UNIVERSITÉ MARIEN NGOUABI
TRAVAIL * PROGERS * HUMANITE
FACULTÉ DES SCIENCES ÉCONOMIQUE
Département de Licence
Licence III Option Economie Internationale
Matière : Relation Financière Internationale
Groupe No : 8
Exposé
Thème : Crise du système monétaire
International de Bretton Woods
Présenté par : Sous la direction du :
1. ASSANE ALADJI Ali Dr Léon MAYEKO
2. EGBAKOTAN Kossoba Peace Ebenezer Maître-Assistant CAMES
Université M. Ngouabi de Brazzaville
3. LOUGNONGO BOUNGA Charmelle
4. ITOUA Brinel
5. MABOUKOU Japhet Roginel Emmanuely
6. MADZAKA MATANGOU Rodvin
7. MPIKA Aristide Guichelle
8. MPADI Alberte Elvina Suzanette
9. MFOUTOU Henrie Loriane
10. SAMBA Christorilyse Edlyse
11. TINE Mohamed
Année académique : 2020-2021
Plan
Introduction
1. Les accords de Bretton Woods
a) La conférence de Bretton Woods
b) Keynes contre White
c) Le contenu de l’accord issu de Bretton Woods
2. La pénurie de dollars (1946-1958)
3. Facteurs explicatifs de la crise
a) L’absence de mécanisme automatique d’ajustement des balances
des paiements
b) Le paradoxe de Triffin et le secret du déficit sans pleurs (Rueff)
c) La perte de confiance dans le dollar et l’affaiblissement de la
solidarité internationale
4. La fin du système de Bretton Woods (1968-1973)
a) Les autres facteurs de pression à la baisse sur le dollar
b) La tentative des Droits de Tirage Spéciaux (DTS)
c) L’inconvertibilité et les dévaluations du dollar
Conclusion
Bibliographie
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Introduction
L’ordre monétaire international établi à Bretton Woods peut être vu comme le stade final dans la
transition de la monnaie marchandise à la monnaie fictive, plaçant le système monétaire sur une
fondation nouvelle. Une ligne de partage dans l’histoire monétaire, résultat d’un processus graduel
s’étendant sur un demi-siècle depuis la Grande Guerre. Après les accords de Bretton Woods
jusqu’en 1958, le système a été un système d’étalon-dollar, seul le dollar était librement convertible,
les monnaies européennes et le yen étaient trop faibles pour adopter la libre convertibilité sur les
marchés des changes. Cependant des facteurs tant internes qu’externe vont remettre en cause la
confiance en ce système qui finira par être abandonné : C’est la crise du système de Bretton Woods.
Dans la suite de notre développement nous aurons dans un premier temps à présenter les grandes
lignes des accords de Bretton Woods, en suite à présenter dans un ordre chronologique l’ensemble
des évènements conduisant à la crise du système et enfin les diverses tentatives de sauvetage du
système.
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1. Les accords de Bretton Woods
a) La conférence de Bretton Woods
La conférence se tient en juillet 1944 et réunit des délégués issus de 44 pays. Avec les accords du
GATT (1947), les accords de Bretton-Woods vont constituer les piliers du multilatéralisme et de
l’élaboration des règles régissant les échanges internationaux dans un cadre coopératif. La
dépression des années 1930 reste ancrée dans les esprits, ainsi que l’indique le discours inaugural
de Morgenthau (Secrétaire d’Etat au Trésor américain) : « Il faut éviter de recourir aux pratiques
pernicieuses du passé telles que la course aux dévaluations, l’élévation des barrières douanières,
les accords de troc, le contrôle des changes par lesquelles les gouvernements ont essayé
vainement de maintenir l’activité économique à l’intérieur de leurs frontières. En définitive, ces
procédés ont été des facteurs de dépression économique sinon de guerre ».
b) Keynes contre White
Le plan de l’Américain Harry Dexter White place le dollar au centre d’un Gold exchange standard
ayant pour but primordial de favoriser le développement du commerce international, dans un
contexte où la crainte de débouchés insuffisants aux Etats-Unis reste vive. Le plan britannique est
motivé par des objectifs très différents : pouvoir mener des politiques nationales en faveur de
l’emploi et du progrès social, sans que le système monétaire international n’entrave ces politiques
(rejet des « menottes dorées ») ou ne crée un environnement incertain (rejet de changes flottants
jugés intrinsèquement instables). Le plan, novateur et ambitieux, de John Maynard Keynes
consiste, en substance, à « étendre au plan international le système bancaire existant au plan
national » (Michel Herland). D’où l’idée de mettre en place une monnaie internationale (le bancor
; la parité de chaque monnaie nationale en bancor étant révisable annuellement et ajustable en
cas de déficit ou d’excédent massifs) et un institut d’émission (l’International Clearing Union) doté
d’un pouvoir de création monétaire (via les découverts accordés aux pays) et d’un pouvoir de
sanction à l’égard tant des pays en excédent que des pays en déficit.
c) Le contenu de l’accord issu de Bretton Woods
Le système monétaire international établi à Bretton Woods est proche du plan White ; selon Gilles
Dostaler, « La Deuxième Guerre mondiale, menée en Europe, fut néanmoins gagnée en grande
partie par les États-Unis. Il était normal qu'ils imposent leur nouvel ordre économique international.
Ce sont eux qui avaient empêché les Allemands d'imposer le leur. Il n'est donc guère surprenant
que Bretton Woods ait sanctionné ce fait ». Le système de Bretton Woods peut néanmoins
apparaître comme une forme de compris entre les visées de White et celles de Keynes, dans la
mesure où, si ce système consacre la suprématie du dollar, il va aussi de fait rendre possible la mise
en œuvre de politiques macroéconomiques susceptibles de poursuivre des objectifs internes en
termes de croissance et d’emploi. Il s’agit en effet d’un système de changes fixes mais ajustables
(possibilités de dévaluations / réévaluations en cas de « déséquilibre fondamental » de la balance
des paiements) et avec bandes de fluctuations à +/- 1% autour de la parité officielle. Seul le dollar
est convertible en or (Gold Exchange Standard), à la parité de 35$ l’once d’or. Les Etats-Unis
interviennent sur le marché de l’or, les autres pays interviennent sur le marché des changes pour
défendre leur parité en dollar.
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Une institution internationale est créée, le Fonds monétaire international (les fonds étant constitué
des quotes-parts de chaque membre), l’institution serait chargée d’accorder des prêts en cas de
difficultés temporaires des balances des paiements, cela afin d’assurer la pérennité du système de
changes fixes ; chaque membre peut tirer librement sur sa quote-part, les prêts allant au-delà sont
soumis à des conditions strictes. En cas de « déséquilibre fondamental » de la balance des
paiements, c’est également le FMI qui donne son accord (sous peine de suspension de l’accès aux
prêts du FMI, voire d’exclusion du Fonds) aux ajustements de parité (dévaluations, réévaluations).
La mission fondamentale du FMI est ainsi de « Promouvoir la stabilité des changes, maintenir entre
les États membres des régimes de change ordonnés et éviter les dépréciations concurrentielles des
changes. » (Article 1 des statuts du FMI).
Est également créée la Banque mondiale (appelée à l’origine la BIRD, Banque Internationale pour la
Reconstruction et le Développement) chargée des opérations de financement à long terme des pays
; la BIRD devait initialement financer la reconstruction de l’Europe, mais c’est le plan Marshall qui
prendra le relai, principalement sous forme de dons (11 mds $ sur un total de 16.5 mds entre 1947
et 1951).
Les contrôles de capitaux sont admis au sein du système de Bretton Woods. Ils constituent même
une pratique inhérente à ce système pour limiter les spéculations déstabilisantes. Mais ils donnent
aussi de l’autonomie aux politiques monétaires (triangle des incompatibilités) donc la possibilité de
mener des politiques de régulation du cycle conjoncturel. Ces contrôles de capitaux, bien que
progressivement contournés à partir des années 1960, ont effectivement contribué à limiter les
mouvements internationaux de capitaux au cours des trente glorieuses (Maurice Obstfeld).
2. La pénurie de dollars (1946-1958)
Jusqu’en 1958, seul le dollar est convertible, les pays en reconstruction (Europe, Japon) connaissant
des déséquilibres internes et externes qui auraient nécessairement fragilisés leurs monnaies sur les
marchés des changes. Le système monétaire international peut alors être qualifié de régime
d’étalon-dollar. La plupart des pays dépendent des importations en provenance des Etats-Unis, pays
qui représente la moitié de la production manufacturière mondiale. Dans ce contexte, la période
est marquée par une pénurie de dollars, le dollar étant alors la seule monnaie à remplir les trois
fonctions de la monnaie au niveau international. Le retour à la convertibilité des monnaies
européenne se fait en 1958, celle du yen en 1964.
L’Union Européenne des Paiements, créée en 1950 par l’Organisation Européenne de Coopération
Economique, elle-même née en 1948 dans le cadre du Plan Marshall (et qui deviendra l’OCDE en
1960), constitue en partie une réponse à cette pénurie de dollars. L’UEP servait en effet d’organe de
compensation (clearing) au sein duquel les pays réglaient mensuellement les soldes de leurs
créances et dettes réciproques.
3. Facteurs explicatifs de la crise
Cette courte période va faire coïncider une pleine application des accords (avec le retour à la
convertibilité de l’ensemble des monnaies du système), une forte croissance économique et du
commerce international, et une stabilité monétaire externe (malgré la tendance à la dépréciation de
la livre sterling) et interne (taux d’inflation relativement faibles). Cependant, se manifestent déjà les
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difficultés qui vont amener à la chute du système de Bretton Woods.
a) L’absence de mécanisme automatique d’ajustement des balances
des paiements
Le système de Bretton Woods ne disposait pas de mécanisme automatique d’ajustement en cas de
déséquilibres persistants des balances des paiements (contrairement à l’étalon-or par exemple avec
le mécanisme de Hume). Dit autrement, le système n’impliquait aucune modification des
fondamentaux lorsque de tels déséquilibres se manifestaient. Le seul ajustement possible était une
modification des parités officielles. De plus, ces modifications se heurtaient à la réticence des
autorités face aux dévaluations, par crainte d’un cercle vicieux de spéculation contre la monnaie et
d’une perte du prestige national associé à une monnaie forte (ainsi, en France, c’est le Ministre des
Affaires culturelles, André Malraux, qui déclare, en 1968, après les événements de mai : « Le général
De Gaulle ne dévalue pas, car si le général De Gaulle dévalue, c’est la France qui se dévalue elle-
même. »). Et, dans les pays excédentaires, la réticence face à la réévaluation provenait des effets
négatifs de cette dernière sur les exportations.
b) Le paradoxe de Triffin et le secret du déficit sans pleurs (Rueff)
Dès les années 1960, Robert Triffin (Gold and the Dollar Crisis, 1960) met en évidence ce qui va
devenir le « paradoxe de Triffin », suggérant le caractère inéluctable de la chute du système de
Bretton Woods. Au sein de ce système, le dollar doit être en effet à la fois abondant (pour alimenter
la croissance de l'économie mondiale en liquidités internationales) et relativement rare (pour limiter
l’émission de dollars par rapport aux réserves d’or de la Réserve fédérale américaine, donc préserver
la confiance dans le dollar, sa place en tant que monnaie de réserve et, finalement, la crédibilité de
sa parité-or).
Au regard de leurs objectifs internes, les Etats-Unis sont incités à user du statut du dollar afin de
financer leurs dépenses (importations de biens et services mais aussi investissements à l’étranger)
par des émissions de dollars. C’est ainsi que Jacques Rueff parlera du « secret du déficit sans pleurs
» (Le lancinant problème de la balance des paiements, 1965), traduisant un comportement de
passager clandestin de la part des Etats-Unis à l’égard du bien collectif que constitue la stabilité du
SMI.
c) La perte de confiance dans le dollar et l’affaiblissement de la
solidarité internationale
Dès 1959, le total des engagements extérieurs américains dépassait les avoirs en or des E-U (avec
pour corollaire, une tendance à la dépréciation du dollar sur le marché de l’or). Le pool de l’or est
alors constitué en 1961 autour de 8 nations qui s’engagent à soutenir le dollar. Le pool de l’or est
complété par les accords généraux d’emprunt (AGE), des crédits croisés (swaps) entre banques
centrales permettant de lutter contre la spéculation sur le marché des changes.
La solidarité internationale visant à soutenir la devise clé du système de Bretton Woods est assez
rapidement remise en cause, notamment par la France qui dénonce le « privilège exorbitant » du
dollar (1965). La France, qui plaide pour redonner à l’or une place plus importante au sein du SMI,
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au détriment du dollar, multiplie les demandes de conversion de ses dollars en or, puis se retire du
pool en 1967. L’Angleterre dévalue la livre sterling en novembre 1967. Des mouvements spéculatifs
poussent le cours de l’or à la hausse. Le pool de l’or éclate en 1968 et un double marché de l’or
apparaît : un marché officiel sur lequel seules les banques centrales interviennent et où la parité de
35$ l’once d’or fin continue à être respectée, et un marché privé sur lequel le cours de l’or en dollars
fluctue librement.
4. La fin du système de Bretton Woods (1968-1973)
a) Les autres facteurs de pression à la baisse sur le dollar
Du côté des fondamentaux, il existe plusieurs causes majeures de la tendance à la dépréciation du
dollar : la montée des IDE sortants aux Etats-Unis, la montée de l’inflation dans la 2e moitié des
années 1960 (alors qu’elle reste faible en Allemagne en particulier) ou les différentiels de gains de
productivité. Ces évolutions justifiaient un changement de parité du dollar, comme ce fut le cas pour
la livre sterling (1967) ou le franc (1969). Mais, un tel ajustement, pour la monnaie pivot du système,
supposait, d’une part, une coopération indéfectible de la part des pays appartenant au système et,
d’autre part, que des mouvements de capitaux ne parviennent pas à déstabiliser ce système. Or, se
développent des pratiques permettant de contourner les différentes règles limitant la circulation
internationale des capitaux (telles que la régulation Q qui limitait les taux d’intérêt payés par les
banques sur les dépôts aux Etats-Unis). Un marché des eurodollars (avoirs bancaires, libellés en
dollars américains, circulant à l’extérieur des Etats-Unis entre des non-résidents de ce pays) prend
de plus en plus d’ampleur, limitant le contrôle par les autorités américaines de la masse de dollars
en circulation au niveau mondial.
Concernant le rôle majeur de la reconstitution des marchés financiers internationaux dans la chute
du système de Bretton Woods, nous pouvons nous appuyer sur ces propos de Barry Eichengreen
(2017) : « The Bretton Woods System functioned adequately for a time. But that time was short,
from 1958 through 1971. With the reconstruction of financial markets, international capital flows
recovered, overcoming governments’ efforts to restrain them. With the recovery of capital flows,
pegged-but-adjustable exchange rates became more difficult to maintain, much as under the
interwar gold standard ».
b) La tentative des Droits de Tirage Spéciaux (DTS)
Après l’éclatement du pool de l’or, sont créés, en 1969, des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) qui sont
des reconnaissances de dettes implicites entre pays membres du FMI. Ils constituent donc de
nouvelles possibilités d’emprunt (à côté du tirage sur les quotes-parts) et peuvent se substituer
(partiellement) au dollar et à l’or dans les réserves des banques centrales, contribuant ainsi, sans
recourir au dollar, aux interventions des autorités monétaires sur les marchés des changes et, au-
delà, aux rééquilibrages des balances des paiements et à l’alimentation de l’économie mondiale en
liquidités.
A l’origine, un DTS vaut un USD. Le DTS sera défini comme un panier de monnaies à partir de 1973,
c’est-à-dire que sa valeur sera une moyenne pondérée de différentes devises : le dollar américain,
le yen japonais, le franc français, le mark allemand et la livre sterling, puis, à partir de 1999, le dollar,
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l’euro, la livre sterling et le yen.
c) L’inconvertibilité et les dévaluations du dollar
Au printemps 1971, les Etats-Unis connaissent leur premier déficit commercial depuis 1893 et la
fuite devant le dollar s’accélère (principalement au profit du deutschemark). Le 15 août 1971, le
Président des Etats-Unis, Richard Nixon, décrète l’inconvertibilité du dollar en or (ainsi qu’un droit
de douane additionnel de 10% sur les importations). Les accords du Smithonian Institute (déc
1971) conduisent à une dévaluation de 8% du dollar et à un élargissement des bandes de
fluctuation à +/- 2,25% dans le cadre du système Bretton Woods. Une nouvelle dévaluation du
dollar en février 1973 fait entrer le SMI dans une période de flottement des monnaies. Les accords
de la Jamaïque (Kingston, 1976) officialisent le flottement et la démonétisation de l’or.
1971 marque l’entrée des Etats-Unis dans une attitude négligente (« benign neglect») à l’égard du
taux de change de dollar, symbolisée par la déclaration John Connally, secrétaire d’Etat au Trésor
entre 1971 et 1972 : « le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème »
Conclusion
En définitive, nous pensons que le système monétaire international de Bretton Woods, par ses
lacunes, sa fragilité et la domination du dollar américain comme monnaie de réserve, a contribué à
la crise mondiale et menacé les perspectives économiques mondiales. Fondamentalement, le
mécanisme de transmission de la crise mondiale était le système monétaire et financier mondial.
D'autre part, les grands déséquilibres économiques mondiaux révèlent également un échec du
fonctionnement des institutions du système monétaire international.
L'intérêt pour la réforme du système monétaire international s'est intensifié depuis que la
fréquence et l'ampleur des crises financières se sont accrues, devenant plus graves, plus coûteuses
et moins prévisibles. Les décideurs politiques, les analystes financiers et les économistes
universitaires devraient concentrer leurs efforts sur la conception d'un système monétaire
international compatible avec la configuration actuelle du pouvoir de l'économie mondiale, qui, à
travers les caractéristiques, les principes, les opérations et les institutions, résiste aux chocs à long
terme et minimise les risques d'une autre crise mondiale.
En prenant comme référence la déclaration de Reinhart et Rogoff (2008) - qui estime que la plupart
des épisodes de crise ont créé l'illusion parmi les décideurs politiques et les investisseurs que «cette
fois-ci est différente» - nous ne pouvons qu'espérer que «cette fois sera différente» et qu'il y aura
une réforme profonde du système monétaire international.
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