CH1
: INTRODUCTION
1.1. Introduction
Nous allons introduire une description des processeurs de traitements des signaux appelés
sous l’acronyme Anglais DSP (Digital Signal Processor).
Ce processeur est utilisé dans le traitement numérique du signal dont les applications sont
nombreuses et variées (traitements du son, de l’image, synthèse et reconnaissance de la
parole, analyse, compression de données, télécommunications, automatisme, etc.). Chacun de
ces domaines nécessite un système de traitement numérique adaptée, pour un coût
économique approprié. . Son architecture, ses instructions et l'ensemble de ses fonctionnalités
ont été choisies pour le rendre particulièrement performant dans le domaine du traitement du
signal. Le DSP est une solution pour les applications embarquées.
Les microprocesseurs progressent très vite, chaque nouvelle génération est plus performante
que l’ancienne, pour un coût moindre. Les DSP, qui sont un type particulier de
microprocesseur, n’échappent pas à cette progression.
1.2. Présentation des DSP
Un DSP est un type particulier de microprocesseur. Il se caractérise par le fait qu’il intègre un
ensemble de fonctions spéciales. Ces fonctions sont destinées à le rendre particulièrement
performant dans le domaine du traitement numérique du signal.
Comme un microprocesseur classique, un DSP est mis en œuvre en lui associant de la
mémoire (RAM, ROM) et des périphériques. Un DSP typique a plutôt vocation à servir dans
des systèmes de traitements autonomes. Il se présente donc généralement sous la forme d’un
microcontrôleur intégrant, selon les marques et les gammes des constructeurs, de la mémoire,
des timers, des ports série synchrones rapides, des contrôleurs DMA, des ports d’E/S divers.
D’une manière générale l’architecture d’un système de traitement numérique du signal peut
être représentée de façon très schématique par la figure suivante :
Figure1.1 Système de traitement numérique simple
ADC : Convertisseur Analogique Numérique
DAC : Convertisseur Numérique Analogique
Le filtre antirepliement et de reconstruction sont des filtres passe-bas
Dans tous les domaines du traitement du signal, on trouve des traitements faisant appel à des
fonctions :
1- de filtrage (opérations de convolution) ;
2- de calcul matriciel ;
3- de transformations complexes (FFT, DCT...) ;
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4- de génération de signaux ;
5- de calculs de caractéristiques statistiques telles que, moyennes, intercorrélations et
autocorrélations, etc.
1.3. Avantages des systèmes à base de dsp
Tous les systèmes à bases de DSP bénéficient des avantages suivants :
1- Souplesse de la programmation :
Un DSP est avant tout un processeur exécutant un programme de traitement du signal. Ceci
signifie que le système bénéficie donc d’une grande souplesse de développement. De plus, les
fonctions de traitements numériques peuvent évoluer en fonction des mises à jour des
programmes, et cela pendant toute la durée de vie du produit incluant le système. Ainsi,
modifier par exemple tel ou tel paramètre d’un filtre numérique ne nécessite pas un
changement matériel.
2- Implémentation d’algorithmes adaptatifs :
Une autre qualité issue de la souplesse des programmes. Il est possible d’adapter une fonction
de traitement numérique en temps réel suivant certains critères d’évolutions du signal
(exemple : les filtres adaptatifs). Des possibilités propres au système de traitement numérique
du signal. Certaines fonctions de traitement du signal sont difficiles à implanter en
analogique, voire irréalisables (exemple : un filtre à réponse en phase linéaire).
3- Stabilité :
En analogique, les composants sont toujours plus ou moins soumis à des variations de leurs
caractéristiques en fonction de la température, de la tension d’alimentation, du vieillissement,
etc. Une étude sérieuse doit tenir compte de ces phénomènes, ce qui complique et augmente le
temps de développement. Ces inconvénients n’existent pas en numérique.
4- Répétabilité, reproductibilité :
Les valeurs des composants analogiques sont définies avec une marge de précision plus ou
moins grande. Dans ces conditions, aucun montage analogique n’est strictement reproductible
à l’identique, il existe toujours des différences qu’il convient de maintenir dans des limites
acceptables. Un programme réalisant un traitement numérique est par contre parfaitement
reproductible.
1.4. La sélection du DSP le plus adapté
La sélection d’un DSP se base avant tout sur la puissance de traitement nécessaire, et sur le
résultat de benchmarks réalisant des fonctions représentatives des traitements à réaliser.
Toutefois, la performance du DSP n’est pas le seul critère à prendre en compte, il faut
également tenir compte des impératifs suivants :
-Le type de DSP à utiliser (virgule fixe ou flottante) en fonction du domaine d’application.
-Les ressources mémoires utilisés, car s’il faut par exemple exécuter très rapidement une FFT
1024 points, un DSP intégrant plus de 2048 mots de mémoire vive statique peut être
nécessaire.
-Les besoins d’un ou de plusieurs timers internes, de ports série synchrones ou asynchrone,
etc.
-La nécessité éventuelle d’exécuter un système temps réel, qui s’avérera plus facile à
implanter sur certains DSP.
-Le coût du DSP, son rapport « performance/prix » en fonction du volume de production
envisagé.
D’autres éléments non négligeables interviennent dans le choix d’un DSP, il s’agit des
moyens disponibles pour mener le développement en un temps donné, comme :
-La qualité de la documentation (de préférence claire et abondante).
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-La disponibilité de notes d’applications, d’un support technique.
-La qualité du système de développement utilisé.
-La possibilité d’utiliser un langage de haut niveau (Langage C).
-La présence de librairies (du constructeur ou de tierces parties).
-La possibilité de réaliser facilement des prototypes et à faible coût.