Exercices sur les espaces préhilbertiens
Exercices sur les espaces préhilbertiens
a) Montrer
∀X ∈ Rn \ {0} , t XAX > 0 Exercice 28 [ 00516 ] [correction]
On munit Mn (R) du produit scalaire défini par
b) En déduire que la matrice A est inversible.
(A | B) = tr(t AB)
Orthogonalité a) Montrer que la base canonique (Ei,j )16i,j6n de Mn (R) est orthonormée.
b) Observer que les espaces Sn (R) et An (R) sont supplémentaires orthogonaux.
c) Etablir que pour tout A ∈ Mn (R) on a
Exercice 24 [ 01579 ] [correction]
Soient E un espace euclidien et x, y ∈ E. Montrer que x et y sont orthogonaux si, √ p
tr(A) 6 n tr(t AA)
et seulement si,
∀λ ∈ R, kx + λyk > kxk et préciser les cas d’égalité.
Exercice 30 [ 03805 ] [correction] Montrer que p est une projection orthogonale sur un plan dont on précisera une
a) Enoncer le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt. équation.
b) Orthonormaliser la base canonique de R2 [X] pour le produit scalaire
Z 1
(P, Q) 7→ P (t)Q(t) dt Exercice 35 [ 01592 ] [correction]
−1 Soient a et b deux vecteurs distincts d’un espace vectoriel euclidien E tels que
est orthogonale.
Calculer det(M ). Qu’en déduire d’un point de vue géométrique ?
Exercice 45 [ 03117 ] [correction]
Donner les caractéristiques géométriques de M .
a) Montrer que (A | B) = tr (At B) définit un produit scalaire sur Mn (R).
b) Montrer que Sn (R) et An (R) sont supplémentaires et orthogonaux.
Exprimer la distance de
Distance à un sous-espace vectoriel
1 2 3
Exercice 41 [ 00073 ] [correction] M = 0 1 2 ∈ M3 (R)
On munit E = C([−1, 1] , R) du produit scalaire : 1 2 3
1 à S3 (R).
Z
1
(f | g) = f (x)g(x) dx c) Montrer que l’ensemble H des matrices de trace nulle est un sous-espace
2 −1
vectoriel de Mn (R) et donner sa dimension.
Pour i ∈ {0, 1, 2, 3}, on note Pi (x) = xi . Donner la distance à H de la matrice J dont tous les coefficients valent 1.
a) Montrer que la famille (P0 , P1 , P2 ) est libre mais pas orthogonale.
b) Déterminer, par le procédé de Schmidt, une base orthonormée (Q0 , Q1 , Q2 ) de
F = Vect(P0 , P1 , P2 ) à partir de la famille (P0 , P1 , P2 ). Exercice 46 [ 02571 ] [correction]
c) Calculer la projection orthogonale de P3 sur F et la distance de P3 à F . R1
a) Montrer que (f | g) = 0 f (t)g(t) dt définit un produit scalaire sur l’ensemble E
des fonctions continues sur R engendré par f1 (x) = 1, f2 (x) = ex et f3 (x) = x.
b) Pour quels réel a et b la distance de f2 (x) à g(x) = ax + b est-elle minimale ?
Exercice 42 [ 00527 ] [correction]
a) Montrer que (P | Q) = P (0)Q(0) + P (1)Q(1) + P (2)Q(2) définit un produit
scalaire sur R2 [X]. Exercice 47 [ 01598 ] [correction]
b) Calculer d(X 2 , P ) où P = aX + b/(a, b) ∈ R2 Soient n un entier supérieur à 3 et E = Rn [X].
a) Montrer que
Z 1
ϕ(P, Q) = P (t)Q(t) dt
Exercice 43 [ 02736 ] [correction] −1
On munit Mn (R) du produit scalaire rendant orthonormée la base canonique, définit un produit scalaire sur E.
dont on note k k la norme associée. Soit J la matrice de Mn (R) dont tous les b) Calculer
coefficients sont égaux à 1. Z 1 2
Si M ∈ Mn (R), calculer inf 2 kM − aIn − bJk. inf 3 t3 − (at2 + bt + c) dt
(a,b)∈R (a,b,c)∈R −1
Exercice 60 [ 00339 ] [correction] c) Montrer que M est dans SO3 (R) si, et seulement si, il existe k ∈ [0, 4/27] tel
Quelles sont les matrices orthogonales triangulaires supérieures ? que a, b et c sont les racines du polynôme X 3 − X 2 + k.
At A = t AA
Isométries du plan
Exercice 67 [ 01607 ] [correction]
Soit u et v deux vecteurs unitaires d’un plan vectoriel euclidien orienté.
Quels sont les isométries vectorielles qui envoient u sur v ?
ad > b2
Exercice 1 : [énoncé]
Symétrie, bilinéarité et positivité : claires. Inversement, si a > 0, ad > b2 et b = c alors en reprenant l’étude ci-dessus, on
Si ϕ(P, P ) = 0 alors montre que ϕ est un produit scalaire.
Xn
P (k)2 = 0
k=0
Exercice 5 : [énoncé]
donc a) Par le changement de variable réelle ξ = −θ, on vérifie
∀k ∈ {0, 1, . . . , n} , P (k) = 0
ϕ(P, Q) = ϕ(Q, P )
Ainsi P admet au moins n + 1 racines, or deg P 6 n donc P = 0.
D’autre part
ϕ(P, Q) = ϕ(Q, P ) = ϕ(P, Q)
Exercice 2 : [énoncé]
donc ϕ(P, Q) ∈ R.
Symétrie, bilinéarité et positivité : claires.
ϕ est donc une application symétrique à valeurs réelles.
Si ϕ(f, f ) = 0 alors par nullité de l’intégrale d’une fonction continue et positive,
La bilinéarité et la positivité ne posent pas de problèmes.
on a pour tout t ∈ [−1, 1], f (t)2 (1 − t2 ) = 0 et donc pour tout t ∈ ]−1, 1[, f (t) = 0.
Si ϕ(P, P ) = 0 alors par nullité de l’intégrale d’une fonction continue positive, on a
Par continuité de f en 1 et −1, on obtient f (t) = 0 sur [−1, 1].
On peut alors conclure que ϕ est un produit scalaire. ∀θ ∈ R, P (eiθ ) = 0
Le polynôme réel P admet alors une infinité de racines complexes situées sur
Exercice 3 : [énoncé]
U = {z ∈ C/ |z| = 1}
ϕ est clairement une forme bilinéaire symétrique.
On a aussi ϕ(f, f ) > 0 et b) La famille (X n )n∈N est une base de R [X]. Elle est orthonormale car
ϕ(f, f ) = 0 ⇒ f (0) = 0 et f 0 = 0 1
Z π
1 si k = `
k ` i(k−`)θ
ϕ(X , X ) = e dθ =
2π −π 0 sinon
car f 02 est continue, positive et d’intégrale nulle. On en déduit
ϕ(f, f ) = 0 ⇒ f = 0
Exercice 6 : [énoncé]
Considérons le vecteur
λ
Exercice 4 : [énoncé] x0 = 2a
kak
Il est immédiat que ϕ est une forme bilinéaire.
Supposons que ϕ soit un produit scalaire sur R2 . On a
En prenant u = (1, 0) et v = (0, 1), la symétrie ϕ(u, v) = ϕ(v, u) donne b = c. (a | x0 ) = λ
On a et donc x0 ∈ S.
ϕ(u, u) = ax2 + 2bxy + dy 2 Soit x ∈ E,
Pour u = (1, 0), ϕ(u, u) > 0 donne a > 0. x ∈ S ⇔ (a | x − x0 ) = 0
donc
b ad − b2 2
ϕ(u, u) = ax2 + 2bxy + dy 2 = a(x + y)2 + y S = x0 + Vect(a)⊥
a a
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[[Link] édité le 25 juillet 2014 Corrections 10
Exercice 12 : [énoncé]
Exercice 8 : [énoncé]
Pour j ∈ {1, . . . , n},
Aisément n
(f (λx + λ0 x0 ) | y) = . . . = (λf (x) + λ0 f (x0 ) | y) 2
X
kej k = (ek | ej )2
et comme ceci vaut pour tout y on peut conclure à la linéarité de f . k=1
Idem pour g. donc (ek | ej ) = 0 pour tout k 6= j. Ainsi la famille (e1 , e2 , . . . , en ) est
orthonormée.
Soit x ∈ Vect(e1 , . . . , en )⊥ . On a
Exercice 9 : [énoncé] n
Aisément 2
X
kxk = (ek | x)2 = 0
(f (λx + λ0 x0 ) | f (y)) = (λf (x) + λ0 f (x0 ) | f (y)) k=1
Exercice 16 : [énoncé] Si la matrice A est inversible alors la famille (v1 , . . . , vn ) est assurément libre.
a) Soit (e1 , . . . , en ) une base orthonormée de E. tru = 0 donne Inversement, si la famille A n’est pas inversible, il existe une relation linéaire sur
ses colonnes
n
X
hei | u(ei )i = 0 µ1 C1 + · · · + µn Cn = 0 avec (µ1 , . . . , µn ) 6= (0, . . . , 0)
i=1
(A | B) = tr(t AB)
Exercice 19 : [énoncé]
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz Pour A, B ∈ Sn (R),
!2 tr(AB + BA) = 2(A | B)
n n n
X 1 √ X 1 X
√ xk 6 xk et l’inégalité de Cauchy-Schwarz fournit la relation demandée.
xk xk
k=1 k=1 k=1
On en déduit que les images par f des vecteurs unitaires de E ont tous la même
norme. En posant λ cette valeur commune, on a
∀u ∈ E, kuk = 1 ⇒ kf (u)k = λ
On a donc pour tout x ∈ ]0, 1[, g(x) = 0 puis par continuité, g(x) = 0 pour tout Exercice 31 : [énoncé]
x ∈ [0, 1]. Soit n = i + j + k un vecteur normal à P . Notons p la projection orthogonale sur
Ainsi g ∈ G et finalement F ⊥ = G. P.
b) Si les sous-espaces vectoriels étaient supplémentaires alors toutes fonctions On sait
continues sur [−1, 1] est somme d’une fonction de F et d’une fonction de G et est (x | n)
∀x ∈ E, p(x) = x − 2 n
donc une fonction s’annulant en 0. C’est absurde. knk
Les sous-espaces vectoriels F et G ne sont donc par supplémentaires. et donc
2 −1 −1
1
MatB (p) = −1 2 −1
3
Exercice 28 : [énoncé] −1 −1 2
a) (Ei,j | Ek,` ) = tr(Ej,i Ek,` ) = tr(δi,k Ej,` ) = δi,k δj,` .
b) Pour A ∈ Sn (R) et B ∈ An (R),
Exercice 32 : [énoncé]
t t t
(A | B) = tr( AB) = tr(AB) = −tr(A B) = −tr( BA) = −(B | A) Soit n = i − k un vecteur normal à P . Notons s la symétrie orthogonale par
rapport à P . La relation
donc (A | B) = 0 et l’orthogonalité des espaces. Leur supplémentarité est connue. (x | n)
s(x) = x − 2 2 n
c) L’inégalité de Cauchy-Schwarz donne knk
donne
|(In | A)| 6 kIn k kAk
0 0 1
MatB (s) = 0 1 0
d’où 1 0 0
√ p t
tr(A) 6 n tr( AA)
avec égalité si, et seulement si, tr(A) > 0 et (A, In ) liée, i.e. A = λIn avec λ > 0.
Exercice 33 : [énoncé]
4
H = (x, y,4 z, t) ∈ R | x + y + z + t = 0 et
a) Soient
K = (x, y, z, t) ∈ R | x − y + z − t = 0
Exercice 29 : [énoncé] On a F = H ∩ K puis F ⊥ = H ⊥ + K ⊥ .
On obtient la famille (e1 , e2 , e3 ) avec Soient n = (1, 1, 1, 1) et m = (1, −1, 1, −1) des vecteurs normaux à H et K.
Par Schmidt
1 1 1 1
1 1 1 1
1 1 1 1
e1 = ( √ , 0, √ ), e2 = (0, 1, 0) et e3 = (− √ , 0, √ ) e1 = , , , et e2 = ,− , ,−
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
forment une base orthonormée de F ⊥ .
b) On peut facilement former MatB (pF ⊥ ) car
Exercice 30 : [énoncé]
a) cf. cours ! ∀x ∈ E, pF ⊥ (x) = (x | e1 )e1 + (x | e2 )e2
b) Au terme des calculs, on obtient la base (P0 , P1 , P2 ) avec
√ √ donc
1 0 −1 0
1 3 3 5 2 1
P0 = √ , P1 = √ X et P2 = √ X − 1 0 1 0 −1
2 2 2 2 3 MatB (pF ) = I4 − MatB (pF ⊥ ) =
2 −1 0 1 0
0 −1 0 1
P : x + 2y − z = 0 Exercice 38 : [énoncé]
Soit n et n0 des vecteurs normaux à H et H 0 .
Si s et s0 commutent alors s ◦ s0 (n) = s0 ◦ s(n) = −s0 (n) donc s0 (n) ∈ H ⊥ .
Exercice 35 : [énoncé] Puisque ks0 (n)k = knk on a s0 (n) = n ou s0 (n) = −n i.e. n ∈ H 0 ou n ∈ H 0⊥ .
Unicité : Si σ est une réflexion par rapport à un hyperplan H solution alors : Inversement :
σ(a − b) = b − a et donc Si n ∈ H 0 alors on peut construire une base adaptée qui permet matriciellement
H = Vect(b − a)⊥ de conclure à la commutativité et d’observer que s ◦ s0 est la symétrie orthogonale
par rapport à H ∩ H 0 .
Existence : Soit H = Vect(b − a)⊥ et σ la réflexion par rapport à H.
Si n ∈ H 0⊥ alors H = H 0 et s ◦ s0 = Id.
σ(a − b) = b − a et σ(a + b) = a + b car (a + b | a − b) = 0.
Donc
1 1
σ(a) = σ(a + b) + σ(a − b) = bet σ(b) = a Exercice 39 : [énoncé]
2 2
Le projeté orthogonal de x sur la droite Vect(y) est
La réflexion σ est solution.
(y | x)
2 y
kyk
Exercice 36 : [énoncé]
Unicité : y = pH (x) implique y − x ∈ H ⊥ , or y − x 6= 0 donc y − x est vecteur Les projetés orthogonaux considérés seront donc égaux si, et seulement si,
normal à H.
(y | x) (x | y)
Ceci détermine H de manière unique. 2 y= 2 x
Existence : Soit H l’hyperplan dont y − x est vecteur normal. kyk kxk
Puisque (x | y) = (y | y) on a (x − y | y) = 0 donc y ∈ H. Cette équation est vérifiée si, et seulement si, x et y sont orthogonaux ou
On a alors x = y + (x − y) avec y ∈ H et x − y ∈ H ⊥ donc pH (x) = y et H est
2 2
solution. kxk y = kyk x
Dans ce dernier cas x et y sont colinéaires ce qui permet d’écrire y = λx et Exercice 42 : [énoncé]
l’égalité donne a) Sans difficulté, notamment parce qu’un polynôme de degré 6 2 possédant trois
2 2
λ kxk x = λ2 kxk x racines est nécessairement
nul.
b) d(X 2 , P ) =
X 2 − π
avec π = aX + b projeté orthogonal de X 2 sur P .
d’où λ = 1. (X 2 − π | 1) = (X 2 − π | X) = 0 donne le système
Finalement, les projetés orthogonaux considérés seront égaux si, et seulement si, (
les vecteurs x et y sont égaux ou orthogonaux. 3a + 3b = 5
5a + 3b = 9
Exercice 43 : [énoncé]
Exercice 41 : [énoncé] Le cas n = 1 étant évident, on suppose désormais n > 2.
a) Si λ0 P0 + λ1 P1 + λ2 P2 = 0 alors le polynôme λ0 + λ1 X + λ2 X 2 admet une La quantité cherchée est m = d(M, Vect(I, J)) = kM − p(M )k avec p la projection
infinité de racines. C’est donc le polynôme nul et par conséquent orthogonale sur Vect(I, J).
λ0 = λ1 = λ2 = 0. p(M ) = aI + bJ avec (p(M ) | I) = (M | I) = tr(M ) et (p(M ) | J) = (M | J) = σ
La famille (P0 , P1 , P2 ) est donc libre. Elle n’est pas orthogonale puisque avec σ la somme des coefficients de M .
(P0 | P2 ) = 1/3 6= 0. La résolution de ce système donne
b) R0 = P0 , kR0 k = 1, Q0 : x 7→ 1 √ √ ntr(M ) − σ σ − tr(M )
(P0 | P1 ) = 0, R1 = P1 , kR1 k = 1/ 3, Q1 : x 7→ 3x. a= et b =
n(n − 1) n(n − 1)
R2 = P2 + λ0 R0 + λ1 R1 .
(R2 | R0 ) = 0 donne λ0 = −(P2 | P0 ) = −1/3, donc
(R2 | R1 ) = 0 donne λ1 /3 = −(P2 | R1 ) = 0. √ 2 2 (n − 1)tr(M )2 + (tr(M ) − σ)2
2 m2 = kM − p(M )k = (M − p(M ) | M ) = kM k −
, Q2 : x 7→ 25 3x2 − 1 .
R2 : x 7→ x2 − 1/3, kR2 k = 3√ 5 n(n − 1)
c) Le projeté orthogonal de P3 sur F est
La quantité cherchée m apparaît alors sous la forme En exprimant la première colonne du déterminant comme somme de deux
2 colonnes :
inf
X 2 − (aX 2 + bX + c)
m= knk2
a,b,c∈R ?
det G(u + n, x1 , . . . , xn ) = det G(u, x1 , . . . , xn ) +
0 G(x1 , . . . , xn )
C’est donc le carré de la distance de X 3 au sous-espace vectoriel R2 [X]. En
introduisant la projection orthogonale p sur ce sous-espace vectoriel or det G(u, x1 , . . . , xn ) = 0 car la famille est liée et
2
knk2
m = d(X 3 , R2 [X])2 =
X 3 − p(X 3 )
? = knk2 det G(x1 , . . . , xn )
0 G(x1 , . . . , xn )
On peut écrire
p(X 3 ) = a + bX + cX 2 On en déduit s
det G(x, x1 , . . . , xn )
Pour chaque i = 0, 1, 2, on a d(x, F ) =
det G(x1 , . . . , xn )
(p(X 3 ) | X i ) = (X 3 | X i )
Exercice 55 : [énoncé]
Exercice 53 : [énoncé] a) Soient z = g(a) ∈ Img et y ∈ ker g. On a f (y) = y donc
(⇐) ok
(⇒) Le problème est de montrer que f est linéaire. (z | y) = (g(a) | y) = (f (a)−a | y) = (f (a) | y)−(a | y) = (f (a) | f (y))−(a | y) = 0
Soient x ∈ E et λ ∈ R
Ainsi Img ⊂ ker g ⊥ puis par égalité des dimensions Img = ker g ⊥ .
2 2 2
kf (λx) − λf (x)k = kf (λx)k − 2λ(f (λx) | f (x)) + λ2 kf (x)k b) Soit x ∈ E, on peut écrire x = y + z avec y = p(x) et z ∈ Img.
2 2 2 2 1 1
or kf (λx)k = λ2 kxk , (f (λx) | f (x)) = λ(x | x) et kf (x)k = kxk donc (pn − p)(x) = pn (z) = (Id + f + f 2 + · · · + f n−1 ) ◦ (f − Id)(a) = (f n (a) − a)
n n
2
kf (λx) − λf (x)k = 0
Or
f n+1 (a)
= kak donc
Ainsi 2 kak
f (λx) = λf (x) k(pn − p)(x)k 6 →0
n
Soient x, y ∈ E,
2 2 2 Exercice 56 : [énoncé]
kf (x + y) − (f (x) + f (y))k = kf (x + y)k −2(f (x+y) | f (x)+f (y))+kf (x) + f (y)k
f étant un automorphisme, dim f (F ) = dim F et dim f (F ⊥ ) = dim F ⊥ . Par suite
2 2
or kf (x + y)k = kx + yk , dim f (F ⊥ ) = dim f (F )⊥
(f (x + y) | f (x) + f (y)) = (f (x + y) | f (x)) + (f (x + y) | f (y)) = (x + y | x + y) Soient x ∈ f (F ⊥ ) et y ∈ f (F ). On peut écrire x = f (a) et y = f (b) avec a ∈ F ⊥
et b ∈ F . On a
et (x | y) = (f (a) | f (b)) = (a | b) = 0
2 2 2 2 2
kf (x) + f (y)k = kf (x)k + 2(f (x) | f (y)) + kf (y)k = kxk + 2(x | y) + kyk donc f (F ⊥ ) ⊂ f (F )⊥ puis l’égalité par les dimensions.
Exercice 63 : [énoncé] Compte tenu de ses variations, pour que f s’annule 3 fois il est nécessaire que
a) Les colonnes de M sont unitaires et deux à deux orthogonales si, et seulement f (0) > 0 et f (2/3) 6 0.
si, ( Cela fournit les conditions k > 0 et k 6 4/27.
a2 + b2 + c2 = 1 Inversement, si k ∈ [0, 4/27], f admet trois racines réelles (comptées avec
ab + bc + ca = 0 multiplicité)
Ainsi, si M ∈ SO3 (R) alors a, b, c sont les racines du polynôme X 3 − X 2 + k avec
Puisque (a + b + c)2 = a2 + b2 + c2 + 2σ, on obtient k ∈ [0, 4/27].
Inversement, si k ∈ [0, 4/27], le polynôme X 3 − X 2 + k admet trois racines a, b, c
M ∈ O3 (R) ⇔ σ = 0 et S 2 = 1 vérifiant σ = 0 et S = 1 donc M ∈ SO3 (R).
b) On suppose la matrice M orthogonale et l’on calcule sont déterminant. En
ajoutant toutes les colonnes à la première puis en factorisant
Exercice 64 : [énoncé]
1 b c Introduisons
t
A Op,n−p
det M = (a + b + c) 1 a b N= t
1 c a B I
On a
puis en retranchant les premières lignes aux suivantes
At A + B t B B
MN =
1 b c
C t A + Dt B D
det M = (a + b + c) 0 a − b b − c Or
At A + B t B At C + B t D
0 c−b a−c t
M M= = In
C t A + Dt B C t C + Dt D
Enfin
det M = (a + b + c) (a − b)(a − c) + (b − c)2
donc
Ip B
MN =
Ainsi On−p,p D
det M = S a2 + b2 + c2 − ab − bc − ac = S
En passant cette relation au déterminant, on en déduit
car a2 + b2 + c2 = 1 et σ = 0.
Finalement det M × det t A = det D
M ∈ SO3 (R) ⇔ σ = 0 et S = 1
Sachant det M = ±1, la conclusion est dès lors facile.
c) Les nombres a, b, c sont les racines du polynôme X 3 − X 2 + k si, et seulement si,
X 3 − X 2 + k = (X − a)(X − b)(X − c)
Exercice 65 : [énoncé]
En identifiant les coefficients, cette identité polynomiale équivaut à la satisfaction A est une matrice de rotation si, et seulement si, A ∈ O3 (R) et det A = 1 ce qui
du système fournit le système : 2
2 2
a+b+c=1
p + q + r = 1
ab + bc + ca = 0 pq + qr + rp = 0
3
p + q 3 + r3 − 3pqr = 1
abc = −k
De plus, le polynôme X 3 − X 2 + k admet trois racines réelles si, et seulement si, (le déterminant se calculant par Sarrus).
k ∈ [0, 4/27]. En effet, considérons la fonction f : x 7→ x3 − x2 + k. La fonction f Posons σ1 = p + q + r, σ2 = pq + qr + rq, σ3 = pqr, S2 = p2 + q 2 + r2 ,
est dérivable sur R et f 0 (x) = x(3x − 2). S3 = p3 + q 3 + r3 et t = p2 q + pq 2 + q 2 r + qr2 + t2 p + tp2
Si (p, q, r) est solution du système alors σ12 = S2 + 2σ1 donne σ1 = ±1. Exercice 70 : [énoncé]
De plus σ1 σ2 = 0 donne t + 3σ3 = 0 et donc Notons v 0 le projeté de v sur un plan P contenant u et w.
σ1 = σ13 = S3 + 3t + 6σ3 = S3 − 3σ3 = 1. Orientons P , de sorte que (u, w) = θ [2π].
Ainsi p, q, r sont les trois racines du polynôme X 3 − X 2 + a. Notons α0 = Ecart(u, v 0 ) et β 0 = Ecart(v 0 , w).
Inversement, on vérifie que les trois racines du polynôme X 3 − X 2 + a satisfont le (u | v) = kuk kvk cos α et (u | v) = (u | v 0 ) = kuk kv 0 k cos α0 avec kv 0 k 6 kvk donc
système. cos α 6 cos α0 puis α0 6 α.
Il ne reste plus qu’à étudier à quelle condition sur a ces trois racines sont réelles. De même β 0 6 β.
L’étude des variations de P donne la condition nécessaire et suffisante suivante Par des considérations d’angles orienté :
θ = α0 + β 0 , α0 − β 0 , −α0 + β 0 , −α0 − β 0 [2π].
P (0) > 0 et P (2/3) 6 0 Si θ = α0 + β 0 [2π] alors θ = α0 + β 0 et θ 6 α + β.
Si θ = α0 − β 0 [2π] alors θ = α0 − β 0 6 α0 6 α + β.
i.e. a ∈ [0, 4/27]. Si θ = −α0 + β 0 [2π] : idem.
La rotation alors obtenue est d’axe dirigé et orienté par (1, 1, 1) et d’angle θ avec Si θ = −α0 − β 0 [2π] alors θ = 2π − α0 − β 0 et α + β > α0 + β 0 > π > θ.
cos θ = 3p−1
2 et sin θ du signe de q − r.
Exercice 66 : [énoncé]
On a
Ωt Ω = t A−1 At AA−1
Or A et t A commutent donc
Ωt Ω = t A−1t AAA−1 = In
Exercice 67 : [énoncé]
Il existe une seule rotation (et non deux) qui envoie u sur v, celle d’angle (u, v).
Reste à déterminer les réflexions qui échangent u et v. Soit s une telle réflexion.
Si u = v alors s est la réflexion par rapport à Vect(u).
Si u 6= v alors s est la réflexion par rapport à Vect(u − v)⊥ .
Exercice 68 : [énoncé]
Posons r = Rotθ et s = σD .
(s ◦ r ◦ s) ◦ r = (s ◦ r)2 = Id car s ◦ r ∈ O− (E) et c’est donc une réflexion.
Par suite s ◦ r ◦ s = r−1 = Rot−θ .
s ◦ (r ◦ s ◦ r) = (s ◦ r)2 = Id donc r ◦ s ◦ r = s−1 = s.
Exercice 69 : [énoncé]
Si σ ◦ r = r ◦ σ alors r = σ ◦ r ◦ σ or σ ◦ r ◦ σ = r−1 donc r = r−1 . Ainsi, si σ et r
commutent alors r = Id ou r = Rotπ . La réciproque est immédiate.