Cotentin
Cotentin
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Dossier de Presse —
03.01.21
ÉDITO
La couleur au jour le jour
D
ans la seconde moitié du XIXe siècle, la révolution industrielle et les boulever-
sements qu’elle induit s’accompagnent d’une révolution picturale, l’impres-
sionnisme, premier mouvement d’avant-garde de la modernité. En 1874, sur le
mode du collectif, une trentaine d’artistes régulièrement refusés au Salon décident de
se regrouper en société coopérative pour présenter leurs œuvres. Les huit expositions
qu’ils organiseront jusqu’en 1886 bouleverseront fondamentalement l’histoire comme
le monde de l’art.
L’intérêt commun des impressionnistes réside dans une peinture qui s’intéresse à
la représentation de la vie au jour le jour – le cercle familial, les loisirs, le travail, les
industries naissantes, les transformations sociales, etc. –, laissant de côté tout ce qui
relève des canons académiques jusqu’alors en usage. Par ailleurs, le traitement qu’ils
font de la couleur libère celle-ci peu à peu des contraintes du sujet, jusqu’à anticiper
sa disparition au profit d’une pure abstraction.
Pour sa quatrième édition placée sous le signe de la couleur au jour le jour, Normandie
Impressionniste s’attache à montrer que ce mouvement fut pleinement « témoin de
son temps ». Parce que les impressionnistes se sont appliqués à traduire et à transcrire
le monde à l’écho au plus juste leur ressenti, tout à la fois sensible et intelligible, ils se
sont emparés de nouveaux sujets de la vie et de la condition humaines.
Philippe Piguet
Commissaire général de Normandie Impressionniste 2020
Dossier de presse
SOMMAIRE
Communiqué de presse...................................................................7
Promenade artistique dans le Cotentin.................................. 10
Un parcours en 8 sections........................................................... 13
Zoom sur 3 œuvres.......................................................................... 17
Les œuvres exposées...................................................................... 20
Autour de l’exposition.................................................................... 24
Le musée Thomas Henry............................................................... 26
Informations pratiques................................................................ 28
Visuels disponibles pour la presse............................................ 29
Dossier de presse
Paul Signac
Cherbourg, 1932
Aquarelle et crayon noir sur papier, 28.5 x 45 cm
Saint-Tropez, musée de l’Annonciade
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
VOYAGES EN TERRE INCONNUE
BOUDIN, RENOIR, SIGNAC…
EN COTENTIN
D
u 25 septembre 2020 au 3 janvier 2021, dans le cadre du festival
Normandie Impressionniste, le musée Thomas Henry de Cherbourg-
en-Cotentin vous propose de découvrir le Cotentin à travers le regard
d’artistes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle. Au gré de leurs
pérégrinations, ces artistes, parmi lesquels Eugène Boudin, Auguste Renoir,
Berthe Morisot ou encore Paul Signac, ont dessiné les contours d’un terri-
toire - terra incognita - demeuré à l’écart des grands itinéraires artistiques
normands. L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac...
en Cotentin bénéficie du label « Exposition d’intérêt national » décerné par le
ministère de la Culture.
L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac … en Cotentin est consa-
crée aux voyages réalisés par une vingtaine d’artistes dans le Cotentin, de 1858 à 1950,
qu’il s’agisse de pérégrinations artistiques, de déplacements ou séjours ponctuels
engendrés par une commande ou par un évènement particulier.
De par son éloignement de la capitale, son accès difficile et son statut semi-insulaire,
le Cotentin est demeuré à l’écart des grands itinéraires artistiques normands. Au XIXe
siècle, le territoire présente un visage très contrasté, entre traditions et modernité.
Il est dominé par l’industrieuse cité de Cherbourg, alors en pleine expansion : le grand
chantier de construction de la rade, l’arsenal et le port militaire entraînent un afflux
sans précédent d’ouvriers, de militaires et de marins. En moins d’un siècle, la popula-
tion passe de 10 000 à 40 000 habitants.
À l’instar de ses consœurs normandes, Cherbourg sacrifie à la mode des bains de mer :
un établissement de bains de mer ouvre ses portes dès 1828 ; on lui adjoint un casino
en 1864. En 1858, la ville est reliée à Paris par un réseau ferré inauguré par Napoléon III.
Cependant, ces infrastructures ne suffisent pas à attirer à Cherbourg la bonne société,
qui lui préfère les stations balnéaires de la côte fleurie. À l’est et à l’ouest, les contrées
sauvages de la Hague et le verdoyant Val de Saire demeurent terra incognita.
Dossier de presse
Alphonse Osbert
Dans les champs de Diélette, 1887
Huile sur toile, 33 x 55 cm
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
LE COTENTIN,
UN AILLEURS PRIMITIF ET SAUVAGE
Pourtant, à partir du milieu du XIXe siècle, une poignée d’artistes s’est aventurée dans
ce territoire, par hasard, par obligation ou par recherche de dépaysement culturel.
Que ce soit Berthe Morisot, Eugène Boudin, Iwill ou Paul Signac inspirés par la lumière et
le pittoresque du petit port de Barfleur, Henri Hayden qui séjourne à Cherbourg et dans
la Hague, Auguste Renoir ou Maxime Lalanne sur les traces de Victor Hugo à Guernesey….
L’exposition du musée Thomas Henry présente le fruit de leur séjour en Cotentin, desti-
nation hors des sentiers battus, à travers 71 œuvres : tableaux réalisés au retour dans
l’atelier, croquis et esquisses réalisés en plein air, albums de voyage, photographies
d’art…
Nombre d’entre eux réalisaient leurs esquisses sur le motif afin de réunir une docu-
mentation susceptible d’être réutilisée en atelier pour des toiles plus ambitieuses.
C’est le cas d’Auguste Renoir, qui séjourne à Guernesey à la fin de l’été 1883. Sur place,
il visite les sites les plus touristiques, comme le Tas de pois, célèbres rochers de l’île
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Dossier de presse
I
anglo-normande qui ont inspiré son esquisse en couleur Marine, Guernesey (1883)
prêtée par le musée d’Orsay.
UN SUJET INÉDIT :
LA REPRÉSENTATION ARTISTIQUE
DU COTENTIN AUX XIXe ET XXe SIÈCLES
Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac… en Cotentin présente un
caractère inédit : aucune exposition n’a encore traité, de façon extensive, de la
représentation artistique du Cotentin au XIXe et au XXe siècle. Il s’agit d’écrire,
pour la première fois, une histoire artistique de ce territoire, en identifiant ses
lieux et ses protagonistes. En étudiant un territoire où l’on ne se rend pas, ou
peu, l’exposition offre un contrepoint aux analyses historiques et géographiques
parfois réductrices qui présentent la Normandie dans son ensemble comme une
« destination impressionniste ».
L’EXPOSITION EN CHIFFRES
71 250 m2 29
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Dossier de presse
PROMENADE ARTISTIQUE
DANS LE COTENTIN
L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac... en Cotentin
invite à découvrir le Cotentin autrement, à travers le regard d’artistes de la seconde
moitié du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.
1
Gréville-Hague
3
2 Gatteville
Cherbourg 4
9
Barfleur
Siouville
8
5
Port Diélette
Saint-Vaast-la-Hougue
6
7
Morsalines
Les Pieux
10
Guernesey (les Peas Stacks - Pointe Auguste RENOIR
de Jerbourg au sud-est) Marine, Guernesey, 1883
Paris, Musée d’Orsay
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Dossier de presse
II
1 2 3
Gréville-Hague Cherbourg, port de commerce Gatteville
4 5 6
Barfleur Saint-Vaast-la-Hougue Morsalines
anse du cul-de-loup
7 8 9
Les Pieux, La Percaillerie Port Diélette Siouville
Dossier de presse
André Douhin
Cherbourg, bains de mer, 1906
1 Affiche lithographiée en couleurs, 99.7 x 76.8 cm
Musée de Dieppe
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Dossier de presse
Commissariat :
Louise Hallet
et Paul Guermond
UN PARCOURS
EN 8 SECTIONS
Lieu d’exil pendant la guerre, attrait pour les paysages sauvages,
r e t r a i t e a r t i s t i q u e … : l’e x p o s i t i o n d u m u s é e T h o m a s H e n r y
présente en 8 séquences les différentes sources de motivation et
d’inspiration des voyages des artistes impressionnistes en Cotentin.
Dossier de presse
III
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Dossier de presse
III
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Dossier de presse
Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Stéphane Maréchalle
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Dossier de presse
ZOOM
SUR 3 ŒUVRES
Auguste Renoir
Marine, Guernesey, 1883
Huile sur toile, 46 x 56 cm,
Paris, musée d’Orsay
E
n 1883, Auguste Renoir visite l’île anglo-saxonne de Guernesey en compagnie
de son ami le journaliste Paul Lhote et probablement d’Aline Charigot, son
modèle et future épouse. Les raisons de son voyage demeurent inconnues.
En cette fin de XIXe siècle, Guernesey est peu visitée par les touristes français – même
si elle est bien connue de ceux-ci pour avoir accueilli Victor Hugo en exil.
C’est au début du mois de septembre que Renoir accoste sur le « rocher sur lequel a
gémi pendant dix-huit ans le grand poète » (Auguste Renoir, Lettre à Edmond Maître,
5 septembre 1883). Il s’installe pour un peu plus d’un mois à Saint Peter-Port, la capitale
de l’île. Il peint une quinzaine de peintures qui montrent toutes des vues de la célèbre
baie rocheuse du Moulin Huet, située sur la côte sud, à quelques dizaines de minutes
de marche de son hébergement.
Renoir dédaigne les sujets trop explicitement contemporains au profit de vues pano-
ramiques de la baie, de marines et de scènes de baigneurs. L’île apparaît comme un
refuge, un lieu d’évasion du monde moderne.
Le paysage intitulé Marine, Guernesey est resté dans l’atelier de Renoir jusqu’à sa mort
en 1919. Il s’agit probablement d’une esquisse réalisée sur place afin de servir de
documentation picturale en prévision de futures réalisées en atelier, de retour à Paris.
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Dossier de presse
© Musée Eugène Boudin,
cliché Illustria.
Eugène Boudin
Saint-Vaast-la-Hougue, 1892
Huile sur toile, 50 x 75.5 cm
Honfleur, Musée Eugène Boudin
« Je suis un isolé, un rêvasseur qui s’est trop complu à rester dans son coin et à regarder
le ciel », écrit Eugène Boudin dans un texte publié en 1877, onze ans avant sa mort.
Né à Honfleur et fils de marin, Boudin cherche à traduire dans ses toiles l’univers qui
l’entoure : les plages, les navires, les ciels changeants des côtes normandes.
Boudin passe ses étés à Trouville mais s’y ennuie en fin de saison, lorsque ses amis
regagnent la capitale. Il entreprend alors parfois des périples en Normandie. Ainsi,
en septembre 1892, il se rend à Cherbourg pour assister à l’inauguration d’un monu-
ment à Jean-François Millet, qu’il admire. Il descend le long du rivage ouest et s’arrête
à Saint-Vaast-la-Hougue, petit port de pêche qui conserve de son emplacement stra-
tégique au nord du Cotentin, la tour de l’île Tatihou et le fort de la Hougue, construits
en 1694 après l’échec de la bataille de la Hougue. En cette fin du XIXe siècle, Saint-
Vaast, préservé des intrusions balnéaires, a la faveur de quelques peintres qui
apprécient son charme pittoresque : Antoine Guillemet, Frank Myers Boggs, Iwill,
Gustave Ravanne.
À Saint-Vaast, Boudin peint une vingtaine de toiles, dont cette vue prise depuis l’anse
du cul-de-loup à Morsalines, et léguée en 2019 au musée Eugène Boudin de Honfleur.
Comme à son habitude, Boudin propose une composition très dépouillée - premier plan
quasi-inexistant, ligne d’horizon placée très bas, afin d’accroître l’immensité du ciel,
qui occupe les trois-quarts de la surface du tableau. La mer, le port de pêche visible à
gauche, les fortifications de la Hougue et l’île Tatihou au centre ne sont que des pré-
textes. Le véritable sujet de l’œuvre est le ciel, traversé par des nuages en marche,
l’un de ces « beaux et grands ciels tout tourmentés de nuages, chiffonnés de couleurs,
profonds, entraînants » que Boudin appréciait tant [Eugène Boudin, carnets].
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Dossier de presse
Paul Signac
Le Phare de Gatteville, 1934
Huile sur carton, 17.7 x 32.6 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Peintre, écrivain, marin, Paul Signac s’est illustré d’abord comme peintre impres-
sionniste prenant pour modèle Claude Monet, puis comme néo-impressionniste à
la fin XIXe siècle.
Voyageur infatigable, il est l’un des peintres de la Marine qui a largement contribué
à fournir une iconographie riche des ports de France. D’ailleurs, c’est en 1929, alors
qu’il effectue un tour de France portuaire, qu’il découvre le petit port de pêche de
Barfleur, situé à l’extrémité est du Cotentin. L’endroit charme l’artiste mais aussi
l’amoureux de la mer, propriétaire de 18 bateaux qui décide d’y louer une maison, puis
de l’acheter, en 1932. Il y passera ses étés, de 1931 à 1934, l’année précédant sa mort.
Située face à l’église de Barfleur, la maison de Signac donne sur l’imposant phare
de Gatteville, monument de granit construit dans les années 1830 et qui s’élève à
75 mètres de haut. C’est le sujet de cette petite huile sur carton, qui s’apparente
davantage à une pochade qu’à une œuvre achevée.
Signac utilise une gamme de couleurs vives : bleu, vert, violet, jaune et blanc. Le choix
de tonalités éclatantes pour traduire un paysage normand peut surprendre. Il est
cependant délibéré : pour Signac, les couleurs sont plus puissantes dans le Nord,
tandis que dans le Sud, elles sont écrasées par la lumière, qui les éteint.
Les couleurs ne sont pas mélangées sur la palette mais juxtaposées sur l’œuvre, en
larges touches. La combinaison finale des couleurs est effectuée par l’œil du specta-
teur. C’est le principe du mélange optique, qui fut développé par les artistes impres-
sionnistes puis systématisé par Georges Seurat et Paul Signac à la fin du XIXe siècle.
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Dossier de presse
LES ŒUVRES EXPOSÉES
Cherbourg, Imprimerie Mühlmeister et Johler
Compagnie Hambourgeoise Américaine. Grande
cité militaire,cité balnéaire ? excursion en Orient partant de Cherbourg le 13 février
1898, 1898
Affiche lithographiée en couleur, 99,6 x 70.7 cm
Adolphe Rouargue et Godefroy Durand
Caen, Musée de Normandie
Voyage de LL. MM. L’Empereur et l’Impératrice, 1858
Lithographie couleur, 26 x 37 cm André Douhin
Cherbourg-en-Cotentin, bibliothèque Jacques Prévert Cherbourg, bains de mer, 1906
Affiche lithographiée en couleur, 99.7 x 76.8 cm
Anonyme
Musée de Dieppe
Inauguration de la gare de Cherbourg, 4 août 1858
Épreuve photographique sur papier albuminé, 19.5 x 30 cm Ernest Couronneau
Cherbourg-en-Cotentin, bibliothèque Jacques Prévert Chemins de fer de l’État. Le Château de Tourlaville, 1922
Affiche lithographiée en couleur, 104.5x 74.6 cm
Honoré Daumier
Saint-Lô, archives départementales de la Manche
Les Parisiens à Cherbourg, 1858
Lithographie, 27 x 36 cm Henri Chardon
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry Chemins de fer de l’État. Environs de Valognes. Val-de-
Saire, 1927
Charles Furne et Henry Tournier
Affiche lithographiée en couleur, 107.1 x 78 cm
Souvenirs de Cherbourg n° 1, 4, 17, 37, 52, 58, 1858
Saint-Lô, archives départementales de la Manche
Six épreuves photographiques positives stéréoscopiques sur
papier albuminé, 7.4 x 10.1 cm
Beaux-Arts de Paris Berthe Morisot,
Gustave Le Gray Jean-François Millet,
Flotte franco-anglaise en rade de Cherbourg, 1858
Tirage d’exposition, 31 x 39,8 cm exilés de guerre
Gustave Le Gray Jean-François Millet
Flotte française en rade de Cherbourg, 1858 Hameau à Gréville, 1871
Tirage d’exposition, 30 x 41 cm Crayon graphite, plume et lavis d’encre sur papier, 7.9 x 12.3 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Albert-Robert Frigoult de Liesville
Vues de Cherbourg, 1861 Jean-François Millet
Album de photographies, 30.8 x 46.2 cm Vallée de Vauville, 1871
Caen, Agence Régionale pour la Diffusion de l’Image en Crayon graphite, plume et encre sur papier, 11.2 x 15.5 cm
Normandie Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Louis Le Breton Jean-François Millet
Combat naval entre le Kearsarge et l’Alabama, 1864 L’église d’Eculleville, 1871
Lithographie couleur, 46 x 62.5 cm Crayon graphite, plume et encre brune sur papier, 11,5 x 17 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Henri Durand-Brager Jean-François Millet
The Great naval duel between the Alabama and the L’église de Gréville, 1871
Kearsarge of Cherbourg (June 19th 1864), 1864 Crayon graphite, plume et encre brune sur papier, 11.2 x 17.7 cm
Lithographie, 33.2 x 57.2 cm Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Paris, BIbliothèque Nationale de France
Jean-François Millet,
Charles Longueville L’église de Gréville, 1871
Combat naval (L’Alabama coulant sous le feu du Kearsarge Plume et lavis d’encre sur papier, 12.5 x 17.5 cm
face à la grande rade de Cherbourg), 1864 Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Eau-forte, 53,2 x 36,5 cm
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
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Dossier de presse
Jean-François Millet Eugène Boudin
Falaises de Gréville, 1871 Falaises vues de la mer – Vue du Roule, 1892
Crayon noir et rehauts de craie blanche sur papier gris, 41.3 x Crayon graphite sur papier, 13.1 x 20.4 cm
55.7 cm Paris, musée d’Orsay
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Eugène Boudin,
Berthe Morisot Saint-Vaast-la-Hougue, 1892
Le Port de Cherbourg, 1871 Huile sur toile, 50 x 75.5 cm
Aquarelle et encre sur papier, 16.2 x 20.3 cm Honfleur, musée Eugène Boudin
Richmond, Virginia Museum of Fine Arts
Iwill
Solitude, le soir : Morsalines, 1887
Autour de Victor Hugo : Huile sur toile, 95 x 151 cm
à Guernesey Iwill
Barfleur, 1889
Huile sur toile, 36.5 x 53.5 cm
Maxime Lalanne
Royaume-Uni, coll. part.
Hauteville-House, 1864
Eau-forte sur papier vergé, 27 x 20 cm
Bordeaux, musée des Beaux-arts Peindre l’homme
Maxime Lalanne
Gustave Ravanne
La Galerie de chêne, 1864
Arrivée de l’escadre russe dans le port de Cherbourg, 1896
Eau-forte sur papier vergé, 18 x 16.2 cm
Huile sur toile, 132 x 193 cm
Bordeaux, musée des Beaux-arts
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Maxime Lalanne
Arvid Claes William Johanson
Le Look-out, 1864
L’arrivée du Tsar à Cherbourg ; le 5 octobre 1896, l’escorte
Eau-forte sur papier vergé, 18 x 16.2 cm
française, 1897
Bordeaux, musée des Beaux-arts
Huile sur toile, 150 x 300 cm
Maxime Lalanne Saint-Brieuc, musée d’art et d’histoire
La Chambre de Victor Hugo, 1864
Gustave Ravanne
Eau-forte sur papier vergé, 18 x 16.2 cm
Le Calme du matin, 1898
Bordeaux, musée des Beaux-arts
Huile sur toile, 130 x 195 cm
Auguste Renoir Pau, musée des Beaux-arts
Marine, Guernesey, 1883
August Hagborg
Huile sur toile, 46 x 56 cm
Enterrement d’un marin dans un village de la Manche,
Paris, musée d’Orsay
1911
Pierre-Georges Jeanniot Huile sur toile, 73.5 x 101 cm
Le Look-out à Hauteville House, 1896 Rouen, musée des Beaux-Arts
Huile sur toile, 50 x 60 cm
August Hagborg
Maisons de Victor Hugo / Paris, Guernesey
Violoniste rejoignant un navire, en grisaille, s.d.
Huile sur toile, 100.5 x 73 cm
Les rivages du Val-de-Saire : Musée maritime de l’île Tatihou
Antoine Guillemet
L’église de Barfleur, s.d.
Huile sur toile, 35 x 28 cm
Caen, Collection Peindre en Normandie
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Dossier de presse
V
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Dossier de presse
Auguste Hagborg
Violoniste rejoignant un navire, s.d.
Musée Maritime de l’île Tatihou.
Photo (c) PIerre-Yves Lemeur.
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Dossier de presse
AUTOUR DE L’EXPOSITION
La programmation développée autour de l’exposition (visites guidées, ateliers,
spectacles...) s’attache à proposer des contenus et des actions de médiation
à destination de trois types de publics : le public local, le public touristique
saisonnier et le jeune public.
Dossier de presse
EXPOSITION BD EXPOSITION
Le jardin de Daubigny AU POINT DU JOUR,
CENTRE D’ART / ÉDITEUR :
Perceptions
Lukas Hoffmann
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Dossier de presse
LE MUSÉE THOMAS HENRY
F
leuron du patrimoine cherbourgeois, le musée Thomas Henry regroupe
un ensemble exceptionnel de 400 peintures et sculptures du XVe au
XXe siècle.
Fra Angelico, Lippi, Jordaens, Chardin, Poussin, David, Signac ; autant de grands
maitres qui escortent le visiteur dans un parcours singulier à travers l’histoire de l’art
occidental. Le musée se distingue également par son remarquable fonds d’œuvres
de Jean-François Millet, le deuxième en France après celui du musée d’Orsay.
Le musée doit son nom au marchand d’art et mécène Thomas Henry qui en initie la créa-
tion et constitue le fonds premier du musée à partir de 1835. Né à Cherbourg, et sou-
cieux d’y « allumer le flambeau des arts », Thomas Henry (1766-1836) fait don à sa ville
natale d’un large panel d’œuvres d’art. Scrupuleusement ordonnée, cette collection ras-
semble, avec un souci pédagogique non dissimulé, les grands mouvements picturaux
qui jalonnent l’histoire de l’art occidental du XVe siècle jusqu’au XIXe siècle.
Révélateurs du goût de la première moitié du XIXe siècle, les choix de Thomas Henry
laissent la part belle à la touche minutieuse des maîtres flamands et hollandais ainsi
qu’à l’ordonnancement mesuré du classicisme à la française. Les scènes de genre, por-
traits et natures mortes des écoles du Nord, partagent en effet la plus grande part de la
collection avec les peintures d’histoire et de paysages de la grande tradition classique.
Déterminé à révéler un panorama exhaustif, Thomas Henry fait également montre d’une
grande acuité dans la sélection des œuvres. À rebours des tendances esthétiques en
vogue à l’époque, il se tourne vers la Renaissance italienne et flamande du XVe et vers les
clairs-obscurs de l’école espagnole du XVIIe, encore peu représentés dans les collections
françaises. Fra Angelico côtoie ainsi Jacob Jordaens, Nicolas Poussin, Jean-Siméon Char-
din ou encore Jacques-Louis David.
À partir de 1915, les œuvres de jeunesse de Jean-François Millet, témoignage unique
de la carrière cherbourgeoise du peintre, rejoignent le fonds du musée. À l’initiative du
docteur Ono, neveu de Pauline, la première femme de l’artiste, cette donation regroupe
notamment un bel ensemble de portraits où le jeune Millet y représente ses proches.
Issues des dépôts de l’Etat, marines et vues de Cherbourg viennent aussi augmenter les
collections et ancrer plus étroitement encore le musée dans le paysage local.
Au cours du XXe siècle, les œuvres d’artistes normands comme Guillaume Fouace, connu
pour ses natures mortes délicates, ou Félix Buhot, peintre-graveur et illustrateur, entre
autres, des œuvres de Jules Barbey d’Aurevilly, rejoignent également les cimaises du
musée. Les collections s’enrichissent enfin de peintures du XIXe siècle issues de la tra-
dition académique des Salons ainsi que de tableaux plus proches du symbolisme.
Entièrement rénové entre 2012 et 2016, le musée présente aujourd’hui plus de 400
œuvres réparties sur 1500 m2. C’est l’occasion de (re)découvrir grands et petits maîtres
dans un lieu totalement repensé… Pour le plus grand plaisir des yeux !
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Dossier de presse
Dossier de presse
INFORMATIONS
PRATIQUES
VOYAGES EN TERRE INCONNUE.
BOUDIN, RENOIR, SIGNAC…
EN COTENTIN.
25 SEPTEMBRE 2020 — 3 JANVIER 2021
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Dossier de presse
VISUELS DISPONIBLES
POUR LA PRESSE
La reproduction de ces visuels est autorisée à titre gracieux uniquement dans le cadre
de l’illustration d’articles concernant l’exposition et pendant sa durée, droits réservés
pour toute autre utilisation.
Vous pouvez adresser les demandes de visuels à :
Albane Beaunieux
Chargée de communication médias et réseaux sociaux
Direction de la communication Ville de Cherbourg-en-Cotentin
[Link]@[Link]
Ligne directe : 02 50 70 11 77
Mobile : 06 19 78 09 89
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Dossier de presse
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Alphonse Osbert
Brouillard du matin, Diélette-
Flamanville, 1887
Huile sur toile, 30 x 46 cm, Petit Palais,
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
© Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la
Ville de Paris
CONTACT PRESSE
Louise Hallet
Conservateur en chef, directrice des musées de Cherbourg-en-Cotentin
Musée Thomas Henry [Link]@[Link]
Le Quasar 02 33 23 39 30
Esplanade de la Laïcité
Cherbourg-Octeville
50100 Cherbourg-en-Cotentin
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