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Terminologie et Qualité en Laboratoires Médicaux

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Université Hassan 1er

Faculté des Sciences et Techniques Settat

Département physique appliquée


Master en Sciences et Techniques Génie Biomédical : Instrumentation et
Maintenance

Terminologie Et Paramètres Analysés Au Sein Des Laboratoires


Biomédicaux.
Procédure D’assurance Qualité Et D’accréditation Des
Laboratoires D’analyses Médicales.

Réalisé par: Demandé par :


BOUKSIB Hafida [Link]
LAGDIMI Mehdi

Année universiaire :2019-2020


Table de Matière

Partie I : Terminologie et paramètres analysés au sein des laboratoires


biomédicaux ......................................................................................................... 4
I. Terminologie des laboratoires biomédicaux : ......................................... 4
1. Les unités composant le mot médical : ................................................. 4
2. les Unités de sens ................................................................................... 6
II. Les paramètres analysés au sein des laboratoires biomédicaux : ....... 44
1. Paramètres de Biochimie : ................................................................... 44
2. Paramètres d’immunologie : ............................................................... 60
3. Paramètres d’hématologie : ................................................................. 64
Partie II : Procédure D’assurance Qualité Et D’accréditation Des
Laboratoires D’analyses Médicales. ................................................................ 67
I. Procédure d’accréditation des laboratoires d’analyse médicale : ...... 67
1. Définition de l’accréditation : .............................................................. 67
2. Processus et organismes d’accréditation des LABM au Maroc : .... 68
III. Procédure d’assurance qualité en laboratoires d’analyses médicales :
71
1. Référentiels pour les procédures d’assurance/contrôle qualité : ..... 71
2. Cadre législatif : .................................................................................... 72
3. GBEA et Guide des bonnes pratiques de laboratoire marocains : .. 72
Introduction

L’évolution de la technologie de détection de différents paramètres biologiques afin de


diagnostiquer et évaluer les états physiologiques des patients ainsi que la qualité a pris de plus
en plus d’ampleur dans notre société et s’est affirmée aussi dans le domaine de la santé, mais
plus précisément dans les laboratoires d’analyse de biologie médicale. L'acte de biologie
médicale s'inscrit dans une démarche préventive, diagnostique, pronostique et thérapeutique. Le
biologiste assure la responsabilité de cet acte qui inclut le prélèvement, l'exécution de l'analyse,
la validation des résultats, et si nécessaire leur confrontation avec les données cliniques et
biologiques des patients. Il participe par ses commentaires, le cas échéant, à l'interprétation des
résultats de l'analyse de biologie médicale. Ces résultats concourent au diagnostic et à la
prescription des soins. C'est pourquoi la recherche de la qualité doit être la préoccupation
essentielle et constante du biologiste et de l'ensemble du personnel du laboratoire.

De nos jours, les laboratoires de biologie médicale, soucieux de maîtriser leur


fonctionnement interne et de sécuriser la qualité des résultats rendus, se sont lancés dans des
démarches d’accréditation selon la norme ISO 15189, vu que l’accréditation est le moyen le plus
adapté pour le suivi permanent de la qualité dans ce domaine médical et technique.

Le présent travail a pour objectif de souligner les différents termes et paramètres


importants utilisés et montrer le cadre de la loi marocaine concernant l’accréditation et la
démarche qualité au sein des laboratoires de biologie médicale, et l’état actuel au Maroc.

3
Partie I : Terminologie et paramètres analysés au sein des laboratoires
biomédicaux

I. Terminologie des laboratoires biomédicaux :


Les professionnels paramédicaux et médicaux utilisent un vocabulaire très spécifique qui
compte autour de 20 000 mots. L'étude de ses termes s'appelle la terminologie médicale. Un mot
médical est une composition de plusieurs unités de sens différents.

✓ La terminologie n'est pas à utiliser au hasard. Vous devez bien connaître le sens du mot
avant de l’utiliser. Généralement on distingue deux types de mot médical.

B) Les mots non-décomposables :

Il faut apprendre le mot et sa définition car on ne peut pas déduire sa définition avec le sens du terme.
Ex : Goitre, jejunum, anévrisme,...

A) Les mots décomposables :

sont composés de plusieurs unités de sens associées entre elles pour exprimer le sens du mot.

1. Les unités composant le mot médical :

1.1 Les radicaux, préfixes, suffixes :

Le radical : est la racine d'un mot, soit sa portion invariable.


Le radical sert souvent à désigner :
▪ un organe ou une partie d'organe
▪ une fonction reliée à un organe
▪ un élément qui fait partie intégrante du corps humain

L'affixe est un élément susceptible d'être incorporé dans un mot pour en


modifier le sens ou la fonction.
▪ S’il est placé devant le radical = Préfixe.
▪ S’il est placé à la suite du radical = Suffixe.
▪ S’il est placé dans le radical := Infixe.
✓ Le nombre de radicaux, de préfixes et de suffixes varie d'un mot à l'autre.

1.2. Conventions

1. Les préfixes, radicaux et suffixes sont appelés "unités de sens".

4
2. Le suffixe -ie et les suffixes de forme adjectivale (-ique, -al, -mateux, etc.) font
partie de l'unité de sens qui les précède.

ex : douleur = alg(o) ou -algie

3. La dernière unité de sens du mot est appelée "unité opérante". Elle peut être un
radical ou un suffixe. C'est elle qui détermine dans quelle catégorie classer le mot
(maladie, traitement chirurgical, exploration fonctionnelle, etc.)

4. Les préfixes restent invariables au contact des radicaux auxquels ils se lient, sauf
para- et a-, selon qu'ils sont suivi d'une voyelle ou d'une consonne :

· para + esthésie = paresthésie

· a + esthésie = anesthésie

5. Les autres unités de sens se lient entre elles par un (o) dit de "liaison phonique".
Toutefois, ce (o) est supprimé lorsque l'unité opérante commence par une voyelle.

· gastr(o) + algie = gastralgie

✓ Technique d'analyse d'un terme médical :

▪ Lire le terme médical et le diviser par des traits obliques pour bien séparer les différents
radicaux et affixes.
▪ Déterminez, pour chacune de ces divisions, l'élément de base et sa
signification.
▪ Inscrire la définition complète en tenant compte de la signification de
chacun des éléments qui le composent.
▪ Vérifiez la définition trouvée dans le dictionnaire médical.

5
2. les Unités de sens
LES PREFIXES

Radical Définitions Exemples


A
A / am / an Absence de / Manque de Anémie
Perte / Privation Anoxie
Ab Éloignement Abduction
Loin de
Ad Près de / Rapprochement Adduction
Vers
Ana Avec Anastomose
De bas en haut Anaphase
En remontant
Le contraire de
Sur / Vers le haut
Anté Avant Anténatal
Devant Antépulsion
Anti Action contraire Anticoagulant
Le contraire de Antidouleur
Opposition
Apo A l'écart de Apophyse
Contraire / dérivé de
Éloignement
Hors de / Séparé de
Archéo / archi Ancien Archéologie
Très ancien
B
Bi / bin / bis Deux Bilatéral
Brachy Brièveté Brachycéphale
Court
Peu élevé
Brady Lent Bradycardie
Lenteur Bradypnée
Ralentissement
C
Cac Mauvais Cacophonie
Cata Décomposition Catabolisme
Dégradation
Chute
Vers le bas
Chron Temps Chronique
Circ Alentour / Autour de Circoncision
Cercle
Dans le voisinage de
Co / col / com Avec Congenital
Con / cor Même Consanguin

6
Contra / contro Contre Contraception
Opposé à
Crypt Caché / Dissimulé Cryptorchidie
Inapparent
D
Dé Absence de / Cessation Décéder
Hors de Démence
Perte / Privation
Di Deux
Di / dia À travers Diaphragme
Complet Dialyse
Intermédiaire
Qui sépare
Dis Séparation Dissection
Séparé de
Dolicho Allongé Dolichocéphale
Long Dolichocolon
Dys Anomalie Dyslexie
Difficulté Dysphagie
Douloureux Dyspnée
Gêne Dystocie
Trouble de
E
É / ec / ecto En dehors Eviscération
Extérieur Ectopique
Externe
Hors de
En / endo À l'intérieur de Endocrine (glande)
Dans Endogène
Ento Dedans
En dedans
Épi À la surface de Epiderme
Au-dessus de Epiphyse
Extrémité
Sur
Eu Bien Eutocie
Bon Euphorie
Normal
Ex / exo En dehors de Exocrine (glande)
Extérieur Exogène
Externe
Hors de
Extra À l'extérieur de Extra-utérine (grossesse)
En dehors de Extrasystole
Hors de
Supplémentaire
H
Hyper Au-dessus Hyperkaliémie

7
Augmentation Hypertension
Exagération Hyperglycémie
Trop
Hypo Au-dessous Hypotension
Diminutio Hypoglycémie
En moins Hypocalcémie
Insuffisance
I
Im / in À l'intérieur Implantation
Dans Injection
Négation Indolore
Inféro En dessous
Plus bas
Infra En dessous Infrason
Inférieur
Sous
Inter Dans l'intervalle
Entre
Pendant
Intra / intro À l'intérieur de Intraveineuse
Dans
En dedans
J
Juxta Très près Juxtaposition
Très proche
M
Macro Développement exagéré Macrocéphalie
Grand
Volumineux
Médio / més Au milieu de Mésoderme
Intermédiaire
Moyen
Méga / mégal(o) Géant Mégacolon
Très grande taille
Méta Après Métacarpe
Modification Métatarse
Postérieur Métastase
Qui suit Métabolisme
Transformation
Multi Beaucoup Multigeste
En grand nombre Multipare
Plusieurs
N
Néo Nouveau Néonatal
Nulli Aucun Nullipare
O
Olig Petit Oligurie

8
Peu nombreux Oligoamnios
Rareté
Omni Tout Omnivore
P
Paléo Âgé Paléontologie
Ancien / Antique / Vieux
Pan En entier Pancytopénie
Totalité / Tout
Para À côté de Parathyroïde
Au-delà Paracentèse
Autour
Au travers de
Défectuosité / Trouble
Pauci En petit nombre
En quantité réduite
Peu
Per À travers Percutanée
Pendant Peropératoire
Péri Autour de / Tout autour Péricarde
Qui entoure
Pico Petit Picogramme
Petite (quantité)
Pollaki Fréquemment Pollakiurie
Souvent
Poly Beaucoup / Plusieurs Polyurie
Exagéré Polydipsie
Post Après / Derrière Post-partum
Qui suit Post-opératoire
Postér Qui vient après
Pré Avant Préopératoire
Devant / Qui précède
Pro Avant / En avant Pronostic
Qui précède Prophylaxie
Pseudo Faux / Trompeur Pseudarthrose
Similaire
R
Re / ré Itératif Rechute
Récidive
Rétro En arrière Rétroversion
Vers l'arrière
S
Sous / sub En dessous Sous-cutané
En deçà Subfébrile
Moins que Sublingual
Spanio Peu commun
Rare
Super Ajout / En plus
Au-delà

9
Au-dessus / sur
Supérieur
Supra Au-dessus
Par-dessus
Sur
Sur Au-dessus / En haut Surdose
En plus
Excès
Sym / syn Avec Syndactylie
Ensemble
T
Tachy Accélération Tachycardie
Rapide Tachypnée
Trans À travers Transpéritonéal
Au-delà
Par delà
U
Ultim Extrême
Le dernier
Ultra Après Ultrason
Au-delà de Ultraviolet
Plus loin

10
LES RADICAUX

Radical Définitions Exemples


A
Abdomin Abdomen Abdominal
Ventre
Acanth Epine Acanthose
Acer Acéré Exacerbation
Aigu
Piquant
Vif
Acétabul Acétabulum Acétabulaire
Cotyle
Acid Acide Acidose
Aigre
Acou Audition Acoumétrie
Entendre
Acro Extrémité Acromégalie
Acromio Acromion Acromioplastie
Actino Rayon lumineux Actinothérapie
Rayonnement lumineux
Acu Aiguille Acupuncture
Adamanto Diamant Adamantoblaste
Email (dentaire)
Adelphe Frère (soeur) Adelphe
Semblable
Adén Ganglion Adénome
Glande Adénopathie
Adénoïd Végétations adénoïdes Adénoïdectomie
Adip Graisse Adipocyte
Adiposité
Adjuv Aide Adjuvant
Adrén Glande surrénale Adrénaline
Aéro Air Aérophagie
Ago Agir Pédagogue
Conduire
Mener
Pousser
Agora Endroit Agoraphobie
Lieu
Place
Alb Blanc (couleur) Albinos
Albugin Albuginée Albuginite
Albumin Albumine Albuminurie
Alg Froid Algide
Qui glace
Alien Contraire Aliénation

11
Egaré
Etrange
Allant En forme de boyau Allantoïde
Saucisse
Saucisson
Allèl L'un l'autre Allèle
Mutuellement
Allerg(o) Allergie Allergène
Allo Autre (personne) Allogreffe
Allogène
Allotrio Etranger Allotriodontie
Alvéol Alvéole Alvéolite
Amaur Obscur Amaurose
Ambi Les deux Ambidextre
Ambly Affaibli Amblyopie
Ambul Marcher Ambulatoire
Se promener
Amib Amibe Amibiase
Amnio Amnios (membrane) Amniocentèse
Oligohydramnios
Amphi Des deux côtés Amphibie
Double
Ampull Ampoule Ampullaire
Amygdal Amygdale Amygdalite
Amygdalectomie
Amyl Amidon Amyloïde
An Anus Anal
Andro Homme Androgène
Sexe masculin Andropause
Anévrism Anévrisme
Angéi/angi Vaisseaux (sanguins) Angiome
Ang Etouffer Angine
Etrangler Angor
Serrer
Ankyl Frein Ankylose
Manque de mobilité
Ann Année Annuel
Annul Anneau Annulaire
Anomal Inégal Anomalie
Irrégulier
Antéro Avant Antéflexion
Devant Antéro-latéral
Anthra Anthrax Anthracose
Charbon
Noir (couleur)
Anthropo Homme Anthropologie
Race humaine
Antr Antre Antrite
Cavité

12
Aort Aorte Aortographie
Apex / apic Pointe du coeur (pex) Apical
Sommet
Aphér Enlever Plasmaphérèse
Oter
Supprimer
Aponévr Aponévrose
Appendic Appendice Appendicite
Appendicectomie
Aqua Eau Aqueduc
Arachno Araignée
Arachnoïde
Arc Arc Arcade sourcilière
Arcade
Arche
Arche Commencement Ménarche
Début
Première fois
Aren Sable
Argent / argyr Argenté
Argent (couleur)
Arithmo Nombre
Arom Aromate Aromathérapie
Arôme
Epice
Artér Artère Artérite
Arthr / articul Articulation Arthrite
Arthroscopie
Articulaire
Aryté Aiguière Aryténoïde
Forme pyramidale
Asc Outre Ascite
Sac
Aster / astro En forme d'étoile
Atélé Imparfait Atélectasie
Incomplet
Athér Athérome Athéromatose
Atop Etrangeté Atopie
Atrab Noirâtre Atrabile
Atrio Oreillette Atriomégalie
Audio Audition Audiogramme
Entendre
Auricul Oreille Auriculaire
Oreillette
Auro Or (couleur) Aurothérapie
Doré
Auto Même Autogreffe
Soi-même
Axill Aisselle Axillaire

13
Azot Azote
B
Bacill Bacille (en forme de Petit Bacillurie
bâton)
Bactéri Bactérie Bactéricide
Balan Gland (du pénis) Balanite
Ballisto Agitation
Balné Bain Balnéothérapie
Bar Poids Baromètre
Pression Hyperbare
Bartholin Glande de Bartholin Bartholinite
Basie Marcher
Bathmo Excitabilité
Bil Bile Bilirubine
Bio Vie Biologie
Blaste Germe Erythroblaste
Jeune cellule
Blenno Mucus Blennorragie
Muqueux
Bléphar Paupière Blépharite
Bothrio Fossette
Botryo Grappe de raisins
Botul Botulisme Botulique
Brachi Bras Brachial
Brom Odeur désagréable
Puanteur
Bronch Bronche Bronchectasie
Bronchoscopie
Bronchodilatateur
Bryco Grincer (des dents) Brycomanie
Bubon Aine
Bucc Bouche Buccal
Bulb Bulbe Bulbe rachidien
Burs Bourse Bursite
C
Caec Caecum Iléocaecal
Calcane Calcanéum (os du talon)
Calci Calcium Hypercalcémie
Calic Calice du rein
Calli Beau Calligraphie
Beauté
Callo Callosité Calleux
Durillon
Calor Chaleur Calorie
Calv Chauve Calvitie
Camér Chambre (antérieur de
l'oeil)
Camp Champ visuel

14
Campto Courbé
Penché recourbé
Cancér(o) Cancer Cancérogène
Cani Blanc gris (couleur)
Capill Cheveu Capillarité
Capit Tête Sous-capitale
Capnie Dioxyde de carbone Hypercapnie
Capsul Capsule
Caractéro Caractère
Carbo Carbone Gaz carbonique
Carcino Cancer Carcinogenèse
Cardi Coeur Cardiologie
Cardiomyopathie
Cardia Cardia
Carotid Carotide Pouls carotidien
Carp Carpe (os du poignet) Métacarpe
Cary Noyau (de cellule)
Casé Fromage Caséiforme
Caten Chaîne Caténaire
Cathi Faire s'asseoir
S'asseoir
Caud Partie inférieure du corps Caudal
Queue
Cauli Pénis
Caus / caut Action de brûler Cautérisation
Brûlure
Cav Cavité Cavitation
Creux
Caverno Caverne
Corps caverneux
Cément Cément
Centi Cent Centimètre
Centième
Centr Centre Centrifuge
Milieu
Céphal Tête Céphalée
Encéphalite
Ceps Chef ou tête Biceps
Cérébell Cervelet Cérébelleux
Cérébr(o) Cerveau Cérébral
Cervic Col (utérin) Cervical
Cou
Chalasis Relâchement
Cheil Lèvre
Cheiro Main
Chél Chéloïde
Chemo / chimio Chimie Chimiothérapie
Chiasm Chiasma
Chlamyd Chlamydia Chlamydiose

15
Chilo Lèvre
Chir Main Chirurgien
Chlor Chlore Chlorexidine
Chlorure Chlorémie
Vert (couleur)
Choan Choanes
Chol Bile Cholécystite
Cholécystetomie
Cholangiographie
Cholédocho Cholédoque (canal)
Cholestérol Cholestérol Hypercholestérolémie
Chondr Cartilage Chondromalacie
Chord Corde (vocale) Chordite
Cordon
Choré Chorée
Chorio Chorion Chorio-amniotite
Choroïde
Choroïd Choroïde
Chrom Couleur Hyperchromie
Pigmentation
Chrys Doré
Or (couleur)
Chyl Chyle
Chym Chyme
Cib Repas
Cinésie Mouvement Pharmacocinétique
Cirrh Roux (couleur) Cirrhose hépatique
Cirso Varice
Cisterno Citerne (base du crâne)
Clado Branche
Clast Briser Ostéoclaste
Résorption
Claustro Endroit clos Claustrophobie
Cléid Clavicule Sterno-cleido-mastoïdien
Climato Climat Climatologie
Clin Coucher Clinique
Incliner
Lit
Clitorid Clitoris
Clonie Agitation Myoclonie
Mouvements tumultueux
Coagul Coagulation Coagulopathie
Coarct Rétrécir Coarctation
Rétrécissement
Cocaïn Cocaïne Cocaïnomanie
Cocco En forme de coque ou de
petit grain
Coccyg Coccyx
Cochlé Cochlée Cochléaire

16
Limaçon
Codéin Codéine
Coeli Abdomen Coelioscopie
Cavité abdominale
Ventre
Cogni Connaissance Cognitif
Connaître
Reconnaître
Col Côlon Colite
Hémicolectomie
Coll Collagène
Colloïde
Color Couleur Colorimétrie
Colpo Vagin Colposcopie
Coma Coma Comateux
Con En forme de cône Conisation
Concho Coquille
Cornet (du nez)
Condyl Condyle
Renflement
Confus Brouillé Confusion
Qui n'est pas clair
Coni Blanc
Poussière
Conjonctiv Conjonctive Conjonctivite
Convert Modifier en tournant Conversion
Transformer
Convuls Convulsion
Coph Sourd
Surdité
Copro Excréments Coproculture
Matières fécales
Coque En forme de coque ou de Pneumocoque
petit grain Staphylocoque
Cor Pupille
Cord Coeur Précordial
Cordo Corde Cordon spermatique
Cordon Cordon ombilical
Corné Cornée
Coron Couronne
Coronar Coronaire Coronaire
Coronarographie
Cortic Cortex Cortical
Coryn Corynebacterium
Cost Côte Grill costal
Cotyl Acétabulum
Cavité
Cotyle
Creux

17
Cox Hanche Coxalgie
Crani Crâne Crânien
Crén Eau (de source, thermale)
Crite Séparer Hématocrite
Crot Battement
Cru Cuisse Crural
Cruci En forme de croix Cruciforme
Cryo Froid Cryothérapie
Cubi Cubitus Cubital
Cubit Action de se coucher Décubitus
Culdo Cul-de-sac (de douglas)
Culi Moustique
Cunéi En forme de coin Cunéiforme
Cupr Cuivre
Curie Radium Curiethérapie
Cuspide Pointe Tricuspide
Valve
Valvule
Cutan / cuti Peau Cutané
Cyan Bleu Cyanose
Cybern Art de gouverner Cybernétique
Cyclo Circulaire
Rond
Cylindr Corps cylindrique
Cylindre
Cyn Chien
Cyph Courbé en avant Cyphose
Courbure
Voûté
Cyst Poche Cystocèle
Sac Cholécystite
Vésicule Cystite
Vessie
Cyte Cellule Erythrocyte
Globule Blastocyte
D
Dacry Larme
Dactyl Doigt Syndactylie
Orteil
Dé Au dehors Décollement placentaire
En dehors Défécation
Hors de
Déca Dix Décagramme
Déci Dix Décimètre
Déclin Détourner décliner
Incliner
S'écarter
S'éloigner
Démo Peuple Démographie

18
Démono Démon
Dendro En forme d'arbre Dendrite
Dens / densito Dense Ostéodensitométrie
Densité tomdensitométrie
Epais
Dent Dent Dentine
Depress Dépression Dépressif
Derm / dermato Peau Dermatologie
Desmo Lien
Ligament
Deutér(o) Deux
Second
Dextro Adroit Dextrocardie
A droite Dextrogyre
Droit
Diaphragmat Diaphragme
Diastol Dilatation Diastole
Dilater Diastasis
Ecarter
Séparer
Didym Double Epididyme
Les deux
Testicule
Diét Diète Diététique
Régime alimentaire
Digiti Doigt Digital
Dimidié Moitié
Dipht Diphtérie (membrane)
Dipl Deux Diplopie
Double
Dips Soif Polydipsie
Disc Disque Hernie discale
Dist Eloigné Distal
Diurn Jour Diurne
Diverticul Diverticule Diverticulite
Diverticulose
Dors Dos Dorsal
Drépano En forme de faucille, de Drépanocytose
Faux
Drom Action de courir Prodrome
Course
Duction Mouvement Abduction
Adduction
Duodén Duodénum Duodénoscopie
Dupl Deux Duplication
Double
Dur Dur Dure-mère
Dureté
Dyn Force Dynamomètre

19
E
Eburn Ivoire
Ehino En forme de hérisson
Echo Bruit Echographie
Echo
Son
Ectopie Hors de sa place normale Grossesse ectopique
Ectro Absence congénitale de
Arrêt de développement
Elast Tissu ou fibre élastique Elastine
Elé Huile
Electro Electricité Electrocardiogramme
Elytro Vagin
Embol Caillot sanguin Embolie
Embryo Embryon Embryologie
Emèse / émét Vomir Antiémétique
Vomissement Hématémèse
Emie Sang Hypercalcémie
Enn Année Triennal
Entér Intestin Entérite
Eosino Rosée Eosinophile
Ependym Ependyme
Epidémio Epidémie Epidémiologie
Epididym Epididyme
Episio Périnée Episiotomie
Epithéli Epithélium
Equ Cheval Equinisme
Erect Erection Erectile
Ergo Activité Ergothérapie
Réaction Allergie
Travail
Erot Amour Erogène
Erythem Erythème (rougeur de la
peau)
Erythro Rouge (couleur) Erythrocyte
Eso En dedans
Esthésie Sensation Anesthésie
Sensibilité
Ether Ether
Ethmo Ethmoïde
Racine du nez
Ethno Peuple Ethnologie
Ethyl Alcool éthylique Ethylisme
Etio Cause Etiologie
Extensio Etendre Muscle extenseur
Extension
F
Faci Face Facial

20
Falc En forme de faux Falciforme
Fango Boue Fangothérapie
Fasci Fascia
Fébri Fièvre Fébrile
Fécal Excréments Fécalome
Matières fécales Fécaloïde
Fémor Fémur Fémoral
Ferr Fer Ferritine
Fibr Fibre Fibrome
Fixi Fixer Fixateur
Flav Jaune (couleur) Riboflavine
Flexio Courber Flexion
Plier
Foeto Foetus
Follic Follicule Folliculite
Fongi Champignon Antifongique
Frig Froid Frigorifique
Front Front Frontal
Fruct Fruit Fructose
Fuge Qui éloigne Vermifuge
Qui fait fuir
Fund Fond
Fundus
Funicul Cordon
Fusc Brun – noirâtre (couleur)
Sombre
G
Galacto Lait Galactorrhée
Sécrétion lactée
Gaméto Gamète Gamétogénèse
Gam Mariage Monogamie
Union Polygamie
Gangli Ganglion Ganglionnaire
Gastr Estomac Gastrite
Gastrectomie
Gel Congeler Engelure
Geler
Gémell Jumeau Gémellaire
Jumelle
Gemmo Bourgeon
Gén / géné Gène Génétique
Hérédité
Génit Engendrer génital
Reproduction
Génio Saillie mentonnière
du maxillaire inférieur
Géno Joue
Genu Genou Genu valgum

21
Géo Sol Géographie
Terre
Gér Vieillard Gériatrie
Vieillesse
Géronto Vieillard Gérontologie
Vieillesse
Geste Grossesse Nulligeste
Porter Gestation
Gig Géant Gigantisme
Gingiv Gencive Gingivite
Glandul Glande Glandulaire
Glauc Bleu – vert (couleur) Glaucome
Verdâtre
Gli Glie Gliome
Globine Protéine Hémoglobine
Globul Globule Polyglobulie
Glom Glomus
Glomérul Glomérule Glomérulonéphrite
Gloss Langue Glossite
Glotte Glotte Épiglotte
Gluc Glucose
Sucre
Gluté Fesse
Glyc Glucose Glycémie
Sucre Hyperglycémie
Glyph Graver
Gravure
Tailler
Gnathi Maxillaire inférieur ou Prognathie
Mâchoire
Gon Genou Gonarthrose
Gonad Action d'engendrer Gonadotrope
Glande sexuelle Gonades
Goni Angle
Coin
Grade Aller Rétrograde
Va vers l'avant
Granul En forme de petit grain Granulocyte
Graine
Gravid Gestation Gravide
Grossesse
Greffe Greffe Autogreffe
Implantation Allogreffe
Gueusie Goût Agueusie
Goûter
Gust Goût Gustatif
Goûter
Gyn / gynéco Femme Misogynie
Sexe féminin Gynécologie

22
Gyps Plâtre
Gyr Cercle Lévogyre
Tourner
H
Hallus / hallux Gros orteil Hallux valgus
Hapl Seul Haploïde
Simple
Hapt S'attacher à Haptonomie
Toucher à
Hébé Puberté
Hecto Cent Hectogramme
Centième
Hélio Rayon solaire Héliothérapie
Soleil
Helminth Helminthes (vers) Antihelminthique
Hémat Sang Hématie
Hématurie
Hémér Jour Héméralopie
Lumière
Hémi A moitié Hémiparésie
A demi
Hémo Sang Hémoculture
Hémorragie
Hépar / hépat Foie Hépatite
Hépatico Canal hépatique
Héréd Hérédité
Herni Hernie
Héroïn Héroïne
Hétéro Autre Hétérosexuel
Différent Hétérogène
Hexa Six
Hexie Disposition Cachexie
Etat du corps
Hidr Sueur Hyperhidrose
Hil Hile (pulmonaire)
Hippo Cheval Hippothérapie
Hirud Sangsue
Histo Tissu Histologie
Homéo De même nature Homéopathie
Semblable
Homo De même nature Homosexuel
Pareil
Semblable
Hormono Hormone Hormonothérapie
Humér Humérus Huméral
Humeur Liquide Humeur vitrée
Hyal Corps vitré Membrane hyaline
Verre

23
Hybrid Fécondation Hybridation
Viol
Hydro Eau Hydrocèle
Liquide Hydrophobie
Hygro Humide
Humidité
Hylo Matériau
Matière
Hymén Hymen
Hypno Sommeil Hypnose
Hypophys Hypophyse
Hypso Hauteur
Sommet
Hystér Utérus Hystérectomie
I
Ichty Poisson Ichtyose
Icter Ictère
Jaunisse
Ictu Choc
Coup
Ide Manifestations d'une Syphilis
maladie
Idio Isolé Idiopathique
Particulier à
Propre à
Igni Feu Ignifugé
Ilé Iléon
Ili Ilion Os iliaque
Ilium
Immun Immunité Immunologie
Infundibul Entonnoir
Infundibulum
Insul Ilot (de langerhans) Insuline
Intestin Intestin Intestinal
Irid Iris Iridectomie
Ischi Ischion Ischialgie
Isch Arrêter Ischémie
Empêcher
Ischémie
Iso Egal Isotherme
Iter De nouveau Itérative
Répétition
J
Jargon Langage Jargonner
Jéjun Jéjunum Jéjunostomie
Jug Jugulaires
K
Kali Potasse Hypokaliémie

24
Potassium
Kathiz Faire asseoir
S'asseoir
Kélo Hernie
Kento Piqûre
Kérat Cornée Kératite
Couche cornée de la peau Kératoplastie
Kilo Mille Kilogramme
Millième
Kinésie Mouvement Akinésie
Kinésithérapeute
Koïlo Creux
Kyst Kyste Kystectomie
L
Labi lèvre Labial
Labyrinth Labyrinthe
Laco Réservoir
Lacrym Larme Lacrymal
Lact Lait Lactation
Lag Lièvre
Lagnie Coït
Lalo Parler Palilalie
Parole
Laparo Abdomen Laparoscopie
Paroi abdominale Laparotomie
Péritoine
Région des lombes
Lapsus Affaissement Prolapsus
Chute
Laryng Larynx Laryngoscopie
Latér Côté Bilatéral
Lécith Lécithine
Léio Lisse
Lenti Cristallin
Lentille
Léon Lion
Lépo Ecaille
Lepsie Arrêter Epilepsie
Saisir Narcolepsie
Surprendre par l’arrivée
Lept Délicat
Maigre
Mince
mou
Létal Mortel
Qui cause la mort
Leuco Blanc (couleur) Leucocyte
Lévo Gauche Lévogyre

25
Ligament Ligament
Lign Bois Ligneux
Limb Bordure Limbique
Limbe
Lingua Langue Lingual
Lio Lisse
Lip Graisse Lipome
Lith Calcul Lithiase
Pierre Lithotrypsie
Livid Bleuâtre Lividité cadavérique
Livide
Lob Lobe Lobectomie
Logo Discours Logopédie
Parler Logorrhée
Parole
Lomb Lombes Lombalgie
Région lombaire
Longi Long Longiligne
Lord Courbé Lordose
Penché en avant
Luc Brillant Lucide
Clair
Lumière
Lum Lumière
Lumb Lombes Lumbago
Région lombaire
Lup Lupus
Luté Couleur jaune or
Lyc Loup Lycanthropie
Lymph Lymphe Lymphangite
Lymphocyte
Lyss Rage
M
Macul Tache Macula
Mal Mal Malformation
Maladie
Malléol Malléole
Mamillo Mamelon
Mamm Glande mammaire Mammectomie
Sein Mammographie
Mandibul Mâchoire inférieure ou
mandibule
Mani Folie Maniaque
Manie
Masso Massage
Mast Glande mammaire Mastectomie
Sein Mastite
Maxill Mâchoire supérieure ou
maxillaire

26
Médiastin Médiastin
Médull Moelle Canal médullaire
Mél Membre / miel Méliturie
Mélan Noir (couleur) Méléna / mélaena
Mélanome
Men Menstruation Ménorragie
Mois
Méning Méninges (membrane) Méningite
Ménisc Ménisque (croissant) Méniscectomie
Menstr Menstruation Menstruel
Mensuel
Ment Connaître Mental
Esprit
Intelligence
Penser
Mér Cuisse
Métallo Métal Métallurgie
Métop Front
Métr Utérus Endométriose
Endomètre
Métrite
Micro Millième Microgramme
Petit Microcéphalie
Retard développement Micrognathie
Mictio Action d’uriner Miction
Mil Grain de millet Miliaire
Mill Mille / millième Milligramme
Mimét Qui imite Corticomimétique
Miso Aversion Misogynie
Haine
Répulsion
Mnès Mémoire Amnésie
Souvenir Anamnèse
Mobil Mobile / mobilité Mobilisation
Mogi Avec peine
Impossibilité / trouble
Molli Mou Molluscum contagiosum
Mono Unique / seul Monoparental
Morbid Maladie Morbidité
Morphin Morphine
Mot Mouvement / mouvoir Motilité / motricité
Muco Mucus Mucoviscidose
Mur Rat
Muscul Muscle
Muta Changement Mutation
Transformation
My Cligner Myopie
Fermer à demi
Myc Champignon Mycose

27
Myél Moelle Ostéomyélithe
Myéline
Myo Muscle Myocarde
Myopathie
Myria Dix-mille
Myringo Tympan Myringotomie
Mytho Fable Mythomanie
Mytil Moule (petit muscle)
Myxo Mucosité / mucus
Muqueux
N
Naev Marque cutanée
Naevus / tache
Nan Nain / petit Nanisme
Million/milliardième Nanogramme
Narco Sommeil Narcotique
Somnifère Narcolepsie
Nas Nez Nasal
Nat Naissance / né Néonatalogie
Natr Sodium Hypernatrémie
Nau Envie de vomir Nausées
Mal de mer
Navi Navire Os naviculaire
Nécro Cadavre Nécrologie
Nécrophagie
Négat Négation / nier
Néphr Rein Néphron
Néphrectomie
Nerv Nerf Innervation
Nerveux
Nésidio Ilôt
Neur Nerf Neurone
Névr Nerf Névrite
Névralgie
Nitr Azote Nitrate / nitrite
Nitroglycérine
Noc Nuire / nuisible Innocuité
Noct Nuit / nocturne Noctambule
Nod Nœud Nodule
Non Neuf / neuvième
Noo Connaître Nootrope
Esprit
Intelligence
Penser
Normo Normal
Noso Maladie Nosocomial
Nostic Connaître Pronostic
Noto Dos

28
Nucl Noyau (de cellule) Ictère nucléaire
Nyct Nocturne / nuit Nycturie
Nystag Nystagmus
O
Obi Mort / mourir Obitoire
Obstétr Accouchement Obstétrique
Grossesse Obstétricien
Oct Huit / huitième
Ocul Œil Oculiste
Ocy Prompt / rapide Ocytocique
Odont Dent Odontalgie
Odor Sentir / odeur Odorat
Oedém Œdème
Oeso / oesophag Œsophage
Oest Oestrus Œstrogène
Ole Petit Bronchiole
Olécran Pointe du coude Olécrâne
Olfact Odorat / flairer Olfactif
Olisthésis Chute / glissement
Om / omo Bras / épaule Omoplate
Ombilic Nombril / ombilic Cordon ombilical
Oment Epiploon
Omphal Nombril / ombilic Omphalocèle
Onco Cancer Oncologie
Tumeur / masse
Onir Rêve / songe Onirisme
Onto Etre / individu
Onycho Ongle Onychophagie
Oo Œuf / ovule Oocyte
Oophor Ovaire
Ophi Serpent
Ophtalm Œil Ophtalmologie
Opi Opium
Opie Vision / vue Myopie
Voir Hypermétropie
Opistho Derrière / en arrière Opisthotonos
Opo Suc
Opsie Vision / vue Hémianopsie
Voir
Opto Œil / Vision / vue Optométrie
Voir
Orbito Orbite
Orchi Testicule Orchite
Orexie Appétit / faim Anorexie
Orig Origine
Ornith Oiseau Ornithologie
Or Bouche Oral
Oropharynx

29
Ortho Correct / droit Orthopédie
Normal Orthodontie
Os Os
Oschéo Scrotum
Osmie Odeur / senteur Anosmie
Odorat / olfaction
Osmo Action de pousser Osmose / osmotique
Osphrésio Odorat / olfaction
Osté Os Ostéoporose
Osti Orifice / ouverture Ostium
Passage
Ot Oreille Otite
Ovar Ovaire Ovariectomie
Ovo Ovule Ovocyte
Oxal Acide oxalique
Oxy Acide
Oxygène
Ozen Fétide
Sentir mauvais
P
Pachy Epais / gros Pachyderme
Page Réunion / unir Céphalopage
Soudure
Palat Palais Fente palatine
Pali / palin De nouveau / répétition Palilalie
Pall Secousse / vibration
Palm Paume Pli palmaire
Palud Paludisme
Pancréat Pancréas
Papill Papille
Parasit Parasite
Pare Accouchement Nullipare
Accoucher / enfanter Multipare
Parésie Paralysie légère Hémiparésie
Pareunie Accouplement Dyspareunie
Parthéno Vierge Parthénogenèse
Partu Accouchement Parturition
Accoucher / enfanter Parturiente
Parvo Petit Parvovirus
Patell Rotule Patellectomie
Pause Arrêt / cessation Ménopause
Pecto Poitrine Muscle pectoral
Péd Enfant Pédiatrie
Pédi Pied Pédieux / pédicure
Pédicul Pou Pédiculose
Pèle Peau Erysipèle
Pelvi Bassin / cavité pelvienne Pelvimétrie
Pélyco Bassin / cavité pelvienne

30
Pemphi Bulle Pemphigus
Péni Pénis
Penta Cinq
Pepsie Digestion Dyspepsie
Pept Digestion Peptique
Périnéo Périnée
Périton Péritoine Péritonite
Péron Péroné
Pète Chercher à atteindre Centripète
Se diriger vers
Pétro Rocher (os temporal)
Phaco / phakie Cristallin / lentille Phacomalacie
Phago Manger Macrophage
Onychophagie
Phalang Phalange
Phall Pénis Plallus / phallique
Phanér Apparent Phanères
Pharmac Médicament Phamacologie
Pharyng Pharynx Pharyngite
Phas Langage / parole Aphasie
Phase Faire paraître Télophase
Partie homogène d’un
système
Phem Parole
Phén Impression / manifestation Acouphène
Sensation / apparent Phénotype
Phéo Brun (couleur)
Phléb veine Phlébite
Phlegm Plegmon
Phoco Phoque Phocomélie
Phore / phorie Son / voix Cacophonie
Orthophonie
Phorèse Direction / migration Electrophorèse
Phospho Phosphore
Photo Lumière Photothérapie
Photophobie
Phrén Esprit / intelligence Schizophrénie
Diaphragme Oligophrénie
Phryno Crapaud
Phtisi Tuberculose pulmonaire
Phylaxie Défense / protection Prophylaxie
Prévention
Phyllo Feuille Chlorophylle
Phylo Espèce / tribu
Phyma Excroissance / tumeur
Phys Formation Epiphyse
Physio Agents physiques Physiothérapie
Piéz Accabler / écraser / serrer
Pression

31
Pil Poil Pilosité
Pin En forme de pomme de pin Glande pinéale
Piri En forme de poire
Pisi En forme de pois
Pithi Persuasion
Pituit Mucosité / muqueuse Glande pituitaire
Pityr Pityriasis
Placent Placenta
Plant Plante du pied Voûte plantaire
Plasie Développement / formation Néoplasie
Plasm Plasma Plasmaphérèse
Platy Plat et large Platycéphale
Plégie Paralysie Hémiplégie
Paraplégie
Pléio / pléo En plus / plus nombreux
En abondance
Plésio Voisin de
Pléth Accroissement Pléthore
Obésité / être plein de
Pléthysmo Accroissement / volume Pléthysmographie
Multiplication
Pleur Plèvre Pleurésie
Plex Plexus (entrecroisement)
Pluri Plusieurs
Pnée Respiration / respirer Apnée / dyspnée
Pneumat / pneumo Poumon / air / gaz Pneumothorax
Podo Pied Podologie
Poïkilo Varié
Polio Gris (couleur) Poliomyélithe
Polyp Polype
Pond Poids Courbe pondérale
Por Cavité
Chemin / voie
Porphyr Pourpre (couleur) Porphyrie
Poso Dose / quantité Posologie
Posthe Prépuce
Pot Boisson / boire Potable / potomanie
Prandi Repas Post-prandial
Praxie Action / exécution Apraxie
Prépu Prépuce
Presby Agé / ancien / vieux Presbytie
Prim Premier Primipare / primigeste
Prive Priver de Anémie ferriprive
Proct Anus Proctologue
Proprio Qui appartient à / propre à Proprioception
Prosop Face / visage
Prostat Prostate
Protéin Protéine
Proto Au début

32
Premier / primitif
Proxim Le plus proche / très près Proximal
Psoro Rêche / rugueux Psoriasis
Psych Ame / esprit / pensée Psychose / psychologie
Psychro Froid
Ptéryg Aile
Ptoma Cadavre / mort
Ptyal Salive Ptyalisme
Pubi Pubis
Puéri Enfant Puériculture
Puerpér Accouchée / relatif à Fièvre puerpérale
l’accouchement
Pulmo Poumon
Puls Pouls Pulsations
Pulv Poussière Pulvérisation
Puncture Piquer des aiguilles Acupuncture
Pupill Pupille
Purpur Pourpre (couleur) Purpura thrombopénique
Putr Décomposition / pourri Putréfaction
Py Pus Pyurie / pyothorax
Pycn Compact
Force / fréquence
Pyél Cavité du rein Pyélonéphrite
Pylor Pylore
Pyrét Chaleur / fièvre Pyrexie
Pyro Feu / rouge (couleur) Pyromane
Q
Quadr Quatre Quadriplégie
Quart Quatre / quatrième
Quasi A peu près Quasi-certitude
Quinqu Cinq Quinquagénaire
Quint Cinq / cinquième
R
Rachi Colonne vertébrale Rachis
Epine dorsale Rachianesthésie
Radi Radius
Radic Racine nerveuse Radiculaire
Radio Rayon Radiographie
Rago Grain de raisin
Rami Branche Ramification
Rect Rectum Rectocèle
Rectorragie
Rén Rein Glande surrénale
Respirat Respiration
Réticul Filet / réseau Réticulaire
Rétin Rétine
Rhabdo Raie / strie / strié
Rhéo Ecoulement

33
Rhino Nez Rhinorrhée
Rhinoplastie
Rhizo Racine Rhizome
Rhodo Rose (couleur)
Rhoncho Ronflement
Rhumat Rhumatisme
Rhyti Ride
Ros Rose (couleur) Roséole
Rotul Rotule
Rubé Rouge / rougeâtre Rubéole
Rubig Rouille (couleur)
Rup Crasse
Rhythm Rythme Arythmie cardiaque
S
Sacchar Sucre Saccharose
Saccul Petit sac Sacculaire
Sacr Sacrum
Sagitt Flèche Plan sagittal
Sal Sel
Salping / salpinx Trompe de Fallope Salpingectomie
Sanit Santé Sanitaire
Sapo Savon Saponification
Sapro Putride Saprophyte
Sarc Chair / tissu / muscle Sarcome
Saturn Plomb Saturnisme
Scabi Gale Scabiès
Scalen Muscle scalène
Scaph Barque Scaphoïde
Scapul Epaule / omoplate Scapulaire
Scarlat Rouge écarlate (couleur) Scarlatine
Scat Excréments / matières Scatologie
fécales
Schizo Division Schizophrénie
Sclér Sclérotique
Scoli Courbure / déviation Scoliose
Sinueux / tortueux
Scot Obscurité / ténèbres Scotome
Scribo Ecrire
Scrot Scrotum
Séb Sébum Glande sébacée
Séborrhée
Secund Second
Sell Selle turcique
Semen Semence / sperme
Semi A demi / à moitié Semi-lunaire
Sémin Semence / sperme Vésicule séminale
Sémio Signe Sémiologie
Séni Sénilité / sénile

34
Sepsie Infection / microbe Asepsie
Sept Cloison Septum
Sept Sept / septième
Septi / septic Infection / microbe Septicémie
Séro Sérum Sérologie
Sex Sexe Asexué
Sext Six / sixième
Sial Salive Sialorrhée
Sidéro Fer
Sigmoïd Sigmoïde (colon)
Simili Semblable Similaire
Sinistr Gauche / sinistre
Sinus Cavité Sinus / sinusite
Sismo Choc / secousse Sismographe / sismique
Skèl Jambe / membre
Skia Ombre
Sol Soleil Insolation
Soli Seul / simple Solitaire
Somat Corps Psychosomatique
Somn Sommeil Somnifère / somnambule
Sono Son
Sopor Sommeil profond Soporifique
Sorb / sorpt Avaler / ingérer Absorber / absorption
Sperm Semence / sperme Oligospermie
Spermogramme
Sphén En forme de coin Sphénoïde
Sphéro Sphère / sphérique
Sphincter Sphincter
Sphygmo Pouls Sphygmomanomètre
Spicul Aiguille / dard Spicule
Spin Colonne vertébrale / rachis Spinal
Moelle épinière
Spiro Respiration / respirer Spirométrie
Spiro Enroulé / spiralé Spirochète
Splanchno Viscère
Splén Rate Splénectomie
Spondyl Vertèbre Spondylite
Spong Eponge Spongieux
Spor Spore Sporulé
Spum Ecume
Squam Squame Squameux
Stapéd Etrier
Staphylo En forme de grappe de Staphylocoque
raisins
Staturo Grandeur / taille Staturopondéral
Stéato Graisse Stéatorrhée
Stell En forme d’étoile Stellaire
Stell Contracter / contraction Péristaltisme
Stén Etroit /étroitesse Sténose

35
Sterco Excrément Stercobiline
Stéréo En relief
Sterno Poitrine Sternum
Sternut Eternuement / éternuer
Stétho Poitrine Stéthoscope
Sthénie Force Asthénie
Stoma Estomac Stomacal
Stomat Bouche Stomatite
Strab Qui louche Strabisme
Strang Goutte
Strangul Etranglement / étouffer Strangulation
Suffoquer / resserrer
Strepto Contourné / tortillé Streptocoque
Strict Etroit / resserré Vasoconstriction
Strid Sifflement Stridulation
Strum Goitre
Styl Colonne
Sud Sueur Glande sudoripare
Sulc Sillon
Supéro Au-dessus / plus haut Supéro-externe
Supérieur
Sur Jambe / mollet
Surd Sourd Surdité
Sus Au-dessus Sus-hépatique
Symptomato Symptôme Symptomatologie
Synov Synovie / synovial
Synthèse Réunir Ostéosynthèse
Syphil Syphilis
Syringo Tuyau (objet long et étroit)
Systol Contraction : resserrement Asystolie
T
Tact Toucher Tactile
Tal Talon
Tars Plat du pied / tarse Métatarse
Taxie Ordre / classification Ataxie / stéréotaxie
Tégument Tégument
Télé Loin de
Télo Fin / terme / terminaison Télophase
Temporo Durée / temps Spatio-temporel
Tend / téno Tendon Tendinite
Téphro Gris cendré (couleur)
Térato Monstre Tératogène
Térébr Percer / perforation
Test Testicule
Tétan Tétanos
Tétart Quatrième
Tétra Quatre Tétraplégie
Thalam Thalamus Hypothalamus

36
Thalasso Mer / eau de mer Thalassothérapie
Thanato Mort Thanatologie
Thél Mamelon
Theque Capsule / enveloppe Intrathécal
Therm Chaleur / chaud Thermomètre
Thi Soufre
Thoraco Poitrine / thorax / tronc Thoracotomie
Thrombo Caillot Thrombose
Thym Thymus
Thymie Affectivité / humeur /âme Cyclothymie
Thyr / thyréo Thyroïde Hyperthyroïdie
Tibia Tibia
Toc Accouchement / travail Dystocie / eutocie
Tonie Tension / tonicité / tonus Atonie / hypotonie
Tonsill Amygdale
Topo Endroit / lieu Topographie
Toxico Poison / substance toxique Toxicologie
Toxo En forme d’arc, de croissant Toxoplasme
Trabéc Petite travée, poutrelle Trabécule (osseuse)
Traché Trachée Trachéite
Trachél Col / cou
Trapèz Trapèze
Trauma Blessure Traumatisme
Trémo Tremblement / trembler Trémulation
Trép Percer Trépanation
Trépid Trembler Trépidation
Trésie Conduit naturel / orifice / Atrésie
trou
Tri Trois Triplés / trisomie 21
Trich Cheveu / poil Trichotilomanie
Trigon De forme triangulaire
Trit Trois / troisième
Troch Anneau / cerceau / roue Trochanter
Trochl Poulie Trochlée
Trop Qui a une affinité pour Psychotrope
Troph Nourriture / nutrition Atrophie / hypertrophie
Tropie Changement de direction Entropion
Se tourner vers
Tub Trompe Grossesse tubaire
Tuber Excroissance / tumeur Tubérosité
protubérance
Turbid Aspect trouble Turbidité
Turbin Coquille conique
Cornet nasal
Turg Gonfler / gonflement Turgescence
Turri Tour
Tuss Toux Antitussif
Tyl Cal
Tympan Tambour / tympan Tympanoplastie

37
Type Caractère / forme Atypique
Image / marque Génotype
Typhl Caecum
U
Ubiqu Partout Ubiquité
Ul Gencive
Ulcer Ulcère Ulcération
Ulna Cubitus
Uncus Crochet
Ung Ongle Unguéal
Uni Unique / un seul Unilatéral
Ur Miction / uriner Dysurie
Urine / urètre Urologie
Urano Palais
Uréo Urée
Urétér Uretère
Urétr Urètre
Uric Acide urique Hyperuricémie
Urin Urine Appareil urinaire
Urtic Ortie Urticaire / urticante
Utéro Utérus
Uv Grappe de raisin Uvée
Uvul Luette
V
Vaccino Vache / vaccin
Vacu Cavité / vide Vacuole
Vagin Gaine / vagin Invagination
Vaginite
Vago Nerf vague Malaise vagal
(pneumogastrique)
Valgu Tourné en dehors Hallux valgus
Valvul Valvule Valvuloplastie
Varic Varice / varicosité
Varu Tourné en dedans Genu varum
Vas Canal (déférent) / vaisseau Vasodilatation
Vasectomie
Vascul Petit canal / vaisseau Vasculaire
Vatér Ampoule de Vater
Vecto Vecteur
Vein Veine
Véloci Rapidité / vitesse Vélocité
Vénér Qui a rapport à l’acte sexuel Maladie vénérienne
Vent Air / vent Ventilation
Ventr Ventre
Ventricul Ventricule
Vergence Incliner / pencher vers Convergence
Verm Ver Vermifuge
Vert Faire tourner Version

38
Vertébr Vertèbre
Vésic Vessie Globe vésical
Vésicul Organe en forme de sac Vésicule biliaire
Vésicule séminale
Vestibul Vestibule
Vill Velu Villosité
Viril Homme / sexe masculin Virilité
Visio / visu voir Vision
Viv En vie / vivant / vivre Vivisection
Voc Son / voix Vocal / vocalise
Vomi Vomir Vomissement / vomique
Vore Consommer / dévorer Omnivore
Vulv Vulve
X
Xanth Jaune (couleur)
Xéno Etranger / hôte Xénophobie
Xéro Sec / sécheresse Xérodermie
Xipho En forme d’épée Appendice xyphoïde
Z
Zoaire / zoo Animal Protozoaire / zoophile
Zoster Herpès zoster Zona
Zygo Pommette (joue) Zygomatique
Union / unir Homozygote
Zymo Ferment, levure Enzyme

39
LES SUFFIXES

Radical Définitions Exemples


A
Able Adjectif verbal qui indique une Irritable
possibilité Palpable
Affine Affinité
Ami
Agre Manifestation d'une maladie Podagre
Aire / al / ale Adjectifs Articulaire
Testiculaire
Dorsal
Algie Douleur Névralgie
Dorsalgie
Ase Enzyme Amylase
Lipase
astre / âtre Incomplet Verdâtre
Qui donne un sens péjoratif Blanchâtre
B
Boulie Volonté
C
Cèle Hernie Cystocèle
Protusion Hydrocèle
Centèse Piquer Amniocentèse
Ponction
Cide Détruire Homicide
Tuer Pesticide
Clasie / claste Briser Ostéoclaste
Destruction
Détruire
Crin Sécréter Endocrine (glande)
Exocrine
Cure Soigner Manucure
Soin Pédicure
D
Dèse Action de lier Arthrodèse
Bloquer
Fusion
E
É Adjectif Cyanosé
Ectasie Dilatation Bronchiectasie
Distension
Ectomie Ablation chirurgicale Gastrectomie
Excision chirurgicale Cholécystectomie
Résection chirurgicale Hystérectomie

40
El /elle Adjectif Artériel
Menstruel
Eur Adjectif Maigreur
Rougeur
Eux / euse Adjectif Oedémateux
F
Fère Porter Somnifère
Forme Apparence Réniforme
Aspect
En forme de
Ressemblance
Ressembler
G
Gène Ce qui provoque Oncogène
Ce qui engendre Mutagène
Genèse Fécondation Ostéogenèse
Formation
Génération
Naissance
Gnomonique Connaissance Signes
Signe pathognomoniques
Spécificité
Gnosi Connaissance Diagnostic
Connaître
Reconnaître
Gramme Écrit Electrocardiogramme
Tracé
Graphe Appareil Electrocardiographe
Instrument enregistreur
Graphie Examiner à l'aide de rayon X Electrocardiographie
Qui produit un document écrit Radiographie
I
Iaque Adjectif Insomniaque
Iasis État ou condition morbide
Iatre / iatro Médecin Pédiatre
Qui soigne Gériatre
Iatrie Traitement Psychiatrie
Ible Adjectif verbal qui indique une Audible
Possibilité Transmissible
Ide Apparence Glucides
Aspect Lipides
En forme de Protides
Ressemblance
Ressembler
Ien / ienne Adjectif qui indique une origine Vénérien
If / ive Adjectif Digestif
In / ine Adjectif Utérin
Ique Qui se rapporte à Gastrique

41
Isant / isante Adjectif Allergisant
Isme Doctrine Nanisme
Pathologie Masochisme
Iste Qui a une activité, une attitude Dentiste
Qui suit une doctrine Féministe
Ite Inflammation Arthrite
Bronchite
L
Lept Qui calme Neuroleptique
Qui diminue
Logie Etude Biologie
Science Dermatologie
Logo / logue Médecin spécialisé en Neurologue
Lyse / lyt Destruction / Dissolution Catalyse
Séparation Thrombolytique
M
Malacie Ramollissement Ostéomalacie
Manie Besoin / Folie Mythomanie
Habitude / Impulsion / Tendance Cocaïnomanie
Mégal Géant Hépatomégalie
Très grande taille Splénomégalie
Mètr Dosage de Glucomètre
Mesure de / Mesurer Thermomètre
Morph Apparence Dysmorphie
Forme
N
Nomie Loi Taxinomie
Règle
O
Ode Apparence / Aspect
En forme de
Ressemblance / Ressembler
Odynie Douleur Mastodynie
Oïde Apparence / Aspect Gynécoïde (bassin)
En forme de Androïde
Ressemblance / Ressembler
Oire Adjectif Respiratoire
Omatose Tumeurs multiples Sarcomatose
Ome Cancer Carcinome
Tumeur Ostéosarcome
Ose Affection non inflammatoire Arthrose
Maladie ou affection chronique Fibrose
Ose Sucre Glucose
Saccharose
Lactose
Osité Qui se présente comme Nodosité
Ressemblance

42
P
Pathie Affection Cardiopathie
Maladie Neuropathie
Pénie Manque Leucopénie
Pauvreté / Peu Thrombopénie
Pexie Fixation chirurgicale Hystéropexie
Philo Amitiés, amour Philosophie
Pédophilie
Phob Angoisse Claustrophobie
Crainte Arachnophobie
Peur Agoraphobie
Plastie Réfection chirurgicale Rhinoplastie
Réparation chirurgicale Gastroplastie
Poïèse Création / Fabrication Hématopoïèse
Formation
Porose Cavité Ostéoporose
Pore
Ptose Abaissement / Chute Ptose mammaire
Déplacement
Prolapsus / Relâchement
Ptysie Crachat Hémoptysie
Expectoration
R
Rèse / rét Couler Diurèse
Ecoulement
Rragie Couler Hémorragie
Ecoulement Métrorragie
Jaillissement
Rraphie Suture chirurgicale Gastrorraphie
Rrhée Ecoulement / Emission Rhinorrhée
Sécrétion exagérée Pyorrhée
Rrhexis Déchirure
Eclatement / Rupture
S
Scope Instrument pour examiner Endoscope
Scopie Examen visuel Gastoscopie
Spasm Contraction
Spasme
Stase /stat Arrêt / Arrêter Cholestase
Contrôler Hémostase
Maintenir constant
Stomie Abouchement chirurgical Colostomie
Bouche artificielle Gastrostomie
T
Thérapeute Intervenant paramédical Physiothérapeute
Qui soigne Ergothérapeute
Thérapie Prendre soin Psychothérapie

43
Traitement Radiothérapie
Tome Instrument chirurgical Amniotome
Pour inciser ou sectionner
Tomie Incision chirurgicale Laparotomie
Section chirurgicale
Tripsie Broyer de façon chirurgicale Lithotripsie
Ecraser de façon chirurgicale
U
Uble Adjectif Soluble
Ule Diminutif Veinule
Très petit
Urne Adjectif Nocturne / diurne

II. Les paramètres analysés au sein des laboratoires


biomédicaux :

1. Paramètres de Biochimie :

2.1 Bilan glucidique :

Glycémie à jeun :

La glycémie à jeun mesure le taux de sucre ou glucose dans le sang après au minimum 12 heures
de jeun (16 heures au plus). Son dosage permet le suivi des patients diabétiques (Bilan du
diabète), le diabète étant une maladie pouvant rester longtemps « silencieuse » (sans aucun
symptôme).

- La glycémie à jeun est aussi un examen de dépistage prescrit dans de nombreuses circonstances
(médecine du travail, surveillance d’une grossesse, bilan d’une fatigue, bilan général, etc.).

- Elle peut faire partie du bilan avant une anesthésie (Bilan préopératoire)

Ce test permet d’évaluer le fonctionnement du foie et du pancréas, ce dernier étant responsable


de la fabrication des hormones essentielles à la régulation de la glycémie: l’insuline et le
glucagon.

✓ Le taux de glycémie à jeun est jugé normal lorsqu’il est compris entre 0,70 et 1,10 g
par litre de sang.

✓ On juge qu’il y a hypoglycémie lorsque le taux de glucose dans le sang est inférieur à
0,6 g/l et qu’il y a hyperglycémie lorsqu'il est supérieur à 1,10 g/l.

44
Glycémie postprandiale :

Le prélèvement est réalisé 1 h 30 après un repas et le résultat doit, dans ce cas, être de moins
de 1,4 g/l .

Insuline :

L'insuline, secrétée par le pancréas, est une hormone hypoglycémiante. Son rôle est de permettre
l'absorption du sucre par les cellules musculaires et de maintenir un taux normal de glucose dans
le sang.

Chez une personne en bonne santé, l'analyse et le taux d'insuline de 3 à 20 μU / ml sont reconnus
comme normaux et de légères fluctuations de cette marque sont autorisées.

Peptide C :

Le peptide C est une molécule précurseur de l'insuline composée de plusieurs acides aminés. Il
est éliminé dans les urines.

Le dosage du peptide C reflète le potentiel du pancréas à secréter l'insuline. Il permet d'avoir


une estimation du taux d'insuline endogène (c'est-à-dire produite par l'organisme).

• pour le dosage sanguin :


Prélèvement de sang veineux, le plus souvent au pli du coude. Le tube de prélèvement peut
contenir un anticoagulant. Le prélèvement est conservé congelé avant le dosage.

Le prélèvement est effectué à jeun, en même temps que celui pour la glycémie (glucose sanguin).
Il peut également être réalisé dans le cadre d'une hyperglycémie provoquée par voie Orale
(HPO).

✓ Valeurs normales :

Ajeun :0.3à1,5nmol/L
Après stimulation glucosée (HPO) : Après 45 mn, taux multiplié par 4 par rapport au taux basal.
Les taux sont interprétés en fonction de la glycémie.

• pour le dosage urinaire :


Le recueil se fait sur des urines de 24 heures, conservées congelées. Cet examen est peu
demandé.

✓ Valeurs normales :

Urines de 24 heures : 8 à 40 nmol/24 heures

45
• Variations pathologiques du peptide C dans le sang

- Causes de peptide C bas :

Diabète insulino-dépendant (type I) : taux de base diminué, il n'augmente pas après stimulation
par le glucagon.
Diabète non insulino-dépendant (type II) : si le taux de base est bas et que la stimulation (par
glucagon) est inefficace, il faut envisager le passage à l'insulinothérapie.

- Causes de peptide C élevé :

Insulinomes : taux de base élevé et non régulé après injection d'insuline.


Diabète non insulino-dépendant (type II) : si le taux est élevé et hyperstimulable, cela évoque
une résistance périphérique à l'insuline.

Hémoglobine glyquée ( HbA1c ) :

On appelle hémoglobine glyquée, la part de l’hémoglobine qui se fixe sur le glucose quand
le taux de sucre dans le sang est élevé. Son taux est un reflet de la glycémie pendant toute la
durée de vie des globules rouges. L’hémoglobine glyquée est un paramètre biologique de la
surveillance de l’équilibre glycémique des états diabétiques (diabète instable, mal
équilibré, insulino-dépendant ou non).

✓ RÉSULTATS NORMAUX

Un taux normal d’hémoglobine glyquée représente entre 4 et 6 % de l’hémoglobine totale. Chez


une personne diabétique dont le diabète est contrôlé, ce taux doit être autour de 6,5 %.

2.2 Bilan lipidique :

Cholestérol total :

Le cholestérol est un lipide (corps gras) dont le rôle est essentiel dans l’organisme car il sert à la
fabrication des hormones produites par les glandes génitales et surrénales. Il est pour partie
fabriqué par le foie, le reste provient de notre alimentation.

HDL-cholestérol :

Le HDL ou "bon cholestérol" qui élimine le cholestérol des artères et l’entraine vers le foie pour
être détruit. Les résultats normaux sont :

46
LDL-cholestérol :

Le LDL ou "mauvais cholestérol" se dépose sur les parois des vaisseaux sanguins pour former
des plaques d’athérome constituant ainsi un facteur de risque cardiovasculaire.

✓ Homme : 2.84 - 4.13 mmol/l soit 1.10 - 1.60 g/l


✓ Femme : 2.58 - 3.87 mmol/l soit 1.00 - 1.50 g/l

Triglycérides :

Les triglycérides sont apportés par l’alimentation et stockés dans les cellules adipeuses pour
servir de réserve d’énergie à l’organisme. Les résultats normaux varient en fonction de l’âge.

2.3 Bilan rénale :

47
Urée sanguin :

L’urée est une molécule produite par le foie et provient de la dégradation des protéines. Eliminée
dans les urines, elle représente la principale forme d’élimination des déchets azotés de
l’organisme.

Le dosage sanguin de l’urée permet d’évaluer la fonction rénale. Il est également utile pour
suivre l’efficacité de la dialyse rénale (dosage sanguin avant et après la dialyse).

Le taux sanguin d’urée augmente :

• en cas d'insuffisance rénale aiguë ou chronique, toutes causes confondues ;


• en cas de dégradation excessive (hypercatabolisme) des protéines ;
• en cas d’alimentation très riche en protéines .

✓ Valeurs normales :
Les concentrations normales de l'urée dans le sang sont :

• chez l’homme : comprise entre 3 à 8,33 mmol/L soit 0,18 à 0.50 g/L ;
• chez la femme : comprise entre 2,5 à 8.33 mmol/L soit 0,15 à 0,50 g/L .

2.4 Bilan hépatique :

les transaminases (SGPT ou ALAT et SGOT ou ASAT) :

Les transaminases sont des enzymes se trouvant dans les cellules de l'organisme. On
distingue deux types de transaminases :

Les transaminases ALAT ou SGPT : (Alanine-Amino-Transférase ou Sérum


GlutamoPyruvate Transféraseaussi pour SGPT, ) qui se trouvent essentiellement dans les cellule
du foie, des reins et en faible quantité dans les muscles striés et les globules rouges ;

Les transaminases ASAT : (Aspartate-Amino-Transférase ou SGOT, Sérum


GlutamoOxaloacétate Transférase) qui se trouvent essentiellement dans les cellules des muscles
striés (squelettique et cardiaque), les globules rouges et les cellule du foie.

✓ Valeurs normales :

48
-Un taux de transaminases élevé est le reflet d'une lésion cellulaire (appelée dans le domaine
médical cytolyse). "On peut d'ailleurs observer une augmentation des transaminases lors de la
destruction des cellules hépatiques, et notamment dans toutes les atteintes hépatiques (qu'elles
soient virales, microbiennes, toxiques, médicamenteuses) et les cancers du foie.
-Une grossesse diminue en moyenne de 20 % le taux de transaminases. Une carence sévère
en vitamine B6 peut également faire baisser le taux de transaminases ALAT de 20 %.

Gamma GT :

Le dosage sanguin des gamma GT est réalisé lors d'un bilan hépatique classique et permet de
voir l'état de santé du foie. En cas d'inflammation ou d'infection au niveau du foie, le taux des
gamma GT dans le sang augmente.

✓ Valeurs normales :

Phosphatases alcalines (PAL) :


Les phosphatases alcalines parfois nommées par leur acronyme PAL, sont une variété
d'enzyme, une protéine nécessaire à différentes réactions chimiques de l'organisme. "Les
phosphatases alcalines sont très répandues dans l'organisme : foie, os, intestin, placenta, reins,
poumons, hématies".
Le taux de phosphatase alcaline est mesuré grâce à une prise de sang pour laquelle il n'est pas
nécessaire d'être à jeun.

✓ Valeurs normales :
pour un adulte sont comprises, selon les normes du laboratoire, entre environ 30 UI/l et 125 UI/l.
Chez l'enfant et l'adolescent, le taux sanguin se situe entre 70 UI/l et 450 UI/l.

49
leur augmentation est-elle constatée principalement dans le cadre de maladies hépatiques
(cholestase intra ou extra-hépatique) ou osseuses .

Bilirubine :
La bilirubine provient de la destruction de l'hémoglobine des globules rouges au niveau de
la rate. C'est un pigment jaune à l'origine de la coloration des urines et des selles. Elle circule
dans le sang, liée à une protéine, l'albumine, puis est captée par le foie et est excrétée dans la
bile.

Bilirubine directe : La bilirubine conjuguée directe est excrétée dans la bile, dégradée
dans l’intestin grêle et le côlon et évacuée dans les selles.

Bilirubine Indirecte : La bilirubine indirecte libre n’est pas soluble dans l’eau, donc
toxique pour le cerveau. Elle risque de s'accumuler chez le nouveau-né quand le foie
n'est pas encore tout à fait mature : c'est l'ictère physiologique ( jaunisse) du nouveau-né.
Elle est absente des urines car elle n’est pas filtrée par les reins.

Bilirubine totale : L'ensemble "bilirubine libre + bilirubine conjuguée" constitue la


bilirubine totale.

✓ Valeurs normales :

La valeur normale du taux de bilirubine total est à la naissance, compris entre 8 - 25 mg /, à la


1ère semaine, entre 25 - 120 mg /L, à la 2ème semaine, entre 10 - 110 mg /L, à 3ème semaine,
entre 6 - 30 mg /L et à 4ème semaine, entre 3 - 15 mg /L. A partir de 1 mois et à l'âge adulte, il
est compris entre 3 -10 mg /L.

2.5 Bilan phospho-calcique :

Calcium :
Le calcium est le sel minéral le plus abondant dans l’organisme. Il assure la solidité du
squelette, contribue à la contraction musculaire, à la conduction nerveuse et à la
coagulation sanguine. Un taux de calcium faible dans le sang peut être le signe d’une
maladie osseuse.

✓ Valeurs normales :

• Dosage sanguin du calcium : calcémie

50
• Dosage urinaire du calcium : calciurie

Phosphore :
Le phosphore intervient avec le calcium dans la calcification des os mais également dans la
formation de nombreux composés importants pour les réactions de l'organisme et la création
d'énergie (ATP, phosphorylation d'enzymes pour les activer). Son évaluation est importante,
associée à celle du calcium, pour aider au diagnostic de pathologies osseuses, hormonales, ou de
problèmes rénaux et des troubles dans l'équilibre des ions de l'organisme.
✓ Valeurs normales :

Enfants : 1.28 - 1.92 mmol /l 40 - 60 mg /l


Adultes : 0.80 - 1.45 mmol /l 25 - 45 mg /l
Magnésium :

Le magnésium est un ion qui facilite de nombreuses réactions enzymatiques de l'organisme. Il


intervient dans l'excitabilité neuro-musculaire (anti-tétanisant), au niveau de l'agrégation des
plaquettes sanguines (formation des caillots), dans la réduction de l'athérosclérose et comme
antagoniste de certains effets du calcium. Son dosage permet notamment de rechercher une
spasmophilie.

Environ un tiers du magnésium (34 %) est contenu dans les cellules, d'où l'intérêt du dosage
érythrocytaire du magnésium qui en donne une appréciation ; 1 % reste extracellulaire
(magnésium sérique) ; le reste (65 %) n'est pas dosable car il est de localisation osseuse.
✓ Valeurs normales :

51
2.6 Bilan martiale :

Fer sérique :

Le fer est un élément qui intervient dans la composition de l'hémoglobine (pigment du sang) et
dans de nombreuses réactions métaboliques. Une diminution de la concentration en fer est
recherchée lorsque l'on suspecte une anémie ferriprive (on parle de carence martiale) ou une
anémie inflammatoire.

✓ Valeurs normales :

Transferrine :

La transferrine est une protéine qui permet le transport du fer dans l’organisme. Produite au
niveau du foie, elle est capable de limiter l'absorption intestinale du fer lorsque les besoins de
l'organisme sont satisfaits, ou au contraire de capter le fer des réserves en cas de nécessité. Son
dosage permet ainsi d’en savoir plus sur le métabolisme du fer (sa concentration est inversement
proportionnelle à la quantité de fer sérique).

• Nouveau-né : 1,7-2,8 g/L


• 1 mois : 1,7-3,3 g/L
• 1 an : 1,9-3,5 g/l
• Adultes : 2-4 g/L
Coefficient de saturation :

• Homme : 0,20-0,40
• Femme : 0,15-0,35

✓ Taux de transferrine élevé (hypertransferrinémie)


Une transferrine ou une capacité totale de fixation de la transferrine élevée peut indiquer une
carence en fer (anémies ferriprives) ou des hémorragies aiguës

52
✓ Taux de transferrine bas (hypotransferrinémie)

Une transferrine ou une capacité totale de fixation de la transferrine basse peut indiquer une
hémochromatose (trop de fer stocké), une anémie d’origine infectieuse.

Ferritine :

La ferritine est une protéine de stockage du fer que l’on trouve en grande quantité au niveau
intracellulaire (dans le foie et les cellules appartenant aux globules blancs). Elle régule
l’absorption intestinale du fer, en fonction des besoins de l'organisme. Au niveau sanguin,
la ferritine est présente de façon transitoire.

Coefficient de saturation CS :

La capacité totale de fixation du fer par la transferrine et la saturation en fer de la transferrine


sont calculées à partir des résultats des dosages du fer et de la transferrine.

• CFT = Transferrine x 25

• CS = Fer / CFT

Ce sont des marqueurs du métabolisme du fer et permettent l'exploration de certaines formes


d'anémies. La détermination du CS est particulièrement recommandée chez les jeunes enfants et
chez les personnes âgées pour évaluer les réserves en fer et suivre un traitement par sels de fer.

2.7 Dosage vitamines :

Vitamine B12 :

53
La vitamine B2 intervient dans de très nombreuses réactions d'oxydo-réduction de
l'organisme. On la trouve dans de très nombreux aliments, en particulier dans le lait. Elle
résiste à la chaleur mais est sensible aux rayons ultra-violets (UV).

✓ Valeurs normales :

75 - 150 µg / l

vitamine B9 (Folates) :

Les folates désignent une forme dérivé mais très proche de la vitamine B9 ou acide folique. Ils
sont indispensables à la fabrication de l’ADN (acide désoxyribonucléique) et de l’ARN, supports
de l’information génétique, et des acide aminés nécessaire à la croissance cellulaire (c’est
notamment un précurseur de la méthionine).

Cette vitamine a également un rôle important dans la formation des globules rouges, le
fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire.

✓ Valeurs normales :

Les résultats du dosage du taux sanguin de la vitamine B9 doivent être compris :

• Dans le sérum : entre 11 et 34 nmol/l soit entre 5 et 15 µg/l


• Dans les globules rouges : entre 340 et 1000 nmol/l soit entre 150 et 450 µg/l

Vitamine D :

• La vitamine D3 ou cholécalciférol qui est la vitamine D naturelle synthétisée dans la peau


quand on s’expose aux rayons UV.
• La vitamine D2 ou ergocalciférol que l’on retrouve dans certains aliments comme les poissons
gras (hareng, maquereau, sardine, saumon), les abats, le foie de morue, les œufs, les fromages et
le beurre.

✓ Valeurs normales :

Dosage de 25-OH- D3 : 75 à 200 nmol/L soit 30 à 80 µg /L


Seuil de toxicité > 250 nmol/L soit 100 µg /L

2.8 Bilan thyroïdien :

Les dosages des hormones thyroïdiennes permettent de mettre en évidence


une hyperthyroïdie ou une hypothyroïdie (sécrétion excessive ou au contraire insuffisante
d’hormones thyroïdiennes).

TSH us (TSH ultra-sensible) :


Le taux de TSH se situe normalement entre environ 0,2 et 4 mU/l (milli-unités internationales
par litre). Si c’est effectivement le cas, la thyroïde est considérée comme fonctionnant

54
correctement. Une valeur élevée traduit une hypothyroïde, alors qu’une valeur anormalement
baisse suffit généralement à diagnostiquer une hyperthyroïdie.

FT3 (T3 libre) :

La T3 fait partie, comme la T4 (thyroxine) des hormones produites par la glande thyroïde ; une
partie de la T4 se transforme en T3. Seule la fraction libre (appelée FT3, qui peut être dosée
spécifiquement), est active. Le dosage de ces hormones permet l'exploration des hypo et
hyperthyroïdies.

✓ Valeurs normales :

• T3 totale : 1.07 - 3.37 nmol /l soit : 0.7 - 2.2 µg /l


diminue avec l'âge
• fraction libre (FT3) : 3 - 8.5 pmol /l soit : 2 - 5.6 ng /

FT4 (T4 libre) :


La thyroxine (T4) et la thyroxine libre (FT4) représentent plus de 80 % des hormones produites
par la thyroïde. Elles interviennent dans le fonctionnement de nombreux organes vitaux. Leur
dosage permet d’identifier un dysfonctionnement de la thyroïde, le plus souvent une hyper ou
hypothyroïdie.

✓ Valeurs normales :
T4 totale : taux très élevés chez le nouveau-né, qui diminuent progressivement.

T4 libre (FT4) : 8.6 - 25 pmol /l soit : 6.7 - 20 ng /l

2.9 Marqueurs tumoraux :

Alpha foetoprotéine :

L'a-foetoprotéine est une glycoprotéine présente dans le sérum du foetus ; elle disparaît
normalement dans les semaines qui suivent la naissance ; une faible partie passe dans le sang
maternel en cours de grossesse. Le dosage, dans le sang maternel et dans le liquide amniotique,

55
sera effectué dans les grossesses à risque pour rechercher une anomalie du tube neural chez le
foetus ou d'autres malformations.

✓ Valeurs normales :

• Sérum, chez l'adulte : < 10 ng /ml


• Sérum, femme enceinte : 10 - 200 ng /ml entre la 13ième et la 28ième semaine de grossesse
(augmentation progressive des taux)
• Liquide amniotique : 7000 - 20000 ng /ml entre la 14ième et la 16ième semaine de grossesse

Antigène prostatique spécifique (PSA) :

L'antigène prostatique spécifique est une protéine d'origine exclusivement prostatique. Son
intérêt réside dans le diagnostic et le suivi thérapeutique du cancer de la prostate.

✓ Valeurs normales :

<73.5 pmol /l soit : < 2.5 µg /l

Antigène carcino-embryonnaire (ACE) :

L’antigène carcino-embryonnaire ou ACE est une protéine qui intervient dans le mécanisme
d’adhésion cellulaire. C’est un marqueur tumoral présent à un taux élevé dans le sang lors de
certains cancers. Le point sur l'examen, les indications, la préparation, les résultats et leur
interprétation.

✓ Valeurs normales :

Les valeurs doivent être inférieures à 5 μg/L. Les taux sont généralement inférieurs à 2,5 μg/L
chez 95 % des sujets sains.

CA 15-3 = Cancer Antigen 15-3 :

Le CA 15-3 est une protéine associée aux tumeurs mammaires. Son dosage présente un intérêt
dans le diagnostic de cancer du sein (en association à l'ACE) et surtout dans le suivi du traitement
et le dépistage précoce des métastases.

✓ Valeurs normales :

< 30 U /ml

CA 19-9 = Carbohydrate Antigen 19-9 :

Le CA 19-9 est un marqueur très spécifique des cancers du tractus gastro-intestinal, et en


particulier des carcinomes pancréatiques. Son dosage est souvent associé à celui de l'ACE, autre

56
marqueur des cancers colorectaux. Il présente un intérêt dans le diagnostic et le suivi clinique et
thérapeutique de ces cancers.

✓ Valeurs normales :

< 37 U /ml

Enolase NeuroSpécifique (NSE) :

Enzyme dont la forme "yy" ne se trouve que dans le tissu nerveux ou neuro-endocrine. Son
dosage présente un intérêt dans le diagnostic et le suivi thérapeutique des cancers bronchiques
dits à petites cellules et dans les neuroblastomes.

✓ Valeurs normales :

< 12.5 µg /l

2.10 Paramètres urinaires :

Glucose urinaire :

Le glucose peut également être dosé grâce à un échantillon d’urines (à partir d’une bandelette
urinaire). C’est ce qu’on appelle la glycosurie.

✓ Valeurs normales :

Il ne doit y avoir aucune trace de sucre dans les urines.

Créatinines urinaire :

L'analyse de la créatinine permet d'avoir des informations sur le fonctionnement des reins et sur
la masse musculaire du patient. La créatinine est produite après la dégradation par les reins de la
créatine, une protéine musculaire. Un taux de créatinine élevé est souvent le signe d'une
insuffisance rénale. Un taux bas de créatinine peut être le signe d'une myopathie (atrophie
musculaire sévère).

✓ Valeurs normales :

57
Urée urinaire :

Les concentrations normales de l'urée dans les urines sont :

• chez le nouveau-né et le nourrisson: comprise entre 2,5 à 66 mmol/24 h, soit 0,15 à 4


g/24 h ;
• chez l’enfant jusqu'à 15 ans : comprise entre 66 à 330 mmol/24 h, soit 4 à 20 g/24 h ;
• chez l’adulte : comprise entre 250 - 580 mmol/24 h, soit 15 - 35 g/24 h.

Acide urique urinaire :

L’acide urique est un déchet issu de la dégradation de molécules azotées, appelées purines.
Le dosage de l’acide urique est prescrit en cas de suspicion de goutte (quand le patient souffre
de douleurs articulaires au niveau du gros orteil, là où débutent les crises de goutte).

✓ Valeurs normales :

Résultats normaux : 400 à 800 mg/24 h soit 2,4-4,8mmol/24 h

Clearance de la créatinine :

La clairance de la créatinine mesure le rapport entre le débit d'élimination de la créatinine


par les reins (à travers l'urine) et sa concentration dans le sang. La créatinine étant éliminée
uniquement par filtration rénale, la mesure de sa clairance permet d'évaluer la vitesse de filtration
des reins.

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Amylase urinaire :

L'amylase est une enzyme secrétée par le pancréas et les glandes salivaires. Une augmentation
est recherchée lorsque l'on suspecte une atteinte pancréatique. Les variations de l'amylase
urinaire suivent les variations de l'amylase sanguine (avec un décalage de 8 h environ) et durent
beaucoup plus longtemps.

✓ Valeurs normales :

< 370 UI /l si dosage à 37 °C < 160 UI /l si dosage à 30°C

Protéines urinaires :

Une protéinurie correspond à la présence de protéines en quantité anormale dans les


urines. Les urines d’une personne en bonne santé n’en contiennent qu’une très faible
quantité (moins de 50 milligrammes/L par 24 h).

Une présence excessive de protéines peut révéler une infection urinaire, une uropathie ou une
néphropathie.

2.11 Bilan protéique :

Albumine :
L’albumine représente 60 % des protéines présentes dans le sang. Elle sert au transport de
nombreuses substances endogènes (qui prennent naissance à l’intérieur du corps) et exogènes
(qui prennent naissance à l’extérieur du corps) dans le sang et elle permet le maintien de la
pression oncotique (force qui attire l’eau en direction des protéines). L’albumine est fabriquée
par les hépatocytes
(cellules du foie).

✓ Valeurs normales :

59
Haptolobine :

L'haptoglobine est une protéine de la réaction inflammatoire, qui s'élève assez


tardivement mais qui permet de suivre l'évolution d'une réaction inflammatoire. Elle
permet également de suspecter un phénomène d'hémolyse intra-vasculaire, même
minime (elle récupère le fer de l'hémoglobine lorsqu'il y a destruction des globules
rouges).

✓ Valeurs normales :

Protéine C réactive (CRP) :

La protéine C réactive (CRP) est une protéine qui apparaît dans le sang lors d’une inflammation
aiguë. Son taux augmente rapidement après le début de l’inflammation.

La CRP est une protéine synthétisée par le foie après une inflammation aiguë dans l’organisme.
Quand l’organisme est touché par une inflammation, son taux augmente rapidement dans les
heures qui suivent et baisse rapidement dès que l’affection est soignée.

✓ Valeurs normales :

Un taux normal de protéine C réactive doit être inférieur à 6 mg/L (< 6 mg/L)

2. Paramètres d’immunologie :

2.12 Auto immunite :

Facteur rhumatoïde :
Le facteur rhumatoïde est une protéine anormale possédant une activité d'auto-anticorps, c'est-
à-dire qu'il va s'attaquer contre les propres cellules de notre organisme, les gammaglobulines
IgG.

60
Le seuil de positivité est d'environ 20 UI/L, mais cela dépend également des techniques utilisées
par le laboratoire.

Bilan maladie coeliaque :


Lorsqu’on est coeliaque, notre corps produit des anticorps contre l’une des principales protéines
du gluten : la gliadine. De la même façon il en produit contre notre propre enzyme :
la transglutaminase tissulaire. Enfin, il produit également des anticorps dirigés contre une
partie de notre muqueuse intestinale : l’endomysium.

Ac anti tissu :

La recherche des anticorps anti-tissus est une étape essentielle au diagnostic des maladies auto-
immunes (MAI) du foie :

• Les anticorps anti-mitochondries (AMA) pour la cirrhose biliaire primitive (CBP).

• Les anticorps anti-muscle lisse (ASMA) pour l’hépatite auto-immune (HAI) de type 1.

• Les anti-LKM (ou anti réticulum endoplasmique) et anti-LC1 (ou anti cytosol) pour l’HAI de
type2.

Ces anticorps se recherchent par un seul et même examen en immunofluorescence qui utilise
comme substrat une association de coupes de rein, foie et estomac de rat (triple substrat)

Le seuil est de 1/80 pour les ASMA et de 1/40 pour les autres anticorps.
En cas de positivité, une étape de confirmation est réalisée selon l’anticorps mis en évidence.

2.13 Bilan hormonal :

61
Calcitonine :
La calcitonine est une autre hormone secrétée par les cellules C la thyroïde. Son rôle est de
réguler le métabolisme du phosphore et du calcium : diminue la fixation osseuse du calcium,
augmente l'élimination urinaire du calcium et du phosphore. Sa production est donc activée
lorsque les taux de calcium et de phosphore sont trop élevés ou sous l'action de certaines
hormones (gastrine, glucagon)

✓ Valeurs normales :

Les résultats normaux sont < 10 ng/L. En cas d’insuffisance rénale, les résultats doivent être
inférieurs à 50 ng/L. Après injection de pentagastrine (et une fonction rénale normale), les
concentrations doivent être inférieurs à 30 ng/L.

CORTISOL :
Le cortisol est la principale hormone glucocorticoïde. Sa sécrétion est contrôlée par l'ACTH et
varie au cours de la journée. Son rôle est de réguler le métabolisme des glucides, lipides,
protides, des ions et de l'eau pour limiter toute variation trop brutale de l'équilibre physiologique
de l'organisme.

Cette hormone intervient dans la gestion du stress par l’organisme (adaptation de l’organisme
au stress). En cas de stress, elle permet une libération de sucre à partir des réserves de
l’organisme pour répondre à une demande accentuée en énergie pour les muscles, le cœur, le
cerveau…
✓ Valeurs normales :

Les valeurs du cortisol dépendent de l’heure de prélèvement chez les hommes, les femmes et
les enfants.

Oestradiol

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L’œstradiol est une hormone stéroïdienne produite principalement par le follicule ovarien de
De Graff et le placenta. Son taux augmente juste avant l’ovulation et pendant la grossesse.

✓ Valeurs normales :

Progesterone
La progestérone est une hormone produite par le corps lors du cycle menstruel. Au cours de la
grossesse, des prélèvements sont effectués afin de connaître le taux de progestérone produit par
le placenta. Elle est également explorée en cas de troubles hormonaux
✓ Valeurs normales :

2.14 Bilan d'immunochimie :

Electrophorese des protéines sériques :


Les protéines sériques sont des protéines contenues dans le sérum ou le plasma sanguin. Les
protéines sériques jouent différentes fonctions de transport et de défense de l'organisme.
L’électrophorèse des protéines sériques est un examen qui consiste à séparer les protéines
circulant dans le sang grâce à un champ électrique. Cette séparation va permettre de les
identifier et de les quantifier.

✓ Valeurs normales :
63
Recherche de la protéine de Bence Jones :

La protéine de Bence Jones est une protéine particulière (chaînes légères d'immunoglobulines)
qui est éliminée dans les urines en cas de gammapathie monoclonale. La présence de cette
protéine contribue ainsi au diagnostic de certaines maladies (principalement le myélome).

Dans un myélome déjà diagnostiqué, le taux de la protéinurie de Bence Jones permet d'évaluer
l'évolution de la maladie et l’efficacité du traitement

✓ Valeurs normales :

Il n'y a normalement pas de protéine de Bence Jones dans les urines.

3. Paramètres d’hématologie :

White Blood Cells (WBC) :


WBC désigne le nombre de globules blancs ou leucocytes.
Red Blood Cells (RBC) :
Désigne le nombre de globules rouges.
Hémoglobine (HGB):
L'hémoglobine est le constituant principal des globules rouges. Elle a pour fonction de
transporter l'oxygène vers les cellules. HGB présente le taux d’hémoglobines dans un volume
de sang.
Hématocrite (HCT) :
C’est le volume occupé par les globules rouges circulants dans le sang exprimé en pourcentage
par rapport au volume total du sang.

64
Volume globulaire (corpusculaire) moyen (VGM/MCV):
Le VGM rend compte de la taille moyenne des globules rouges
Teneur corpusculaire(ou globulaire) moyenne en
hémoglobine (TCMH/TGMH):
C’est un paramètre sanguin donnant la masse moyenne d'hémoglobine contenue dans un
globule rouge.
Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine CCMH (MCHC):
C’est un paramètre sanguin donnant la concentration massique moyenne d'hémoglobine contenue dans
un certain volume de globules rouges.

Baso% :
Pourcentage des basophiles dans l’ensemble des globules blancs.
Eo% :
Pourcentage d’éosinophiles dans l’ensemble des globules blancs.
Lymph :
Pourcentage des lymphocytes dans l’ensemble des globules blancs.
Mono% :
Pourcentage des monocytes dans l’ensemble des globules blancs.
Neut% :
Pourcentage des neutrophiles dans l’ensemble des globules blancs.

65
66
Partie II : Procédure D’assurance Qualité Et D’accréditation Des
Laboratoires D’analyses Médicales.

I. Procédure d’accréditation des laboratoires d’analyse


médicale :
1. Définition de l’accréditation :
L’accréditation est une « procédure selon laquelle un organisme faisant autorité fournit une
reconnaissance formelle qu’une organisation est compétente pour réaliser des tâches
spécifiques ».
C’est une démarche qualité volontaire dont le but est la reconnaissance de la compétence
tant organisationnelle que technique du laboratoire auprès des patients et des prescripteurs, et
de garantir la fiabilité des examens de biologie médicale grâce à une vérification de la
compétence du LBM par des biologistes indépendants de la structure à accréditer, avec le
soutien de qualiticiens. Cette accréditation porte sur toutes les phases de réalisation de l’examen
de biologie médicale, non seulement sur la phase analytique mais également sur les phases pré-
analytique et post- analytique.

Certification Accréditation
volontaire /obligatoire Volontaire Volontaire mais obligatoire
dans
certains pays
Bénéfices Apporte un plus en interne - Apporte un plus en interne
- Meilleure réponse aux clients - Meilleure réponse aux clients
- Exigence par certains clients - Exigence par les pouvoirs
et publics comme préalable à un
investisseurs agrément, application d’une
réglementation nationale dans
certains pays.
Délivrance - Organisme certificateur, - Organisme d’accréditation
lui-même accrédité - Audit de conformité à une
- Audit de conformité à une norme (ISO 15189)
norme (ISO 9001)
Ce qui est attesté Attestation qu’une Attestation que l’organisme
organisation est est
conforme aux exigences d’un convenablement organisé pour
référentiel remplir ses tâches et
techniquement compétent
dans le
domaine accrédité
Activités concernées Concerne toute activité sur un Concerne une reconnaissance
périmètre choisi formelle de la compétence à
réaliser des activités
spécifiques
d’évaluation de la conformité.

67
(ISO 15189 : LBM)
Logo Ne jamais apposer le logo du Toujours apposer le logo de
certificateur sur le produit l’accréditeur sur le produit
pour
que la prestation soit bien
considérée comme étant
couverte
par l’accréditation

2. Processus et organismes d’accréditation des LABM au Maroc :

Il existe quatre critères pour pouvoir obtenir l’accréditation :


+ L’évaluation.
+ La validation.
+ L’harmonisation.
+ Le domaine d’accréditation.
L’évaluation porte sur le savoir-faire du laboratoire, qui inclut l’organisation de son système
qualité.
Il est important de noter qu’un laboratoire est accrédité pour un ensemble de
compétences préalablement identifiées et rarement dans son intégralité.

a. Le comité marocain d’accréditation :


Le Ministère chargé de l’Industrie Ministère de l'Industrie et du Commerce et des
Nouvelles Technologies Marocain est l’organisme accréditeur marocain.
L’accréditation est gérée par la Direction de la Normalisation et de la Promotion de la
Qualité par le biais du service marocain d’accréditation « SEMAC » chargé de l’accréditation
relevant de cette direction au sein duquel se trouve un comité consultatif dit Comité marocain
d'accréditation « COMAC ».

L'accréditation d'un organisme visé à l'article 3 de la loi n° 12-06 relative à la


normalisation, à la certification et à l'accréditation (B.O. n° 5822 du 18 mars 2010) est
prononcée par le ministère chargé de l'industrie après avis du COMAC.

Le COMAC a pour mission de :


- Formuler un avis technique concernant l'accréditation, conformément aux dispositions de la
loi 12-06 ;
- Faire connaître à l’échelon national, régional et international le système marocain
d'accréditation ;
- Participer aux instances et organismes régionaux et internationaux traitant de l'accréditation,
en coordination avec le ministère chargé de l'industrie, en vue de représenter les intérêts
nationaux.

Notons que bien que la loi a mis en place un comité marocain d’accréditation, ce dernier
n’a pas encore le monopole d’accréditation au Maroc, ainsi les laboratoires Marocains désirant
s’accréditer ont encore recours au « COFRAC ». Les étapes ainsi que les pièces à fournir et
à compléter sont citées par Ministère de l'Industrie et du Commerce et des Nouvelles
Technologies Marocain (MICIEN), le MICIEN précise les exigences d'accréditation des
laboratoires d'analyses de biologie médicale selon la norme iso 15189.
68
b. Comité Français d’Accréditation COFRAC :
Le COFRAC ou Comité Français d’Accréditation est une association fondée en
1994, sa mission est double : reconnaitre la compétence et l’impartialité des organismes
accrédités et obtenir la reconnaissance au niveau international, de leurs compétences et leurs
prestations. Les principes fondamentaux du COFRAC sont l’indépendance, l’impartialité, la
transparence et la confidentialité. Tous les acteurs au sein du COFRAC sont représentés de
façon égale et sont impliqués dans la vie du comité. Celui-ci est constitué de quatre sections :
+ Santé humaine
+ Certification
+ Inspection
+ Laboratoire, lui-même composé de quatre pôles : biologie-biochimie, chimie
environnement, mécanique et physique-électricité. Chacun de ces pôles regroupent des
responsables d’accréditation et des secrétaires.

C’est la section « santé humaine » qui est chargée d’évaluer les LBM afin de leur
délivrer leur accréditation. Une équipe d’évaluateurs, composée d’experts, sera formée pour
analyser le dossier déposé selon une méthodologie bien précise. En effet, ils seront rigoureux
par rapport aux méthodes, procédures ou modes d’évaluation choisis mais aussi ils tiendront
compte des particularités de chaque organisme candidat. Ils émettront alors un rapport
d’évaluation sur lequel la commission de décision soumettra son avis. Enfin, la décision sera
notifiée par le président du COFRAC et une attestation sera délivrée au LBM.

En France, le COFRAC a été désigné comme l’unique instance d’accréditation


nationale. Sa mise en œuvre est assurée par l’EA (European cooperation for Accreditation),
institution qui regroupe tous les organismes d’accréditation européens.

L’accréditation COFRAC permet aux LBM d’avoir une valeur ajoutée avec un avantage
concurrentiel, une reconnaissance internationale, une confiance auprès des acteurs
économiques... Elle est délivrée uniquement pour une compétence ou un domaine donné et pour
une période déterminée et renouvelable (accréditation initiale délivrée pour 4 ans) pendant
laquelle des audits de surveillance auront lieu (tous les ans).

c. International Laboratory Accreditation Cooperation ILAC :


L’ILAC est une coopération internationale entre accréditeurs de laboratoires et
d’organismes d’inspection. La finalité de l’accord de reconnaissance d’ILAC est d’accroitre
l’utilisation et l’acceptation par l’industrie et les pouvoirs publics des résultats fournis par les
laboratoires et les organismes d’inspection accrédités, y compris les résultats des laboratoires
établis dans d’autres pays. Ainsi, l’objectif de libre-échange résumé par : « testé une fois,
accepté partout», peut devenir réalité.

d. Référentiels du COFRAC :
Le COFRAC a rédigé un certain nombre de documents relatifs à l’accréditation des LBM. On
prend en exemple :

69
+ Les documents de références (REF) : Ils constituent des référentiels opposables ;
c’est-à-dire que leur non-respect constitue un écart au même titre que le non-respect de la
norme. Le plus important d’entre eux, le SH REF 02 « Recueil d’Exigences Spécifiques pour
l’accréditation des LBM en France » a été rédigé par le COFRAC et le Ministère, en
concertation avec les professionnels, il reprend les exigences réglementaires et normatives. Il
est utile pour les biologistes afin de préciser les points restés vagues dans la norme ou imposés
en France par la règlementation (validation, durée d’archivage ou de conservation des
documents, rôle des biologistes, qualifications requises, etc.) ainsi que pour les évaluateurs
COFRAC afin d’harmoniser les évaluations des LBM. Le SH REF 02 a suivi les évolutions de
la norme et des référentiels législatifs il en est aujourd’hui à sa 5ème version.

e. Le processus d’accréditation ISO15189 selon le COFRAC :

Le cycle d’accréditation est parfaitement standardisé. Cela commence par une visite initiale
d’évaluation suivi de trois évaluations de surveillance. Quatre ans après la visite initiale, une
première réévaluation a lieu. L’accréditation est ensuite renouvelée tous les cinq ans avec trois
visites de surveillance entre chaque renouvellement.

Les évaluateurs dits « techniques » sont des biologistes médicaux, qui ont une bonne
expérience en qualité et en audit. Ils sont accompagnés par des évaluateurs qualiticiens
missionnés par le COFRAC. L’ensemble des évaluateurs bénéficie d’une formation initiale et
leurs pratiques d’évaluation font l’objet d’une harmonisation.

Il est possible pour le LBM de récuser tout ou une partie de l’équipe d’évaluation si cela
est dûment justifié. A l’issue de l’évaluation, le LBM a la possibilité de contester et même
refuser les écarts relevés. Les rapports d’évaluation font ensuite l’objet d’un examen collégial
par le Comité Technique d’Evaluation (CTA) constitué de personnes n’ayant pas participé à
ladite évaluation. C’est le directeur générale du COFRAC qui délivre la décision finale
d’accréditation. Le COFRAC peut suspendre ou retirer l’accréditation si les critères ne sont
plus satisfaits.

f. Cycle d’accréditation selon SEMAC :

70
L’accréditation est délivrée pour un cycle de cinq (5) ans durant lequel trois évaluations de
surveillance sont réalisées et une évaluation de renouvellement réalisée sur demande du titulaire
concerné. Chaque évaluation d’accréditation comprend une évaluation du système de management
de la qualité et une évaluation de surveillance sur le terrain couvrant les activités techniques définies
dans la portée d’accréditation de l’organisme. Ci-après une schématisation d’un cycle d’accréditation :

III. Procédure d’assurance qualité en laboratoires


d’analyses médicales :
L’assurance de qualité représente l’ensemble des actions préétablis et systématiques pour
qu’un résultat d’analyses satisfasse aux exigences de qualité.

1. Référentiels pour les procédures d’assurance/contrôle qualité :


En premier, le Guide de Bonne Exécution des Analyses (GBEA) qui est un document
contenant des pratiques qui impose la mise en place d’un système d’assurance qualité, la mise
en œuvre d’un contrôle qualité interne, la participation au contrôle qualité externe. Au Maroc,
Il est le référentiel de qualité obligatoire pour les laboratoires médicale, prévu à l’article 55 de
la loi n° 12-01.
Deuxièmement, ce sont les référentiels normatifs choisis dans le cadre d’une démarche
qualité volontaire : les normes ISO 9001, ISO/CEI 17025 et surtout ISO 15189.

71
2. Cadre législatif :
Le GBEA Marocain est une référentielle qualité qui s’impose à présent à tous les laboratoires
d’analyse de biologie médicale qu’ils soient publics ou privés : « arrêté du ministre de la santé
n° 2598-10 du 27 ramadan 1431 (7 septembre 2010) relatif au guide de bonne exécution des
analyses de biologie médicale ».

+ Article 32 :
Tout LABM est tenu de participer au contrôle externe de qualité ayant pour objectif de
s’assurer de la bonne exécution des analyses de biologie médicale conformément au GBEA
visé à l’article 55 ci-après. Ce contrôle est exécuté par un organisme privé agrée par
l’administration après des conseils de l’ordre concerné.

+ Article 39 :
Les laboratoires sont soumis à des inspections périodiques sans préavis, effectuées par
les inspecteurs des laboratoires de l’administration compétente, chaque fois que cela est
nécessaire et au moins une fois par an.
Ces inspections ont pour objet de vérifier que les conditions légales et réglementaires
applicables à l’exploitation du laboratoire sont respectées et de veiller à la bonne application
des règles professionnelles en vigueur par ces établissements. Lors de leurs inspections, les
inspecteurs doivent se référer notamment au GBEA visé à l’article 55 de la présente loi.

+ Article 55 : Titre VII : Dispositions diverses et transitoires :


Il est institué un GBEA dont les termes sont fixés par l’administration après avis des
conseils de l’ordre concernés. Regroupe un ensemble d’obligations, de règles de
fonctionnement et introduit la notion d’AQ.

3. GBEA et Guide des bonnes pratiques de laboratoire marocains :


Les résultats des analyses en laboratoires constituent une donnée décisive pour le diagnostic
du praticien. Le but du biologiste et sa préoccupation constante seront d’en assurer la qualité.
La bonne pratique des analyses de biologie est une condition essentielle pour atteindre cette
qualité.
Le GBEA et le guide des bonnes pratiques de laboratoire constituent un instrument au
service de cette qualité, s’adressant à toutes les catégories de personnel travaillant au sein
du laboratoire d’analyse médicale.

a. Structuration du laboratoire :
+ Locaux :
Tout laboratoire d’analyse de biologie médicale doit comprendre au moins :
- Un local de réception
- Un local de secrétariat
- Une salle de prélèvement permettant l’isolement des patients
- Une salle compartimentée destinée aux activités techniques du laboratoire
- Une laverie
- Des sanitaires
- Un bureau pour le Biologiste
72
La superficie de l’ensemble des locaux, circulation comprises, ne doit pas être inférieure à 80
m².
Au cas où le laboratoire est autorisé à pratiquer des examens d’anatomie et de cytologie
pathologiques, il devra comprendre un local supplémentaire réservé à cette activité.
Les différents locaux précités doivent former un ensemble d’un seul tenant et être nettement
séparés les uns des autres.
+ Instrumentation :
Un matériel adéquat et nécessaire pour l’exécution des analyses que le laboratoire déclare
effectuer. Le biologiste doit tenir à jour une liste des analyses effectivement réalisées dans son
laboratoire.
La liste du matériel minimal :
- Une balance de précision
- Une balance de type Roberval
- Un bain-marie
- Un appareil à eau distillée
- Un autoclave avec indicateur de température et de pression
- Un four « Pasteur », stérilisateur ou Poupinel
- Deux étuves
- Un réfrigérateur
- Un congélateur
- Deux chronomètres avec une précision au moins de 1s
- Un agitateur de type Kline à mouvement circulaire
- Petit matériel permettant de mesurer avec précision les volumes
- Verrerie courante
- Un dispositif permettant de produire et d’entretenir une atmosphère appauvrie en
oxygène et/ou enrichie en CO2
- Une centrifugeuse
- Un microscope
- Un spectrophotomètre disposant d’une gamme spectrale comprise entre 340 et 700nm
et d’un dispositif de régulation thermique
- Un dispositif permettant le dosage du sodium et du potassium
- Un dispositif permettant la détermination de l’hématocrite
- Un dispositif permettant la détermination du nombre des hématies et des globules blancs
- Un dispositif permettant la mesure de la vitesse de sédimentation
- Des plaques d’opaline permettant de pratiquer la détermination des groupes sanguins
dans le système ABO, et un rhésuscope pour la réalisation des phénotypes Rhésus.
Ce matériel doit être tenu en permanence en bon état de marche.
+ Consommables :
Le matériel consommable en possession doit être adaptable aux appareils de laboratoire en
question.
73
+ Réactifs :
Ils nécessitent une réglementation appropriée. Tout réactif de laboratoire fait l’objet
avant sa mise sur le marché, à titre gratuit ou onéreux, d’un enregistrement auprès du Ministère
de la Santé Publique (Direction du Médicament et de la Pharmacie).
A la réception des réactifs dans son laboratoire, le biologiste devra vérifier que ceux-ci ont bien
fait l’objet d’un enregistrement et que les numéros d’enregistrement figurent sur les emballages.
Il devra noter la date de leur réception et vérifier leur date de péremption : ne peuvent être
utilisés que les réactifs en cours de validité.
Les réactifs reconstitués au laboratoire devront porter la date de leur reconstitution et la date de
leur péremption.
En terme de stockage, il doit exister des zones de stockage aux températures adéquates
pour les matières premières, les réactifs et les consommables.
Les instructions précises sur les conditions de stockage doivent être respectées, en réservant des
zones de stockage séparées pour les réactifs toxiques, potentiellement dangereux ou
contaminants. Ces derniers doivent être maintenus dans leur emballage d’origine avant leur
utilisation. Quand ils entrent dans la composition de réactifs préparés au laboratoire, le flacon
les contenant doit porter clairement la mention « toxique » ou « corrosif » ou « dangereux ».
+ Personnel :
- Les directeurs : Ils doivent être titulaires de l’un des diplômes de docteur en médecine
ou en pharmacie ou vétérinaire; ils doivent en outre avoir reçu une formation spécialisée
en biologie médicale. Ils ne peuvent exercer leurs fonctions dans plus d’un laboratoire.
Ils sont tenus de :
Valider les résultats;
Signer les compte rendus;
S’assurer de la bonne application des recommandations de ce guide par tout le personnel
de leur laboratoire.
- Les techniciens :
Ils doivent posséder un diplôme des écoles de techniciens de laboratoire ou une
formation équivalente. L’effectif de ces techniciens est en fonction de l’activité du
laboratoire.
Le biologiste doit s’assurer que chaque opération est effectuée par une personne
qualifiée, formée ou présentant l’expérience appropriée.
Le personnel de laboratoire doit avoir à sa disposition les procédures opératoires
correspondant à ses fonctions ainsi que leurs mises à jour éventuelles. Il est tenu de s’y
conformer.
Le personnel technicien, d’administration et d’exploitation doit être propre, ne doit ni
manger, ni boire, ni fumer dans les salles de manipulation.
Dans les aires de manipulation, il est recommandé :
D’utiliser des gants jetables et des masques si nécessaire;
De changer de blouses aussi souvent que le nécessite le critère de propreté;
De ne jamais porter une pipette à la bouche;
74
De ne jamais essayer de recapuchonner les aiguilles usagées, mais le jeter dans
des boites adéquates.
De manipuler les produits biologiques et leurs dérivés avec les précautions qui
s’imposent pour éviter toute contamination.
Tout le personnel doit être assuré dans l’exercice de ses fonctions et à jour quant
à ses vaccinations.
Tout le personnel est tenu par le secret professionnel.

b. Prélèvement, identification et conservation :


+ Prélèvement :
Le prélèvement doit être réalisé par le biologiste ou par toute personne habilitée à cet effet.
Le récipient qui le reçoit (tube, flacon..) doit être conforme à la nature de l’échantillon et à
l’analyse à effectuer (nature, quantité et concentration de substance adjuvante…). Il doit être
conçu de manière à éviter toute perte ou toute contamination.
Tout prélèvement sanguin doit être réalisé avec un matériel stérile et à usage unique.
Le personnel effectuant les prélèvements doit être informé des erreurs sur les résultats
d’analyses consécutives à la réalisation défectueuse du prélèvement.
Le biologiste doit refuser tout prélèvement effectué dans des conditions incorrectes.
La date et l’heure du prélèvement ainsi que l’absorption éventuelle de médicaments doivent
être connues avec précision si nécessaire afin d’éviter les erreurs dans l’interprétation des
résultats (statut digestif, rythme nycthéméral, absorption de médicaments…)
+ Identification :
- Echantillon biologique primaire:
L’identification doit être faite au moment du prélèvement, par la personne l’ayant réalisé. Elle
doit pouvoir éviter toute erreur sur l’identité du patient prélevé. Elle doit comporter : Le nom,
prénom ou numéros d’identification et la date de prélèvement.
En cas de prélèvement effectué en extérieur du laboratoire, il faut la mise en œuvre des
procédures strictes pour éviter toute erreur d’identification.
- Echantillons secondaires :
Ils sont utilisés lors de toute opération intermédiaire au cours de la réalisation d’une analyse
médicale, ou lors de la préparation d’aliquotes en vue de la réalisation d’analyses différentes ou
d’un stockage.
L’étiquetage doit être fait de manière à éviter toute erreur dans l’identification de l’échantillon
en vue de son utilisation ultérieure.
- Echantillons transmis :

75
Si l’échantillon doit être transmis à un autre laboratoire : La transmission des prélèvements
est sous la responsabilité exclusive du biologiste transmetteur.
Les conditions de conservation et de sécurité doivent être observées.
Il est interdit d’utiliser des intermédiaires pour la transmission des prélèvements, la collecte
des résultats et le règlement des honoraires.
Il est interdit aux laboratoires qui prennent en charge des prélèvements transmis, d’organiser
le ramassage.
Seuls les examens très spécialisés peuvent être sous-traités à l’Etranger.
Les laboratoires intéressés peuvent conclure des conventions de sous-traitance avec des
laboratoires étrangers, agrées dans leur pays d’origine. Ces conventions doivent être approuvées
par l’administration et les ordres professionnels concernés.
Le compte rendu des examens transmis doit figurer sur le papier à entête du laboratoire qui
a effectué les analyses et signé par son biologiste responsable. En aucun cas un commentaire
ou une griffe du laboratoire transmetteur ne doit figurer sur ce compte rendu.
+ Conservation :
En règle générale, les conditions de cette conservation doivent respecter les normes de sécurité
et d’hygiène afin d’éviter toute contamination (personnel et locaux) et toute pollution.
- Echantillons biologiques :
Avant l’exécution des analyses, si celles-ci sont différées, les échantillons ou leurs aliquotes
doivent être conservés, en fonction du type d’analyse, dans les conditions nécessaire pour que
la qualité des résultats rendus ne soit pas affectée.
Après exécution des analyses, les échantillons peuvent être conservés pour vérification ou
comparaison ultérieure.
Les conditions d’identification, les récipients utilisés, leur fermeture, la température de
conservation…, doivent être rigoureusement observées afin d’éviter tout risque d’erreur, de
modification qualitative ou quantitative et toute contamination.
- Echantillons de calibration ou de contrôle :
Ils doivent être conservés dans les conditions précisées par le fabricant.
Les échantillons reconstitués à partir de substances lyophilisées doivent porter la date de leur
reconstitution et leur date péremption.
La date de validation doit être respectée et toutes les précautions doivent être prises
pour éviter leur évaporation ou leur contamination.

c. Procédures opératoires :

76
Les procédures opératoires sont des instructions écrites qui décrivent les opérations à
effectuer pour mener à bien une analyse médicale ou les mesures à appliquer dans le laboratoire
ou les précautions à prendre. Elles peuvent être différentes et propres à chaque laboratoire.
Tout laboratoire réalisant des analyses de biologie médicale doit disposer de procédures
opératoires écrites, datées et validées, afin d’assurer la qualité de ses résultats et la conformité
au présent guide. Ces procédures ne doivent pas être figées dans le temps et doivent suivre
l’évolution des données techniques sur le sujet.
Les procédures opératoires concernant les points suivants doivent être disponibles au
laboratoire :
- Les prélèvements et le choix des récipients destinés à les recevoir.
- L’identification du patient : Nom, Prénom, N° de code, Sexe, Date de naissance.
- L’identification des échantillons.
- Le traitement préalable des échantillons (la centrifugation; la séparation en aliquotes…).
- La conservation (avant et après analyse).
- Le transport éventuel des échantillons et ses conditions.
- L’appareillage : provenance, date de réception, utilisation, entretien, étalonnage,
contrôle.
- Les réactifs : préparation, utilisation, péremption, conservation.
Les manuels des appareils et les modes opératoires figurant dans les boites des réactifs
prêts à l’emploi, peuvent faire office de procédures opératoires pour les 2 derniers
points.
- La réalisation des analyses médicales avec une description de la méthode utilisée (dont
le choix relève totalement de la seule compétence du biologiste).
- L’assurance qualité.
- Les règles de validation des résultats et les contrôles à utiliser.
- L’entretien du petit matériel et de la verrerie.
- L’entretien des locaux.
- La gestion des systèmes informatiques éventuels.

d. Compte rendu d’analyses :


L’expression des résultats doit être précise et sans équivoque. Les valeurs de référence
doivent être indiquées. La méthode d’analyse doit être mentionnée chaque fois que
l’interprétation des résultats l’exige.
Les comptes rendus d’analyse doivent figurer sur un papier à en-tête du laboratoire et
être validés et signés par le biologiste autorisé.

e. Transmission des résultats :


Les résultats d’analyse sont d’une façon générale remis au patient. Ils peuvent également
être transmis au médecin prescripteur. Lorsque le patient est hospitalisé, les résultats sont
adressés au médecin prescripteur et remis au patient à sa demande.

77
Si les résultats sont transmis par un procédé télématique à un autre laboratoire ou au
médecin prescripteur, le biologiste doit s’assurer de la validité des résultats transmis. Un résultat
écrit et signé doit être adressé ultérieurement. Dans les deux cas, le biologiste doit s’assurer de
la confidentialité de la transmission.
Lorsque les résultats d’un examen biologique mettent en jeu le pronostic vital, le biologiste
doit tout mettre en œuvre pour joindre et avertir le médecin traitant dans les plus brefs délais.
Si ces résultats ne peuvent être communiqués au médecin prescripteur (changement de médecin,
analyse effectuées à l’initiative biologiste ou ajoutées à la demande du patient), le biologiste
doit demander au malade de lui désigner le médecin à qui il souhaiterait voir remettre les
résultats. Si aucun médecin n’est désigné, il appartient au biologiste d’informer lui-même le
patient des résultats avec d’autant plus de prudence et de sensibilité que les résultats sont
préoccupants.
Les comptes rendus d’analyses effectuées dans le cadre d’une enquête médico-légale ne
peuvent être adressés qu’au magistrat instructeur dans des conditions garantissant la
confidentialité.
Les comptes rendus d’analyses, prescrites par le médecin du travail, lui sont directement
communiqués par le laboratoire qui les a effectuées : le médecin de travail informe le salarié
sur les résultats.
Un biologiste ne peut pas répondre à une demande de renseignements faite par une
compagnie d’assurance concernant une analyse, même si cette demande émane du médecin de
la compagnie. Les résultats d’analyses ne peuvent être remis qu’à l’intéressé qui reste libre d’en
faire l’usage qu’il veut.

f. La maintenance des appareils :


Les notices d’utilisation et de maintenance des appareils doivent être mises en permanence
à la disposition du personnel utilisateur.
Les appareils doivent être périodiquement et efficacement inspectés, nettoyés, entretenus et
vérifiés. Le laboratoire doit posséder le matériel nécessaire à leur vérification usuelle.
L’ensemble de ces opérations ainsi que les visites d’entretien et de réparation doivent être
consignés par écrit sur un registre de maintenance affecté à chaque instrument.
Des procédures de remplacement doivent être prévues en cas de dysfonctionnement d’un
appareil : mise en œuvre d’autres techniques ou transmission des prélèvements à un autre
laboratoire.
Des procédures opératoires disponibles doivent décrire l’utilisation, l’entretien,
l’étalonnage et la vérification du matériel.

g. Archivage :
Les archives du laboratoire doivent être entreposées dans un local adapté à cet usage,
permettant la conservation des documents sans altération (température, humidité…). Il est
recommandé de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la confidentialité des

78
résultats nominatifs et afin d’éviter leur perte accidentelle (Exemple : conservation sur support
informatique).
L’organisation et le classement doivent permettre une consultation rapide et facile des
informations archivées pendant toute la durée de leur conservation.
Les résultats des analyses effectuées doivent être archivés pendant une période de 5 ans.
Les résultats des analyses exécutées dans le cadre d’un contrôle de qualité doivent être
conservés pendant 2 ans.
Les archives doivent également comporter :
- Une copie des procédures opératoires citées auparavant.
- Les documents relatifs aux instruments et leur maintenance, pendant la durée de
l’utilisation de ce matériel.
- Les documents relatifs aux réactifs et matériel consommable, pendant la durée de leur
utilisation.

h. Assurance de qualité :
Elle couvre les étapes pré analytique, analytique et post analytique.
Tous les laboratoires d’analyse médicale doivent disposer d’un système d’assurance de
qualité basé sur des procédures écrites et affichées. Ce système est sous la responsabilité du
chef du laboratoire ou de son adjoint et concerne :
+ Le personnel
+ Les procédures opératoires
+ Le contrôle de qualité :
Le déroulement des opérations de contrôle intra-laboratoire et inter-laboratoires est d’une
importance capitale. Ces deux types de contrôles doivent être réalisés au laboratoire et
archivés. Les opérations de correction nécessaires doivent être systématiquement
appliquées et diffusées à l’ensemble du personnel. Les réactifs et les appareils doivent être
contrôlés régulièrement et un registre tenu.
- Le contrôle de qualité interne (CQI) :
Organisé par le responsable qualité, le CQI est indispensable dans tous les laboratoires. Il
permet d’apporter quotidiennement les rectificatifs nécessaires à toutes anomalies observées. Il
se fait par le biais de l’analyse d’échantillons de contrôle effectuée dans des conditions
identiques à celles appliquées aux prélèvements des patients.
Pour chaque constituant biologique quantifiable, il faut clairement établir la fréquence de
passage des contrôles.
Il est souhaitable d’avoir des échantillons de contrôle interne de plusieurs valeurs différentes
pour chaque paramètre.

79
Ces contrôles ne doivent en aucun cas se substituer aux étalons, standards et calibrants qui ont
une vocation propre.
Quand il n’est pas possible d’utiliser les techniques décrites ci-dessus, en particulier pour les
examens macro et microscopiques, il convient de conserver des pièces pathologiques qui
peuvent servir de référence et les intégrer régulièrement dans les séries d’observation. Il est de
même utile de disposer d’images évocatrices affichées ou d’atlas qui seront régulièrement
consultés.
- Contrôle de qualité externe (CQE) :
A l’image des EEQ internationales, cette évaluation doit se faire de manière anonyme et
confidentielle.
Elle a pour objectif d’améliorer la qualité, d’uniformiser les résultats à l’échelle nationale par
le biais du choix des meilleures techniques et de donner un aperçu sur l’état de l’art dans le
pays. Les résultats obtenus par cette EEQ sont confidentiels, seule la participation est
obligatoire.

i. Sécurité et hygiène des locaux :


Tout laboratoire d’analyse médicale doit mettre en place des mesures de protection du personnel
et de l’environnement et veiller à l’application des mesures de sécurité qui s’imposent à tous
les niveaux.
Toutes les précautions doivent être prises pour respecter les obligations réglementaires contre
les risques d’incendie ; le laboratoire se doit de disposer d’une ou plusieurs lances d’eau à forte
pression et/ou d’extincteurs.
Les substances inflammables ou combustibles doivent être stockées dans des flacons
métalliques ou en verre protégés par une enveloppe résistante aux chocs et placés dans une
pièce aérée.
Les produits toxiques, « irritants » ou « corrosifs » doivent être maintenus dans leur emballage
d’origine avant leur utilisation et stockés dans une zone réservée à cet effet.
Pour éviter les contaminations par aérosols, l’exécution des manipulations à risque doivent se
faire sous enceintes protectrices telle que hotte aspirante ou hotte à flux laminaire, par exemple.
Par mesure d’hygiène, il est souhaitable de disposer de lavabos à pédale et de distributeurs de
savon.
La propreté des locaux, la propreté et la désinfection correcte et quotidienne des paillasses ainsi
que des surfaces de travail est impérative.
Il doit exister un local destiné au nettoyage du matériel contaminé ou polluant.
L’élimination des déchets doit être conduite de manière à ne pas compromettre la santé du
personnel du laboratoire ni de celui chargé de la collecte des déchets, tout en évitant de polluer
l’environnement. Les déchets doivent être décontaminés et, si possible, incinérés.

1. Normes ISO9001, ISO/CEI 17025 et ISO15189 :


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a. ISO9001 :
Cette norme internationale décrit des exigences relatives au système de management de la
qualité (système de management permettant d’orienter et de contrôler un organisme en matière
de qualité) qui sont génériques et prévues pour s’appliquer à tout organisme, à tout domaine
d’activité quel que soient son type, sa taille et le produit fourni. Dans la version 2015, les
exigences sont regroupées en sept principes du management de la qualité :

1. Orientation client : Répondre aux attentes des clients – et les dépasser – est la vocation
première du management de la qualité. L’orientation client contribue à la réussite sur le long
terme de l’organisme. Il est important que les clients accordent leur confiance à l’organisme,
mais aussi qu’il ne les déçoit pas – il est donc crucial que l’organisme s’adapte à leurs besoins
futurs.

2. Leadership : Avoir une vision ou une mission claire, portée par une direction forte, sont
des éléments essentiels pour que chacun dans l’organisme comprenne les objectifs à atteindre.

3. Implication du personnel : Créer de la valeur pour les clients est plus facile avec un
personnel compétent, responsable et impliqué à tous les échelons de l’organisme.

4. Approche processus : Concevoir les activités comme des processus interdépendants


constitutifs d’un système aide à atteindre des résultats plus cohérents et prévisibles. Les
personnes, équipes et processus ne fonctionnent pas en silos, et l’efficacité sera bien meilleure
si chacun connaît les activités de l’organisme et sait comment elles s’articulent les unes avec
les autres.

5. Amélioration : Réussir implique de mettre constamment l’accent sur la recherche de


possibilités d’amélioration. Il faut rester en phase avec l’évolution interne et externe pour
continuer à créer de la valeur pour les clients.
À l’heure actuelle où les conditions changent si vite, c’est un facteur d’importance capitale.

6. Prise de décision fondée sur les preuves : Prendre des décisions n’est jamais facile, il y
a toujours une part d’incertitude. En fondant ses décisions sur l’analyse et l’évaluation de
données, l’organisme aura plus de chance d’obtenir le résultat voulu.

7. Management des relations avec les parties intéressées : Fonctionner en vase clos n’est
plus possible aujourd’hui. Pour des performances durables, il faut bien identifier les relations
importantes tissées avec les parties intéressées, notamment les fournisseurs – et établir un plan
pour les gérer.
Dans le cas des laboratoires de biologie, les clients sont les médecins prescripteurs mais aussi
les patients. Cette norme permet d’accroître la satisfaction des clients et de démontrer que les
produits sont conformes à leurs attentes et aux exigences réglementaires applicables.
Elle peut conduire de surcroît à l’obtention d’une certification résultant d’une démarche
volontaire.

b. ISO/CEI 17025 :

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Intitulée « Exigences générales concernant la compétence des laboratoires
d’étalonnages et d’essais », elle est née en mai 2000 de la fusion de la norme EN 45001 et du
guide ISO/CEI25. Les prescriptions techniques font sa spécificité, ainsi que tout ce qui concourt
au résultat de l’analyse doit être pris en compte. Elle est conçue pour l’accréditation des
laboratoires d’étalonnages et d’essais par des professionnels du secteur. La version en
vigueur de septembre 2005, rédigée dans un but d’harmonisation avec les normes de la série
ISO 9000 version 2000, est un amendement de la version initiale. Ainsi, le terme « prescriptions
» a été remplacé par « exigences », « système qualité » par « système de management », la
notion d’amélioration continue a été introduite.
La partie « Exigences relatives au management » décrit l’organisation, le système de
management, la maîtrise de la documentation, les contrats, les achats, les réclamations, les non
conformités, les actions correctives et préventives, les audits internes et les revues de direction.
La partie « Exigences techniques » est particulièrement détaillée et l’accent est mis sur la
compétence technique.

c. ISO15189 :

La norme ISO 15189, spécifique aux LABM est facilement appréhendable par les
biologistes et couvre la totalité de leur activité. Elle détaille notamment les exigences techniques
concernant la compétence du personnel, les locaux et la qualification des matériels. Par ailleurs,
ces exigences prennent en compte l’ensemble de l’analyse y compris les phases pré- et post-
analytiques. Elles reprennent celle de la norme ISO17025 auxquelles s’ajoutent notamment la
communication interne, la mesure de la satisfaction des clients, la surveillance de tous les
processus et l’amélioration en continue de l’efficacité du SMQ.

La norme ISO 15189 encadre les différentes étapes de l’acte de biologie médicale: pré-
analytique, analytique et post-analytique mais porte aussi sur l’organisation, le management et
la compétence du personnel et préconise que les prestations fournies par le LBM doivent
satisfaire aux besoins à la fois des patients et des cliniciens responsables des soins prodigués
aux patients. Les prestations des laboratoires incluent la prescription des examens, la
préparation du patient et son identification, le prélèvement d’échantillons, le transport, le
stockage, le prétraitement et l’analyse d’échantillons biologiques, suivis de l’interprétation des
résultats, du compte rendu et du conseil, tout en assurant la sécurité du personnel et le respect
de l’éthique, le laboratoire doit assurer également l’éducation et la formation scientifique du
personnel concerné.

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Référentiel GBEA ISO9001 ISO15189
Domaine
LABM GENERIQUE LABM
d’application
Exigences
PLUS DE
système PEU DE DETAILLS TOUTE LA NORME
DETAILLS
qualité
TRES DETAILLEES
REGLES
PRISE EN COMPTE
PRATIQUES TRES
LES PHASES PRE-
Exigences PRECISES ET
PEU DETAILLEES ET POST-
techniques SPECIFIQUE A
ANALYTIQUES EN
L’ANALYSE
PLUS DE
BIOLOGIQUE
L’ANALYSE
ACCREDITATION
AVEC
CERTIFICATION RECONNAISSANCE
OBLIGATOIRE PAR AVEC A LA FOIS DU
Particularités LA RECONNAISSANCE SYSTEME DE
REGLEMENTATION DU SMQ MIS EN MANAGEMENT ET
PLACE DES
COMPETENCES
TECHNIQUES

Tableau 1 : Comparaison entre des réferentiels qui concernent les LABM (GBEA, ISO9001 ET 15189)

Les normes ISO/CEI17025, ISO 1589 et le GBEA présentent des points communs (SMQ,
gestion des ressources, métrologie, mise en place et suivi d’actions correctives). Toutefois, la
norme ISO 15189 a des exigences supplémentaires en matière de qualité comparée au GBEA
telle que la communication interne, la mise en place d’objectifs et d’indicateurs qualité, les
audits internes et l’amélioration continue du SMQ. En pratique, après la phase de mise en
conformité réglementaire, les LABM approfondissent leur démarche qualité en optant pour une
accréditation ISO.

83
CONCLUSION :

Il est constaté que à ce niveau-là la majorité du corps humain peut être exploré grâce à
l’évolution technologique et de la science permettant ainsi de diagnostiquer et suivre l’évolution
et l’apparence de nouvelles anomalies.

Il est très important de rappeler que la législation de la loi marocain n’impose pas la
mise en place de l'accréditation des LABM qui reste une démarche volontaire et donc opter
pour les normes ISO n’est pas obligatoire pour les laboratoires d’analyse de biologie médicale
au Maroc et le seul référentiel imposé par la loi que les laboratoires doivent suivre est le Guide
de bonne exécution des analyses médicales. L’obtention de l’accréditation selon la norme ISO
15189 par un laboratoire est la reconnaissance ultime d’un système de management de la qualité
à toute épreuve. C’est aussi la reconnaissance de la performance des méthodes d’un laboratoire.
Dans tous les cas pour obtenir l’accréditation et pouvoir la conserver il est nécessaire de
satisfaire aussi bien les exigences techniques que les exigences relatives au management. Une
fois l’accréditation obtenue, les LABM devront se soumettre à des évaluations régulières par
l’organisme accréditeur. Ce qui les oblige à maintenir un certain niveau de qualité.

Le Maroc étant un pays en voie de développement n’est plus à la marge. Il a mis en


place un système national d’accréditation performant et efficace conformément aux exigences
internationales en la matière, répondant aux besoins des différentes parties concernées,
publiques et privées.

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Références :
[1] [Link]

[2] La démarche qualité dans les laboratoires d’analyses de biologie médicale privés
franciliens, Rochanak Mirfendereski, Mémoire de l’Ecole Nationale de la Santé Public-2007.
[3] Application du GBEA marocain en hématologie, Hamza Ouadghiri, Mémoire de thèse de
la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat-2017.
[4] Accréditation des laboratoires de biologie médicale, Ghizlane El Amin, Mémoire de
thèse de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat-2014.
[5] Guide des Bonnes Pratiques de Laboratoire :
[Link]
%20Bonnes%20pratiques%20de%[Link]
[6] Arrêté da la ministre de la santé n°2598-10 du 27 ramadan 1431 relatif au guide de bonne
exécution des analyses médicales.

[7] [Link]

[8] [Link]

[9] [Link]

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