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Généralités sur l'alimentation en eau

Ce document décrit le cycle de l'eau potable, y compris le captage, le traitement, le stockage, la distribution et l'assainissement. Il explique également l'origine des eaux souterraines et de surface ainsi que les méthodes de captage.

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Généralités sur l'alimentation en eau

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ALIMENTATION EN EAU

POTABLE

Pr. EL ABBASSI

Page 1

GENERALITES SUR L'AEP

Cycle artificiel de l'eau

Captage Traitement Adduction Stockage

Rejet

Rejet dans
Epuration réseau Utilisation Distribution
d’assainisst

Page 2
GENERALITES SUR L'AEP
a- Captage ou prise :
D'origine superficielle : lac, barrage, oued, mer ...
D'origine souterraine : nappe, source ...
b- Traitement des eaux
c- Conduite d'amenée : Conduite qui transporte l'eau entre la
station de traitement et le réservoir de stockage.
Gravité, si le niveau de la station de traitement ( ou captage)
est supérieur au niveau du réservoir (conduite d'adduction).
Refoulement si le niveau de la S.T ( ou captage) est inférieur
au niveau du réservoir (conduite de refoulement).
Page 3

GENERALITES SUR L'AEP

d- Accumulation : L'accumulation des eaux (ou


stockage) s'effectue dans des réservoirs pour assurer la
régularité du débit capté et pour avoir des réserves d'eau
en cas d'indisponibilité de la conduite d'amenée.
e- Réseau de distribution : Une série de conduites qui
desservent les différents consommateurs. L'écoulement
de l'eau dans les conduites de distribution se fait le plus
souvent par gravité.

Page 4
GENERALITES SUR L'AEP

Conduite
Conduite de d’amenée
liaison (adduction)

Réservoir de
Captage Station de stockage
traitement

Page 5

GENERALITES SUR L'AEP

Page 6
GENERALITES SUR L'AEP

La mission d'un distributeur d'eau potable consiste


principalement à :

• Fournir à la population suffisamment d'eau (Quantité)

• Fournir à la population une eau propre (Qualité)

• Fournir à la population l'eau sous une pression minimale

Page 7

GENERALITES SUR L'AEP

il faudrait répondre à une série de questions:


• Les besoins en eau ?
• La source d'eau ?
• La qualité de cette eau ?
• Le traitement nécessaire ?
• Le mode de transport (adduction) ?
• Le réseau de distiribution ?
• Le réseau d'assainissement des eaux usées?
• Le degré de pollution des eaux usées ?
• L'épuration de ces eaux ?
• Le rejet des eaux usées?
Page 8
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Page 9

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Au niveau d'un pays (ou d'une région), on


parle plutôt de bilan hydrologique. Le bilan
hydrologique de l'eau est tout simplement le
bilan régional du cycle de l'eau. Ce bilan peut
être schématisé comme suit :

Page 10
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Avec:
P: total des Précipitations 1an (mesuré par des pluviomètres)
E: total des Evaporations 1an (estimé par quelques formules)
R: total des Ruissellements/an(mesuré par les stations
hydrométriques)
1 : total des Infiltrations / an (non mesuré)
Ainsi, le bilan hydrologique s'écrit sous la forme suivante :

P =E + R + I
Page 11

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Non seulement les ressources en eaux au Maroc sont très


faibles, mais en plus leur

• exploitation pose deux problèmes majeurs:

• Le caractère orageux. de pluies, ce qui nécessite la construction


de barrages.

• La mauvaise répartition spatiale des ressources entre le Nord, le


Centre et le Sud, ce qui nécessite la construction d'ouvrages de
transport (canaux, conduites).
Page 12
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Page 13

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Page 14
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Page 15

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Page 16
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX
Eaux souterraines

1. Les nappes phréatiques (ou nappes de surface) :


elles sont à moins de 50 mètres de profondeurs et généralement
séparées de la surface par quelques couches de terrains
perméables. Selon les régions, la profondeur varie de quelques
mètres à 20 à 30 mètres. Ces nappes sont alimentées
principalement par infiltration à partir de la surface ou par
écoulement souterrain P u it s
T e r r a in
nature l
N iv e a u
p ie z o m é t r iq u e

N a p p e e n T e r r a in
p e r m é a b le

T e r r a in
im p e r m é a b le
Page 17

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Nappes captives :
leurs gisements sont situés à plus de 50 mètres de profondeur et
parfois même à plus de 2500 m de profondeur dans le Sud du
pays. Ces nappes sont alimentées principalement par écoulement
souterrain. Puits
Terrain
naturel
Niveau
piezométrique

Terrain
Nappe en Terrain imperméable
perméable
Page 18
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Page 19

Page 20
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Page 21

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Captage des nappes ( eaux peu profondes )

L'accès à la nappe peut s'effectuer comme suit :

– Verticalement par des puits

– Horizontalement par des drains

– Par combinaison des deux procédés en utilisant des puits à


drains rayonnants.

Page 22
Page 23

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Quand un débit d'eau Q est pompé à partir d'une nappe


phréatique, au bout d'un certain temps, un régime d'équilibre va
s'établir entre la nappe et le puits qui va se traduire par un
abaissement de la hauteur d'eau dans le puits jusqu'à une valeur h
inférieure à la hauteur initiale H. La différence (H-h), désignée par s,
prend le nom de rabattement de la nappe. Ce rabattement dépend du
débit pompé, du rayon du puits, de l'épaisseur et la perméabilité de
la nappe. La formule de Dupuit nous donne une relation entre toutes
ces grandeurs :

Page 24
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Dans une nappe captive, le rabattement s est défini comme


étant l'abaissement de la pression d'une valeur initiale H à une
pression inférieure h. Dans ce cas, la formule de Dupuit s'écrit
avec e est l'épaisseur de la nappe (en m). Notons que, pour les
nappes captives:

Page 25

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

• Pollution des eaux souterraines

Page 26
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX
Pollution des eaux souterraines

Les nappes souterraines sont alimentées par les eaux infiltrées.


Ces eaux peuvent transporter les bactéries fécales dans le sol
jusqu’à une profondeur de trois mètres .Une fois la surface libre
de la nappe est atteinte ces bactéries peuvent être acheminées
jusqu’à une distance de 15 mètres environ dans le sens de
l’écoulement.

Page 27

Page 28
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Sources :
Les sources sont les emplacements où les eaux
souterraines débouchent à l’air libre.
Toute source est alimentée par une portion de la nappe qui
lui a donné naissance.

Source

Nappe

Page 29

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Les principaux types de sources sont :


Sources d’affleurement
Sources de déversement
Sources d’émergence.
a- Sources d'affleurement :

Les sources d’affleurement sont alimentées par la partie
inférieure de la nappe. Le fond de la vallée atteint
l'imperméable.

Page 30
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

b- Sources de déversement :
Les sources de déversement prennent naissance dans les
formations fissurées. L'eau apparaît au point de rencontre
des fissures avec le flanc de la vallée

Page 31

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Sources d'émergence :
Ces sources sont alimentées par la partie supérieure de la
nappe. Le fond de la vallée n'atteint pas l'imperméable.

Page 32
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Conditions à satisfaire à la construction

-Prendre l’eau de son gisement géologique ;

-Nettoyer le local de la source avant la construction de l’ouvrage ;

-Drainer les eaux de surface par une rigole de dérivation tout


autour de la source ;

-Prévoir une zone de protection proche de rayon 5à 50m. Dans


cette zone il faut supprimer toute source de pollution ;

Page 33

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

- Prévoir une zone de protection éloignée de rayon allant de 20 à


200m. Dans cette zone il faut contrôler les sources de pollution
s’il est impraticable ou non économique de les supprimer ;

-La chambre doit être construite de façon à prévenir l’entrée de


la lumière ;

-Prévoir une trappe de visite pour le nettoyage de la chambre ;

-Avant la mise en service, la chambre doit être désinfectée.

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Page 35

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Eaux de surface :
Eaux de rivière
Eaux de barrage ou lac
Captage en rivière :
La prise doit être située en amont des agglomérations
Oued

pour éviter les pollutions.


Agglom
ération

Prélèvement
Page 36
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Les inconvénients des eaux de surface sont :

- température variable ;

-Composition chimique variable ;

- Eau moins agréable à boire ;

-Contaminations possibles par pollution en amont ;

- Plus grande vulnérabilité que les eaux souterraines par grande


sècheresse.

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Page 38
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Prise dans le fond du lit :


Utilisé dans les rivières à régime torrentiel (fortes pentes
et grandes vitesses d'écoulement).
On dispose de gros graviers autour de la crépine afin de
la protéger.

Page 39

ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX

Prise au milieu de la rivière :

La prise doit être protégée par une estacade pour éviter sa


détérioration

Page 40
ORIGINE ET CAPTAGE DES EAUX
Prise sur la berge :

Page 41

Etude des conduites


d’adduction
L'adduction est le transfert de l'eau de la source naturelle ou
de la station de traitement vers les réservoirs de distribution.
Adduction gravitaire

Adduction par refoulement.

Page 42
Etude des conduites
d’adduction
d’une adduction gravitaire
Cas d’

Les tracés « obligatoires » sont imposés par la nécessité de


suivre le tracé du réseau de la voirie ou des accotements des
routes.

Dans le cas contraire, limiter le passage par des terrains privés


(pour minimiser l’expropriation).

Page 43

Etude des conduites


d’adduction
Le tracé à adopter doit :

Etre le plus court possible pour réduire les frais de premier


établissement

Eviter la multiplicité des ouvrages coûteux ou fragiles


(traversées de rivières, de canaux ou de routes importantes,…)

Eviter la traversée de propriétés privées nécessitant des


expropriations.

Suivre les voies publiques .


Page 44
Etude des conduites
d’adduction

Page 45

Etude des conduites


d’adduction
Adduction par refoulement

Tracé

Le pompage a pour but d’élever l’eau du captage (ou d’un


réservoir bas) et de la refouler dans l’adduction qui va vers un
réservoir haut. On peut avoir soit :

Page 46
Etude des conduites
d’adduction
Adduction mixte refoulement- gravitaire :

Dans certains cas, la topographie des lieux imposera une


adduction mixte refoulement-gravitaire. Un réservoir
intermédiaire recevra l’eau provenant de la conduite de
refoulement. L’eau s’écoulera ensuite par gravité.

Page 47

Etude des conduites


d’adduction
• Charge hydraulique:

la charge hydraulique (en m) dans une section quelconque d'une


conduite est définie par:

Page 48
Etude des conduites
d’adduction

• U est la vitesse moyenne de l'eau dans la conduite (= débit /


section), en m/s
• P est la pression moyenne dans la conduite, en Pa
• g est l'accélération de la pesanteur (= 9,81 m/s2)
• z est la cote moyenne de la conduite, en m
• p est la masse volumique de l'eau (1000 Kg/m3)
• α est un coefficient dû à la non homogénéité des vitesses dans
la section ,nous le prendrons, dans la suite , égal à 1.

Page 49

Etude des conduites


d’adduction
Soit Hl la charge hydraulique dans la section SI et H2 dans la
section S2, le théorème de Bernoulli, pour un fluide réel, permet
d'écrire :

Où J (noté aussi ∆H) représente la perte de charge totale entre


la section SI et S2 . Ces pertes de charge sont en réalité de deux
types :
- perte de charge linéaire (ou répartie sur toute la longueur de
la conduite): due aux frottements visqueux, turbulents et contre
les parois des canalisations.
- perte de charge singulière (ou locale): due aux diverses
singularités qui peuvent être placées le long de la canalisation.
Page 50
Etude des conduites
d’adduction
Perte de charge linéaire:

On définit la perte de charge linéaire J (en m) par


l'expression universelle suivante (formule dite de Darcy-
Weisbach) :

L est la longueur totale de la conduite (en m) et λ est le


coefficient de perte de charge.

Page 51

Etude des conduites


d’adduction
• Perte de charge singulière:
La perte de chargé locale (notée Ali) provoquée par ces
singularités peut généralement se mettre sous la forme :

Où K est un coefficient qui dépend de la forme et des


dimensions de la singularité.

Page 52
Etude des conduites
d’adduction
Conduites en série:
Les conduites en série sont traversées par le même débit. La
perte de charge totale étant la somme des pertes de charge
linéaires et singulières :

Page 53

Etude des conduites


d’adduction
Conduites en parallèle :

Les conduites en parallèles ont la même perte de charge. Le


débit total traversant toutes les conduites est la somme des débits :

Page 54
Calcul du diamètre de la conduite
d’adduction :

Page 55

Calcul du diamètre de la conduite


d’adduction :
P1 V12 P2 V22
Z1 + + = Z2 + + + J12
ρ.g 2.g ρ.g 2.g
Zi : Energie potentielle
Pi
ρ .g : Energie due à la pression

V i2
2 .g : Energie due à la vitesse

J12 : Perte de charge entre les sections 1 et 2.

Page 56
Calcul du diamètre de la conduite
d’adduction :
Pour le calcul du diamètre d’une conduite d’adduction, on sait
que :
C.Q2 8 .λ π.D2
j= 5 C = 2 Q = V.S = .V
π .g 4
D
*Quatre paramètres interviennent pour le dimensionnement d’une
conduite : Q , j, V, D

* Il y a 2 équations et 3 inconnues ( j, V, D)

* La solution consiste à se fixer l’un des paramètres j ou V et


trouver D.
Page 57

Calcul du diamètre de la conduite


d’adduction :
* Il faut ensuite vérifier que la valeur du paramètre non utilisé est
acceptable.

* Il faut aussi éviter des vitesse situées en dehors de l’intervalle


[0,5 ; 2m/s], car :

V< 0,5 m/s ; risque de dépôt et acheminement de l’air


difficile vers les points hauts.

V> 2 m/s ; accroissement du risque de dégradation de la


conduite et du coup de bélier.
Page 58
1er cas : j fixé:
On connaît : j =J/L , Q

C.Q2 8 .λ
D =
5
C = 2
On utilise l’expression de j avec π .g
La détermination du diamètre nécessite le calcul de par la
formule de Colebrook:
1  k 2 ,51 
Re =
V.D = − 2 Log  + 
υ λ  3,7 .D Re . λ 
avec
A l’aide d’un programme sur machine à calculer (ou sur
ordinateur) ou à l’aide des tables ou abaques, on détermine λ. On
calcule ensuite C et enfin le diamètre D. Page 59

Calcul du diamètre de la conduite


d’adduction :

Page 60
2ème cas : V fixé:
Si Q est connu et V fixé, alors :
4 .Q
D2 =
π .V
D’où
4 .Q
D=
π .V

Avec Q et D connus, on obtient j à l’aide de la formule et les


pertes de charges linéaires J=j x L

Si l’emplacement du réservoir R1 est connu, il faut vérifier si


l’emplacement du réservoir R2 est compatible avec la
topographie des lieux.
Page 61

Exemple : Conduite d’adduction gravitaire issue d’un réservoir


(R1)
Conduite en acier
Q = 120 l/s
L = 2000 m
Cote départ R1 : 40
• Trouver le diamètre et la côte d’arrivée au Réservoir R2 en
supposant V= 2m/s
• Trouver le diamètre et la vitesse en supposant la côte
d’arrivée au Réservoir R2 = 20 Page 62
Page 63

Calcul des besoins en eau

Différents types de besoins en eau

Il existe trois niveaux de besoins en eau :

Consommation : Quantité d’eau consommée par l’ensemble


des utilisateurs (Vcons)

Distribution : Quantité d’eau distribuée à partir du (des)


réservoir(s) ( Vdist)

Vdist = Vcons/Rendement réseau

Page 64
Calcul des besoins en eau

Production : Quantité d’eau produite = Quantité prélevée à


partir du captage – perte au niveau de la production (Vprod)

Vprod = Vdist/Rendement adduction

= Vcons/Rendement global

Le rendement global est le produit des rendements du réseau de

distribution et de l’adduction.

Page 65

Calcul des besoins en eau

Usages fondamentaux de l'eau

Trois catégories de consommation :

Domestique

Publiques

Industrielles, touristiques ...

Page 66
Calcul des besoins en eau
Consommation domestique :
La consommation domestique moyenne est généralement
rapportée au nombre d'habitants, elle est alors exprimée en litres
par jour et par habitant (en l/jour/hab). Cette consommation varie
en fonction de plusieurs facteurs: le niveau de vie, les habitudes,
la disponibilité de l'eau, le climat, le prix de l'eau, la forme de la
fourniture de l'eau (alimentation individuelle ou borne fontaine),
etc. D'autre part, elle évolue d'une année à l'autre, en liaison avec
l'évolution du niveau de vie.

Page 67

Calcul des besoins en eau


Consommation publique :
C’est une eau destinée aux équipements publiques tels que les
écoles, les administrations, les hôpitaux ...
Consommation industrielle :
L'eau des industries est consommée de deux façons :
Matière première
Refroidissement
La consommation dépend de la nature de l'industrie.
Consommation touristique :
Il s’agit de la consommation des établissements
touristiques : hôtels, campings ... Page 68
Page 69

Calcul des besoins en eau

Parmi les autres besoins d'eau potable, nous rappelons:


• besoins touristiques (des hôtels) : de 400 à 700 l/jour/lit (et
pouvant atteindre 1200 l/jour/lit pour les hôtels de luxe).

• besoins d'irrigation: vue que le prix de l'eau potable est très


élevé, son utilisation en irrigation se limite, éventuellement, à
quelques cultures de fleures et à quelques pépinières.

Page 70
Calcul des besoins en eau
Les besoins de consommation sont calculés par l’expression
suivante :

Vcons = DOT_ PB x PB + DOT_ PNB x PNB + DA x P + DI x P

DOT_ PB : Dotation de la population branchée (l/j/hab)


PB : Population branchée (hab)
DOT_ PNB : Dotation de la population non branchée (l/j/hab)
PNB : Population non branchée (hab). PNB = P – PB ,
P : population totale (hab)
DA : Dotation des équipements administratifs (l/j/hab)
DI : Dotation des équipements industriels (l/j/hab)

Page 71

Calcul des besoins en eau

Dotations en eau

Dotation moyenne de la population branchée

La dotation de la population branchée est obtenue par


l’expression :

DOT_ PB= CONS PB /PB

DOT_ PB : Dotation de la population branchée (l/j/hab)

CONS PB : Consommation de la population branchée (m3/j)

PB : Population branchée (hab)


Page 72
Calcul des besoins en eau
La population branchée est calculée par :

PB= TB x P

TB : taux de branchement au réseau d’eau potable

P : nombre de population (hab)

Exemple :

P= 20 000 hab, TB = 50 %, CONS PB = 1000 m3/j

PB = 0,5 x 20 000 = 10 000 hab

DOT_PB = 1 000 x 1 000/10 000 = 100 l/j/hab.


Page 73

Calcul des besoins en eau

Dotation moyenne de la population non branchée


La dotation de la population non branchée au réseau d’eau Potable
(alimentée par des bornes fontaines) est obtenue par l’expression :
DOT_PNB = CONS PNB/PNB
DOT_PNB : Dotation de la population non branchée (l/j/hab)
CONS PNB : Consommation de la population non branchée (m3/j)
PNB : Population non branchée (hab).

PNB = P - PB

Page 74
Calcul des besoins en eau
Dotation des équipements administratifs
La dotation des équipements administratifs sert à calculer la
consommation journalière des équipements administratifs en
multipliant cette dernière par la population totale de
l’agglomération.
DA = CEA / P
DA : Dotation des équipements administratifs (l/j/hab)
CEA : Consommation des équipements administratifs (m3/j)
P : population totale (hab)

Page 75

Calcul des besoins en eau

Dotation industrielle :

La dotation industrielle est définie par : la consommation


industrielle rapportée sur la population totale de
l’agglomération (l/j/hab).

Page 76
Calcul des besoins en eau
Calcul de la population
Le nombre de population d’une agglomération dépend des
facteurs suivants :
– Taux de natalité
– Taux de mortalité
– Immigration et émigration.
On peut connaître les populations des années passées sur la base
des statistiques effectuées en :
– 1960 → P0
– 1971 → P1
– 1982 → P2
– 1994 → P3
– 2004 → P4 Page 77

Calcul des besoins en eau

La méthode la plus utilisée pour calculé le nombre de


population est la méthode rationnelle

Pn = P0 (1 + τ )
n

P0 : population à la date 0

Pn : population à la date n

ζ: taux d’évolution de la population entre les dates 0 et n

Page 78
Calcul des besoins en eau

Variations des besoins

Variations journalières
La consommation d'eau est variable en fonction du mois (la
consommation est maximale en Juillet et Août), du jour de la
semaine (elle est généralement maximale le Lundi) et de
l'heure de la journée (elle est généralement maximale vers 12
heure du matin)..

Page 79

Calcul des besoins en eau

Variation mensuelle de la consommation:

Page 80
Calcul des besoins en eau

• Variation journalière de la consommation:

Page 81

Calcul des besoins en eau

Variations horaires
Les ouvrages de distribution d'eau (réseau, réservoirs) doivent
être dimensionnés pour fournir la demande horaire maximale
(l'heure de pointe ou la pointe horaire), de la journée de pointe, de
l'année du projet. On définit aussi un coefficient de pointe horaire
K2:

Page 82
Calcul des besoins en eau

• Variation horaire de la consommation:

Page 83

Calcul des besoins en eau

Exemple d’application pour le calcul des besoins en eau de la ville de


Rommani
Statistiques de la population:
Années 1971 1982 1994
Population (hab.) 4 494 9 076 11 433
Taux d’accroissement (%) 6,53 1,94
Nombre de ménages 1 699 2 248
Nombre de personnes/ménage 5,3 5,08

Evolution de la population
Prévisions démographiques de la ville de Rommani :

Horizon 1994 2000 2005 2010 2015 2020


Population (hab.) 11433 12875 14076 15314 16498 17686
Taux d’accroissement (%) 2,0 1,8 1,7 1,5 1,4
Page 84
Calcul des besoins en eau

Taux de branchement au réseau de distribution


Le taux de branchement calculé pour les années 2000 et 2001 sur la base
des nombres d’abonnés domestiques et d’un nombre de population par
abonnement .
Année 2000 2001
Nombre d’abonnés domestiques 2000 2170
Nombre de population par
abonnement (un ménage par 5,1 5,1
abonnement)
Taux de branchement 79% 84%

Les taux de branchement futurs sont fixés comme suit :

Année 2005 2010 2015 2020


Taux de branchement 85% 90% 98% 98%

Page 85

Calcul des besoins en eau

Dotation en eau
Les dotations en eau des différents abonnés (population branchée,
population non branchée, administration, industrie) sont calculées sur
les tableaux donnés ci-dessous pour les années 2000 et 2001.
• Dotation en eau de la population :

Population (hab.) Consommation (m3/j) Dotation (l/j/hab.)


Année
Non Pop. Pop. Non Pop. Pop. Non
Branchée
branchée Branchée branchée Branchée branchée
2000 10172 2704 544 39 53,3 14,5
2001 11010 2097 593,2 28 54 13,5

Les dotations retenues pour les horizons futurs sont :


Année 2005 2010 2015 2020
-Pop. Branchée (l/j/hab) 60 60 60 60
-Pop. Non branchée (l/j/hab) 15 15 15 15

Page 86
Calcul des besoins en eau

• Dotation en eau des administrations et des industries :


Population Consommation (m3/j) Dotation (l/j/hab.)
Année
totale (hab.) Administration Industrie Administration Industrie
2000 12875 116 26 9 2
2001 13107 116,6 31,1 9 2,4

Pour les horizons futurs, on adopte :


→ la dotation administrative : 10 l/j/hab.
→ la dotation des industries : 5 l/j/hab.

Page 87

Calcul des besoins en eau


Rendement
L’évolution des rendements d’adduction et de distribution pendant les années
2000 et 2001 est :

Production Distribution Consommation Rendements (%)


Année
(m3/an) (m3/an) (m3/an) Adduction Réseau
2000 314488 286758 264350 91,2 92,2
2001 340444 318323 280575 93,5 88,1
Pour les horizons futurs :
nous retiendrons un rendement plus réaliste (85 %) pour le réseau de
distribution et de 92 % pour l’adduction.

Coefficients de pointe retenus


• Coefficient de pointe journalière : 1,3
• Coefficient de pointe horaire : 2.

Tableau des Besoin en eau de Rommani

Page 88
Calcul des besoins en eau Statistiques Prévisions
DESIGNATION 1994 2000 2001 2002 2005 2010 2015 2020
POPULATION DU CENTRE 11433 12875 13107 13343 14077 15315 16498 17686
TAUX D'ACCROIST (%) 2.00% 1.80% 1.80% 1.80% 1.70% 1.50% 1.40%
TAUX DE BRANCHT (%) 79% 84% 85% 85% 90% 98% 98%
[Link] (hab) 10172 11010 11342 11965 13783 16168 17332
[Link] BRANCHEE (hab) 2704 2097 2001 2112 1531 330 354
DOTATIONS (l/j/hab.)
POPULATION BRANCHEE 53.5 54 60 60 60 60 60
[Link] BRANCHEE 14.5 13.5 15 15 15 15 15
ADMINISTRATIVE 9 9 10 10 10 10 10
INDUSTRIELLE 2 2.4 5 5 5 10 10
DOTATION NETTE GLOBALE 56 59 68 68 71 79 79
CONSOMMATION (m3/j)
POPULATION BRANCHEE 544 595 680 718 827 970 1040
[Link] BRANCHEE 39 28 30 32 23 5 5
ADMINISTRATIVE 116 118 133 141 153 165 177
INDUSTRIELLE 26 31 67 70 77 165 177
TOTAL CONSOMMATION 725 772 911 961 1080 1305 1399
RENDEMENTS
RESEAU 92% 88% 85% 85% 85% 85% 85%
ADDUCTION 91% 94% 92% 92% 92% 92% 92%
GLOBAL 84% 82% 78% 78% 78% 78% 78%
BESOINS A LA DISTRIBUTION (l/s)
TOTAL MOYENNE 9.1 10.1 12.4 13.1 14.7 17.8 19
TOTAL POINTE JOURNALIERE 11.8 13.2 16.1 17 19.1 23.1 24.8
BESOINS A LA PRODUCTION (l/s)
TOTAL MOYENNE 10 10.9 13.5 14.2 16 19.3 20.7
TOTAL POINTE JOURNALIERE 13 14.1 17.5 18.5 20.8 Page 26.9
25.1 89
Pointe journalière : 1.3

Calcul des besoins en eau

Application : Calcul des besoins en eau de la ville de Béni Mellal

Sur le tableau ci dessous sont présentés les données suivantes :


• Les recensements de population de la ville de Béni Mellal des années 1994 et
2004.
• Le taux de branchement de population des années 2004 à 2008
• La consommation d’eau potable des années 2004 à 2008 des populations
branchées, populations non branchées, administrations, industries, hôtels.
• Les rendements du réseau et de l’adduction des années 2004 à 2008.
• Le coefficient de la pointe journalière.

Page 90
Calcul des besoins en eau
ANNEES 1994 2004 2005 2006 2007 2008
Population ( Hab) 140212 163286
Taux d'accroissement (en %)
Taux de br anchement (en %) 83 86 89 94 97
Population Branchée
Population Non Br anchée
Con sommation (m 3/j)
Populat ion branchée 9964 10789 11028 11203 11377
Populat ion non branchée 739 762 856 783 760
Administ rat ive 1326 1311 1393 1615 1729
Indust rielle 275 216 171 169 181
Hô tels 112 101 111
TOTAL CO NSOMM ATIO N 12305 13077 13559 13871 14158
DOT ATIO NS (l/Hab/j)
Populat ion branchée
Populat ion non branchée
Administ rat ive
Hô tels
Indust rielle
DOTATION NETT E GL OBAL E
DOTATION BRUTT E GLO BALE
RESEAU 64% 65% 62% 68% 65%
ADDUCT ION 98% 98% 98% 98% 98%
GLOBAL
BESOINS A L A DIST RIBUTION
(l/s)
MOYENNE
POINTE JOURNALIERE
BESOINS A L A PRO DUCTION
(l/s)
MOYENNE
POINTE JOURNALIERE
pointe journalière : 1.3
Page 91

Calcul des besoins en eau

On demande de :
• Déterminer les dotations en eau des différents consommateurs
pour les années 2004 à 2008.
• Calculer les besoins en eau moyens et de pointe pour les années
2009, 2010, 2015, 2020 et 2025. Les hypothèses retenues pour le
calcul des besoins en eau futurs sont récapitulées sur le tableau ci-
dessous. Les résultats de calcul doivent être récapitulés sur le
tableau des besoins en eau donnés ci-dessous.

Page 92
Calcul des besoins en eau

ANNEES 2009 2010 2015 2020 2025


Taux d'accroissement (en %) 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5
Taux de branchement (en %) 97 97 98 98 98
DOTATIONS (l/Hab/j)
Population branchée 74 75 80 80 80
Population non branchée 30 30 25 20 15
Administrative 10 10 15 15 15
Hôtels 1 1 2 3 3
Industrielle 2 5 10 10 10
RENDEMENTS
RESEAU 65% 70% 75% 80% 80%
ADDUCTION 98% 98% 98% 98% 98%
pointe journalière : 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3
Page 93

ANNEES 1994 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2015 2020 2025
Population ( Hab)140212 163286 165735 168221 170745 173306 175905 178544 192343 207208 223221
Taux d'accroissement (en %) 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5
Taux de branchement (en %) 83 86 89 94 97 97 97 98 98 98
Population Branchée 135295 143299 150309 160578 168405 170628 173188 188496 203063 218757
Population Non Branchée 27991 22436 17912 10167 4901 5277 5356 3847 4144 4464
Consommation (m3/j)
Population branchée 9964 10789 11028 11203 11377 12626 12989 15080 16245 17501
Population non branchée 739 762 856 783 760 158 161 96 83 67
Administrative 1326 1311 1393 1615 1729 1759 1785 2885 3108 3348
Industrielle 275 216 171 169 181 352 893 1923 2072 2232
Hôtels 112 101 111 176 179 385 622 670
TOTAL CONSOMMATION 12305 13077 13559 13871 14158 15072 16006 20369 22130 23818
DOTATIONS (l/Hab/j)
Population branchée 74 75 73 70 68 74 75 80 80 80
Population non branchée 26 34 48 77 155 30 30 25 20 15
Administrative 8 8 8 9 10 10 10 15 15 15
Hôtels 0 0 1 1 1 1 1 2 3 3
Industrielle 2 1 1 1 1 2 5 10 10 10
DOTATION NETTE GLOBALE 75 79 81 81 82 86 90 106 107 107
DOTATION BRUTTE GLOBALE 120 124 133 122 128 135 131 144 136 136
RESEAU 64% 65% 62% 68% 65% 65% 70% 75% 80% 80%
ADDUCTION 98% 98% 98% 98% 98% 98% 98% 98% 98% 98%
GLOBAL 63% 64% 61% 67% 64% 64% 69% 74% 78% 78%
BESOINS A LA DISTRIBUTION (l/s)
MOYENNE 223 233 253 236 252 268 265 314 320 345
POINTE JOURNALIERE 289 303 329 307 328 349 344 409 416 448
BESOINS A LA PRODUCTION (l/s)
MOYENNE 227 238 258 241 257 274 270 321 327 352
POINTE JOURNALIERE 295 309 336 313 334 356 351 417 425 457
pointe journalière
1.3: Page 94
Calcul des besoins en eau et
détermination des débits aux nœuds
Détermination des débits aux noeuds
Besoins en eau potable par secteur
Le dimensionnement d’un réseau de distribution nécessite la détermination du
débit maximal à véhiculer par le réseau. Ce débit est le débit de pointe horaire :
(Qph = [Link], avec Kh : Coefficient de la pointe horaire)

Qpj est le débit de la pointe journalière :


Qpj = [Link] (Qmj : débit moyen journalier : produit de la dotation en eau et du
nombre de population, Kj : coefficient de la pointe journalière).

Le débit Qmj est calculé par l’expression : P .Dot


Qmj(l / s ) =
P : Population ou nombre d’habitants desservis
86400
Dot : dotation en eau des populations (l/j/hab)

La population est calculée par : P = D x TR x S

D : densité d’habitat (hab/ha)


TR : taux de remplissage de la zone d’habitat.
S : superficie de la zone (ha).

Page 95

Calcul des besoins en eau et


détermination des débits aux noeuds
Le calcul des besoins en eau s’effectue en suivant les étapes décrites ci-
dessous :
La densité d’habitat :
La densité d’habitat est le nombre d’habitant par hectare. On donne
pour :
1- Habitat individuel : 200 hab/ha ;
2- Habitat R+1 : 250 hab/ha ;
3- Habitat R+2 : 300 hab/ha ;
4- Zone villa : 100 hab/ha.

Taux de remplissage :
Rapport de la surface habitée d’une zone sur la surface totale de la même
zone.

Page 96
Calcul des besoins en eau et
détermination des débits aux noeuds
Dotation en eau :
A partir des statistiques de consommation, on peut déduire les dotations
correspondantes et par suite pour chaque horizon considéré la
consommation totale de chaque catégorie de consommation.

• Dotation domestique
La dotation en eau est calculée par secteurs pour des zones d’habitat
homogènes sur la base des statistiques de consommation par secteurs.
Exemple :
Zone d’habitat R+1 ……..60 l/j/hab
Zone d’habitat R+2 ……..70 l/j/hab
Zone d’immeubles.. ……..80 l/j/hab
Zone de villas……. …….100 l/j/hab

Page 97

Chapitre 2: Calcul des besoins en eau et


détermination des débits aux noeuds

Page 98
Chapitre 2: Calcul des besoins en eau et
détermination des débits aux noeuds

Taux Super Dotations Cons Cons Débit


Occup. du Densité
Noeud de en Pop l/j/hab m3/j/ha .forf Jour Moyen
sol hab/Ha
rempli Ha m3j m3 l/s
Zone villa
100 1.00 100 100 60 -------- ----- 6
Z1.1
Zone plus.
Niveaux 100 1.00 250 250 60 ------ ------ 15
Z2.5
1
Mosquée ----- 0.25 ----- ------ ------ ------- 5 5
Ecole
primaire -------- 0.5 ----- ----- ------ 25 ------ 12.5
E1
Total 38.5 0.44

Page 99

Chapitre 2: Calcul des besoins en eau et


détermination des débits aux noeuds
Application 2 : Calcul des besoins en eau par secteur
Calculer la population par secteur ainsi que la dotation par type d’habitat.
Taux de
Type Superficie Consommation
Secteurs remplissage
d’habitat (ha) (m3/j)
%
4 32 100 396.4
R + 1 11 12.71 100 171.18
24 23.41 80 217.62
2 17.66 55 263.49
3 12.69 95 362.11
R + 2
7 9.6 100 235.14
36 14.7 78 286.32
6 27.81 23 276.25
R + 3
27 12.28 42 194.91
Villas 10 29.22 69 275.53

Les densités de la population retenues sont :


Type d’habitat Densité (hab/ha)

R + 1 200

R + 2 400

R + 3 600
Villas 150 Page 100
Conception d’un projet d’AEP :

En général, l’alimentation en eau potable d’un centre quelconque

comporte les éléments suivants :

· Une Station de pompage.

· Une Conduite de refoulement.

· Un Réservoir de stockage.

· Un Réseau de distribution

Page 101

Conception d’un projet d’AEP :


Le fonctionnement des éléments ci-dessus consiste à :
· Relever de l’eau en quantité disponible jusqu’à la côte de
réservoir qui dominera le centre et assurera suffisamment de
pression.
· Stocker de l’eau en quantité nécessaire correspondant au
volume équivalent d’une demi-journée de la consommation
moyenne du centre, majorée par une réserve d’incendie égale à
120 m3.
· Amener de l’eau jusqu’au point de départ de la conduite de
distribution, et par la suite alimenter le tronçon du réseau
projeté.

Page 102
Conception d’un projet d’AEP :
Réservoir de stockage :
Les réservoirs de stockage ont pour rôle essentiel de :
• Se substituer aux adductions et aux ouvrages de captage en cas
de pannes ou d’interruption au niveau de la production (fonction
de réserve).
• Faire face aux modulations de la demande par rapport aux
débits provenant de l’ouvrage de captage (fonction de
démodulation).
• Assurer la mise en pression de réseau de desserte, bornes
fontaines, et/ou du réseau de distribution (cas de branchements
particuliers ).
• Permettre une sécurité en matière de protection contre
l’incendie Page 103

Conception d’un projet d’AEP :


Tracés des Canalisations :
On peut distinguer :
· Les parcours ou tracés obligés, qui sont en général les rues
à desservir au sein d’une agglomération.
· Les parcours intermédiaires, par exemple de station de
pompage vers le réservoir ou du réservoir vers
l’agglomération.

Page 104
Conception d’un projet d’AEP :
• Profil en long :
La profondeur :
Les canalisations sont posées en tranchée avec une hauteur de
couverture minimale de 0.80 m au dessus de la génératrice
supérieure. Cette disposition permet de lutter contre le gel -
dégel.
La pente :
il vaut mieux que les remontées soient faibles (pente de 2 à 3
pour mille) et les descentes fortes (pente de 4 à 6 pour mille )
afin de pouvoir éliminer facilement les bulles d’air en les
accumulant dans les points hauts.

Page 105

Conception d’un projet d’AEP :


• Les équipements des points hauts : Les points hauts doivent
être équipés de venteuses pour libérer les canalisations des
bulles d’air emprisonnées.
Les équipements des points bas : Les points bas sont équipés de
robinets vannes de vidange pour la vidange des conduites au
moment d’éventuelles réparations

Page 106
Typologie d’ossatures de réseau
• réseau maillé
Les conduites des réseaux de distribution sont le plus souvent
enfouies et dans la mesure du possible le réseau est constitué
de boucles : il est alors dit maillé

Page 107

Typologie d’ossatures de réseau


réseau maillé

C’est le réseau qui permet le meilleur service possible aux


usagers : pressions mieux équilibrées ; en cas de bris ou de
réparations, moins d’abonnés ne seront pas desservis puisque
l’eau peut atteindre un même point par différents chemins.
Dans un réseau maillé la vitesse de l’écoulement est rarement
nulle, ce qui est un avantage pour la qualité de l’eau

Page 108
Typologie d’ossatures de réseau
• réseau ramifié

Lorsque le réseau n’est pas maillé, il est dit ramifié ou étoilé. Ce type de
réseau pose des problèmes en cas de casses car l’eau s’écoule toujours dans
le même sens

Page 109

Typologie d’ossatures de réseau


• AMELIORATION D'UN RESEAU RAMIFIE
Le réseau est souvent du type ramifié à partir d'un point unique de prise sur le
réseau général.

Ces dispositions peuvent être améliorées par raccord de 2 ramifications ou par


la création d'un deuxième point de piquage sur la canalisation principale

Page 110

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