Rapport de stage en comptabilité
Rapport de stage en comptabilité
Et de la Recherche Scientifique
Université de Carthage
Prix de transfert :
Evolution de la règlementation tunisienne et
droit comparé
Je dédie ce travail.
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REMERCIEMENTS
Après avoir rendu grâce à Dieu le Tout Puissant je tiens à remercier tous ceux qui, de près
ou de loin ont participé à la rédaction de ce rapport.
Je tiens tout d’abord à remercier [Link] Hatem, mon encadrant académique pour son
aide, ses conseils, son soutien et sa disponibilité dans ce projet auquel j’ai pu m’accomplir
totalement dans mes missions et qu’il n’a cessé de me prodiguer tout au long de la période
du projet.
Je tiens aussi à adresser mes plus vifs remerciements à Mme Feki Mariem mon maître de
stage pour son écoute, ses conseils et son aide à me familiariser au sein du cabinet.
Je remercie également toute l’équipe du cabinet « HM Consulting » pour leur accueil et
leur soutien.
Encore je souhaite remercier tous mes enseignants de l’IHEC Carthage pour les efforts
qu’ils ont fournis et leur précieuse contribution à ma formation.
Enfin, je tiens à remercier tous les membres du jury qui ont bien voulu évaluer mon
rapport.
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SOMMAIRE
Remerciements ......................................................................................................................... 3
Introduction : .......................................................................................................................... 7
Conclusion : .......................................................................................................................... 26
Introduction : ........................................................................................................................ 27
Section 1 : Partie théorique : le contrôle des prix de transfert et les législations applicables29
Section 2: Cas Pratique de l’application des prix de transfert au sein des sociétés .............. 42
GLOSSAIRE........................................................................................................................... 52
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................. 53
Annexes ................................................................................................................................... 57
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Introduction générale
Dans le cadre de l’accomplissement de ma formation en licence applique en comptabilité et
dans le but développer des compétences de planification de travail, d’adaptation au milieu, de
communication orale et écrite et d’apprendre à s’auto évaluer par la pratique. Nous avons eu
l’occasion d’effectuer un stage pratique qui s’est étalé sur une période de trois mois allant du
01 Février au 30 avril 2019 au sein du cabinet HM Consulting au cours duquel nous avons eu
l’opportunité de découvrir le monde de l’entreprise qui représente un monde très différent de
l’environnement scolaire et d’observer sur le terrain un métier que j’ambitionne d’exercer
plus tard.
Durant ce stage, nous avons été amenés à comprendre le fonctionnement de l’établissement
ainsi que son organisation interne, sa hiérarchie et les rôles attribués à chaque poste. Une
panoplie de missions et de tâches ont été assurées, allant de mission d’audit contractuel,
commissariat aux comptes, jusqu’aux conseils financiers. Sans oublier les missions de
restructuration d’entreprises, d’assistance comptable et fiscale, légale et administrative.
Au-delà d’enrichir nos connaissances professionnelles, ce stage a été pour nous une
opportunité d’acquérir une expérience valeureuse et importante dans le secteur de l’expertise
comptable. De plus, cette expérience nous a fait découvrir un nouveau monde en l’occurrence
le Consulting des entreprises nationales mais aussi multinationales.
La croissance de ces dernières a posé des problèmes de plus en plus complexes aux
administrations fiscales et aux entreprises multinationales elles-mêmes, car les règles
d’imposition de ces entreprises, différentes selon les pays, ne peuvent être considérées
isolément, mais doivent être analysées dans un contexte international plus large.
C’est ainsi que nous nous sommes principalement concentré sur la notion des prix de
transfert et des risques qui lui sont rattachés et de la démarche de contrôle appropriée dans le
cadre d’une mission de commissariat aux comptes.
Ce rapport est issu des travaux que nous avons effectués durant notre stage et se base sur
trois parties principales:
1. Une description du cabinet « HM Consulting » au sein duquel s’est déroulé mon
stage
2. Une analyse des tâches accomplies dans le domaine de la comptabilité et d’audit
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3. Enfin une analyse générale du stage tout en prenant comme thématique les
risques spécifiques du prix de transfert et la démarche d’audit appropriée
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CHAPITRE I : PRESENTATION DU CABINET «HM CONSULTING
» ET DES ENTREPRISES CLIENTES
Introduction :
Le présent chapitre est subdivisé en deux sections distinctes : une première section dans
laquelle nous allons procéder à une présentation générale du Cabinet «HM CONSULTING »,
et une deuxième section dans laquelle nous allons présenter les entreprises clientes.
1. Création et historique :
Le cabinet HM consulting a été fondé en 2013 par Mme Feki Mariem qui a été rejoint à
partir de 2017 par Mr Hatem Ghozzi.
Email • contact@[Link]
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3. Description du cabinet
3.1 Effectifs :
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2. Département assistance comptable :
L’assistance comptable se manifeste par la tenue des comptes comptables et la
préparation des livres légaux dans le but d’assurer la crédibilité des soldes des comptes
et augmenter le degré de confiance accordé aux états financiers des sociétés clientes
mais cette tâche peut aller plus loin. En effet, pour plusieurs clients le cabinet se
charge de l’établissement des états financiers, du contrôle des factures et même des
tâches les plus sensibles comme la préparation des bulletins de paie et les bordereaux
de charges sociales ainsi que les déclarations fiscales.
3. Assistance juridique :
Dans le cadre de l’assistance juridique le cabinet se charge de l’étude et du suivi des
obligations juridiques des clients, à accomplir les formalités administratives et à
assurer le conseil stratégique ainsi que la rédaction des actes de constitution des
sociétés ou lors d’opérations spéciales tel que l’apport, la scission, la fusion, la cession
des valeurs mobilières. Le cabinet assure également à ses clients un conseil en matière
de droit de travail quant aux régimes de sécurité sociale et taux de cotisations, les
avantages que la société peut en bénéficier sur le plan social et les formes de contrat
de travail ainsi que les conséquences de licenciement.
4. Assistance fiscale :
Le cabinet offre à ses clients une réponse à l’ensemble de leurs interrogations à
propos des problèmes d’ordre fiscale de tout genre, notamment le cabinet tient à
assurer pour les sociétés la conformité à la règlementation fiscale et l’optimisation de
la gestion fiscale dans le sens que le client pourra bénéficier de tout les avantages que
lui offre la législation en vigueur au mieux de ses intérêts tout en évitant les risques de
redressements coûteux. En outre HM Consulting offre à ses clients l’assistance en cas
d’un contrôle fiscal.
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Section 3 : Présentation des entreprises clientes
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La CAT restera la seule cimenterie présente en Tunisie pendant 30 ans.
Nationalisée en 1977 elle restera la propriété de l’Etat Tunisien jusqu'à l’an 2000 où la
CAT fut cédé à COLACEM, un groupe cimentier italien, dans le cadre de la politique de
privatisation adoptée par les pouvoirs publics tunisiens.
Il est à signaler que les cimenteries sont des industries énergivores c’est pour cela que la
CAT-COLACEM investit beaucoup dans le domaine du développement durable, en
l’occurrence, la diminution des émissions de Gaz à effet de serre à des seuils tolérables, la
réduction des impacts sur l’environnement notamment en alimentant ses fours à la pulpe
d’olive pour diminuer sa dépendance envers les énergies fossiles.
Les Ciments Artificiels Tunisien « CAT » est une des huit usines de ciment gris en
Tunisie.
Au capital de plus de 50.000.000 DT la CAT produit de plusieurs types de ciments
notamment ceux utilisés dans les puits de pétroles offshore et on shore « CLASS G HSR OIL
WELL CEMENT ». Les ciments de la CAT ont permis d’ériger plusieurs constructions
notamment le Sales Office de Sama Dubaï, situé à Ben Arous, ou encore le Pôle
Technologique, Ennahli situé à Tunis.
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Marque propre SIA’AM Marque sous licence de Record France
Grâce aux deux marques SIA'AM et RECORD, la SIA est leader dans la fabrication et
la commercialisation des amortisseurs au sud de la méditerranée. Les catalogues SIA’AM
sont composés d’une large gamme avec plus de 1.500 références et une couverture de plus de
90% du parc méditerranéen circulant.
Les amortisseurs de technologie bitube hydraulique et gaz de SIA couvrent les
applications suivantes :
Amortisseurs pour véhicules de tourisme
Amortisseurs pour véhicules utilitaires, industriels et poids lourds
Amortisseurs pour véhicules 4X4
Amortisseurs pour application Turing :(amortisseurs réglables en hauteur de caisse)
SIA exporte plus de 70% de sa production et fournit les principaux constructeurs automobiles
européens en pièces de 1ère monte ou de rechange mais assure aussi la sous-traitance pour le
compte de grands équipementiers automobiles mondiaux. Elle exporte ainsi la majeure partie
de ses produits vers différents pays notamment la France, l’Algérie ou l’Iran.
TOPO+ effectue sur les terrains tous types de relevés à l’aide de matériels à la pointe de la
technologie (Station totale électronique, GPS, LiDAR, photogrammétrie,…)
Crée en Décembre 2011 par l'Ingénieur Géomètre Topographe Mr. Mohamed MASMOUDI,
diplômé en 1992 de l'IAV HASSEN II au MAROC, il a exercé la fonction de Topographie
pendant 6 ans au MAROC.
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De retour en Tunisie en 1998, Mr. Mohamed MASMOUDI, a occupé plusieurs postes d’un
Ingénieur Principale et responsable des équipes Topographiques, des traitements Topo
métriques, et du DAO, jusqu’au Directeur Technique, lui permettent d’avoir une expérience
riche dans la responsabilité des affaires et la gestion d’une entreprise
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CHAPITRE II : DEROULEMENT DU STAGE :
• Planification de
l'intervention
B • Conclusions et
rapports
et élaboration • Mise en œuvre
de la stratégie de la stratégie
d'audit d'audit.
A C
Le plan global inclura une évaluation intermédiaire des risques de contrôle et le niveau
proposé de tests basé sur les contrôles perçus à mettre en place, « le degré de confiance »
d'audit requis et le niveau de matérialité par assertion.
Procéder à une évaluation préliminaire des risques : cette évaluation sera basée
principalement sur des demandes d’informations et des procédures analytiques
préliminaires. L’identification des risques serait basée sur une compréhension détaillée
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de l’activité du client et de son environnement ainsi que de son système de contrôle
interne
Cette phase est déterminante elle permettra aux auditeurs de planifier les ressources de
façon efficiente et d’identifier à l’avance les problèmes potentiels et les zones à risque pour
s’y focaliser dès le début de la mission.
Cet examen vise à vérifier l’aptitude des contrôles mis en place à satisfaire aux impératifs de
contrôle interne suivants :
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La prévention et la détection d’erreurs ou de fraudes
Mis en place les stratégies et politiques approuvées, élaboré des processus permettant
d’identifier, de mesurer et de contrôler les risques encourus,
Mis en œuvre une structure fixant clairement les rapports de responsabilité, d’autorité
et de notification,
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B.2 Tests de détail
La deuxième principale étape de la mise en œuvre de la stratégie d’audit couvre le contrôle
proprement dit des états financiers.
Ce sont des procédures conçues pour collecter des évidences qui pourraient valider un
montant dans les états financiers. Ils sont obtenus pour obtenir les évidences d’audit
concernant certaines assertions comme l’existence, l’exactitude et l’évaluation.
L'examen des comptes sera effectué conformément aux prescriptions des normes de la
Fédération Internationale des Comptables (IFAC) et ceux des termes de référence.
La revue comptable et financière du Projet s’articule autour de l’examen minutieux de la
préparation des états financiers conformément au référentiel spécifié.
Conformément à la norme ISA 500, l’équipe d’audit doit recueillir des éléments probants
suffisants et appropriés pour parvenir à des conclusions raisonnables sur lesquelles elle va
fonder son opinion.
Les standards internationaux qui guident l’exécution des travaux requièrent la mise en
place de différents procédés de vérification tels que :
L’inspection des enregistrements ou des documents
L’inspection des actifs corporels
L’observation physique
Les demandes d'informations
Les demandes de confirmation
Les contrôles arithmétiques
La Réexécution
Les procédures analytiques
C. Conclusions et rapports :
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Ceux qui apportent une confirmation concernant des circonstances qui existaient à la
date de clôture,
Ceux qui font apparaitre de nouvelles circonstances après la date de clôture.
La norme 580 d’audit internationale de l’IFAC prévoit l’obtention d’une lettre dite «
d’affirmations » contenant toutes les affirmations faites par les responsables de la société
notamment au sujet des points suivants :
Des irrégularités susceptibles d’avoir une incidence significative sur les états financiers,
La conformité aux dispositions réglementaires en vigueur ainsi que les accords contractuels
1. Introduction :
Au cours des trois mois de stage, nous avons eu l’occasion de mieux nous pencher sur la
profession comptable et surtout de commissariat aux comptes en effectuant des tâches
importantes qui nous ont permis de mettre en pratique le bagage théorique que nous avons eu
l’opportunité d’étudier au cours de notre cursus universitaire à l’IHEC Carthage.
Chaque mission commençait par un Briefing sur les informations et directives générales à
prendre en considération.
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Après réception, de la part du chef de mission, des différents documents comptables
relatifs à l’exercice audité à l’instar de la balance générale « Trial balance » répartie en
rubriques et des documents de synthèse de l’audit de l’exercice précédent, chaque membre de
l’équipe intervenante se voyait attribuer les rubriques à auditer.
Le responsable de chaque rubrique établit une page de garde ou « Lead sheet »
comprenant tous les comptes concernés et entame la vérification des différentes assertions
relatives aux comptes comptables. Il est tout naturel que l’auditeur ne procède pas à la
vérification exhaustive des différents comptes, mais seulement ceux supérieurs au seuil
d’ajustement, défini, généralement, à 3% du seuil Global de signification.
Puisque l’auditeur est incapable d’effectuer un contrôle total de toutes les transactions
rentrant dans le périmètre de la mission d’audit et au lieu de passer en revue tous les éléments
de la population, ce qui serait hors de prix, il a recours à la méthode de l’échantillonnage
L’échantillonnage en matière d’audit est fixé par la Norme ISA 530. La sélection des
données s’opère en fonction :
d’un seuil de signification,
d’une méthode statistique,
d’une formule aléatoire,
de critères plus ou moins subjectifs
2. L’audit financier :
Au cours de la mission d’audit de la CAT, nous avons été chargés d’auditer le cycle des
fournisseurs.
Ce cycle comporte plusieurs tests nécessaires qui ont été rapprochés avec certaines
assertions que nous avons présentés sous forme de tableau récapitulatif :
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Les assertions
Tests Désignation
validité Exhaustivité Rattachement Evaluation
Test 1 Circularisation
& règlement √ √ √ √
postérieurs
Test 1.1 Procédures
alternative
fournisseurs √ √ √
étranger
Test 2 Vérification
des soldes
fournisseurs
débiteurs et √ √ √
des avoirs à
recevoir
Test 3 Vérification
du
décaissement
√ √
des traites en
2019
Test 4 Vérification
des factures
non parvenues √ √ √
Test 5 Vérification
des retenues
de garantie √
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Les tâches relatives à chaque test :
Test1 :
- A travers les données collectées du grand livre, nous avons pu établir un état des comptes
collectifs des fournisseurs faisant apparaitre le soldes initial, les mouvements débiteurs, les
mouvements créditeurs et le solde final.
-Dans un second temps, nous avons rapproché les soldes comptables avec ceux confirmés par
les fournisseurs suite à la circularisation que nous avons effectuée auprès d’eux. Finalement,
nous avons effectué une analyse sur les écarts constatés afin d’identifier leurs source. Sur
cette base, nous avons proposé au client des écritures d’ajustement pour le cas des erreurs
comptables que nous avons ainsi identifiées.
Test 2 :
Ce test porte sur la vérification des soldes fournisseurs débiteurs et des avoirs à
recevoir.
Test 3 :
Afin de s’assurer de la validité des effets à payer, nous avons demandé au client de nous
communiquer un état détaillé des effets à payer que nous avons rapproché avec les soldes
comptables. Nous avons par la suite rapproché les effets avec les copies conservées par le
client. Pour le cas des effets échus en 2019, nous avons rapproché ces effets avec les relevés
bancaires de janvier et de février 2019.
Test 4 :
Afin de s’assurer de la validité des factures non parvenues, nous avons vérifié si le
bien a été reçu ou le service a été exécuté avant la date de la clôture de l’exercice et que la
facture d’achat n’a pas été reçue à la date d’arrêté des comptes
Afin de s’assurer de l’exhaustivité nous avons parcourus les factures comptabilisées en
2019 pour vérifier si elles sont bel et bien attachées à l’exercice conforme et non pas liées à
l’exercice antérieur.
Test 5 :
La validité des retenues de garantie a été vérifiée à travers un recalcule des retenues
opérées par le client et la vérification que les taux des retenues sont conformes aux factures et
aux termes contractuels
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Test 6 :
Dans ce test, nous nous sommes servis des dossiers d’importations pour connaitre les
conditions de vente (FOB, EXW, DDP, ou CFR…) afin d’identifier la période de
rattachement de chaque charge.
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Ensuite, dans un second temps, nous avons vérifié les mouvements de la caisse et ceci
d’abord avec les PV de caisse de l’inventaire ensuite en prenant un échantillon des chaque
caisse (fond social, et caisse normale) nous avons pointé un échantillon de mouvements de la
caisse avec les pièces de paiement et les reçu en espèces. Nous nous sommes assurés qu’il
n’existe pas de mouvements dont le montant est supérieur à 5.000 Dinars, conformément à la
règlementation et nous nous sommes assurés que le compte caisse ne présente pas un solde
créditeur au cours et à la fin de l’exercice audité.
Le test suivant consiste à s’assurer des chèques en caisse à travers les procédures
d’inventaire physique et à travers les encaissements postérieurs à la date de clôture.
Enfin en ce qui concerne le dernier test qui porte sur la vérification des échelles d’intérêt
nous avons pu relever un écart dû à des agios créditeurs non comptabilisés et figurant dans le
relevé d’Attijari Bank Janvier 2019. A cet effet, cette anomalie aurait due être constatée en
produit à recevoir à la clôture de l’exercice 2018.
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2.5. Audit du cycle « Capitaux Propres »
L’audit de ce compte se rattache à la mission de commissariat aux comptes de la société
SIA.
Pour ce cycle, nous avons vérifié la bonne affectation du résultat ainsi que la conformité de
la variation des réserves avec les procès verbaux des assemblées générales ordinaires et
extraordinaires.
Par conséquent, nous avons vérifié la conformité des nombres d’actions et de leur valeur
nominale avec le registre des actionnaires.
Nous avons également vérifié le régime fiscal applicable à la distribution des dividendes. Pour
les dividendes distribués à partir des réserves antérieurs à l’exercice 2013, aucune retenue à la
source n’est opérée. Pour ceux distribués à partir des réserves postérieurs à l’exercice 2013,
une retenue à la source de 10% devrait être effectuée.
Enfin, nous nous sommes penchés sur l’équilibre du fonds social et ce à travers, la
vérification des justificatifs ainsi que la cotisation de chaque employé, caisse FS, prêt à moins
d’un an et de la réserve du fonds social.
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Cautionnement :
A travers un échantillon effectué nous avons pu rapprocher les données comptables avec les
factures correspondantes.
Consignations :
Nous avons vérifié les chèques de caution liés aux consignations et nous les avons pointés
avec les pièces de règlement.
3. Comptabilité :
En dehors des missions d’audit nous avons eu l’opportunité d’effectuer des tâches
supplémentaires en comptabilité telles que :
- La saisie des écritures comptables
- Le classement des pièces comptables selon leur nature et leur mode de paiement
- L’élaboration des états financiers : l’état de bilan, l’état de résultat, l’état de flux de
trésorerie, les notes aux états financiers
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Section 3 : Les principaux acquis du stage :
Ce stage a été un moyen d’apprentissage par excellence, à travers les différents travaux
effectués. Au cours de ces trois mois, nous avons réussi à acquérir une connaissance
approfondie du secteur de comptabilité et de l’audit, l’expérience de travail dans un cabinet
comme «HM Consulting» a permis d’améliorer nos compétences techniques et d’accumuler
des compétences professionnelles et relationnelles.
Sur un plan professionnel :
Le stage nous a servi de champ d'application et de mise en œuvre des connaissances
théoriques apprises dans notre programme de formation universitaire cela s'est surtout fait
sentir dans l’acquisition des aspects techniques : comptables, juridiques, fiscaux,
économiques, sociaux et informatiques.
Sur un plan social :
Par ailleurs, le stage nous a donné une autre perspective de la compréhension des réalités et du
fonctionnement des organisations sur le terrain. Nous avons aussi pu nous intégrer dans les
équipes de travail, renforcer l’esprit de collaboration et apprendre à assimiler la responsabilité
dans un cadre professionnel
Conclusion :
Effectuer un stage dans un cabinet d’expertise comptable constitue la meilleure option
pour bien tracer le début de notre objectif ainsi nous avons pu acquérir une meilleure
expérience, qui a été en tout point bénéfique sur tous les plans.
Nous avons donc pu découvrir à travers ce stage plusieurs dossiers avec une variété de
cas, dans une certaine mesure et sans aucun empêchement ou contrainte tout en respectant le
principe du secret professionnel et l’étique du métier comme la profession l’exige.
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CHAPITRE III : ANALYSE DU STAGE
Introduction :
Au cours des trois mois de stage passés au sein du cabinet HM CONSULTING, nous
avons eu l’occasion de participer à plusieurs missions dans différents secteurs d’activités.
Cependant au cours de ces trois mois de stage, notre attention s’est portée sur la relation
entre la société à laquelle nous avons participé à la mission de commissariat aux comptes et sa
filiale, plus précisément du prix des transactions pratiqué entre ces deux sociétés.
Ces prix de transactions appelés aussi prix de transfert constituent un terme général pour
l’établissement des prix transfrontalières, malgré que les paradis fiscaux, l’évasion fiscale
internationale, les marchés financiers ou bien encore les banques sont au cœur des débats
actuels, les prix de transfert font étrangement peu parler d’eux. Sans doute s’agit-il là d’une
question complexe difficilement « vendable » sur le plan médiatique et politique. Sans doute
aussi mettent-ils en question des intérêts et des enjeux financiers tels qu’il est extrêmement
délicat d’en parler publiquement.1
En Tunisie, les groupes se sont particulièrement développés dans les années quatre-vingt
après une dizaine d’années de croissance connue par l’ensemble de l’économie tunisienne.
Cette croissance a permis à certains entrepreneurs privés de remettre dans le circuit
économique les bénéfices obtenus en les réinvestissant soit dans leur activité d’origine, soit
dans de nouvelles activités. Aussi, certains groupes, en profitant de certains avantages d’ordre
financier, ont investi dans des secteurs jugés très rentables et totalement indépendants de leurs
activités d’origine, tels que l’agriculture, le tourisme et la promotion immobilière.
Certains groupes Tunisiens ont été amenés à orienter leurs investissements vers des
secteurs bien déterminés en tenant compte de leurs compétences et des spécificités de
l’environnement surtout international. L’adoption de ces stratégies intensives et intégratives a
renforcé la présence de certains groupes Tunisiens sur le marché international. En effet, à part
les opérations d’exportation, des groupes comme Poulina et Altea Packaging se sont
développés par des stratégies d’internationalisation en créant des filiales autonomes ou des
joint-ventures dans certains pays. Ce choix a été dicté par la taille réduite du marché local,
l’importance des capacités de production de ces groupes et la volonté de leurs dirigeants
d’accroitre davantage et de s’ouvrir sur le marché international.
1
Prix de transfert dans les groupes de sociétés : Risques spécifiques et démarche d’audit dans le cadre d’une
mission de commissariat aux comptes. Oussama Trabelsi decembre 2010
27
IHEC Carthage Allouche Anis
De plus avec le développement des échangent intra-groupes qui selon l’OCDE représentent
de nos jours plus de 60% du commerce mondial 2 d’où les prix de transfert représentent
désormais un enjeu stratégique pour les entreprises multinationales et pour les groupes
nationaux.
C’est donc en 2019 avec la nouvelle loi de finance tunisienne que la législation a prévu une
révision des dispositions permettant à l’administration fiscale de redresser les prix de transfert
pratiqués par les entreprises appartenant au même groupe
Dans le cadre de ce projet de fin d’études, nous avons décidé d’approfondir nos
connaissances sur les prix de transfert et ce à travers une recherche bibliographique dont les
résultats sont présentés dans une première section intitulée « le contrôle des prix de
transfert ». Ensuite nous avons étudié les principales évolutions de la législation tunisienne en
la matière et notamment les apports de la loi des finances pour la gestion de 2019.
Dans une seconde section de ce chapitre, nous allons présenter un cas pratique rencontré
lors des missions d’audit sur l’analyse des prix des transactions pratiqués entre une société et
sa filiale.
2
A. DE L’ETOILE-CAMPI, J.-C. SAUZEY, P.-S. THILL, F. GERNER, E. MILHAC et M.R. IBANEZ, «
Accords préalables sur les prix de transfert, la France doit encore faire ses preuves », Bulletin fiscal Francis
Lefebvre, 2/2000, p.86.
28
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Section 1 : Partie théorique : le contrôle des prix de transfert et les
législations applicables
Ainsi les prix de transfert correspondent aux prix de transactions qui lient des sociétés
dépendantes ou d'un même groupe.
C'est à dire, c'est l'ensemble d'opérations d’achat et de vente entre une entreprise et
sa filiale ou tout simplement d'un même groupe, et donc exclure toutes les transactions
à l’échelle internationale avec des sociétés indépendantes.
Exemple 1 : Deux filiales appartenant a un même groupes mais situant dans différents
pays, la filiale I située en Italie vend des produits électroniques à l'autre filiale T basée
en Tunisie ce prix est considéré comme un prix de transfert.
29
IHEC Carthage Allouche Anis
Exemple 2 3 : Une société mère italienne I facture des frais d’administration et de
direction générale à ses filiales situées, en Espagne et en Tunisie. Le service facturé
relève des prix de transfert.
3
LES PRIX DE TRANSFERT guide à l’usage des pme ; ministère de l’économie des finance et de l’industrie
Novembre 2006
4
[Link]
30
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3. Principe de pleine concurrence :
Tous les pays quelque soit leur appartenance membre de l’OCDE ou pas, ont
déployé des législations conforment avec les principes applicables en matière de prix
de transfert émis par L’OCDE en 1995.
De ce fait, les entreprises multinationales sont amenées à baser leurs prix de
transfert au sein de leur groupe tout en tenant compte le principe de pleine
concurrence, plus précisément appliquer des prix qui soient comparables aux prix
pratiqués par des entreprises indépendantes dans des conditions similaires.
Cependant, dans beaucoup de cas les produits et les services échangés dans un groupe
multinational n’ont pas d’équivalent sur le marché, d’où il est presque impossible de
trouver un bien ou un service comparables.
Afin de régler ce problème, l’OCDE a établi plusieurs méthodes permettant de fixer
et d’effectuer un contrôle sur le prix de transfert.
Le rapprochement des prix de transfert avec les prix du marché constitue un élément
clés pour l’accroissement des performances d’un point de vue économique.
5
Julien Pellefigue, « La réglementation des prix de transfert », Mémoire économie et droit fiscal, université
panthéon-assas paris II
31
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5. Prix de transfert et résultat global :
La détermination du prix de transfert permet de maximiser le résultat global du groupe ceci
par une allocation optimale des ressources de l’entreprise ce qui oblige les responsables à
effectuer des achats au sein du même groupe et à établir des prix de transfert permettant de
détecter le profit du groupe tout en respectant les réglementations.
A titre d’exemple :
Une société 1 cède à sa filiale 2 du même groupe 7000 unités de sa production à un prix
unitaire de 40 dinars, cette dernière supporte des charges externes de 60000 dinars et des
autres charges de 20000 dinars
La filiale revend le produit à un prix unitaire de 60 dinars et supporte d’autres charges de
60000 dinars
D’où le calcul du résultat s’effectue ainsi :
Société 1 Société 2
6
FRANCE BAUMERT "La gestion des prix de transfert par les sociétés françaises" DEA de droit des affaires,
université robert schuman.
32
IHEC Carthage Allouche Anis
en prenant en compte l’ensemble des charges encourues aussi bien directes qu’indirectes
(telles que les charges de personnel liées à la production et à l’approvisionnement, les charges
d’amortissement des machines nécessaires à la production…).
Dès lors que plusieurs législations fiscales des pays appliquent des pénalités et des amendes
lourdes en cas de redressement des prix entre entités liées, l’entreprise a pour rôle d’élaborer
une documentation liée aux prix de transfert expliquant la méthode choisie pour le calcul des
prix pratiqués comme nous venons de le voir juste avant.
Dans beaucoup de pays, l’établissement de la documentation revêt un caractère obligatoire
sous peine de pénalités. La documentation des prix de transfert a pour but de garantir que les
contribuables prennent convenablement en considération les prescriptions relatives aux prix
de transfert au moment de l’établissement des prix mais aussi de fournir aux administrations
fiscales toutes les informations nécessaires dans le but d’effectuer une bonne évaluation des
risques liés aux prix de transfert mais aussi de réaliser une vérification approfondie des
matières de prix de transfert d’entités imposables dans leur juridiction.
7
[Link]
33
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L’évaluation des risques :
Peut nécessiter des informations supplémentaires de haut niveau que le contribuable doit
fournir concernant les fonctions des parties liées et la politique interne de la société en matière
de prix de transfert.
L’audit :
Correspond à la collecte de renseignements complémentaires par l’intermédiaire
d’observations, d’entretiens et d’examens du comportement et de contrats.
Cette phase constitue la phase En ce qui concerne les En cette dernière phase,
numéro 1 où les autorités deuxièmes phases les la collecte d’information
fiscales procèdent à la collecte demandes d’informations est obtenue auprès des
Les types de des renseignements nécessaires complémentaires se fait contribuables et des
renseignements se trouvant dans les auprès des contribuables parties liées
déclarations d’impôt, des de la liste approuvée au A travers :
disponibles bilans financiers, données cours de la première -les opérations
douanières, affaires antérieures phase. d’inventaire et les
et des informations Par exemple : entretiens avec le
publiquement disponibles. -Une documentation en personnel
Dans tous les cas dans les matière de prix de transfert -L’examen des contrats
centres de services aucune du contribuable et des comportements
donnée n’est disponible à la -Une collecte des faits des parties
phase de l’instruction d’un pour une analyse - les données étrangères
dossier leur disponibilité se fonctionnelle de haut collectées dans les
déclenche lors des phases niveau déclarations pays par
d’évaluation des risques ou -Un renseignement sur la pays et dans le dossier
d’audit politique de prix de maitre de consignation
transfert des prix de transfert.
34
IHEC Carthage Allouche Anis
II. Les législations applicables aux prix de transfert :
La toute première loi relative aux prix de transfert est apparue aux Etats Unis en
1928, elle porte sur l’autorisation attribuée à l’administration fiscale à faire des
ajustements sur le niveau des résultats des différentes filiales pour que ces
dernières affichent des résultats fiables et ne fuient plus l’impôt.
Les autorités américaines considèrent que les entreprises étrangères implantées
sur le territoire américain doivent payer une part d’impôt plus juste. A cet effet,
une entrée en vigueur d’une réforme de la réglementation fiscale le 1 er janvier 1994
dans le but de procurer à l’administration fiscale américaine les mesures
convenables à la répression de l’évasion fiscale, ils se sont ainsi orientés vers une
méthode de répartition des bénéfices consolidés. 8
Les autorités fiscales américaines ont publié le règlement 482 qui porte sur
l’obligation de production des documents établis au moment de l’exécution de la
transaction en justifiant aussi la méthode utilisée par les entreprises pour la
détermination des résultats de leurs transactions. Dans le cas contraire, ils seront
passibles de pénalités équivalentes à 20% ou à 40% de la minoration de l’impôt
exigible.
Les principaux documents à fournir portent sur :
- Une explication des activités du contribuable. Parmi eux, les facteurs qui
influencent la fixation de ses prix de transfert tels que les facteurs économiques et
juridiques.
- Une description de la structure organisationnelle ayant un impact sur les
transactions entre entités
- Les méthodes adoptées pour la fixation des prix de transfert.
- Une explication de la cause des méthodes non choisies
- Une description des données pertinentes obtenues entre la fin d’exercice et le
moment auquel la déclaration de revenu a été produite.
8
Ernst&Young a effectué un sondage en 1996 montrant que plus de 200 entreprises multinationales ayant des
activités dans le territoires américain et 89% des répondants ont déclaré avoir produit une documentation sur la
politiques utilisée en matière de prix de transfert compatible avec les règlements de l’IRS, pour éviter toute sorte
de pénalité.
35
IHEC Carthage Allouche Anis
En plus de la documentation, l’IRS impose l’obligation de joindre des
renseignements sur les transactions entre entités.
La réaction des autres pays a été surtout défensive, sauf quelques uns comme la
France, l’Australie et le Mexique qui ont choisi une législation plus dure en
matière de prix de transfert.
En ce qui concerne l’Union Européenne, les états membres ont signé en 1990
une convention relative à l’abondant de la double imposition subie par les groupes
de sociétés au sein de l’Union suite à un ajustement primaire, l’entrée en vigueur
de cette convention a eu lieu le 1 er janvier 1995.
L’Annexe II présente un comparatif des réglementations en vigueur dans les
principaux pays européens.
Enfin, en ce qui concerne les pays africains, l’union du Maghreb Arabe permet
aux administrations fiscales d’effectuer un redressement sur les prix de transfert.
A titre exemple un article 9 marocain du CGI prévoit que si les dépenses engagées
à l’étranger par des entreprises étrangères exerçant une activité sur le territoire
marocain ne sont pas justifiées, alors l’administration marocaine peut déterminer
la base d’imposition de l’entreprise en comparant avec des entreprises similaires.
Quant au droit fiscal égyptien, celui-ci affirme l’importance du principe de
pleine concurrence dans la constatation des prix de transactions entre les
entreprises égyptiennes et les entreprises étrangères qui leur sont liées et
10
l’établissement de modifications de la législation fiscale fournissant des
précisions sur les méthodes pouvant être utilisées par l’administration afin de
déterminer le prix des transactions qui est conforme avec le principe de pleine
concurrence. Les contribuables auront ainsi la possibilité d’effectuer une validation
anticipée des méthodes utilisées pour déterminer leur prix de transfert.
2. La législation Tunisienne :
2.1 L’évolution des prix de transfert :
L’article 51 de la loi de finance de 2010 11 a introduit pour la première fois une
réglementation spécifique des prix de transfert.
9
Article [Link] du CGI marocain.
10
Extrait du CGI égyptien, dispositions relatives aux prix de transfert.
11
Lorsqu’il est établi aux services fiscaux l’existence de transactions commerciales ou financières entre une
entreprise et d’autres entreprises ayant une relation de dépendance, qui obéissent à des règles pour la
détermination de leur valeur qui différent de celles qui régissent les relations entre entreprises indépendantes, la
36
IHEC Carthage Allouche Anis
Toutefois, selon l’article 12 du Code d’impôt sur le revenu des personnes physiques
et de l’impôt sur les sociétés, le résultat net s’établit qu’après déduction des charges
nécessaires à l’exploitation. Il s’en suit qu’une charge qualifiée comme non liée à
l’exploitation peut ne pas être admise en déduction du bénéfice imposable.
Ainsi, il est qualifié d’acte anormal de gestion toutes les charges qui sont en dehors
de l’activité normale d’exploitation.
Le point le plus important à prendre en considération en matière fiscale est l’intérêt
social de l’entreprise, les relations entre sociétés doivent garder un caractère normal.
En janvier 2018, la Tunisie a signé une convention portant sur la mise en œuvre des
mesures relatives aux conventions fiscales dans le but de prévenir l’érosion de la base
d’imposition et le transfert de bénéfices.
Cette convention vise principalement à renouveler le réseau existant concernant les
conventions fiscales bilatérales et abrège les possibilités d’évasion fiscale provenant des
entreprises multinationales.
Un accord multilatéral de ce type permet aux pays d’adapter les résultats provenant
du projet BEPS de l’OCDE et du G20 dans leur réseau de convention bilatérales.
Ce projet a un rôle de contrer les lacunes des règles internationales qui permettent
aux entreprises de d’occulter les bénéfices ou de les transférer à des pays à fiscalité
privilégiée, ce qui a un impact négatif sur les recettes publiques qui peut se traduire par
un manque à gagner pouvant atteindre jusqu'à 240 milliards de dollars par an. 12
minoration des bénéfices découlant de l’adoption de ces règles différentes est réintégrée dans les résultats de
ladite entreprise
12
[Link]
conventions-fiscales/
13
Loi 2018-56 du 27 décembre 2018.
37
IHEC Carthage Allouche Anis
La suppression de ces dispositions a été suivie par d’autres nouvelles qui consistent à
la détermination de l’impôt dû des sociétés résidentes ou établies en Tunisie et qui ont
un lien de dépendance avec une autre société ou du même groupe, qui se fait à partir de
l’introduction des bénéfices transférés indirectement à travers l’augmentation ou la
réduction des prix des transactions ou par tout autre moyen dans le résultat de ces
entreprises.
La détermination du transfert indirect des bénéfices se fait en comparant les bénéfices
réalisés aux bénéfices qu’aurait dus être réalisés par la société dans le cas où il n’y a pas
de liens de dépendance.
Les conditions de dépendance ne sont pas exigées dans le cas des transferts de bénéfices
avec des sociétés établies ou résidentes dans des pays à régime fiscal de faveur.
38
IHEC Carthage Allouche Anis
Etat des actifs du groupe utilisés par la société y compris la raison sociale de la
société du groupe et le pays de résidence.
Les informations se rattachant à l’entreprise concernée :
Des informations concernant l’exploitation et toutes les modifications effectuées
au cours de l’année.
Un tableau récapitulatif des transactions commerciales et financières réalisées avec
les entreprises qui sont sous sa dépendance ou qui la contrôlent. Cet état comporte
la nature et le montant des transactions, la raison sociale et l’Etat de résidence
fiscale des entreprises qui sont sous sa dépendance.
Des informations sur les prêts et emprunts réalisées avec les entreprises qui sont
sous sa dépendance ou qui la contrôlent.
Les transactions gratuites ou rémunérées par des moyens non monétaires.
39
IHEC Carthage Allouche Anis
Cependant le dépôt de la déclaration pays par pays concerne les entreprises :
Résidente en Tunisie détenant une participation dans une ou plusieurs entreprises
Détenue elle-même par une entreprise résidente dans un pays ne figurant pas sur la
liste des pays ayant signé avec la Tunisie un accord d’échange automatique 14 de
déclaration pays par pays.
Ayant un chiffre d’affaire annuel consolidé supérieur ou égal à 1 636 millions de
dinars.
L’Annexe III présente un modèle de formulaire de déclaration pays par pays.
14
L’échange automatique est fixée par arrêté ministériel la liste des pays ayant signé avec la Tunisie un accord
automatique de la déclaration pays par pays
40
IHEC Carthage Allouche Anis
Tout renseignement non fourni dans la déclaration annuelle sur les prix de transfert
ou fourni d’une manière incomplète ou inexacte donne lieu à l’application d’une
amende égale à 50 dinars par renseignement, sans que cette amende excède 5 000
dinars.
41
IHEC Carthage Allouche Anis
2.2.5 Tableau récapitulatif de la date d’application de la mesure :15
Après avoir présenté la démarche théorique relative au prix de transfert, nous allons mettre
l’accent sur un cas pratique rencontré pendant une mission d’audit effectuée au sein d’une
entreprise mère que nous appelons « M » pour des raisons de confidentialité liées à la dite
mission.
15
Mehdi ELLOUZ, séminaire portant sur la loi de finances pour la gestion de l’année 2019,16 et 17 janvier 2019
Tunis grand hotel
42
IHEC Carthage Allouche Anis
Vu la spécificité du produit à commercialiser et vu le besoin organisationnel de la société F
pour exercer son activité, cette dernière a décidé de bénéficier du savoir-faire et de la
technicité de la société M.
a) Sous-traitance :
Préparation et remise en état de la marchandise : emballage et étiquetage
b) Assistance technique :
La société M met à la disposition de la société F ces ressources managériales pour assurer
la gestion de cette dernière.
L’assistance technique englobe la gestion financière, comptable et fiscale, la gestion
informatique, la gestion des achats et approvisionnement, la gestion des stocks et la gestion
commerciale.
16
C’est un accord de répartition des coûts qui repose sur un contrat établi par les entreprises pour mettre en
commun des moyens en partageant les coûts et les risques.
43
IHEC Carthage Allouche Anis
Un minimum de un mille dinars (1000 DT) par an est fixé pour les frais d’assistance
technique.
Toutefois les travaux non énumérés ci-haut feront l’objet d’une facturation
complémentaire.
A. Problématique :
Dans le cadre de notre mission d’audit, la société M nous a confié les données
relatives à la facturation du prix de transfert qui réparti entre l’activité de sous-
traitance et de l’assistance technique.
La facturation liée à l’activité de sous-traitance effectuée par la société M est évalué
à 15800 qui a été déterminé sur la base d’une facturation du prix réel de l’achat de
l’emballage, de l’étiquette et de la main d’œuvre nécessaire. Toutefois le coût de la
main d’œuvre a été déterminé d’une manière forfaitaire de 500 millimes (le taux
d’heure de main d’œuvre estimé a 10,3 dt/h).
Encore, l’activité de l’assistance technique a été déterminée elle-même d’une manière
globale et forfaitaire d’un montant de 3703 dinars.
La société M n’a pas documenté ses prix de transfert, ainsi, en tant qu’auditeur,
nous ne sommes pas sûrs que les prix de transfert soient appliqués conformément aux
règles contractuelles, nous ne pouvons également pas s’assurer des montant facturés et
de la politique des prix de transfert adopté par la société M.
Dans ce cas, nous avons eu recours à la comptabilité analytique pour vérifier si le
montant des prix de transfert facturé est conforme au contrat signé par la société mère
et sa filiale, dans le cas contraire un traitement comptable est à faire au niveau de la
société M.
B. Solutions :
D’un commun accord entre les parties, la société M facture à la société F des frais
en se référant à la tarification suivante :
44
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a) Les frais de sous-traitance :
45
IHEC Carthage Allouche Anis
Dans un dernier temps nous avons procédé au calcul du coût total pour toutes les
références en additionnant le prix unitaire des emballages, des étiquetages et de la
main d’œuvre multiplié par le nombre de quantités conforment d’où nous obtenons le
coût total des frais de sous-traitance qui est égale à 14 177 milles dinars.
Ainsi, le prix de la sous-traitance facturé par la société M est majoré de 1 623
(15 800 – 14177)
c) La clé de répartition :
La société M vends ses amortisseurs à l’échelle nationale mais aussi international,
les ventes étrangères représente plus que la moitié de son chiffre d’affaire par
contre la société F est limité à l’échelle nationale, d’où son chiffre d’affaire
provient exclusivement des ventes locales.
Dans ce cas, l’établissement d’une clé de répartition est nécessaire pour déterminer
les parts de charge de la société F.
46
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Figure 6 : le calcul de la clé de répartition des activités
d) La quote-part de la société F :
47
IHEC Carthage Allouche Anis
A partir de la clé de répartition nous avons pu déterminer la quote-part de la société F
relative aux frais d’assistance technique.
Nous avons en premier lieu :
Calculé la quote-part de chaque activité en multipliant le solde (septembre à décembre)
à la clé de répartition
Dans un second lieu :
Nous avons additionné l’ensemble des quotes-parts pour obtenir un résultat de
17299,20
48
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Suite au recalcule des frais nous avons pu dégager l’écart entre les frais calculé et ceux
provenant de l’estimation effectuée par la société M d’où une écriture d’ajustement lui a été
proposée.
49
IHEC Carthage Allouche Anis
CONCLUSION GENERALE
Etant un sujet d’actualité et avec les nouveaux apports de la loi de finance mon attention a
été portée particulièrement sur les prix de transfert de plus le cabinet HM Consulting a joué
un grand rôle dans le développement de ce sujet puisque nous avons eu non seulement
l’occasion de participer à plusieurs missions d’audit mais aussi de travailler sur un cas
pratique qui a soulevé la problématique liée aux prix de transfert.
Notre analyse nous a donc permis de mettre en valeur les prix de transfert qui constituent
un levier de manipulation essentiel pour les groupes. Il est important de bien établir le lien
entre l’obligation fiscale et l’analyse financière lors de toute étude des comptes individuels
d’une société membre d’un groupe.
Les réflexions développées dans le cadre de cette étude, avaient pour objectif de mieux
comprendre les spécificités liées au prix de transfert dans un groupe de société, et de montrer
l’importance de certains outils telle que la comptabilité analytique en vu de rendre plus aisés
leurs recensement et leur contrôle par le commissaire aux comptes. Le rôle de l’expert
comptable dans ce cadre est primordial. Il joue le rôle de contrôle, de conseil et d’assistance
afin de protéger les droits des sociétés concernées tout en veillant au respect des obligations
fiscales. Ainsi, le commissaire aux comptes doit prendre en considération tous les facteurs
essentiels au moment de la détermination de l’étendue des contrôles de substance qu’il va
réaliser, ainsi les questionnaires de contrôle proposés doivent faciliter la mise en œuvre de ces
travaux et l’exploitation de l’information collectée.
Sur le plan fiscal, et à l’échelle internationale, les enjeux liés aux prix de transfert sont
majeurs et les risques omniprésents. Ainsi, pour les Etats, le prix de transfert permet de
déterminer l’assiette imposable d’un contribuable et permet d’éviter le transfert des bénéfices
à l’étranger. Chaque Etat est tiraillé entre, d’une part, réduire la fraude sur son territoire, et
d’autre part, attirer les capitaux et les entreprises susceptibles de s’installer et d’investir.
Trouver l’équilibre entre ces deux objectifs n’est pas toujours évident.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que s’inscrit l’un des textes les plus importants se rapportant
au prix de transfert : « Prix de transfert et entreprises internationales » publié par l’OCDE en
1979, et dans lequel le principe de pleine concurrence est une norme internationale qui,
50
IHEC Carthage Allouche Anis
comme s’y sont convenus les pays membres de l’OCDE, doit être mise en œuvre, à des fins
fiscales, par les autorités fiscales pour la fixation des prix de transfert.17
En Tunisie, avec la loi de finance de 2019 les prix de transfert sont un sujet d’actualité avec
les apports des nouveaux articles et de la suppression des anciennes dispositions qui ont été
remplacées par d’autres nouvelles comme présenté dans notre étude.
Cependant une note commune devrait être prévue par l’administration fiscale afin de
commenter les nouvelles dispositions relatives aux prix de transfert en Tunisie.
17
Oussema Trabelsi, « Prix de transfert dans les sociétés : Risques spécifiques et démarche d’audit dans le
cadre d’une mission de commissariat aux comptes », Université de Sfax, Décembre 2010
51
IHEC Carthage Allouche Anis
GLOSSAIRE
52
IHEC Carthage Allouche Anis
BIBLIOGRAPHIE
1. Publications :
CHRISTOPHE J., « Prix de transfert : les déterminants d’une politique de transfert »,
L’actualité fiduciaire, n° 799, Septembre 1996, pages 46-53.
DOUVIER P-J. et GILBERT B., « Prix de transfert : comment préparer son contrôle fiscal ?
», Option finance, 26 mai 2003, n° 738, page 27
OUIRFELLI A., « L’acte anormal de gestion en droit fiscal Tunisien », L’expert, Février
2006.
2. Articles internet :
ANIS WAHABI. « Mesures fiscales de la loi de finance de 2019 » 03 janvier 2019,
[Link]
loi-de-finances-de-2019-par-anis-wahabi-%E2%80%93-associe-awt
MOHSEN TISS. , « OCDE : la Tunisie signe un accord décisif pour le renforcement des
conventions fiscales »25janvier2018 [Link]
tunisie-signe-accord-decisif-renforcement-conventions-fiscales/
3. Textes législatifs :
Loi de finance 2019
Code Général des Impôts (France). <[Link]>.
Code Général des Impôts (Maroc). <[Link]
Code Général des Impôts (Egypte). <[Link]
4. Ouvrage :
Alexandra Readhead : Boite a outils d’évaluation des risques en matiere de prix de transfert
Maher Jenhani : La loi de finance 2019
Mehdi Ellouz : Séminaire portant sur la loi de finances pour la gestion de l’année 2019
OCDE : Instructions relatives à la documentation des prix de transfert et aux déclarations
pays par pays. [Link]
[Link]?expires=1554295759&id=id&accname=guest&checksum=865499D1A54C521935199
57D5160DCA2
5. Mémoires :
Marcel Boyer : Pourquoi et comment fixer les prix des transactions interdivisionnelles
Dimitri Feist : L’incidence des politiques de prix de transfert sur le développement des
groupes
53
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France Baumert : La gestion des prix de transfert par les sociétés françaises
Marcel Boyer : Pourquoi et comment fixer les prix des transactions interdivisionnelles
Mourad El Jeri : Mission de conseil en matière de gestion des risques fiscaux liés aux prix
de transfert.
Oussama Trabelsi : Prix de transfert dans les groupes de sociétés : Risques spécifiques et
démarche d’audit dans le cadre d’une mission de commissariat aux comptes.
6. Sites internet :
- Société industrielle des Amortisseurs
[Link]
- Deloitte
[Link]
- Les ciments Artificiels de Tunisie
[Link]
- Topo +
[Link]
- Ministère de la finance :
[Link]
- OECD
[Link]
7. Manuel de cours :
Cours audit : Mme Chakroun Raida
Cours control interne : Mme kalthoum Ayadi
54
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TABLE DES MATIERES :
Remerciements ......................................................................................................................... 3
SOMMAIRE ............................................................................................................................. 4
Introduction : .......................................................................................................................... 7
3. Description du cabinet................................................................................................................. 8
1. Introduction : ............................................................................................................................. 18
55
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3. Comptabilité :............................................................................................................................ 25
Conclusion : .......................................................................................................................... 26
Introduction : ........................................................................................................................ 27
Section 1 : Partie théorique : le contrôle des prix de transfert et les législations applicables29
Section 2: Cas Pratique de l’application des prix de transfert au sein des sociétés .............. 42
GLOSSAIRE........................................................................................................................... 52
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................. 53
Annexes ................................................................................................................................... 57
56
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ANNEXES
En partant des statistiques du ministère des finances publiées en 2001 sur les redressements
liés aux prix de transfert, la courbe ascendante a augmenté, d’où dans les sociétés
internationales le control fiscale est presque toujours accompagné d’un examen des prix de
transfert.
1200
1000
800
600
Base redressée en
M€
400
200
0
95 97 99
57
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Annexe II : Comparatif des réglementations en vigueur dans les principaux pays
européens
58
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Annexe III : Modèle de formulaire déclaration pays par pays
59
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Annexe IV : Attestation de stage
60
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Annexe V : Grille d’évaluation signée et remplie par le maître de stage
61
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Annexe VI : Déclaration obligatoire
62
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