Étude thermodynamique du kaolin Tamazert
Étude thermodynamique du kaolin Tamazert
DEPARTEMENT DE PHYSIQUE
№ d’ordre :…………
Série :………….
MEMOIRE
Présenté pour obtenir le diplôme de magister en physique
THEME
Par
REBIAI LAKHDAR
Soutenu le :…./……/ 2006
Devant le jury :
Président : S. HAMAMDA Prof Université Mentouri - Constantine
Rapporteur : N. BOUKHEIT M.C Université Mentouri - Constantine
Examinateurs : A. BOUYOUCEF M.C Université Mentouri - Constantine
S. BARAMA M.C Université Mentouri - Constantrine
REMERCIEMENTS
L’étude présentée dans ce mémoire a été effectuée dans sa totalité au laboratoire des
«Propriétés Thermodynamique et Traitements de Surface des Matériaux » du département
de physique de la Faculté des Science de l’Université Mentouri de Constantine, dirigé par le
professeur : Smail Hamamda.
Enfin , Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation
de ce mémoire , en particulier l’équipe du laboratoire « Propriétés Thermodynamique et
Traitements de Surface des Matériaux » notamment [Link] , Z. Imed et [Link], ainsi que
mon collègue B. Rabah du laboratoire des « céramiques».
DEDICACE
Au nom de dieu le tout -puissant ,le tout -compatissant, je dédie ce travail à l’esprit de
mon père, à mère, à mes frères (Kamel et Zino) et leurs enfants , à mes sœurs et leurs enfants, à
mes beaux frères (Mokhtar , Mohamed , Lamine et Wahid), à ma femme et mon petit fils
Mohcène ,à toute la famille Rebiai et Barbache ainsi que mes amis ( [Link], [Link],
[Link] , [Link] et [Link]) pour leurs encouragements illimités.
INTRODUCTION GENERALE…………………………………
Chapitre I : Généralités
1
Chapitre II : Les matières premières silico-alumineuses
II-1 Introduction………………………………………
II -2 les argiles……………………………………
II -2 -1 Définition……………………………
II-2-5 La mullite………………………………
ІI-2-6 Les illites………………………………
ІI-2-7 Les micas……………………………………
ІI-2-8 Les feldspaths……………………………………………………………
II-3 La silice………………………………………………………………………………
II-4 Les kaolins…………………………………………………………………………………
II-4-1 La kaolinite
II-4-2 La mullite
II-4-3 La halloysite………………………………
II-5 Le kaolin de Tamazert (Kaolin T…………………………
II-5-1 Le kaolin T brut…………………………………
II-5-2 Enrichissement du kaolin T par un procède industriel………
II-5-3 Caractérisation du kaolin KT3……………………………………
II-5-4 Reconstitution minéralogique approchée sur les résultats de la séparation SMHG…
II-5-5 Mesure de la surface spécifique BET de micro et la mesoporosite……………
2
III-2-1 Principe………………………………………….
III-2-2 Résultats et discussion…………………………………
III-3 Analyse par DRX………………………………
III-3-1Paramètres instrumentaux………………
III-3-2 Indexation des diffractogrammes de RX………
III-3-3 Courbes de calibration………………………
a- Résultats et discussion……………………………
III-3-4 Cristallinité de la kaolinite de KT3……………………
a- Indice de Hinckley………………………….
b- Résultat et discussion………………….
3
Chapitre IV : Elaboration et techniques d’analyses des matériaux frittés
4
b) Discussion
V-4 Analyse par diffraction des rayons X
V-4-1 Echantillons 60KT3+60GO.
a) Résultats
b) Le dépouillement des diffractogrammes des RX
c) Discussion
V-4-2 Echantillons 60KT +20GO+20TV3
a) Résultats
b) Le dépouillement des diffractogrammes des RX
c) Discussion
a) Résultats
b) Le dépouillement des diffractogrammes des RX
c) Discussion
V-5 Mesure de la résistance mécanique
V-5-1 Résultat et discussion
V-5-2 Evolution de la forme des pores
CONCLUSION GENERALE
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
5
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
6
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shers
17
- profil du pic (002) muscovite F3B :
Nous étudions le profil du pic (002) brut de muscovite F3B, de diffraction des rayons x, les
résultats son reportés au tableau 7 :
Le profil du pic (002) muscovite (fig) est ajusté par une fonction de gauss et une fonction de
Lorenz dont les caractérestiques sont :
Nous remarquerons que les caractéristiques données par la fonction de Lorenz sont plus proches
des caractéristiques du pic observé que celles donnée par la fonction de gauss
Nous constution également que le centre aide est décalé, il est inférieur a
2o° = 9,02° qui est le maximum du et il apparaît une nette dissymétrie entre la partie gauche
l’angle supérieur a 2om et la partie droite (angle inférieure a 2om)
cette dissymétrie apparaît précisent au niveau de la base du pic sous ferme d’un elargissment
perceptible an fine la base du pic subi trine perturbation du roté de 20min.
18
Nous étudions le profil du pic (020) kaolinites de diffractions des rayons x dont les
caractéristiques sont :
19
Introduction générale
INTRODUCTION GENERALE
Actuellement, la majorité des produits céramiques fabriqués à ce jour est encore obtenue
à partir de matières premières minérales silico-alumineuses qui sont disponible dans la
nature en quantité importante puisque formant l’essentiel de la croûte terrestre. Certaines de
ces matières premières telles que les argiles présentent des propriétés remarquablement bien
adaptées aux applications dans le domaine de la céramique traditionnelle (brique, tuile,
vaisselle, sanitaire, carreau et verre), ainsi que quelques espèces de kaolins de différentes
compositions chimiques sont utilisées largement dans la fabrication des matériaux réfractaires
de bonne qualité.
Les céramiques sont obtenues souvent par frittage, généralement entre 1000 et 1400 °C
selon la composition du mélange utilisé et les propriétés physico-chimiques de ses composés.
Cette étape, essentielle au procédé de fabrication des céramiques s’accompagne d’une
transformation des minéraux. Il s’agit de processus difficiles à appréhender en raison du
caractère progressif et /ou transitoire de certaines transformations. Ces phénomènes,
contrôlés par la cinétique de transfert de matière, sont bien sûr dépendants des conditions du
traitement thermique réalisé.
Dans ce travail, nous présentons une étude thermodynamique de matériaux frittés à base
du kaolin de Tamazert (ELMILIA) traité (KT3). Les échantillons utilisés sont constitués de
mélange de trois composés (KT3, TV3 et GW2) dont le KT3 a 60% en masse et nous
suivons leurs comportements en fonction du traitement thermique à 1250 °C pour différents
temps de maintien et cela du point de vue thermodynamique, en utilisant des techniques
d’analyses classique pour la caractérisation des échantillons obtenus.
1
Introduction générale
2
Chapitre I Généralités
La céramique est l’art de fabriquer des poteries fondées sur les propriétés des
argiles de donner avec l’eau une pâte plastique facile à façonner, devenant dure, solide et
inaltérable après cuisson. Le qualificatif céramique vient du grec kiramics qui signifie
substance cuite [1]. De manière générale, céramique est qualificatif qui recouvre
beaucoup de matériaux différents pour peut qu’ ils soient durs et réfractaires. plus
largement et pris dans son sens le plus étendu, le terme céramique peut englober les
matériaux de grande diffusion, en particulier les verres et les ciments, voir même la quasi-
totalité de l'écorce terrestre. Quand les matériaux céramiques sont des combinaisons
d'éléments métalliques dont le plus courant est l’oxygène, ils portent le nom générique de
céramo -métalliques.
Les céramiques selon l’Académie des science des Etats-Unis sont donc des
matériaux non métallique et non organique obtenue par cuisson , frittage ou calcination
composés au moins de deux éléments et souvent d'avantage[1].
Pour la British Ceramic Society (1979) , les céramiques sont des matériaux ni
métalliques ni organiques et qui font appel à des traitements thermiques pour l’élaborer[1].
On peut classer dans une première approche, les céramiques d'après un caractère de
noblesse croissante ou les moins noble sont les moins élaborées donc les moins chères.
Les produits de terre cuite : briques, tuiles, diverses variétés de poterie , céramiques
pour sanitaire.
Les porcelaines et émaux
Les réfractaires
Les abrasifs
Les ciments
Les verres
Les céramiques pour l’électrotechnique : porcelaines isolantes, ferrites, matériaux
piézoélectriques.
Les céramiques spéciales : vitrocéramiques à coefficient de dilatation thermique nul.
Ces dernières décennies, l'industrie des céramiques est considérablement évoluée et
conduit à la mise au point d’une nouvelle génération de céramique [2], produit assez
sophistiqués soit par leurs propriétés soit en ce qui concerne les processus de
3
Chapitre I Généralités
b) Industrie électronique
Les céramiques sont utilisées comme condensateurs. Le matériau de base est
souvent le titanate de baryum BaTiO3 dont les propriétés d'usage sont ajustées par ajouts
d' aditifs, comme les zirconates ou d'outres titanates. De même les céramiques sont
utilisées comme supports de circuits électronique à cause de leur caractère isolant et leur
pouvoir de dissipation thermique. Les substrats et boîtiers sont essentiellement fabriqués en
alumineAl 2 0 3 . Pour les circuits électroniques à très forte intégration, l'alumine est
remplacée par le nitrure d'aluminium afin d'obtenir une plus grande dissipation thermique.
c) Matériaux piézoélectriques
Certaines céramiques sont utilisées comme matériaux piézoélectriques afin de
produire des champs de surfaces (source d'étincelle, allumez de gaz,..). En effet, sous l'effet
d'une contrainte mécanique, elles développent une différence de potentiel à leurs
extrémités. Ces céramiques sont à base de quartz ou des titano zirconates de plomb
dénommées céramiques PZT [2].
d) Supraconducteurs
Lacuo3 est un composé isolant , si on multiplie sa maille élémentaire par un
facteur cinq tout en substituant un atome de lanthane par un atome de baryum,on obtient
un autre matériau de composition La4BaCu50(13+x) qui est un bon conducteur de l'électricité
à basse température .Le fait d'avoir dans un même matériau des atomes de cuivre ayant
des valences différentes et des degrés d'oxydation différents confère au matériau des
propriétés supraconductrices [2].
4
Chapitre I Généralités
Groupe A
Les éléments légers de la colonne IVb (C, Si, Ge, Sn, Pb) forment des liaisons
covalentes, à l'état solide ces matériaux sont très durs et leurs températures de fusion
sont élevées ces deux propriétés Tf élevée et dureté permettent de les considérés comme
céramiques .On peut citer comme composés types: diamant, silicium, carbure de silicium,
Groupe B:
Les métaux réfractaires ou métaux de transitions sont caractérisés par une
température de fusion élevée due à leurs sous couche (d) incomplet.
Groupe C
Ce groupe regroupe les familles de carbures et de nitrures des métaux de
transition. Les céramiques de ce groupe ont des températures de fusion très élevées, en
outre ils sont très durs et souvent utilisées comme abrasifs. ll est à remarques que
quelques autres nitrures d'aluminium et nitrure de silicium ont aussi leur Tf très élevée.
Groupe D
C'est le groupe des oxydes et en particulier les oxydes des éléments de la colonne IV
(IV. a et IV.b) du tableau périodique des éléments. Ce groupe est divisé en deux sous
groupes, les élément légers ou oxydes de la colonne IV.a et les oxydes des éléments de
transition de la colonne IV.b.
Groupe E
On regroupe ici les divers, qui sont en fait les céramiques les plus répandues et en
particulier les nombreux aluminosilicates.
5
Chapitre I Généralités
b) Deuxième tentative
Dans cette seconde tentative, la classification des céramiques n'est plus basée sur le
caractère chimique, mais sur les propriétés physiques intéressantes et utilisées
cette classification éclairera un peu plus la notion vaste et vague de céramiques. En fait
cette classification prédestine les domaines potentiels d'utilisation des céramiques.
Les verres
Ce sont des silicates de Na et de Ca essentiellement Leur structure est amorphe, ils
sont donc isotropes. De plus, ils sont transparents et peuvent être colorés par ajouts
d'impuretés (FeO pour le vert bouteille, Fe2O3 pour la couleur roille)[2].
Les ciments
Ce sont des silicates de Ca et Mg, elles sont non transparentes pour des raisons de
microstructure (pores, fissures,…)[2].
Les réfractaires
On trouve des silicates de Mg, des oxydes d'Al, de Zr,…pour les réfractaires chers
les oxydes ne sont plus des minéraux naturels, on les obtient par synthèse[2].
Les abrasifs
On trouve les carbures SiC, B2C3 et les oxydes Al2O3 [2,4].
Les optoélectroniques
Ces matériaux transforment les impulsions électriques en signaux optiques. C'est le
cas de niobate de lithium LiNbO 3 monocristallin, du vanadate de lithium LiVO3
Monocristallin, ces monocristaux sont de synthèse donc très onéreux [2].
Les magnétiques
Ces matériaux de types ferrite Fe3O4 servent de mémoires magnétiques.
6
Chapitre I Généralités
Les ferroélectriques
Ces céramiques ont une très haute constante diélectrique, ils sont du type titanate de
baryum BaTiO3 pour applications piézoélectriques, ils transforment une impulsion
électrique en impulsions mécaniques et réciproquement. Notons que le quartz possède
également cette propriété [2].
7
Chapitre I Généralités
étanche le produit, il faut en général recouvrir sa surface d'une poudre (ou mélange eau
poudre) et on chauffe jusqu'à température de fusion de la poudre. L'émail obtenu peut être
coloré, décoré,…………
Un autre procédé d'élaboration est le frittage. Cette technique consiste a agrégé des
grains qui se collent les uns aux autres au détriment de la porosité de départ [4].
b) Structures cristallographiques
Les structures des céramiques sont complexes, en effet, les natures des liaisons
assurent leurs cohésions sont souvent mixtes,il faut donc s'attendre à ce que leurs structures
cristallographiques soient variées. La différence d'électronégativité entre les composés est
fondamentale pour la structures des céramiques, si cette différence est grande la structure
sera de type ionique , Inversement, si elle est faible c'est le caractère covalent qui
prédominera. Dans le cas d'une différence moyenne, nous aurons des liaisons mixtes et de
la contribution de chacune des liaisons pures sera déterminée par différence d'électro
négativité , ces liaisons mixtes rencontrées dans les céramiques acquièrent ainsi une
certaine qualité polaire qui les rend sensible au champ électrique[4].
8
Chapitre I Généralités
c) Propriétés mécaniques
Les propriétés mécaniques sont extrêmement importantes tant pour la fabrication que
pour les applications de ces matériaux, ils sont généralement fragile car l'effort nécessaire
Pour la fracture est inférieur à l'effort demander pour la déformation [4]. On a donc
suppose avec une très bonne approximation, que leur comportement est élastique jusqu'à la
rupture et à cause de ces fortes liaisons les céramiques possèdent des grandes valeurs de
coefficients d'élasticité en comparaisons avec les métaux , les caractéristiques qui rendent
fragiles les céramiques sont en même temps celles qui leur confèrent les propriétés désirées
de dureté, réfractarité et résistance chimique [4].
d) Propriétés thermiques
1- Température de fusion
Les céramiques possèdent une température de fusion très élevée qui peut dépasser
2000°C [3] à cause de ses liaisons chimiques qui sont fortes.
Le tableau I-2 montre quelques valeurs de température de fusion (Tf) de quelques
céramiques.
2- Conductibilité thermiques
En général, les céramiques sont considérées comme des isolants thermiques à cause
de l'absence totale des électrons libres et la nature des liaisons chimiques, la conductibilité
dépend de la composition chimiques de l'état d'agrégation et de la température , elle dépend
aussi considérablement de la forme ,de la grosseur ,de l'orientations et de la répartitions
des pores. Des considérations purement théorique , il résulte que tandis que dans les
substance vitreuses la conductibilité thermique croit avec la température mais dans les
corps cristallins au contraire elle est inversement proportionnelle à la température [4].
9
Chapitre I Généralités
e) Propriétés électroniques
Les céramiques contiennent trois catégories des matériaux , isolants , semi-
conducteurs et autres conducteurs mais en général la plupart des céramiques sont des
isolants et leurs conductivités sont faibles par rapport aux métaux à cause de la nature des
liaisons et l'absence des électrons libres [4].
f) Propriétés optiques
La couleur est l’une des propriétés optiques les plus importantes qui permet aux
céramiques d’être utilisées dans diverses applications tels que les pigments dans les
matériaux produits et utilisés à basse températures.
La couleur résulte de l’absorption des proches longueurs d’onde des radiation à
l’intérieur de la région visible. Elle peut être due aussi à la nonstoichiometrie dans la
structure. Quelques ions peuvent différentes couleurs dépendant de leur position dans la
structure atomique et des ions adjacents.
Exemple : Cr+3 produits une couleur dans le Cr2O3 et une couleur emraude et rouge dans
le spinelle et le rubis respectivement
- La sillimanite.
- L’andalousite.
- La Cyanite
Ils sont d’excellentes matières réfractaires qui se transforment en mullite a des
températures différentes et avec des gonflements variables en libérant de la silice. Ces
10
Chapitre I Généralités
minéraux ne se transforment pas de l’un a l'autre. La cyanite est la plus employée pour la
fabrication des réfractaires mulitiques en raison de sa facile transformation en mullite et de
sa pureté généralement plus grande que les autres, en générale la mullite se trouve dans les
produits céramiques et réfractaires sous forme de fins cristaux aciculaires . Il est obtenu
artificiellement par le processus de frittage[4 ,6].
11
Chapitre I Généralités
12
Chapitre I Généralités
13
Chapitre I Généralités
b) Le retrait
la réorganisation cristalline , l’augmentation des aires de contact entre grains et la
réduction des dimensions des pores puis leur disparition, entraînent une variation du
volume apparent, sous forme de retrait [9].
L'ensemble de ces phénomènes sont résumés sur la figure( I-1) et dans les points
suivants:
Zone 1
La courbe de dilatation après la période du retrait dû au séchage, correspondant à la
somme des dilatations de chaque grain. Pendant les premières centaines de degrés, les
liants organiques et l’humidité absorbée disparaissent en effet vers 400 à 600 °C, il n’existe
plus alors que des grain minéraux[9].
14
Chapitre I Généralités
Zone 2
Dès que la température est suffisamment élevée, on assure à une réorganisation
interne du désordre de chaque grain. Les zones amorphes se cristallisent, ce stade est
appelé recristallisation primaire[9]..
Zone 3
dans cette zone, l’aire de contact entre les grains s’agrandit, c’est le début de
frittage. cet agrandissement s’accompagnent d′ un rapprochement de leurs centres qui
annihile la dilatation puis l’emporte sur la dilatation . c’est le début de retrait et de la
disparition de la porosité ouverte [9].
Zone 4
Le contact entre les grains continu à croître, les pores de forme étoile deviennent
sphériques. De petits pores disparaissent par suite de l’ échappement des bulles de gaz
occlus( fermés). Les gros pores absorbent les petits et disparaissent parfois par migration
jusqu'à la surface en suivant les joints de grains[9].
Zone 5
Dans cette zone, la densité du produit est maximale. C’est l’optimum que l’on puisse
obtenir [9].
Zone 6
Un phénomène nouveau apparaît ( la recristallisation ). Entre grains voisins de
cristallisation différemment orientée, s’opère un phénomène de réarrangement tel que les
gros grains croissent aux dépens de leurs voisins plus petits par progression puis disparition
du joint des grains. Macroscopiquement, la lutte entre gros grains arrivant finalement à un
contact se traduit par l’apparition d’une porosité généralement néfaste aux propriétés du
produit. Pratiquement donc, cette zone est à éviter et l’on doit arrêter le frittage à la zone 5
[9].
15
Chapitre I Généralités
a- Energie superficielle
L’énergie de surface d’une poudre est plus grande que son énergie en état de
monocristal. Cette augmentation dans l’énergie superficielle est celle qui crée une force
motrice qui participe à l’évolution du système ( donc à son frittage ) et à la densification de
la matière.
Le système essai donc de minimiser son énergie superficielle par réduction (
minimisation) de l’aire de sa surface. Cette réduction se fait par le soudage des grains et
leur croissance (grossissement) les uns par rapport aux autres. La compétition entre ces
deux évolutions sera constamment présente lors du chauffage du matériau.
L’énergie superficielle peut s’exprimer par la relation :
dG = σ . dS (1)
Dans la première étape du processus, cette énergie est liée directement au potentiel
superficiel de la matière et la surface totale des particules (grains). Cependant elle
correspond à la somme des énergies des joints de grains entre particules voisines et
l’énergie superficielle des surfaces libres (solide-vapeur) , donc elle peut être exprimer par
la relation :
dG = σSS dASS + σSV dASV (2)
16
Chapitre I Généralités
avec
σSS dASS : Energie des forces interfaciales aux joints de grains.
σSV dASV : Energie de tension superficielle des surfaces libres.
dASS > 0 : représente l’augmentation des surfaces de contacts entre grains ( joints de
grains).
dASV < 0 : représente la diminution des surfaces solide- vapeur due au retrait du volume
totale de la matière.
Les énergies des joints de grains sont beaucoup plus faibles que les énergies des
solide-vapeur ce qui explique que dG serait négatif.
Notons que l’excès d’énergie du système, lié à l’énergie de surface , ne peut à lui
seul faire évoluer le système, mais seulement orienter cette évolution . l’essentiel de
l’énergie nécessaire étant parallèlement apporté couramment par voie thermique.
Tel que :
n = Nombres des lacunes
N = nombres des sites
∆H = Energie de formation d'une lacune
K = Constante de Boltzmann
T = Température absolue en degré Kelvin
Cette expression s’applique en toute rigueur à un volume élémentaire, considéré
loin de la surface limitant le solide monocristallin. Si le volume élémentaire est au
contraire voisin de la surface et que cette dernière n’est pas plane , on observera soit un
excès, soit un défaut de lacunes ( par rapport à la concentration d’équilibre).
17
Chapitre I Généralités
Soit ∆C, cet écart à la concentration C0, il est directement lié aux de courbures
principaux au point de surface, au voisinage duquel on cherche à l’estimer.
Cet écart est exprimé par l’équation :
Dans cette formule, les rayons de courbures sont affectés d’un signe positif s’ils sont
dirigés vers le centre de courbure de la phase condensée ( donc vers les surfaces concaves)
et d’un signe négatif dans le cas contraire ( surfaces convexes).
Donc d’après la relation (4), l’écart ∆C est positif dans les surfaces concaves, ce qui
revient à dire qu’il y a un excès de lacunes dans ce cas et un défaut de ces dernières dans le
cas des surfaces convexes. Cette différence de concentration ( présence de gradient) de
lacunes engendre avec la croissance de la température une migration des lacunes des
régions de forte concentration ( concaves) vers les régions de faible concentration
(convexes) ce qui lui correspond une diffusion d’atomes dans le sens contraire.
18
Chapitre I Généralités
Cette relation montre qu’au voisinage d’une surface concave, il y a chute de pression
d’équilibre, tandis qu’a proximité d’une surface convexe, il y a excès de pression qui est
susceptible, si elle est assez notable de créer un écoulement de matière des parties
convexes. Cet écoulement aura donc tendance à accroître la surface latérale S du pont et à
en développer les dimensions. La relation précédente est valable en présence d’une phase
liquide.
19
Chapitre I Généralités
20
Chapitre I Généralités
La loi reliant le rayon X du pont au temps est donnée par la formule [10]:
Avec :
D : coefficient de diffusion
Vm : volume molaire
σs: Energie superficielle
t : temps.
R : constante des gaz parfaits
T : température absolue
s0 : l’épaisseur du film entre les grains
Y = x² / 2 r ……… (10).
21
Chapitre I Généralités
∆V / V = 3x² / 2r … (11)
avec :
r : Rayon de courbure.
22
Chapitre I Généralités
23
Chapitre I Généralités
24
Chapitre I Généralités
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Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
II-1 Introduction
Les matières premières silico –alumineuses sont très fréquentes dans la nature, ce qui
explique en partie l’importance de leur utilisation. Parmi elles se trouvent les argiles, les kaolins,
les quartzites (source de silice) et des matières premières riches en alumine tel que les bauxites,
silimanites et andalausites.
Les matières premières sont rarement pures et à coté des phases principales par exemple la
kaolinite dans les argiles et les kaolins, se trouve d’autres composés dans des pourcentages qui
Peuvent être élevés, par exemple le quartz et le mica dans les kaolins et les argiles.
Les composés de faible concentration, le plus souvent des oxydes métalliques sont
considérés comme des impuretés. La concentration et la nature de ces impuretés jouent un rôle
très important sur les propriétés thermodynamique et micro structurales des matériaux élaborés
et cela d’autant plus que leur élimination sélective ou totale est plus souvent difficile et onéreuse.
II -2 Les argiles
II -2 -1 Définition
Les argiles ne constituent pas une matière définie et unique mais sont composées des
associations complexes de minéraux ce sont des silicates d' ́alumine hydratés d'une structure
feuillet qui l'on appelés phylosilicates [15].
Mais la magnésie, le fer peuvent remplacer dans une certaine proportion l'alumine et
même certains minéraux sont exclusivement magnésiens et ferragineux Ces minéraux ont en
outre la propriété de fixer les base alcalines et alcano- Terreuse, cette propriété se fait par
absorption et non pas par combinaison chimique car les argiles ne sont pas des acides. [15]
26
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
Granite
Argiles : transport, broyage, intense mélange avec impuretés dépôts sédimentaires [16]
27
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
7A°
Type 1:1
10A°
Type 2:1
14A°
Type 2:1:1
Couche octaédrique
Couche tétraédrique
28
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
29
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
II-3 La silice
La silice est le composé le plus abondant de l’écorce terrestre a l’état libre elle se trouve
surtout sous la forme cristallisée quartz α (dans les quartzites), mais elle se rentre également
dans la composition d’un nombre élevé de composés naturels ou artificiels. Ainsi elle est un
composé essentiel des kaolins, des micas, des feldspaths à l’état naturels et elle est aussi un
constituant de base des matériaux naturels transformés par cuisson pour donner les matériaux
réfractaires la silice cristallisée possède de nombreuses variétés allotropiques la plus
fréquente et la plus stable est le quartz α ou quartz de basse température (quartz low) qui se
transforme en fonction de la température en plusieurs variétés allotropiques, d’abord en quartz
β ou quartz de haute température ( quartz high ), puis en d’autres variétés cristallographiques
telles la trydimite α et β et surtout la cristobalite α et β [33].
30
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
des techniques tel que la lévigation (Permettant de séparer les constituants d'une poudre avec un
couront liquide) ou l′ életro – osmose ou par des méthodes granulométriquement) [33]
II -4-1 La kaolinite
C′est l’élément fondamentale de plupart de l'argile employée dans l'industrie céramique,
elle est constituée de feuillets comprenant une couche octaédrique accolée a une couche
tétraédrique leur distance basale varie de 7,10 à 7,40 Å , le feuillet peut être considéré comme
un empilement de 5 plans atomiques[18] .
-un plan non compact d’atomes d’oxygène, appelé plan hexagonal qui forme la base des
tétraèdres SiO4
-un plan d’atomes de silicium.
-un plan compact d’atomes d’oxygène et de groupements hydroxyles (hydroxyles Interne)
commun aux couches tétraédriques.
-un plan d’atomes d’aluminium.
-un plan compact de groupements hydroxyles (hydroxyles externes) Figure( II -2).
La kaolinite se présente sous forme de masses argileuses banches, plus ou moins friables
souvent souillée par deshydroxydes de fer du quartz et des micas.
b) Structure cristallographique
La kaolinite cristallise dans le système triclinique en tablette hexagonale de dimensions
Variables entre 0,3 et 10 µm de diamètre et 0,05 - 2 µm d'épaisseur [20] .
Les dimensions de la maille élémentaire sont : [20]
A=5,119 Å B=8,932 Å C=7,391 Å
α =91,60° β=104,8° γ =89 ,9°
31
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
c) Propriétés de la kaolinite
32
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
Quant a la transformation entre 1100 -1200°C elle est due à la formation de la mullite
(3Al2O3 2SiO2) [14,27], cela ne traduit pas que la formation de la mullite commence à partir de
1100°C mais peut être à des températures inférieures de 1100°C [16,30] selon le taux de
l’alumine compris dans la kaolinite [30].
550 °C 980 °C
Al2O3.2SiO2.2H2O 2Al2O3.4SiO2 Al2O3.SiO2.
(Kaolinite) (Méta -kaolinite) (Spinelle+Silice)
T> 1000 °C
3Al2O3.2SiO2+SiO2
(Mullite +Cristobalite)
II-4-2 La mullite
La mullite naturelle étant une rareté minéralogique [4]. Devant certaines difficultés
d’approvisionnement des silicates d'alumine anhydre, ils ont cherché à produire de la mullite
artificielle à partir d'une réaction de la silice (SiO2) et d'alumine (Al2O3) par cuisson à haute
température. Des nombreux paramètres jouent un rôle fondamental sur la formation de la mullite
[31]. Parmi ceux-ci le choix des matières premières est particulièrement important, la grosseur
des grains le mélange intime des réactifs, la température et le temps de cuisson
33
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
l'atmosphère oxydante ou réductrice , aussi bien que la présence des fondants qui diminuent la
viscosité et des substances étrangers toujours présentes dans les matières premières, c'est à partir
des différentes combinaisons de ces paramètres que se déterminent les caractéristiques du
produit final, non seulement en ce qui concerne la combinaison chimique et la structure
minéralogique mais aussi les caractéristiques physiques telles que la densité et la porosité [31].
a) Composition chimique
La formule chimique est : 3Al2O3.2SiO2.
Sa composition centésimale théorique est [4,16]:
28,20% masse de SiO2
71,80% masse de Al2O3
b) Structure cristallographique
La mullite cristallise habituellement sous forme de cristaux allongés de structure aciculaire
dans le système orthorhombique les dimensions de la maille élémentaire sont [16,31]:
A=7,55 Å ; B=7,68 Å ; C=2,88 Å
c) Propriétés du mullite
La mullite a une grande application dans l'industrie à cause de leurs propriétés citées
ci dissous :
1-Un bon matériau réfractaire.
2-Le coefficient de dilatation thermique faible.
3-Faible conductibilité thermique.
4-Bonne stabilisation chimique.
5-Bonne résistance au choc thermique.
34
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
II-4-3 La halloysite
C’est l'une des constituants de kaolins purs elle se présentes en cristaux enroulés. Formants
des tubes, elle renferme de l'eau suplimentaire appelée eau zéolitique sa formule chimique est
( Al2O3. 2SiO2. nH2O; n≥4) elle est connue par ses propriétés réfractaires (point de fusion 1730
- 1735C°) , cependant elle est rarement présentée seule dans le kaolin mais le plus souvent
s’accompagnée de la kaolinite [33].
35
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
Le minerai brut est lévigé dans des cyclones puis filtrés et décanté (figureII-3), pour porter la
concentration de la kaolinite à 73% en poids (kaolin F2) et 76% en poids (kaolinF3).
36
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
Trémie des
Débourbeur
Crible à 2
Cuve
Pompe
Cyclone
Cuve
Pompe
Cyclone
Cuve
Pompe
Panneaux Cyclone
Séchoir KT3
Figure II-3 : enrichissement du kaolin brut : lévigation par cyclone, filtration et séchage[33 ,34].
37
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
Granulométrie % poids
µ
>25 0,39%
25 -20 0,99%
20 – 15 1,20%
15 – 10 13,32%
10 – 5 17,87%
0 -5 66,23%
100,00%
38
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
A partir de ces compositions théoriques, nous pouvons calculer à partir des analyses
chimiques, une composition minéralogique théorique qui correspond aux informations connues.
On peut vérifier nos calculs en mesurant l'écart entre la perte au feu théorique et la perte au feu
mesurée. on obtient les résultats suivants[34] :
39
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
KT3
Kaolin 64,30
Illite 24,03
Quartz 9,90
Hydroxyde 0,70
Autre (différence à 100) 1,07
Perte au feu calculée 10,22
Ecart avec P au F mesurée 0,23
Ces calculs ont été faits sur les séparations magnétiques sur bobine supraconductrice avec ou
sans cyclonage , ces essais donnant les meilleurs résultats au point de vue de la séparation des
phases et de l'épuration de la goethite [34].
40
Chapitre II Les matières premières silico alumineuses
41
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Introduction
Les matières premières argileuses étant un mélange complexe de minéraux, la
détermination de la nature, de la composition et de l’état cristallin de chacune d’entre elles est
un préalable à toute étude approfondie de son comportement.
Les caractéristiques chimiques et cristallographiques des phases présentes dans le kaolin
Tamazert vont être définies dans ce chapitre à partir des résultats obtenus en utilisant les
différentes techniques de caractérisation notamment :
1 - Analyse Thermo Gravimétrique (A.T.G).
2 - Analyse Thermique Différentiel (A.T.D).
3 - Diffraction de Rayons X (DRX).
Les matières premières étudiées sont les dérivés du kaolin de Tamazert de El Milia produit
par l'usine d'enrichissement SOALCA-ENOF, suivantes:
- KT3 (Kaolin Tamazert 3 et traité Blanc ou F3B), kaolin enrichi de meilleure qualité et
traité chimiquement pour éliminer les oxydes et hydroxydes de fer libre.
- TVIII (Tout Venant III)
- GW2 (Résidus sableux 2)
41
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Dans une première étape l'échantillon subit un séchage préalable jusqu'à 110°C pendant une
heure pour éliminer l'eau de gâchage. Après séchage, l’échantillon subit un étuvage selon un
programme de température entre 110 et 1300°C d'un pas de 50°C avec un maintien de 10 min
pour chaque pas. Au cours de chaque opération (enfournement/défournement) nous mesurons
la masse de l'échantillon afin d’obtenir la masse de l'eau dégagé (perte de masse) dans chaque
domaine de température, la période totale de expérience est de 8 heures les résultats sont
présentés dans la figure (III-1).
2.45
2.40
2.35
Perte de masse (g)
2.30
2.25
2.20
2.15
2.10
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Température(°C)
42
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
alors que la transformation de la kaolinite en méta kaolin est toujours achevée vers 650-700°C
[18].
Apres 600°C, nous remarquons que la masse de l'échantillon continue à diminuer jusqu'à
1300°C. Ce phénomène serait dû à l’élimination des groupements hydroxyles résiduels [6,18].
Par conséquent, la perte de masse totale (11‚41 %) est proche de la perte au feu à
1000°C annoncée par le fournisseur ENOF (10‚22%), l′essentiel de cette perte 9‚74% se
produit entre 420 et 600°C correspondant au 0‚215 g de l′eau dégagé.
Donc on peut calculer le taux de la kaolinite compris dans le KT3 en connaissant la
masse de l′eau dégagé entre 420 et 600°C par rapport au taux massique de l'eau compris dans
la kaolinite idéal (Al2O3 2SiO2 2H2O) qui est 13,94 % : (0,215 / 13,94 % =1,542 g de kaolinite)
et on trouve que le taux massique de la kaolinite dans le KT3 est 64,52 % : (1,542 / 2,39 =
64,52% de kaolinite) d’où 2,39 g est la masse de l’échantillon en 420°C.
En appliquant la même méthode analytique pour calculer le taux du mica présent dans le
domaine de température entre 670 et 1300°C correspondant au perte de masse de 0,508 g on
obtient un taux massique de 21,25 % de mica.
Si nous comparons les résultats obtenues avec ceux donnés par L'ENOF [34](chapitre II)
nous constatons une concordance.
D'après la figure (III-2) nous remarquons que la pente de l'échantillon témoin (5,5×10-5g/°C)
est Plus raide que la pente de KT3 (6,1×10-5 g / °C), cela serait dû à la présence des résidus
durs du mica compris dans le KT3. Le kaolin DDI à subit une des hydroxylation rapide de la
kaolinite et halloysite.
43
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
1 .0 2
1 .0 0 KDD1
0 .9 8
KT3
0 .9 6
Perte de masse (g)
0 .9 4
0 .9 2
0 .9 0
0 .8 8
0 .8 6
0 .8 4
T e m p é ra tu re (° C )
44
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Les courbes A.T.D représentatives du comportement du kaolin KT3 au cours d'un chauffage
Pour les différentes vitesses (5, 10 et 20°C/min) sont présentées sur les figures (III-3, 4,5)
45
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Figure III-4 : Courbe ATD du kaolin KT3 traité à 10°C/min sous air
Figure III-5 : Courbe ATD du kaolin KT3 traité à 20°C/min sous air
46
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Nous constatons à partir des résultats obtenus que la vitesse de chauffage de 5°C/min est faible
pour déterminer les transformations subit par le matériau au cours de son chauffage
d'une façon bien résolue, mais pour les deux autres vitesses de chauffage 10 et 20°C/min,
on constate précisément des phénomènes liés à des modifications structurales et des
transformations de phase pendant le chauffage du matériau.
- un pic endothermique débutant vers 500°C et dont le maximum est situé vers 600°C et se
termine vers 700°C qui traduit le dégagement total de l'eau de structure situé à l'inter
feuillets de la kaolinite[6,7]. Ce phénomène est lié à la déshydroxylation de la kaolinite qui
se transforme en metakaolin [16,19].
- un pic exothermique de faible intensité débutant vers 970°C et dont le maximum est situé vers
1000°C et se termine vers 1050°C qui peut être traduit[22 ] par la formation de l’alumineγ
vers 980 °C résultant de la décomposition de la métakaolinite qui contribuera à la formation
de la mullite ou d’une spinelle (Al2O4Si) [22,23 ]. Nous prévoyons dans notre cas que la
formation de la mullite débutera vers 1000°C selon le taux d’alumine compris dans le
kaolin [30 ] par la réaction entre la silice (amorphe) et le spinelle. Le même phénomène
a été observé avec le kaolin DD3 (Djebel Debbagh) traité à 1050°C [35 ], ou la mullite et
la cristobalite apparaissent vers 1050°C puisque le kaolin DD3 contient un taux (35,50%)
assez élevé d’alumine que KT3 (33,65%). Nous constatons également que l’intensité du pic
est faible cela traduit par la faible concentration des phases cristallines formées dans ce domaine
de température.
-un faible pic exothermique dont le maximum est situé vers 1250°C qui serait due à la
cristallisation de la mullite secondaire mais aussi à la formation de la cristobalite( phase
cristalline de la silice) à partir de la silice amorphe résiduelle[6].
47
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Plus la vitesse de chauffage est élevée, plus les pics observés sont importants. Il est pratiquement
deux fois plus important quand l’échantillon a été chauffé à 20°C/min plutôt qu’à 5°C/min.
Il existe un certain décalage de la position du maximum des pics exothermiques et
endothermiques en température et qui est lié précisément à la variation de la vitesse de chauffe.
A faible vitesse de chauffage (5°C/min) l’intensité ainsi que l’amplitude des pics est
réduite, la diminution est plus grande pour les pics exothermiques que celle des pics
endothermiques. Les courbes à vitesse de chauffe rapide montrent d’une manière plus claire
les différentes modifications structurales subissent par le matériau au cours de son chauffage.
Nous constatons également que les courbes représentatives sont inclinées précisément
pour les faibles vitesses de chauffage dû à la différence de diffusibilité thermique entre
l’échantillon et le corps de référence selon la relation [36] : D = λ/γ
D’où :
D : coefficient de diffusion thermique.
λ : coefficient de conductibilité thermique.
γ : chaleur volumique.
Cette diffusibilité caractérise la vitesse de transport calorifique,elle est inversement proportionnel
à la vitesse de chauffe.
48
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
49
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Deux plans de diffraction pour le quartz ont été pris comme références: les plans(100) et(113)
Ces deux plans ont le double avantage d'être aux extrémités du spectre de diffraction d'une
part et de ne présenter aucun chevauchement avec les raies des autres phases d’autre part.
0 ,2
0 ,1
0 ,0
∆θ
-0 ,1
-0 ,2
20 30 40 50 60
2θ
0 .2
0 .1
∆θ
0 .0
-0 .1
-0 .2
20 30 40 50 60 70
2θ
50
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
0,2
0,1
0,0
∆θ
-0,1
-0,2
20 30 40 50 60
2θ
a) Résultats et discussion
D’après les résultats reportés aux tableaux (III- 1, 2 et 3) on constate que les trois matières
premières sont donc essentiellement composées de la kaolinite, de mica et de quartz.
Les raies les plus intenses correspondent aux plans réticulaires :
-(001) et (002) pour la kaolinite.
-(001) et (002) pour la muscovite.
-(100) et (101) pour le quartz.
La kaolinite est de type 1t (fichier A.S.T.M14-164) de formule brute Al2 (OH)4Si2O5 .
Le mica est de type muscovite 1M (fichier A.S.T.M 7-25) de formule brute KAl2Si3AlO10 (OH)2
Le quartz est de la formule Sio2 (fichier A.S.T.M 5.0490).
Le feldspath est de type Microcline (fichier A.S.T.M 19-952) de formule brute KAlSi3O8.
Nous constatons que le KT3 est riche en kaolinite mais il contient un taux assez faible de
quartz et de mica ainsi que le feldspath est inférieur à 1%.
Pour les autres matières TVIII et GW2 le minéral prépondérant est le quartz qui est surtout
Présent dans les résidus sous la forme de grains moyens et gros le mica (muscovite ) et la
kaolinite constituent les fractions les plus fines des matériaux.
51
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
2θ(°)
52
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
53
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
2θ(°)
54
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
55
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
2θ(°)
56
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
57
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
2θ(°)
58
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Où A et B sont, respectivement, les hauteurs des raies (110) et (111) définies par rapport au
bruit de fond local des bandes (02ℓ) et (11ℓ). At est la hauteur du pic (110) mesurée à partir du
fond continu existant en dehors de ces bandes. Il a été prouvé qu'une relation existe entre
l'évolution de cet indice de cristallinité et l'augmentation du nombre de défauts structuraux
présents dans le plan (a, b) de différentes kaolinites, dés lors que tous les diffractogrammes
sont enregistrés sur le même appareil et dans les mêmes conditions [37].
59
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
60
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
b) Résultats et Discussion
Dans notre étude les paramètres extraient à partir de difffractogramme du kaolin KT3
(figure III-16) sont: At =22.5 A = 2.5 B = 4,40
k(002) Intensité
Q(101)
K(020)
Q(100)
FOND LOCAL
B
f(002)
At
FOND CONTINU
2Θº 36 34 32 30 28 26 24 22 20 18
61
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Par ailleurs, le pic (110) qui est intense dans le koecuk devient faible est mal résolu dans leKT3
qui signifie une faible cristallisation dans cette direction.
Enfin notons qu’ il n’est pas possible de calculer l’indice de Hinckly pour le TV3 et GW2 à
cause de la faible intensité des rais (111),(110) et (020) sur les spectres des RX (figureIII-17) et
aussi la présence d’un pic intense de quartz (001) dans cette intervalle de 2θ.
TV3 GW2
2θ° 2θ°
62
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
63
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
transformation de Fourrier au pic observé et la méthode LWL (du nom des auteurs :
Louer, Wagner et Lou Boutin).Des méthodes rapides ont également été proposés, en particulier
par Langford, telle que: la méthode des largeurs intégrales et la méthode de variance.
La microstructure de l’échantillon diffractant a une influence considérable sur le profil
d’une raie de diffraction, il est possible par l’étude des différentes caractéristiques du pic
du diffraction (le facteur de forme, la largeur intégrale vrai, la largeur totale à mi-hauteur
(L.T.M.H) , l’intensité intégrale …) de caractériser la microstructure de la phase cristalline
par exemple la taille des grains et les contraintes [33].
64
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
65
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Nous remarquons que les caractéristiques données par la fonction de Lorenz sont plus
proches des caractéristiques de la raie observée que celles données par la fonction de Gauss.
Nous constatons également la présence d’une certaine asymétrie entre la partie droite et la
Partie gauche du pic par rapport à la position du maximum d'intensité 2θ =12.39 (°2θ).
Pour vérifier cette asymétrie, nous calculons la position du centroide du pic correspondant
à la moitie des intensités intégrales (∫ ab I (2θ). dθ/ 2) c.a.d le barycentre des intensités. Pour
cela nous calculerons l’aire de demi pic à droite et à gauche de 2θ max ,nous trouvons que les
deux aires sont différentes (AD= 21.79, AG= 9.53) ce qui est une indication de décalement
du centroide vers la droite. Cette dissymétrie apparaît précisément au niveau de la base du pic
sous forme d’un élargissement perceptible. Enfin la base du pic subit une perturbation du
coté de 2θmin
66
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
50 [Link]
[Link]
[Link]
40
Intensité
30
20
10
0
8 10 12 14 16
2θ(°)
67
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
50
30
2
20
10
0
8 10 12 14 16 18 20
2θ (°)
50 Fit Gauss
40
Intensite (10 c/s)
30
2
20
10
0
8 10 12 14 16 18 20
2θ (°)
50 Fit Lorenz
40
Intensite (10 c/s)
30
2
20
10
0
8 10 12 14 16 18 20
2θ (°)
68
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Nous remarquons que les caractéristiques données par la fonction de Gauss sont plus proches
des caractéristiques de la raie observée que celles données par la fonction de Lorenz
55
55
50 F IT G A U S S
50 F it lo re n z
45
45
40
40
35
35
INTENSITE
30
INTENSITE
30
25
25
20
20
15
15
10
10
5
5
0
0
8 10 12 14 16 18 8 10 12 14 16 18
2θ 2θ
55
50
45
40
35
INTENSITE
30
25
20
15
10
0
8 10 12 14 16 18
2θ
69
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Le profil gaussien est plus proches du profil observé (Φ =0,75), la base du pic subit un
élargissement du coté droit de 2θmax.
16
16
Fit Gauss Fit Lorenz
14
14
12 12
10 10
intensite
intensite
8 8
6 6
4 4
2 2
0 0
4 6 8 10 12 14 16 18 4 6 8 10 12 14 16 18
2θ 2θ
16
14
12
10
INTENSITE
0
2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
2 Θ (°)
70
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
On peut déduire les nombres des feuillets (Nf) à partir de la relation (3)
On constate d’après les résultats ci-dessus que le nombre de feuillets du pic brut est faible ce
qui est une confirmation de la faible cristallinité de la kaolinite. En effet, une kaolinite bien
cristallisée possède au moins 75 feuillets [37]
71
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Nous remarquons que les caractéristiques données par la fonction de Lorenz sont plus
proches des caractéristiques du pic observé que celles donnée par la fonction de Gauss
Nous constatons également que le centroide est décalé, il est inférieur à 2θ° = 9,02 qui est le
maximum de la position d’intensité‚ il apparaît une nette dissymétrie entre la partie gauche
(angle supérieur à 2θM) et la partie droite (angle inférieure à 2θM).
Cette dissymétrie apparaît précisément au niveau de la base du pic sous forme d’un
élargissement perceptible, enfin la base du pic subit une perturbation du coté de 2θmin.
72
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
20 20
18
Fit Gauss Fit Lorenz
18
16 16
14 14
Intensite(102c/s)
Intensite(102c/s)
12
12
10
10
8
8
6
6
4
4
2
2
0
6 8 10 12 14 0
6 8 10 12 14
2θ(°)
2θ(°)
20
18
16
14
Intensite(10 c/s)
12
2
10
0
6 8 10 12 14
2 θ (°)
73
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Nous remarquons que les caractéristiques données par la fonction de Lorenz sont plus
proches des caractéristiques du pic observé que celles donnée par la fonction de Gauss.
74
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
10
FIT Gauss
8
Intensite
4
0
16 18 20 22
2θ
10 10
F IT L o re n z
8 8
6 6
Intensite
Intensite
4 4
2 2
0 0
16 18 20 22 16 18 20 22
2θ 2θ
75
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
4,5 Mb(002)
4,0
3,5
-5
(Bfcosθ/λ) .10 3,0
2
2,5
2,0 Mb(001)
1,5
1,0
0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007 0,008 0,009 0,010 0,011
2
(Sinθ/λ)
Figure III-22 : (βh cosθ/ λ) ²en fonction de (sinθ/ λ)² pour les pics (001) et (002) (bruts)
La droite représentative de (Bh cosθ/ λ) ² en fonction de (sinθ/ λ) ² des pics (001) et (002)
de la muscovite du KT3 sont obtenues à partir des résultats suivants (tableau III-11) :
Nous remarquons d’après la figure (III-22) que la prolongation de la droite représentative coupe
l’axe verticale au point : 1/<L>2 = 2,23x 10-5 ce qui donne L = 212Ǻ
Par conséquent la pente = 3,05 x10-3, d’ou ε = 1.38x10-3
Paramètres 2θM Ii HM 2ω βh Ф
Pic M (001) f 9,02 4,52 15,85 0,24 0,29 0,83
76
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
16
14
Intensite
12
10
6
7 8 9 10 11 12 13 14 15
2θ
Paramètre 2θM Ii HM 2ω βh Ф
Pic M (001) f 17,8 1,66 5,5 0,22 0,30 0,73
77
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
Intensite
4
2
17 18 19 20
2θ
n- Mesure de la contrainte et la taille moyenne apparente des cristallites des pics (001)f et
(002)f.
78
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
3,6
Mf(002)
-6
3,4
(Bfcosθ/λ) .10
2
3,2 Mf(001)
3,0
0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007 0,008 0,009 0,010 0,011
2
(Sinθ/λ)
Figure III-25: (βh cosθ/ λ)² en fonction de (sinθ/ λ)² pour les pics (001)f et (002)f
La droite représentative de (Bh cosθ/ λ)² en fonction de (sinθ/ λ)² des pics (001)f et (002)f
de la muscovite du KT3 sont obtenues à partir des résultats suivants (tableau III-11) :
Nous constatons d’après la figure (III-23) que la prolongation de la droite représentative coupe
l’axe verticale au point : 1/<L>2 = 3,22 x 10-6 ce qui donne L = 557Ǻ
Par conséquence la pente = 48,65 x10-6 , d’ou ε = 1,74 x 10-3
Nous remarquons que la taille moyenne apparente des pics fins (557Ǻ) est plus grande que celle
des pics bruts (212Ǻ) et inversement pour les contraintes (ε), cela explique qu’il existe
une relation d’opposition entre l’effet des contraintes et l’effet de taille des grains.
79
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
III-4 Conclusion
L’analyse thèrmogravimétrique du kaolin tamazert KT3 entre 110 et 1300 °C montre les
différents pertes de masse du matériau au cours de son chauffage dont la vitesse est de
5°C/ min, la majorité de cette perte est produit entre 420 et 600 °C correspondant 11,42 % qui
est due à l’élimination de l’eau de structure de la kaolinite comprise dans le KT3.
Alors que taux massiques 64,52% et 21,25 % de la kaolinite et de muscovite dans le KT3
sont appréciable.
L’analyse thermique différentiel montre d’une manière plus précise le comportement
thermodynamique de l’échantillon au cours de chauffage. les pics observés indiquent les
transformations de phase où l’élimination de l’eau de structure vers 600°C correspond le pic
endothermique , la décomposition exothermique du métakaolinite
80
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
81
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
82
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
83
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
16
14
12
10
intensite
0
4 6 8 10 12 14 16 18
2θ
55
50
45
40
35
INTENSITE
30
25
20
15
10
0
8 10 12 14 16 18
2θ
84
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
85
Chapitre III Caractérisation des matières premières crues
20
18
16
14
Intensite(10 c/s)
12
2
10
0
6 8 10 12 14
2 θ (° )
50
40
Intensite (10 c/s)
30
2
20
10
0
8 10 12 14 16 18 20
2 θ (°)
86
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
Concentration SiO2 Al2O3 Fe2O3 MgO Na2O K2O TiO2 P2O5 Perte au
feu (P.F)
% poids 48,91 33,65 1,33 0,34 0 ,04 0,22 2,78 0,18 12,12
80
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
IV-1-2 le sable GO
Le sable GO est un résidu du processus d'enrichissement provenant du même gisement que
KT3. Il renferme des grains de tailles très différents et sa consistance est dure. Il a une
apparence blanche.
81
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
a) broyage
Les composés utilisés sont broyés à sec pendant un temps suffisamment long jusqu’a
l’obtention d’une poudre très fine, qui aura également une bonne aptitude au compactage
selon le procédé de mise en forme utilisée.
b) tamisage
Apres le stade de broyage, les composés subissent un tamisage de 80 µm pour séparer les
gros grains qui seront renvoyés au broyeur pour réduire leurs tailles selon un cycle fermé.
Nous remarquons que la poudre du KT3B passe entièrement à travers le tamis mais les
poudres GO, TV3 et GW2, donnent des refus élevés qui seront rebroyés et tamisés à 80µm
pour toute la quantité utilisée dans la préparation des échantillons.
82
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
c) mélange
Les poudres obtenues (KT3, TV3, GW2, GO) sont malaxées selon la composition de
chaque échantillon comme suit :
-60 KT3+ 40GO % en masse
-60 KT3+ 20GO+ 20TV3 % en masse
-60 KT3+ 20GO+ 20GW2 % en masse
pendant un temps suffisamment long jusqu'à l’obtention d’un mélange homogène qui sera
légèrement humidifié (5% d’eau ) pour avoir une pâte plastique malléable et facile à mettre en
forme selon l’usage qui sera ensuite celui du matériau.
d) moulage et pressage
Le moule utilisé est un moule en métal ayant la forme parallélépipédique de
60x30x5 mm3 dont la surface du piston est 60x30 mm2 (figureIV-1). La pâte de 20g est
déposée à l’intérieur du moule d’une façon homogène, Puis soumise à un pressage sous
l’action d’une force de 55 KN exercée par le piston , c.a.d une pression de 300 bars.
Apres le démoulage, la pâte est découpée en trois pièces cylindriques de 30x10 mm2 et
deux pièces sous forme des plaquettes de 20x15 mm2.
d) séchage
Les échantillons obtenus, subissent un programme de séchage à 110°C pendant 2 heures
Pour éliminer l’eau de façonnage selon le programme de température suivant :
83
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
Moule
6cm
84
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
Matières premières
Broyage
Tamisage < 80 µm
Mélange + 5 % eau
Moulage+Pressage
Démoulage
Séchage à 110 °c
Pendant 2 h
Traitement thermique
Caractérisation
85
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
86
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
Principe :
L’interaction du faisceau incident d’électron avec les atomes d’un matériau conduit à
l’émission d’électrons secondaires, .L’intensité d’émission de ces électrons dépend de la
topographie de la surface, du potentiel local et du numéro atomique .Ces électrons ne
proviennent que de la zone superficielle.
Le principe du M.E.B est de balayer un échantillon par une sonde électronique. Les
informations provenant de l’interaction « faisceau incident –matériau » en particulier les
électrons secondaires sont transformés en signal électrique, ce signal est capté par un
système de traitement qui le traduit en une image observée sur écran.
IV-4-2 Dilatomètre
Dans notre étude on a utilisé un dilatomètre différentiel horizontal "NETZSCH", sa
température varie entre 20 et 1200 °C équipé d’un enregistreur pour suivre les variations
dimensionnelles des échantillons.
Cet appareil ont permis de travailler avec des vitesses de chauffage constantes comprises
entre 5 et 20°C/min.
87
Chapitre IV Elaboration et techniques d’analyses de matériaux frittés
IV-4-3 Le Diffractomètre
L’analyse par diffraction des RX est réalisé à l’aide d’un diffractomètre à focalisation Bragg
-Brentano, muni d’un anticathode de Cu (λ= 1,542 Ǻ) avec un filtre de nickel, une fente de
divergence de 1° et une fente de réception de 0,[Link] identifier les phases cristallines
formées au cours du traitement thermique.
IV-4-5 Presse
La presse portant la marque "SEIDNER" est utilisée pour mesurer la variation de résistance
du matériau en fonction de temps de frittage pour les trois compositions.
88
Chapitre V Résultats et discussions
Nous présentons dans ce chapitre les différents résultats obtenus et aussi les interprétations des
différents phénomènes physiques qui apparaissent au cours de ce travail.
1200
1000
Température(°C)
800
600
400
200
89
Chapitre V Résultats et discussions
1200
1000
800
T(°C)
600
400
200
t(mn)
1200
1000
800
T(°C)
600
400
200
90
Chapitre V Résultats et discussions
b) Courbes dilatométrique
Le comportement dilatométrique de l’échantillon 60KT3+40GO cru au cours du
chauffage et refroidissement est présenté sur la figure (V-4).
91
Chapitre V Résultats et discussions
Un retrait principal qui débute dès 1000°C et devient très rapide à partir de 1100°C, il est
possible dû à la décomposition exothermique de la métakaolinite [35] ou à la présence
d’une quantité importante de liquide qui provient de la décomposition des feldspaths contenus
dans le mélange, ainsi la formation de l’alumine γ qui participera à la formation du spinelle et
de la mullite par la suite [19, 25, 30, 42,43]
Au refroidissement, la transformation du quartz résiduel est observée vers 575 °C.
92
Chapitre V Résultats et discussions
93
Chapitre V Résultats et discussions
b) Discussion
D’après les courbes dilatométriques obtenues pour les différents temps de frittage, nous
constatons que le retrait des échantillons vari au fur et à mesure avec le temps de frittage, il
atteint un maximum de (1,3 %) pour l’échantillon fritté pendant 8 heures (figure VI-6).
94
Chapitre V Résultats et discussions
a) Résultats
*Echantillons : 60KT3+20GO+20 TV3
Les courbes dilatométriques du mélange reconstitué sont présentées sur les figures (V-8,
9,10) respectivement.
95
Chapitre V Résultats et discussions
96
Chapitre V Résultats et discussions
97
Chapitre V Résultats et discussions
b) Discussion
Pour le premier mélange son comportement dilatométrique se change avec le temps
de maintien et le retrait (∆L/L) observé du matériau augmente et atteint la valeur (1,3 %) .La
transformation allotropique du quartz (α →β) est toujours détectée au 580 °C pour les trois
temps de maintien (1,4 et 8 heures). Au dessous de 600 °C les retraits observés pour les trois
échantillons sont associés à la déshydroxylation de la kaolinite contenue dans le KT3.
Au dessus de 600 °C, le comportement du mélange est similaire pour les trois durées de
maintien, il devient important au dessus de 900 °C à cause de la décomposition du métakaolin
issu de la kaolinite contenue dans le KT3 qui s’accompagne à 980 °C d’un retrait significatif,
entre 1000 et 1150 °C la densification (∆L/L à 1000°C) du mélange est élevée (96%) pour
les échantillons de 4 et 8 heures de maintien, mais elle est assez élevée (67%) pour l’échantillon
de (1 heure). Cette densification explique la diminution de la porosité, probablement à cause de
l’apparition d’une quantité significative de liquide qui provient de la décomposition des
feldspaths (fondants) et la muscovite [35,42] dès 1100 °C environ notamment le K20 qui a
l’aptitude de repartir autour des grains de la kaolinite à travers les joints de grains par le
mécanisme de diffusion intergranulaire qui puisse transporter les petits grains existants aux seins
des pores.
98
Chapitre V Résultats et discussions
99
Chapitre V Résultats et discussions
2θ(°)
100
Chapitre V Résultats et discussions
2θ(°)
101
Chapitre V Résultats et discussions
c) Discussion
Pour l’échantillon maintenu pendant 1 heure à 1250 °C (figure V -14) au début nous
constatons l’apparition d’un pic à faible intensité qui correspond la mullite (110) traduisant le
faible développement des grains dans cette direction, la présence du quartz est indiquée par un
pic assez appréciable dans la direction (100), nous constatons également un pic Principal
significatif intense du quartz (100) et de la mullite (120) en chevauchement à la base et que le
sommet du pic de quartz est plus fins que le sommet du pic de mullite nous expliquons cela par
une taille de grains du quartz plus élevée.
Dans le maintien à 8 heures, il y’a une évolution du pic principal qui devient moins
intense et la disparition du pic secondaire du quartz (100) est également constaté, nous
remarquons dans ce cas la dissolution importante du quartz sous l’effet du temps de maintien,
cela ne semble pas avoir une grande influence sur l’évolution de la mullite dans les directions
secondaires (220) … (330) ( tableau V-2), mais nous remarquons un développement appréciable
de la mullite dans la direction (210) représentée par un pic intense , cela mis en évidence
l’influence d’un composant présent dans l’échantillon qui est le feldspath orthose qui favorise la
dissolution du quartz et le développement de la mullite à cause de la présence de K2O dans les
feldspaths.
Il n’est possible cependant de quantifier son influence sur les différents pics de la mullite.
102
Chapitre V Résultats et discussions
a) Résultats
Les diffractogrammes des échantillons frittés jusqu’à 1250 °C pendant 1heure, 4 et 8heures
sont présentés sur les figures (V-16, 17,18) respectivement.
2θ(°)
103
Chapitre V Résultats et discussions
2θ(°)
2θ(°)
104
Chapitre V Résultats et discussions
105
Chapitre V Résultats et discussions
C) Discussion
106
Chapitre V Résultats et discussions
Toujours dans le même diffractogramme, nous constatons une augmentation très nette et
un affinement des raies secondaires de la mullite (tableau V-5), nous remarquons également
l’importance du sommet du pic (210) de la mullite qui est fin se qui laisse supposé un
grossissement appréciable des grains de mullite dans cette direction, ceci est conforté également
par des pics plus fins dans les autres directions secondaires ce qui laisse supposé un
grossissement isotrope des grains de mullite.
a) Résultats
Les diffractogrammes des échantillons frittés à 1250 °C pendant 1heure, 4 et 8heures sont
présentés sur les figures (V-19, 20,20) respectivement.
2θ(°)
107
Chapitre V Résultats et discussions
2θ(°)
108
Chapitre V Résultats et discussions
c) Discussion
D’après la figure (V-20), nous constatons les deux pics principaux de la mullite (120) et
(210) apparaissent, ils sont séparés de leur sommets . Le pic (210) est séparé à son sommet du
pic du quartz (101) qui ayant presque la même intensité.
Les pics secondaires de la mullite (tableau V-6) et le pic secondaire du quartz (100) ont
une intensité moyenne et une faible largeur cela signifier que le développement des grains de la
mullite dans ces directions est faible et la taille des grains est assez grande.
Si nous poursuivons le maintien de notre échantillon à 1250 °C jusqu'à 8 heures (figure V-21)
on constate beaucoup de changement apparaissait sur le profile des pics, précisément le pic
principal dont la disparition totale du pic de quartz (101) se remplace par le pic (210) de la
mullite qui devient plus intense, cela explique un développement privilégié des grains dans cette
direction, la disparition presque totale du pic secondaire de quartz ainsi une faible intensité des
pics secondaires de la mullite (tableau V-7) est également constaté .
La conclusion qui nous pouvons déduire est que le maintien de 8 heures dissous le quartz
et la mullite, donc un maintien de faible durée est plus favorable aux phases cristallines.
Nous remarquons également que pour un maintien de 1 heure l’existence d’un pic très
large autour du 22 (°2θ) que nous attribuons à l’apparition des nanocristaux de cristobalite.
109
Chapitre V Résultats et discussions
Il est reste à noter que d’après des études précédentes[6] que la mauvaise cristallinité de
la kaolinite comprise dans le matériau entraîne une faible cristallisation de la mullite qui est le
cas dans notre étude où le KT3 contient une kaolinite mal cristallisé ( HI=0.31 chapitre3).
Nous avons étudié les propriétés mécaniques des différents mélanges pour des temps de
maintien (1h,4h ,8h et 12 heures) à 1250 °C en mesurant la résistance du matériau au
cours de la compression à l’aide d’une machine utilisée pour cette opération , le principe
consiste à mettre l’échantillon (pastille, de diamètre Φ = 1cm ) entre deux supports parallèles
l’un fixe et l’autre mobile ( porte échantillon ) sous forme d’un piston . Lorsque l’échantillon
est brisé ,la force correspondante sera indiquée sur l’appareil de mesure.
Les résultats sont reportés dans le tableau (V-8) et qui sont présentés sur les figures (V-
22, 23,24) respectivement.
Tableau V-8 : la variation de la résistance en fonction de temps de maintien pour les trois
mélanges au cours de l’essai de compression.
110
Chapitre V Résultats et discussions
2600
2400
2200
Pression(Bar)
2000
1800
1600
1400
0 2 4 6 8 10 12
Temps(heure)
3600
3400
3200
Pression(Bar)
3000
2800
2600
2400
2200
0 2 4 6 8 10 12
Temps(heure)
111
Chapitre V Résultats et discussions
2900
2800
Pression(Bar) 2700
2600
2500
2400
2300
0 2 4 6 8 10 12
Temps(heure)
Pour le premier mélange (figure V-22), nous constatons que la variation de la résistance
du matériau augmente au fur et à mesure que le temps de maintien augmente jusqu'à atteindre
une valeur élevée durant 8 heures de maintien, cette augmentation de la résistance de 1500 Bar
à 2500 Bar où la différence de 1000 Bar (100 MPa) indique que le matériau est suffisamment
consolidé qui explique la diminution de la porosité et une densification appréciable du matériau
sous l’influence du temps de maintien.
Contrairement pour le temps de maintien de 12 heurs, nous remarquons apparemment
une diminution assez faible (250 Bar) de la résistance du matériau jusqu’à 2250 Bar. Cela
probablement être dû à l’apparition de certaines transformations des minéraux initiaux
comprises dans le mélange ou l’augmentation de la quantité du liquide[41] qui provient de la
décomposition des feldspaths compris dans le sable GO qui rend le matériau un peu mou.
Nous constatons pour le deuxième mélange ( figure V-23) que la résistance du matériau
augmente progressivement avec le temps de maintien de 2312 Bar à 3500 Bar pour 4 heures de
maintien , cette valeur justifier la consolidation du matériau à cause de la diminution des pores,
ensuite la résistance diminue graduellement jusqu'à atteindre la valeur 3000 Bar (300Mpa) après
un temps de maintien de 8heures, nous pouvons expliquer cela par le regroupement anisotrope
des pores formés au sein du matériau, ce qui est confirmé par le MEB.
112
Chapitre V Résultats et discussions
113
Conclusion Générale
CONCLUSION GENERALE
Les travaux présentés dans ce mémoire décrivent l’ensemble des processus impliqués
dans la transformation de matériaux frittés à base de kaolin tamazert (KT3) chauffé jusqu'à
1250°C à des temps de maintien de 1à 12 heures. Le kaolin utilisé est représentatif d’un groupe
de matières premières minérales utilisées dans les compositions céramiques.
La caractérisation des matières premières utilisées (KT3, TV3 et GW2) a permis
d’identifier les phases minérales essentielles présentes dans ces dernières (kaolinite ,muscovite,
quartz et feldspaths ). A partir de l’analyse thermogravimétrique du kaolin KT3, la composition
minéralogique a pu être établie comme étant 64% en masse de la kaolinite et 21% de muscovite,
la comparaison de ce kaolin (KT3) avec un kaolin pur tel DD1 de Djebel Debbagh montre
l’influence de la composition chimique et minéralogique sur le comportement thermique au
cours de chauffage. L’analyse thermique différentielle nous a permis de plus à connaître les
phénomènes exo et endothermiques apparaissant au cours du chauffage du kaolin KT3 jusqu'à
1300 °C à des vitesses de montée en température variables entre 5 et 20°C/min. Lors de l’étape
de déshydroxylation de la kaolinite (400-700°C), une augmentation de la vitesse de montée en
température entraîne un accroissement de la quantité de chaleur échangée. Ce phénomène a pu
être à une augmentation du désordre au sein du métakaolin formé. Durant le phénomène
exothermique qui accompagne la réorganisation structurale observée vers 980°C, la chaleur
échangée augmente aussi avec la vitesse de chauffage. La quantité de mullite formée au cours de
cette transformation étant indépendante de la vitesse du traitement, cet effet pourrait être lié à
une modification de la cinétique des mécanismes de diffusion de l’aluminium ou du silicium
dans phases dérivées de la kaolinite . Le calcul de l’indice de Hinckly et la comparaison avec
une kaolin de référence (koekuk) a conduit à identifier la mauvaise cristallinité du kaolinite
comprise dans le KT3. L’étude de profil des raies de diffraction RX de la kaolinite a permis de
calculer le nombre de feuillet compris dans la kaolinite du KT3 . Le nombre de 30 feuillets par
grain confirme précisément la mauvaise cristallinité de la kaolinite ainsi que la taille moyenne
apparente des grains.
L’analyse des matériaux frittés a permis de distinguer plusieurs étapes entre 200 et
1200°C :
-l’effet de quartz apparaît toujours vers 580°C
- un faible retrait intervient entre 600 et 700°C , ceci est lié principalement à la formation
du métakaolinite à partir de décomposition du kaolinite.
Conclusion Générale
- une première densification entre 980 et 1000°C, qui est liée à la réorganisation
structurale du métakaolinite.
- Entre 1000 et 1150°C, la densification se poursuit et le retrait augmente. Son
amplitude est dépend du temps de maintien. Ce frittage devrait être régi par la diffusion aux
interfaces solide/solide ou par un flux visqueux.
- Au –dessus de 1150°C, le retrait devient rapide. Il correspond à la coexistence d’une
densification et probablement d’un phénomène de fluage. Ce dernier peut être favorisé par la
pression exercée par le poussoir du dilatomètre , il résulte de la présence d’une phase liquide
provenant de la décomposition des feldspaths qui peuvent constituer une phase intergranulaire.
La transformation du métakaolinite vers 980°C s’accompagne de la germination de la
mullite . Un temps de maintien assez long favorise la cristallisation de la mullite et la dissolution
du quartz ce qui est constaté dans les spectres de diffraction des RX où l’intensité des pics de la
mullite augmente au fur et à mesure que le temps de maintien augmente et inversement pour le
quartz. La présence des impuretés en quantité appréciable ( essentiellement K2O et les oxydes
de fer) peut dissoudre une partie de la mullite et du quartz libre, ceci est perceptible également
dans les spectres de diffraction où le bruit de fond est élevé.
La mesure de la résistance mécanique des échantillons obtenus a permis d’identifier la
bonne dureté de ces matériaux qui atteint 3500 Bar (350 Mpa) . A partir de cet essai nous
arrivons à distinguer le bon mélange qui résiste mieux et qui est : ( 60KT3+20GO+20TV3).
L’observation avec le microscope électronique à balayage (M.E.B) montre l’évolution de
la porosité au sein des échantillons avec le temps de maintien .
Abstract
The objectif of this study is to describe the whole of the processes implied in the
sintered material transformation at base of the Tamazert kaolin until 1250°C at various times of
maintening. Kaolin KT3 used is representative of a significant group of raw materials used in the
ceramic compositions.
Initially, the characterization of the mineral phases (kaolinite, muscovite, quartz and feldspath)
present in the raw materials used (KT3, TV3, GW2, GO) is carried out and the mineralogical
composition is deduced. Then, the behavior of kaolin KT3 during a heat treatment is followed
until 1300°C for three speeds of rise in temperature. The calculation of the index of Hinckley and
the number of layers show the evil crystallinity of the kaolinite contained in the KT3. The
analysis of the profiles of the lines of diffraction of X-rays made it possible to know the
influence of the effect of size of the grains and the constraints on crystallization.
The dilatometric study of sintered materials showed the influence of the time of
maintenance on the thickening and the evolution of porosity within the latter. The comparison
enters the thermal behaviors of three materials also showed the existence of significant
differences. The effect of quartz and the increase in grains in mullite in privileged directions are
noted. The measurement of the mechanical resistance of our materials showed a good resistance
which can reach 3500 Bar (350Mpa).
This work made it possible to look further into the knowledge of with dimensions the
thermodynamics of a material made up mainly of a local kaolin KT3.
ﺇﻥ ﺍﻟﻬﺩﻑ ﻤﻥ ﻫﺫﻩ ﺍﻟﺩﺭﺍﺴﺔ ﻫﻭ ﻭﺼﻑ ﻤﺠﻤﻭﻋﺔ ﺍﻟﻅﻭﺍﻫﺭ ﺍﻟﻨﺎﺘﺠﺔ ﻋﻥ ﺘﺤﻭل ﻤﻭﺍﺩ
ﺼﻠﺒﺔ ﻤﺘﻜﻭﻨﺔ ﺃﺴﺎﺴﺎ ﻤﻥ ﺍﻟﻜﺎﻭﻻﻥ ﺍﻷﻤﺎﺯﻴﻐﻴﺔ ﻤﻠﺒﺩﺓ ﺇﻟﻰ ﻏﺎﻴﺔ °1250ﻡ ﻭﻷﺯﻤﻨﺔ ﻤﺘﻐﻴﺭﺓ.
ﺍﻟﻜﺎﻭﻻﻥ KT3ﺍﻟﻤﺴﺘﻌﻤﻠﺔ ﺘﻤﺜل ﺃﺤﺩ ﺃﻨﺯﺍﻉ ﺍﻟﻤﻭﺍﺩ ﺍﻷﻭﻟﻴﺔ ﺍﻟﻤﺴﺘﺨﺩﻤﺔ ﻓﻲ ﺼﻨﺎﻋﺔ ﺍﻟﺨﺯﻓﻴﺎﺕ.
ﻓﻲ ﺍﻟﺒﺩﺍﻴﺔ ،ﻗﻤﻨﺎ ﺒﺘﺤﺩﻴﺩ ﺍﻷﻁﻭﺍﺭ ﺍﻟﻤﻌﺩﻨﻴﺔ ﺍﻟﻤﻭﺠﻭﺩﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﻭﺍﺩ ﺍﻷﻭﻟﻴﺔ ﺍﻟﻤﺴﺘﻌﻤﻠﺔ ﻓـﻲ
ﻫﺫﻩ ﺍﻟﺩﺭﺍﺴﺔ ) ( GO ,GW2 TV3 ,KT3ﻭﻫﻲ) ﺍﻟﻜﻭﺍﺭﺘﺯ ،ﺍﻟﻜﺎﻭﻟﻴﻨﻴـﺕ ,ﺍﻟﻤـﺴﻜﻭﻓﻴﺕ
ﻭﺍﻟﻔﺎﻟﺩﺴﺒﺎﺕ ( ﺒﺎﻹﻀﺎﻓﺔ ﺇﻟﻰ ﻤﺘﺎﺒﻌﺔ ﺴﻠﻭﻙ ﺍﻟﻜﺎﻭﻻﻥ KT3ﺃﺜﻨﺎﺀ ﺍﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﺍﻟﺤﺭﺍﺭﻴﺔ ﺇﻟﻰ ﻏﺎﻴـﺔ
°1300ﻡ ﻤﻥ ﺃﺠل ﺜﻼﺙ ﺴﺭﻋﺎﺕ ﺤﺭﺍﺭﻴﺔ ﻤﺘﻐﻴﺭﺓ .ﺇﻥ ﺩﺭﺍﺴﺔ ﻁﻴﻑ ﺍﻨﻌﺭﺍﺝ ﺍﻷﺸـﻌﺔ ﺍﻟـﺴﻴﻨﻴﺔ
RXﻟﻠﻜﺎﻭﻻﻥ KT3ﻭﺒﺎﻟﺨﺼﻭﺹ ﺤﺴﺎﺏ ﻗﺭﻴﻨﺔ HINCKELYﻭﻜﺫﺍ ﺤﺴﺎﺏ ﻋﺩﺩ ﺍﻷﻭﺭﺍﻕ )
ﺍﻟﺼﻔﺎﺌﺢ ( ﺍﻟﻤﻜﻭﻨﺔ ﻟﺤﺴﺎﺏ ﺍﻟﻜﺎﻭﻟﻴﻨﻴﺕ ﻤﻜﻨﺘﻨﺎ ﻤﻥ ﻤﻌﺭﻓﺔ ﻤﺩﻯ ﻀﻌﻑ ﺘﺒﻠﻭﺭ ﻫﺫﻩ ﺍﻟﻤﺎﺩﺓ .
ﺩﺭﺍﺴﺔ ﺍﻟﺘﻤﺩﺩ ﺍﻟﻁﻭﻟﻲ ﻟﻠﻤﻭﺍﺩ ﺍﻟﻤﻠﺒﺩﺓ ﺒﻴﻨﺕ ﻟﻨﺎ ﺘﺄﺜﻴﺭ ﺯﻤﻥ ﺍﻟﺘﻠﺒﻴﺩ ﻋﻠـﻰ ﻤـﺩﻯ ﺘﻜﺜـﻑ
ﻭﺘﻁﻭﺭ ﺍﻟﻔﺭﺍﻏﺎﺕ ﺩﺍﺨل ﻫﺫﻩ ﺍﻟﻤﻭﺍﺩ .ﺇﻥ ﻤﻔﻌﻭل ﺍﻟﻜﻭﺍﺭﺘﺯ ﻭﻅﻬﻭﺭ ﺨﻁﻭﻁ ﺍﻟﻤﻠﻴﺕ ﻭﺘﻁﻭﺭﻫﺎ ﻓﻲ
ﺍﺘﺠﺎﻫﺎﺕ ﻤﻌﻴﻨﺔ ﻜﺎﻨﺕ ﻭﺍﻀﺤﺔ ﻋﻠﻰ ﻁﻴﻑ ﺍﻻﻨﻌﺭﺍﺝ ﻟﻤﺨﺘﻠﻑ ﺍﻟﻌﻴﻨﺎﺕ ﺍﻟﻤﺩﺭﻭﺴـﺔ .ﺇﻥ ﻗﻴـﺎﺱ
ﻤﻘﺎﻭﻤﺔ ﺍﻟﻀﻐﻁ ﻟﻤﺨﺘﻠﻑ ﺍﻟﻌﻴﻨﺎﺕ ﺒﻴﻨﺕ ﻟﻨﺎ ﻗﻭﺓ ﺘﺤﻤل ﻫﺫﻩ ﺍﻟﻤﻭﺍﺩ ﻭﺍﻟﺘﻲ ﺘﺼل ﺤﺩ .3500Bar
ﻫﺫﻩ ﺍﻷﻋﻤﺎل ﺴﻤﺤﺕ ﻟﻨﺎ ﺒﺘﻌﻤﻴﻕ ﺍﻟﻤﻌﺭﻓﺔ ﻤﻥ ﺍﻟﺠﺎﻨﺏ ﺍﻟﺘﺭﻤﻭﺩﻴﻨﺎﻤﻜﻲ ﻟﻤﻭﺍﺩ ﺨﺯﻓﻴﺔ ﻤﻜﻭﻨﺔ
ﺃﺴﺎﺴﺎ ﻤﻥ ﺍﻟﻜﺎﻭﻻﻥ ﺍﻟﻤﺤﻠﻴﺔ .KT3