’étudier les régimes de démarrage et de freinage des machines à courant
alternatif [8].
Dans ce référentiel, les axes (U-V) sont immobiles par rapport au rotor tournant à une
vitesse donc ), L’utilisation de ce référentiel permet d’étudier les
régimes transitoires dans les machines alternatives synchrones et asynchrones avec une
connexion non symétrique des circuits du rotor.
Dans ce référentiel, les axes (U-V) sont immobiles par rapport au champ
électromagnétique créé par les enroulements statoriques, d’où : ce référentiel est généralement
Page 7
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
utilisé dans le but de pouvoir appliquer une commande de vitesse, de couple, ...etc. Puisque
les grandeurs dans ce référentiel sont de forme continue
En générale ce dernier est utilisé pour réaliser le contrôle vectoriel du fait que les
grandeurs de réglage deviennent continues. Le système d'axe lié au champ tournant à
l'avantage qu'avec une alimentation sinusoïdale les grandeurs variables sont traitées comme
des grandeurs continues.
Ainsi que ce référentiel est le seul qui n'introduit pas de simplification dans la
formulation des équations, il est très intéressant dans les problèmes ou la fréquence
d'alimentation est constante ce qui simplifie considérablement les calculs [9].
En plus, le choix d'un tel référentiel approprié pour la modélisation repose sur la stratégie
de commande appliquée et les grandeurs à commander [10].
cos cos( 2 / 3) cos( 2 / 3)
2
AP . sin sin( 2 / 3) sin( 2 / 3) (I.9)
3 1
1 1
2 2 2
L'angle θ dans la matrice de Park [AP] prend la valeur (θs) pour les grandeurs statoriques et
(θs- θr) pour les grandeurs rotoriques.
2
Le facteur pour conserver la puissance électrique instantanée.
3
D'autre part:
1
cos sin
2
AP 1 2
. cos( 2 / 3) sin( 2 / 3)
1
(I.10)
3 2
1
cos( 2 / 3) sin( 2 / 3)
2
Page 8
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
0 1 0
AP . .AP 1 0 0. d
d 1
(I.13)
dt dt
0 0 0
Tel que :
θ = θs : pour les grandeurs statoriques
θ = θs- θr : pour les grandeurs rotoriques
En remplaçant la relation (I.12) dans (I.13) on obtient le modèle biphasé équivalent suivant :
Page 9
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
d d d
Vd [Link] dt dt q
d q d
Vq [Link] d (I.14)
dt dt
V R.i d o
o o
dt
Remarque
d sd
Vsd Rs .i sd s . sq
dt
d sq
Vsq Rs .i sq s . sd
dt
d rd
(I.15)
Vrd Rr .ird ( s m ). rq
dt
d rq
Vrq Rr .irq ( s m ). rd
dt
dqos AP
. s
dqor AP
. r
(I.16)
Au stator :
dqos AP .l s
. is M sr .ir
dqos AP .l s . A p . idqos AP M sr AP . idqor
1 1 (I.17)
Après un calcul prolongé des équations (I.16) et (I.17), on obtient le système matriciel
suivant :
Page 10
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
sd l s M s 0 0 3 / 2( M sr ) 0 0 i sd
0 ls M s 0 0 3 / 2( M sr ) 0 i sq
sq
so 0 0 l 2M s 0 0 0 i so
(I.18)
.
rd 3 / 2( M sr ) 0 0 lr M r 0 0 i rd
rq 0 3 / 2( M sr ) 0 0 lr M r 0 i rq
rà 0 0 0 0 0 lr 2M r i ro
Ou :
Ls = ls – Ms : Inductance cyclique statorique.
Lr = lr – Mr : Inductance cyclique rotorique.
M = 3/2Msr : Inductance mutuelle cyclique entre l'enroulement du stator et
celui du rotor.
Los = ls+2Ms : Inductance homopolaire statorique.
Lor = lr+2Mr : Inductance homopolaire rotorique.
L i Mi
sd s sd rd
L i Mi
qs s sq rq
(I.19)
rd Lr ird Misd
rq Lr irq Misq
Page 11
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
sd M
isd .ird
Ls Ls
sq M
isq .irq
Ls Ls
(I.20)
i M
rd .i sd
rd Lr Lr
rq M
ird .i sq
Lr Lr
En remplaçant les équations (I.15) et (I.19) dans l'équation (I.20) et après le calcul et la
simplification nous aurons :
d 1 M
dt sd T . sd ωs sq T .i rd Vsd
s s
d 1 M
dt sq T . sq ωs sd T .i rq Vsq
s s
(I.21)
d i δi ω i α. β.(ω ω ) M .V 1 V
dt rd rd r rq sd s r sq
σL r L s
sd
σL r
rd
d i δi ω i α. β.(ω ω ) M .V 1 V
dt
rq rq r rd sq s r sd
σL r L s
sd
σL r
rd
On pose :
Ls
Ts R
s
Lr
Tr
Rr
M2
1
Lr L s
M
Ts Lr Ls
1 ( 1 M
2
)
Tr Ts Lr Ls
M
L L
r s
En remplaçant σ, Ts, Tr, et dans le système d'équation (I.21) on obtient système sous
forme matricielle est donné par :
Page 12
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
-1 M 1 0 0 0
sd T
0
0
s
Ts
s sd 0 1 0
d sq -1 M sq M 1
s 0 . 0 0 (I.22)
dt i Ts Ts
rd
i L r
L s
Lr
rd
i .(s r ) r M 1
rq irq 0 0
.(s r ) r Lr Ls Lr
On remarque que :
-1 M
T s 0
Ts
s
-1 M
A s Ts
0
Ts (I.23)
.(s r ) r
.(s r ) r
1 0 0 0
0 1 0 0
B M 0
1
0 (I.24)
L r Ls L r
M 1
L r
0 0
L r Ls
Pour faciliter la simulation, nous avons écris la matrice [A] comme suit :
Telle que :
-1 M
0 0
Ts Ts
-1 M
A 1 0
Ts
0
Ts (I.26)
0 0
0 0
Page 13
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
0 1 0 0 0 0 0 0
0 0
1 0 0 0 A3
0 0
A 2 0 β 0 1
0 β 0 0
(I.27) β 0 0 0
(I.28)
β 0 0 0
On a: Pa = [Link] + [Link]
En remplacent les tensions par leur valeurs, on obtient :
d sd d sq
Pa R.i sd2 .i sd s . sq .i sd Rs .i sq2 .i sq s . sd .i sq
dt dt
d d sq
Pa Rs (i sd2 i sq2 ) ( sd .i sd .i sq ) s ( sd .i sq sq .i sd ) (I.29)
dt dt
Pa Pj Pr Pel
Ce = P. (Ф[Link]-Ф[Link]) (I.32)
En plus, on peut écrire l'expression du couple en fonction des courants statorique et les flux
rotorique comme suit :
M
Ce P. ( sq .ird sd .irq ) (I.33)
Lr
Donc l'équation mécanique devient :
1 M
. P. ( sq .ird sd .irq ) Cr (I.34)
j Lr
Avec P le nombre de paires de poles de la MADA.
Page 14
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
Les résultats de simulation présentée dans les figures ci-dessous sont ceux obtenus pour le
modèle d’une machine asynchrone à double alimentation fonctionnement moteur "MADA",
alimentée par une source de tension triphasée au niveau du stator avec une fréquence du
réseau qui est 50 Hz et d’amplitude de 220V.
La simulation a été réalisée pour un démarrage à vide suivi par une variation de charge à
l’instant à t = 3s en appliquant un couple résistant Cr = 5 N.m.
200 400
Couple électromagnétique Cem [Nm]
150
300
100
200
50
100
0
-50 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(s) Temps(s)
20 20
0 0
-20 -20
-40 -40
-60 -60
-80 -80
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(s) Temps(s)
60 80
Courant rotorique quadrature irq[A]
Courant rotorique direct ird[A]
40 60
20 40
0 20
-20 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(s) Temps(s)
Figure I.5 : Les composantes du courant rotoriques de MADA
0.5 0.5
Flux statorique quadrature fsq [wb]
Flux statorique direct fsd [wb]
0
0
-0.5
-0.5
-1
-1
-1.5
-2 -1.5
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(s) Temps(s)
Page 16
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
0.5 1
0
0.5
-0.5
0
-1
-1.5 -0.5
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(s) Temps(s)
4 Figure I.7 : Les composantes du flux rotoriques
4
de MADA.
x 10 x 10
6 6
Puissence réactive statorique [VAR][w]
Puissence active statorique [w]
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
0 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
Figure I.8 : Les puissances actives et réactives statoriques de MADA.
100 100
Isa Ira
Courant statorique Isabc[A]
Isb Irb
50 50
Isc Irc
0 0
-50 -50
-100 -100
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps(s) Temps(s)
Figure I.9 : Les courants statoriques et rotoriques triphasés (a,b,c) de MADA.
Page 17
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
Les résultats de simulation présentée sur les figures ci-dessous sont ceux obtenus pour le
modèle d’une machine asynchrone à double alimentation fonctionnement générateur
"GADA", entraînée à une vitesse fixe égale à1440tr/min, alimentée directement par deux
sources de tension triphasée parfait. L’une au niveau du stator avec une fréquence du réseau
qui est 50Hz et d’amplitude de (220 V *√ ;100*pi rad/s;50Hz ) et l’autre au niveau du rotor
avec une amplitude de (12*√ V;4*pi rad/s;2Hz ) et une fréquence égale à la fréquence
rotorique.
100 10
Isa
Courant statorique Isabc [A]
Isb
50 5
Isc
0 0
-50 -5
-100 -10
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0.16 0.17 0.18 0.19
Temps(s)
Page 18
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
100 5
Ira
Courant rotorique Irabc [A]
50 Irb
Irc
0 0
-50
-100 -5
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0.4 0.6 0.8 1
Temps(s)
80
50
60
40 0
20
-50
0
-20 -100
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps(s) Temps(s)
50
50
0
-50
-50 -100
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps(s) Temps(s)
Page 19
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
0.5 0.5
0
0
-0.5
-0.5
-1
-1
-1.5
-2 -1.5
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps(s) Temps(s)
Figure I.14 : Les composantes du flux statoriques de la GADA (d-q).
0.5 0.2
Flux rotorique quadrature frq [wb]
Flux rotorique direct frd [wb]
0
0
-0.2
-0.5
-0.4
-1
-0.6
-1.5 -0.8
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps(s) Temps(s)
2 3
1 2
0 1
-1 0
-2 -1
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps (s)
Figure I.16 : Les puissances actives et réactive statoriques de la GADA (d-q).
Page 20
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
4
x 10
50 3.5
Couple éléctromgnétique Cem [N.m]
-50 2
1.5
-100
1
-150
0.5
-200 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps (s)
Temps(s)
Figure I.17 : Couple électromagnétique et la puissance apparente.
I.7. Conclusion
L’étude de la modélisation nous a permis d’élaborer un modèle mathématique simple
et adéquat pour commander la machine asynchrone à double alimentation.
Le modèle de la MADA dans le référentiel lié au champ tournant nous a permis
l’analyse de cette machine en régime temporel. Ce choix de référentiel repose sur la
stratégie de commande appliquée et les grandeurs à commander.
Dans ce chapitre, nous avons vu que la machine asynchrone à double alimentation
triphasée a été ramenée à une machine biphasée équivalente à l’aide d’une transformation
de PARK.
Page 21
Chapitre I Modélisation de la machine asynchrone à double alimentation
Le modèle de la "MADA" est un système à équations différentielles dont les coefficients sont
des fonctions périodiques du temps, la transformation de Park nous a permis de le simplifier.
Page 22
CHAPITRE II :
Commande vectorielle des puissances
actives et réactives
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
II.1 Introduction
La commande vectorielle par orientation du flux présente une solution attractive pour
réaliser de meilleures performances dans les applications à vitesse variable pour le cas de la
machine asynchrone double alimentée aussi bien en fonctionnement générateur que moteur.
[11]
Dans une machine à courant continu à excitation séparée, le couple est donné par la relation :
Cem = [Link] .If (II.1)
Où Ia est le courant d’induit, If est le courant d’excitation, K est une constante. En maintenant
le courant If constant par le circuit de réglage de l’inducteur, le couple dépend uniquement du
courant Ia [13].
Page 23
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
La méthode du flux orienté consiste à choisir un système d’axes (d, q) où l’un de ces axes
coïncide avec la direction désirée du flux qui peut être rotorique, statorique ou d’entrefer. Ce
repère nous permet d’avoir deux composantes directe et en quadrature, l’une de flux
statorique et l’autre de courant rotorique. On peut dire que La puissance active dépend
uniquement du courant rotorique Irq , et la puissance réactive dépend uniquement du courant
Ird [14] (voire la figure II.1).
GADA
Nous utilisons la modélisation diphasée de la machine. On oriente le repère (d-q) afin que
l'axe ‘d’ soit aligné sur le flux statorique.
On rappelle d’abord le système équations différentielles de la génératrice décrivant la
machine asynchrone dans un repère lié au champ tournant qui est donné par :
Page 24
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
d sd
Vsd Rs .isd s . sq
dt
d sq
Vsq Rs .isq s . sd
dt (II.2)
d rd
Vrd Rr .ird ( s m ). rq
dt
d rq
Vrq Rr .irq ( s m ). rd
dt
sd s
0 (II.3)
sq
Vsd = 0
(II.4)
Vsq = Vs S s
Vsd Rs .isd
V Rs .isq s . sd
sq
d dr
Vrd Rr .ird ( s m ). rd (II.5)
dt
d rq
Vrq Rr .irq ( s m ). rd
dt
Page 25
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Si on néglige la résistance Rs qui est une hypothèse souvent acceptée pour les machines de
grande puissance utilisée dans la production d’énergie éolienne, les équations des tensions de
la machine se réduisent à la forme suivante [16].
Vsd 0
V s . s Vs
sq
d rd
Vrd Rr .ird ( s m ). rq (II.6)
dt
d rq
Vrq Rr .irq ( s m ). rd
dt
De la même manière que pour les tensions, les équations des flux deviennent :
L I Mi
sd s s sd rd
0 Ls I sq Mi rq
rd Lr I rd Mi sd
(II.7)
L I Mi
rq r rq sq
PS Vsd isd Vsq isq
(II.9)
QS Vsq isd Vsd isq
L’application des hypothèses choisies ainsi que le système d’axes nous permet d’établir la
simplification suivante :
Page 26
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
PS Vs isq
QS Vs isd
Ainsi en remplaçant isd et isq par leurs expressions en fonction des courants rotoriques :
M
PS V s irq
Ls
(II.10)
Q Vs s Vs M i
S Ls Ls
rd
Vs
s (II.11)
s
M
P
S V s
irq
Ls
(II.12)
Q V s s Vs M i
2
S s .Ls Ls
rd
Il ressort de l’expression (II.12)que le contrôle des puissances active et réactive au stator est
découplé. En effet, avec une inductance magnétisante constante et un réseau électrique
puissant, la puissance active sera directement proportionnelle au courant rotorique D’axe q, et
2
la puissance réactive proportionnelle au courant rotorique d’axe d à une constante près Vs
s Ls
M2 M .Vs
rd rL ird
Ls s .Ls (II.13)
L M i
2
rq r Ls
rq
Page 27
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Avec r g s en injectant ces équations dans les expressions des tensions rotoriques :
M 2 dird M2
Vrd Rr .ird Lr g. s Lr irq
Ls dt Ls
(II.14)
V R .i L M dirq g. L M i g. M .Vs
2 2
rq r rq r L dt s r
Ls
rd
s .Ls
En régime permanent, les termes faisant intervenir les dérivées des courants rotoriques
diphasés disparaissent, nous pouvons donc écrire :
M2
Vrd Rr .ird g. s Lr
irq
Ls
(II.15)
V R .i g. L M i g. M .Vs
2
s r
rq Ls
r rq rd
.Ls
M2 M2
Vrd Rr Lr .P ird g. s Lr irq
Ls Ls
(II.16)
M2 M2 M .Vs
V R
L .P i g . L i g
Ls Ls
rq r r rq s r rq
.Ls
Avec
Vrd et V rq : Sont les composantes déphasées des tensions rotoriques à imposer à la machine
pour obtenir les courants rotoriques désirés.
( ): Est le terme de couplage entre les deux axes. Une synthèse adéquate des
A l’aide des systèmes d’équations (II.12) et (II.16), nous pouvons élaborer le modèle pour
le contrôle des puissances tel qu’il est présenté par le schéma bloc ci-dessous :
Page 28
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Ce schéma fait apparaître des fonctions de transfert du premier ordre pour les deux axes liant
les tensions rotoriques aux puissances actives et réactives statoriques. Il montre également que
nous pouvons mettre en place une commande vectorielle étant donné qu'à l'influence du
couplage près, chaque axe peut être commandé indépendamment avec chacun son propre
régulateur. Les grandeurs de référence pour ces régulateurs seront : la puissance active pour
l’axe q rotorique et la puissance réactive pour l’axe d rotorique [14].
Donc la composante quadratique de tension du rotor Vqr contrôle la puissance active (le
couple électromagnétique) et la composante directe Vdr contrôle la puissance réactive
échangée entre le stator et le réseau. On retrouve ainsi le découplage si avantageux des
moteurs à courant continu [15].
Page 29
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Ce type de régulateur est utilisé pour assurer une meilleure robustesse vis-à-vis des
perturbations internes ou externes.
Les boucles de régulation des puissances active Ps et réactive Qs peuvent se présenter par le
schéma bloc de la figure II.4:
Cette méthode consiste à estimer les valeurs des tensions rotoriques à partir des valeurs des
puissances actives et réactives. Ainsi, les courants rotoriques seront régulés indirectement.
Cette commande est basée sur la régulation indirecte des courants rotoriques mesurées qui
seront asservis avec les courants de références déjà déterminés par les puissances statoriques
de références imposés à la machine[16].
Donc on peut dire que les courants rotoriques irq et ird, sont respectivement les images de la
puissance active statorique Ps et la puissance réactive statorique Qs, doivent poursuivre leurs
courants de références [17].
ìï LS
ïï I rq = - Ps
ïï ref
VS M ref
í (II.17)
ïï LS Vs
ïï I rdref = - F sref + .QS
ïî VS M ws .M
Ces courants seront utilisés comme références à la place des références sur les puissances
active et réactive, on aboutit alors au schéma bloc ci-dessous.
Page 30
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Cette configuration consiste à réguler les courants par une boucle dans chaque axe, mais Elle
n’est pas toujours fiable pour les puissances actives et réactives, car aux temps qu’il y a Une
instabilité du réseau va donc provoquer une erreur sur le suivi des consignes de ces
puissances.
Ce type de structure (Figure II.6) est consisté pour réguler les puissances de manière optimale,
et il est composé de deux boucles, la première est celle du courant tel qu’effectuée dans la
section précédente, et la deuxième boucle est celle des puissances. Ainsi on aboutit à une
régulation de la puissance à partir de consignes que l’on impose.
Page 31
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Les résultats présentés ci-dessous sont obtenus en appliquant les lois de commande en
puissance active et réactive que nous venons de présenter sur le modèle de la machine
asynchrone à double alimentation, sans réglage de vitesse avec un démarrage à vide puis avec
application d’une puissance active P= -3000W entre t=1s et t=3s, et une puissance réactive
Q=0VAR.
Les figures ci-dessous montrent les performances de la commande vectorielle en puissance
actives et réactives statorique appliquée à la" GADA" et entraînée à une vitesse fixe :
1440tr/min.
1500 1500
Psmes Qsmes
1000 Psref Qsref
Puissance réactive statorique [VAR] 1000
500
Puissance active statorique (w)
0
500
-500
-1000 0
-1500
-500
-2000
-2500
-1000
-3000
-3500 -1500
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
20 7
6
Courant rotorique quadrature (A)
15
5
4
10
5
2
1
0
0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
Page 32
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
20 20
15 15
10 10
5 5
0 0
-5 -5
-10 -10
-15 -15
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
2 1
Flux statorique quadrature (wb)
Flux statorique directes (wb)
1.5 0.5
1 0
0.5 -0.5
0 -1
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
3 3
Flux rotorique quadrature (wb)
2 2
1 1
0 0
-1 -1
-2 -2
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
Page 33
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
20 20
15 15
5
5
0
0
-5
-5
-10
-10
-15
-15
-20
-20 -25
0 1 2 3 4 5
0 1 2 3 4 5
Temps (s)
Temps (s)
Pour évaluer et tester la technique de contrôle indirecte des puissances active et réactive
par des régulateurs PI, une étude de simulation a été effectuée sous l'environnement
MATLAB. Dans cette section, on est amené à représenter toutes les figures de simulation qui
nous permettent d'évaluer les performances apportées par le système de réglage considéré
pour un fonctionnement à vitesse constante. D'après ces résultats on constate que :
La simulation de cette commande a été faite en imposant les puissances active et réactive
statoriques : Pref et Qref. Pendant que la machine est entraînée à vitesse de rotation constante.
Nous remarquons que les grandeurs de référence ont été suivies par la "GADA" pour les
deux puissances active et réactive. On remarque des oscillations aux instants d’application des
échelons de puissance dues au couplage entre les deux axes de la machine et on remarque
aussi que le couple électromagnétique dépend directement de la puissance active et ceci
traduit par sa forme identique de celle de la puissance active Ps. Dans ce cas, on peut conclure
que la puissance active est une conséquence du couple électromagnétique; alors que la
puissance réactive est une conséquence de l'excitation du circuit rotorique.
Page 34
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Les progrès réalisés ces dernières années dans la commande des onduleurs MLI à deux
niveaux de tension pilotant en vitesse variable des machines asynchrones de moyenne et
grande puissance ont permis d’améliorer sensiblement ses performances [19].
Le rotor de la GADA est connecté au bus continu par l'intermédiaire d'un onduleur de tension
(Figure II.14). La tension de sortie de ce dernier est contrôlée par une technique de
modulation de largeur d’impulsion (MLI) qui permet le réglage simultané de la fréquence et
de la tension de sortie de l’onduleur .Un onduleur de tension triphasé est constitué de trois
cellules (bras) de commutation de deux interrupteurs. Pour chaque interrupteur est formé par
un transistor (ou un thyristor) monté en tête bêche avec une diode de récupération. Pour
assurer la continuité des courants alternatifs et éviter le court-circuitage de la source [20].
Page 35
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
La symétrie des onduleurs à deux niveaux permet leur modélisation par bras. Après avoir
modéliser chaque couple transistor – diode par un seul interrupteur bidirectionnel « ki » Ki
(i=1, 2, 3, 4, 5,6). Il devient possible de déduire un modèle complet de l’onduleur :
Pour exprimer les tensions de lignes en fonction de la tension dans l’étage continu et de
l’état des commutateurs, les variables S1 , S2 et S3 se doivent d’être définies en fonction de
l’état des commutations dans les trois branches :
Branche 1 :
S1 = 0 Si k1 est ouvert et k4 est fermé
S1 = 1 Si k1 est fermé et k4 est ouvert.
Branche 2 : (II.18)
S2 = 0 Si k2 est ouvert et k5 est fermé;
S2 = 1 ; Si k2 est fermé et k5 est ouvert.
Branche3 :
S3 = 0 Si k3 est ouvert et k6 est fermé;
S3 = 1 Si k3 est fermé et k6 est ouvert.
Page 36
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
V A V AO VON
VB VBO VON (II.19)
V V V
C CO ON
1
Donc : V AO VBO VCO [Link] 0 [Link] (V AO VBO VCO ) (II.20)
3
Or, si on considère que les tensions sont équilibrées on peut déduire les expressions des
tensions en lignes par rapport aux tensions composées :
3 1 1
V A 2 V AO 3 VBO 3 VCO
1 2 1
Vb V AO VBO VCO (II.21)
3 3 3
1 1 2
Vc 3 V AO 3 VBO 3 VCO
Ainsi l’onduleur est pris en compte dans les simulations par l’intermédiaire de l’équation
classique alors, on peut écrire le système (II.21) sous la forme matricielle suivante:
V A 2 - 1 - 1 V Ao
V .- 1 2 - 1
1 V (II.22)
B 3 Bo
VC - 1 - 1 2 VCo
Avec :
E
V AO .S1
2
E
VBO .S 2 (II.23)
2
E
VCO .S 3
2
Page 37
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
V A 2 - 1 - 1 S1
V .- 1 2 - 1 S
E
(II.23)
B 6 2
VC - 1 - 1 2 S 3
La MLI permet de former pour chaque alternance de la tension de sortie plusieurs créneaux.
Pour obtenir cela, on adopte une certaine technique de commande des interrupteurs de
l’[Link] stratégie triangulaire-sinusoïdale est l’une des techniques les plus simple. Elle
consiste à compare les trois tension de référence, calculées par une transformation inverse de
Parke à un signal (porteuse) triangulaire d’amplitude fixe et de pulsation notamment
supérieure à celle des tensions de références [22]. La stratégie triangulo- sinusoïdale est
caractérisée par deux paramètres qui sont :
f porteuse f réference
Page 38
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Etape 1
Vrefk U p Vk Vdc
(II.24)
Vrefk U p Vk Vdc
Etape 2
Vk Vdc S k 1
(II.25)
Vk Vdc S k 0
Signaux de
0
comparaison
(référence et
-500
0 0.005 0.01 0.015 0.02
Temps(s)
Impulsion de commande
Impulsion de 0
commande du premier
transistor. -1
0 0.005 0.01 0.015 0.02
Tension [V]
500
Tension [V]
Tension composée de
0
sortie de l’onduleur
(E).
-500
0 0.005 0.01 0.015 0.02
Temps(s)
Page 39
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
II.5.3. Résultats
4
de simulation avec onduleur :
x 10
1 12000
Puissence active statorique [w]
Qsmes
Psmes 10000 Qsref
Psref
4000
0
2000
0
-0.5 -2000
-4000
-1 -6000
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
20
20
10
0 0
-10
-20
-20
-30 -40
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
60 30
le courant sttorique quadrature [A]
le courant statorique directes [A]
20
40
10
20 0
-10
0
-20
-20 -30
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
Figure II.18 : Les courants statoriques quadrature et directes
Page 40
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
1 2
0.5 1.5
0 1
-0.5 0.5
-1 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
20 20
0 0
-20 -20
-40 -40
0 1 2 3 4 5 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps (s) Temps [s]
Figure II.20 : Le courant statorique des phases A,B,C
30
20 6
le courant rotorique [A]
4
10
2
0 0
-10 -2
-4
-20
-6
-30
0 1 2 3 4 5 3.4 3.6 3.8 4 4.2 4.4
Temps (s) Temps (s)
Page 41
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
50
le couple électromagnétique 0
-50
0 1 2 3 4 5
Temps (s)
Les résultats de simulation montre que toutes les grandeurs et similaires à ceux trouvés
avec une alimentation continus parfaite. Un bon suivi de consigne pour les puissances actives
et réactives statorique est constaté.
Les courants du réseau suivent parfaitement leurs références. La tension à la sortie du
onduleur coté réseau est à deux niveaux ou son amplitude dépend de la valeur de la tension du
bus continu qui est 300 V.
II.6. Conclusion :
Page 42
Chapitre II Commande vectorielle des puissances active et réactive
Dans ce chapitre, on a présente les résultats de simulation dans le cas sans onduleur et dans le
cas de l’association de l’onduleur avec la GADA qui est entraînée par une vitesse fixe.
Pour pallier au problème de la sensibilité de la commande aux perturbations et aux
incertitudes paramétriques (telle que la résistance de la charge non linéaire …), nous allons
introduire un deuxième type de commande non linéaire, en l’occurrence, la commande par
backstepping. Cette dernière fera l’objet du chapitre suivant.
Page 43
CHAPITRE III:
COMMANDE PAR BACKSTEPPING DES
III.1 Introduction
Depuis quelques années, beaucoup de progrès ont été faits dans le domaine de la
commande des systèmes non linéaires. La technique du backstepping a fait son apparition
dans les années 1990 par P. Kokotovic [24] et fait partie de ces nouvelles percées dans ce
domaine. Elle est basée sur la décomposition du système entier de commande, qui est
généralement multi-variable (MIMO) et d’ordre élevé en une cascade de sous-systèmes de
commande du premier ordre [25].
La commande des systèmes non linéaire s’appuie sur deux approches possibles. La
première vise à linéariser le système à commander, La deuxième approche consiste à trouver
une Fonction de Commande de Lyapunov garantissant certaines performances pour le
système en boucle fermée.
Cette méthode permet d’analyser la stabilité, d’un système à partir de l’étude de la stabilité
locale par linéarisation de la dynamique autour d'un point d'équilibre. Cette méthode est d'une
importance limitée, car elle ne permet d'étudier que la stabilité locale et ne donne pas
d’information sur le domaine de stabilité globale. De plus, dû aux approximations du premier
degré (linéarisation), il n'est pas possible de tenir compte de tous les types de phénomènes
non-linéaires. En fait, l’étude locale est surtout intéressante pour justifier ou non la poursuite
de l’étude de la stabilité [27].
Page 44
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
Cette méthode est basée sur le concept d'énergie dans un système. Le principe de cette
méthode consiste à analyser la stabilité du système, sans même résoudre les équations
différentielles non linéaires qui le régissent. La stabilité dépend uniquement de l'étude des
variations (signe de la dérivée) de l'énergie, ou d’une fonction qui lui est équivalente, le long
de la trajectoire du système [27].
L’étude de la stabilité d'un système caractérisé par un vecteur d'état x consiste alors à
chercher une fonction V(x) (représentative de l'énergie) de signe défini, dont la dérivée dV/dt
est semi définie et de signe opposé dans le même domaine.
Les systèmes dans ce cas doivent être sous forme triangulaire. La forme générale du
système à analyser est donnée par :
x f ( x ) g ( x ) x ,
1 1 1 0 1 2
x 2 f 2 ( x1 , x 2 ) g 1( x1 , x2 ) x3 , (III.1)
x n f n ( x1 ,........., x n ) g n ( x1 ,............xn )u,
Avec :
x1 x1 , x 2 .........,x n T R
( x1 ) d a 0 y r (III.2)
e1 x1 a 0 (III.3)
Page 45
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
f1 ( x1 ) g 0 ( x1 ) x2 a 0
Pour un tel système, nous construisons d’abord la fonction de Lyapunov V1 sous une forme
quadratique
1 2
V1 e1 (III.5)
2
(III.6)
V 1 e1 e1 e1 f1 ( x1 ) g 0( x1) x2 a 0
Assurait la stabilité Pour la dynamique de (III.4) Pour cela, prenons x2 a1 , telle que :
f1 ( x1 ) g 0 ( x1 ) x2 a 0 k1e1 (III.7)
1
a1 k1e1 a 0 f1 ( x1 ) (III.8)
g 0 ( x1 )
V 1 k1e12 0 (III.9)
( x2 ) d a1 (III.10)
Page 46
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
e2 x2 a1 (III.11)
Sa dérivée est :
e 2 x 2 a1 (III.12)
f 2 ( x1 , x2 ) g 1( x1 , x2 ) x3 a1
La fonction de Lyapunov étendue pour le système (III.12) est :
1
V2 V1 e22 (III.13)
2
1 2 2
2
e1 e2
Dont la dérivée est :
V 2 V 1 e2 e 2 (III.14)
k1e12 e2 f 2 ( x1 , x2 ) g 1( x1 , x2 ) x3 a 0
1
a2 k 2 e2 a1 f 2 ( x1 , x2 ) (III.16)
g1 ( x1 , x2 )
Avec :
g 0 ( x1 ) k 2 e 2 a 0 f ' 2 ( x1 , x2 ) k1e1 a 0 f1 ( x1 ) g '1 ( x1 )
a1 (III.17)
2
g 0 ( x1 )
Page 47
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
V 2 k1e12 k 2 e22 0 (III.18)
( xn ) d a n1 (III.19)
On a l’erreur de régulation
en xn a n1 (III.20)
Sa dérivée est :
e n x n a n1 (III.21)
f n ( x1 ,......xn ) g n ( x1 ,......xn )u a n1
La fonction de Lyapunov étendue est :
1
V n V 1 V2 ........ en2 (III.22)
2
1 2
2
e1 .... en2
Dont la dérivée est :
V n V 1 ...en e n (III.23)
1 1
Dans cette dernière étape, on est arrivé à déduire la loi de commande pour le système entier.
Un bon choix doit satisfaire :
f n ( x1 ,......xn ) g n ( x1 ,......xn )u a n1 k n en (III.24)
1
u k n en a n1 f n ( x1 ,...,x2 )
g n ( x1 ....,x2 ) (III.25)
Page 48
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
Cette approche nous permet de déterminer les composantes des tensions de commande
d'alimentation de la machine en assurant la stabilité globale par la théorie de Lyapunov. La
commande hybride ainsi obtenue permet d’assurer le suivi et le contrôle indépendamment de
puissances active et réactive générées, en assurant à chaque fois des dynamiques stables pour
les erreurs entre les grandeurs de références et celles réelles des puissances [16].
La technique backstepping est basé sur le contrôle vectoriel comme nous avons fait dans le
précédent chapitre.
Dans ce cas, la commande sera appliquée dans le repère (d,q) en considérant l’orientation du
flux statorique suivant :
sd s
0 (III.27)
sq
Dans cette partie, on considère le nouveau modèle de la MADA dans le repère ( d,q) donné
par :
Vsd 0
V s . sq Vs
sq
d rd
Vrd Rr .ird r . rq (III.28)
dt
d rq
Vrq Rr .irq r . rd
dt
Relations entre puissances statoriques et courants rotoriques
Page 49
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
ref M ref
PS Vs L i rq
s
2
(III.29)
Q ref VS Vs M i ref
S
s .Ls Ls rd
ref Ls
i rq V .M .Ps
ref
s
(III.30)
i ref Vs L s .Qref
rd s .M Vs .M
s
ref
Ls
i rq .Psref
Vs .M
(III.31)
i ref L s .Qref
rd Vs .M
s
d i rd
dt V - R .i g.w .L . .i .
1
L r .
rd t rd s r rq
(III.32)
d i rq V - R .i g.w .L . .i - g.w . MVs . 1
rq t rq s r rd s
ws .Ls L r .
dt
III.4.2 Synthèse de la loi de commande
Cette commande est basée sur deux étapes qui sont données comme suit :
Page 50
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
e1 (i rq irq )
ref
(III.33)
e 2 (i rd ird )
ref
e1 (i ref i rq )
rq
(III.34)
e 2 (i ref
rd
i rd )
1
v (e12 e22 ) (III.35)
2
Pour avoir la dérivée de la fonction de Lyapunov nulle, il faut choisir les erreurs comme suit :
e1 K 1 .E1 et e 2 K 2 .E2
v ( K1 .e 2 K 2 .e22 )
1
, K1 0 K2 0 (III.36)
L s ref 1 MVs
e1 ( .Ps ) .(Vrq - R t .i rq [Link] .L r . .i rd - [Link] . )
Vs
.M L r
. ws
.L s
(III.37)
e 2 ( L s .Q ref ) 1 .V - R .i g.w .L . .i
V .M s L r .
rd t rd s r rq
s
L s ref 1 1 MV
e1 ( .P s ) .Vrq .( - R t .i rq [Link] .L r . .i rd - [Link] . s )
Vs .M L r . L r . ws .L s
(III.38)
e ( L s .Q ref ) 1 .V 1 . - R .i g.w .L . .i
2 V .M s L . rd L . t rd s r rq
s r r
Page 51
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
L s ref 1 1 MV
K 1 .e1 ( .Ps ) .Vrq .( - R t .i rq [Link] .L r . .i rd - [Link] . s ) (III.39)
Vs .M L r . L r . ws .L s
K .e ( L s .Q ref ) 1 .V 1 . - R .i g.w .L . .i
2 2 V .M s L r .
rd
L r .
t rd s r rq
s
L MV
Vrq L r . .( s .P sref K 1 .e1 ) Vrq - R t .i rq [Link] .L r . .i rd - [Link] . s (III.40)
Vs .M ws .Ls
V L r . ( s .Q sref K 2 .e2 ) Vrd - R t .i rd [Link] .L r . .i rq
L
rd
Vs .M
RESEAU
[Link]
[Link]
[Link] [Link]
ird..mes
+ +
[Link]
Les résultats présentés ci-dessous sont obtenus en appliquant les lois de commande en
puissance active et réactive que nous venons de présenter sur le modèle de la machine
asynchrone à double alimentation, avec application d’une puissance active P= -3000W entre
t=1s et t=3s, et une puissance réactive Q=1000VAR entre t=2s et t=4s.
Page 52
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
1500 2000
Psmes Osmes
1000 Psref Qsref
500 1500
-500 1000
-1000
-1500 500
-2000
-2500 0
-3000
-3500 -500
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
12 10
Idrmes Iqrmes
9
Idrref Iqrref
10
8
le courant rotorique quadrature (A)
le courant rotorique directes (A)
8 7
6
6
5
4 4
3
2
2
0
1
-2 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
0.8 1.8
0.6 1.6
Flux statorique quadrature (wb)
Flux statorique directes (wb)
0.4 1.4
0.2 1.2
0 1
-0.2 0.8
-0.4 0.6
-0.6 0.4
-0.8 0.2
-1 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
Page 53
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
8 8
6
6
4
4
2
2
0
0 -2
-4
-2
-6
-4
-8
-6
-10
-8 -12
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
8 1
6
le courant statorique (A)
4
le coutant statorique (A)
0.5
2
0 0
-2
-4 -0.5
-6
-8 -1
-10
0 1 2 3 4 5 3.8 3.9 4 4.1 4.2 4.3
Temps (s) Temps (s)
15 3
10 2
le courant rotorique (A)
1
le coutant rotorique (A)
0
0
-1
-5
-2
-10
-3
-15
0 1 2 3 4 5 2.4 2.6 2.8 3 3.2 3.4 3.6
Temps (s) Temps (s)
Page 54
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
15
10
-5
-10
-15
-20
-25
0 1 2 3 4 5
Temps (s)
Les figures ci-dessus représentent les différentes courbes obtenues par la commande par
backstepping des puissances active et réactive de la GADA.
La figure III. 2 montre la fiabilité et la robustesse de cette commande qui est donnée un
bon poursuivre de puissance active et réactive statorique sa référence. En commande par
backstepping les réponses sont sans dépassement, rapide en régime transitoire et l’erreur
statique tend vers zéro. Dans notre cas, le réglage des puissances active et réactive par cette
commande apporte une amélioration remarquable par rapport aux régulateurs classiques PI.
Cette technique a permis d’obtenir un découplage parfait entres les deux composantes de la
puissance statorique. La figure III.3 représente les deux composants du courant rotorique,
dont on peut déduire le découplage entre la commande des deux puissances (la puissance
active est l’image du courant Iqr et la puissance réactrice du courant Idr).
6000
Puissance active statorique (w)
8000
4000 6000
2000
4000
0
2000
-2000
0
-4000
-2000
-6000
-4000
-8000
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
20 30
Idrmes Iqrmes
15 Idrref Iqrref
20
10
10
5
0 0
-5 -10
-10
-20
-15
-30
-20
-25 -40
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
0.8 1.8
0.6 1.6
Flux statorique quadrature (wb)
Flux statorique directes (wb)
0.4 1.4
0.2 1.2
0 1
-0.2 0.8
-0.4 0.6
-0.6 0.4
-0.8 0.2
-1 0
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s) Temps (s)
35 40
30
30
25
le courant statorique quadrature (A)
le courant statorique directes (A)
20 20
15
10
10
0
5
0 -10
-5
-20
-10
-15 -30
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Temps (s)
Page 56
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
10
8
1
6
0.5
2
0
0
-2
-4
-0.5
-6
-8
-1
-10
0 1 2 3 4 5 3.8 3.9 4 4.1 4.2 4.3
Temps (s) Temps (s)
15 3
10 2
le courant rotorique (A)
le coutant rotorique (A)
5 1
0 0
-1
-5
-2
-10
-3
-15
0 1 2 3 4 5 2.4 2.6 2.8 3 3.2 3.4 3.6
Temps (s) Temps (s)
Figure III.14 : Courant rotorique triphasés avec zoom.
15
10
le couple éléctromagnétique [N*m]
-5
-10
-15
-20
-25
0 1 2 3 4 5
Temps (s)
Page 57
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
Les figures ci-dessus représentent les différentes courbes obtenues par la commande
backstepping des puissances active et réactive de la GADA qui est entraînée par une vitesse
fixe. Lorsque l'onduleur rotorique est pris en compte dans les simulations. Les perturbations
induites par l'onduleur ne permettent pas de distinguer des différences de comportements
entre les régulateurs en termes de temps de réponse. Toutefois, on peut constater une absence
de dépassements importants et une bonne régularité des signaux de puissance dans le cas de la
commande par backstepping. La présence de l'onduleur et du modèle de la GADA ont permis
d'effectuer une simulation dans des conditions proches de celles d'un système réel.
1500 1500
Psmes Psmes
1000 Psref 1000 Psref
500 500
Puissance active statorique (w)
0 0
-500 -500
-1000 -1000
-1500 -1500
-2000 -2000
-2500 -2500
-3500 -3500
0 1 2 3 4 5 0 0.5 1 1.5
Temps (s) Temps (s)
1500 500
Qsmes Qsmes
Qsref 400 Qsref
1000
Puissance réactive statorique [VAR]
300
200
500
100
0 0
-100
-500
-200
-300
-1000
-400
C.V
-1500 -500
0 1 2 3 4 5 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps (s) Temps (s)
Page 58
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
Le but dans cette partie est de réaliser une comparaison entre les différentes commandes que
nous avons présentées dans ce chapitre et le précédent.
Les résultats que nous avons vus par simulation numérique de la génératrice asynchrone à
double alimentation sous Matlab, cette génératrice est pour l’utilisation de produire
l’électricité. nous permettent d’effectuer une comparaison entre la commande vectorielle
(C.V) et la commande par backstepping (C,B) pour la régulation des puissances active et
réactive statorique de la génératrice asynchrone à double alimentation (GADA).
1500 1500
Psmes Psmes
1000 Psref 1000 Psref
500 500
Puissanve active statorique (w)
0 0
-500 -500
-1000 -1000
-1500 -1500
-2000 -2000
-2500 -2500
-3500 -3500
0 1 2 3 4 5 0.5 1 1.5
2000 Temps (s) 500 Temps (s)
Osmes Osmes
Qsref 400 Qsref
1500 300
C.B
Puissance réactive statorique [VAR]
200
1000 100
500 -100
-200
0 -300
-400
-500 -500
0 1 2 3 4 5 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Temps (s) Temps (s)
Figure III.16: La puissance active et réactive statorique pour la (C.B) avec le zoom.
Page 59
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
Ces résultats montrent que les performances de poursuite de la puissance active et réactive
sont satisfaisantes pour les deux types de commande, mais les résultats obtenus par la
commande par backstepping obtenus sont meilleures par apport de la commande vectoriel.
Remarque
On remarque que la commande par backstepping avait un temps de réponse très faible que la
commande vectoriel, en plus la commande vectorielle prend des perturbations très
importants au régime transitoire au démarrage (dépassements), par contre de la commande
par backstepping est très faible presque nul.
Finalement on peut conclure que le contrôle des puissances par backstepping présente des
meilleures performances que celles de la commande vectorielle.
III.10 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons vu une nouvelle loi de commande par backstepping appliquée
au système de production d’énergie d’une génératrice asynchrone à double alimentation cette
commande basée sur le principe de la commande vectorielle de la machine à induction, et
permet d’obtenir de façons constructives une loi de commande qui assure la stabilité de la
machine asynchrone à double alimentation en boucle fermée via une fonction de Lyapunov
nous sommes intéressé à cette technique de commande, où nous avons présenté les principales
définitions: « la stabilité » et « l’équilibre » des systèmes non linéaires, la méthode d’analyse
de Lyapunov qui est l’élément essentiel de la technique du backstepping; aussi, nous avons
présenté la synthèse et la technique de cette commande par la méthode directe de Lyapunov.
Enfin, nous avons calculé une loi de commande backstepping pour commander
indépendamment les puissances produites par la GADA à flux orienté. Les résultats de
simulations numériques obtenus montrent l’intérêt croissant d’une telle commande dans les
systèmes électriques. A travers les caractéristiques de réponse, on observe des bonnes
performances c'est-à-dire qu’elle augmente la fiabilité de nos systéme.
Nous avons présenté, une étude comparative des résultats obtenus par les deux commandes
(commande vectorielle par orientation de flux statorique et la commande par backstepping).
Ces résultats obtenus dans le cadre de cette application en simulation mettent en valeur les
performances de chaque technique de commande (dépassement, rapidité…).
Page 60
Chapitre III Commande par backstepping des puissances active et réactive
Page 61
CONCLUSION
GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
Page 62
BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE
[2] GHENISSA Hocine; « Etude comparative de l’alimentation en électricité d’un site isolé
par voie classique et systéme photovoltaïque » Mémoire de Master, Université de
Biskra.2014.
[5] Mohamed Adjoudj, Mohamed Abid , Abdelghani Aissaoui, Youcef Ramdani , Houria
Bounoua, « Commande par mode glissant d’une machine asynchrone à double alimentation
montée dans une éolienne », Laboratoire IRECOM Faculté des sciences de l’ingénieur,
Université Djillali Liabes, Algérie,2010.
Page 63
BIBLIOGRAPHIE
[15] KHETTACHE Laid. « Etude et commande d’un systéme éolienne à base d’une machine
électrique double Alimentée » , Mémoire de Magister, Université de Batna, 2007.
[16] ROUABHI Riyadh, « Contrôle des puissances générées par un système éolien à vitesse
variable basé sur une machine asynchrone double Alimentée », thèse de Doctorat,
L’université de Sétif. 2016.
[19] DEPERNET Daniel, « Optimisation de la commande d’un onduleur MLI à trois niveaux
de tension pour machine asynchrone », thèse de Doctorat, L’université de Reims Champagne-
Ardenne, 1995.
Page 64
BIBLIOGRAPHIE
[24] Tarek Ahmed-Ali , « Quelques notions sur la commande non linéaire par modes glissants
et la commande non linéaire de type Backstepping », Ecole national supérieure des ingénieurs
de Caen, 2011.
[25] RAFANOTSIMIVA Liva Falisoa. « Etude de commande non lineaires pour réseau
électriques –APPLICATION A UN SYSTÈME SMIB », Thèse de Doctorat, L’université
d’antsiranana école supérieure Polytechnique, 2013.
Page 65
ANNEXES
ANNEXES
Valeurs nominales :
Puissance nominale : Pn =4 kW.
Tension nominale : V/U= 220/380 – 50 Hz.
Courant nominale : i/I=15/8.6A
Lavitesse nominale : Ωn= 1440 tr/min.
Nombre de paires de pôles : p = 2.
Paramètres de la MADA:
Résistance statorique: : Rs = 1.2 Ω.
Résistance rotorique: : Rr = 1.8 Ω.
Inductance cyclique statorique: : Ls = 0.1554 H.
Inductance cyclique rotorique: : Lr = 0.1568 H.
Inductance cyclique mutuelle: : Lm = 0.15 H.
Le nombre de paires de pôles est: : p = 2.
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MEMOIRE DE FIN D'ETUDES EN VUE DU L'OBTENTION DU DIPLÔME
MASTER EN GENIE ELECTRIQUE
Spécialité: Electromécanique
Propose et dirige par: Mme. BELOUNIS Ouassila
Thème :
Résumé :
Ce travail a pour objectif la modélisation et la commande d’une machine asynchrone à
double alimentation. La modélisation dans le repère de Park de cette machine « GADA » a été
présentée et simuler en utilisant MATLAB, ainsi que sa commande vectorielle, et en fin on a
présenté une stratégie de commande par backstepping appliquée au système .Cette technique
trouve sa plus forte justification au problème d’utilisation d’une loi de commande non linéaire
robuste aux incertitudes du modèle. L’objectif est d’appliquer cette commande pour contrôler
indépendamment les puissances active et réactive générées par la machine asynchrone
découplée par orientation du flux statorique.
Mots clés :
Génératrice asynchrone à double alimentation « GADA », commande vectorielle, Onduleur
triphasé à deux niveaux, contrôle des puissances, réglage par Backstepping.
N° d’ordre :