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Étude du Dépropaniseur à la Raffinerie d'Adrar

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Africaine Ahmed DRAYA ADRAR
Faculté Des sciences et technologie
Département Des Hydrocarbures Et Des Energies Renouvelables

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE EN VUE DE L’OBTENTION


DU DIPLOME DE Master EN GENIE CHIMIQUE

THEME

Etude et vérification des paramètres de fonctionnement de


Dépropaniseur au niveau de l’unité Gas plant - Raffinerie d’ADRAR

SOTENU LE : 24 :JUIN 2019

Présenté par : Devant le jury :

MAZOUZI Djamila Président : Mr. [Link]


me
M HADJI Zineb M.A.A à l‟université d‟Adrar

Encadreur :[Link] Mounir Examinateur : Dr. O . KHELIFI

M.A.B à l‟université d‟Adrar M.A.B à l‟université d‟Adrar

Année Universitaire 2018/2019


Dédicaces
Je dédié ce modeste travail :

A mes très chers parents


A mes chers frères
A mes adorables sœurs
A toute ma famille MAZOUZI
et tous mes amis sans
exception

MAZOUZI Djamila
Remerciements

En premier lieu, nous tenons à remercier notre Dieu, qui m'ont


donné la force pour accomplir ce travail.
Rien ne va de soit, rien n’est donné, tout est construit.

Au terme de ce travail, nous tenons à remercier vivement notre


encadreur Dr. SAKMACHE Mounir , pour nous avoir défini et
orienté le sujet, pour son collaboration, son suivi, a sa
serviabilité et ses conseils, sans lui le présent travail n‟aurait pu
être effectué
Nous adressons nos vifs remerciements pour tout les personnes
ont participé à notre formation Scientifique, depuis la première
année préparatoire jusqu‟à la deuxième année master.
Nos remerciements vont aussi à tous nos amies. Nous les
remercie pour le soutien qu‟ils nous ont prêtés pendant toute la
durée du travaille
Enfin nous ne peux pas oublions les gens de la faculté de génie
des procédés de l‟université d'adrar où était le début de nos
chemin scientifique. nous les remercie sincèrement pour s‟avoir
donner ce niveau d‟ingénieur, ce niveau qui a constitué nos
véritable appui et nos support durant ce travail et ils le fera le
long du nos chemin professionnel
SOMMAIRE
Liste des tableaux I I

Liste des figures IIIIII

Nomenclature VV

Résumé VII
VIII

Introduction générale 0101

CHAPITRE I :Présentation de la raffinerie d’ADRAR

[Link] 0202

I.1. Présentation de la raffinerie d‟ADRAR 02

I.2. Description de la société SONATRACH 02

I.3. Situation géographique de la raffinerie d'ADRAR "RA1D" 03

I.3.1. Les cordonnées géographiques 03

I.3.2 .Les conditions climatiques témoignent de cette situation 03

I.4 .Capacité de traitement et de production de la raffinerie 03

[Link]é de traitement 03

I.4.2. Capacité de production 04

I.5 .Charge ( pétrole brut ) 04

I.6 .Principe de fonctionnement de la raffinerie 05

I.7. Principales installations de la raffinerie 06

I.7.1. Utilités de la raffinerie 07

I.7.2. Unités de production 07

I.7.2.1. Unité de distillation atmosphérique (Topping) 07

I.7.2.2 Unité reforming catalytique 07

07
I.7.2.3. Unité de craquage catalytique

I.8. Processus de l‟unité de production de GPL 08


SOMMAIRE

[Link]échauffage du brut 08

[Link] du brut 09

09
[Link] stripping

09
[Link] atmosphérique : [C- 201 102]

5. Soutirages des Différends produit et traitement 11

[Link] kérosène (1st sideline ) 11

[Link] :1er soutirage ( 2nd sideline ) 12

[Link] 2e soutirage : (3rd sideline ) 12

5.4.Résidu 13

5.5. Reflux 13

[Link] 13

[Link] chimique des G.P.L 14

[Link] GAZ PLANT 15

Dépropaniseu 15

Deéthaniseur 16

Dépentanisueur 17

I.10 . Organisation générale de la sécurité HSE 18

I.11 . laboratoire 18

I.12 - Parc de stockage 18

I.12.1 - Récepon et stockage du brut dans la raffinerie 18

I.12.2 - Bacs de matière première 19

[Link]é Distillation atmosphérique 19


SOMMAIRE

1)Section distillation atmosphérique 19

19
2)Section gaz plant

19
[Link]é Reforming catalytique

19
[Link]é Craquage catalytique

19
I.12.3 - Bacs de produits finis conformes

19
1.Kérosène

20
[Link]
20
[Link] sans plomb

20
a) Carburant super

20
b) Carburant normal

20
4.L.P.G

20
[Link]

20
[Link]

20
[Link]

20
[Link] léger

20
[Link] raffine

I.12.4 - Agents chimiques ajoutés pour les produits conformes 21

21
[Link]

21
[Link]

21
C.Kérosène

21
I.12.5 - Produits non conformes
SOMMAIRE
21
[Link] non conforme

21
[Link] non conforme

21
C.L.P.G : non conformes

21
[Link] slops

CHAPITRE II : Généralité sur le GPL

II.1. Introduction 22

II.2. Définition des GPL 22

II.3. Les sources des GPL 22

II.4. Les propriétés des GPL 23

- Odeur 23

- Tension de vapeur 23

- Dilatation 23

- Densité 23

- Température d‟ébullition 23

- Pouvoir calorifique 23

- Impuretés 23

II.5. Caractéristiques générales des GPL 24

II.5.1. Pouvoir calorifique des GPL 24

II.5.1.1. Pouvoir calorifique supérieur (PCS) 24

II.5.1.2. Pouvoir calorifique inférieur (PCI) 24

II.5.2. Point d‟ébullition et la masse volumique 25

II.5.3 Tension de vapeur 26

II.6. Domaines d‟utilisation du GPL 27


SOMMAIRE
II.6.1 Le GPL carburant 27

I.6.2. Le GPL dans la pétrochimie 28

[Link] GPL dans la production d‟électricité 28

II.6.4. Le GPL dans les ménages 28

II.6.5. Le GPL dans la climatisation 28

II.6.6. Le GPL dans L‟agriculture 28

II.7. Les avantages et les inconvénients techniques des GPL 29

CHAPITRE III : LA RECTIFICATION

[Link] 30

III-2.Définition de la rectification 30

[Link] de rectification 30

[Link] et fonctionnement 30

[Link] de colonnes de rectification 31

[Link] à plateaux 32

[Link] à garnissage 32

[Link] matière de la colonne 34

[Link] matière de la zone de rectification 35

[Link] matière de la zone d‟épuisement 35

[Link] de la pression dans la colonne 37

III-7.Régime de température de la colonne de rectification 38

[Link] de vaporisation et composition des phases liquide et vapeur de la charge 39

[Link] d‟une colonne à reflux minimal 40

[Link] de reflux optimal 40

Chapitre IV : Partie calcul


SOMMAIRE
IV. Calcul de la colonne de dépropaniseur 41

IV.1. Bilan de matière 41

IV.1.1. Composition et débit molaire de la charge 41

[Link] et température aux différentes zones de la colonne 44

IV.2.1. La pression et la température dans le ballon de reflux 44

IV.2 .2 La pression et la température au sommet de la colonne 45

IV.2.3. La pression et la température au fond de la colonne 45

IV.2.4. La pression et la température dans la zone d‟alimentation 46

[Link] de la volatilité relative des constituants aux différences niveaux de la 47

colonne

IV.4. Taux de vaporisation et composition des phases vapeur et liquide d‟alimentation 48

IV.5. Taux de reflux minimal 48

IV.6. Taux de reflux optimal 49

IV.7. Taux de rebouillage minimal 49

IV.8. Taux de rebouillage optimal 49

IV.9. Calcul du nombre de plateaux dans la zone de rectification 50

IV.9.1. Nombre de plateaux dans la zone de rectification 50

IV.9.2. Nombre de plateaux dans la zone d‟épuisement 50

IV.9.3. Nombre de plateaux totale de la colonne 51

Conclusion Générale 52

- Bibliographie - 53

- Les annexes -
LISTE DES TABLEAUX

CHAPITRE I : Présentation de la raffinerie


Tableau I.1 capacité de production de la raffinerie 06
Tableau I.2 : les principales spécifications du pétrole brut de SBAA 06
bassin
Tableau I.3 : Les principales caractéristiques du brut mélangé 05
CHAPITRE II : Généralité sur GPL
Tableau II.1:caractéristique du butane et propane commerciaux 25
Tableau II.2:caractéristique des composants des GPL 25

Tableau II.3 point d‟ébullition et masse volumique des GPL 26


Tableau II.4 : les tension de vapeur du butane et propane algérien 27
CHAPITRE III : La rectification
Tableau (III-6.1) : Différent valeurs des pressions dans la colonne de 38
rectification
Tableau (III-6.2) : Equations des isothermes pour les différentes parties 38
de la colonne
CHAPITRE IV : Partie calcul
Tableau IV.1:La composition de la charge 41
Tableau IV.2:Les quantités et les débits molaires de chaque constituant 41

Tableau IV.3: Les débits et composition du résidu et du distillat 44


Tableau IV.4:Les coefficients d‟équilibre dans le ballon de refleux 44
Tableau IV.5:Les coefficients d‟équilibre au sommet de la colonne 45
Tableau IV.6:Les coefficients d‟équilibre au fond de la colonne 46
Tableau IV.7:Les coefficients d‟équilibre dans la zone d‟alimentation 46
Tableau IV.8:Le coefficient d‟équilibre de constatant de référence dans 46
les différentes zones

Page I
LISTE DES TABLEAUX

Tableau IV.9:Les volatilités relatives des constituants dans les 47


différentes zone de la colonne de Rectification
Tableau IV.10:Les volatilités relatives des constituants dans la différente 48
zone de la colonne de rectification
Tableau IV.11:Calcules des constantes 49

Page II
LISTES DES FIGURES

CHAPITRE I : Présentation de la raffinerie

Fig.I.1- carte géographique SONATRACH en Algérie 02

Fig.I.2 Situation géographique de la raffinerie 03

Fig I.3 organisation générale de la raffinerie 05

Fig I.4 : schéma indique la circuit de brut avant le four ( colonne préflash ) 09

Fig I.5 : section de la colonne distillation 10


Fig I.6 : Circuit de gaz depuis la colonne de pré flash 13

Fig I.7 - schéma global de l'unité atmosphérique 14

15
Fig I.8 : circuit de GPL dans le colonne dépropaniseur
17
Fig .I.9 : séparation le propane de la colonne de deéthaniseur

Fig I.10 :circuit de gaz depuis la colonne de dépentaniseur 18


CHAPITRE II : Généralité sur GPL

Figure II.1 : Tension de vapeur du butane et propane à la température ambiante 27

CHAPITRE III : La réctification

Figure III.5: Schéma de la colonne de rectification. 34

Page III
NOMENCLATURE
L :la charge de l‟alimentation

Mi : la masse moléculaire

X’RC3H8 : la composition c3 dans le résidu à la phase liquid

YDiC4H10 : la composition c4 dans le distillat a la phase vapeur

X’Li : La composition molaire de la charge l‟élément “i”

G’i : Le débit molaire de la charge

Mmoy : La masse moléculaire moynne

D’ : Le débit de distillat

R’ : Le débit de résidu

Y’Di : la composition de l‟élément “i” dans le distillat a la phase vapeur

X’Ri : la composition de l‟élément “i” dans le résidu à la phase liquid

Ki : Le coefficient d‟équilibre

DP1 : Pertes de charges dues aux résistances des conduites et du condenseur.

DP2 : charges dues aux résistances des plateaux.

Pf : La pression au fond de la colonne

Ps : La préssion au sommet de la colonne

Pb : La préssion au ballon de reflux

Pl : La préssion de l‟alimentation

Ts : La température au sommet de la colonne

Tf : La température au fond de la colonne

Tb : La température au ballon de reflux

Ta: La température de l‟alimentation

Kr : Le coefficient d‟équilibre de constituant de référence

α : la volatilité relative des constituants

Page V
NOMENCLATURE

ē : Le Taux de vaporisation

X’oi ; Y’oi : Les concentrations de l‟élément “i” dans la zone d‟alimentation .

(Rf )min : Taux de reflux minimal

(Rf)opt : Taux de reflux optimal

(Rb)min :Taux de rebouillage minimal

(Rb)opt :Taux de rebouillage optimal

NR : Nombre de plateaux dans la zone de rectification

NE : Nombre de plateaux dans la zone d‟épuisement

NT: Nombre de plateaux total de la colonne

ϕ : Constante qui varie entre les volatilités relatives des constituants clés lourds et légers .

Page VI
Resume

: ‫الملخص‬
‫غاز البترول المسال هو خليط من الغازات الهيدروكربولية التي تتكون أساسا من غاز البروبان و البوتان في الظروف‬
‫ إن استهالك العالمي لغاز البترول المسال في تزايد مستمر نظرا لحصيلته اإلقتصادية‬، ‫العادية لدرجة الحرارة و الضغط‬
‫ لتببيت‬، ‫المتميزة باعتباره وقود نقي و فعال مستقبال لللك قدمنا دراسة هلا اخاخير عل اسا اختبار معدة العمود‬
‫مستويات غاز البروبان المرغوبة في المخلفات و نواتج التقطير‬

RESUME :
Le gaz de pétrole liquéfié est un mélange d‟hydrocarbure gazeux composé essentiellement du butane
et du propane aux conditions normales de la température et de la pression.
La consommation mondiale de GPL est en croissance continue due à son bilan économique fiable en
tant qu‟un carburant propre et efficace pour l‟avenir. La production de ce dernier doit répondre à des
normes et des spécifications bien déterminées.
Ce travail a été voué à l‟étude de l'optimisation des paramètres de fonctionnement actuel d'une section
de l‟unité gas-plant de la raffinerie d‟ADRAR, pour cela, nous avons fait une étude de cette dernière
basée sur la vérification de la colonne de déprpaniseur afin de maintenir les teneurs admises du
propane respectivement dans le résidu et le distillat.

ABSTRACT:
Liquefied petroleum gas is a mixture of gaseous hydrocarbon composed mainly of butane and propane
under normal conditions of temperature and pressure.
Global LPG consumption is growing steadily due to its reliable economic balance as a clean and
efficient fuel for the future. The production of the latter must meet specific standards and
specifications.
This work was devoted to the study of the optimization of the current operating parameters of a
section
of the gas-plant unit of the refinery of ADRAR , for which we made a study of the latter based on the
Verification of the column in order to maintain the permissible contents of the propane respectively in
the residue and the distillate.

Page VII
Introduction Générale
L‟énergie occupe une place prépondérante dans la vie de l‟être humain. Les sciences et
les progrès techniques ont permis à l‟homme de découvrir de nouvelles ressources
énergétiques, à savoir tous les produits à vocation énergétique dont nous citons, le pétrole et
le gaz naturel, seuls capables de répondre à l‟accroissement des besoins en énergie. Face au
pétrole, son concurrent sur le marché des combustibles, mais souvent son associe dans les
gisements des hydrocarbures et au cours de leur exploitation, le gaz est apparu comme une
forme d‟énergie difficile à mettre en œuvre, tous particulièrement en raison du poids des
investissements et des coûts de transport jusqu‟au consommateur. L‟avenir promettant et
brillant pour l‟industrie mondial du gaz ; la demande est de 51% en 2005 et croitera à plus de
90% vers 2030. L‟intérêt croissant pour le gaz naturel est dû à sa souplesse, sa propreté et son
abondance.

L‟Algérie tire 98% de ses recettes de l‟exploitation et la vente des hydrocarbures. Le


gaz et le pétrole sont la principale source de financement de l‟économie. Ainsi la politique
d‟exploitation des hydrocarbures en Algérie est orientée dans le sens de valoriser les dérivés
du gaz naturel tel que le condensât et le GPL qui ont constitué ces dernières années les
importantes sources de revenus en devises pour le pays, et l‟exploitation du raffinerie de Sbaa
est un parfait exemple de l‟application de cette politique, dont notre travail est orienté dans
ce sens.

Le raffinage du pétrole désigne l'ensemble des traitements et transformations visant à


tirer du pétrole le maximum de produits à haute valeur commerciale. Selon l'objectif visé, en
général, ces procédés sont réunis dans une raffinerie. La raffinerie est l'endroit où l'on traite le
pétrole pour extraire les fractions commercialisables.

Dans le présent travail, on envisage en détail les principales unités de la raffinerie


SORALCHIN dans le partie théorique, et ensuite en faisant les calcules sur les
dimensionnement de la colonne de dépropaniseur dans le partie calcul.

Donc notre travail consiste à optimiser les paramètres de fonctionnement de la colonne


de dépropaniseur par le Calcul des performances de la section dans le cas actuel, selon le plan
suivant :

 Optimiser et vérifier par un calcul technologique les paramètres de fonctionnement de


la colonne de dépropaniseur

 Calcul de nombre des plateaux de la colonne.

 En fin on a fait une conclusion générale.

Page 1
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

I .Introduction :

L‟industrie pétrolière consiste en majeure partie à l‟opération de raffinage,


qui désigne l‟ensemble des traitements et transformation visant à tirer du pétrole le
maximum de produits à haute valeur commerciale, selon l‟objectif visé. En général,
ces procédés sont réunis dans une raffinerie qui est l‟endroit où l‟on traite le pétrole
pour extraire les fractions commercialisables. Dans ce chapitre on fait la description
de raffinerie de SBAA et particulièrement sur l'unité de production de GPL.

I.1 - Présentation de la raffinerie d’ADRAR :

Une raffinerie doit être conçue pour traiter une gamme assez large de brut. Elle peut
être simple ou complexe, constituée de quelques unités de traitement ou bien de plusieurs.

L‟Algérie est l‟un de ces pays producteurs de pétrole. Elle fait partie de l‟OPEP.
L‟Algérie dispose des plusieur raffineries : La Raffinerie d‟Alger, La Raffinerie de HASSI
MESSOUD, La Raffinerie d‟ARZEW, La Raffinerie de SKIKDA et enfin la Raffinerie
d'adrar (RA1D).Elles sont gérées par SONATRACH-
activité aval-Division Raffinage.

I.2-Description de la société SONATRACH : [ 1 ]


SONATRACH est une société fondée en
1963 qui œuvre principalement dans l'exploration , la
transport , le traitement et la commercialisation des
produits pétroliers liquides et gazeux.
SONATRACH est la première entreprise du
continent Africain . Elle est classée 12éme parmi les
compagnies pétrolières mondiales . Sa production
globale ( tous produits confondus) est d'environ 160
Fig.I.1- carte géographique SONATRACH
millions de Tap ( tonnes équivalent pétrole ) en 2015
en algèrie
Ses activités constituent environ 52%du PNB de
l'Algérie. Elle emploie 122 580 personnes dans l'ensemble du groupe.
La société SONATRACH cumule une longue expérience dans le raffinage du pétrole
depuis plus de 50 ans . Pour la maîtrise de ses installations , la SONATRACH bénéficie de
retour d'expérience de ses 50 ans d'exploitation et de maintenance d' installations
d'hydrocarbures , ainsi que des l'expérience acquise sur les sites de raffinage de pétrole et de

Page 2
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

compétences de ses équipes techniques , qu'elle peut diligenter à tout moment en cas de
nécessité
I.3 - Situation géographique de la raffinerie d'ADRAR "RA1D" : [ 1 ]
La raffinerie de SBAA ([Link]) est implantée sur une surface totale 84 hectares
dont 37 hectares sont occupés par des installations de production.
Elle est située sur le territoire de la Commune de SBAA à quelques 44Km au nord de la ville
d'Adrar.
I.3.1 - Les cordonnées géographique : [ 1 ]
- Longitude 00° 11' ouest
- Latitude 27° 49' nord
- Altitude moyenne est de 275 mètres
Le site de la raffinerie est situé en plein désert du guebi , a quelques 900 m d'une zone
agricole rattachée en village de SBAA , situé à l'ouest du site.
Elle est limitée :
- Au Nord : par la daïra de Tsabit
- Au sud : par la commune de Gourara
- A l'ouest : par la commune de Sbaa
- A l'est : par un terrain non urbanisé
Hormis cette zone agricole , le paysage est un no man's land
, dépourvu de toute végétation d'habitation ou d'activités .
I.3.2 - Les conditions climatiques témoignent de cette
situation : [ 1 ]
- Pluviométrie maxi 16mm/ an
Fig.I.2 Situation
- Humidité moyenne annuelle 20.5 %
géographique de la raffinerie
- Température moyenne annuelle 28.6 °C
d'ADRAR
I.4 - Capacité de traitement et de production la raffinerie : [ 2 ]
I.4.1 - Capacité de traitement : [ 2 ]

La capacité annuelle de traitement de la raffinerie de SBAA est de 600 000 Tonnes


environ de pétrole brut pendant une période d'année en continu par jour de vingt quatre (24)
heurs.

- 75 tonnes par heure (t/h).

- 1800 tonnes par jour (t/j).

- 12500 barils par jour (b/j)


Page 3
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

I.4.2 - Capacité de production: [ 2 ]

Tableau I.1 capacité de production de la raffinerie

Produit Quantités tonnes /ans


Propane 20 500
Butane 32 500
Essence super 10 000
Essence normale 208 300
Kérosène 30 000
Gasoil 238 400
Mazout 13 000

I.5 - Charge ( pétrole brut ) : [ 1 ]

Le pétrole est stocké dans 03 réservoir a toit flottant , d‟une capacité nominale de 6000
m3/bac correspondant à une autonomie d‟exploitation de sept (07) jours environ Ces bacs
sont équipes de tous les accessoires et systèmes de régulation , de commande et de sécurité

La capacité nominale de traitment est de douze mille cinq cent (12 500) barlis/jour de
pétrole brut des gisement situés dans la cuvertte de sbaa , hassi ilatou , dechiera , OTRA
Le brut de différents gisements (sbaa , dechiera, Hassi illatou, et OTRA) peut être
classé dans la catégorie des pétroles mixtes. C‟est un brut léger de densité 0.834 g/l à 20°c,
et ce pétrole brut est une sorte de faible teneur en soufre. Ces principales spécifications sont :
[2]
Tableau I.2 : les principales spécifications du pétrole brut de SBAA bassin

caractéristiques spécification
Densité à 20°c 0.834 g/l
teneur en NaCl 8 mg/l
teneur en soufre 0.14 mg/l
acidité 0.04 mg KOH/g

Le brut traité est classé comme étant un brut aromatique à faible teneur en soufre. La
raffinerie est alimentée en pétrole brut mélangé à partir des différents gisements, leurs
principales caractéristiques sont:

Page 4
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

Tableau I.3 : Les principales caractéristiques du brut mélangé

Caractéristiques Résultats
Degrés API° 40.11
Densité à 20°c 0.8206 g/cm3

Viscosité à 20°c 22.46 mm2/s


Point de congélation -28 °c

Soufre 2.56%

Nitrogène < 0.002%


Eau 899.3 μg/g

Point de flash 0.12%


Acidité <0.02 mg KOH/g
Salinité 7.6 mg NaCl/l
Concentration en paraffine 9.74%

I.6 - Principe de fonctionnement de la raffinerie : [ 2 ]


 La conception de l‟installation de la raffinerie est basée sur les principes :
1. La continuité de production de la raffinerie; selon leur capacité annuelle.
2. La valorisation de la totalité du résidu de l‟unité de distillation atmosphérique en
produits raffinés ; et particulièrement la maximisation du gasoil,
3. Autonomie du fonctionnement de la raffinerie (toutes les utilités requises pour le
fonctionnement des installations sont produites par la raffinerie, à l‟exception du gaz
naturel qui provient du champ de gaz de SONATRACH de l'unité de déshydratation
de SBAA,
4. L‟eau brute destinée au différents usage (eau réseau incendie, eau traitée pour
refroidissement et production de la vapeur, eau potable) provienne des trois forage
situes à un (01) km d‟environ coté nord-est de la raffinerie,
[Link] traitement des eaux déminéralisées pour la production de vapeur se fait à l‟unité du
traitement des eaux et seront pompées vers les chaudières via deux bacs de stockage
d‟une capacité de 200 m³ pour chaque bac,
6. La production de vapeur pour satisfaire les trois turbines de production d'énergie
électrique et vapeur stripping des unités combinés. La production de vapeur est

Page 5
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

assurée par trois chaudières; deux en service et l‟autre en en arrêt avec un appoint de
l‟unité RFCC (Résidu Fluide Craquage Catalytique).
7. L‟énergie électrique est produite par trois turbos génératrices deux en service et
l‟autre en arrêt.
8. L‟air comprimé (purifie, non purifie, et le nitrogène) pour l‟utilisation de l‟air
instrument et régénération des catalyseur des réacteur de l'unité de reformage et de
craquage catalytique. La production de l'air comprimé est assurée par trois
compresseurs deux en service et l‟autre en arrêt,
9. Toutes les motos pompes sont doublées; pour assurer une production continue.

I.7. Principales installations de la raffinerie : [ 2 ]

La raffinerie de SORALCHIN est constituée de deux grandes parties principales; qui sont:

 Les utilités.
 Les unités de production.

Fig I.3 organisation générale de la raffinerie

Fig I.3 organisation générale de la raffinerie

Page 6
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

I.7.1. Utilités de la raffinerie: [ 2 ]


Les utilités nécessaires pour le fonctionnement de la raffinerie sont composées des
unités suivantes:

1- Unité de traitement des eaux,


2- Unité de production de vapeur,
3- Unité de production d'énergie électrique,
4- Unité de production d'air comprimé.
I.7.2. Unités de production : [ 2 ]
Les unités de production ou de raffinage renferment les unités suivantes:

1. Unité de distillation atmosphérique combinée avec unité de séparation de gaz;


2. Unité de reformage catalytique;
3. Unité de craquage catalytique.
I.7.2.1. Unité de distillation atmosphérique (Topping): [ 2 ]
C‟est l‟unité mère de la raffinerie, ainsi qu'elle est la première unité qui reçu le pétrole
brut après le stockage, leur rôle principal est réalisation du fractionnement du pétrole brut en
différents produits. Elle est conçue pour traiter 600 000 tonnes de brut par an (sa capacité
limite est de 700 000 tonnes par an tandis que sa capacité minimale est de 420 000 tonnes par
an). Elle occupe une surface majoritaire de la raffinerie.

Spécifications du brut traité : situié don le tableu I.2

I.7.2.2 Unité reforming catalytique : [ 2 ]


L‟unité reforming catalytique est conçue pour traiter la charge naphta produite par
l‟unité distillation atmosphérique. Les produits de l‟unité sont essentiellement du carburant
sans plomb à haut indice d‟octane : NO=96 dénomme couramment : super sans plomb, des
L.P.G, du naphta léger (light naphta), naphta raffine : fond de colonne (fond colonne
d‟évaporation), des gaz incondensables (combustible pour fours de l‟unité) et de l‟hydrogène
(pour réactions du procédé).

I.7.2.3. Unité de craquage catalytique: [ 2 ]


L‟unité craquage catalytique est la troisième unité de production de la raffinerie. Elle
traite le résidu atmosphérique, sa capacité est de 300 000 tonnes par an, elle produit du les
essences, le gasoil léger, les GPL, le slurry et les gaz incondensables.

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CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

I.8. Processus de l’unité de production de GPL : [ 2 ]

1. Préchauffage du brut :

Le brut est aspiré à partir du bac de stockage par la pompe de charge et refoulé à
travers une batterie d‟échangeurs constituant le train de préchauffe.

En premier lieu, le brut passe à travers quatre échangeurs situés sur 04 tronçons
parallèles : deux échangeurs ou il est chauffé respectivement par les vapeurs de tête des
colonnes de préflash et atmosphérique : deux colonnes. Après échange thermique, le brut
retrouve la ligne princiale à la température de 91°C.

Le préchauffage du brut continue à travers les échangeurs: Échangeur brut-kérosène,


échangeur brut-gasoil : 1er soutirage, échangeur brut-1er reflux atmosphérique : first medium
line à la sortie de cet échangeur le brut a une température de 126 ºC. A cette température, le
brut subit l‟opération de dessalement électrique dans trois dessaleurs places en série.

Âpres le dessalement, le préchauffage du brut continue à travers une autre série


d‟échangeurs : Échangeur brut-résidu, échangeur brut- gasoil : 1er soutirage , échangeur brut-
gasoil : 2e soutirage , échangeur brut-1er reflux atmosphérique , échangeur brut-résidu ,
échangeur brut-2e reflux atmosphérique , échangeur brut-résidu , échangeur brut-gasoil : 2e
soutirage, a la sortie , le brut a une température de 242 ºC .

A cette température, le brut entre dans la colonne de préflash au niveau du plateau 21,
celui-ci étant partiellement vaporise, les vapeurs migrent vers la tête de la colonne alors que la
partie liquide tombe au fond. Âpres transfert thermique avec les échangeurs, les vapeurs sont
refroidies. Dans les aéro-réfrigerants et les condenseurs. Le mélange bi phasique (liquide +
gaz) est récupéré dans le ballon de reflux, où règne une pression de 0.25 MPa et une
température de 40°C.

Le maintien de la pression dans le ballon est assuré grâce a la régulation de la vanne


automatique de dégazage, celle-ci en cas de surpression évacue les gaz incondensables vers le
ballon de séparation d‟ou ils sont envoyés vers le four.

Une partie du liquide de ballon est refoulée par la pompe vers la tête de la colonne
(reflux de tête), tandis que l‟autre partie est refoulée par la pompe comme charge de la
colonne stabilisatrice.

Le brut flashé du fond de la colonne est aspiré par la pompe et est refoulé à travers les
échangeurs : échangeur brut-2e reflux atmosphérique et échangeur (brut résidu).

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CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

2. Chauffage du brut :

Le chauffage du brut se fait au niveau du four atmosphérique : qui est un four


cylindrique vertical. A la sortie d'échangeur, le brut a une température de 262 °C, il entre par
deux passes au niveau de la zone de convection du four, puis traverse la zone de radiation où
se fait l‟essentiel du transfert thermique.A la sortie du four, le brut a une température de 360
°C.

3. Vapeur stripping :

La zone de convection du
four est utilisée pour produire de la
vapeur stripping. En effet la vapeur
basse pression est chauffée jusqu‟à
obtenir une vapeur surchauffée à
une température de 400 ºC et une
pression de 0.3 MPa. La vapeur
stripping est injectée au fond de la
colonne atmosphérique et au niveau
du stripper.

4. Colonne atmosphérique : Fig I.4 : schéma indique la circuit de brut

[C- 201 102] avant le four ( colonne préflash)

Le brut entre dans la colonne


atmosphérique par la zone de flash, au niveau du plateau 47. Les fractions légères migrent
vers la zone de rectification tandis que le brut réduit tombe au niveau de la zone d´épuisement
au fond de la colonne; La pression de tête est de : 0.05 Mpa, tandis que la température de tête
est de 130 °C. Les vapeurs de tête échangent de la chaleur avec l'autre échangeur, leur
température décroît à 100 ºC, puis sont refroidies dans les aéro-réfrigerants et les
condenseurs a´ une Température de 40 °C; Le mélange (liquide + gaz) partiellement condense
est recueilli dans le ballon de reflux.

Le dégazage au niveau du ballon de reflux se fait vers le ballon de séparation ou les


Gaz sont envoyés vers le four atmosphérique comme combustible; La phase liquide du ballon
aspirée par la pompe est refoulée dans deux directions différentes : une partie est refoulée vers
la tête de la colonne comme reflux, l‟autre partie est refoulée vers le bac de stockage et sera
utilisée comme Constituant principal de la charge de l‟unité reforming catalytique

Page 9
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

Fig I.5 : section de la colonne distillation

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CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

5. Soutirages des Différends produit et traitement : [ 2 ]

[Link] kérosène (1st sideline ) : Coupe du kérosène : 165 °C – 240 ºC

Le kérosène est soutiré à partir du 12e et 14e plateau de la colonne, puis, il est admis
dans le stripper (1er tronçon) au niveau du 1er plateau. Le rebouillage du fond se fait grâce à
l'échange thermique avec le gasoil : 2e soutirage au sein du rebouilleur, les vapeurs des
fractions légères retournent vers la colonne au niveau du plateau 11.

 Refroidissement du kérosène :Le kérosène rebouilli est aspire´ par la pompe a'
une température de 202 ºC et refoulé à travers échangeur (échange thermique avec
le brut), T sortie = 108ºC, puis à travers le condenseur (condenseur à eau), T sortie
= 45°C.

 Traitement et coulage vers stockage : Le kérosène refroidi est reparti en deux :


une partie alimente la ligne de gasoil : (Comme ajout au gasoil), l‟autre partie est
envoyée vers la section traitement de l‟unité. Celle-ci comprend :

 La tour: Cette tour à lit est traversée par le kérosène du fond au sommet, à la sortie
la couleur du produit est améliorée.

 Les deux tours: A la sortie de la tour, le kérosène est admis dans les deux tours.
Une solution alcaline de 10 % ainsi que l air instrument sont injectés dans les deux
tours.

 Apres réaction du kérosène avec la solution catalytique (solution alcaline) en


présence d air, les mercaptans sont élimines et l acidité est améliorée.

 Le ballon de décantation : A la sortie de ballonne, le kérosène est admis dans le


ballon de décantation.

Âpres décantation le kérosène est aspire par la pompe et refoule à travers les deux
tours a lit argileux, cela pour éliminer les traces de soude entraînées…etc.

 Les deux filtres : Finalement, le kérosène est filtre a travers les deux filtres pour
l‟é
cela, le kérosène est expédie vers le bac de stockage.

Page 11
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

[Link] : 1er soutirage ( 2nd sideline ) .Coupe : 240 °C - 300 °C

Ce gasoil est soutiré à partir du plateau 28 de la colonne atmosphérique puis est admis
dans le stripper (partie centrale), le fond est chauffé avec de la vapeur stripping tandis que les
vapeurs des Fractions légers retournent à la colonne atmosphérique au niveau du plateau 27.

 Refroidissement :Le gasoil strippe´ est aspire´ par la pompe a une température de
238 ºC , refoule a´ travers deux échangeurs ( échange avec le brut ), T sortie =
116°C puis à travers le condenseur à eau , T sortie : 60ºC .

 Traitement chimique (élimination du soufre) : Ce traitement se fait dans la


tour composée de deux ballons : un ballon inférieur et un ballon supérieur. Une
solution alcaline de 04 % est injectée dans la ligne de gasoil à l´entrée du ballon
inférieur. Après lavage du gasoil par la soude, le mélange est introduit dans le
ballon inférieur où il subit une séparation par l‟action d‟un champ électrique. La
solution de soude usée (réagit) est récupérée au fond du ballon tandis que le gasoil
lavé quitte le ballon par le sommet. Le gasoil sortant subit un deuxième lavage à
l‟eau fraîche à l‟entrée du ballon supérieur. La séparation entre le gasoil raffine et
l'eau de lavage s‟effectue dans le ballon supérieur sous l‟action d‟un champ
électrique. L‟eau brute est recueillie au fond du ballon tandis que le gasoil raffiné (à
teneur en soufre répondant aux normes) sort par le sommet et est expédié
directement vers le stockage.

[Link] 2e soutirage : (3rd sideline ) .Coupe : 300 ºC – 360 ºC.

Ce gasoil est soutiré à partir du plateau 40 de la colonne atmosphérique puis est admis
au niveau du stripper inférieur. Le fond est chauffé par de la vapeur stripping, les vapeurs des
fractions légères retournent vers la colonne au niveau du plateau 38.

 Refroidissement :Le gasoil strippé est aspire par la pompe et refoule à travers une
batterie d‟échangeurs :

Échangeur (chauffage brut), échangeur (rebouillage kérosène), échangeur


(chauffage-brut), échangeur (chauffage de la charge de la colonne stabilisatrice),
échangeur pour le chauffage de la charge du dépropaniseur et échangeur :
condenseur à eau. A la sortie du condenseur, le gasoil acquiert une température de
60 ºC.

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CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

 Traitement chimique : Ce traitement se fait dans la tour : composée de deux


ballons : un ballon inférieur et un ballon supérieur. Le même principe de traitement
que celui du 1er gasoil est appliqué, à la sortie du ballon supérieur le gasoil raffine à
une teneur en soufre répondant aux normes.

Finalement, le gasoil est expédié vers le bac de stockage.

5.4.Résidu : Coupe : > à 360ºC

Le résidu est soutiré à partir du fond de la colonne atmosphérique.

 Refroidissement : Le résidu est aspire par la pompe et refoule a travers une série
échangeurs pour le chauffage du brut. A la sortie de l'échangeur une partie du
résidu alimente directement l‟unité de craquage Catalytique (comme charge), tandis
que l‟autre partie passe à travers le condenseur à eau et expédiée vers le bac de
stockage.

5.5. Reflux :

En plus du reflux de tête, la stabilisation thermique de la colonne est assure par deux
autres reflux : le 1er reflux moyen atmosphérique et le 2e reflux moyen atmosphérique.

 1er Reflux atmosphérique moyen (Athm 1-middle line oil ): Ce reflux est soutire
par la pompe à partir du 18e plateau, refroidis à travers les échangeurs puis retourne a
la colonne au niveau du plateau 16 à
la température = 150ºC.

 2em Reflux atmosphérique


moyen(Atm 2-middle line oil): Ce
reflux est soutire par la pompe à
partir du plateau 32, refroidis à
travers les échangeurs : (rebouilleur
du stabilisateur), puis retourne à la
colonne atmosphérique au niveau
du plateau 30 à la Tº= 213ºC.

[Link] :
Fig I.6 : Circuit de gaz depuis la
La stabilisation de la charge de l‟unité gaz colonne de pré flash
(vapeurs de tête condensées du ballon de reflux

Page 13
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

de la colonne de préflash) est réalisée au niveau de la colonne stabilisatrice.

[Link] chimique des G.P.L :

Si la teneur en soufre des L.P.G est élevée, un raffinage est réalise soit dans la section
raffinage chimique de l‟unité craquage catalytique si elle est en marche ou dans celle de
l‟unité distillation atmosphérique.

 Traitement dans la section de l’unité distillation : Une injection d‟une solution


alcaline de 10 % est réalisée par la pompe dans la ligne des L.P.G, après lavage la
séparation entre la soude usée et les L.P.G raffines se fait au niveau du ballon. Un
2e lavage à l‟eau fraîche des L.P.G est réalise par la pompe afin éliminer tout reste
de soude, la séparation se fait au niveau du ballon. A la sortie du ballonne, les
L.P.G raffines ont une teneur en soufre répondant aux normes.

 Le schéma global de l'unité est représenté dans la figure I.7 :

Fig I.7 - schéma global de l'unité atmosphérique

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CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

[Link] GAZ PLANT ( Fractional section ) : [ 2 ]

 Dépropaniseur

En plus des L.P.G de l unité distillation atmosphérique, les L.P.G des unités reforming
Catalytique et craquage catalytique sont recueillis dans le ballon accumulateur. La charge du
dépropaniseur est aspirée par la pompe et refoulée à travers l‟échangeur (échange thermique
avec le gasoil 2e soutirage). L‟alimentation de la colonne se fait au niveau du 27 plateau a une
température de 70. °C. Les vapeurs de tête sont refroidies par le condenseur et recueillies dans
le ballon de reflux. La phase liquide du ballon est aspirée par la pompe, une partie est refoulée
vers la tête de la colonne comme reflux, l‟autre partie sert de charge d‟alimentation du
dééthaniseur .La pression et la température de tête sont respectivement:1.58MPa et43.2 ºC.

Le rebouillage du fond de la colonne se fait avec de la vapeur à 1.0 Mpa et250 °C au


niveau du échangeur, la température du fond est de 97.7 ºC.

 Fond de la colonne : Le fond du dépropaniseur constitue par la coupe du butane,


alimentera le dépentaniseur et servira de charge pour cette colonne.

Fig I.8 : circuit de GPL dans le colonne dépropaniseur

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CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

 Deéthaniseur

La charge du deéthaniseur est constituée de la phase liquide du ballon de reflux du


dépropaniseur. L‟alimentation de la colonne se fait par la pompe au niveau du plateau 19 à
une température de 40 ºC. Les vapeurs de tête constituées essentiellement d éthane sont
refroidies par le condenseur, le mélange bi phasique est recueilli dans le ballon de reflux. Le
dégazage des incondensables se fait vers le réseau fuel gaz, la phase liquide est refoulée par la
pompe vers la tête du deethaniseur comme reflux. Les pressions et températures de tête sont
respectivement : 2.73 MPa et 49.1 °C. Le rebouillage du fond de la colonne se fait au niveau
d'échangeur par une eau chaude (T=115 ºC, P=0.35 MPa) venant de l‟unité craquage
catalytique. La température du fond est estimée à 69 °C.

 Refroidissement du fond : Le fond de la colonne constitue de propane commercial


sera refroidi a travers le condenseur (Tº de sortie : 40 ºC) et sera expédie vers les
sphères pour stockage.

Fig .I.9 : séparation le propane de la colonne de déethaniseur

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CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

 Dépentanisueur

La charge de cette colonne est constituée du fond du dépéntaniseur, l‟alimentation se


fait au niveau du 19e plateau à une température de 44.1 °C. Lors de la séparation à l‟intérieur
de la colonne, les vapeurs de tête sont refroidies dans le condenseur, les produits (liquide +
gaz) sont accumules dans le ballon de reflux. Les gaz incondensables sont évacues vers le
réseau fuel gaz, la phase liquide aspirée par la pompe est constituée de butane commercial
dont une partie est refoulée vers la tête de la colonne comme reflux. Les pressions et
températures de tête sont respectivement de : 0.37 Mpa et 41.6 ºC. Le rebouillage du fond est
réalise au niveau d'échangeur par de la vapeur, la température dans cette zone de la colonne
est de : 83.3 °C.

 Refroidissement du fond de la colonne :Le fond aspire par la pompe est refroidi
dans le condenseur et expédie vers stock comme : naphta léger qui sera un des
constituants de la charge de l‟unité reforming.

Fig I.10 :circuit de gaz depuis la colonne de dépentaniseur

Page 17
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

I.10 - Organisation générale de la sécurité HSE

Le département est chargé d‟étudier, de recommander et de faire respecter les moyens et


les méthodes préventifs pour éviter tous incidents pouvant causer des pertes des matériels et
les accident de travaille .

I.11 – laboratoire

La raffinerie dispose d‟un laboratoire ou se fait l‟analyse des différents provenant des
processus, afin de s‟assurer de leur bonne qualité. Le laboratoire délivre le certificat de
conformité des produits avant la commercialisation. Quant aux procédures de contrôles des
caractéristiques le laboratoire doit suivre les normes bien précises élaborées par des agréments
nationaux ou internationaux . Le laboratoire dispose des salles et des machines pour tests les
résultant de l‟opération des solvants lourd et légers .

I.12 - Parc de stockage : [ 2 ]

I.12.1 - Récepon et stockage du brut dans la raffinerie:

Le pétrole brut arrive à la raffinerie dans une ligne (tube) principale avec un débit de 69
200 tonnes par heure (T/h) et une température variant entre 25 – 30 °c. Le brut subit à une
simple séparation pour éliminer les vapeurs légères, puis une filtration pour enlever les
impuretés mécaniques.

La raffinerie contient trois (3) bacs de stockage du brut, avec une capacité de 6000
tonnes. Chaque bac est muni d'un transmetteur de niveau et un thermomètre. Après
remplissage de l'un des bacs, il est laissé pour décantation de l'eau dans le fond du bac , L'eau
décantée est purgée à l'aide d'une conduite de purge située au fond du bac.

Remarque:

Pour la sécurité; chaque bac est muni d'un réseau incendie, tube d'injection de mousse,
tube d'arrosage, et des extincteurs. Ainsi que chaque bac est accompagné avec un tube de
vapeur et de l'eau chaude pour le chauffage du brut.

On a dit qu'il y a trois (3) bacs de stockage: - Un pour remplissage,

- Un pour l'alimentation de la raffinerie,

- Un comme réservoir (en décantation).

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CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

Le parc de stockage de la raffinerie est constitué de bacs renfermant la matière première


des trois unités de production : Distillation atmosphérique, Reforming catalytique et Craquage
catalytique, de bacs renfermant les produits finis conformes des trois unités de production, de
bacs de produits non-conformes et de bacs de slops. Excepté les bacs de brut qui sont à toit
flottant, tous les autres bacs sont à toit fixe.

I.12.2 - Bacs de matière première

[Link]é Distillation atmosphérique :

a)Section distillation atmosphérique

Le brut constitue la matière première (la charge) de la section : distillation, il est stocké
dans 03 bacs de 6000 m³ chacun.

b)Section gaz plant :

Les L.P.G constituent la charge de la section : Gaz plant, elle est stockée dans 02
sphères de : 400 m³ chacune.

[Link] catalytique :

Les naphtas des sections : distillation et gaz plant de l‟unité : distillation atmosphérique
sont coulés vers les mêmes bacs après

Production et constituent ensemble la charge de l‟unité reforming catalytique.

Ces bacs de capacité = 1000 m³ chacun.

[Link]é Craquage catalytique

Le résidu atmosphérique constitue la charge de l‟unité : craquage catalytique, celui-ci


est en partie traité directement, l‟autre partie est stockée dans 03 bacs de : 3000 m³ chacun.

I.12.3 - Bacs de produits finis conformes :

Les différends produits finis conformes de la raffinerie sont :

1.Kérosène :

 Le kérosène après être raffiné est stocké dans 04 bacs de : 500 m³ chacun.

 L‟expédition de ce produit vers la rampe de chargement par camion est assurée


par 02

Pompes : lorsqu‟une est en service, l‟autre est réservé pour secours.

Page 19
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

[Link] :Le gasoil commercial est le produit d‟un mélange du gasoil atmosphérique et du
gasoil de l‟unité : F.C.C. , Il ya 04 bacs de gasoil de capacité unitaire = 4000 m³ chacun.

L‟expédition du produit vers la rampe de chargement par camion est assure par 02 pompes
qui se permutent.

[Link] sans plomb

a) Carburant super (NO = 96) Le carburant super est directement produit à partir de
l‟unité : Reforming catalytique

b) Carburant normal (NO = 89 min) : Le carburant normal est le résultat d‟un mélange de
03 produits :le super de l‟unité reforming, le carburant de l‟unité : RF.C.C et le naphtas léger
des unîtes distillation et reforming et cela à des proportions biens déterminées. Le mélange de
ces produits se fait par deux pompes. Le stockage du carburant (super et normal) est réalise
dans 06 bacs de capacité unitaire = 3000 m³ chacun.

L‟expédition du carburant est assure par 02 autres pompes (l‟une en service, l‟autre en stand
bye).

4.L.P.G :La section Gaz Plant de l‟unité : distillation atmosphérique produit le butane et le
propane commerciaux.

[Link] :Le butane est stocké dans 03 sphères de capacité de : 1000 m³ chacune.

[Link] :Le propane est stocké dans 02 sphères de 1000 m³ chacune. L‟expédition de ces
deux produits vers la rampe de chargement par camion par est réalisé par deux pompes.

[Link] :Généralement, ce produit est constitué du slurry filtré de l‟unité F.C.C et d‟une petite
quantité de slops lourds, pour le besoin une certaine quantité de gasoil non conforme peut
être ajoutée au mélange. Ce produit est stocke dans 04 bacs de capacité unitaire de : 300 m³,.
Le fuel est utilisé comme combustible dans les chaudières des utilités, il est transféré par
pompe à partir des bacs ci-dessus vers 02 bacs de 150 m³ chacun se trouvant dans l‟aire des
utilités (à proximité des chaudières).

[Link] léger :Ce produit venant de l‟unité reforming catalytique est stocké dans un bac de
500 m³.

[Link] raffine:Ce produit de l‟unité reforming est stocké dans un bac de : 1000 m³, il est
utilisé durant le démarrage.

Page 20
CHAPITRE I Présentation de la raffinerie

I.12.3 - Agents chimiques ajoutés pour les produits conformes

Des agents chimiques sont ajoutés aux produits pour maintenir et améliorer leurs
spécifications durant leur stockage.

[Link] : Des agents chimiques sont injectés au carburant normal avant son coulage
vers les bacs de stockage : cela pour conserver leur spécifications (couleur,
octane,…), maintenir la teneur en soufre minimale,…etc.

[Link] : Vu que le nombre de cétane du gasoil de l‟unité F.C.C est faible, un agent
chimique est ajouté au gasoil commercial.

C.Kérosène : Pour améliorer sa conductibilité, un additif chimique est injecté dans la ligne du
kérosène vers stock.

I.12.4 - Produits non conformes

[Link] non conforme : Le produit non conforme venant des unités : reforming ou
F.C.C (par exemple lors du démarrage de ces unités) est stocké dans 02 bacs de capacité =
500 m³ chacun. Dans le but de le rendre conforme, ce carburant est refoulé vers l‟unité :
F.C.C pour un retraitement.

[Link] non conforme : Ce produit est stocké dans 02 bacs de : 500 m³ chacun, il est utilisé
comme ajout : par petites quantités pour le gasoil conforme et le brut (en veillant au maintien
des spécifications conformes).

C.L.P.G : non conformes :Les L.P.G non conformes peuvent être : des L.P.G non traités de
l‟unité : F.C.C ou des L.P.G de démarrage de l‟unité : distillation, ils sont stockés dans une
sphère de400 m³.

Ce produit est coulé vers la section refining de l‟unité : F.C.C pour un retraitement. Le
butane et le propane non conformes sont coulés à travers une ligne commune vers les
sphères et constitueront ainsi la charge de la section : gaz plant de l‟unité distillation.

[Link] slops :Ce sont les différends produits provenant des unités lors des purges des pompes
et lignes durant la production, l‟arrêt ou le de démarrage.

Après séparation, les slops sont divisés en slops légers et slops lourds : les slops légers sont
injectés dans les bacs de carburant non-conforme, les slops lourds sont injectés dans les bacs
de fuel ( en mélange avec le slurry ).

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CHAPITRE II Généralité sur le GPL

II.1. Introduction :
Le Butane et le Propane, appelés couramment « GPL » sont des gaz de Pétrole Liquéfiés.
Il s‟agit de dérivés du pétrole et/ou du gaz naturel. L‟appellation « Gaz de Pétrole Liquéfiés »
est exclusivement réservée au Propane et au Butane, car ils sont les seuls à être gazeux à
pression et température ambiante (1,013 bar et 15°C) et à se laisser liquéfier sous faible
pression (respectivement à 7,5 et 1,5 bar).
Ceci, présente l‟intérêt de stocker une importante quantité d‟énergie, dans un volume
réduit, ce qui permet de le transporter plus facilement que pour les gaz non condensables
(méthane,éthane) qui exigent des pressions très élevées et le commercialiser aisément dans les
bouteilles en acier puisqu‟il est gazéifié au moment de son utilisation.
L‟utilisation des GPL présente des avantages par rapport au diesel en permettant de réduire :
 50% des émissions d‟oxyde d‟azote.
 60% des monoxydes de carbone.
 90% hydrocarbures et particules.

II.2. Définition des GPL : [ 3 ]


Le GPL est un mélange gazeux composé essentiellement de butane et du propane à
température ambiante et pression atmosphérique, et peut passer à l‟état liquide sous les
conditions suivantes :
 Pression relevée à température ambiante.
 Pression atmosphérique et basse température.
 Pression modérée et température pas tellement basse.
Cette propriété lui permet d‟être stocké dans un volume réduit (250 litres de GPL gazeux
égale à un litre de GPL liquide).
Il peut contenir : le propylène, butène, et une faible quantité de méthane, éthylène, pentane, et
exceptionnellement d‟hydrocarbures tels que le butadiène, l‟acétylène et le méthylacrylique.
II.3. Les sources des GPL : [ 3 ]
Toute extraction de champs de gaz naturel et/ou raffinage de pétrole produit
irrémédiablement des Gaz de Pétrole Liquéfiés. Il s‟agit des :
 fractions lourdes de l‟extraction de gaz naturel
Le gaz naturel n‟est autre que le méthane (qui a un seul atome de carbone : CH4), plus
communément appelé gaz de ville. Puisque c‟est l‟atome de carbone qui détermine le
poids des molécules, il est facile de comprendre que les GPL sont les fractions lourdes du gaz
naturel : en effet, le butane contient 4 atomes de carbone, le propane en contenant 3.

Page 22
CHAPITRE II Généralité sur le GPL

 fractions légères du raffinage du pétrole 1 tonne de pétrole brut raffiné produit 30 kg


de GPL, dont 2/3 de Butane et 1/3 de Propane.
II.4. Les propriétés des GPL : [ 3 ]
 Odeur
Le GPL est inodore à l‟état naturel, mais on doit ajouter un odorant, ce sont des composés
sulfures tel que le diéthylmercaptane ou le diméthylsulfide pour des raisons de sécurité.
 Tension de vapeur
La TVR du GPL est de 8 et 2 bars pour le propane et le butane respectivement à 20 °C.
 Dilatation
À l‟état liquide, le GPL a un haut coefficient de dilatation dont il faut tenir compte lors
du leur stockage (les sphères ne doivent jamais être complètement remplies).
 Densité
Aux conditions normales de température et pression, le GPL est plus lourd que l‟air, il est
diminué avec l‟augmentation de la température à titre d‟exemple : À 38 °C la densité est égale
0,534, la densité est très importante dans le GPL commercial.
 Température d’ébullition
A la pression atmosphérique la température d‟ébullition de propane est de (– 42 °C), celle de
butane est de ( 0 °C).
 Pouvoir calorifique
C‟est la propriété la plus intéressante étant donné que le GPL est traditionnellement utilisé
pour les besoins domestiques:
 Iso-butane: PC = 29460 (kcal/kg).
 Normal butane: PC = 29622 (kcal/kg).
 Propane: PC = 22506 (kcal/ kg).
 Impuretés
Le plus important est les soufre, la teneur en soufre est inférieure ou égale à 0,005 % en
masse, ainsi l‟eau l‟un des impuretés importants.
- Le GPL est non corrosif à l‟acier mais généralement aux cuivres et ces alliages ou
l‟aluminium.
-Le GPL n‟aucune propriété de lubrification et cet effet doit être prise en considération lors de

la conception des équipements du GPL (pompes et compresseurs).

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CHAPITRE II Généralité sur le GPL

-Les GPL sont incolores, que ce soit en phase liquide ou en phase gazeuse. Les GPL ne sont
pas vraiment toxiques, ils présentent tout au plus un léger pouvoir anesthésiant s‟ils sont
inhalés longuement et provoquer des migraines et des maux d‟estomac.

-Le GPL lorsqu‟il se répand sous sa forme, hors d‟un container sous pression produisant du
froid : au contact de la peau, il provoque des brûlures caractéristiques appelées «brûlures
froides ».

-Le poids spécifique du GPL est environ la moitié de celui de l‟eau.

-Le gaz propane à une densité de 1,5 fois de l‟air.

-Le GPL n‟est ni toxique ni corrosif vis à vis des aciers.

-Le GPL n‟est pas de propriétés lubrificatrices et ceci doit être pris en considération lors du

dimensionnement des compresseurs et des pompes.


-Le GPL est caractérisé par un indice d‟octane recherché (RON) naturellement élevé
atteignant aisément 98. Cette propriété découle en fait directement de des valeurs de RON de
chacun de ces constituants. Par ailleurs, son indice d‟octane moteur (MON) est, lui aussi
légèrement plus élevé que celui des essences classiques.

II.5. Caractéristiques générales des GPL : [ 3 ]


En général les particularités physico-chimiques des GPL (courbe de distillation, tension
de vapeur, poids spécifique, pouvoir calorifique, rendement dans les moteurs, etc.) dépendent
de leur teneur en divers hydrocarbures.
II.5.1. Pouvoir calorifique des GPL
C'est la quantité de chaleur dégagée par la combustion d'une unité de volume du gaz,
mesurée dans les conditions de référence. Le pouvoir calorifique pour le gaz naturel s'exprime
en (j/m3). Il existe deux valeurs de pouvoir calorifique :
II.5.1.1. Pouvoir calorifique supérieur (PCS)
C'est la quantité de chaleur dégagée lorsque tous les produits de combustion sont
ramenés à la température ambiante, l'eau formée étant liquide.
II.5.1.2. Pouvoir calorifique inférieur (PCI)
C'est la quantité de chaleur dégagée lorsque tous les produits de combustion sont
ramènes à la température ambiante, l'eau restée à l'état vapeur. Le GPL a un pouvoir
calorifique élevé

Page 24
CHAPITRE II Généralité sur le GPL

et constant. Le butane offre un pouvoir calorifique inférieur (PCI) de 12,66 kWh par kg, le
propane un PCI de 12,78 kWh par kg. Si l'on considère leur pouvoir calorifique supérieur
(PCS), le butane et le propane affichent respectivement 13,7 kWh et 13,8 kWh par kg.

Tableau II.1 : Caractéristiques du butane et propane commerciaux. [4]

Butane Commercial Propane Commercial


PCS 49,4 MJ ou par kg 49,8 MJ par kg
(Pouvoir calorifique supérieur) 120,5 MJ par m3 à 15°C 93,3 MJ par m3 à 15°C
et 1013 mbar et 1013 mbar

PCI 45,6 MJ par kg 46,0 MJ par kg


(Pouvoir calorifique inférieur) 109,6 MJ par m3 à 15°C 85,3 MJ par m3 à 15°C
et 1013 mbar et 1013 mbar

Pression de vapeur à 20°C 2,9 9,6


(bar) à 50°C 6,6 12,9
Température Maximale l‟air 19 192
20 0
de la flamme (°C) l‟oxygène 28 28
00 20
* source [Link]
MJ : mégajoule (1 MJ = 1000 kJ = 106 joule) - kWh : kilowattheure (1 kWh = 3600 kJ =
3,6 MJ)

Un mélange GPL doit respecter les spécifications suivantes : [ 4 ]


- Moins de 50% de propane et plus de 19% de butane en volume.
- Pression de vapeur comprise entre 7,5 et 11,5 bar à 50°C.
Tableau II.2: Caractéristiques des composants des GPL [ 4 ]

propane isobutane n-butane


Formule chimique C3H8 iC4H10 nC4H10
Tension de vapeur à 10°C (kg/cm2) 6,2 1,3 1,5
Point d‟ébullition à 760mm Hg (°C) -42 -11,7 -0,5
Densité du liquide à 15°C 0,51 0,56 0,58

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CHAPITRE II Généralité sur le GPL

Litres de gaz obtenus à partir d‟un litre de 272,7 229,3 237,8


Liquide
Densité de la vapeur à 15°C 1,86 2,45 2,45
Pouvoir calorifique supérieur (kcal/kg) 11 980 11828 11 586
Température d‟auto inflammation (°C) 480 480 420
Kg d‟air comburant par kg de gaz 15,8 15,6 15,6
Nombre d‟octane 96 97 89
Limite d‟explosion (%) 2,2 à 9,4 -- 1,9 à 8,5
TVR à -20°C 2,6 0,6 0,5
TVR à 0°C 5 1,7 1,1
TVR à +20°C 9 2,3 2,2
TVR à +40°C 14,5 5,7 4

II.5.2. Point d’ébullition et la masse volumique :

Le point d‟ébullition et la masse volumique des GPL sont représentés dans le tableau I.3.
Tableau II.3 : Point d’ébullition et masse volumique des GPL. [ 4 ]

Point d’ébullition Masse volumique Masse volumique


(°C) du liquide du gaz
(kg/m3) à 15°C (kg/m3) à 15°C

Butane 0 585 2,50


Propane -42 515 1,85

 1 litre de butane liquide libère 239 litres de gaz (15°C – 1bar)


 1 litre de propane liquide libère 311 litres de gaz (15°C – 1 bar)
Ces caractéristiques physiques confèrent à cette énergie un avantage certain du point de
vue du stockage et du transport .

II.5.3 Tension de vapeur : [ 4 ]

La pression qui règne dans les récipients (tension de vapeur) dépend :


• de la température initiale du liquide.
• du soutirage éventuel effectué.

Page 26
CHAPITRE II Généralité sur le GPL

Le graphique (figure I-1) donne les tensions de vapeur relatives en fonction de la


température ambiante .

Figure II.1: Tensions de vapeur du butane et propane à la température


ambiante.
Tableau II.4 : Les tensions de vapeur du butane et propane algérien [ 4 ]

Caractéristiques Butane Propane

Tension de vapeur Relative (NA565) 6,9 max bar à 50°C 11.5 à 19.3 max bar à
50°C

Évaporation 95 min à 1°C 95 min à 15°C

en % vol (NA8144)

II.6. Domaines d’utilisation du GPL : [ 5 ]

II.6.1 Le GPL carburant :

Dés 1912, aux USA le GPL carburant alimentait les voitures, mais cette innovation est
restée sans lendemain, car il n‟était utilisé que comme carburant de substitution en cas de
crises. Il fallut attendre les années 80 pour que la fiscalité devienne favorable dans certains
pays et permet le développement des voitures équipées de la bicarburation.

Le GPL carburant a largement prouvé ses qualités à être un carburant alternatif


avantageux tant au plan économique qu‟au plan écologique. Actuellement de nombreux pays
possédant une flotte de véhicules roulant au GPL carburant, ce sont principalement : Les
Pays–Bas, le Japon, l‟Italie, l‟Allemagne, la Grande–Bretagne, la France, les USA.

Page 27
CHAPITRE II Généralité sur le GPL

L‟indice d‟octane élevé du GPL carburant permet leur substitution à l‟essence sans
modification du moteur. Le niveau alarmant de pollution devrait au contraire favoriser
l‟utilisation des véhicules GPL carburant, car il produit moins de CO2 et de CO, il ne contient
pas de Plomb.

II.6.2. Le GPL dans la pétrochimie :

La demande pétrochimique globale du GPL enregistre un taux de croissance de l‟ordre


de 10 %.Il est utilisé dans ce domaine comme charge de vapocraqueur à fin d‟obtenir des
oléfine

[Link] GPL dans la production d’électricité :

Il est utilisé pour la génération d‟électricité pourrait être important si les conditions de
nature économique venaient à être favorables, les marchés ciblés à cet effet, et qui sont
attractifs pour le GPL.

II.6.4. Le GPL dans les ménages :

Le butane et le propane qui sont obtenu par la séparation du GPL ont une grande
importance dans les ménages. Le butane est utilisé principalement dans le secteur domestique
pour la cuisine et le chauffage. Le propane représenté utilisé comme combustible dans les
unités industrielles et artisanales en substitution domestique dans les régions non reliées au
gaz naturel.

II.6.5. Le GPL dans la climatisation :

Il est utilisé pour la construction des réfrigérateurs et des climatiseurs (moyenne


capacité) grâce à sa détente d‟absorption de la chaleur et de créer le froid.

II.6.6. Le GPL dans L’agriculture :

L‟utilisation du GPL dans ce secteur sera orientée vers l‟aviculture, et certain culture
sous-serre, le niveau de consommation prévu est relativement faible (40.000 tonnes/an) pour
le court terme, il est attendu une évolution plus significative à moyen et long terme
particulièrement par l‟introduction dans le domaine de l‟élevage (éclairage, climatisation,
chauffage….etc.)

Page 28
CHAPITRE II Généralité sur le GPL

II.7. Les avantages et les inconvénients techniques des GPL :


L‟homogénéité du mélange air-GPL donne une meilleure régularité du couple moteur
aux bas régimes mais perd environ 58 % de puissance à haut régime, les reprises se font plus
souples.
Le fonctionnement du moteur est plus silencieuse et les vibrations diminuent
contrairement aux carburants classiques, la combustion du GPL ne laisse aucun dépôt et
procure au moteur et au lubrifiant une longévité accrue. Les révisions peuvent être espacées
tous les 30000 Km.
 La surconsommation du GPL/c est de l‟ordre de 15 à 20 % par rapport aux carburants
traditionnels.
 Il existe un inconvénient majeur d‟encombrement, le réservoir peut amputer le volume
du coffre. Toutefois les constructeurs proposent dès la conception de leurs modèles
une version GPL /c avec réservoir intégré.
 Les gaz d‟échappements sont exempts de poussières, de plomb et de soufre.
 Les émissions en oxyde de carbone sont réduites principalement en circulation
urbaine.
 Le GPL carburant répond bien aux problèmes de pollution des villes.

Page 29
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

III .[Link] :
Si l‟on vaporise un mélange de deux constituants miscibles ou qu‟on condense leurs
vapeurs, on obtient respectivement une vapeur plus riche et un liquide plus pauvre en
constituant le plus volatil. Bien que l‟opération simple permette d‟enrichir la vapeur en
constituant le plus volatil et le liquide en constituant le moins volatil, elle ne peut pas
conduire à un degré de séparation raisonnable. C‟est par une vaporisation fractionnée qu‟on
peut obtenir un liquide on une vapeur de composition voulue encore que la fraction obtenue
soit négligeable par rapport à la quantité de liquide de départ ; cette solution n‟est donc
satisfaisante que d‟un point de vue purement qualitatif. On ne peut pas obtenir une séparation
complète des constituants puisqu‟au cours de l‟opération d‟importantes quantités de vapeur et
de liquide de titres différents seront éliminées.
III.2 Définition de la rectification :
La rectification est un procédé physique de séparation d‟un mélange en constituants
pratiquement purs de compositions dérivées, et cela par des échanges de matière et d‟énergie
entre deux phases circulant à contre-courant dans un appareil appelé « colonne de
rectification ».
La rectification est une distillation fractionnée, autrement dit qualitative, et cette
augmentation de qualité par rapport à la distillation est due au placement soit des plateaux,
soit des garnissages à l‟intérieur de la colonne, par conséquent il y‟a augmentation de la
surface de contact qui implique l‟augmentation du degré de pureté.
III .3 Colonne de rectification :
La colonne de rectification est une capacité cylindrique de hauteur et de diamètre
variable, formé d‟une virole et de deux fonds. L‟intérieur est divisé en compartiments
horizontaux appelés plateaux. Généralement la colonne peut atteindre prés de 50m de hauteur
et 6m de diamètre .Elle est montée verticalement et repose sur des pieds ou une jupe.
 Description et fonctionnement :
La colonne de rectification est un appareil qui sépare un mélange en deux ou plusieurs
produits qui sont soit des corps purs, soit des mélanges comportant moins de constituants que
le mélange initial.
La colonne est une enveloppe cylindrique verticale (virole) qui renferme des dispositifs
permettant d‟assurer un contact intime entre les flux liquide et gazeux qui les traversent à
contre-courant. Ce sont des plateaux ou des garnissages.
• Zone de flash : la partie de la colonne où s‟effectue l‟alimentation.

Page 30
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

• Zone de rectification : elle se trouve au dessus de la zone de flash, son


rôle est de rendre plus grande la concentration de l‟élément le plus volatil
jusqu‟à atteindre la valeur désirée.
• Zone d’épuisement : elle se trouve au dessous de la zone de flash, son
rôle est de récupérer les éléments volatils entraînés par liquide.
La colonne de rectification est munie toujours d‟un rebouilleur et d‟un condenseur
partiel.
Rôle du condenseur : A l‟aide du condenseur partiel on enlève au sommet de la
colonne une quantité du condensat qui est renvoyé dans la colonne en qualité de « reflux
froid » qui ajuste la température en tête de colonne à la valeur choisie.
Rôle du rebouilleur : A l‟aide du rebouilleur on apporte une quantité de chaleur, et
c‟est dans le rebouilleur que le liquide provenant du plateau inférieur se vaporise
partiellement.
La vapeur obtenue retourne dans la colonne en qualité de « reflux chaud » et le résidu
quitte l‟appareil.
• La quantité de matière échangée dépend de :
- Concentration initial et finale.
- Pressions partielles.
- Surface de l‟élément (plateau).
- Nature de l‟écoulement (vitesse).
Le fonctionnement normal de la colonne de rectification pour l‟obtention d‟un distillat,
et d‟un résidu avec des compositions voulues dépend principalement de l‟état de la charge et
par conséquent, du lieu d‟alimentation.
 La charge peut être envoyée dans la colonne à :
- Etat liquide : ē = 0.
- Etat vapeur : ē = 1.
- Etat liquide-vapeur : 0 < ē < 1. [3]
Remarque : Si la charge est à l‟état liquide, l‟alimentation doit se faire dans la partie
supérieure de la colonne. Et si elle est à l‟état liquide-vapeur, l‟alimentation se fait dans la
partie médiane de la colonne.

III -[Link] de colonnes de rectification :


On distingue deux types de colonnes selon leurs plateaux :
• Colonne à plateaux.

Page 31
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

• Colonne à garnissage.

III -[Link] à plateaux :


Le transfert de matière entre les phases vapeur et liquide résulte du contact intime de
ces deux phases circulant à contre-courant .Ce contact s‟effectue en discontinu sur des
plateaux. Les paramètres (T, P) ainsi que le nombre de plateaux théoriques et les quantités de
chaleur à mettre en œuvre ; sont fonction des bilans massiques et thermiques et des équations
d‟équilibres.
Classification des plateaux : On peut classer plusieurs types de plateaux :
[Link] perforé à déversoirs (seive tray).
[Link] sans déversoir.
[Link] à calottes (bubble cap tray).
[Link] (Uniflux).
[Link] à clapets (valve tray).
[Link] à jet directionnel (jet tray).
• Plateau à clapets (valve tray) :
Il constitue un compromis entre les deux types précédents , c‟est un plateau perforé dont
les orifices sont équipés de clapets , la hauteur de soulèvement de ce dernier est fonction de la
vapeur qui s‟échappe horizontalement dans le liquide , Exactement comme aux fentes des
calottes , dans les marques « Flexitray » et « Ballast tray » , le clapet peut être taré à
convenance en fonction du débit vapeur .
Il semble probable que les plateaux à clapets se substitueront progressivement aux
plateaux à calottes car leur performances sont légèrement supérieures pour un prix de revient
plus faible, l‟usage dira si un système dynamique a la même longévité qu‟un système statique.
III -[Link] à garnissage :
Elles sont utilisées dans la distillation et l‟absorption. Ces colonnes réalisent un
contrecourant continu. C‟est pourquoi elles sont remplies d‟éléments solides. On emploie
comme garnissage n‟importe quels morceaux solides, généralement du coke ou de la brique
qui ont l‟avantage d‟être particulièrement bon marché. Le garnissage efficace doit être tel que
la surface par unité de volume soit la plus grande possible, distribution du liquide et du gaz et
faibles pertes de charges.
Les garnissages utilisés dans l‟industrie sont de type « RASHIG » qui est des
manchons de cylindres dont la hauteur est égale au diamètre extérieur.

Page 32
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

• Avantage :
- Prix moins élevé.
- Faible perte de charge.
- Rétention peu importante.
• Inconvénients :
- Faible flexibilité. [9]

Page 33
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

III -[Link] matière de la colonne :

Figure (III -5) : Schéma de la colonne de rectification.

Page 34
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

• Bilan matière global :

L=D+R (III -5.1)

• Bilan matière partielle :

L X´ L,i = D Y´D,i +R X´R,i (III -5.2)

Avec :
L, D, R : Sont respectivement les débits de la charge, du distillat et du résidu (Kg / h).
X´L , Y´D , X´R : fractions molaires du constituant le plus volatil respectivement dans la
charge , dans le distillat et dans le résidu .(Figure III-5)
III -5.1 Bilan matière de la zone de rectification :

(III -5.3)
G=g+D

(III -5.4)
L Y´ n,i = g X´n-1,i + D Y´ D,i

La résolution de cette équation par rapport à Y´D,i , donne l‟équation de concentration


(opératoire ) de la zone de rectification :

(II-5.6)
Y´ n,i = m X´n-1+ (1-m) Y´D,i

m = g / G = rf / ( rf +1 ) ( III -5.6)

Avec :

Où : rf : est le taux de reflux.

Page 35
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

III-5.2 Bilan matière de la zone d’épuisement :

( III -5.7)
g´ = G´ + R

(III -5.8)
g´ X´n+1,i = G´ Y´ n,i + R X´ R,i

La résolution de l‟équation (III.5.8) par rapport à X n+1 , i permet d‟obtenir l‟équation de


concentration de la zone d‟épuisement :

X´n+1,i = Y´ n,i /m´+[( m´-1 )/m´] X´ R,i (III -5.9)

Avec :
m´ = g´/ G´= ( rb +1 ) / rb ( III -5.10)

Où : rb : est le taux de rebouillage.


Il y a lieu de procéder au bilan matière de la zone d‟alimentation. On a donc le bilan
matière effectué juste au-dessous du plateau supérieur de cette zone.

gm = gk + gD= GK + R (III -5.11)

(III -5.12)
gm X´m,i = GK Y´ K,i + R X´ R,i

De même, la vapeur Gm alimentant la zone de rectification est la somme de vapeur GK


et de la phase GD. Ainsi, le bilan matière effectué juste au- dessous du plateau inférieur de la
zone de rectification donne :

Gm = GK+GD= gK+D ( III -5.13)

Gm Y´m,i = GK Y´K,i + GD X´D,i

Page 36
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

Dans le cas de la rectification des mélanges complexes, on sera amené à effectuer des
séries de calculs d‟équilibre sur chaque plateau. Pour éviter le travail long et fastidieux des
approximations successives, on peut utiliser une méthode simplifiée rapide donnant une
précision souvent suffisante. Cette méthode fait intervenir la notion de volatilité αi qui est le
rapport du coefficient d‟équilibre de constituant i à celui d‟un constituant de référence r.

αi = Ki / Kr (III -5.15)

En qualité de constituants de référence, on peut choisir n‟importe quel constituant


(habituellement le constituant moins volatil du mélange).
En tenant compte de (III.5.15), l‟équation d‟équilibre peut être écrite sous
la forme :
Y´i=Ki X´i=αi Kr X´i (III -5.16)

X´i= Y´i / αi Kr (III -5.17)

La somme des équations (III -5.16) et (III -5.17) nous donne :

Kr = 1 / ∑ αi X´i (III -5.18)

(III -5.19)
Kr = Σ Y´i / αi

Y´i = αi X´i / Σ αi X´i (III-5.20)

[Link] de la pression dans la colonne :


Le choix de la pression dans la colonne dépend essentiellement de la composition et de
la nature physique et chimique des mélanges à séparer. Quelle que soient leurs complexités, le
choix de la pression est avant tout un problème économique.
A faible pression, la sélectivité de la séparation est meilleure, on peut éviter l‟altération
thermique des produits, mais en contre partie, à faible pression, il faut condenser à basse
température les vapeurs de tête pour obtenir donc le choix du fluide réfrigérant qui va imposer
la pression de la colonne.
Si la température de condensation des vapeurs de distillat à la pression atmosphérique
est plus basse que celle de l‟air ou de l‟eau, la colonne doit fonctionner sous haute pression
pour que la condensation des vapeurs du distillat puisse être réalisée par réfrigération
ordinaire.

Page 37
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

Quelle que soit la température de service, la température de la combustion totale des


vapeurs du distillat doit être prise au moins de 15 à 20 °C plus grande que celle du fluide
réfrigérant.
La pression dans le ballon de reflux Pb est déterminée par approximation successive
d‟après l‟équation d‟isotherme de la phase liquide :

(III -6.1)
Σ ( Ki. X´D,i ) = 1

Les valeurs de la pression sont résume dans le tableau (III -6.1)

Tableau (III -6.1) : Différent valeurs des pressions dans la colonne de rectification :

Pression ΔP ( atm )

1 Au sommet de la colonne PS= Pb+ ΔP1 0.2 – 0.4

2 Au fond de la colonne Pf = PS+ ΔP2 0.3 – 0.5

3 Dans la zone d’alimentation PL = (PS+Pf)/2 -

Où : ΔP1 : Pertes de charges dues aux résistances des conduites et du conducteur.


ΔP2 : Pertes de charges dues aux résistances des plateaux.

III-7.Régime de température de la colonne de rectification :


En utilisant les équations d‟isotherme des différentes phases, on détermine par
approximations successives les différentes températures dans la colonne de rectification :
Tableau (III -6.2) : Les équations des isothermes pour les différentes parties de la
colonne
Température Phase Equation d’isotherme

Au sommet de la colonne Vapeur Σ ( Y´D,i / Ki ) = 1 1

Au fond de la colonne Liquide Σ ( Ki . X´R,i ) = 1 2

Vapeur Σ ( Y´L,i / Ki ) = 1 3

Liquide Σ ( Ki . X´l,i ) = 1 4

Page 38
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

De la charge Liquide Σ X´o,i = Σ X´L,i / 1+e´( Ki-1 ) = 1 5


- X´o,i = Y´o,i / Ki 6
Vapeur

(1): (III -7.1) / (2): (III -7.3) / (3): (III -7.3) / (4): (III -7.4) / (5): (III -7.5) / (6): (III -7.6)

X´o,i : Concentration molaire du constituant i dans la phase liquide .
Y´o,i : Concentration molaire du constituant i dans la phase vapeur .
X´L,i : Concentration molaire du constituant i dans la charge .
III -[Link] de vaporisation et composition des phases liquide et vapeur de la charge :
Dans le calcul de la zone d‟alimentation, il est nécessaire de disposer du débit et de la
composition des phases liquide et vapeur de la charge.
• Taux de vaporisation :
ē= G´o / L

• Taux de condensation :
r´o = g´o / L

D‟ou :
G´o = ē. L ( III -8.1)
Où :
g´o = r´o . L (III -8.2)

ē: Taux de vaporisation molaire de la charge.


r´o : Taux de condensation molaire.
g´o : Débit molaire de la phase liquide de la charge.
G´o : Débit molaire de la phase vapeur de la charge.
Remarque :
A une température et une pression donnée, le taux de vaporisation ainsi que la
composition de la charge sont déterminés par l‟équation de TREGOUBOV :

Σ X´o,i = Σ [X´L,i /1 + ē ( Ki –1 )] = 1 (III -8.3)

Page 39
CHAPITRE III LA RÉCTIFICATION

ē+ r´o= 1 ( III -8.4)

[Link] d’une colonne à reflux minimal :


Le fonctionnement à reflux minimal correspond à un nombre infini de plateaux pour la
séparation spécifiée, donc d‟après la formule d‟UNDERWOOD :

(Rf)min= Σ Y´D,i / αi,L - (III -9.1)


Où :
-(Rb)min = Σ αi,L. X´R,i / αi,L - (III -9.2)

αi,L : Coefficient de volatilité d‟un constituant i par rapport au constituant clé lourd
déterminé à la température d‟entrée de la charge .
: Paramètre conventionnel déterminé par approximations successives
ē : Taux de vaporisation molaire de la charge.
Autre formule déterminé (rb)min

(Rb)min= [ D(Rf)min/ L+(1-ē) -R / L] / [R / L] (III-9.3)

[Link] de reflux optimal :


A partir du taux de reflux opératoire choisi, l‟étude du procédé de rectification montre
qu‟à chaque valeur du taux de reflux, correspond un nombre fini de plateaux théoriques et que
ce nombre diminue quand le taux de reflux s‟accroît. Pour cela on utilise la formule proposée
par GILLILAND. [6]

(Rf)op- (Rf)min / (Rf)op+ 1 = 0.1 à 0.3 (III -10.1)

Pour le rapport , on aura :


(Rb)op= 1.3(Rf)min+0.30

[Link] DE LA SECTION DU DEPROPANISATION : [ 1 ]

L‟unité de Dépropanisation est conçue dans le but d‟avoir des produits propane et butane
commerciaux, mais actuellement il n‟y a que le butane qui est commercialisé. « section du
Dépropaniseur ».(voir annexe N°1)

Page 40
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

Données de départ
Débit d‟alimentation

L= 6111.5 Kg/h .

Teneurs admises :

X’Rc3=0,0075 ; Y’Dic4=0 ,0162

Tableau IV.1 : La composition de la charge

Constituants Mi X’Li

C3H8 44 0,3856

iC4H10 58 0,2898

nC4H10 58 0,3240

iC5H12 72 0,0006

∑ 232 1,0000

IV. Calcul de la colonne de dépropaniseur :


IV.1. Bilan de matière

IV.1.1 : Composition et débit molaire de la charge

A partir du débit et de la composition de la charge, on détermine les quantités et les débits


molaires de chaque constituants.

Tableau IV.2 : Les quantités et les débits molaires de chaque constituant

Quantité G’i
Constituants Mi Composition molaire MI X’Li Kmol/h

C3H8 44 0,3856 16.9664 44.7936

iC4H10 58 0,2898 16.8084 33.6649

nC4H10 58 0.3240 18.7920 37.6377

iC5H12 72 0,0006 0.0432 0.0696

∑ 140 1,0000 52,61 116.166

Page 41
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

Dans ce tableau

X’L,i = Mi.X’L,i / Mmoy avec Mmoy= ∑ Mi.X’L,i

Mmoy= 52,61 Kg/Kmol

Et :

L’=L/Mmoy =6111.5 / 52,61

M= 116.166 Kmol/h

VI-1-2- Débits et compositions du résidu et déstillat :

La séparation conditionnée par les données de départ , on peut fixer :

 Constituant-clé volatil C3
 Constituant-clé lourd iC4

D‟après les données de départ le débit de la charge est égal à :

L = L’ = 12330,645 Kg/h = 233, 7190 Kmol/h

D‟après le design ,la teneur des constituants clé est :

X’Rc3=0,0075 ; Y’Dic4= 0,0164

Etant donnée que :

Y’DnC4 = 0,0000

Y’DiC5 = 0,0000

Le bilan de matière globale de la colonne :

L’=D’+R’

Le bilan de matière partiel de la colonne :

L’ X’Li = D’ Y’Di+ R’ X’Ri

En appliquant cette équation pour chaque constituant ,on obtient :

C3 L’ X’Lc3 = D’ Y’Dc2+ R’ X’Rc3...............(1)

iC4 L’ X’Lic4 = D’ Y’Dic4+ R’ X’Ric4............(2)

nC4 L’ X’Lnc4 = D’ Y’Dnc4+ R’ X’Rnc4….......(3)

iC5 L’ X’Lic5 = D’ Y’Dic5+ R’ X’Ric5............(4)

Page 42
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

alors avec l‟équation (1)

(1) L’ (X’L3 ) = D’ (Y’D3 ) + R’ ( X’R3)


On a : L = D + R
Donc :
L’ (X’L3 ) = D’ (Y’D3 ) + L’ (X’R3 ) – D’ (X’R3 )………… (a)
On a : Y’Di =1
Donc : Y’D3 + Y’Di4 = 1
Y’D3 = 1- 0.0164 = 0,9844

D’ = L’ ( X’L3 - X’R3) / ( Y’D3 - X’R3)


D’= 44.9978 Kmol /h
On a

L=D+R et L’=D’+R’
Ce qui fait : R’=L’- D’

R’=116.166 – 44.9978

R’=71.1682 Kmol /h

Détermination de X’Ri et Y’Di

(1) L’X’Lc3 = D’Y’Dc3+ R’X’Rc3 ↔ Y’Dc3 = (L’/D’) X’Lc3 – (R’/D’) X’Rc3


Y’D3 = 0,9836

(2) L’X’Lic4 = D’Y’Dic4+ R’X’Ric4 ↔ X’Dic4 = (L’/R’) X’Lic4 – (D’/R’) Y’Ric4


X’Ric4 = 0,4626

(3) L’X’Lnc4 = D’Y’Dnc4+ R’X’Rnc4 ↔ X’Dnc4 = (L’/R’) X’Lnc4 – (D’/R’) Y’Rnc4


X’Dnc4 = 0,5288

(2) L’X’Lic5 = D’Y’Dic5+ R’X’Ric5 ↔ X’Dic5 = (L’/R’) X’Lic5 – (D’/R’) Y’Ric5


X’Ric5 = 0,0009

Page 43
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

Tableau IV.3 : Les débits et composition du résidu et du distillat

L’X’Li D’Y’Di R’X’Ri


Constituant X’Li Kmol/h Y’Di Kmol/h X’Ri Kmol/h

C3H8 0,3856 44.7936 0,9836 44,2598 0.0075 0,5337

iC4H10 0,2898 33.6649 0,0164 0,7289 0,4626 32,9224

nC4H10 0.3240 37.6377 0,0000 0,0000 0,5288 37,6337

iC5H12 0,0006 0.0696 0,0000 0,0000 0,0009 0,0645

∑ 1,0000 116.166 1,0000 44.9978 0,9998 71.1682

IV.2. Pression et température aux différentes zones de la colonne

IV.2.1. La pression et la température dans le ballon de reflux

la température dans le ballon de reflux : Tballon= 40°C

A cette température fixée, la pression nécessaire dans le ballon de reflux est calculée par la
formule d‟équilibre et l‟isotherme de la phase liquide : ∑

Les coefficients d‟équilibre Ki sont trouvés d‟après le nomogramme de « JENNY et


SCHIBEL ».(voir annexe N°2)

Tableau IV.4 : Les coefficients d’équilibre dans le ballon de reflux

Ki à 40°C et P=15,6
Constituant X’Di atm X’[Link]

C3H8 0,9836 1 0,9836

iC4H10 0,0164 0,42 0,0068

nC4H10 0,0000 0,34 0,0000

iC5H12 0,0000 0,14 0,0000

∑ 1,0000 / 0,9904

La pression dans le ballon est : Pb=15,6 atm

Page 44
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

IV.2.2. La pression et la température au sommet de la colonne

En tenant compte des pertes de charge de la colonne jusqu‟au ballon de reflux,on admet que la
pression au sommet de la colonne supérieur de « 0,4 » que Pb c‟est-à-dire :

Ps=Pb+DP1 avec : DP1=(0,2-0,4)

Ps=15,6+0,4

PS= 16 atm

Sachant que :

DP1 : Pertes de charges dues aux résistances des conduites et du condenseur.

La température au sommet de la colonne est déterminée par approximation sucessive selon


l‟équation de l‟isotherme de la phase vapeur :

Σ Y’Di / Ki =1

Tableau IV.5 : les cofficients d’équilibre au sommet de la colonne

Constituant Y’Di Ki à 34.2C et Y’Di /Ki


P=16 atm
C3H8 0,9836 0,95 1,0353

iC4H10 0,0164 0,43 0,0381

nC4H10 0,0000 0,35 0,0000

iC5H10 0,0000 0,15 0,0000

∑ 0,9999 / 1,0734

La température au sommet de la colonne est de : Ts= 43.2°C

IV.2.3. La pression et la température au fond de la colonne

On estime la perte de charge dans la colonne à P2=0,3, on trouve la pression au fond de


la colonne :

Pf=Ps+DP2 avec : DP2=(0,3-0,5)

Pf=16+0,5

Pf=16.5

Sachant que :

Page 45
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

DP2 :Pertes de charges dues aux résistances des plateaux.

La température au fond de la colonne est calculée par l‟équation de l‟isotherme de la


phase liquide : Σ X’[Link]=1

Tableau IV.6 : Les coefficients d’équilibre au fond de la colonne

Constitutant X’Ri Ki à T=97.7°C et X’Ri /Ki


P=16.5 atm
C3H8 0,0075 2 0,0015

iC4H10 0,4626 1,1 0,5088

nC4H10 0,5288 0,9 0,4759

iC5H12 0,0009 0,49 0,0004

∑ 0.9998 / 1,0001

La température au fond de la colonne est de : Tf=97.7°C

IV.2.4. La pression et la température dans la zone d’alimentation

Pour déterminer la pression d‟alimentation PL on utilise l‟équation suivante : PL=(Ps+Pf) /2

PL=(16+16.5)/2

PL=16,25 atm

La température d‟alimentation de la charge est calculée d‟après l‟équation de l‟isotherme de


la phase liquide : Σ X’[Link]=1
Tableau IV.7 : Les coefficients d’équilibre dans la zone d’alimentation

Constituants X’Li Ki à 70°C et X’Li .Ki


P=16,25atm

C3H8 0,3856 1,45 0,5591

iC4H10 0,2898 0 ,74 0,2144

nC4H10 0,3240 0,6 0,1949

iC5H12 0,0006 0,3 0,00018

∑ 1,0000 / 0,9685

Le température d‟alimentation est de Ta=70°C

Page 46
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

[Link] de la volatilité relative des constituants aux différences niveaux de la


colonne:

On calcul les volatilités relatives des constituants dans les différentes zones de la colonne de
rectification d‟apres l‟équation :

α =(Ki /Kr)

Ki= coefficient d‟équilibre

Kr= coefficient d‟équilibre de constituant de référence

On admet comme constituant de référence, l‟élément lourd iC4H10

Tableau IV.8 : Le coefficient d’équilibre de constatant de référence dans les différentes


zones

Les zones Alimentation Rectification Epuisement

Kr 0.74 0.43 1.1

Les valeurs moyennes des volatilités sont déterminées par les formules suivantes :

IV.3.1. Pour la zone d’épuisement

 im =0.5(α Li+α Ri)

IV.3.2. Pour la zone de rectification

 im =0.5(α Li+α Di)


Avec :

α Li = Ki /Kr
α Di = Ki /Kr
α Ri = Ki /Kr

Tableau IV.9 : Les volatilités relatives des constituants dans les différentes zone de
la colonne de rectification

Zone d’alimentation Zone de rectification Zone d’épuisement

Constituants Ki α Li Ki α Di α Rim Ki α Ri α Eim

C3H8 1,45 1,95 0,95 2,20 2,07 2 1,81 1,88

iC4H10 0 ,74 1 0,43 1 1 1,1 1 1

Page 47
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

nC4H10 0,6 0,81 0,35 0,81 0,81 0 ,9 0,81 0,81

iC5H12 0,3 0,40 0,15 0,34 0,37 0,49 0,44 0,22

∑ / 4,16 / 4,35 4,25 / 4,06 3,91

IV.4. Taux de vaporisation et composition des phases vapeur et liquide d’alimentation

Le taux de vaporisation de la charge de l‟alimentation et les compositions des phases liquides


et vapeurs à l‟entrée sont calculées à l‟aide des équations :

∑ X’o,i =∑ X’L,i / [1+ ē (Ki-1)]=1 et ∑ Y’o,i =∑ Ki.X’o,I =1

Avec:

X’oi ; Y’oi : Les concentrations de l‟élément “i” dans la zone d‟alimentation .

Tableau IV.10: Le taux de vaporisation de la charge de l’alimentation et les compositions


des phases liquides et vapeurs à l’entrée

Ki à 70°C et
Constituants X’Li P=16.25 atm 1+ē (Ki-1) X’oi Y’oi

C3H8 0,3856 1,45 1 ,18 0,3267 0,4737

iC4H10 0,2898 0,74 0,896 0,3234 0,2393

nC4H10 0,3240 0,60 0,84 0,3857 0,2314

iC5H12 0,0006 0,3 0,72 0,0008 0,0002

Σ 1,0000 / 7.372 1,0366 0,9446

IV.5. Taux de reflux minimal

Le taux de reflux minimal est calculé par la formule de « UNDERWOOD »

(Rf)min= ∑ Y’Di /(αLi – ) ; ou par : (Rf)min +1=∑ (αLi .X’Di)/ (αLi – )

ϕ : Constante qui varie entre les volatilités relatives des constituants clés lourds et légers .
αLc3<< αLic4

αLc3=1.91

αLic4 =1

Le calcul de ϕ se fait par approximation successive selon l‟équation suivante :

ē =∑ (αLi .X’Li)/ (αLi – ) =0.4

Page 48
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

On trouve :

= 1.4
Tableau IV.11: Calcules des constantes

Constituants X’Li αLi X’Li . αLi αLi –  (αLi .X’Li)/ (αLi – )

C3H8 0,3856 1,95 0,7519 0 ,55 1,3670

iC4H10 0,2898 1 0,2898 -0,6 -0,4830

nC4H10 0,3240 0,81 0,2624 -0,59 -0,4447

iC5H12 0,0006 0,40 0,0002 -1 -0,0002

∑ 1,0000 4,16 1,3043 -1,24 0,4391

Les résultats des calculs montrent que  = 1.34 pour ē = ∑ (αLi .X’Li)/ (αLi – ) =0.4

Donc la valeur supposée de ϕ = 1.34 pour le calcul de(rf)min est le suivant :

(Rf)min =  ∑ Y’Di /(αLi – )

(Rf)min = 1,4 [(0,9836/0,55)+(0,0164/(-0,6))]

(Rf)min =2,4654

IV.6. Taux de reflux optimal (Rf)opt :

En appliquant l‟équation de GILLILAND

(Rf)opt =1,3 . (rf)min+0,3

(Rf)opt =1,3 . 2,4654 +0,3

(Rf)opt =3,5050

IV.7. Taux de rebouillage minimal (Rb)min

Le taux de rebouillage minimal (rb)min est calculé par la formule suivante :

- (Rb)min =Σ[ (X’Ri .αLi)/ (αLi – ) ]

-(Rb)min =[(0,0075*1.95/(0,55))+(0,4626*1/(-0,6))+(0,5288*0,81/(-0,59)+(0,0009*0.4)/(-1)) ]

- (Rb)min =1,4707

IV.8. Taux de rebouillage optimal (Rb)opt:

On détermine le taux de rebouillage optimal d‟après la formule suivante :

Page 49
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

(Rb)opt =[D/R. (Rf)opt +(1 - ē).L/R]-1

(Rb)opt =[(44.9978/71.1682)*3,5050+(1- 0.4)*116.166/71.1682]-1

(Rb)opt =2,1558

[Link] du nombre de plateaux dans la zone de rectification

IV.9.1. Nombre de plateaux dans la zone de rectification

La formule de FENSKE est appliquée aux deux éléments clés (C 3 et iC4) .

NRmin =ln [Y’DC3.X’LiC4 /Y’DiC4.X’LC3)] / [ln (αRmC 3/αRmiC4)] .

NRmin= ln [0,9836*0,2898/0,0164*0,3856)] .ln (2,07/1)]

NRmin = 5,23

NRmin = 6

On calcule le rapport suivant :

(Rf)opt -(Rf)min / (Rf)opt +1 = (3,5050- 2,4654)/( 3,5050+1) = 0,23

D‟aprés le monogramme de GILILLAND on tire pour la valeur 0.23 , le rapport suivant

égale à 0,43 (voir annexe N°03)

(NR-NRmin)/(NR+1)=0.43

NR= (NRmin+0.43)/(1-0.43)

NR=(6+0.43)/(1-0.43)=11.28

NR = 12

En prenant en considération l‟efficacité des plateaux à clapet (E=0.60),le nombre totale de


plateaux dans la colonne est :

NRréel = NR /E

NRréel = 12/0.60

NRréel = 20

IV.9.2. Nombre de plateaux dans la zone d’épuisement

Le nombre de plateau minimal dans la zone d‟épuisement est calculé par l‟équation suivante :

NRmin =ln [X’LC3.X’RiC4 /X’LiC4.X’RC3)]. [ln (αEmC 3/αEmiC4)] .

NRmin= ln [0,3856*0,4626/0,2898*0,0075)] .ln (1,88/1)]

Page 50
CHAPITRE IV PARTIE CALCUL

NRmin =6,98

NRmin =7

(NE -NEmin)/( (NE+1) =0.43

NE= (NEmin8+0.43)/(1-0.43)

NE=(7+0.43)/(1-0.43)=13.03

NE=14

NEréel = NE/E

NEréel=14/0,60 =23,333

NEréel =24

IV.9.3. Nombre de plateaux total de la colonne

NT = NRréel + NEréel

NT= 20+24

NT= 44plateaux

Le condenseur et le rebouilleur étant considérés comme plateaux extérieurs donc :

NT = 44-2

NT =42 plateaux

D‟après le design : Nréel= 66 plateaux

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CONCLUSION GENERALE

Les expériences que nous avons vue dans le stage pratique de fin d‟étude au niveau de
l‟unité de fractionnement à la raffinerie d‟Adrar ont permis d‟avoir une idée sur les
rendements des produits finis notamment la production du C3 et C4 pour produit le GPL, et
d‟approfondir les connaissances théoriques et de maîtriser sur le bonne fonctionnement d‟une
unité de fractionnement.

Ces expériences sont réalisées dans une installation de fractionnement dans une
colonne de distillation, avec une charge arrivé par les unités CDU , RFCC et CRU, les
résultats obtenus par calcul technologique sont appréciables à l‟unité de fractionnement qui
pourrait largement amélioré le bonne fonctionnement de la colonne de dépropaniseur et sans
oublier les fractions obtenus comme produits fini du butane/propane.

L‟étude de vérification des paramètres de fonctionnements de la colonne


dépropaniseur de Limité Gas-Plant à été concrétisée après avoir obtenue des résultats
compromettante.

Le nombre de plateaux calculé est inférieur au nombre de plateaux design alors nous
concluants que la colonne de dépropaniseur supporte la charge soumise à elle.

Page 52
Bibliographie

Bibliographie :
[ 1 ] Ficher de la région de SBAA (2007).

[ 2 ] Fiche technique de la région de SBAA (2007).

[ 3 ] Université Abou Bakr Belkaid – Tlemcen Mémoire de Master en Génie-industriel


« Optimisation de la distribution des bouteilles en gaz butane (B13) Cas de l‟entreprise Naftal
GPL Tlemcen » présenté par Abdeldjalil Anissa Ikram , Djelti Mohammed le : 2015/2016
page 04-07

[ 4 ]: université M‟Hamed BougaraBoumerdes Mémoire magister en génie chimique option


technologydrocarbures, «Simulation et optimisation des paramètres technologiques de l‟unité
de fractionnement des GPL à Haoud Berkaoui». Présenté par Mouni nasserdine année
2012/2013. Page 06-08

[5] Université kasdi marbah- ouargla Mémoire de Master en Génie des Procédés Spécialité Génie
Chimique « GPL techniques et problématiques ∕ raffinerie de SBAA (ADRAR) » présenté par
DALIL Youssouf Année Universitaire : 2012 /2013 page 05-08

[6] Université Mohamed khider biskra Mémoire de Master en Génie des procédés option génie
chimique « calcul des paramètres de fonctionnement du dépropaniseur unité 38 traitement de GPL
„MOUDULE III à HASSI R‟mel‟ » présenté par chebli laid abbessi youcef Année Universitaire :
2012 page 25-35

Page 54
Page 54
DIAGRAMME DE SHEIBEL ET JONNY

ANNEXE N°02

Page 55
DIAGRAMME DE GILLILAND

ANNEXE N°03

Page 56
: ‫الملخص‬

‫غاس البخزَه المساه ٌُ خليط مه الغاساث الٍيذرَمزبُليت الخي حخنُن أساسا مه غاس البزَبان َ البُحان في الظزَف‬
‫ إن اسخٍالك العالمي لغاس البخزَه المساه في حشايذ مسخمز وظزا لحصيلخً اإلقخصاديت‬. ‫العاديت لذرجت الحزارة َ الضغط‬
‫ لخثبيج مسخُياث‬، ‫المخميشة باعخباري َقُد وقي َ فعاه مسخقبال لذلل قذمىا دراست ٌذا االخيز على اساص اخخبار معذة العمُد‬
‫غاس البزَبان المزغُبت في المخلفاث َ وُاحج الخقطيز‬

RESUME :

Le gaz de pétrole liquéfié est un mélange d‟hydrocarbure gazeux composé


essentiellement du butane et du propane aux conditions normales de la température et de la
pression.
La consommation mondiale de GPL est en croissance continue due à son bilan
économique fiable en tant qu‟un carburant propre et efficace pour l‟avenir. La production de
ce dernier doit répondre à des normes et des spécifications bien déterminées.
Ce travail a été voué à l‟étude de l'optimisation des paramètres de fonctionnement
actuel d'une section de l‟unité gas-plant de la raffinerie d‟ADRAR , pour cela, nous avons fait
une étude de cette dernière basée sur la vérification de la colonne de déprpaniseur afin de
maintenir les teneurs admises dupropane respectivement dans le résidu et le distillat.

ABSTRACT:

Liquefied petroleum gas is a mixture of gaseous hydrocarbon composed mainly of


butane and propane under normal conditions of temperature and pressure.
Global LPG consumption is growing steadily due to its reliable economic balance as a clean
and efficient fuel for the future. The production of the latter must meet specific standards and
specifications.
This work was devoted to the study of the optimization of the current operating
parameters of a section of the gas-plant unit of the refinery of ADRAR , for which we made a
study of the latter based on the Verification of the column in order to maintain the permissible
contents of the propane respectively in the residue and the distillate.

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