0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
100 vues57 pages

Élément d'extranéité en DIP

Ce document traite du droit international privé, notamment les conflits de lois et de juridictions, la nationalité, et les sources du droit international privé comme les traités et la jurisprudence.

Transféré par

Hamza Zidane
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
100 vues57 pages

Élément d'extranéité en DIP

Ce document traite du droit international privé, notamment les conflits de lois et de juridictions, la nationalité, et les sources du droit international privé comme les traités et la jurisprudence.

Transféré par

Hamza Zidane
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Droit international privé :

Introduction :
Le droit international privé designe l'ensemble des régles
juridiques qui réglementent des rapports du droit privé à
caractére international. Par exemple mariage entre deux
personnes de nationalités différentes , contrat établit entre
sociétés de nationalités différentes ...
En effet le DIP trouvait lieu lorsqu'il y'a un élément
d'extranéité​.
En effet le DIP s'applique sur certaines matières par exemple les
délits, contrat, statut réel, statut personnel ....
En fait , le DIP englobe certaines branches à savoir : les conflits
de lois, nationalité, conflits de juridictions, et les conditions des
étrangers.

En effet la matière de conflits de lois permet de déterminer la


loi applicable dans un litige présentant un élément d'extranéité.
Donc le juge saisi doit déterminer la loi qui trouvera lieu dans le
litige.
le conflits de juridictions est une situation dans laquelle
plusieurs tribunaux apparaissent compétents pour statuer sur
une cause. Ainsi elle est nécessairement préalable aux conflits
de loi , car avant de déterminer la loi applicable le juge doit se
prononcer sur sa propre compétence.
Les conditions des étrangers détermine les prérogatives dont
peuvent jouir ou bénéficier les étrangers au Maroc par exemple
les régles qui concernet leur séjour, la liberté d'entrer et de
circuler...

En ce qui concerne la nationalité, celle-ci peut etre définie


comme étant l'ensemble des régles qui détermine l'allégeance
d'un individu par rapport à un Etat , ces régles se manifestent
dans les conditions d'attribution et acquisition de la nationalité,
la perte et la déchéance ... ainsi qu'à ses effets.

Les Sources du DIP :


En effet on distingue entre les sources internes ou nationales et
les sources internationales.
Les sources internes : ​Les sources internes sont dominées par la
législation interne , la jurisprudence et la doctrine.
La législation interne : ​En effet la législation interne se
manifeste dans le DCC du 12 aout 1913 constitue la principale
source du DIP et constitue ainsi le premier code paru en langue
francaise, il traite essentiellement des conflits de lois il se
compose de vingt articles.
Pour ce qui est de conflits de juridictions citant le dahir de 1959
modifiant celui de 1956 relatif au fonctionnement des
juridictions de droit commun.
Ainsi la loi du 26 janvier de l'arabisation,d'unification, et
marocanisation ainsi le code de procédure civile de 1974.
Quant à la nationalité, citant la dahir de 6 septembre 1958
modifié et complété par la loi 62/06.
Ainsi le code de la famille, de 2004.
La jurisprudence : ​Constitue l'ensemble des décisions rendues
par les tribunaux de royaume lorsqu'il y'a ambiguité de la loi et
ayant pour role l'intérpretation de la régle de droit . D'ailleurs le
DCC n'édicte aucune régle en ce qui concerne la recherche de
maternité, l'adoption ou la donation et par conséquent cela
constitue des anomalies et lacunes , et à cet effet apparait
l'apport de la jurisprudence.

La doctrine : ​Constitue l'ensemble des opinions et avis de la


part des praticiens de droit à savoir les professeurs, les notaires
avocats ...( la doctrine marocaine est négligée en matière du
DIP).
Les sources internationales : ​Les sources internationales sont
dominées par les traités bilatéraux et multilatéraux d'une part
et d'autre par la jurisprudence des juridictions internationales.
Les traités bilatéraux : ​Apparaissent surtout dans le domaine de
conflits de lois, citons par exemple la convention
franco-marocaine de 1981 et la convention Maroc-tunisienne
de 1952 toutes les deux relatives à l'exequatur.
les traités multilatéraux : ​Ayant pour but de rassembler un
grand nombre de consentements aux meme solutions.
D'importante conventions ont unifiées les régles de transport
par chemin de fer , routier, ... de vente internationales d'objet
mobiliers corporels ...
Ainsi un effort systémique d'unification de régles de conflits de
lois a été entrepris par la convetion de la Haye de DIP. aux
termes de son premier article de ses stauts à pour mission
d'unifier progressivement les régles du DIP.
citons par exemple, la déclaration universelle des droits de
l'homme de 1948, convention de genève de 1951, la
convention de cedaw 1979, la convention de la Haye 1930, la
convention de protection des droits des enfants de 1989 ...

La jurisprudence des juridictions internationales : ​Constitue une


source notamment en matiére de nationalité et de conditions
des étrangers.
On ​cite l'avis de la cour internationale de justice​ qui édicte des
limites pour les Etats de traiter les étrangers comme il veulent
et par conséquent elle contribue à la réglementation des
conditions des étrangers et elle édicte une ensemble de limites
en matiére d'acquisition de la nationalité et tranche certains
litige entre les Etats en matiére de nationalité , puisque la CIJ a
intervenu dans un différend entre la France et l'Angletterre au
sujet du décret francais sur la nationalité en Tunisie et au
Maroc énonce qu'en matière de nationalité les Etats ne sont
liés les uns vis-à-vis les autres par aucune obligations autre que
celle qui résulte des traités.
Ainsi on cite la ​jurisprudence arbitrale, ​en effet la CIJ n'étant
ouverte qu'aux Etats et donc inapte à trancher tous les litiges
ou toutes les questions du DIP, nés des relations d'affaires vu
au développement des relations commerciales internationales.
A cet égard, il existe des organismes permanents spécialisés
dans l'arbitrage internationales, dont les régles applicables sont
un mélange empruntés à la fois au droit international public,
aux principes communs aux différentes législations, aux
principes généraux du droit et aux usages du commerce
international.

Le droit de la nationalité :
La nationalité peut etre définie comme étant le lien politique et
juridique qui relie un individu à un Etat.
Les juristes internationales ont opté pour une distinction entre
la nationalité de fait au sens sociologique, qualifié de social ou
politique, et nationalité de droit au sens juridique.
La nationalité de fait : ​En effet la nationalité de fait se définie
comme l'appartenance d'un individu à un groupe social sur la
base de certains éléments à savoir l'origine de l'individu,
l'histoire, traditions ou coutumes.
Cette appartenance se manifeste dans un lien sentimental basé
sur la race la religion, la langue.
Bref , la nationalité de fait est donc l'appartenance à une
communauté dont la notion relève de la sociologie.
Par exemple En Canada on distingue entre deux nationalités de
faits à savoir les canadiens francophones et anglophones. ainsi
Les Kurdes...
La nationalité juridique: ​Au sens juridique la nationalité est un
lien qui unit l'individu à un Etat. L'Etat un groupement
d'individus, un territoire bien délimité et un pouvoir politique.
Donc l'individu (national) fait partie de cette communauté
étatique, laquelle constitue ou non une véritable nation.
La situation idéale est celle ou il y'a une coincidence entre la
nationalité de fait et la nationalité de droit, c'est l'exemple de
l'Italie. ( Mais fréquents sont les cas ou il n'y 'a pas de
coincidence).
Les Parties du lien de nationalité : ​En effet la nationalité est un
lien juridique qui relie l'individu à un Etat. Dans la dite relation
on constate que l'individu recoit la nationalité d'une part, et
d'autre part l'Etat donneur de la nationalité.
L'individu qui recoit la nationalité : ​La personne qui peut
prétendre à nationalité, peut etre personne physique ou
morale ou voire meme chose à savoir les navires, les bateaux,
et les aéronefs.
La Nationalité de personnes: ​En effet toute personne physique
peut prétendre à la nationalité , mais cela ne veut pas dire que
toute personne a une nationalité par exemple les apatrides
n'ont pas de nationalité , ainsi les réfugiés politique sont
souvent déchus de leur nationalité dans leur pays d'origine et
n'acquiert pas immédiatement la nationalité du pays de refuge.
Ainsi les personnes morales peuvent prétendre à la nationalité,
mais pour eux, la nationalité n'a pas la meme conception que
celle nnes physiques, si la nationalité un lien juridique qui relie
l'individu à un Etat pour la conception des personnes
physiques, la nationalité pour les personnes morales c'est une
fiction juridique qui est déstinée à résoudre les problémes qui
pose la vie juridique d'une société privée dans l'ordre
international, quant aux conflits de lois et quant à la joussance
des droits.
La nationalité des choses: ​En droit maritime, droit aérien et
droit des transports on parle de nationalité de navire, des
bateaux, et des aéronefs. Ici la nationalité des navires, des
bateaux, et des aéronefs signifie son rattachement au territoire
de l'Etat auquel il est immatriculé.
L Etat donneur de la nationalité : Seul l'Etat peut donner la
nationalité au sens international , c'est-à-dire une personne
morale reconnue par les autres Etats et ayant l'aptitude de
représenter auprés de ces derniers les interets de ses
nationaux. sans que le gouvernement le soit. D'ailleurs les pays
sous protectorat ont conservé leur personnalité internationale
bien que ses relations extérieures étaient gérées par l'Etat
protecteur et par conséquent ont une nationalité, c'est le cas
du Maroc avant l'indépendance.
La liberté de l'Etat en matière de nationalité : ​En effet l'Etat est
libre en matière de nationalité, mais cette liberté n'est pas
absolue, des limites ont été imposées par l'ordre international.
Principe de la liberté étatique dans l'attribution de la
nationalité : ​En principe chaque Etat est librer de déterminer les
modalités d'attribution de la nationalité. Ce principe est
confirmé par l'arret de la CIJ de NOTTEBOHM du 6 Avril 1955,
qui prévoit que chaque Etat est seul compétent pour
déterminer sa population est seulement sa population.
Mais, cependant, ce principe comprend des limites de la part
de ceux qui ont confirmé le principe de la liberté étatique.
Les limites à la liberté étatique : ​En effet les limites apposées
sur le principe de la liberté étatique se manifestent dans la
protection de l'individu lui-meme d'une part, et d'autre par le
maintien de l'entente internationale.
La protection de l'individu lui-meme : ​Sachant bien que la
nationalité est un critère de démarcation entre les nationaux et
les étrangers.
Bien que l'Etat est libre pour attribuer sa nationalité mais des
limites ont été prévues dans certaines conventions, la coutume
internationale, les principes généraux de droit, ainsi que
l'article 15 du déclaration universelle de droits de l'homme de
1948.
Ces limites ont comme conception l'idéal international , alors
qu'il apparait regrettable qu'un Etat se tourne à l'inverse de
l'idéal international.
La nécessité de combattre le phénomène d'apatridie : le droit
d'avoir une nationalité : ​En effet l'article 15 du DUDH prévoit
que toute personne doit avoir une nationalité .
En effet les Etat dans l'élaboration de leur code de nationalité
devront se confirmer au droit internationale en respectant le
principe prévue à l'article 15 du DUDH.
Désormais, les Etats peuvent reconnaitre à l'apatride certain
statut D'ailleurs, la convention de genève de 1951 sur le statut
international des réfugiés et la convention de New York de
1954 sur le statut des apatrides reconnaissant au profit de
l'apatride et le réfugié la condition des étrangers la plus
favorable.
Pa contre les Etats doivent combattre le phénomène de la
double nationalité en vertu du principe que tout individu doit
avoir une seule nationalité. Malheureuement il est difficile
d'empecher ce phénomène, car les Etats élaborent
souverainement leur code de nationalité.
Le Maroc, à l'instar de plusieurs Etats a essayé de se conformer
au droit international et d'éviter l'apatride, c'est ce qui est
prévu à l'article 7 du code de nationalité <<Est marocain
l'enfant né au Maroc de parents inconnus>>. ce texte a pour
but d'éviter que l'enfant né au Maroc de parents inconnus reste
sans nationalité.
L'interdiction pour l'Etat d'imposer sa nationalité à l'individu et
le droit pour celui-ci de changer et choisir librement sa
nationalité :​ En Effet ce principe signifie qu'un Etat ne doit pas
imposer sa nationalité sans le consentement de l'assujettit , par
exemple un individu qui se trouve sur un territoire, il n'a
aucune obligation de se faire naturaliser, cette politique est
conforme à 'idéal international.
Ainsi l'individu ne doit pas etre tenu de quitter le territoire d'un
Etat auquel il a refusé d'acquérir sa nationalité au profit de la
nationalité d'origine.
Ainsi il est interdit à un Etat d'attribuer sa nationalité à un
individu sans qu'il manifeste sans consentement par exemple il
se voit attribuer une nouvelle nationalité unilatéralement.
Ainsi, l'Etat ne doit pas imposé sa nationalité sur les individus
durant toute leur vie, c'est-à-dire d'éviter la notion de
l'allégeance pérpetuelle , d'ailleurs, la convention de la Haye de
1905 modifié en 1930 ordonne aux Etats de supprimer le
caractére de l'allégeance pérpetuelle.
Le Maroc n'a pas visé cet article , ainsi l'individu ne peut
modifié sa nationalité ou retirer la nationalité marocaine
qu'aprés l'accord du ministre de justice.
Interdiction de retirer la nationalité à un individu sans son
consentement : ​En effet aprés l'examen des dispositions du
code de nationalité marocain , il apparait que la Maroc a voulu
se coformer à l'idéal international notamment en ce qui
concerne la perte de la nationalité.
par exemple pour la renonciation d'un individu à la nationalité
marocaine( perte volontaire) le code exige une déclaration
expresse de volonté.
ainsi pour la déchéance de la nationalité marocaine (perte
involontaire) il prévoit des mesures protectrices, par exemple
conditions de 10ans , conditions de relations aux infractions
entrainant la déchéance, conditions tenant à la nationalité
elle-meme, seule la nationalité acquise peut étre perdue par
voie de déchéance.
La néccessité pour les Etats de respecter strictement l'égalité
des sexes en la matière : ​En effet les Etats doivent respecter le
principe d'égalité des sexes en matière de nationalité ,
notamment cela est prévu à la DUDH , le pacte international
des droits civils et politiques de 1966 ratifié par le maroc en
1979 et la convention de New York en 1979 sur l'élimination de
toutes formes de discrimination à l'égard des femmes.
En revanche , le Maroc va à l'encontre de cette législation ,
notamment aprés l'examen des dispositions du code de
nationalité qui comprennent un caractére discrimnatoire à
savoir : l'épouse marocaine et la nationalité , ainsi l'étrangère
qui épouse un marocain peut se voire attribuer la nationalité de
son mari comme étant effet du mariage.
la Marocaine qui épouse un étranger ne peut jamais lui étendre
la nationalité marocaine. Elle peut meme perdre sa nationalité
d'origine au proft de celle de son mari.
Le maintien de l'entente international : ​En effet parmi les
limites apposées au principe de liberté étatique en matière de
nationalité c'est le maintien de l'entente international qui se
manfieste dans : l'obligation de combattre la double
nationalité, l'obligation du respect des conventions
internationales, la nécessité d'instituer la nationalité sur des
éléments objectifs et effectifs.
L'obligation de combattre le phénomène de la double
nationalité : ​En effet la bi nationalité pose des problémes sur le
niveau international , deux Etats peuvent réclamer une
compétence personnelle à l'égard d'un meme individu , alors
l'idéal international repose sur le combat du phénomène de
double nationalité. Le Maroc au contraire il le favorise puisque
l'individu qui acquiert une nouvelle nationalité n'est pas frappé
par la déchéance de la nationalité. Ainsi l'individu ne peut se
renoncer à la nationalité marocaine qu'aprés l'accord du
ministre de juste , or depuis l'indépendance aucune
autorisation n'est délivrée ( le concept de l'allégeance est plus
fort).
L'obligation de respecter les dispositions des conventions
internationales en matière de nationalité : ​La seule observation
en la matière est que le Maroc n'a conclu aucun traité
international relatif à la nationalité.
L'obligation d'instituer la nationalité sur des éléments objectifs
et effectifs : ​La nationalité en effet, produit ses effets , est relie
l'individu à un Etat , donc il est capital de bannir des éléments
ficitifs et non durable dans l'attribution de la nationalité comme
l'appartenance raciale, l'appartenance confessionnelle, une
résidence à court durée . En revanche, il y'a lieu de tenir
compte, des éléments objectifs et effectifs que sont : la filiation
à l'égard d'un national (jus sanguinis); la naissance sur le
territoire d'un Etat ( Jus solis); le mariage mixte; la résidence de
longue durée.
L'influence de contexte interne : ​Plusieurs facteurs interviennet
dans l'attribution de la nationalité à savoir : facteurs
démographiques, raciales, économiques, religeux , historiques,
ethniques.
Facteur démographique : ​Un pays de forte natalité aura
tendance à fermer sa nationalité afin de ne pas multiplier ses
nationaux, puisque ceux-ci engendre des problémes
socio-économiques.
Par contre dans certains cas , meme si l'étendu du territoire est
miniscule et il y'a une natalité peu élévée la nationalité peut
exister, c'est le cas de la cité de Vatican ou de Monaco.
Facteur économique : ​ce facteur est lié au marché d'emploi, on
peut faciliter l'octroi de la nationalité dans un Etat ou la main
d'oeuvre est vitale pour l'économie.
Ainsi on peut octroyer la nationalité à des personnes qui ont
introduit une invention ou un projet industriel impotant à
l'interet de l'Etat.
Pays d'immigration : ​Est celui qui octroi la nationalité aux
personnes qui s'établissent sur son sol sans avoir l'esprit de
retour , c'est le cas du Canada ou USA.
Considérations ethniques,raciales ou religieuses : ​ en effet le
droit du sol met en péril l'unité ethnique ou raciale d'une
nation c'st pour cela que les pays qui ont une conception raciale
ne sont pas favorable au droit du sol , c'est le droit du sang qui
joue une role dans l'octroi de la nationalité.
Les effets juridiques de la nationalité : ​En effet la nationalité
produit des effets sur le plan national aussi que sur le plan
international.
sur le plan national : ​Les effets internes se manifestent dans la
jouissance des droits d'une part , et d'autre part au niveau de
conflits de lois.
La jouissance des droits : ​en effet la nationalité permet à
l'individu de jouir de certains droits politiques et civils par
exemple le droit de vote, droit d'éligibilité, droit d'avoir une
identité, le droit d'accés à la fonction publique...
En contrepartie de ces droits , les individus sont soumis à
certaines obligations, notamment le service militaire et
l'obligation de défendre le territoire national en cas de guerre
qui ne pése que sur les nationaux.
Sur le plan de conflits de lois : ​Dans ce cas , le statut personnel
est soumis à la loi national .
Ainsi au Maroc le mariage des étrangers est soumis à leur loi
nationale.
Sur le plan internationale : ​les effets de la nationalité sur le plan
international, se manifestent dans la protection diplomatique
d'une part, et d'autre part la soumission aux lois
internationales.
La protection diplomatique : ​L'Etat doit protéger ses nationaux
et défendre leurs interets auprés des Etats étrangers.
La soumission aux traités internationaux : ​L'Etat doit respecter
les dispositions des traités internationaux en la matière de
nationalité et soumettre les nationaux aux dispositions des lois
internationales.
Les caractéres du lien de nationalité :​Le lien de nationalité qui
lie un individu à un Etat est un lien légal et interne et non pas
contractuel.
le rejet du caractére contractuel du lien : ​Cette théorie est
dévelopée en 19eme siécle qui a introduit la conception du
caractére contractuel du lien de nationalité. Or, cette idée ne
trouve lieu que dans des cas marginaux comme le cas de
naturalisation ou le mariage mixte par exemple .
Ainsi que cette théorie a comme conception que l'Etat ne
confère sa nationalité qu'aprés au moins un consentement
tacite de l'individu.
La caractére légal et interne du lien de nationalité : ​ Le lien de
nationalité est légal et reléve du droit public interne de chaque
Etat , est par conséquent chaque Etat est compétent pour
detérminer les modalités d'attribution, d'acquisition, de perte
et déchéance de la nationalité. Ce principe d'ailleurs, est
confirmé par le droit international . ( Mais sans oublier les
limites apposées sur cette liberté étatique en matière de
nationalité).
Les dispositions générales d'application du code de nationalité
marocaine : ​Le code de nationalité de 6 septembre 1958 entré
en vigueur le 1 octobre 1958 complété par la loi 62/06 contient
des dispositions relatives à son application dans le temps et
dans l'espace ainsi à certaines personnes...
Les sources de droits en maière de nationalité : ​On distingue
entre les sources internes (la loi) et les sources internationales (
les traités internationaux) .
La loi : ​Il s'agit du code de nationalité modifié et complété par la
loi 62/06 qui a apportée de nouvelles modifications en matière
de nationalité notamment en ce qui concerne l'égalité des
sexes conformement aux dispositions de la convention de
cedaw en 1979 et en ce qui concerne la pretection des droits de
l'enfant conformément aux dispositions prévues à la
convention relative à la protection des droits des enfants
adoptées en 1989.
Il apparait que le maroc a voulu harmonisé les dispositions
internes avec les dispositions internationales prévues aux
conventions multilatérales, d'ailleurs cela est prévu à l'article 2
du dahir de 2001 relatif à la réorganisation du conseil
consultatif des droits de l'hommes.
Les traités internationaux : ​En effet le code de nationalité a
prévu 3 conditions relatives aux traités internationaux à savoir :
premièrement pour que le traité constitue une source de droit
en matière de nationalité il doit etre ratifié et publié par le
Maroc , cet ratification doit etre approuvée par un acte
émanant du Roi et inséré dans le bulletin officiel. Ensuite il a
précisé aux termes de l'article 1 alénia 2 la supériorité des
traités sur la loi interne. Enfin lorsqu'il y'a ambiguité de la loi
internationale , il incombe au ministre des affaires étrangères
d'intérpreter la dite loi ainsi cette interprétation s'impose aux
tribunaux du royaume et publiée dans le B.O
L'application dans le temps des dispositions relatives à la
nationalité : ​ En effet les dispositions relative à l'attribution de
la nationalité d'origine s'appliquent meme sur les individus nés
avant l'entrée en vigueur du code de nationalité à conditions
que ceux-ci sont encore mineurs, c'est-à-dire n'ont pas encore
atteint l'age de majorité.
Alors que pour les majeurs qui ont atteint cet age reste
gouvernés par ce qui est de leur nationalité d'origine.
En effet l'age de majorité précisé par le code de nationalité est
18 ans , ce qui est en contrariété avec les dispositions
anciennes du code de la famille qui précise l'age de majorité à
21 ans . En revenche aujourd'hui il y'a une harmonisation entre
les deux codes.
La nationalité et le code de la famille : ​En effet les Marocains
musulmans sont soumis au code de la famille , les juifs
marocains sont soumis à leur code, tandis que les marocains
qui ni sont ni musulmans ni juifs sont eux aussi soumis au droit
de la famille , or certaines dispositions ne les concernes pas à
savoir : la polygamie est leur interdite , les régles régissant
l'allaitement ne sont pas applicables; leur divorce est prononcé
judiciairement ( répudiation interdite).
Toutefois , la loi 62/06 qui précise que le champs d'application
du code de la famille est étroitement lié avec la nationalité,
conformément aux dispositions de l'article 2 du code de la
famille.
Aprés l'examen de ces dispositions , on relève deux points
essentiels à savoir : la nationalité et le statut personnel et la
nationalité et la religion.
La nationalité et le statut personnel (article 2 al 3) : ​En effet cet
article fixe les personnes à qui s'appliquent les dispositions du
code de la famille notamment à tous les marocains , meme
ceux également possédant une autre nationalité; aux réfugiés,
y compris les apatrides, aux couples mixtes dont l'une est
marocaine ainsi à deux personnes marocaines dont l'une est
musulmane.
Pour les Marocains, résidant à l'étranger et qui cumulent deux
nationalités sont en fait soumis aux dispositions de la loi du lieu
de résidence conformément à la convention de la Haye sur les
conflits des nationalités.
La nationalité et la religion : (article 2 al 4) : ​En effet les
dspositions du code de la famille s'applique aussi lorsqu'il y'a
deux personnes marocaines dont l'une est musulmane.
Il semble qu'ily'ait un privilège basé sur la confession islamique.
L'application dans l'espace : ​Les dispositions du code de
nationalité s'appliquent sur le territoire marocain.
Le territoire mentionné à l'article 5 englobe le territoire
tesrreste , les eaux territoriaux ainsi les navires les aéronefs de
nationalité marocaine.
En effet il faut entendre par territoire non seulement le
territoire qui était sous la souveraineté du Maroc au moment
de la mise en vigueur du code de nationalité, mais aussi Tarfaya
récupérée en 1958, Sidi ifni en 1969 et le Sahara en 1975.

Attribution et acquisition de la nationalité marocaine :


La nationalité peut etre attribuée à l'individu dés sa naissance ,
c'est la nationalité d'origine. Ainsi qu'elle peut etre attribuée à
l'individu aprés sa naissance ou au cours de son existence, on
parle alors de la nationalité dérivée ou acquise.
L'attribution de la nationalité marocaine d'origine : ​La
nationalité d'origine découle du droit du sang ou du sol.
Le droit du sang fondé sur la filiation qui permet la conservation
et la perpétuation de la nation . Quant au droit du sol, issu du
droit européen qui a comme conception l'ouverture à la
diversité en permettant aux étrangers sans y avoir d'héridité ou
du passé commun de s'intégrer et y avoir une nationalité et
partager une terre et un avenir.
l'attribution de la nationalité d'origine par filiation ( jus
sanguinis) : ​ la nationalité d'origine par filiation est attribuée à
l'individu dés sa naissance sans aucune manifestation de
volonté , ainsi son attribution est légale et automatique.
En effet l'attribution de la nationalité par le biais du droit du
sang , est qualifiée en droit international public et privé par
filiation, par opposition à la nationalité de territoire qu'on
appelle jus soli.

En effet l'attribution de la nationalité par filiation est la voie la


plus normale de transmission de la nationalité, qui se justifié
par l'influence de l'éducation familliale.
En effet l'enfant dont le père est de nationalité marocaine est
donc marocain selon le code de la nationalité marocain de 1958
modifié et complété par la loi 62/06 sans tenir compte la
nationalité de sa mère ou le lieu de sa naissance (article 6 du
code de nationalité).
Ainsi meme , si l'enfant est née hors du royaume dont le père
est marocain est considéré comme rocain meme s'il se voit
attribuer une autre nationalité puisque le code marocain
favorise la pluri-nationalités. Ainsi vu au principe de l'allégéance
pepétuelle , il est quasi-impossible pour que l'individu se
renonce de sa nationalité marocaine.
Ainsi l'article 6 du code de nationalité marocain comme il a été
modifié dans le sens d'égalité entre les sexes . La loi 62/06
prévoit que la mère peut étendre sa nationalité à ses
descendants à condition que le contrat du mariage soit
conformément aux dispositions du code de la famille.
C'est-à-dire le mari de l'épouse marocaine doit etre de
confession musulmane.
Ainsi dans le cas du mariage mixte, ou l'un des pères est
porteur de la nationalité d'un pays qui interdit la double
nationalité , la loi a permet à la mère marocaine de porter une
déclaration de renonciation à la nationalité de cet enfant, avant
qu'il atteint l'age de majorité , lorsque ce dernier atteint l'age
de majorité il peut soit renoncer à la nationalité marocaine soit
la récupérer si bien sur sa mère a déposé la déclaration de
renonciation à la nationalité de cet enfant avant qu'il atteint
l'age de majorité.
En effet , parmi les apports de la loi 62/06 l'égalité des sexes
en ce qui concerne la transmission de la nationalité et par
conséquent on parle de la filiation plutot que le droit du sang.
L'attribution de la nationalité d'origine jus soli : ​En effet le code
de nationalité marocain prévoit l'attribution de la nationalité
d'origine par le biais du sol . Mais comme toute autres
législations arabes le droit du sol ou jus soli comprend une
réglementation stricte est champs d'application trés restreint.
Ainsi l'article 7 du code de nationalité marocain , prévoit qu'est
marocain l'enfant né au Maroc de pères inconnus.
En effet cet article n'a pas pour but d'acceuillir de nouveaux
personnes et leur attribuer la nationalité mais seulement pour
éviter le phénomène d'apatridie conformément à l'ideal
international.
En revanche à notre avis il faut encore permettre aux enfants
nés de parents réfugiés ou apatrides d'en bénéficier de la
nationalité marocaine, d'ailleurs le Maroc a ratifié la convention
de protection des droits de l'enfants de 1989.
La nationalité marocaine acquise : ​En effet le code de
nationalité prévoit les cas ou l'individu peut acquérir la
nationalité marocaine.
L'acquisition de la nationalité peut etre faite soit par le bienfait
de la loi , soit par naturalisation ou réintégration.
L'acquisition de la nationalité par le bienfait de la loi : ​On
entend par l'acquisition de la nationalité par le bienfait de la loi
, l'acquisiton résultant de la combinaison du naissance et
résidence sur le territoire de l'Etat , ainsi l'acqusition par la
Kafala ou aussi l'acquisition par le mariage.
L'acquisition par naissance et résidence au Maroc : ​ La
naissance et résidence permet d'acquérir la nationalité si le
concerné remplit certaines conditions.
En effet l'article 9 du code de nationalité favorise deux cas à
savoir l'enfant né au Maroc de pères étrangers nés aussi au
Maroc postérieurement à la mise en vigueur du code de
nationalité. Ainsi l'enfant né d'un père étranger qui se rattache
à un pays dont la fraction majoritaire de la population constitué
par une communauté ayant pour langue l'arabe et pour religion
l'Islam.
Les conditions pour le premier cas sont les suivantes :
l'intéressé doit etre né au Maroc ; ses parents étrangers
doivent nés au maroc postérieurement à la mise en vigueur du
code de nationalité; l'enfant doit y avoir une résidence
habituelle et régulière au Maroc au moment de la déclaration,
la résidence est habituelle lorsqu'elle est effective et
permanente et constitue le véritable centre de vie de la
personne , elle est régulière lorsqu'elle remplie les conditions
légales relatives au séjour des étrangers; déposer une
déclaration auprès du ministre de la justice dans les deux ans
précédant sa majorité; non opposition du ministre de la justice
conformément aux aticles 26 et 27 de la loi 62/06 le silence du
ministre de justice durant une année vaut opposition.
Pour le deuxiéme cas, l'interessé doit satisfaire les conditions
suivantes :
l'interessé doit etre né au Marc; le pére de l'interessé doit etre
lui meme né au Maroc qui se rattache à un pays dont la fraction
majoritaire de la population est constitué par une communauté
ayant pour langue l'arabe et pour religion l'Islam; l'intéressé
doit avoir une résidence habituelle et régulière au Maroc;
déposer une déclaration auprés du ministre de la justice; Non
opposition du ministre de la justice conformément aux articles
26 et 27 de la loi 62/06
l'acquisition de la nationalité par la kafala :
Pour bénéficier de l'acquisition de la nationalité par la Kafala
l'intéressé doit remplir les conditions suivantes :
La naissance de l'enfant doit etre en dehors du maroc et de
parents inconnus; la Kafala (prise en charge) doit avoir une
durée de plus de 5 ans; déposer une déclaration aux fins
d'acquisitons par le Kafil, si le Kafil n'a pas déposé la
déclaration, l'intéressé peut lui-meme la déposer auprés du
ministre de la justice dans les deux années précédants sa
majorité; Non opposition du ministre de la justice.
L'acquisition par le bien fait du mariage :
En effet la femme étrangère qui a épousé un Marocain peut
acquérir la nationalité comme étant un avantage de son union.
Aux termes de l'article 10 du code de nationalité marocain, la
femme étrangère doit satisfaire les conditions suivantes :
epousé un Marocain; l'acte de mariage doit etre valable selon
les deux lois; avoir une résidence habituelle et régulière plus de
5 ans; déposer une déclaration auprés du ministre de la justice;
non opposition du ministre de la justice;
Or, la femme marocaine qui a épousé un étranger ne peut
jamais lui étendre la nationalité.
Ainsi l'acquisition de la nationalité par une femme étrangère
ayant épousé un Marocain a un effet rétroactif, d'ailleur elle
peut acquérir la nationalité en cas de divorce ou du décés de
son mari, si la déclaration est faite avant ces événements.
L'acquisition de la nationalité par naturalisation :
En effet, la naturalisation peut etre définie comme un acte par
lequel l'Etat octroi sa nationalité à un étranger qui la demande.
En effet au Maroc, la naturalisation est octroyé par les autorités
administrative à qui revient le pouvoir discrétionnaire en la
matière.
On distingue entre la naturalisation du droit commun, et la
naturalisation de faveur ou exceptionnellle.
La naturalisation du droit commun : ​En effet la naturalisation
du droit commun est susceptible de mettre fin à l'apatridie.
Pour que l'étranger bénéficie de l'acquisition de la nationalité
par naturalisation du droit commun, doit remplir les conditions
suivantes :
Avoir une résidence habituelle et régulière de plus de 5 ans;
Etre majeur selon la loi marocaine (18 ans révolus); Etre sain
d'esprit et de corps, c'est-à-dire que l'état physique de
l'intéressé ne doit pas faire pour lui ni une charge ni un danger
pour la société; etre de bonnes moeurs, ce là implique que
l'intéressé ne doit pas avoir des condamnations pénales;
justifier d'une connaissance suffisante en langue arabe; avoir
les moyens suffisants d'existence ( 7000 dhs).
La naturalisation de faveur ou exceptionnelle :​ En effet aux
termes de l'article 12 du code de nationalité, la nationalité de
faveur est octroyé par un dahir à un étranger qui a été
contracté pour l'intéret du maroc ou au service du Maroc, ou
qui a rendu un service exceptionnel au Maroc. Ainsi les
conditions relatives au langue arabe, résidence réguliére et
habituelle; etre sains d'esprit et de corps... ne sont pas éxigés.
Or, la naturalisation produit des effets qui sont de deux sortes à
savoir : les effets individuelles et les effets collectifs.
Les effets individuelles :
En ce qui concerne la nationalité acquise par le bien fait de la
loi , ses effets sont assimilés à celle de la nationalité d'origine.
En ce qui concerne l'acquisition par la naturalisation, la
personne jouit de tous les droits attachés aux marocains à
partir de la date de la publication du décret de naturalisation,
en revanche, sa situation juridique n'est pas la meme que celle
d'un marocain, le naturalisé se trouve face à des incapacités
temporaires notamment en matière politique, celui-ci ne peut
etre investi de fonction publique, ne peut voter et etre éligibile
pour une durée de 5 ans suivant sa naturalisation, sauf
autorisation par décret ou dahir selon le cas.
Les effets collectifs :
Les enfants mineurs de perosonne qui acquis la nationalité par
naissance et résidence deviennet marocains en meme temps
que leur auteur; les enfants majeurs ne sont pas touchés par
l'acte de naturalisation ; les enfants mineurs ayant plus de 16
ans et moins de 18 ans peuvent devenir marocains mais
peuvent aussi décliner cette nationalité entre 18 et 20 ans.
Retrait de l'acte de naturalisation :
En effet une fois la naturalisation est accordée, elle est en
principe définitive et irrévocable. Or, si celle-ci est octroyée
dans des conditions illégales peut faire l'objet de retraite. En
effet l'article 14 du code de nationalité prévoit deux cas de
retrait à savoir : Retrait pour cause d'irrégularité et retrait pour
cause de fraude.
Retrait pour cause d'irrégularité : ​En effet lorsqu'il apparait
postérieurement à la singature de l'acte de naturalisation que
l'intéressé ne remplit pas les conditions légales de la
naturalisation prévues par la loi.
dans ce cas-là le retrait doit avoir lien dans un délai d'un an à
compter de la date de la publication de l'acte de naturalisation
au B.O
Retrait pour cause de fraude : ​En effet, lorsqe l'étranger a
sciemment fait une fausse déclaration, présenté une piéce
contenant une assertion mensongère ou erronée ou employé
des manoeuvres frauduleuses en vue d'obtenir l'acte de
naturalisation. Dans ce ces-là le retait peut y avoir lieu sous la
condition d'avertir l'intéressé et que dans un délai de 3 mois lui
accordé la faculté de produire des piéces et mémoires à
compter de la date de sa convocation.
La perte et la déchéance de la nationalité : ​En effet depuis
longtemps la nationalité la nationalité marocaine était soumise
au principe de l'allégeance pérpétuelle, alors la perte de celle-ci
ne peut etre accordée qu'aprés autorisation du sultan , ce qui
était en fait inconnue dans la pratique. Le code de nationalité
de 6 semptembre 1958 n'a pas abondonné le principe de
l'allégeance pérpétuelle mais avec certaines modifications.
En effet le code de 1958 de la nationalité distingue entre la
parte proprement dite d'une part, qui est resérvée aux
nationaux, et la déchéance d'autre part qui est resérvée aux
étrangers ( ayant acquis la nationalité marocaine) et qui est
qualifiée comme étant une sanction frappant certains actes
reflétant le défaut de loyauté.
La perte de la nationalité : ​En effet la perte de la nationalité,
c'est lorsqu'un national se déclare vouloir renoncer à sa
nationalité marocaine.
L'article 19 du code de nationalité a prévu les cas et les
conditions de la perte de la nationalité, notamment :
Le marocain majeur qui acquis volontairement une nationalité
étrangère : ​Afin d'éviter le conflits des nationalités , on lui
permet d'opter pour la nationalité étrangère, si l'interessé
satisfait les conditions suivantes à savoir :
Il faut que l'intéressé acquis la nationalité étrangère avant de se
renoncer à la nationalité marocaine; il faut que la nationalité
étrangère soit acquise à l'étranger; il faut que l'acquisition de la
nationalité étranger ait un caractère volontaire ( si celui-ci
devient d'office national du pays étranger qui a lui y imposé sa
nationalité ne satisfait pas cette condition et par conséquent ne
peut renoncer à sa nationalité marocaine); il faut que
l'interessé soit majeur; Il faut également que l'interéssé soit
autorisé par decret pour renoncer à sa nationalité; il faut que le
décret soit autorisé au B.O.
En effet l'interessé perd sa nationalité marocaine à compter du
jour de la publication du decret qu'il autorise la renonciation au
B.O.
La perte de la nationalité s'étend de plein droit aux enfants
mineurs non mariés de l'interessé.
Un marocain meme mineur ayant une nationalité étrangère
d'origine :
Le Marocain meme mineur ayant une nationalité étrangère
d'oigine peut renoncer à sa nationalité marocaine s'il satisfait
les conditions suivantes :
Il faut que l'interessé a une nationalité marocaine et une
étrangère d'origine; adresser sa demande au ministre de la
justice; l'acte de perte est pris par décret par le chef du
gouvernement; Il faut qu'il soit autorisé par son tuteur
légalpour renoncer à sa nationalité marocaine.
la femme marocaine qui épouse un étranger : ​La femme
marocaine qui épouse un étranger peut renoncer à sa
nationalité marocaine, s'il satisfait les conditions suivantes : le
contrat de mariage doit etre valable selon les deux lois; la loi du
mari doit lui acquérir ou permettre la nationalité ( afin
d'empecher l'apatridie); la femme doit déposer une déclaration
auprés du ministre de la justice pour renoncer à sa nationalité
marocaine, la déclaration doit faite avant la célébration du
mariage; Autorisation de renonciation à la nationalité par
décret par le gouvernement et ne peut etre donné qu'avant le
mariage.
En effet la perte de la nationalité trouvait lieu aprés à compter
de la conclusion du mariage. La perte de la nationalité
marocaine ne s'étend pas aux enfants que le femme aurait
avant le mariage.
Le marocain qui déclare vouloir répudier la nationalité
marocaine dans le cas visé à l'article 18 : ​Tout marocain qui
déclare vouloir répudier la nationalité marocaine doit satisfaire
aux conditions suivantes : Il faut que l'interessé acquis la
nationalité marocaine par communication du fait de
naturalisation de son auteur; avoir bénéficie de cette
nationalité au moins dans l'age de 16 ans; renoncer à sa
nationalité dans les deux années qui précéde sa majorité.
La perte se réalise à compter de la date du publication de du
décret au B.O.
Le marocain remplissant , pour un pays étranger une mission
ou un emploi public ou armée étrangère contraires à l'interet
du Maroc : ​ Le marocain qui occupe un emploi de service public
étranger ou une armée étrangère peut renoncer à la nationalité
marocaine, s'il remplit les conditions suivantes : Il faut un le
marocain occupe un emploi de service public d'un pays
étranger ou d'une armée étrangère ( element matériel); Il faut
également un élément psychologique ou moral qui se
manifeste dans la désobiéssance à l'orde du gouvernement
marocain lui en joignant de quitter l'emploi, par l'effet de
l'injonction, l'interessé se trouve placé dans l'alternative;
L'injonctio écrite doit lui etre adressée par les représentants
diplomatiques marocaines dans un délai de 6 mois pour
renoncer à sa mission ou emploi pour le pays étranger, son
indifférence vaut renonciation à la nationalité marocaine; La
décision de renonciation à la nationalité marocaine est prise
par décret dans aprés les 6 mois de l'injonction. Toutefois cette
décision doit etre faite avec prudence et s'assurer que
l'interessé est indifférend à la nationalité marocaine, sous peine
de recours pour excés du pouvoir.
En effet le perte de la nationalité produit ses effets à compter
de la date de la publication du décret au B.O, ainsi la perte
s'etend aux enfants mineurs non mariés de l'auteur.
La déchéance de la nationalité : ​La déchéance est considérée
comme étant une sanction de certains actes manfiestant chez
l'interessé un défaut de loyauté.
La déchéance est reservée aux individus qui ont acquis la
nationalité marocaine, et par conséquent peuvent etre déchus
de celle-ci dans certains cas à savoir :
La personne codamnée pour l'un des actes suivant dont la
qualification et la peines sont définies par les régles du droit
pénal : attentat ou offense contre le souverain ou la famille
royale; crime ou délit contre la sureté intérieure ou extérieure
de l'Etat; acte consitituant une infraction de terrorisme; les
crimes de plus de 5 ans de réclusion ( meme si le jugement est
prononcé par des juridictions étrangères); la personne
soustraite aux obligations militaires , le marocain qui soustrait
aux obligations militaires se voit déchu de la nationalité
marocaine meme s'il y'a pas une condamnation; le personne
ayant accomplit au profit d'un Etat étranger des actes
incomptabiles avec la qualité d'un marocain ou préjudiciables
aux interets du Maroc.
En effet la déchéance est soumise à certaines conditions à
savoir : La déchéance ne peut etre prononcée pour les actes
commis pendant 10 ans qui suivent l'acquisition de la
nationalité.
En effet pour le premier cas, la déchéance ne peut etre
prononcée par l'Etat marocain qu'aprés condamnation de
l'interessé pour les actes commis , et ne peut etre prononcée
qu'aprés 5 ans à compter de la date du [Link] le
deuxiéme et troisiéme cas la déchéance est prononcée par
l'autorité administrative sans recourir à la justice.
En effet la procédure de déchéance est une procédure
administrative et non judiciare, ainsi elle ne peut etre
prononcée que si l'interessé est averti pour qu'il puisse se
défendre.
La déchéance est prononcée par dahir,s'elle est confiée par
dahir ou par décret si elle est confiée par décret.
Les effets de la déchéance : ​En effet l'intéressé perd sa
nationalité à compter de la date de la publication du décret
dans le B.O, ses effets s'étend de plein droit à la femme et aux
enfants sauf s'ils ont pas conservé une autre nationalité.
Les formalités administratives en matière de nationalité :
L'acquisitoon, la perte la réintégration, la répudiation exigent
des formalités administratives précisées par le code de
nationalité.
Dépot des demandes et déclarations : ​Les demandes de perte,
de répudiation de l'acquistion ainsi qu'aux demandes de
réintégration sont adressées au ministre de la justice, y sont
joints, les titres et le piéces de nature : à établir que la
demande ou déclaration satisfait aux conditions exigées par la
loi, dans ce cas il y' est acception.
Lorsque l'auteur des déclarations ou demandes résident à
l'étranger, peuvent les adressées aux agents diplomatiques ou
consulaires du Maroc.
Les demandes et déclartions prennet date du jour indiqué sur le
récipissé délivré par l'autorité compétente pour les recevoir ou
le jour indiqué sur l'accusé de reception postal.
L'irricevabilité des demandes ou déclaration : ​Il y'a rejet lorsque
l'interessé a déposé une demande qui ne satisfait pas les
conditions légales, et il y'a opposition de la déclaration si elle ne
satisfait pas les conditions légales.
Cependat, le rejet ou l'opposition doivent etre notifiées à
l'interessé avec une décision motivée.
En effet, parfois meme si la demande ou la déclaration contient
les conditions légales, il peut y ' avoir soit rejet soit opposition
par le ministre de justice.
L'interessé dispose de la faculté de recours pour excés du
pouvoir devant le tribunal administratif.
Ainsi, aux termes de l'article 27 du code de nationalité, le
ministre de justice dispose d'un délai d'un an à compter de la
date de la récpetion de la demande ou la déclaration pour
statuer sur ceux-ci. Le silence de ce dernier dans un délai d'un
an vaut rejet ou opposition.
Contestation de la validité d'une déclaration : ​En effet la
validité d'une déclaration peut etre contestée par le ministère
public ou toute autre personne interessé davant le tribunal
d'instance. En cas de contestation le ministère public est remis
en cause , il est le seul representant de l'administration devant
le tribunal en matière de nationalité.
L'action de contestation se prescrit par 5 ans à compter de la
date de la validité de la déclaration.
Le contentieux et la procédure en matière de la nationalité : ​Le
contentieux en matière de nationalité a pour objet la
constatation d'un lien ou non entre l'Etat et l'individu. Sur la
base de cet lien on détermine le statut de celui-ci.
La compétence judiciaire en matière de nationalité :
En effet lorsqu'il y'a un litige en matière de nationalité, le
ministère est remis en cause, c'est le seul représentant de
l'Etat.
En matière la loi distingue entre 2 types de compétences, à
savoir la compétence matérielle ou d'attribution et la
compétence territoriale.
La compétence matérielle : ​En effet les actions en matière de
nationalité ont un caractére civil. En effet les TIP sont
compétents pour recevoir les actions en matière de nationalité.
Toutefois il existe deux exceptions à savoir : Le tribunal
administratif et la cour de cassation sont compétents pour
statuer sur les décisions administratives en matière de
nationalité . ( recours pour excés de pouvoire). Ensuite
l'intérpretation des conventions internationales incombe au
ministre de l'extérieur et cette intérpretation s'impose aux
tribunaux du royaume et publiée au B.O.
La compétence territoriale : ​En effet le TPI compétent est celui
du lieu de résidence de la personne dont la nationalité est
remise en [Link], c'est celui-ci réside à l'étranger l'action doit
etre portée au TPI de Rabat.
Les actions en matière de nationalité :
En effet elles sont au nombre de 3 à savoir : l'action principale,
l'action sur renvoi, et l'action incidente.
L'action principale : ​C'est l'action qui pour objet principale si
une personne dispose ou non de la nationalité. Elle peut etre
intentée par l'individu lui-meme, dans ce cas-là seul le parquet
qui a la qualité de défendeur , en représentant ll'Etat et les
administrations [Link] procureur de Roi doit répondre à la
requete qui lui y est transmise par l'interessé dans un délai de 3
mois, passé ce délai le tribunal saisie peut statuer. Ainsi cette
action peut intentée par le parquet sur requéte d'une
administration publique.
L'action incidente : ​ON parle de l'action incidente lorsqu'un juge
d'une juridiction compétente en matière de nationalité,
notamment le TPI sursoie sur une affaire dont il est saisie en
principale et se prononce en premier lieu sur la question de la
nationalité. Dans ce cas-là le juge doit obligatoirement adressé
une requete au procureur du Roi , qui doit répondre par écrit
dans un délai de 3 mois. Passé ce délai, le juge statue sur les
deux affaires ( la nationalité et l'autre affaire principale), sauf
que le jugement qui concerne la nationalité n'a pas la force de
la chose jugée.
L'action sur renvoi : ​On parle de l'action sur renvoi, lorsqu'un
tribunal est saisie pour statuer sur une affaire, dont la question
de la nationalité est soulevée, alors que le tribunal n'est pas
compétent en la matière ( par exemple tribunal de commerce,
cour d'appel ...) dans ce cas le juge saisie renvoi l'affaire devant
le parquet du TPI, qui doit trancher la question de la nationalité
dans un délai d'un mois. Passé ce délai le juge statue sur les
deux affaires, sauf que le jugement rendu en matière de
nationalité n'a pas la force de la chose jugée.
La preuve en matière de nationalité :
La preuve de la nationalité incombe à la personne dont la
nationalité est en cause, qu'il soit demandeur( voie d'action) ou
défendeur ( voie d'exception).
Preuve de la nationalité marocaine :
La preuve de la nationalité d'origine : ​Deux hypothéses à
distinguer :
1) l'existence d'une preuve écrite préconstituée : si le litige a
trait à la nationalité d'un individu né d'un pére ayant acqui
lui-meme la nationalité marocaine par déclaration ( bien fait de
la loi) ou par demande ( naturalisation) , la solution est aisée, il
suffit que l'interessé produise le décret ou le dahir pour
prouver la nationalité du pére .
La nationalité peut se prouver également par la production du
certificat de nationalité. Ce document est délivré soit par le
ministre de la justice ou le procureur du Roi prés de la cour
d'appel. Les agents diplomatiques et consulaires ne sont pas
habilités à délivrer ce document. A noter que la carte d'identité
ou le passeport ne peuvent constituer la nationalité.
2) En cas d'absence de preuve écrite préconstituée :
Dans cette hypothése, il y'a lieu de faire application de l'alinéa
1 de l'article 31 du code de nationalité qui stipule que la
nationalité marocaine d'origine peut etre prouvée par tous les
moyens, et notamment, par possession d'é[Link] possession
d'état de national marocain résulte d'un ensemble de faits
publics, notoires et non-équivoques, établissant que l'intéressé
et ses parents se sont comportés comme des Marocains et ont
été regardés comme tels tant par les autorités publiques que
les particuliers.
En effet aprés l'éxamen de ces dispositions, il apparait que
l'état de possession suppose : Des Faits dépourvus d'ambiguité
et osteratoires qui dénotent un comportement de marocain.;
Considéré par les autorités et le public comme marocain
(possesion d'une carte d'identité...)
Ainsi le témoignage de 6 personnes, qui doivent témoigner que
la personne se comporte lui et ses ascendants et descendants
comme des marocains. ( Possession d'état).
La preuve de la nationalité acquise : ​En effet la nationalité
acquise est octroyée soit par décret soit par un dahir, alors la
preuve de celle-ci se manifeste par la production d'une copié
officielle délivrée par le ministre de la justice du décret ou de
dahir qui l'a conféré.
La preuve de la nationalité étrangère : ​En effet la nationalité
étrangère, signifie le fait d'avoir jamais été marocain, ou la
preuve de la perte ou déchéance de la nationalité marocaine.
La preuve de ne jamais été marocain : ​Dans ce cas-là l'intéressé
doit prouver qu'il ne satisfait aux conditions légales pour
l'attribution de la nationalité marocaine, ainsi il doit prouver
l'état de possession d'un étranger, autrement-dit, il ne dispose
pas d'un état de possession d'un marocain, et considérait par
les personne comme étant un étranger. Ainsi la personne qui
prouve n'avoir jamais été Marocain, doit démontrer la
nationalité qui prétend porter.
La preuve de la perte ou déchéance : ​Dans ce cas-là la personne
ayant renoncer à sa nationalité, doit produire une copié officile
du décret qui lui y'a autorisé la renonciation à la nationalité
marocaine, ou la décision judiciaire.
En ce qui concerne la déchéance , la personne ayant déchu de
sa nationalité, doit produire une copié officielle du décret ou du
dahir qui prévoit la déchéance de la nationalité de l'intéressé.

​Conflits de lois :

Les conflits de lois est une branche de droit international privé


qui s'appliquent sur un litige entre deux ou plusieurs peronnes,
de nationalités différentes, de caractére privé, c'est-à-dire tout
ce qui est personnel ( le litige présente le caractére
d'extréniété).
Au Maroc le DCC présente les régles de rattachements ou
régles de conflits ( composé de 20 articles).
Ainsi, selon le DCC si un étranger veut se marier au Maroc, il
sera soumis a sa loi national.
En effet les régles de DCC ( de rattachement) sont des moyens
qui permettent au juge de trancher des litiges de statut
personnel d'un étranger.
En effet le juge peut avoir une explication du contenu de la loi
étrangère par le biais d'un certificat de coutume.
Systéme de conflits de loi : ​Lorsqu'il y'a un litige entre les
juridictions interne, chacune des parties soulève la compétence
de la loi étrangère ou la compétence de la loi nationale.
Choix de la régle de conflit ( qualification) :
Par exemple un Mariage entre un marocain et une francaise qui
est fait devant l'officier de l'état civil sans la présence des
adouls, peut-on considérer que ce mariage est nul ?
Dans ce cas-là , on distingue entre la loi marocaine et la loi
francaise, selon la loi marocaine le mariage est nul, par contre
selon la loi francaise il est valable.
Donc, il appartient au juge de faire la qualification, qui sera
soumise au controle de la Cour de cassation.
Application de la loi compétente :
Cela néccesite la délimitation de l'élement de rattachement.
La délimitation de l'élement de connexité ( de rattachement) :
En effet l'élement de connexité peut se multiplier comme il ne
peut exister.
1) En effet en cas de multiplicité de rattachement c'est-à-dire
en cas de pluralité des nationalités, dans ce cas-là si la
nationalité marocaine se trouve dans le conflit, on applique la
loi marocaine, en revanche si tous les nationalités en litiges
sont étrangères on se réfère à l'effectivité.
2) En cas d'absence de l'élement de connexité ( de
rattachement) . Il peut se produire dans 3 cas , cas d'apatride,
absence de domicile, et cas ou les conjoints n'ont pas la meme
nationalité ou bien le meme domicile.
3) l'existence de l'élement de rattachement mais inconnu , par
exemple cas du bien qu'on connait pas son lieu.
Conflits mobiles et transitoires :
Dans cette hypothèse, la régle de conflit est changée car le
critère de rattachement ( national domicile) est déplacée par la
volonté de l'individu.
Le conflit mobile n'est plus le résultat de la volonté du
législateur mais de l'individu.
Conflit transitoire : ​Pour résoudre un tel conflit il convient de la
meme manière que dans le cadre d'un conflit de loi, dans le
temps appliqué, le principe de l'effet immédiat du nouveau
critère de rattachement, exemple le changement du domicile
par la nationalité.

L'interprétation de la régle de conflit ou le renvoi :


L'interprétation de la régle de conflit ou le renvoi est de deux
sortes, à savoir : 1 er degré positif et deuxiéme degré négatif.
Exemple : Un anglais qui réside au Maroc, et qui veut changer
son nom, le tribunal compétent c'est le TPI, dans ce cas-là le
juge va s'en réferer au DCC.
En effet l'article 3 du ditdahir prévoit que l'état et la capacité
des étrangers résidant au Maroc sont régies par leur loi
national. Dans ce cas-là si la loi national indique que la loi
compétente est la loi du domicile, donc on constate que la loi
nationale renvoie l'affaire à la loi du domicile, et par
conséquent c'est la loi du domcilile qui sera appliquée. (
Premier dégré positif).
Le deuxiéme cas, un Anglais qui réside en France et qui a
intenté une action devant le tribunal marocain, pour changer
son nom, dans ce cas-là le juge marocain s'en réfere aux régles
de rattachement ( DCC), ce dernier prévoit que la loi
compétente est la loi national de l'étranger, et si cette loi
nationale indique que la loi compétente c'est la loi du domicile,
dans ce cas là le juge Marocain doit renvoyer l'affaire devant le
tribunal du domicile de l'intéressé. ( La france).
Interprétation de la régle de conflits/Rattachement:
Le juge doit interpreter la régle de conflit étrangère pour
déterminer quelle catégorie juridique qui s'applique à la
situation et à quel facteur elle est soumise. Le juge doit alors
approbier les termes de la régle de conflit étrangère,
qualification et rattachement.
Le Renvoi : ​La régle de conflit du juge (for), peut donner
compétence à la loi d'un Etat étranger pour régir la sitaution
juridique.
Le juge saisi consulte la régle de conflit étrangère pour savoir s'
il admet la compétence qui lui a été reconnu. Quand la régle de
conflit étrangère admet sa compétence, le juge applique les
dispositions matérielles étrangères.
Lorsque la régle de conflit étrangère décline sa compétence au
profit de loi du for ou de la loi d'un Etat tiers, on parle d'un
conflit négatif de compétence.
Exemple 1) Conflit positif/ renvoi au 1ér degré.
Conflit négatif/ Renvoi au 2eme degré.

​Les régles de rattachement :


Notion : ​C'est un moyen technique que le législateur use afin de
régler le probléme de conflit de loi.
Les régles de rattachement sont des régles de droit qui guident
le juge dans l'application de la loi contenant un élément
d'extréniété. Autrement-dit, se sont des régles juridiques qui
permettent au juge de trancher des litiges comprenant un
élément d'extraniété.
Caractéristiques de la régle de conflit : ​Ce sont des régles
indirectes et doubles.
Indirecte : Elles ne donnent pas directement la solution, mais
permettent au juge de déterminer la loi applicable.
Autrement-dit ce sont des régles qui ne s'appliquent pas
immédiatemment ou d'une manière définitive sur le conflit de
loi, mais qui permettent au juge de déterminer la loi applicable.
Double : Il y'a la religion et la nationalité. Autrement-dit Les
régles de rattachement sont de deux sortes, d'une part la
nationalité, et d'autre part la religion.
Les régles de polices : ​Dites aussi des régles d'application
immédiate. Sont des régles qui s'appliquent directement au
conflits soulevé devant le juge de fonds, sont passées par la
régle de conflit, et ceux-ci en parralléle avec l'interet de l'Etat
dans l'application de sa loi interne. Bref c'est une régle
découlant des lois du for qui s'appliquent directement meme
en l'existence d'un élement étranger. Autrement-dit les régles
de polices s'appliquent directement au conflits de loi, sans se
réferer aux régles régles de conflits étrangères, c'est ce sont les
régles qui découlent des loi du for qui seront appliquées d'une
manière définitive.( Ce sont des régles qui se rapprochent au
droit public, et qui concerne certains domaines, par exemple le
travail, sécurité social...).
Les régles de conflits et de police :
La régle de police ne s'intéresse pas à l'élément étranger.
La régle étrangère s'interesse à l'analyse des tiers juridiques
soulevés devant le juge afin d'appliquer la loi compétente.
En effet la distinction entre les régles de conflits et de polices,
c'est que les régles de police s'appliquent définitivement et
immédiatemment sans prendre en compte l'étranger ni la loi de
conflit étrangère meme en cas d'existence de l'élément
é[Link] que la régle de conflits prend en considération
l'élement étranger, et par conséquent le tribunal saisie se
refère aux lois de conflit étrangère afin de préciser s'il s'agit
d'un renvoi au 1er degré ou 2eme degre ( renvoi négatif).
Les régles de conflits selon le DCC :
L'état et la capacité : ​Le francais qui réside au Maroc, va etre
soumis à sa loi national.
Dans l'etat et la capacité sont régies par la loi nationale. A
l'exception des apatrides et des réfugiés, qui sont soumis à la
loi du pays de résidence, selon l'article 12 de la convention de
genève ( D'ailleurs l'ordre international prévoit pour les
réfugiès et les apatrides la condition des étrangers la plus
favorable).
La nationalité multiple : plurinationalité.
Dans ce cas on applique le principe de l'effectivité.
La mariage : ​Pour les étrangers qui résident au Maroc, on
dsitingue entre deux cas à savoir :
1) Lorsque les époux de meme nationalité, dans ce cas on
applique leur loi national, selon le DCC.
2) Lorsque les époux sont de nationalités différentes, dans ce
cas-là on applique la double célébration,( la loi distributive),
c'est-à-dire on applique la loi national d'une partie et par la
suite on procéde à la transcription à la loi national de l'autre
partie.
Les régles de fonds : ​Le contrat de mariage doit etre écrit,
notamment authentique, dont les régles sont soumises au droit
civil.
1) Le mariage doit etre contracté au consulat.
2) En cas d'absence de consulat, il est contracté par l'officier de
l'état civil, qui a le role ou la qualité du Maire.
3) Ainsi le mariage peut etre contracté devant un notaire.
La mariage mixte : ​On distingue entre deux cas, à savoir :
1) Un Marocain qui épouse une femme étrangère, dans ce
cas-là le Marocain est libre de son choix, à condition que
l'épouse soit une femme de livre.(Chrétienne ou juive).
2)Un étranger qui épouse une marocaine , dans ce cas-là on
distingue entre 3 cas, à savoir :
a) si La marocaine est musulmane, dans ce cas-là si elle épouse
un étranger musulman, on applique les dispositions du code de
la famille.
b) si la marocaine musulmane épouse un chrétien, ou un juif,
dans ce cas le mariage est nul, sauf si le chrétien,ou le juif se
convertit à l'Islam. ( article 39 du code de la famille).
c) Pour les juifs, le mariage mixte est interdit, selon la loi
isréalienne. Pour la loi hébraique le mariage peut etre valable
que si le juif se convertit à l'Islam.
Pour la Marocaine chrétienne : ​Si les deux époux sont
chrétiens, on applique la loi national.
Dans ce cas-là le mariage doit etre contracté devant le consulat,
en absence du consulat, le mariage peut etre contracté soit
devant l'officier d'état civil qui a la qualité du maire ou devant
le notaire.
Pour les juifs : ​Le mariage doit etre contracté devant le Rabbin.
Ainsi l'acte de mariage s'appel ​Koutba et ​les époux doivent
procéder au ​Kadouchine.
Le divorce ( dissolution du mariage) :
Le divorce, la répudiation et enfin la séparation des corps.
ON distingue entre 2 cas, àsavoir :
1) Les époux ont la meme nationalité, dans ce cas on applique
la loi national.
2) En cas ou les époux ont de nationalités différente, on
applique la procédure de l'exéquatur. Par exemple un Francais
qui épouse une espagnole, dans ce cas le divorce ce fait par le
double renonciation.
Un jugement de divorce francais, rendu devant le tribunal
Marocain, le législateur prévoit pour cette situation les articles
430,431,432 du code de procédure civile, et l'artcile 128 du
code de la famille.
L'exéquatur : ​1) la décision rendue par le tribunal soit définitve,
c'est-à-dire passé par tous les voies de recours; 2) Le jugement
rendu doit etre traduit en arabe; 3) Amener une attestation
auprés du greffier qui réclame que les lois de la défense ont été
respéctées. Ainsi cette attestation sera remise au juge des
référés.
Le Contrat matrimoniale : ​On distingue entre deux cas :
1) En cas de contrat : l'existence d'un contrat c'est-à-dire le
régime contractuel
2) en cas d'absence de contrat c'est le régime juridique.
Le régime contractuel : ​On distingue entre deux cas :
1) Au moment de la célébration du mariage : La loi applicable
c'est la loi national du mari( l'époux). Si le Mari change de la
nationalité aprés la conclusion du contrat, le changement n'a
aucun effet sur le contrat matrimonial.
2) Aprés la mariage : C'est la loi national des deux époux, ainsi
ils ont la faculté d'opter pour une seul loi déterminé. En cas de
contradiction des deux loi, c'est le juge qui va déterminé la loi
applicable.
Le régime juridique : ​Dans ce cas, c'est le juge qui va
déterminer la loi applicable, en se basant sur certains éléments,
à savoir : La nature du contrat; la volonté des parties; et le lieu
du domicile. Ces critéres sont subjectifs.
Effets sur la loi applicable :
Exemple : Un francais qui a changé la nationalité à l'espagnole.
le juge va prendre en considération la loi espagnole. à
L'exception : La religion,
Un étranger musulman.
S'il s'agit d'un Marocain chrétien , on applique les dispositions
du code de la famille, s'il s'agit d'un Marocain juif on applique
les dispositions de la loi hébraique.s

L'adoption ​est prohibé par l'Islam, on parle alors de la Kafala,


on parle alors de la Kafala.
Un enfant pris en charge n'a pas le droit à l'héritage mais on
peut lui tester.
1 er cas : ​L'adoption d'un musulman à un musulman selon le
droit Marocain, l'adoption n'a pas de valeur, pas d'effets
juridiques.
2 eme cas : ​Un isréalien par un Isréalien en droit hébraique,
l'adoption est prohibée.
3 eme cas : ​L'adoption entre les chrétiens est autorisée en
appliquant les régles de la procédure civile.
4 eme cas : ​Les Marocains chrétiens :
Avant 2004 : on se réfère à l'article 5 du DCC, qui nous renvoi à
l'article 3 du code de nationalité marocaine, qui prévoit que les
marocains chrétiens seront soumis au code de statut personnel
marocain, donc l'adoption est prohibée.
Aprés 2004 : on se refère à l'article 2 du code de la famille qui
dispose que tous les marocains sont soumis au code de la
famille, et par conséquent l'adoption est prohibé.
Les successions :
Le décédé c'est -à-dire le défunt , en latin décujus.
Les biens ( mobiliers ou immobiliers.)
Le principe : ​On se refère aux régles de rattachement selon le
DCC, pour l'application de la loi national du défunt.
(Contrairement à la loi francaise , qui prévoit que l'application
de loi du défunt en ce qui concerne les biens mobiliers, alors
que la loi de la situation des biens pour les biens immobiliers).
Les exceptions :
L'ordre public prévoit :
Les apatrides : selon la convention de genève on se refère à la
loi du domicile, et en prend en considération l'élément de la
religion.
Les réfugiès : meme cas pour les apatrides.
Les succession entre les musulmans et non-musulmans elle est
prohibée.

Le Testament ​: ​On applique la loi national reste valable meme à


un non-musulman et c'est pas comme l'héritage qui est soumis
aux dispositions de l'Islam.
Le testament est valable dans la limite 1/3.
en Cas de relation contraire à l'orde public, le testament est
nul.

L'éviction de la loi étrangère : ​L'éviction de la loi étrangère est


de deux sortes, d'une part l'ordre public, et d'autre la fraude à
la loi.
L'ordre public : ​L'exception de l'ordre public est un outil
juridique destiné à écarter l'application de la loi étrangère qui
atteint les conceptions marocaines, c'est-à-dire le cas d'éviction
d'une norme étrangère qui est en contrariété avec les principes
de l'ordre juridique marocains.
Le role de l'ordre public : ​Il fait échec à la régle de conflit et sa
fonction, son role est de : sauvegarder la conception juridique
et morale du droit du for; écarter la loi étrangère; assurance du
bon fonctionnement du systéme politique; ainsi les droits
acquis se trouvent atténuer.
L'ordre public à deux caractéres : ​il est variable et relatif.
La relativité de l'ordre public : ​Elle exprime le fait que
l'intervention de l'ordre public parait défendre d'avantage de la
perturbation provoqué par l'application de la loi étrangère que
par le contenu meme de la loi étrangère.
La variablité de l'ordre public : ​Le caractére de l'ordre public est
variable dans le temps, par exemple ce qui immoral aupravant
est devenu tolérable.
Fraude à la loi : ​Se compose de 3 éléments : matériel,
intentionnel et légal.
Element légal : ​c'est la disposition impérative éludée.
La loi fraudée est ainsi la loi marocaine ou étrangère que ce soit
une régle matérielle ou de forme
Elle défend la loi national et ne sanctionne en principe la loi
étrangère.
Element matériel : ​c'est-à-dire le moyen utilisé par le sujet, cet
élément dépend du caractére dans lequel la fraude veut
s'exercer, utilisation volontaire d'une régle de conflit, ou d'une
régle de compétence juridictionnelle. Il doit etre efficace et
permettant de parvenir au résultat exemple : changement de
nationalité de domicile.
Element intentionnel : ​c'est-à-dire la volonté de se soustraire à
l'application d'une disposition impérative. Par exemple saisir un
tribunal particulier dans le seul but est d'évincer la loi
normalment applicable.

La distinction entre les deux : ​La fraude à la loi est soulevée


contre les moyens utilisés par l'interessé; L'ordre public est
soulevé contre le contenu de la loi étrangère.

Vous aimerez peut-être aussi