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Cotentin

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25.09.

20
Dossier de Presse —
03.01.21
ÉDITO
La couleur au jour le jour

D
ans la seconde moitié du XIXe siècle, la révolution industrielle et les boulever-
sements qu’elle induit s’accompagnent d’une révolution picturale, l’impres-
sionnisme, premier mouvement d’avant-garde de la modernité. En 1874, sur le
mode du collectif, une trentaine d’artistes régulièrement refusés au Salon décident de
se regrouper en société coopérative pour présenter leurs œuvres. Les huit expositions
qu’ils organiseront jusqu’en 1886 bouleverseront fondamentalement l’histoire comme
le monde de l’art.

L’intérêt commun des impressionnistes réside dans une peinture qui s’intéresse à
la représentation de la vie au jour le jour – le cercle familial, les loisirs, le travail, les
industries naissantes, les transformations sociales, etc. –, laissant de côté tout ce qui
relève des canons académiques jusqu’alors en usage. Par ailleurs, le traitement qu’ils
font de la couleur libère celle-ci peu à peu des contraintes du sujet, jusqu’à anticiper
sa disparition au profit d’une pure abstraction.

Pour sa quatrième édition placée sous le signe de la couleur au jour le jour, Normandie
Impressionniste s’attache à montrer que ce mouvement fut pleinement « témoin de
son temps ». Parce que les impressionnistes se sont appliqués à traduire et à transcrire
le monde à l’écho au plus juste leur ressenti, tout à la fois sensible et intelligible, ils se
sont emparés de nouveaux sujets de la vie et de la condition humaines.

Si le paysage est l’ADN de l’impressionnisme, ceux-ci se sont montrés toutefois attentifs


à toutes les mutations de la société dans son rapport tant à la nature qu’à la ville.
En cela, ils ont eu recours à des modèles et à des procédures de travail innovants qui
ont nourri le champ de l’art et ont fait école dans le temps. Aussi, tout en s’attachant à
faire valoir un tel état de fait historique, Normandie Impressionniste poursuit cette
dynamique en s’ouvrant à la création actuelle.

Placé sous le signe de la pluridisciplinarité, le festival s’applique à célébrer la création


artistique sous toutes ses formes, de l’impressionnisme à nos jours. Délibérément
ouvert, il présente du 4 juillet au 15 novembre 2020 un ensemble d’expositions impres-
sionnistes et d’art contemporain, de spectacles, ainsi que de nombreuses conférences
et divers rendez-vous festifs pour tous les publics. C’est dire si l’impressionnisme est
tout autant une affaire de contenu qu’une dynamique en ode à la vie.

Philippe Piguet
Commissaire général de Normandie Impressionniste 2020

Dossier de presse
SOMMAIRE
Communiqué de presse...................................................................7
Promenade artistique dans le Cotentin.................................. 10
Un parcours en 8 sections........................................................... 13
Zoom sur 3 œuvres.......................................................................... 17
Les œuvres exposées...................................................................... 20
Autour de l’exposition.................................................................... 24
Le musée Thomas Henry............................................................... 26
Informations pratiques................................................................ 28
Visuels disponibles pour la presse............................................ 29

Dossier de presse
Paul Signac
Cherbourg, 1932
Aquarelle et crayon noir sur papier, 28.5 x 45 cm
Saint-Tropez, musée de l’Annonciade

6
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
VOYAGES EN TERRE INCONNUE
BOUDIN, RENOIR, SIGNAC…
EN COTENTIN

D
u 25 septembre 2020 au 3 janvier 2021, dans le cadre du festival
Normandie Impressionniste, le musée Thomas Henry de Cherbourg-
en-Cotentin vous propose de découvrir le Cotentin à travers le regard
d’artistes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle. Au gré de leurs
pérégrinations, ces artistes, parmi lesquels Eugène Boudin, Auguste Renoir,
Berthe Morisot ou encore Paul Signac, ont dessiné les contours d’un terri-
toire - terra incognita - demeuré à l’écart des grands itinéraires artistiques
normands. L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac...
en Cotentin bénéficie du label « Exposition d’intérêt national » décerné par le
ministère de la Culture.

L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac … en Cotentin est consa-
crée aux voyages réalisés par une vingtaine d’artistes dans le Cotentin, de 1858 à 1950,
qu’il s’agisse de pérégrinations artistiques, de déplacements ou séjours ponctuels
engendrés par une commande ou par un évènement particulier.
De par son éloignement de la capitale, son accès difficile et son statut semi-insulaire,
le Cotentin est demeuré à l’écart des grands itinéraires artistiques normands. Au XIXe
siècle, le territoire présente un visage très contrasté, entre traditions et modernité.
Il est dominé par l’industrieuse cité de Cherbourg, alors en pleine expansion : le grand
chantier de construction de la rade, l’arsenal et le port militaire entraînent un afflux
sans précédent d’ouvriers, de militaires et de marins. En moins d’un siècle, la popula-
tion passe de 10 000 à 40 000 habitants.
À l’instar de ses consœurs normandes, Cherbourg sacrifie à la mode des bains de mer :
un établissement de bains de mer ouvre ses portes dès 1828 ; on lui adjoint un casino
en 1864. En 1858, la ville est reliée à Paris par un réseau ferré inauguré par Napoléon III.
Cependant, ces infrastructures ne suffisent pas à attirer à Cherbourg la bonne société,
qui lui préfère les stations balnéaires de la côte fleurie. À l’est et à l’ouest, les contrées
sauvages de la Hague et le verdoyant Val de Saire demeurent terra incognita.

Dossier de presse
Alphonse Osbert
Dans les champs de Diélette, 1887
Huile sur toile, 33 x 55 cm
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

LE COTENTIN,
UN AILLEURS PRIMITIF ET SAUVAGE
Pourtant, à partir du milieu du XIXe siècle, une poignée d’artistes s’est aventurée dans
ce territoire, par hasard, par obligation ou par recherche de dépaysement culturel.
Que ce soit Berthe Morisot, Eugène Boudin, Iwill ou Paul Signac inspirés par la lumière et
le pittoresque du petit port de Barfleur, Henri Hayden qui séjourne à Cherbourg et dans
la Hague, Auguste Renoir ou Maxime Lalanne sur les traces de Victor Hugo à Guernesey….

L’exposition du musée Thomas Henry présente le fruit de leur séjour en Cotentin, desti-
nation hors des sentiers battus, à travers 71 œuvres : tableaux réalisés au retour dans
l’atelier, croquis et esquisses réalisés en plein air, albums de voyage, photographies
d’art…

On y découvre les sources d’inspiration de ces artistes arrivant pour la plupart de


Paris. La côte, les ciels infiniment changeants, la mer et ses rivages… y sont - bien
sûr - particulièrement présents.

Nombre d’entre eux réalisaient leurs esquisses sur le motif afin de réunir une docu-
mentation susceptible d’être réutilisée en atelier pour des toiles plus ambitieuses.
C’est le cas d’Auguste Renoir, qui séjourne à Guernesey à la fin de l’été 1883. Sur place,
il visite les sites les plus touristiques, comme le Tas de pois, célèbres rochers de l’île
8

Dossier de presse
I

anglo-normande qui ont inspiré son esquisse en couleur Marine, Guernesey (1883)
prêtée par le musée d’Orsay.

L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac… en Cotentin présente


aussi le contexte socio-historique des visites des artistes dans le Cotentin : ainsi
Jean-François Millet, qui, entre 1870 et 1871, dans le contexte de la guerre franco-prus-
sienne, se réfugie à Cherbourg et visite Gréville, son village natal.

UN SUJET INÉDIT :
LA REPRÉSENTATION ARTISTIQUE
DU COTENTIN AUX XIXe ET XXe SIÈCLES
Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac… en Cotentin présente un
caractère inédit : aucune exposition n’a encore traité, de façon extensive, de la
représentation artistique du Cotentin au XIXe et au XXe siècle. Il s’agit d’écrire,
pour la première fois, une histoire artistique de ce territoire, en identifiant ses
lieux et ses protagonistes. En étudiant un territoire où l’on ne se rend pas, ou
peu, l’exposition offre un contrepoint aux analyses historiques et géographiques
parfois réductrices qui présentent la Normandie dans son ensemble comme une
« destination impressionniste ».

De larges pans de la Normandie, et notamment le Cotentin, sont restés à l’écart


du phénomène artistique impressionniste, qui s’est très largement cantonné à la
région rouennaise, à la côte d’albâtre et à la côte fleurie. Le Cotentin semble avoir
occupé, dans l’imaginaire des artistes qui s’y sont aventurés, une place similaire
à celle de la Bretagne à la fin du XIXe siècle : un ailleurs, un territoire primitif et
sauvage, accessible à une journée de train de la capitale.

PLUS DE 70 ŒUVRES VENANT DE FRANCE


ET DE L’ÉTRANGER
Les œuvres présentées sont issues de collections locales et régionales mais aussi
de prêts de musées français et étrangers comme le musée d’Orsay, le Petit-Palais
- Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, la Bibliothèque Nationale de France,
les maisons de Victor Hugo Paris/Guernesey, le Virginia Museum of Fine Arts de
Richmond…

L’EXPOSITION EN CHIFFRES

Nombre d’œuvres Surface de l’exposition Nombre de prêteurs

71 250 m2 29
9

Dossier de presse
PROMENADE ARTISTIQUE
DANS LE COTENTIN
L’exposition Voyages en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac... en Cotentin
invite à découvrir le Cotentin autrement, à travers le regard d’artistes de la seconde
moitié du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

1
Gréville-Hague
3

2 Gatteville

Cherbourg 4
9
Barfleur
Siouville
8
5
Port Diélette
Saint-Vaast-la-Hougue
6
7
Morsalines
Les Pieux

10
Guernesey (les Peas Stacks - Pointe Auguste RENOIR
de Jerbourg au sud-est) Marine, Guernesey, 1883
Paris, Musée d’Orsay
10

Dossier de presse
II
1 2 3
Gréville-Hague Cherbourg, port de commerce Gatteville

Jean-François MILLET Paul SIGNAC Paul SIGNAC


L’église de Gréville, 1871 Avant-port de Cherbourg, 1932 Le phare de Gatteville, 1934
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas
Henry Henry Henry

4 5 6
Barfleur Saint-Vaast-la-Hougue Morsalines
anse du cul-de-loup

Antoine GUILLEMET Eugène BOUDIN IWILL


L’église de Barfleur, 1882 Saint-Vaast-la-Hougue, 1892 Solitude, le soir : Morsalines, 1887
Caen, collection Peindre en Normandie Honfleur, musée Eugène Boudin Petit Palais, Musée des Beaux-arts de la
Ville de Paris

7 8 9
Les Pieux, La Percaillerie Port Diélette Siouville

Albert MARQUET Henry MORET Alphonse OSBERT


La Route de la Percaillerie, 1901 Le port de Diélette, basse mer, 1912 Une mare dans les dunes, le soir, Siou-
Honfleur, musée Eugène Boudin Saint-Lô, musée d’art et d’histoire ville, 1889
Petit Palais, musée des Beaux-arts de la
Ville de Paris
11

Dossier de presse
André Douhin
Cherbourg, bains de mer, 1906
1 Affiche lithographiée en couleurs, 99.7 x 76.8 cm
Musée de Dieppe

12

Dossier de presse
Commissariat :
Louise Hallet
et Paul Guermond

UN PARCOURS
EN 8 SECTIONS
Lieu d’exil pendant la guerre, attrait pour les paysages sauvages,
r e t r a i t e a r t i s t i q u e …  : l’e x p o s i t i o n d u m u s é e T h o m a s H e n r y
présente en 8 séquences les différentes sources de motivation et
d’inspiration des voyages des artistes impressionnistes en Cotentin.

Cherbourg, gate de l’Union, l’USS Kearsarge, et un cor-


1
cité militaire, cité balnéaire ? saire confédéré, le CSS Alabama. Un combat
qui fait de Cherbourg le seul site de la Guerre
L’exposition débute le 4 août 1858, jour de de Sécession hors des Ētats-Unis.
l’inauguration de la ligne de chemin de fer
reliant Paris à Cherbourg par Napoléon III. André Douhin
Cherbourg, bains de mer, 1906
Cet évènement marque la naissance du Musée de Dieppe
Cotentin comme destination artistique.
Le port est désormais accessible depuis la Berthe Morisot,
capitale en une dizaine d’heures. Un grand
2 Jean-François Millet,
nombre de Parisiens font le déplacement
exilés de guerre
pour l’occasion. Leurs difficultés de loge-
ment sont caricaturées par Honoré Dau- En 1870-1871, l’avancée des troupes
mier dans Le Charivari. Plusieurs artistes prussiennes en Ile-de-France incite
accompagnent cette inauguration, dont deux artistes à se réfugier à Cherbourg :
Gustave Le Gray, missionné pour photogra- Jean-François Millet, qui retrouve là sa
phier la flotte franco-anglaise en rade de région natale, et Berthe Morisot, qui
Cherbourg. séjourne chez sa sœur. Avec son impor-
Tout au long de la seconde moitié du XIXe tante présence militaire, Cherbourg appa-
siècle et au début du XXe siècle, Cher- raît comme un lieu sûr. Morisot s’inté-
bourg projette une image ambivalente, resse à l’activité du port, tandis que Mil-
celle d’un port militaire qui tente de s’ou- let effectue un pèlerinage nostalgique
vrir au tourisme, balnéaire puis transat- sur les terres de son enfance. Sa maison
lantique. Deux réalités qui n’ont de cesse natale de Gréville ayant été vendue l’an-
de se télescoper. En témoignent les évè- née précédente, il loge à l’auberge Polydor
nements du 19 juin 1864, lorsque des mil- (située à l’emplacement de l’actuelle bou-
liers de badauds sont réunis pour l’inaugu- langerie de la commune), point de départ
ration du nouvel établissement des bains d’une série d’excursions d’où il ramène
de mer. Ils assistent esbaudis à un épisode une moisson de dessins.
de la guerre de Sécession en pleine rade de
Cherbourg : le combat naval entre une fré-
13

Dossier de presse
III

Autour de Victor Hugo : Les solitudes sauvages


6
3 un pèlerinage artistique de la côte Ouest
à Guernesey Le rude territoire de La Hague, à l’ouest
Sur l’île anglo-normande de Guernesey, un de Cherbourg, voit s’aventurer sur ses
pèlerinage artistique et littéraire autour falaises abruptes quelques explora-
de Victor Hugo et de sa résidence d’exil teurs artistiques en quête de spiritualité,
d’Hauteville House se met progressivement comme Alphonse Osbert, ou de panora-
en place à partir du milieu des années 1860. mas spectaculaires, à l’instar d’Albert
Marquet.
Les rivages
4 du Val-de-Saire : 7 Retraites artistiques
l’invention d’un paysage
André Mare et Paul Signac vont tous deux
Les ports de pêche paisibles du Val de trouver refuge dans le Cotentin au cours
Saire – Saint-Vaast-la-Hougue, Barfleur, des dernières années de leur vie.
demeurés imperméables à la vie moderne, André Mare retrouve sa Normandie natale
séduisent les peintres de la génération à la fin des années 1920, alors que son
impressionniste, attirés par la transpa- état de santé le contraint à abandonner
rence de la lumière, la mobilité des ciels ses activités de décorateur. Il se remet à
et le pittoresque des lieux. Antoine Guil- peindre et sillonne l’intérieur des terres
lemet, Eugène Boudin, Frank Myers Boggs, rurales du Cotentin, qu’il représente dans
Iwill y séjournent à plusieurs reprises. des paysages fermement structurés.
Deux motifs ont leurs faveurs : la silhouette Paul Signac, quant à lui, acquiert en 1931
trapue de la petite église de Barfleur et la une maison située à l’extrémité du port de
baie de Morsalines. Barfleur, où il passera ses derniers étés.

5 Peindre l’homme Les amis


8
d’Henri Bernadi
Certains artistes, de filiation naturaliste,
s’intéressent aux us et coutumes locales, La dernière partie de l’exposition met en
à la vie des pêcheurs et aux mœurs valeur le rôle joué par le commerçant et
rurales. Les œuvres de commande mécène cherbourgeois Henri Bernadi
commémorant l’arrivée à Cherbourg du (1889-1974), qui a fédéré autour de lui
tsar Nicolas II le 5 octobre 1896 livrent deux peintres de l’École de Paris : Simon
quant à elles une vision puissante de ces Segal et Henri Hayden. Segal élira domicile
autres travailleurs de la mer que sont les à Jobourg dans la Hague, de 1946 à 1953,
matelots. partageant la vie de la population locale.
Henri Hayden, quant à lui, effectuera des
Gustave Ravanne séjours réguliers à Cherbourg et dans la
Arrivée de l’escadre russe dans le port de
Cherbourg, 1896 Hague de 1938 à 1958.
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Henri Hayden
Le Port de Cherbourg, 1952
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry

14

Dossier de presse
III

15

Dossier de presse
Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Stéphane Maréchalle

16

Dossier de presse
ZOOM
SUR 3 ŒUVRES
Auguste Renoir
Marine, Guernesey, 1883
Huile sur toile, 46 x 56 cm,
Paris, musée d’Orsay

E
n 1883, Auguste Renoir visite l’île anglo-saxonne de Guernesey en compagnie
de son ami le journaliste Paul Lhote et probablement d’Aline Charigot, son
modèle et future épouse. Les raisons de son voyage demeurent inconnues.
En cette fin de XIXe siècle, Guernesey est peu visitée par les touristes français – même
si elle est bien connue de ceux-ci pour avoir accueilli Victor Hugo en exil.

C’est au début du mois de septembre que Renoir accoste sur le « rocher sur lequel a
gémi pendant dix-huit ans le grand poète » (Auguste Renoir, Lettre à Edmond Maître,
5 septembre 1883). Il s’installe pour un peu plus d’un mois à Saint Peter-Port, la capitale
de l’île. Il peint une quinzaine de peintures qui montrent toutes des vues de la célèbre
baie rocheuse du Moulin Huet, située sur la côte sud, à quelques dizaines de minutes
de marche de son hébergement.
Renoir dédaigne les sujets trop explicitement contemporains au profit de vues pano-
ramiques de la baie, de marines et de scènes de baigneurs. L’île apparaît comme un
refuge, un lieu d’évasion du monde moderne.

Le paysage intitulé Marine, Guernesey est resté dans l’atelier de Renoir jusqu’à sa mort
en 1919. Il s’agit probablement d’une esquisse réalisée sur place afin de servir de
documentation picturale en prévision de futures réalisées en atelier, de retour à Paris.

Nulle trace d’activité humaine n’est visible dans cette composition intemporelle, ni


baigneurs, ni bateaux. L’artiste se concentre sur les éléments naturels : les effets du
vent sur la mer et sur le ciel, et la sauvagerie du paysage de rochers - les célèbres
Pea stacks (tas de pois) visibles à l’arrière-plan. La gamme colorée est volontaire-
ment restreinte : ciel et mer, traités dans des tonalités de vert et de bleu, semblent
se confondre sous l’action des rafales de vent. La touche, très visible, est dynamique,
tumultueuse. Renoir varie les effets de pâte en fonction du motif : les Pea stacks sont
ainsi traités par une succession de petites touches verticales en empâtement, afin
d’accentuer leur caractère abrupt et escarpé.

17

Dossier de presse
© Musée Eugène Boudin,
cliché Illustria.

Eugène Boudin
Saint-Vaast-la-Hougue, 1892
Huile sur toile, 50 x 75.5 cm
Honfleur, Musée Eugène Boudin

« Je suis un isolé, un rêvasseur qui s’est trop complu à rester dans son coin et à regarder
le ciel », écrit Eugène Boudin dans un texte publié en 1877, onze ans avant sa mort.
Né à Honfleur et fils de marin, Boudin cherche à traduire dans ses toiles l’univers qui
l’entoure : les plages, les navires, les ciels changeants des côtes normandes.

Boudin passe ses étés à Trouville mais s’y ennuie en fin de saison, lorsque ses amis
regagnent la capitale. Il entreprend alors parfois des périples en Normandie. Ainsi,
en septembre 1892, il se rend à Cherbourg pour assister à l’inauguration d’un monu-
ment à Jean-François Millet, qu’il admire. Il descend le long du rivage ouest et s’arrête
à Saint-Vaast-la-Hougue, petit port de pêche qui conserve de son emplacement stra-
tégique au nord du Cotentin, la tour de l’île Tatihou et le fort de la Hougue, construits
en 1694 après l’échec de la bataille de la Hougue. En cette fin du XIXe siècle, Saint-
Vaast, préservé des intrusions balnéaires, a la faveur de quelques peintres qui
apprécient son charme pittoresque : Antoine Guillemet, Frank Myers Boggs, Iwill,
Gustave Ravanne.

À Saint-Vaast, Boudin peint une vingtaine de toiles, dont cette vue prise depuis l’anse
du cul-de-loup à Morsalines, et léguée en 2019 au musée Eugène Boudin de Honfleur.

Comme à son habitude, Boudin propose une composition très dépouillée - premier plan
quasi-inexistant, ligne d’horizon placée très bas, afin d’accroître l’immensité du ciel,
qui occupe les trois-quarts de la surface du tableau. La mer, le port de pêche visible à
gauche, les fortifications de la Hougue et l’île Tatihou au centre ne sont que des pré-
textes. Le véritable sujet de l’œuvre est le ciel, traversé par des nuages en marche,
l’un de ces « beaux et grands ciels tout tourmentés de nuages, chiffonnés de couleurs,
profonds, entraînants » que Boudin appréciait tant [Eugène Boudin, carnets].
18

Dossier de presse
Paul Signac
Le Phare de Gatteville, 1934
Huile sur carton, 17.7 x 32.6 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry

Peintre, écrivain, marin, Paul Signac s’est illustré d’abord comme peintre impres-
sionniste prenant pour modèle Claude Monet, puis comme néo-impressionniste à
la fin XIXe siècle.
Voyageur infatigable, il est l’un des peintres de la Marine qui a largement contribué
à fournir une iconographie riche des ports de France. D’ailleurs, c’est en 1929, alors
qu’il effectue un tour de France portuaire, qu’il découvre le petit port de pêche de
Barfleur, situé à l’extrémité est du Cotentin. L’endroit charme l’artiste mais aussi
l’amoureux de la mer, propriétaire de 18 bateaux qui décide d’y louer une maison, puis
de l’acheter, en 1932. Il y passera ses étés, de 1931 à 1934, l’année précédant sa mort.

Située face à l’église de Barfleur, la maison de Signac donne sur l’imposant phare
de Gatteville, monument de granit construit dans les années 1830 et qui s’élève à
75 mètres de haut. C’est le sujet de cette petite huile sur carton, qui s’apparente
davantage à une pochade qu’à une œuvre achevée.

Au centre de la composition, le phare et son sémaphore sont simplifiés à l’extrême,


réduits à un simple signe graphique. Un grand nuage les surplombe. Tout en rondeur,
il se développe dans l’espace comme une forme organique, vivante et moutonnante.
Des empâtements de blancs créent un relief qui anime l’œuvre et accroche le regard.

Signac utilise une gamme de couleurs vives : bleu, vert, violet, jaune et blanc. Le choix
de tonalités éclatantes pour traduire un paysage normand peut surprendre. Il est
cependant délibéré : pour Signac, les couleurs sont plus puissantes dans le Nord,
tandis que dans le Sud, elles sont écrasées par la lumière, qui les éteint.

Les couleurs ne sont pas mélangées sur la palette mais juxtaposées sur l’œuvre, en
larges touches. La combinaison finale des couleurs est effectuée par l’œil du specta-
teur. C’est le principe du mélange optique, qui fut développé par les artistes impres-
sionnistes puis systématisé par Georges Seurat et Paul Signac à la fin du XIXe siècle.

© Musée Thomas Henry,


cliché Alexis Morin.

19

Dossier de presse
LES ŒUVRES EXPOSÉES
Cherbourg, Imprimerie Mühlmeister et Johler
Compagnie Hambourgeoise Américaine. Grande
cité militaire,cité balnéaire ? excursion en Orient partant de Cherbourg le 13 février
1898, 1898
Affiche lithographiée en couleur, 99,6 x 70.7 cm
Adolphe Rouargue et Godefroy Durand
Caen, Musée de Normandie
Voyage de LL. MM. L’Empereur et l’Impératrice, 1858
Lithographie couleur, 26 x 37 cm André Douhin
Cherbourg-en-Cotentin, bibliothèque Jacques Prévert Cherbourg, bains de mer, 1906
Affiche lithographiée en couleur, 99.7 x 76.8 cm
Anonyme
Musée de Dieppe
Inauguration de la gare de Cherbourg, 4 août 1858
Épreuve photographique sur papier albuminé, 19.5 x 30 cm Ernest Couronneau
Cherbourg-en-Cotentin, bibliothèque Jacques Prévert Chemins de fer de l’État. Le Château de Tourlaville, 1922
Affiche lithographiée en couleur, 104.5x 74.6 cm
Honoré Daumier
Saint-Lô, archives départementales de la Manche
Les Parisiens à Cherbourg, 1858
Lithographie, 27 x 36 cm Henri Chardon
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry Chemins de fer de l’État. Environs de Valognes. Val-de-
Saire, 1927
Charles Furne et Henry Tournier
Affiche lithographiée en couleur, 107.1 x 78 cm
Souvenirs de Cherbourg n° 1, 4, 17, 37, 52, 58, 1858
Saint-Lô, archives départementales de la Manche
Six épreuves photographiques positives stéréoscopiques sur
papier albuminé, 7.4 x 10.1 cm
Beaux-Arts de Paris Berthe Morisot,
Gustave Le Gray Jean-François Millet,
Flotte franco-anglaise en rade de Cherbourg, 1858
Tirage d’exposition, 31 x 39,8 cm exilés de guerre
Gustave Le Gray Jean-François Millet
Flotte française en rade de Cherbourg, 1858 Hameau à Gréville, 1871
Tirage d’exposition, 30 x 41 cm Crayon graphite, plume et lavis d’encre sur papier, 7.9 x 12.3 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Albert-Robert Frigoult de Liesville
Vues de Cherbourg, 1861 Jean-François Millet
Album de photographies, 30.8 x 46.2 cm Vallée de Vauville, 1871
Caen, Agence Régionale pour la Diffusion de l’Image en Crayon graphite, plume et encre sur papier, 11.2 x 15.5 cm
Normandie Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Louis Le Breton Jean-François Millet
Combat naval entre le Kearsarge et l’Alabama, 1864 L’église d’Eculleville, 1871
Lithographie couleur, 46 x 62.5 cm Crayon graphite, plume et encre brune sur papier, 11,5 x 17 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Henri Durand-Brager Jean-François Millet
The Great naval duel between the Alabama and the L’église de Gréville, 1871
Kearsarge of Cherbourg (June 19th 1864), 1864 Crayon graphite, plume et encre brune sur papier, 11.2 x 17.7 cm
Lithographie, 33.2 x 57.2 cm Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Paris, BIbliothèque Nationale de France
Jean-François Millet,
Charles Longueville L’église de Gréville, 1871
Combat naval (L’Alabama coulant sous le feu du Kearsarge Plume et lavis d’encre sur papier, 12.5 x 17.5 cm
face à la grande rade de Cherbourg), 1864 Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Eau-forte, 53,2 x 36,5 cm
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
20

Dossier de presse
Jean-François Millet Eugène Boudin
Falaises de Gréville, 1871 Falaises vues de la mer – Vue du Roule, 1892
Crayon noir et rehauts de craie blanche sur papier gris, 41.3 x Crayon graphite sur papier, 13.1 x 20.4 cm
55.7 cm Paris, musée d’Orsay
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Eugène Boudin,
Berthe Morisot Saint-Vaast-la-Hougue, 1892
Le Port de Cherbourg, 1871 Huile sur toile, 50 x 75.5 cm
Aquarelle et encre sur papier, 16.2 x 20.3 cm Honfleur, musée Eugène Boudin
Richmond, Virginia Museum of Fine Arts
Iwill
Solitude, le soir : Morsalines, 1887
Autour de Victor Hugo : Huile sur toile, 95 x 151 cm

un pèlerinage artistique Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

à Guernesey Iwill
Barfleur, 1889
Huile sur toile, 36.5 x 53.5 cm
Maxime Lalanne
Royaume-Uni, coll. part.
Hauteville-House, 1864
Eau-forte sur papier vergé, 27 x 20 cm
Bordeaux, musée des Beaux-arts Peindre l’homme
Maxime Lalanne
Gustave Ravanne
La Galerie de chêne, 1864
Arrivée de l’escadre russe dans le port de Cherbourg, 1896
Eau-forte sur papier vergé, 18 x 16.2 cm
Huile sur toile, 132 x 193 cm
Bordeaux, musée des Beaux-arts
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Maxime Lalanne
Arvid Claes William Johanson
Le Look-out, 1864
L’arrivée du Tsar à Cherbourg ; le 5 octobre 1896, l’escorte
Eau-forte sur papier vergé, 18 x 16.2 cm
française, 1897
Bordeaux, musée des Beaux-arts
Huile sur toile, 150 x 300 cm
Maxime Lalanne Saint-Brieuc, musée d’art et d’histoire
La Chambre de Victor Hugo, 1864
Gustave Ravanne
Eau-forte sur papier vergé, 18 x 16.2 cm
Le Calme du matin, 1898
Bordeaux, musée des Beaux-arts
Huile sur toile, 130 x 195 cm
Auguste Renoir Pau, musée des Beaux-arts
Marine, Guernesey, 1883
August Hagborg
Huile sur toile, 46 x 56 cm
Enterrement d’un marin dans un village de la Manche,
Paris, musée d’Orsay
1911
Pierre-Georges Jeanniot Huile sur toile, 73.5 x 101 cm
Le Look-out à Hauteville House, 1896 Rouen, musée des Beaux-Arts
Huile sur toile, 50 x 60 cm
August Hagborg
Maisons de Victor Hugo / Paris, Guernesey
Violoniste rejoignant un navire, en grisaille, s.d.
Huile sur toile, 100.5 x 73 cm
Les rivages du Val-de-Saire : Musée maritime de l’île Tatihou

l’invention d’un paysage


Antoine Guillemet
Le Port de Barfleur, s.d.
Huile sur toile, 24 x 35 cm
Caen, Collection Peindre en Normandie

Antoine Guillemet
L’église de Barfleur, s.d.
Huile sur toile, 35 x 28 cm
Caen, Collection Peindre en Normandie

Franck Myers Boggs


L’église de Barfleur, 1882
Huile sur toile, 23.5 x 24.5 cm
Equeurdreville-Hainneville, musée municipal

21

Dossier de presse
V

Les solitudes sauvages André Mare


Le Donjon de Bricquebec, avant 1932
de la côte Ouest Huile sur papier marouflé sur toile, 38 x 46 cm
Troyes, musée d’art moderne
Alphonse Osbert
André Mare
La vague à Diélette (Manche), 1890
Le Havre de Lessay, avant 1932
Huile sur toile, 81 x 54 cm
Huile sur papier marouflé sur toile, 38 x 46 cm
Paris, musée d’Orsay
Troyes, musée d’art moderne
Alphonse Osbert
Paul Signac
Brouillard du matin, Diélette-Flamanville, 1887
Avant-port de Cherbourg, 1932
Huile sur toile, 30 x 46 cm
Aquarelle, gouache et fusain sur papier , 21.8 x 33 cm
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Alphonse Osbert
Paul Signac
Dans les champs de Diélette, 1887
Le Phare de Gatteville, 1932-1935
Huile sur toile, 33 x 55 cm
Aquarelle et crayon noir sur papier, 11 x 17.5 cm
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Alphonse Osbert
Paul Signac
Une mare dans les dunes, le soir, Siouville, 1889
Cherbourg, 1932
Huile sur bois, 32.5 x 55 cm
Aquarelle et crayon noir sur papier, 28.5 x 45 cm
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Saint-Tropez, musée de l’Annonciade
Albert Marquet
Paul Signac
Cheminée à la Percaillerie, 1901
Le Phare de Gatteville, 1934
Huile sur toile, 46.3 x 55.3 cm
Huile sur carton, 17.7 x 32.6 cm
Caen, musée des Beaux-Arts
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Albert Marquet
La Route de la Percaillerie, 1901
Huile sur toile, 44.5 x 53.5 cm
Les amis d’Henri Bernadi
Honfleur, musée Eugène Boudin
Henri Hayden
Albert Marquet
Place d’armes à Cherbourg, vers 1939
Les Falaises de Flamanville, 1904
Huile sur toile
Huile sur toile, 50 x 60 cm
Musée d’art moderne de la ville de Paris
Caen, Collection Peindre en Normandie
Henri Hayden
Henry Moret
Paysage de la Hague (Omonville La Petite), 1939
Le port de Diélette, basse mer, s.d.
Huile sur toile, 54 x 73.2 cm
Aquarelle et fusain sur papier, 22.5 x 31.5 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Saint-Lô, musée d’art et d’histoire
Henri Hayden
Iwill
Le Port de Cherbourg, 1952
Dans la Hague, 1910
Huile sur toile, 60.5 x 81.5 cm
Huile sur toile, 24 x 35 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Béziers, musée des Beaux-arts
Henri Hayden
Maurice de Vlaminck
Cherbourg, vue du port, 1952
Marine, s.d.
Aquarelle avec rehauts de gouache sur papier, 38 x 54.4 cm
Huile sur toile, 73.8 x 92.7 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Henry
Caen, musée des Beaux-Arts
Simon Segal
Retraites artistiques Le petit Normand, 1947
Huile sur toile, 65 x 50 cm
Collection particulière
André Mare
Le Chemin du Graffart, avant 1932 Simon Segal
Huile sur papier marouflé sur toile, 46 x 38 cm Paysanne de la Hague, 1948
Troyes, musée d’art moderne Huile sur toile, 92 x 73.2 cm
FNAC, Dépôt au musée départemental de l’Oise, Beauvais
André Mare
Entrée de ferme à Carteret, 1924 Simon Segal
Huile sur carton, 46 x 38 cm Chevaux devant la mer, 1950
Troyes, musée d’art moderne Huile sur toile, 73 x 92.3 cm
Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas Herny

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Dossier de presse
Auguste Hagborg
Violoniste rejoignant un navire, s.d.
Musée Maritime de l’île Tatihou.
Photo (c) PIerre-Yves Lemeur.

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Dossier de presse
AUTOUR DE L’EXPOSITION
La programmation développée autour de l’exposition (visites guidées, ateliers,
spectacles...) s’attache à proposer des contenus et des actions de médiation
à destination de trois types de publics : le public local, le public touristique
saisonnier et le jeune public.

VISITES COMMENTÉES IMPRESSION


29 septembre SOLEIL COULEURS
3, 15, 22 et 24 octobre
5, 7 et 21 novembre
5, 12, 17 et 19 décembre
À 16h. Durée : environ 1h.
Renseignements et réservations au
02 33 23 39 33 ou musees@[Link]

DIMANCHES EN FAMILLE Projet en réseau proposé par Cité Môme.


Animations à partager en famille, Ce projet s’inspire du regard des impres-
pour les enfants de 5 à 10 ans. sionnistes et de leur capacité à capter la
4 et 11 octobre lumière éphémère de l’instant présent.
8 et 15 novembre « Impression soleil couleurs », c’est le
16h. Durée 1 heure. Chaque enfant doit pari un peu fou de composer des œuvres
être accompagné d’un adulte. collectives et géantes, à partir de photo-
Renseignements et réservations au graphies de moments captés sur le vif à
02 33 23 39 33 ou musees@[Link] l’occasion de promenades thématiques
couplant découverte des œuvres au sein
SPECTACLE de l’exposition et balades dans les sites
Les Figures impressionnistes. représentés (Jean-François Millet et la
Compagnie Les 3 Coups l’œuvre. Hague, Le Val de Saire, Guernesey…).
Un spectacle interactif et rocambolesque L’objectif est de créer une base de données
durant lequel comédiens et musiciens avec les photos reçues liées aux textes
vous font plonger dans l’univers des les accompagnant grâce à un numéro.
peintres impressionnistes du XIXe siècle. Ensuite, ces photos sont triées par couleur
et grâce à cette base de données et à l’aide
Samedi 17 et dimanche 18 octobre,
du numérique, vous pourrez créer les
16h30. Durée : environ 1h.
tableaux, ou des morceaux de tableaux,
Sur réservation au 02 33 23 39 33 ou
en mosaïque.
musees@[Link]. Tarif accès musée,
L’objectif est de réaliser une constellation,
sans surcoût.
un lien entre la rencontre de l’œuvre
« mosaïque » et l’œuvre réelle.
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Dossier de presse
EXPOSITION BD EXPOSITION
Le jardin de Daubigny AU POINT DU JOUR,
CENTRE D’ART / ÉDITEUR :
Perceptions
Lukas Hoffmann

L’exposition rassemble une quarantaine


À travers un ensemble d’une quarantaine
de photographies, en couleur et en noir
d’œuvres graphiques issues de l’ouvrage
& blanc, réalisées entre 2012 et 2018 à
de Luc Cromheecke, Le Jardin de Daubi-
New York et dans des villes européennes,
gny, le visiteur découvrira la vie du peintre
notamment à Berlin. Elle présente éga-
Charles-François Daubigny (1817-1878)
lement une vingtaine de photographies
et la naissance d’une tradition artistique
issues d’une résidence de Lukas Hoff-
encore bien vivante : la peinture sur le
mann à Cherbourg en 2019.
motif.
À l’exception d’une série d’instanta-
Luc Cromheecke est un auteur de bande
nés de passants dans les rues de Berlin
dessinée né à Anvers en 1961. Ses récits
(Strassenbilder, 2018), les œuvres se pré-
humoristiques ont été publiés dès les
sentent plutôt comme des pièces isolées
années 1980 en Belgique et en France
ou constituent des polyptiques, de for-
dans le magazine Spirou. Aujourd’hui, il
mats variés. Selon son habitude, Lukas
travaille également pour des éditeurs
Hoffmann a travaillé presque exclusive-
suisses et néerlandais. Ses peintures de
ment à la chambre et a réalisé lui-même
paysage sont régulièrement exposées
les tirages ainsi que les encadrements.
dans des galeries privées ou publiques.
Né en 1981 à Zoug (Suisse), Lukas Hoff-
25 septembre 2020 - 3 janvier 2021, mann vit et travaille à Berlin. Il est diplômé
Musée Thomas Henry, Cabinet des de l’École nationale supérieure des beaux-
Estampes - exposition visible sans arts de Paris.
surcoût. Exposition présentée dans le cadre de
Normandie impressionniste avec le sou-
CATALOGUE DE L’EXPOSITION tien de la Fondation Pro Helvetia.
Louise Hallet et Paul Guermond, Voyages 27 septembre 2020 - 31 janvier 2021,
en terre inconnue. Boudin, Renoir, Signac... du mercredi au vendredi de 14h à 18h,
en Cotentin, éditions Ville de Cherbourg- samedi et dimanche de 14h à 19h.
en-Cotentin, 2020, 172 pages, 25 euros. Entrée libre
En vente sur place au musée Thomas Le Point du Jour, centre d’art / éditeur, 107,
Henry et par correspondance. avenue de Paris, 50100 Cherbourg-en-
Cotentin. [Link].

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Dossier de presse
LE MUSÉE THOMAS HENRY

F
leuron du patrimoine cherbourgeois, le musée Thomas Henry regroupe
un ensemble exceptionnel de 400 peintures et sculptures du XVe au
XXe siècle. 
Fra Angelico, Lippi, Jordaens, Chardin, Poussin, David, Signac ; autant de grands
maitres qui escortent le visiteur dans un parcours singulier à travers l’histoire de l’art
occidental. Le musée se distingue également par son remarquable fonds d’œuvres
de Jean-François Millet, le deuxième en France après celui du musée d’Orsay.

Le musée doit son nom au marchand d’art et mécène Thomas Henry qui en initie la créa-
tion et constitue le fonds premier du musée à partir de 1835. Né à Cherbourg, et sou-
cieux d’y « allumer le flambeau des arts », Thomas Henry (1766-1836) fait don à sa ville
natale d’un large panel d’œuvres d’art. Scrupuleusement ordonnée, cette collection ras-
semble, avec un souci pédagogique non dissimulé, les grands mouvements picturaux
qui jalonnent l’histoire de l’art occidental du XVe siècle jusqu’au XIXe siècle.
Révélateurs du goût de la première moitié du XIXe siècle, les choix de Thomas Henry
laissent la part belle à la touche minutieuse des maîtres flamands et hollandais ainsi
qu’à l’ordonnancement mesuré du classicisme à la française. Les scènes de genre, por-
traits et natures mortes des écoles du Nord, partagent en effet la plus grande part de la
collection avec les peintures d’histoire et de paysages de la grande tradition classique.
Déterminé à révéler un panorama exhaustif, Thomas Henry fait également montre d’une
grande acuité dans la sélection des œuvres. À rebours des tendances esthétiques en
vogue à l’époque, il se tourne vers la Renaissance italienne et flamande du XVe et vers les
clairs-obscurs de l’école espagnole du XVIIe, encore peu représentés dans les collections
françaises. Fra Angelico côtoie ainsi Jacob Jordaens, Nicolas Poussin, Jean-Siméon Char-
din ou encore Jacques-Louis David.
À partir de 1915, les œuvres de jeunesse de Jean-François Millet, témoignage unique
de la carrière cherbourgeoise du peintre, rejoignent le fonds du musée. À l’initiative du
docteur Ono, neveu de Pauline, la première femme de l’artiste, cette donation regroupe
notamment un bel ensemble de portraits où le jeune Millet y représente ses proches.
Issues des dépôts de l’Etat, marines et vues de Cherbourg viennent aussi augmenter les
collections et ancrer plus étroitement encore le musée dans le paysage local.
Au cours du XXe siècle, les œuvres d’artistes normands comme Guillaume Fouace, connu
pour ses natures mortes délicates, ou Félix Buhot, peintre-graveur et illustrateur, entre
autres, des œuvres de Jules Barbey d’Aurevilly, rejoignent également les cimaises du
musée. Les collections s’enrichissent enfin de peintures du XIXe siècle issues de la tra-
dition académique des Salons ainsi que de tableaux plus proches du symbolisme.
Entièrement rénové entre 2012 et 2016, le musée présente aujourd’hui plus de 400
œuvres réparties sur 1500 m2. C’est l’occasion de (re)découvrir grands et petits maîtres
dans un lieu totalement repensé… Pour le plus grand plaisir des yeux !
26

Dossier de presse
Dossier de presse
INFORMATIONS
PRATIQUES
VOYAGES EN TERRE INCONNUE.
BOUDIN, RENOIR, SIGNAC…
EN COTENTIN.
25 SEPTEMBRE 2020 — 3 JANVIER 2021

MUSÉE THOMAS HENRY ACCÈS


Le Quasar - Esplanade de la laïcité Par la route
50100 Cherbourg-en-Cotentin En voiture, par l’A13 depuis Paris et la N13
Tél. 02 33 23 39 30 depuis Caen.
musees@[Link] Par le train
[Link]/musees Cherbourg-en-Cotentin est desservie par
la ligne Paris St-Lazare-Caen-Cherbourg.
ACCUEIL ET BILLETTERIE Le Quasar est à 10 minutes à pied de la
Du mardi au vendredi : gare SNCF.
10h-12h30 et 14h-18h Accès en transports en commun Bus
Les samedis et dimanches : Zéphir
13h-18h Arrêt gare SNCF : lignes 2, 3, 4, 5, 8, 9 et 10.
Fermé les lundis et jours fériés. Arrêt Eléis-J.Hébert, puis emprunter la
Plein tarif : 5 € / tarif réduit : 3 € Passerelle : lignes 3 et 8
Gratuit le mercredi. Arrêt Schuman : lignes 1, 2, 3, 4, 5, 8, 9 et 10.
Pass Normandie Impressionniste,
valable dans les sites partenaires de
l’opération : 4€
Pass musées valable dans les 2 musées
de Cherbourg-en-Cotentin et expos à
volonté pendant 12 mois : 10 €

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Dossier de presse
VISUELS DISPONIBLES
POUR LA PRESSE
La reproduction de ces visuels est autorisée à titre gracieux uniquement dans le cadre
de l’illustration d’articles concernant l’exposition et pendant sa durée, droits réservés
pour toute autre utilisation.
Vous pouvez adresser les demandes de visuels à :
Albane Beaunieux
Chargée de communication médias et réseaux sociaux
Direction de la communication Ville de Cherbourg-en-Cotentin
[Link]@[Link]
Ligne directe : 02 50 70 11 77
Mobile : 06 19 78 09 89

1 4

Honoré Daumier Auguste Renoir


Les parisiens à Cherbourg, 1858 Marine, Guernesey, 1883
Lithographie, 27 x 36 cm, Musée Thomas Huile sur toile, 46 x 56 cm, Paris, musée
Henry, Cherbourg-en-Cotentin d’Orsay
© Musée Thomas Henry, Cherbourg-en- © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) /
Cotentin Stéphane Maréchalle

2 5

André Douhin Antoine Guillemet


Cherbourg, bains de mer, 1906 L’église de Barfleur, 1882
Affiche lithographiée en couleurs, 104.5 Huile sur toile, 35 x 28 cm, Caen,
x 74.6 cm, Musée de Dieppe Collection Peindre en Normandie
© Musée de Dieppe © Caen, Collection Peindre en
Normandie
3
6
Jean-François Millet
Hameau à Gréville, 1871 Eugène Boudin
Crayon graphite, plume et lavis d’encre Saint-Vaast-la-Hougue, 1892
sur papier, 7.9 x 12.3 cm, Musée Thomas Huile sur toile, 50 x 75.5 cm, Honfleur,
Henry, Cherbourg-en-Cotentin musée Eugène Boudin, Legs Eder-Rosa,
© Musée Thomas Henry, Cherbourg-en- 2018
Cotentin / Claire Tabbagh © Musée Eugène Boudin, cliché Illustria
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Iwill Albert Marquet


Solitude, le soir : Morsalines, 1887 Les Falaises de Flamanville, 1904
Huile sur toile, 95 x 151 cm, Petit Palais, Huile sur toile, 44,5 x 53,5, Caen,
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris Collection Peindre en Normandie
© Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la © Caen, Collection Peindre en
Ville de Paris Normandie

August Hagborg Paul Signac


Enterrement d’un marin dans un Le Phare de Gatteville, 1934
village de la Manche, 1911 Huile sur carton, 17.7 x 32.6 cm, Musée
Huile sur toile, 73.5 x 101 cm, Réunion Thomas Henry, Cherbourg-en-Cotentin
des Musées Métropolitains Rouen © Musée Thomas Henry, Cherbourg-en-
Normandie, Musée des Beaux-Arts, Don Cotentin / Alexis Morin.
Germain David-Nillet, 1911
© Musées de la Métropole de Rouen
Normandie

Alphonse Osbert
Brouillard du matin, Diélette-
Flamanville, 1887
Huile sur toile, 30 x 46 cm, Petit Palais,
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
© Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la
Ville de Paris

CONTACT PRESSE

Louise Hallet
Conservateur en chef, directrice des musées de Cherbourg-en-Cotentin
Musée Thomas Henry [Link]@[Link]
Le Quasar 02 33 23 39 30
Esplanade de la Laïcité
Cherbourg-Octeville
50100 Cherbourg-en-Cotentin

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Cette exposition est reconnue


d’intérêt national par le
Ministère de la Culture. Elle Auguste Renoir, Marine, Guernesey, 1883, Paris, musée d’Orsay
bénéficie à ce titre d’un soutien Photo (c) RMN-Grand Palais (musée d’ORsay)/Stéphane Maréchalle
financier exceptionnel de
l’État.

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