PROF: ATMANI NAJIB
Ensembles-Applications
Exercice 1 :
Soient 𝐴 = {1,2,3} et 𝐵 = {0,1,2,3}. Décrire les ensembles 𝐴 ∩ 𝐵, 𝐴 ∪ 𝐵 et 𝐴 × 𝐵.
Exercice 2 :
Soient 𝐴 = [1,3] et 𝐵 = [2,4]. Déterminer 𝐴 ∩ 𝐵 et 𝐴 ∪ 𝐵.
Exercice 3 :
1. Déterminer le complémentaire dans ℝ des parties suivantes :
𝐴1 =] − ∞, 0]; 𝐴2 =] − ∞, 0[; 𝐴3 =]0, +∞[; 𝐴4 = [0, +∞[; 𝐴5 =]1,2[; 𝐴6 = [1,2[.
2. Soient 𝐴 =] − ∞, 1[∪]2, +∞[, 𝐵 =] − ∞, 1[ et 𝐶 = [2, +∞[. Comparer les ensembles suivants :
𝐶ℝ 𝐴 𝑒𝑡 𝐶ℝ 𝐵 ∩ 𝐶ℝ 𝐶
Exercice 4 :
Soient 𝐴 =] − ∞, 3], 𝐵 =] − 2,7] et 𝐶 =] − 5, +∞[ trois parties de ℝ.
Déterminer 𝐴 ∩ 𝐵, 𝐴 ∪ 𝐵, 𝐵 ∩ 𝐶, 𝐵 ∪ 𝐶, ℝ ∖ 𝐴, 𝐴 ∖ 𝐵, (ℝ ∖ 𝐴) ∩ (ℝ ∖ 𝐵), (ℝ ∖ (𝐴 ∪ 𝐵), (𝐴 ∩ 𝐵) ∪
(𝐴 ∩ 𝐶) et 𝐴 ∩ (𝐵 ∪ 𝐶).
Exercice 5 :
Soient 𝐴, 𝐵 et 𝐶 trois parties d’un ensemble 𝐸. Montrer que :
1. 𝐴 ∪ (𝐵 ∩ 𝐶 ) = (𝐴 ∪ 𝐵) ∩ (𝐴 ∪ 𝐶 )
2. 𝐴 ∩ (𝐵 ∪ 𝐶 ) = (𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐴 ∩ 𝐶 )
Exercice 6 :
Soient 𝐸 un ensemble et 𝐴 et 𝐵 deux parties de 𝐸. On suppose que :
𝐴 ∩ 𝐵 ≠ ∅; 𝐴 ∪ 𝐵 ≠ 𝐸; 𝐴 ⊈ 𝐵; 𝐵 ⊈ 𝐴
On pose
𝐴1 = 𝐴 ∩ 𝐵; 𝐴2 = 𝐴 ∩ 𝐶𝐸 𝐵; 𝐴3 = 𝐵 ∩ 𝐶𝐸 𝐴; 𝐴4 = 𝐶𝐸 (𝐴 ∪ 𝐵)
1. Montrer que 𝐴1 , 𝐴2 , 𝐴3 et 𝐴4 sont non vides.
2. Montrer que 𝐴1 , 𝐴2 , 𝐴3 et 𝐴4 sont deux à deux disjoints.
3. Montrer que 𝐴1 ∪ 𝐴2 ∪ 𝐴3 ∪ 𝐴4 = 𝐸.
Exercice 7 :
1. Déterminer le complémentaire dans ℝ des parties suivantes :
𝐴1 =] − ∞, 0]; 𝐴2 =] − ∞, 0[; 𝐴3 =]0, +∞[; 𝐴4 = [0, +∞[; 𝐴5 =]1,2[; 𝐴6 = [1,2[.
2. Soient 𝐴 =] − ∞, 1[∪]2, +∞[, 𝐵 =] − ∞, 1[ et 𝐶 = [2, +∞[. Comparer les ensembles suivants :
𝐶ℝ 𝐴 et 𝐶ℝ 𝐵 ∩ 𝐶ℝ 𝐶
1
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Exercice 8 :
Justifier les énoncés suivants.
a) Soient 𝐸 un ensemble, 𝐴 et 𝐵 deux sous-ensembles de 𝐸. Si 𝐴 est inclus dans 𝐵, alors le
complémentaire de 𝐵 dans 𝐸 est inclus dans le complémentaire de 𝐴 dans 𝐸.
b) Soient 𝐸 un ensemble, 𝐴 et 𝐵 deux sous-ensembles de 𝐸. Si 𝐴 et 𝐵 sont disjoints, alors tout élément
de 𝐸 est soit dans 𝐶𝐸𝐴 soit dans 𝐶𝐸𝐵 .
c) Soient 𝐸 un ensemble, 𝐴 un sous-ensemble de 𝐸. Déterminer les ensembles suivants :
𝐶𝐸 (𝐶𝐸 𝐴) ; 𝐴 ∩ 𝐶𝐸 𝐴 ; 𝐴 ∪ 𝐶𝐸 𝐴 ; 𝐶𝐸 ∅ ; 𝐶𝐸 𝐸
Exercice 9 :
1. Montrer que (𝐴 ∖ 𝐵) ∖ 𝐶 = 𝐴 ∖ (𝐵 ∪ 𝐶)
2. Montrer que (𝐴 ∖ 𝐵) ∩ (𝐶 ∖ 𝐷 ) = (𝐴 ∩ 𝐶 ) ∖ (𝐵 ∪ 𝐷)
Exercice 10 :
On rappelle que l’on note
𝐴Δ𝐵 = (𝐴 ∖ 𝐵) ∪ (𝐵 ∖ 𝐴)
1. Montrer que
(𝐴 ∩ 𝐵) ∩ (𝐴 ∩ 𝐶) = 𝐴 ∩ 𝐵 ∩ 𝐶
(𝐴 ∩ 𝐶 ) ∩ (𝐴 ∩ 𝐵) = 𝐴 ∩ 𝐶 ∩ 𝐵
2. En déduire que
(𝐴 ∩ 𝐵)Δ(𝐴 ∩ 𝐶 ) = 𝐴 ∩ (𝐵Δ𝐶 )
Exercice 11 :
On rappelle que pour toutes parties 𝑈 et 𝑉 d’un ensemble 𝐸, on note
𝑈Δ𝑉 = (𝑈 ∖ 𝑉 ) ∪ (𝑉 ∖ 𝑈)
1. Montrer que pour toutes parties 𝐴, 𝐵 et 𝐶 d’un ensemble 𝐸.
(𝐴 ∪ 𝐵) ∩ (𝐴 ∪ 𝐶) = 𝐴 ∩ 𝐵 ∩ 𝐶
(𝐴 ∪ 𝐶 ) ∩ (𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐴 ∩ 𝐶 ∩ 𝐵
2. En déduire que
(𝐴 ∪ 𝐵)Δ(𝐴 ∪ 𝐶 ) = 𝐴 ∩ (𝐵Δ𝐶 )
Exercice 12 :
Soient 𝐴, 𝐵 et 𝐶 trois parties d’un ensemble 𝐸.
1. Que pensez-vous de l’implication
𝐴 ∪ 𝐵 ⊈ 𝐶 ⇒ (𝐴 ⊈ 𝐶 ou 𝐵 ⊈ 𝐶 ) ?
Justifiez (on pourra utiliser la contraposée).
2. On suppose que l’on a les inclusions suivantes : 𝐴 ∪ 𝐵 ⊂ 𝐴 ∪ 𝐶 et 𝐴 ∩ 𝐵 ⊂ 𝐴 ∩ 𝐶. Montrer que
𝐵 ⊂ 𝐶.
3.
Exercice 13 :
Soient 𝐴 et 𝐵 deux parties d’un ensemble 𝐸 . Démontrer les égalités suivantes :
1. 𝐶𝐸 (𝐴 ∩ 𝐵) = 𝐶𝐸 𝐴 ∪ 𝐶𝐸 𝐵
2
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2. 𝐶𝐸 (𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐶𝐸 𝐴 ∩ 𝐶𝐸 𝐵
Si 𝐴 ⊂ 𝐵, montrer 𝐶𝐸 𝐵 ⊂ 𝐶𝐸 𝐴
Exercice 14 :
Soit 𝐸 un ensemble et 𝐹 et 𝐺 deux parties de 𝐸. Démontrer que :
1. 𝐹 ⊂ 𝐺 ⇔ 𝐹 ∪ 𝐺 = 𝐺
2. 𝐹 ⊂ 𝐺 ⇔ 𝐹 ∩ 𝐶𝐸 𝐺 = ∅
Exercice 15 :
Soit 𝐸 un ensemble et soit 𝒫(𝐸) l’ensemble des parties de 𝐸. Pour 𝐴 et 𝐵 dans 𝒫(𝐸), on appelle
différence symétrique de 𝐴 par 𝐵 l’ensemble, noté 𝐴Δ𝐵 défini par :
𝐴Δ𝐵 = (𝐴 ∪ 𝐵) ∖ (𝐴 ∩ 𝐵)
1. Montrer que 𝐴Δ𝐵 = (𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐵 ∩ 𝐴) = (𝐴 ∖ 𝐵) ∪ (𝐵 ∖ 𝐴).
2. Calculer 𝐴Δ𝐴, 𝐴Δ∅ et 𝐴Δ𝐸.
3. Montrer que pour tous 𝐴, 𝐵 et 𝐶 dans 𝒫(𝐸), on a :
a) Montrer que : (𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐵 ∩ 𝐴) = (𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐵 ∩ 𝐴)
b) Montrer que : (𝐴Δ𝐵)Δ𝐶 = (𝐴 ∩ 𝐵 ∩ 𝐶) ∪ (𝐵 ∩ 𝐴 ∩ 𝐶) ∪ (𝐶 ∩ 𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐶 ∩ 𝐵 ∩ 𝐴)
c) Montrer que 𝐴Δ(𝐵Δ𝐶) = (𝐶𝛥𝐵)𝛥𝐴
d) A l’aide du b), montrer que (𝐴𝛥𝐵)𝛥𝐶 = (𝐶𝛥𝐵)𝛥𝐴,
e) En déduire que : (𝐴Δ𝐵)Δ𝐶 = 𝐴Δ(𝐵Δ𝐶)
Exercice 16 :
Soit 𝑓: 𝐼 → 𝐽 définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 2
1. Donner des ensembles 𝐼 et 𝐽 tels que 𝑓 soit injective mais pas surjective.
2. Donner des ensembles 𝐼 et 𝐽 tels que 𝑓 soit surjective mais pas injective.
3. Donner des ensembles 𝐼 et 𝐽 tels que 𝑓 soit ni injective ni surjective.
4. Donner des ensembles 𝐼 et 𝐽 tels que 𝑓 soit injective et surjective.
Exercice 17 :
Dire (en justifiant) pour chacune des applications suivantes si elles sont injectives, surjectives,
bijectives :
𝑓: ℝ → ℝ 𝑓: ℝ+ → ℝ+ 𝑓: [0,1] → [0,2]
2 2
𝑥↦𝑥 𝑥↦𝑥 𝑥 ↦ 𝑥2
𝑔: ℝ → ℝ ℎ: ℝ → ℝ 𝑘: ℝ → ℝ
𝑥 ↦ 𝑥 + 𝑥3 𝑥 ↦ 𝑥2 + 𝑥3 𝑥 ↦ 𝑥 + 𝑥4
Exercice 18 :
Soit 𝐼 ⊂ ℝ et 𝐽 ⊂ ℝ, deux intervalles de ℝ. Soit 𝑓: 𝐼 → 𝐽 une fonction strictement croissante.
1. Montrer que 𝑓 est injective.
On pourra montrer la contraposée (et on rappelle que 𝑥1 ≠ 𝑥2 équivaut à 𝑥1 < 𝑥2 ou 𝑥2 < 𝑥1 )
2. Déterminer l’ensemble 𝐾 tel que 𝑓: 𝐼 → 𝐾 soit bijective.
Exercice 19 :
Soit 𝑓: ℕ2 → ℕ définie pour tout (𝑛, 𝑚) ∈ ℕ2 par 𝑓(𝑛, 𝑚) = 𝑚𝑛
3
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Soit 𝑔: ℕ → ℕ définie pour tout 𝑛 ∈ ℕ par 𝑔(𝑛) = (𝑛, (𝑛 + 1)2 )
2
1. 𝑓 est-elle injective ?
2. 𝑓 est-elle surjective ?
3. 𝑔 est-elle injective ?
4. 𝑔 est-elle surjective ?
Exercice 20 :
Soient
𝑔: ℕ → ℕ
𝑓: ℕ → ℕ 𝑛
𝑛 ↦ 2𝑛 𝑛 ↦ 𝐸( )
2
Où 𝐸(𝑥) désigne la partie entière de 𝑥
Les fonctions sont-elles injectives, surjective ? Comparer 𝑓 ∘ 𝑔 et 𝑔 ∘ 𝑓.
Exercice 21 :
Soit 𝑓 une application de 𝐸 vers 𝐸 telle que :
𝑓(𝑓 (𝐸)) = 𝐸
Montrer que 𝑓 est surjective.
Exercice 22 :
On considère l’application 𝑓: ℕ → ℕ définie pour tout 𝑛 ∈ ℕ par 𝑓 (𝑛) = 𝑛2
1. Existe-t-il 𝑔: ℕ → ℕ telle que :𝑓 ∘ 𝑔 = 𝐼𝑑ℕ ?
2. Existe-t-il ℎ: ℕ → ℕ telle que :ℎ ∘ 𝑓 = 𝐼𝑑ℕ ?
Exercice 23 :
Soit 𝑓: ℤ → ℤ définie par 𝑓 (𝑛) = 2𝑛
1. Existe-t-il une fonction 𝑔: ℤ → ℤ telle que 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝐼𝑑ℤ ?
2. Existe-t-il une fonction ℎ: ℤ → ℤ telle que ℎ ∘ 𝑓 = 𝐼𝑑ℤ ?
Exercice 24 :
Soit 𝑓: 𝐸 → 𝐹 une application, où 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐸) = 𝐶𝑎𝑟𝑑 (𝐹 )
Montrer que les trois propriétés suivantes sont équivalentes
(i) 𝑓 est injective
(ii) 𝑓 est surjective
(iii) 𝑓 est bijective
Exercice 25 :
Répondre aux questions qui suivent, en justifiant, le cas échéant, votre réponse par un bref argument, un
calcul ou un contre-exemple.
1. Si les applications 𝑢: ℕ → ℤ et 𝑣: ℤ → ℕ sont bijectives, alors l’application 𝑢 ∘ 𝑣 ∘ 𝑢: ℕ → ℤ est
aussi bijective. Vrai ou Faux, justifier.
2. L’application 𝑓: ℕ3 → ℕ: (𝑎, 𝑏, 𝑐 ) ↦ 2𝑎 3𝑏 5𝑐 est une application
4
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(i) bijective (ii) injective et pas surjective (iii) surjective et pas injective (iv) ni surjective ni
injective
Justifier.
3. Soit 𝑛 ∈ ℕ ∖ {0,1}. L’application 𝜑: ℤ → ℕ qui à l’entier 𝑙 ∈ ℤ associe le reste de la division
euclidienne de 𝑙 par 𝑛 est une application.
4. bijective (ii) injective et pas surjective (iii) surjective et pas injective (iv) ni surjective ni
injective
Justifier.
5. Soient 𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑 ∈ ℤ tels que 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 = 1. Déterminer l’application réciproque de la bijection
𝑓: ℤ2 → ℤ2
(𝑢, 𝑣 ) ↦ (𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 + 1, 𝑐𝑢 + 𝑑𝑣 − 1)
Exercice 26 :
1. Soient 𝑞1 ∈ ℕ ∖ {0,1} et 𝑞2 ∈ ℕ ∖ {0,1}
Montrer que :
1 1 1 1
− < − <
2 𝑞1 𝑞2 2
2. Soit 𝑓: ℤ × ℕ ∖ {0,1} → ℚ l’application définie par :
1
𝑓 (𝑝, 𝑞) = 𝑝 +
𝑞
a. Montrer que 𝑓 est injective ?
b. 𝑓 est-elle surjective ?
Exercice 27 :
Soit 𝒫(𝐸) l’ensemble des parties de 𝐸. Montrer qu’il n’existe pas d’application surjective 𝑓: 𝐸 → 𝒫(𝐸).
Considérer la partie 𝐴 = {𝑥 ∈ 𝐸, 𝑥 ∉ 𝑓 (𝑥 )}.
Exercice 28 :
Pour un entier 𝑛 ∈ ℕ on désigne par 𝐼𝑛 l’ensemble {1,2, … , 𝑛}.
1. On suppose 𝑛 ≥ 2. Combien y-a-t-il d’application injectives 𝑓: 𝐼2 → 𝐼𝑛 ?
2. A quelle condition portant sur les entiers 𝑚 et 𝑛 peut-on définir une application 𝑓: 𝐼𝑚 → 𝐼𝑛 qui soit
injective, surjective, bijective ?
Exercice 29 :
Soient 𝐸, 𝐹 et 𝐺 trois ensemble et soient 𝑓: 𝐸 → 𝐹 et 𝑔: 𝐹 → 𝐺 deux applications.
1. Montrer que si 𝑓 et 𝑔 sont injectives alors 𝑔 ∘ 𝑓 est injective.
2. Montrer que si 𝑓 et 𝑔 sont surjectives alors 𝑔 ∘ 𝑓 est surjective.
3. Que peut-on conclure sur 𝑔 ∘ 𝑓 si 𝑓 et 𝑔 sont bijectives ?
4. Montrer que si 𝑔 ∘ 𝑓 est injective alors 𝑓 est injective.
5. Montrer que si 𝑔 ∘ 𝑓 est surjective alors 𝑔 est surjective.
6. Si à présent 𝑓: 𝐸 → 𝐹 et 𝑔: 𝐹 → 𝐸, déduire de ce qui précède ce que l’on peut dire dans les cas
suivants :
a. 𝑔 ∘ 𝑓 = 𝐼𝑑𝐸
b. 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝐼𝑑𝐹
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c. 𝑓 ∘ 𝑓 = 𝐼𝑑𝐸
Exercice 30 :
Soient 𝑋 et 𝑌 deux ensembles non vides et 𝑓 une application de 𝑋 dans 𝑌. Une application 𝑠, de 𝑌 dans
𝑋, telle que 𝑓 ∘ 𝑠 = 𝐼𝑑𝑌 s’appelle une section de 𝑓.
1. Montrer que si 𝑓 admet au moins une section alors 𝑓 est surjective.
2. Montrer que toute section de 𝑓 est injective.
Une application 𝑟, de 𝑌 dans 𝑋, telle que 𝑟 ∘ 𝑓 = 𝐼𝑑𝑋 s’appelle une rétraction de 𝑓.
3. Montrer que si 𝑓 possède une rétraction alors 𝑓 est injective.
4. Montrer que si 𝑓 est injective alors 𝑓 possède une rétraction.
5. Montrer que toute rétraction de 𝑓 est surjective.
6. En déduire que si 𝑓 possède à la fois une section 𝑠 et une rétraction 𝑟, alors 𝑓 est bijective et l’on a :
𝑟 = 𝑠(= 𝑓 −1 par conséquent).
Exercice 31 :
Soient 𝐸 et 𝐹 deux ensembles et soit 𝑓 une application de 𝐸 dans 𝐹. Soient 𝐴 et 𝐵 deux parties de 𝐸,
montrer que :
1. 𝑓 (𝐴 ∪ 𝐵) = 𝑓 (𝐴) ∪ 𝑓 (𝐵)
2. 𝑓 (𝐴 ∩ 𝐵) ⊂ 𝑓 (𝐴) ∩ 𝑓(𝐵)
Donner un exemple où cette dernière inclusion est stricte. Montrer alors que 𝑓 est injective si et
seulement si pour toute partie 𝐴 de 𝐸 et pour toute partie 𝐵 de 𝐸, on a 𝑓(𝐴 ∩ 𝐵) = 𝑓(𝐴) ∩ 𝑓(𝐵).
Exercice 32 :
1. Soit 𝑓 l’application de l’ensemble {1,2,3,4} dans lui-même définie par :
𝑓(1) = 4, 𝑓(2) = 1 , 𝑓 (3) = 2, 𝑓 (4) = 2.
−1
Déterminer 𝑓 (𝐴) lorsque 𝐴 = {2}, 𝐴 = {1,2}, 𝐴 = {3}.
2. Soit 𝑓 l’application de ℝ dans ℝ définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 2 . Déterminer 𝑓 −1 (𝐴) lorsque 𝐴 = {1},
𝐴 = [1,2].
Exercice 33 :
1. Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par 𝑓 (𝑥, 𝑦) = 𝑥. Déterminer 𝑓 ([0,1] × [0,1]), 𝑓 −1 ([−1,1]).
2. Soit 𝑓: ℝ → [−1,1] définie par 𝑓(𝑥 ) = cos(𝜋𝑥 ), déterminer 𝑓 (ℕ), 𝑓 (2ℕ), 𝑓 −1 ({±1}).
Exercice 34 :
Soient 𝐸 et 𝐹 deux ensembles et soit 𝑓 une application de 𝐸 dans 𝐹. Soient 𝐴′ et 𝐵′ deux parties
quelconques de 𝐹, non vides. Montrer que :
1. 𝑓 −1 (𝐴′ ∪ 𝐵′ ) = 𝑓 −1 (𝐴′) ∪ 𝑓 −1 (𝐵′)
2. 𝑓 −1 (𝐴′ ∩ 𝐵′ ) = 𝑓 −1 (𝐴′) ∩ 𝑓 −1 (𝐵′)
Exercice 35 :
Soient 𝐸 et 𝐹 deux ensembles et soit 𝑓 une application de 𝐸 dans 𝐹 .
1. Montrer que pour toute partie 𝐴 de 𝐸, on a 𝐴 ⊂ 𝑓 −1 (𝑓(𝐴)).
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2. Montrer que pour toute partie 𝐵 de 𝐹, on a 𝑓(𝑓 −1 (𝐵)) ⊂ 𝐵.
3. Montrer que 𝑓 est injective si et seulement si pour toute partie 𝐴 de 𝐸 on a 𝐴 = 𝑓 −1 (𝑓(𝐴)).
4. Montrer que 𝑓 est surjective si et seulement si pour toute partie 𝐵 de 𝐹 on a 𝑓(𝑓 −1 (𝐵)) = 𝐵.
Exercice 36 :
Soit 𝐷 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 , −𝑦 ≤ 𝑥 ≤ 𝑦}
Soit 𝑓: 𝐷 → ℝ × ℝ définie par 𝑓 (𝑥, 𝑦) = (𝑥 2 + 𝑦 2 , 2𝑥𝑦)
1. Représenter 𝐷 dans le plan.
2. a. Montrer que si deux couples de réels (𝑥1 , 𝑦1 ) et (𝑥2 , 𝑦2 ) vérifient
𝑥 + 𝑦1 = 𝑥2 + 𝑦2
{ 1
𝑥1 − 𝑦1 = 𝑥2 − 𝑦2
Alors (𝑥1 , 𝑦1 ) = (𝑥2 , 𝑦2 ) (autrement dit 𝑥1 = 𝑥2 et 𝑦1 = 𝑦2).
b. Montrer que 𝑓 est injective, on pourra se ramener au système du 2.a..
3. Est-ce que 𝑓 est surjective ?