Modélisation pluie-débit en milieu semi-aride
Modélisation pluie-débit en milieu semi-aride
THEME :
Présenté par :
Melle HABCHI Imane
Juillet 2019
Remerciement
Je tiens à remercier vivement tous ceux qui m’ont apporté un soutien pour
l’élaboration de ce mémoire de fin d’étude, particulièrement ma famille.
Je tiens à présenter par occasion tout mon respect à tous les enseignants
qui ont contribués à ma formation du primaire jusqu’au cycle universitaire.
Je n’oublie pas non plus tous mes amis qui m’aiment et les membres de ma
famille qui m’ont toujours encouragé pour atteindre mes objectifs.
[Link]
I
Dédicace :
Je dédie ce modeste travail à ceux qui m’ont tout donné sans rien demandé et à qui je dois
énormément et qui je ne remercierais jamais assez :
A ma famille qui a tout donné pour que je sois à ce niveau et qui m’a inculqué un esprit de
combativité et de persévérance et qui m’a toujours poussé et motivé dans mes études.
A ma très chère grand-mère « Ouarda » qui n’a pas cessé de prier pour moi, pour son
affection et son amour, et qui m’a aidé durant toute mes études ; que dieu les gardes pour
nous.
A ma meilleure amie « Sana » pour son aide, son temps, son encouragement, son assistance
et soutien.
Merci.
I. Habchi
P a g e II
Résumé
La prévision en hydrologie est l’un des questions cruciales en hydrologie dans la
réduction des risques et la prevention contre les catastrophes liées à l’eau. A ce fait, les
hydrologues ont déployé des efforts pour la prévision des caractéristiques des débits liquide
et solide dans les bassins non jaugés. Avec le développement de l’outils informatique, La
modélisation a boite noire constitue une alternative viable et justifiée pour la simplification
des phénomènes à comportement non-linéaire et complexe dans le bassin versant.
Les objectifs de la présente étude sont, premièrement, chercher un modèle pluie-
débit en utilisant le réseau de neurone artificiel et le neuro-flou dans le bassin versant
Sébaou situés dans un milieu semi-aride et étudier l’impact des paramètres climatiques sur
la réponse hydrologique de bassin versant. Ensuite, appliquer les deux modèles RNA et
ANFIS qui visent à évaluer les débits solides et déduire l’érosion spécifiques.
Les résultats obtenus, ont permis d’indiquer en premier lieu, la fiabilité du model
ANFIS appliqué sur notre bassin versant dans pour la modélisation de la relation pluie-
débit et le processus débit liquide-débit solide. D’autre part L’évaluation du transport solide
par ce modèle à cette échelle estime une dégradation spécifique moyenne du bassin versant
est de l’ordre de 10,03 /km²/an.
Mots clés : modélisation, débit liquide, Débit solide, précipitation, RNA, paramètres
hydro climatique, neuro-flou, semi-aride
Abstract
Prediction in hydrology is one of the crucial issues in hydrology in risk reduction and
prevention against water - related disasters. As a result, hydrologists have put a lot of effort
into predicting the characteristics of liquid and solid flows in ungauged basins. With the
development of computer tools, Stochastic modeling is justified alternative for the
simplification of phenomena with non-linear and complex behavior in the watershed.
The objectives of this study are, first, search for a rain-flow model using the artificial neural
network and neuro-fuzziness in the Sébaou watershed located in a semi-arid environment
and to study the impact of climatic parameters on the watershed
hydrological response. Then appliqued both RNA and ANFIS models designed to
assessing in time and I space, I impact of precipitation on water erosion.
The results obtained, allowed to indicate in the first place, the reliability of the ANFIS
model applied on our watershed in for the modelling of the relationship rain-flow and the
process liquid-flow solid flow. On the other hand, the assessment of solid transport by this
model at this scale estimates an average specific degradation of the watershed of the order
of10.03/km²/year.
Key words: modelling, liquid flow, solid flow, precipitation, RNA, hydro climatic
parameters, neuro-fuzzy, semi-arid.
ملخص
والتنبؤ بالهيدرولوجيا هو أحد المسائل الحاسمة في الهيدرولوجيا في الحد من المخاطر والوقاية من الكوارث المتصلة
بالمياه .ونتيجة لذلك ،بذل علماء المياه الكثير من الجهد للتنبؤ بخصائص التدفقات السائلة والصلبة في األحواض غير
المقيدة .مع تطوير أدوات الحوسبة ،ووضع النماذج العشوائية تشكل بديل قابل للتطبيق وله ما يبرره لتبسيط الظواهر مع
السلوك غير الخطي والمعقد في دفع صب البركة.
تتمثل أهداف هذه الدراسة ،في المقام األول ،في البحث عن نموذج المطر -التدفق باستخدام شبكة الخاليا العصبية
االصطناعية والعصب التقريبي في البركة صب سيبو الواقعة في بيئة شبه قاحلة ودراسة تأثير البارامترات المناخية
على اإلجابة الهيدرولوجية للدفع صب ,البركة .ثم طبق كال النموذجين اللذين يهدفان إلى تقدير التدفقات الصلبة واستنتاج
التعرية المحددة.
لقد تم الحصول على النتائج) ،وسمحنا باإلشارة في المقام األول إلى موثوقية نموذج العصب التقريبي الذي طبق على
البركة الصب لنموذجة العالقة بين المطر-تدفق السائل .ومن ناحية أخرى ،فإن تقييم النقل الصلب بهذا النموذج في هذا
المقياس يعتبر معدل تحلل محدد لبركة يبلغ 10.03عام\ كم.2
الكلمات الجوهرية :النمذجة ،المطر ,التدفق ،التدفق الصلبة ،العوامل المناخية ،الشبكة العصبية ،العصبية الغامضة،
شبه القاحلة .تحديث نموذج هيدرولوجي.
Table des matières
Remerciement………………………………………..………………………………..…. I
Dédicace …………………………………………………………………………..…….. II
Résumé ……………………………..……………………………………………......…..III
Table de matière…………………………………………………………………..……..IV
Liste des figures ….………………………………………………………………………X
Liste des tableaux …………………………………………………………………...XII
Introduction générale…………………………………………………………...………...1
VI.1. Introduction:............................................................................................................77
VI.2. Application du modèles RNA et ANFIS ................................................................77
VI.3. Réseau de neurone artificiel ....................................................................................78
IV.3.1. Résultats de la simulation avec RNA ..............................................................79
IV.3.2. Mise en œuvre des modèles : le langage Matlab .............................................80
IV.3.3.Résultats du modèle neuronale pluie-débit appliqué aux données
journalières : ...................................................................................................................80
IV.3.4. Résultats du modèle neuronale pluie-débit liquide appliqué aux données
mensuelles ......................................................................................................................84
IV.3.4.1. A une seule entrée (pluie) : ......................................................................84
IV.3.4.2. plusieurs entrées (pluie, température, humidité relative de l’air) :...........88
IV.3.5. Constatations générales sur la modélisation pluie-débit liquide par RNA : ....92
VI.4. Le système d’inférence logique à base de réseau adaptif (ANFIS) ........................93
IV.4.1.Résultats du modèle ANFIS sur la relation pluie-débit liquide appliqué aux
données journaliers :.....................................................................................................96
IV.4.2.Résultats du modèle ANFIS sur la relation pluie-débit liquide appliqué aux
données mensuelles ........................................................................................................99
IV.4..Constations générales sur la modélisation pluie-débit par ANFIS : ...................102
VI.5. Comparaison des résultats des modèles RNA et neuro-flou :...............................102
VI.6. Conclusion: ...........................................................................................................103
Page V
Figure III. 3:Projection des stations sur les deux axes des 6 stations. ...............................61
Figure III. 4:Variance cumulée des composantes principales ...........................................62
Figure III. 5:Projections des observations sur la première composante ............................63
Figure III. 6:Projections des observations sur la deuxième composante ...........................63
Figure III. 7:Projections des observations sur la troisième composante ...........................64
Figure III. 8: Ajustement des précipitations annuelles à loi Normale ([Link] ) .............65
Figure III. 9: Ajustement de la série pluviométrique à la loi de Galton (St. Freha) ..........66
Figure III. 10: La variation des débits liquides moyennes interannuelle pour les stations 69
Figure III. 11:Variations des débits et précipitations annuels des 6 stations .....................71
Figure III. 12: Ajustement de la série pluviométrique à la loi Normal(St. Belloua) .........73
Figure III. 13: Ajustement de la série pluviométrique à la loi de Galton(St. Belloua) ......74
P a g e VI
Chapitre IV : Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation débit liquide-
débit solide
Figure VI. 1:Résultats de simulations journalier a une seule entrée (débit liquide) modèle (6-2)
par RNA , Station Belloua .......................................................................................................... 106
Figure VI. 2:Résultats de simulations journalier a une seule entrée (débit liquide) modèle (8-2)
par RNA , Station Belloua .......................................................................................................... 107
Figure VI. 3: les résultats du modèle neuronale retenue (12-4),(St :Belloua) ............................ 108
Figure VI. 4:Résultats de simulations journalier a deux entrée (débit liquide, pluie) modèle (12-
4) par RNA ; ............................................................................................................................... 110
Figure VI. 5:Résultats de simulations journalier a deux entrée (débit liquide, pluie) modèle (8-2)
par RNA , (St :Belloua) .............................................................................................................. 111
Figure VI. 6:les résultats du modèle neuronale retenue (12-4) ;(St : Belloua) ........................... 112
Figure VI. 7:Résultats de simulations journalier a une seule entrée (débit liquide) par ANFIS (5
règle floue) , Station Belloua ...................................................................................................... 114
Figure VI. 8:Résultats de simulations journalier a une seule entrée (débit liquide) par ANFIS (25
règle floue) , Station Belloua ...................................................................................................... 115
Figure VI. 9:Résultats de simulations journalier a deux entrée (débit liquide, pluie) par ANFIS
(64 règle) ; .................................................................................................................................. 117
Figure VI. 10:Résultats de simulations journalier a deux entrée (débit liquide, pluie) par ANFIS
(25 règle) , .................................................................................................................................. 118
Figure VI. 11: Relation entre les débits solides et les débits liquides instantanés de 1990-
1999............................................................................................................................................ 120
Figure VI. 12:Répartition mensuelle des apports solides en suspension (St : Belloua) .............. 122
Figure VI. 13:Répartition saisonnière des apports solides 1990-1998 (St : Belloua) ................. 122
Figure VI. 14:Répartition interannuelle des apports solides (St :Belloua) ................................. 123
P a g e VII
Liste des Tableaux
Tableau IV. 1:La période totale utilisée pour les modèle RNA et ANFIS (station Freha) 78
Tableau IV. 2:La période totale utilisée pour les modèle RNA et ANFIS(station
Belloua) ..............................................................................................................................78
Tableau IV. 3:Résultats du modèle neuronale ...................................................................81
Tableau IV. 4:Résultats du modèle neuronale a une seule entrée (données mensuelles) .84
Tableau IV. 5:Résultats du modèle neuronale a trois entrées (données mensuelles) .......88
Tableau IV. 7: Résultats du modèle journaliers ANFIS (un seul paramètre d'entrée) ......93
Tableau IV. 8:Résultats du modèle mensuelles ANFIS (un seul paramétré d’entrée) ......96
Tableau IV. 9:Résultats du modèle mensuelles ANFIS (une trois entrées) .......................99
Tableau IV. 12: Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle journalière ..........102
Tableau IV. 13: Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle mensuel (trois
paramètres d'entrée) .........................................................................................................103
Tableau IV. 14: Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle mensuel (un seul
paramètre d'entrée) ...........................................................................................................103
Tableau VI. 1:La période totale utilisée pour les modèle RNA et ANFIS(Belloua) .......105
Tableau VI. 2::Résultats du modèle neuronale avec une seule entrée (données
journaliers) .......................................................................................................................105
Tableau VI. 3:Résultats du modèle neuronale avec deux entrées (données journaliers
) ........................................................................................................................................109
Tableau VI. 4:Résultats du modèle journaliers ANFIS (un seul paramétré entrée) ........113
Tableau VI. 5:Résultats du modèle journaliers ANFIS (une deux entrée) ......................116
Tableau VI. 6:Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle journalière (un seule
paramètre d'entrée) ...........................................................................................................119
Tableau VI. 7:Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle mensuelle (deux
paramètres d'entrée) .........................................................................................................119
Tableau VI. 8:Répartition mensuelle et annuelle des apports solides en suspension (en
tonnes) ;St : Belloua .........................................................................................................121
Tableau VI. 9 : Répartitions annuelles des dégradations spécifiques en (t/km2/an) ;( St :
Belloua ) ...........................................................................................................................123
Liste d’Abréviations
L’eau est un facteur prédominant dans la vie de l’être humaine. Grâce aux
conditions particulières de température et de pression qui y règnent , l’eau est présente sous
ces trois états : solide, liquide et gazeux. Les eaux salées, essentiellement contenues dans
les océans, constituent 97.5% du volume total de l’hydrosphère alors que seulement
0.001% se trouve dans l’atmosphère. L’eau douce continentale quant à elle ne représente
que 2.5% de l’eau présente à la surface de la Terre dont 1.74% et 0.75% sont contenus dans
les glaciers et dans les nappes d’eau souterraines. Les lacs, les rivières et l’humidité des
sols superficiels ne constituent que 0.008% de l’eau résidant sur Terre (Hornberger et al.
1998).
Vue la faible proportion des eaux douces dans le monde, l’explosion
démographique et face aux changements climatiques, les réservoirs d’eau douce sont
susceptibles d’influencer les échanges d’eau, ce qui peut avoir des conséquences
dramatiques pour les populations via les graves crises de l’eau en vingt unième siècle.
Cependant, des grands projets de gestion de l’eau démontrent que de nos jours les
solutions aux problèmes de l'eau se heurtent toujours, tôt ou tard, à une ou plusieurs
catastrophes aux conséquences irréversibles (les inondations et la sécheresse).
L’irrégularité interannuelle et saisonnière des écoulements en surface, la rapidité et
la violence des crues sur l’échelle spatio-temporelle singularise les régimes hydrauliques.
Hélas, cela affecte inévitablement sur la détermination quantitative des paramètres
hydrauliques dans un bassin versant.
En région méditerranéenne, l’Algérie à l’instar des autres pays du Maghreb se
trouve particulièrement vulnérable au changement climatique (Boukheir, 2001). Ce dernier
est devenue une réalité qui s’impose avec des impacts notables sur les ressources en eau.
L’Algérie enregistre un apport pluviométrique moyen annuel de près de 100
Milliards de m3, sur lequel les eaux de surface ne représentent que 12,5 Milliards de m3, le
reste se partage entre l’évaporation, l’infiltration et le déversement vers la mer. De ces 12,5
Milliards de m3, le pays a tenté de mobiliser près de la moitié en construisant 94 barrages
d’une capacité totale de stockage de 6,4 Milliards de m 3 après qu’elle était de l’ordre de 1
Milliard de m3 à l’indépendance (Ammari, 2012). Malheureusement les barrages d’Algérie
ont subi de plein fouet le phénomène d’envasement ce qui est la conséquence directe de
l’érosion.
La nécessité d'aménager et de protéger la ressource en eau de point de vue
quantitatif, implique de comprendre les variabilités spatiales et temporelles des apports et
des écoulements, et leurs couplages avec les mécanismes météorologiques,
climatologiques et géochimiques.
La maîtrise de cette problématique impose aux hydrologues une connaissance
précise des mécanismes de l'écoulement.
La génération des débits au niveau d’un bassin, résulte d’un grand nombre de
processus superficiels et souterrains qui interagissent d’une façon plus générale dans le
cycle de l’eau à des échelles spatio-temporelles différentes (Ambroise, 1991).
Seules le modèle hydrologique (pluie-débit) sont susceptibles à simuler les débits
de surface, la déduire les propriétés statistiques des flux de pollution par l’intermédiaire
des modèles pluie-débit, et des modèles pluie-débit-MES (Matières en suspension), de
comprendre le fonctionnement d’un bassin versant, d’optimiser la gestion de l’eau et de
prévoir les inondations.
A l’échelle globale, le manque d’observations climatologique indispensables à sa
compréhension est un lourd handicap. Cette situation est cependant en passe d’être
bouleversée grâce au développement informatique. Les chercheurs se sont investis dans
l’intelligence artificielle pour la simplification de la non-linéarité de la relation pluie-débit.
L’application des modèles neurones artificielles, de la logique floue dans la modélisation
hydrologique relève de la catégorie des modèles à boite noire (Hsu ,1995).
Notre travail s’articulera sur deux parties essentielles dont l’objectif principal est
premièrement, d’illustrer à travers une étude comparative entre les deux modèles neuronale
et le système d’inférence adaptatif neuro-floue (ANFIS) pour la modélisation de la relation
pluie-débit, en absence et en présence des paramètres hydro –climatiques afin de voir une
meilleure approche de simuler les débits liquides à l’exutoire du bassin versant étudié.
Deuxièmement, on tentera d’introduire l’impact des précipitations sur la variabilité spatio-
temporelle de la relation débit liquide-débit solide et de quantifier l’apport solide dans le
bassin étudié .
Nous avons donné dans un premier temps, un aperçu sur la modélisation
hydrologique ; ensuite nous avons présenté la zone d’étude (bassin versant Sébaou), et une
étude pour le traitement des données, et enfin une description et application des modèle
RNA et ANFIS sur notre bassin versant.
.
Chapitre I :
Synthèse
Bibliographique
Chapitre I Synthèse bibliographique
I.1 Introduction
Comme c‘est indiqué dans le plan de travail, cette partie consiste à passer en revue sur les principaux
travaux effectués en modélisations des pluies-débit liquide et débit solide.
La modélisation hydrologique est une discipline des sciences hydrologiques qui s’intéresse principalement
au cycle hydrologique elle vise à comprendre le comportement hydrologique du bassin versant, à décrire
les processus physiques comme l’infiltration, l’évapotranspiration et le ruissèlement et la prévision
hydrométéorologique. En ce sens, elle doit pouvoir décrire le processus de la transformation pluie-débit
et la relation débit solide –débit liquide.
Les facteurs intervenant dans la génération du débit dans un bassin versant sont extrêmement variables
sur les deux axes spatiale et temporelle, ce qui rend la représentation mathématique de ces phénomènes
très complexes. La recherche d'une schématisation de cette complexité est indispensable.
A cet égard, la génération de débit liquide et solide est l’un des questions cruciales en hydrologie et le
point de départ décisif pour fournir des informations exploitables pour la résolution des nombreux défis
de l’hydrologie opérationnelle et de la recherche appliquée.
I.2 Généralités
Le cycle hydrologique de l’eau
L’hydrologie est la science qui étudie la distribution et la circulation de l’eau à la surface de la terre, dans
les sols, dans les souterrains et dans l’atmosphère.
L'ensemble des processus de transformation et de transfert de l'eau forme le cycle hydrologique (Figure
I.1), qui est un ensemble des phénomènes naturels, composé par : les précipitations, l’évapotranspiration,
le ruissellement de surface, l’infiltration, la percolation et le stockage dans les dépressions.
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Le bassin versant :
Le bassin versant en une section d'un cours d'eau est défini comme la surface drainée par ce cours d'eau
et ses affluents en amont de la section. Tout écoulement prenant naissance à l'intérieur de cette surface
doit donc traverser la section considérée, appelée exutoire, pour poursuivre son trajet vers l'aval. Les
différents paramètres du bassin versant (forme, altitude, pente, relief…. etc.) interviennent dans les
différents écoulements (Laborde, 2009).
Les précipitations constituent la principale « entrée » des principaux systèmes hydrologiques continentaux
que sont les bassins versants.
Ce sont l'ensemble des eaux météoriques qui tombent sur la surface de la terre, tant sous forme
liquide (bruine, pluie, averse) que sous forme solide (neige, grésil, grêle) et les précipitations déposées ou
Page 3
Chapitre I Synthèse bibliographique
occultes (rosée, gelée blanche, givre,). Elles sont provoquées par un changement de température ou de
pression.
Page 4
Chapitre I Synthèse bibliographique
Le débit solide :
Masse des matières solides traversant une section donnée d’un cours d’eau par unité de temps noté Qs. Il
s'exprime en Kg/s.
Bilan hydrologique
Dans tous les cas, c'est l'aspect comptable du terme bilan qui prévaut en hydrologie, que ce soit au niveau
des bilans hydriques ou hydrologiques. Trop souvent confondus, le bilan hydrologique se situe à l'échelle
du bassin versant et concerne une démarche hydrologique, le bilan hydrique se situe à l'échelle de la plante
et participe d'une démarche agronomique.
Le bilan hydrique et le bilan hydrologique visent tous les deux à établir le budget entre les entrées et les
sorties en eau d'une unité hydrologique définie pendant une période de temps donné (Ambroise, 1998).
L'équation du bilan hydrique se fonde sur l'équation de continuité et peut s'exprimer comme suit, pour une
période et un bassin donnés :
Avec:
L’érosion :
A. Definition :
Nom formé à partir du verbe latin "erodere " qui signifie "ronger, corroder”, ce mot signifie donc "action
d'enlever en rongeant".(Ammari,2012).
En 1994, Roose a définit l’érosion comme un processus qui concerne l’arrachement, le transport et la
sédimentation des particules par l’eau, le vent ou la gravité.
Forme d’érosion :
L’érosion apparaît sous plusieurs formes :
- L’érosion hydrique.
- L’érosion aratoire ou mécanique sèche : C’est le travail du sol qui arrache les particules, les transporte
et les dépose.
- L’érosion thermique : La différence de température peut dégrader le sol et effriter les roches.
- L’érosion chimique : l’attaque chimique est un facteur essentiel d’érosion, comme c’est le cas pour les
roches calcaires.
Page 5
Chapitre I Synthèse bibliographique
- L’érosion causée par les êtres vivants : parmi les êtres vivants qui causent le plus de dégâts c’est bien
l’homme, en dégradant directement le sol ou en favorisant d’autres facteurs. (Wikipédia)
L’érosion hydrique
C’est un phénomène naturel spatio-temporelle, caractérisé par des processus de détachement des particules
du sol par les précipitations et le ruissellement, leur transport par les eaux superficielles qui ruissellent et
leur dépôt le long du trajet suivi par les eaux superficielles sur les versants et dans les cours d’eau (Foster
et Meyer, 1972).
Origine et mécanisme :
L’érosion hydrique est le résultat de trois principaux mécanismes : le détachement des
Particules, leur transport et leur sédimentation. Le détachement est dû à la fois aux gouttes d'eau (par
rejaillissement) et aux eaux de ruissellement dont le transport est assuré par elles.
a) Le couvert végétal
Il est clair que le couvert végétal est efficace pour réduire le ruissellement. En effet, la capacité
d'infiltration de l'eau dans le sol, le ruissellement et le transport solide sont corrélés positivement avec le
taux de recouvrement de la végétation (Giffort et Hawkins, 1978 et 1979).
D’après Ruiz Figueroa (1983), l’amélioration du couvert végétal réduit plus ou moins fortement les risques
d’érosion et de ruissellement.
b) Intensité et agressivité des précipitations
En 1944, Ellison a démontré que les précipitations constituent l’agent causal et le facteur prépondérant de
l’érosion hydrique. C'est souvent le deuxième facteur d’importance après la végétation.
L’énergie et l’eau apportées par les gouttes de pluie sont à l’origine de la déstructuration des agrégats
présents à la surface (Boiffin, 1976 ; Le Bissonnais, 1988). Il est donc lié à l’énergie cinétique des gouttes
Ec.
En 2000, Touaïbia a prouvé une relation directe entre la pluie et son énergie cinétique par l’équation
suivante :
Avec :
Page 6
Chapitre I Synthèse bibliographique
L'impact des gouttes de pluie sur la surface du sol peut briser les agrégats et disperser les particules de sol.
Les particules les plus légères, dont les particules très fines de sable, de limon, d'argile et de matière
organique, sont facilement emportées par les éclaboussures d'eau de pluie et les eaux de ruissellement.
L'érosivité des pluies se définit comme étant la capacité potentielle de la pluie à causer l'érosion (Hudson,
1973).
c) Ruissellement
Le ruissellement commence dès que l’intensité de la pluie devient supérieure à la vitesse d’infiltration du
sol. Le ruissellement ne débute qu’après un cumul pluviométrique journalier de 18 à 20 mm (Laouina,
1998) sur sol sec même si les pluies sont intenses ou après un cumul de 4 mm sur sol humide et compact
(Chebbani, et al. 1997).
Le ruissellement vecteur des sédiments ne devient important qu’avec des pluies intenses. Effet, ce sont les
épisodes pluvieux durables avec des événements de forte intensité répétitifs qui occasionnent la
dégradation la plus forte, avec en particulier le passage du ruissellement en nappe au ruissellement en
griffes et rigoles (Bouanani, 2004).
d) La topographie
Nombreux chercheurs ont mis en évidence l'effet de la topographie sur l'érosion. Les facteurs
topographiques essentiels sont la pente du bassin versant, le relief, la densité de drainage, l'importance des
vallées et des plaines d'inondation, l'orientation et la taille du bassin versant.
e) Facteurs lithologiques
L’érodibilité du sol désigne sa susceptibilité face aux processus d’érosion. Elle dépend des principales
caractéristiques des sols qui permettent de déterminer le degré de sensibilité à l’érosion hydrique sont les
suivantes : la profondeur, la piérrosité, la granulométrie, la teneur en matière organique (Roose et al, 1993)
, la nature minéralogique des argiles (Le Bissonnais et al.,1995) , l’infiltrabilité ( Papy et al., 1995) et la
cohésion (Mériaux ,1961).
Page 7
Chapitre I Synthèse bibliographique
La relation entre l’écoulement et le débit solide dépend de plusieurs paramètres. Toutefois, s’il est
difficile d’établir une expression mathématique qui mette en évidence la relation entre ces deux
paramètres.
De nombreux hydrauliciens ont cherché à établir des relations empiriques permettant d’estimer le débit
solide d’un cours d’eau, à partir de nombreuses mesures ou à partir de modèles réduits sur fleuves
(Schoklitsch 1934,Schields 1936, Einstein- Brou1950, Laursen 1958, Blench 1966, Colby 1964, Tofaletti
(1969)….). Ces différentes formules donnent rarement des résultats comparables, car elles ont été établies
dans des conditions différentes, ce qui remet en cause l’universalité des formules de transport solide
(Dégoutte, 2000).
Une autre relation empirique communément appelée courbe du transport solide (Cambell et al, 1940 ;
Crawford, 1991) lie le débit solide au débit liquide :
Qs= a QLb
QL : débit liquide (m3/s)
Qs : débit solide ( kg/s)
a et b : paramétres climatique
Ce modèle empirique a déjà été appliqué en Algérie pour une analyse débit solide-débit liquide au bassin
de l’oued Wahrane (Benkhaled et Remini, 2003).
De nombreux auteurs ont parlé du rôle actif de la pluie sur l'érosion des sols par l'eau. ROOSE (1980), en
Afrique de l'Ouest a trouvé que l'énergie développée par les pluies est de 256 fois plus importante que
celle du ruissellement.
L’énergie de la pluie a un poids plus conséquent dans l’explication du phénomène d’érosion a été démontré par
Meddi (1992) et Meddi et al (1998) dans les deux bassins versant de l’Oued Mina et dans les Monts de
Beni Chougrane respectivement.
Dans le but de montrer l’importance du facteur de pluie dans l’évaluation de l’érosion, plusieurs
chercheures ont proposé des indices d’agressivité climatique telle que : l'Indice d'érosion
pluviométrique (WALTER H. W,1959), l’indice de FOURNIER F. (1960) et MARTIN C (1990) .
Page 8
Chapitre I Synthèse bibliographique
Dans ce contexte, les efforts de la recherche pour la compréhension du cycle de l’eau, associés aux
développements de l’informatique, se sont concrétisés par l’apparition d’une multitude de modèles en
particulier les modèles pluies-débits.
I.3.1 Définition d’un modèle :
Le terme "modèle" désigne un ensemble de relations mathématiques destiné à trouver une représentation
schématique d'un processus donné. En hydrologie, un modèle de transformation Pluie-Débit tente de
traduire par des expressions mathématiques des relations qui existent entre les différents processus
physiques qui forment le cycle terrestre de l'eau. Une théorie exhaustive et déterministe de tous ces
phénomènes est très complexe à mettre sur pied et l'on s'efforce de trouver des simplifications qui
permettent de faciliter cette tâche tout en restant le plus proche de la réalité. Les représentations ou
modèles diffèrent donc selon l'approche utilisée par chaque auteur (CHKIR. N, 1994).
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Chapitre I Synthèse bibliographique
D’après Wery, 1990, In Elleuch, 1999, une représentation d’un système physique par un modèle
mathématique peut répondre à l’un des objectifs suivants:
La prévision: Elle nous permet de prédéterminer des débits de crue et l’évaluation des futurs débits
à l’exutoire d’un bassin versant.
La simulation: La simulation en hydrologie a pour but de comblement de lacunes dans des séries
de données, évaluation des valeurs extrêmes des débits, la restauration de débits antérieurs qui ne
sont pas mesuré
Le contrôle
Le contrôle, qui consiste à agir sur le signal d’entrée pour obtenir un signal de sortie ayant certaines
caractéristiques, n’a trouvé que peu d’application en hydrologie.
L’analyse de la non-stationnarité d’un bassin versant
Dans un contexte de variabilité climatique et/ou de modifications anthropiques des caractéristiques d’un
bassin versant, les impacts sur le fonctionnement hydrologique d’un bassin versant peuvent
éventuellement être recherchés en effectuant des tests sur la stationnarité des vecteurs de paramètres et/ou
des sorties du modèle, comparativement aux observations.
L’utilisation de variables d’état du bassin versant pour la modélisation annexe
Le modèle est utilisé pour générer des chroniques d’état du bassin versant (taux de remplissage d’un des
réservoirs, stock de neige, ...etc.) qui sont ensuite utilisées par d’autres modèles (flux de nutriments ou de
matières en suspension), prévisions d’apport par fonte nivale, ou pour améliorer les performances d’autres
modèles.
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Chapitre I Synthèse bibliographique
P a g e 11
Chapitre I Synthèse bibliographique
paramètres et celles des prédictions. Toutefois cette approche, bien qu’elle soit le meilleur moyen de
caractériser la variabilité des grandeurs, nécessite la connaissance des lois de probabilité les plus courantes
pour la variabilité considérée ou au moins de leurs premiers moments. (Makhlouf ,1994)
Modèle déterministe
Un modèle est déterministe lorsque la réponse du système est à caractère déductif dominant, c'est -à- dire
qu'on porte un jugement sur le système physique en essayant de connaître le comportement de ses éléments
constructifs et leurs relations internes. Les équations mathématiques sont établies analytiquement et les
données expérimentales sont utilisées simplement à titre de vérification. On y trouve les modèles
empiriques qui se caractérisent par une approche directe pour obtenir la réponse à une sollicitation, et les
modèles physiques qui s'appuient sur les règles de l'hydrodynamique pour représenter et expliquer le
fonctionnement hydrologique du bassin versant. (Llamas, 1993)
Modèle conceptuel
Le modèle conceptuel considère le bassin versant comme un assemblage de réservoirs d'humidité,
interconnectés et qui sont censés représenter plusieurs niveaux de stockages, suivant une dimension
verticale. Ce modèle est basé sur la connaissance des phénomènes physiques qui agissent sur les entrées
pour obtenir les sorties. (Ambroise 1991).
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Chapitre I Synthèse bibliographique
(Xi−𝑋̅)−(Yi−𝑌̅)
R=
√∑(Xi−𝑋̅)2 ∗∑(Yi−𝑌̅ )2
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Avec
Xi : consommation mesurée
Yi : consommation calculée
𝑋 : moyenne des consommations mesurées
𝑌 : moyenne des consommations calculées
∑ 𝑋𝑖 −𝑋𝑐𝑎𝑙 2
RMSE=√
𝑁
Avec :
𝑋𝑖 , 𝑋𝑐𝑎𝑙 : les consommations observées et calculées
N : le nombre de données.
c) Le critère de Nash-Sutcliffe (1970)
Ce critère, permet d’évaluer la variance expliquée d’un modèle para rapport à la moyenne de toute la série
de données. Il varie entre -∞ et 100 (exprimé en pourcentage).
Une valeur du critère négative indique que le modèle donne des résultats moins bons que l'utilisation de
la moyenne de l'échantillon. Il est donné par la formule suivante (Nash et Sutcliffe, 1970) :
∑(𝑄 −𝑄 )2
Nash = ∑(𝑄𝑐 −𝑄𝑜𝑏𝑠)2
𝑐 𝑚
avec :
Qm : débit moyen observé.
On considère généralement qu'un modèle hydrologique donne des résultats acceptables si la valeur du
critère de Nash est supérieure à 80% (Gaume, 2003)
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Chapitre I Synthèse bibliographique
L’approche déterministe est basée sur le calcul des processus physiques du système hydrologique. Ce
calcul est souvent limité par le manque de données liées aux processus physiques du système hydrologique
d’une part et par le niveau restreint des connaissances scientifiques des systèmes naturels d’autre part. Ces
limites influencent négativement la modélisation hydrologique ainsi que la prévision des crues, en
dégradant la fiabilité des modèles réalisés d’autant plus que les spécialistes du domaine exigent des
résultats précis associés à un temps de calcul minimal. (Kharroubi et al, 2006).
Dans cette optique, les chercheurs se sont investis dans l’intelligence artificielle pour la simplification de
la non-linéarité de la relation pluie-débit. L’application des modèles neurones artificielles dans la
modélisation hydrologique relève de la catégorie des modèles à boite noire (Hsu, 1995).
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Chapitre I Synthèse bibliographique
important dans le comportement logique de l'ensemble. Ces axones conduisent les signaux électriques de
la sortie d'un neurone vers l'entrée (synapse) d'un autre neurone.
Les neurones font une sommation des signaux reçus en entrée et en fonction du résultat obtenu vont fournir
un courant en sortie (figure I.6).
La structure d'un neurone se compose de trois parties :
o La somma (corps cellulaire) : ou cellule d'activité nerveuse, au centre du neurone.
o L'axone : attaché au somma qui est électriquement actif, ce dernier conduit l'impulsion
conduite par le neurone.
o Dendrites : électriquement passives, elles reçoivent les impulsions d'autres neurones.
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Chapitre I Synthèse bibliographique
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Chapitre I Synthèse bibliographique
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Chapitre I Synthèse bibliographique
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Chapitre I Synthèse bibliographique
a) Le perceptron monocouche
Le perceptron de Rosenblatt (1957) est le premier RNA opérationnel. C’est un réseau à propagation avant
avec seulement deux couches (entrée et sortie) entièrement interconnectées.
Il est composé de neurones à seuil. L’apprentissage est supervisé et les poids sont modifiés selon la règle
delta.
Traits significatifs Classification
j=1
Rétine
Entrée Sortie
…
i
Wij
ai {-1,+1 }
j=n
aj {1,0 }
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Unités
a Unités a
d'entrée i Unités a de sortie k
cachées j
Calcul Erreur 3
entre
sorties désirées
et
sorties obtenues
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Apprentissage supervisé : dans ce cas on fournit au réseau la donnée à traiter, mais aussi la
réponse attendue. Le réseau effectue une évaluation de la donnée, puis compare la valeur obtenue
avec la valeur désirée. La procédure s’effectue progressivement, jusqu’à ce que l’erreur entre les
sorties du réseau et les résultats désirés (données observées) soit minimisée.
Superviseur sortie
désirée
erreur
réseau sortie
obtenue
FIGURE I. 12: APPRENTISSAGE SUPERVISE
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Réseau sortie
obtenue
FIGURE I. 13:UN APPRENTISSAGE NON SUPERVISE
Vue la capacité récursive d’apprendre des données et son aptitude à résoudre des problématiques très
complexes et des processus non linéaires. Les neurones artificiels sont visés par les hydrologues d’une
part, pour la transformation des précipitations en débit liquide à différents pas de temps (mensuel et
journalier) en présence et absence des paramètres hydro-climatiques. D’autre part, pour prévoir une
relation entre les précipitations, le débit liquide et le débit solide.
Afin de donner un aperçu sur les travaux effectués dans le passé, on présente une brève recherche
bibliographique :
Widrow et Off (1960) proposaient un nouvel algorithme d'apprentissage pour entraîner un réseau
adaptatif de neurones linéaires, avec des capacités similaires au perceptron. Mais l'enthousiasme suscité
par ces théories se trouve fortement contrarié par un livre publié par Minsky et Papert (1969).
Hsu et al., (1995) ont présenté une étude très approfondit dans le développement et l’application des RNA
sur la relation pluie-débit. Ces chercheurs ont développé un nouvel algorithme de RNA appelé « Linear
least squares simplex » pour identifier la structure et paramètres du réseau de neurone « feedforward » à
trois couches. Ils indiquent qu’un réseau de neurones appliqué sur un bassin américain, obtient de
meilleurs résultats qu’un modèle ARMAX et que le modèle conceptuel complexe de Sacramento.
S. LEK et all (1996) ont présenté une méthode de modélisation de la relation pluie et débit basée sur
l'utilisation de réseaux neuronaux. En utilisant l'algorithme de la rétro propagation des erreurs avec un
réseau à 3 couches de neurones. La fonction de transfert appliquée est de type sigmoïde. Pour prédire le
débit à un moment donné, on présente l'entrée du réseau des valeurs de pluies et de débits observés à des
P a g e 23
Chapitre I Synthèse bibliographique
instants précédents. L'application du réseau permet d'obtenir de bonnes prévisions d'un ou plusieurs pas
de temps, aussi bien journalières qu'hebdomadaires.
Tokar et Johnson (1999) ont enquêté sur la sensibilité de la précision du RNA dans la prévision du débit
journalier par rapport aux contenue et longueur des données d’apprentissage et les ont comparés au
modèles de régression statistiques et conceptuel. Ils ont prouvé que le RNA réduit la longueur des données
et raccourcit le temps passé dans la calibration des modèles tout en améliorant la précision de prévision et
la flexibilité par rapport aux modèles comparés.
Coulibaly et al. (2000) dans un contexte de prévision des débits sur un bassin canadien : le réseau de
neurones donne sur des prévisions d’un à sept jours des résultats plus satisfaisants qu’un modèle
conceptuel et un modèle ARMAX.
Dechemi et al. (2003) qui ont utilisé l’algorithme Levenberg-Marquardt pour l’apprentissage du RNA
dans le but de modéliser la relation pluie-débit avec un pas de temps mensuelle (bassin versant du barrage
Chaffia).
Kumar et al., (2004) ont comparé les performances des réseaux de neurones de types MLP (perceptron
multicouche) et RBF (Radial basis fonction) en les appliquant sur la modélisation pluie-débit d’un bassin
en Inde. Les résultats ont montré que le réseau PMC donne une meilleure généralisation que le réseau
RBF, mais que le premier nécessite une procédure de « essai-erreur » pour fixer le nombre de neurone
dans la couche cachée, ce qui peut prendre du temps, alors que la structure du réseau RBF prend moins de
temps avec un algorithme d’apprentissage approprié
Benkaci (2006), ont comparé les résultats des trois approches conceptuelles, les réseaux de neurones
artificiels et d’une logique appelée floue pour la modélisation pluie-débit testés sur les bassins versants du
Nord algérien, à deux échelles mensuelle et journalière.
Lin et Chen (2008) ont proposé une approche systématique pour la détermination des entrées du réseau
de neurone, cette approche qui consiste à supprimer les entrées impertinentes et construire un réseau
qu’avec des entrées adéquates s’est montré efficace en réduisant le temps d’apprentissage et en
augmentant les performances du modèle.
Chahrazed Salhi et all (2013) ont démontré la capacité du modèle neuronal prévoir l’érosion spécifique,
cas du bassin versant cas du bassin hydrographique Algérois-Hodna-Soummam (Algérie). Les résultats
obtenus sont comparés avec celles du modèle de la par la régression multiple. La validité du modèle
neuronal est composée par lame écoulée, densité de drainage, pente moyenne du bassin et précipitation
moyenne annuelle comme variables d’entrées avec un coefficient de détermination de 0,81 et une erreur
quadratique moyenne de 0,19.
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Yao Blaise KOFFI et al (2014) ont présenté une étude dans le but de vérifier l’efficacité des trois modèles
des réseaux de neurones formels pour la prévision des débits mensuels du Bandama Blanc à partir de la
relation pluie-débit qui est non-linéaire. Malgré les bonnes performances des modèles Perceptrons
Multicouches en prévision, les débits extrêmes étaient mal modélisés. Il est aussi apparu dans cette étude
que pour la prévision, les modèles neuronaux développés sont des modèles très simples.
Aichouri et al. (2015) ont démontré les performances que peuvent atteindre les RNA, en les comparants
aux modèles à base de régression linéaire multiple. On remarque comme même qu’il y a un intérêt qui se
développe ces dernières années sur l’utilisation des RNA dans la modélisation hydrologique en Algérie.
Boulmaiz Tayeb, (2016) ont présente une approches de modélisation de la relation pluie-débit sur le
bassin versant Seybous par les trois modèles conceptuelle, les réseaux de neurones artificiel et une
combinaison des modèles conceptuel et neuronal. Les résultats obtenus ont démontré que cette dernière
approche est la plus robuste par rapport aux autres approches testées et c’est celle qui est préconisé, que
ce soit en termes de la prévision des crues ou bien de la gestion de ressources en eau.
La logique floue « « fuzzy logic ou fuzzy sets theory – FS » » a été reportée pour la première fois dans
le fameux article de Zadeh (1965). Cette logique floue permet une représentation du processus étudié par
un langage naturel sous la forme des règles en introduisant des nuances ‘ faible’ ‘élevé’ ‘très élevé’, et
modélise en partie l’approche humaine, ce qui permet d’introduire une interopérabilité au système
modélisé.
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Chapitre I Synthèse bibliographique
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Complément
L’opérateur logique correspondant au complément d’un ensemble est la négation :
μ (NON A) = 1 - μ(A)
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Proposition floue
Implication floue
Il reste à définir une règle d’activation afin d’obtenir une réponse unique. Cette étape s’appelle
l’implication
« V est A W est B » est lue « si V est A alors W est B »
« V est A » est la prémisse « W est B » est la conclusion
Par exemple : « si Age-personne est Jeune alors Salaire est Bas »
v. Règles floues
Une base de règles floues est composée de règles qui sont généralement utilisées en parallèle, mais
peuvent également être enchaînées dans certaines applications. La figure récapitule les trois étapes
fonctionnelles d’une règle floue
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Fuzzification
L’opération de fuzzification permet de passer du domaine réel au domaine du flou. Elle consiste à
déterminer le degré d’appartenance d’une valeur (mesurée par exemple) à un ensemble flou
L’inférence floue
L’inférence floue est constituée de règles floues du type Si, alors, pour chaque règle, elle permet de
calculer à partir des degrés d’appartenance, le degré de vérité de x, et en déduit la conclusion de la règle
pour le vecteur d’entrée présenté, et agrège ensuite les conclusions de toutes les règles activées pour ce
vecteur.
La défuzzification
Le passage d’un résultat linguistique à un résultat chiffré, il existe deux types de défuzzification :
Numérique
Symbolique.
L'identification de leur structure externe : permet de déterminer les valeurs d'entrées et de sortie
nécessaires et/ou suffisantes à la modélisation.
L'identification de leur structure interne : basée sur des règles floues, cette étape permet
l'identification des paramètres des sous-ensembles flous, par une méthode d'optimisation.
Définition
Un système neuro-flou hybride est un réseau de neurone flous, une fonction de transfert floue et un module
d’adaptation de la structure apprentissage d’un ensemble de données.
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Chapitre I Synthèse bibliographique
Un système d’inférence adaptatif neuro-floue (ANFIS) est un système d’inférence floue mis en œuvre
dans le cadre des réseaux adaptatifs. Ces derniers sont des modèles entrés-sortie non linéaire utilisant un
ensemble de règle qui implique des ensembles de variable d’entrés, présentés par des ensemble de logique
avec des fonctions d’appartenance (MFs) et des ensembles logiques de conséquence. La première
introduite de ce système était par Jang (1993), qui consiste à utiliser un réseau neurone de type perceptrons
multicouches (PMC).
Il s’agit un réseau des systèmes flous de type Sugeno dotée par les capacités d’apprentissage des neurones.
Pour plus de simplicité, nous supposons que le système possède deux entrées x et y, et une sortie Z, chaque
entrée est représentée par deux ensembles flous.
Où Ai et Bi sont des ensembles flous, ai, bi et ci sont les paramètres de conséquente qui sont déterminées.
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Chapitre I Synthèse bibliographique
L’ajustement des paramètres de l’ANFIS est réalisé lors de la phase d’apprentissage. Pour cela, un
ensemble de données associant séquences d’entrées et de sorties est nécessaire.
Pour la réalisation de cette phase, l’algorithme d’apprentissage hybride est utilisé. Le système ANFIS
applique le mécanisme d’apprentissage des réseaux neurone sur des techniques d’inférence floues. D’un
autre terme, L’ANFIS est un système d'inférence floue (SIF) dont les paramètres des fonctions
d'appartenances sont ajustés en utilisant L’algorithme d’apprentissage rétropropagation, ou en
combinaison avec un autre type d’algorithmes comme le moindre carré.
P a g e 31
Chapitre I Synthèse bibliographique
P a g e 32
Chapitre I Synthèse bibliographique
Nayak et al (2004) : dans leur étude, ont comparé les performances des réseaux de neurones et le modelé
neurone-floue « ANFIS » en les appliquant sur la modélisation pluie-débit d’un bassin en Baitarani. Les
résultats l'étude sont très encourageants et suggèrent qu’une approche neuro-floue adaptative est viable
pour la modélisation des séries d'écoulement fluvial.
Lekfir. A et al (2005) ont démontré la capacité du modèle neurone-flou à modéliser la relation débit-MES
au pas de temps horaire pour le cas du barrage de Beni Amrane (Algérie). Les résultats obtenus sont
comparés avec celles du modèle empirique. Néanmoins, nous pouvons noter que le modèle flou utilise
une architecture d’apprentissage complexe (apprentissage neuronal), contrairement au modèle empirique
relativement simple en utilisant deux paramètres seulement.
Aqil et al (2007) ont démontré que le système d'inférence neuro‐fuzzy (ANFIS) adaptative a de grande
capacité de généralisation et d’adaptabilité pour une modélisation complexe de la relation pluie-débit.
Firat et Gungor (2008) présente une approche de système d'inférence neuro‐ fuzzy (ANFIS) adaptative
est utilisée pour construire un système de prévision en série chronologique sur un bassin versant en turque.
Les résultats indiquent que l’ANFIS peut être appliqué avec succès et offre une précision et une fiabilité
élevées pour la modélisation en série chronologique.
Markus kasper et all (2010) ,Dans cette étude, un système à base de règle floue utilisant l’approche
Takagi-Sugeno-Kang a été développée, en considérant l’humidité du sol et la pluie comme variables
d’entrée pour prévoir le débit actuel à l’exutoire du bassin versant Allemagne.
Jianxun He et al., (2014) ont comparé trois modèles pluie-débit (RNA, ANFIS et Support Vector
Machine (SVM)) dans une région montagneuse et dont le climat et de type semi-aride (nord-ouest de la
Chine). Les résultats obtenus sont satisfaisants pour les trois modèles malgré la complication de la
topographie du bassin versant étudié.
Zaki Abda et al (2015), montre une application des Réseaux de Neurones et les Systèmes d’inférence
Neuro-Floue pour la prévision des débits extrêmes. Les résultats obtenus dans les bassins côtiers algérois
sont très encourageants et meilleurs que ceux obtenus par les modèles statistiques traditionnels.
Kumar Tripathi (2019) présente une étude très approfondit dans le développement et l’application de
« ANFIS » sur la relation pluie-débit. Ces chercheurs indiquent que cette technique appliquée sur un
bassin Indien, obtient de meilleurs résultats avec la fonction trapézoïdale.
P a g e 33
Chapitre I Synthèse bibliographique
I.7 Conclusion
La non linéarité de la relation pluie-débit est lie à un certain nombre de facteurs complexes qui
interviennent simultanément à différentes échelles spatiales et temporelles. Cette complexité a fait l'objet
d’un certain nombre de recherches scientifiques. Plusieurs modelés ont était développées dans ce sens.
Dans notre cas d'étude, on s’intéresse aux deux modèles (modèle neurone et neuro-floue).
Nous avons présenté dans ce chapitre une revue bibliographique sur la modélisation pluie-débit. L’analyse
de ces travaux affirme l’intérêt pratique et la complexité de ce phénomène ainsi que justifier les
orientations de nos travaux dans la modélisation numérique de ce dernier.
P a g e 34
Chapitre II :
Présentation de la zone
d’étude et étude du
bassin versant
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
II.1. Introduction
Avant tout projet, l’étude du site est nécessaire pour connaître la caractéristique physique du lieu et les
facteurs influençables sur le problématique étudié. Dans cette partie nous présentons la zone de notre étude
des points de vue géographique, topographique et climatique.
P a g e 35
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Le bassin versant est constitué par des formations d’âge paléozoïque à quaternaire affectées d’une
tectonique souple et cassante. L’orogénèse alpine est la plus caractéristique de la région. Du point de vue
intérêt hydrogéologique, seules les formations alluvionnaires du quaternaire et les formations jurassiques
et crétacées du Djurdjura (chaine calcaire) jouent un rôle de réservoir, quand au Miocène marneux son
rôle substratum imperméable pour la nappe du quaternaire n’est pas négligeable (M. Djemai,1985) .
La vallée de l’oued Sébaou est une dépression comblée d’alluvions formant un complexe de terrasses.
Dans le haut Sébaou les terrasses sont étagées cette structure a une incidence sur l’alimentation de la nappe
alluviale du fait qu’elles sont susceptibles de renfermer des nappes à entités hydrauliques bien
individualisées. Par ailleurs, le système des terrasses est emboité dans le bas Sébaou ; d’où l’existence de
relation hydraulique entre elles favorisant ainsi une alimentation latérale. Les bordures et le lit mineur de
la vallée de l’oued Sébaou sont formés par des marnes imperméables ou argile de l’Oligocène au Pliocène
(ANRH).
P a g e 36
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
P a g e 37
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
II.2.4. Sismologie
En effet , la zone d’étude est réputée pour son activité sismique moyenne à importante, ceci est dû au
phénomène de réajustement par des failles qui se produit dans les zones profondes, c’est une zone
d’affaissement permanent, depuis le miocènes et même actuellement, elle est comprise entre deux blocs
positifs ascendants qui sont l’Atlas au sud et le Sahel au nord, ils sont l’origine du tremblement de terre,
par leurs manifestations du contact entre la plaine et la montagne sur une grande partie du nord algérien.
II.3. Lithologie
En tenant compte des formations perméables de la chaine calcaire de la plaine alluviale de l’oued
Sébaou, les autres formations telles que celles du socle Kabyle, de Miocène post nappe et des flysch qui
occupent la majeure partie du bassin versant, sont généralement ‘‘imperméable’’.
II.4. Le couvert végétal
Le couvert végétal joue un rôle extrêmement important, dans la protection des sols contre l’érosion par
son action atténuante des crues et des averses particulières, en réduisant et en freinant le ruissellement
superficiel.
La végétation de la région d’étude est de type méditerranéen, caractérisée dans son ensemble par trois
étages bioclimatiques bien distincts :
Les cultures : elles sont concentrées dans les plains et représentées par l’arboriculture et les superbes
champs des cultures maraîchères, aux quelles s’ajoutent laurier rose et le roseau dominant les zones
incultes et inondables.
Les maquis : caractérisant en particulier les zones intermédiaires, constitués essentiellement de très denses
champs d’oliviers et de petites parcelles de figuiers (îlot de Aissa Mimoun) et par quelque peuplement de
chêne liège (la chaîne littorale) et de chêne vert, complétés par une végétation arbustive assez basse qui
reflète l’état de dégradation de la végétation dans la région.
Les forêts : occupant les zones montagneuses et représentées généralement par le chêne vert, le chêne
liège et le pin d’alépe.
Malgré sa diversification, le couvert végétal de notre région d’étude demeure très dégradé et n’occupe que
19% (soit 55.025 ha) de la surface totale. Cette dégradation due indubitablement à l’activité humaine
(défrichements, coupes, incendies…) expose la région à une forte érosion et une déperdition accélérée des
sols fertiles surtout en haute montagne.
P a g e 38
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Le drainage très dense s’effectue par une multitude de torrents plus ou moins long. Les torrents de rive
droite proviennent de la chaîne littorale au nord du bassin versant et ne dépassent pas une quinzaine de
kilomètres de long. L’oued Dis qui présente le plus fort débit prend sa source au Dj .Tamgout à 1278m
d’altitude et débouche dans l’oued Sébaou juste après le premier coude majeur de l’oued à hauteur du
village de Freha.
Les torrents de la rive gauche naissant dans le socle de la grande Kabylie :
L’oued Sébaou lui-même et ses deux principaux affluent sud. Prennent naissance dans la chaîne
du Djurdjura.
Les quatre torrents confluent après cinq kilomètres de parcours pour former le haut Sébaou, que
les kabyles nomment Actif n’Boubhir.
Dans la haute vallée, l’oued suit une direction SSE-NNW, jusqu'à un premier coude majeur,
localisé entre Azzazga et Freha.
Dans la moyenne vallée, l’oued coule suivant une direction Est-Ouest dans le synclinal Miocène
de Tizi-Ouzou.
Dans la basse vallée, on assiste à une nouvelle orientation du tracé. Vers Tadmait l’oued effectue
un nouveau coude majeur et se met à couler suivant une direction parallèle à celle de sa direction
amont, pour déboucher en mer, à l’Ouest de Dellys.
Dans cette section la terrasse la plus base extrêmement étendue ennoie toute la plaine alluviale,
l’oued n’est plus adapté à la structure géologique dans cette région, car il coupe en classe la chaîne
littorale et les chaînons côtiers (Benhassaine. M, 1980).
L’oued Bougdoura prend sa source à 1900m d’altitude. Le profil longitudinal très relevé dans la
section amont, s’abaisse rapidement, et au contact de la plaine, s’insinue entre les inters fleuves.
L’oued Aissi prend sa source à 2000m d’altitude. C’est l’affluent qui a le plus fort débit et qui est
responsable des modifications du tracé du lit de l’oued Sébaou. En effet l’oued Aussi débouche
dans l’oued Sébaou juste en amont des gorges du Belloua.
L’oued Sébaou débute à l’Est de la chaine du Djurdjura par l’intermédiaire de quatre torrents qui
naissant entre le col de Tirourda à 22000m d’altitude et le col de Chellata à 2100m d’altitude.
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Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Figure II. 3: Carte hydrologique du bassin versant oued Sébaou (ANRH, 2010)
P a g e 40
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
A. Caractéristiques géométriques
Surface
C’est le paramètre le plus important qui permet de contrôler l’intensité de plusieurs phénomènes
hydrologiques (apport, volume de précipitation ou infiltration…)., la surface obtenue est donnée par
:
S= 2500 km2
Périmètre :
P=250. 387 km.
Longueur de talweg principal
C'est le cours d’eau le plus long dans le bassin versant tel que
L= 97 km
La valeur de cet indice permet d’avoir une idée sur la forme du bassin versant. Il est définir
comme le rapport du périmètre du bassin au périmètre du cercle ayant la même surface :
Kc ………………………………………………(II.01)
A partir du tableau (II.01) de classification on peut avoir la classe de notre bassin versant.
On a : 1.25<Kc<1.5
P a g e 41
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Indice de pente
Classe Type de relief
globale
R1 Relief très faible Ig<0.002
R2 Relief faible 0.002<Ig<0.005
R3 Relief assez faible 0.005<Ig<0.01
R4 Relief modéré 0.01<Ig<0.02
R5 Relief assez fort 0.02<Ig<0.05
R6 Relief fort 0.05<Ig<0.1
R7 Relief très fort 0.1<Ig
P a g e 42
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Figure II.4 : Carte des reliefs et altitudes du bassin versant de la vallée du Sébaou (Mekhaldi,2017)
P a g e 43
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
1800
1600
1400
1200
altitudes (m)
1000
800
600
400
200
0
0 20 40 60 80 100 120
% de surface
b) Altitude médiane
L’altitude médiane correspond à celle lue au point d’abscisse 50% de la surface totale du bassin, sur la
courbe hypsométrique. Cette grandeur se rapproche de l'altitude moyenne dans le cas où la courbe
hypsométrique du bassin concerné présente une pente régulière, d'après la courbe hypsométrique
on a :
P a g e 44
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Relief Ds (m)
1 Très faible <10
2 Faible 25
3 Assez faible 50
4 Modéré 100
5 Assez fort 250
6 Fort 500
7 Très fort >500
Densité de drainage
CT D d F1 …………………………………………………. (ӀI.05)
P a g e 45
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Elle exprime le rapport entre la dénivelée et la longueur comprise entre deux points suffisamment
éloignés du cours d’eau principal. Elle est donnée par la formule suivante :
Ic= ∆𝐻/∆𝐿 …………………………………....(II.06)
Te mps de concentration
C’est le temps que met la particule d’eau la plus éloignée pour arriver à l’exutoire, il existe plusieurs
formules. Dans le contexte algérien et pour les grands bassins versants, il peut être calculé par la
formule de GIANDOTTI:
4 S 1.5 L
TC = ……………………….. (IӀ.07)
0.8 H
Vitesse de ruissellement
On entend par ruissellement, l’écoulement par gravité à la surface du sol, suivant la pente du terrain, et
dans le micro-réseau hydrographique, des eaux météoriques qui ont échappé à l’infiltration, à
l’évaporation et au stockage superficiel.
P a g e 46
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Tableau II. 5: Caractéristiques hydromorphométriques du quelques sous bassin du bassin versant Sébaou
02-08-05 / / / 1972-2001
P a g e 47
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Figure II. 4:Répartition des stations hydrométriques dans le bassin versant du Sébaou (Source : ANRH)
P a g e 48
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Figure II. 5: Répartition des stations pluviométriques dans le bassin versant du Sébaou (Source : ANRH)
b. Le Climat :
Le climat de la région est un climat type méditerranéen, pluvieux en hiver, sec en été avec une pluviométrie
moyenne avoisinant les 900 mm par an, comme le montre la carte pluviométrique de l’ANRH.
c. Température
P a g e 49
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Les températures conditionnent le déficit d’écoulement ainsi que son estimation et encore jouent un rôle
dans le processus de condensation et d’évaporation de l’eau.
Le tableau (II.8) se dessous récapitule la variation des températures moyennes annuel mensuel enregistré
au niveau de la station de Tizi-Ouzou sur une période de (1996-2008) et la station de Azazga (1968-2005).
Tableau II. 7 : la variation des températures moyennes annuel mensuel
Station :Tizi-Ouzou(1996-2008)
mois janv fév mars avril mai juin jui aout sep oct nov déc annuel
moy 10,9 11,5 14,2 16,5 20,3 25,3 28,5 29 25,2 21,3 15,2 11,7 19,2
min 6,5 6,6 8,6 10,8 14,5 18,5 21,4 22 19 15,5 10,6 7,6 13,5
temperature (T°)
max 15,3 16,5 19,8 22,1 26,1 32,2 35,6 35,9 31,4 27,1 19,8 15,8 24,8
Moy 24.23 19 12.27 10.15 10.05 10.23 12.21 13.9 17.23 22.46 25.11 25.2 16.84
Source ONM
d. L’humidité relative :
Les variations de l’humidité relative de l’air sont fondamentalement conditionnées par Les variations de
la température et par la nature des masses d’air locales. On admet que la variation de la température de
l’air provoque, en règle générale, une variation contraire de L’humidité relative de l’air.
La distribution spatiale des valeurs de l’humidité de l’air et variations journalières et annuelles, peuvent
être modifiées par l’action des facteurs locaux.
Le tableau(II.09) présente les valeurs moyennes mensuelles et annuelles de l’humidité relative de l’air
pour les deux stations Tizi-Ouzou et Azazga.
Tableau II. 8:la variation de l'humidite de l'air moyennes annuel mensuel
Ces résultats montrent que l’humidité de l’air est relativement faible à partir du mois de mai jusqu’au mois
de septembre avec un minimum de 50% au mois d’août et sensiblement élevée du mois d’octobre jusqu’au
P a g e 50
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
mois d’avril, caractérisant la saison humide avec un maximum de 78% au mois de décembre pour la station
de Azazga et 82 % au mois de janvier pour la station de Tizi-Ouzou.
e. Le vent
Le vent est l’un des éléments caractéristiques du climat régissant l’évaporation à la surface du sol et de
la végétation. Les résultats des moyennes mensuelles de la vitesse du vent enregistrée au niveau de la
station de Tizi-Ouzou sont présentés dans le tableau (II.10).
Tableau II. 9:: Moyenne mensuelles des vitesses du vent.
Mois Janv Fév Mars Avril Mai Juin Juill Aout Sép Oct Nov Déc Annuel
vent
1,1 1,3 1,7 1,9 1,9 2,2 2,2 2,2 1,6 1,2 1,4 1,3 1,7
(m/s)
Source ONM
D’après les données de l’ONM on constate que les vents dans la zone d’étude sont généralement
d’orientation Ouest à Sud-ouest. Force des vents :
Elle est estimée d’après une échelle télégraphique dont les degrés sont les suivants :
0 : vent calme ;
1-2 : vent faible ;
3-4 : vent modéré ;
5-6 : vent assez fort ;
7-8 : vent fort ;
9 : vent violent ;
D’après les données disponibles, on constate que la région d’étude est caractérisée par des vents faibles.
f. Sirocco
La fréquence du sirocco est une des données caractéristiques du climat. Les valeurs du tableau(II.11)
permettent de constater que la durée du sirocco est très variable, essentiellement un phénomène d’été avec
cependant des fréquences relativement importantes au début de l’Automne (Septembre et Octobre).
Mois Janv Fév Mars Avril Mai Juin Juill Aout Sép Oct Nov Déc Annuel
Sirocco 0.00 0.30 1.30 1.5 2.4 4.00 8.5 8.5 5.2 3.6 1.6 0.2 37.30
(m/s)
(Source ONM)
g. Indice d’Aridite
P a g e 51
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
L’aridité d’une région, peut être exprimée par différents indices, fondes principalement sur les valeurs
moyennes des précipitations et températures. Les plus connus sont ceux de Martonne (1926) ;
[Link](1932) ; [Link] (1948) ;[Link] (1950) ; R. Capot-Rey (1951) ; H. Gaussen ; F.
Bagnouls (1952) et P. Birot (1953).
P
A= ………………………………………………(II.09)
T+10
Où
P : précipitations annuelles moyennes (mm) ;
T : Températures annuelles moyennes (°C).
Les types de climat se classent comme suit :
770.3
A = 19.2+10 = 26.38
D’après les données disponibles, on constate que la région d’étude est caractérisée par un climat
tempéré.
h. Etude de l’évapotranspiration
L’évapotranspiration est l’une des plus importantes composantes du bilan hydrologique. Cette dernière
conditionne l’abondance où le déficit en eau pour la végétation, et par conséquent, sa connaissance est
fondamentale pour toute action d’aménagement et de lutte contre les crues et les transports solides.
L’évapotranspiration est un paramètre difficile à mesurer, il dépend de plusieurs paramètres facteurs
variant dans le temps et dans l’espace. Les principaux paramètres qui conditionnent l’évapotranspiration
sont : la température, les précipitations, l’état du sol et la végétation.
L’évapotranspiration est la combinaison de deux phénomènes :
L’évapotranspiration potentielle (ETP) qui représente la quantité d’eau maximale qui pourrait
s’évaporée au niveau d’un sol saturé c.-à-d. l’évapotranspiration potentielle est employée lorsque la
surface évaporant est convenablement alimentée en eau.
P a g e 52
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
ETR = 660.2mm.
II.7. Conclusion
P a g e 53
Chapitre II Présentation du site et étude de bassin versant
Dans ce chapitre nous avons présenté les différentes caractéristiques hydrographiques pour notre zone
d’étude. Ces caractéristiques sont très importantes pour l’étude de la pluviométrie et l’écoulement dans
les sous bassin étudiés.
Périmètre P Km 250.39
Minimale Hmin m 20
Dénivelée spécifique Ds m 57
P a g e 54
Chapitre III :
Analyse Statistique et
hydrologique
Chapitre IV :
Application du modèles
RNA et ANFIS dans la
relation pluie-débit
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
VI.1. Introduction:
La méthodologie adoptée est simple et vise à identifier les facteurs explicatifs de la transformation pluie
en débit liquide, l’influence des paramètres hydro-climatique sur la relation pluie-débit liquide et de
l’influence des précipitations sur le transport solide.
La Création d’un tel modèle nécessite le passage par plusieurs étapes afin de réaliser une modélisation
performante et fiable qui est le cas pour des modèles d’intelligence artificielle.
Avec :
D : la valeur d’une donnée
̅ :la moyenne
𝐷
𝜎𝐷 :L’écart type
P a g e 77
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Les modèles sont testés sur des pas du temps différent selon la disponibilité des données
hydrométéorologiques.
Données journaliers :
Dans le cas de la modélisation Pluie-Débit, les modèles seront testés sur la station « FREHA » avec un
échantillon de 18 ans. Les données seront divisées en trois périodes, la période de calage, de test et une
autre pour la validation du modèle.
Tableau IV. 1: Période totale utilisée pour les modèle (RNA et ANFIS ; St : Belloua)
Station
FREHA
Période
calage 1988-2001
Test 2001-2004
Validation 2004-2006
Données mensuelle :
La transformation des paramètres pluie–débit résultent d’un certain nombre de mécanisme complexes et
qui interviennent à différentes échelles spatiales et temporelles. A cette égard, nous avons testés les
modèles en ajoutant deux paramètres hydro-climatique (la température, Humidité relative) sur la station
« Belloua », nous disposons d’un échantillon mensuel de 12 ans.
Tableau IV. 2:Période totale utilisée pour les modèle (RNA et ANFIS ; St : Belloua)
Station
Belloua
Période
calage 1996-2003
Test 2004-2006
Validation 2007-2008
P a g e 78
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
La modélisation a été exécutée par le programme « nnstart » sous le langage Matlab version 2016.
Le programme nnstart : ouvre une fenêtre avec des boutons de lancement pour les outils d’ajustement
de réseau neuronal, de reconnaissance de modèles, de clustering et de série chronologique.
Dans notre cas, on choisit l’outil des séries chronologique « ntstool ».
Comme il a été expliqué dans le premier chapitre, l’application des réseaux neurones à la relation pluie
débit requiert une certaine connaissance quant aux différents modèles et algorithmes que caractérisent
ces réseaux.
On peut récapitulée les caractéristiques du modèle neuronal utilisé en :
P a g e 79
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Paramètres d’apprentissage
Le choix d’un algorithme d’apprentissage influence directement sur la rapidité de calcule. Il a pour but
d’ajuster les poids jusqu’à l’arriver à un minimum sur la fonction de coût représentant l’écart entre les
sorties obtenues et les sorties de référence.
Levenberg et Marquard (Levenberg, 1944, Marquard, 1963) ont développé un algorithme appelé
l’algorithme de Levenberg-Marquard, qui est rapide et qui a une bonne stabilité de convergence. A cet
effet, cet algorithme a été adopté avec un apprentissage type supervisé dans cette étude.
P a g e 80
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
P a g e 81
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Notons que chaque modèle neuronal présente une initialisation aléatoire de ses poids
Synaptiques (Wi) et la convergence du modèle dépend énormément de l'état initial.
Les figures (IV.1 ; IV.2 ; IV.3) représentent l’évolution de la convergence de l'erreur quadratique en
fonction des itérations pour les trois modèles.
On admet que pour le même modèle neuronal, une fois l'algorithme d’apprentissage converge et d'autres
fois il diverge, ce qui montre l'intérêt du choix des poids synaptiques initiaux
P a g e 82
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Le tableau (IV.1) récapitule les résultats du modèle neuronale appliqué à la station « Freha » à une seule
entrée (pluie).
Critère
NASH RMSE R
modèle
10-2 69.64 3.17 0.65
10-4 79.25 1.17 0.73
12-4 80.02 1.05 0.81
Il apparaît clairement dans le tableau IV.4 et les figures (IV.4 ; IV.5), l’évaluation numériques des
critères de performance sont satisfaisantes d’une façon globale.
Nous remarquons que les critères NASH et R n’affichent pas une différence considérable pour classer
les scénarios par contre une variation considérable dans l’erreur quadratique (RMSE). Cependant, on
opte au modèle neuronale (12-4) qui représente les meilleures performances lors des expérimentations
précédentes.
P a g e 83
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
(b ): Comparaison entre le débit liquide mesuré et le débit liquide simulé par RNA)
Figure IV. 8:Résultats de simulations journalières par les réseaux de neurones modèle (12-4), station
Freha
P a g e 84
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Figure IV. 9:Résultats de simulations journalières par les réseaux de neurones modèle (10-2), Station
Freha ;b :)
P a g e 85
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
IV.3.4. Résultats du modèle neuronale pluie-débit liquide appliqué aux données mensuelles
Le test d'un modèle au pas de temps mensuel, nous a paru intéressant dans la mesure de comprendre
l’influence des paramètres hydro-climatique sur la génération des débits liquide au niveau du bassin
versant Sébaou.
Dans cette tentative, Les modèles sont testés en absence et en présence des paramètres hydro-
climatiques.
Les données hydro—climatiques sont extraire de la série d’observation de L’ONM de la station Tizi-
Ouzou sur une période de (1996-2008).(voir le tableau (III.2)
Les résultats des modèles neuronaux appliqués à la station « Belloua » a une seule entrée (pluie) sont
représentés dans le tableau suivant :
Tableau IV. 4:Résultats du modèle neuronale a une seule entrée (données mensuelles)
Critère
NASH RMSE R
modèle
5-2 50.96 1.14 0.50
6-4 62.6 1.72 0.54
En examinant les résultats du tableau (IV.5) et les figures (IV.6 ; IV.7), nous apercevons que les
performances des modèles neuronaux varient sensiblement d’un modèle à un autre. Ainsi que les deux
critères Nash et R ne passe pas 60 %, donc les résultats ne sont pas assez satisfaisants.
Le graphique (b) dans la figure (IV.6), représente une discordance dans les premières valeurs qui est dû
à la présence d’une nappe libre dans le sous bassin « haute-Sébaou » qui est alimenté principalement par
les l’infiltrations efficace des précipitations.
Cette constations amène à juger que les précipitations seules ne peuvent pas être un paramètres d’entrée
décisive dans la simplification de la non-linéarité et la complexité pluie-débit liquide.
P a g e 86
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Figure IV. 10:Résultats de simulations mensuelles en absences les paramètres hydro-climatique (10-2)
par RNA , Station Belloua
P a g e 87
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Figure IV. 11:Résultats de simulations mensuelles en absences les paramètres hydro-climatique (5-2)
par RNA , Station Belloua
P a g e 88
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Cependant, on choisit le modèle neuronale (6-4) qui représente le meilleur coefficient de corrélation et
une bonne convergence pour les trois phases de simulations. (Voir la figure IV.8).
P a g e 89
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Les résultats des différents modèles sont présentés dans le tableau suivant :
Critère
NASH RMSE R
modèle
10-4 62.60 1.70 0.67
12-4 81.80 2.35 0.74
Les figures (IV.9 ;IV.10 ) et le tableau (IV.6), indiquent une améloiration considérable (satisfesante)
dans les performance des modéles ou la valeur du NASH depasse 80% pour le modèle (12-4 ) . Ceci est
dû à l’influence des paramétres hydroclimatique sur la géneration des débit dans la station de Belloua.
P a g e 90
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
P a g e 91
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
P a g e 92
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
D’après les résultats discutés, on a opté au modèle neuronale (12-4) .la figure (IV.10) illustre la
régression des différentes phases de la modélisation ainsi que la convergence du modèle.
P a g e 93
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Pour la transformation pluie-débit, quel que soit le nombre de couche et des neurones utilisés, les
résultats obtenus n’ont pas été à la hauteur de ceux attendus qui peut être liée à l’insuffisances des
données climatologiques.
P a g e 94
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Le Systèmes Neuro-Floues hybrides choisis c’est celui de Sugeno (Takagi et Sugeno, 1985)
P a g e 95
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Choix du nombre de règle floue, Il est à préciser que le nombre total de règles égale a np égal
avec, n représente le nombre de règles effectives (pour chaque entrée) et P est le nombre d’entrée
Pour l’estimation des paramètres, le procédé est le même que celui du modèle neuronal, c’est à dire que
la série modélisée est divisée en trois échantillons, le premier servant de calage, le deuxième pour la
validation et la troisième pour le test du modèle. (Voir les tableaux (IV.1 ; IV.2 ).
La modélisation de débit solide à l’aide modèle flou est réalisée par la programmation sous MATLAB
« ANFISEDIT ».
Critère
NASH RMSE R
modèle
(25) 64.25 6.96 0.60
(75) 76.56 5.80 0.72
(100) 91.25 1.08 0.86
Le tableau (IV.7) et les figures (IV.12; IV.13), nous apercevons qu’en effet le nombre de règles permet
d’améliorer les résultats le modèle avec un nombre de (25) règles, représente une performance
relativement faible par rapport à celle du (75). Le modèle avec (100) règle présentent des débits
modélisés très bonnes avec un NASH supérieures à 90 %.
P a g e 96
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
(a) Hydrogramme de simulation entre le Débit liquide observé et le débit liquide Simulé
P a g e 97
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
(a) Hydrogramme de simulation entre le Débit liquide observé et le débit liquide Simulé
P a g e 98
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
IV.4.2. Résultats du modèle neuronale pluie-débit liquide appliqué aux données mensuelles
Au pas de temps mensuelle, nous essayerons d’étudier les deux cas avec et sans paramétré hydro-
climatiques. Les modèles seront testés sur la station « Belloua », sur une période de 12 ans.
Il apparaît clairement dans les tableaux (VI.8) et les figures (VI.15 ; IV.16) que les résultats obtenus
pour la station du Belloua sont très médiocres quel que soit le nombre de règles introduites dans le
modèle. Ainsi que, les modèles utilisant 64 sous-estime le débit liquide ce qui traduites par une valeur de
Nash égale à (-13%).
P a g e 99
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
(a) Hydrogramme de simulation entre le Débit liquide observé et le débit liquide Simulé
P a g e 100
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
(a) Hydrogramme de simulation entre le Débit liquide observé et le débit liquide Simulé
Figure IV. 22:Résultats de simulations mensuelle avec une seule entrée, par ANFIS (16 règle floue) ,
Station Belloua
P a g e 101
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
D’après les résultats des tableaux (VI.9), nous constatons qu’en effet l’introduction des paramétrés
hydro-climatiques permettent d’améliorer les résultats, le modèle à (216) règles est largement optimal
avec un (Nash=89.03%) par rapport à celui programmé à 27 règles (Nash =51%).
D’après les figures (IV.17 ; IV.18), les graphiques (b), illustre que le nuage de point est très bien
distribué avec la ligne de modèle.
P a g e 102
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit liquide observé et le débit liquide Simulé
P a g e 103
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit liquide observé et le débit liquide Simulé
P a g e 104
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Après avoir modélisé, on a consacré cette partie de la thèse pour comparer ces approches en se reposant
principalement sur leurs performances à simuler le débit.
Critère
NASH RMSE R
Modèle
RNA 80.02 1.05 0.81
ANFIS 91.25 1.08 0.86
P a g e 105
Chapitre IV Application du modèles RNA et ANFIS dans la relation pluie-débit
Tableau IV. 10: Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle mensuel (trois paramètres d'entrée)
Critère
NASH RMSE R
Modèle
RNA 81.80 1.35 0.74
ANFIS 89.030 4.823 0.82
Au pas de temps mensuel, on observe que le modèle RNA démontre des performances relativement
faibles avec des valeurs de 62.6 en NASH et 0.64 en R. et 2.25 en RMSE les performances du modèle
sont médiocre ; vu la non – linéarité de la relation pluie-débit et le caractère ponctuel de ces mesures qui
se contredit avec la variabilité spatiale de l’état hydrique dans un bassin versant .de ce fait, nous avons
démontré les performances des modèles neuro-flous.
Tableau IV. 11: Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle mensuel (un seul paramètre d'entrée)
Critère
NASH RMSE R
Modèle
RNA 62.6 2.25 0.64
ANFIS 61.25 6.9563 0.57
VI.6. Conclusion:
La capacité prévisionnelle de l’intelligence artificielle a pu être démontrée pour les deux modèles,
neuronales et le modèle neurone-flou.
Deux relations non linéaires ont été testées pour la modélisation des débits liquides avec les différents
types de séries chronologiques.
Dans une seconde partie, malgré le nombre limité de variables utilisées, la capacité prévisionnelle des
modèles paraît bonne et leur stabilité, pour les prévisions des débits liquides est satisfaisante pour la
transformation pluie-débit liquide. Sachant que les résultats obtenus par le modèle ANFIS sont
améliorés par rapport à celle de modèle neuronale sur les deux échelles journalières. Néanmoins, il est
toujours affirmé que plus les données climatologiques sont nombreuses plus les prédictions approchent
les valeurs réelles.
P a g e 106
Chapitre VI :
Application de RNA et
ANFIS dans la relation
Débit liquide-débit solide
VI.1. Introduction :
En Algérie, l’érosion hydrique est liée à des facteurs naturels et anthropiques difficilement
maîtrisables, qui engendre directement sur l’envasement des barrages. Cependant, la quantification des
apports solides dans les oueds est un peu délicate face à la variabilité spatio-temporelle des processus
hydrologiques.
A cet égard, plusieurs modèles empiriques ont été mises en point afin de quantifier l’érosion et le
transport solide. Ce chapitre a pour but de prévoir le débit solide en appliquant les modèles stochastique
(RNA, ANFIS) et de quantifier les quantités de sédiments transportés par les principaux cours d’eau du
bassin hydrographique.
La Création d’un tel modèle nécessite le passage par plusieurs étapes afin de réaliser une modélisation
performante et fiable qui est le cas pour des modèles d’intelligence artificielle.
VI.2.1. Normalisation des données
Dans un échantillon de donnés, il y toujours une différence entre les grandeurs. A cet égard, il est
primordial de faire une transformation de mise à l’échelle afin de réduire l’ordre de grandeurs des
valeurs.
Dans notre cas, puisque on travaille avec des données hydrométriques, on a calculé la variable réduite u,
telle que :
̅
𝐷−𝐷
U= ……………………………………..(VI.1)
𝜎𝐷
Avec :
D : la valeur d’une donnée
̅ :la moyenne
𝐷
𝜎𝐷 :L’écart type
Les modèles sont testés sur des pas du temps différent selon la disponibilité des données
hydrométéorologiques.
P a g e 107
Dans le cas de modélisation du transport solide, les modèle sont testées sur la station « Belloua », nous
disposons d’un échantillon journalier de 9 ans.
Tableau VI. 1:La période totale utilisée pour les modèle RNA et ANFIS(Belloua)
Station
Belloua
Période
calage 1980-1997
Test 1997-1998
Validation 1998-1999
VI.3. Résultats du modèle neuronale débit liquide-débit solide appliqué aux données journaliers
La modélisation par les réseaux neurones a été exécutée par le programme « nnstart » sous le langage
Matlab version 2016.
Le tableau (VI.2) illustre que les résultats sont bons d’une façon globale et les critères de performance se
stabilise pour les deux modèles (4-2) et (6-2).
Tableau VI. 2::Résultats du modèle neuronale avec une seule entrée (données journaliers)
Critère
NASH RMSE R
modèle
8-2 47.5 5.141 0.74
6-2 70.85 2.0515 0.82
4-2 67.23 2.1352 0.82
On analyse le graphique (a) dans le deux figures (VI.1 ; VI.2), Le dernier pic de la série de données qui a
été mesuré à 51.26 m3/s a été grandement surestimé avec le modèle (8-2). La meilleure performance de
ce pic a été effectuée par le modèle (6-2), donc on opte à ce modèle.
Cette constatation nous amène à déduire que, le nombre de neurone dépasse 6 neurones, le réseau aura
beaucoup de paramètres libres ce qui peut mener à ce qu’on appel du sur-apprentissage « overfitting »..
P a g e 108
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit solide observé et le débit solide Simulé
Figure VI. 1:Résultats de simulations journalier a une seule entrée (débit liquide) modèle (6-2) par RNA ,
Station Belloua
P a g e 109
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit solide observé et le débit solide Simulé
Figure VI. 2:Résultats de simulations journalier a une seule entrée (débit liquide) modèle (8-2) par RNA ,
Station Belloua
P a g e 110
D’après la figure (VI.3), l’erreur quadratique ce stabilise avec une valeur minimale de 4.40 dans le phase
d’apprentissage avec une corrélation qui dépasse 80% entre les débits observés et les débits simulés du
modèle.
P a g e 111
VI.2.4. A plusieurs entrées (pluie, débit liquide) :
MEDDI M. (1992), MEDDI M. & al. (1998) et Meddi et all (2012) ont montré que la pluie joue un rôle
crucial dans l’explication du phénomène d’érosion dans le bassin versant. A cet égard, nous tentons de
tester l’approche neuronale par deux modèles avec un nombre de couches et de neurones différents :
Un modèle à deux couche cachée avec dix neurones soit le modèle (10-4).
Un modèle à quatre couches cachées avec douze neurone (12-4).
Tableau VI. 3:Résultats du modèle neuronale avec deux entrées (données journaliers )
Critère
NASH RMSE R
modèle
8-2 61.28 3.4972 0.69
10-4 71.52 3.456 0.74
12-4 89.8 1.912 0.85
A partir du tableau VI.3 et les figures (VI.4 ; VI.5), on constate que les résultats obtenus sont bons pour
Les critères graphiques et les critère numérique de NASH égale à 89 % et un coefficient de corrélation
supérieurs à 80 %.
Cependant, nous choisissons le modèle (12-4) pour la modélisation de la relation pluie-débit liquide-
débit solide.
L’introduction d’une deuxième entrée, nous a permis d’augmenter les performances du modèle débit
liquide –débit solide a pas du temps journalier et donc une meilleure reproduction des débits solide.
P a g e 112
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit solide observé et le débit solide Simulé
Figure VI. 4:Résultats de simulations journalier a deux entrée (débit liquide, pluie) modèle (12-4) par RNA ;
(St :Belloua)
P a g e 113
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit solide observé et le débit solide Simulé
P a g e 114
D’après la figure (VI.7), Le modèle (12-4) achève les meilleures performances au niveau de coefficient
de corrélations sur les trois périodes calage, validation et qui sont respectivement de 0.85, 0.79 et 0.74
Figure VI. 6:les résultats du modèle neuronale retenue (12-4) ;(St : Belloua)
P a g e 115
VI.2.5. Constations générales sur la modélisation débit liquide-débit solide par RNA :
.
Dans cette partie, nous avons exploré le modèle neuronal dans la modélisation de la relation des
précipitations avec les débits liquides et le solide sur échelles journalier. D’autre part, nous avons
améliorés les résultats de performances du modèle RNA a une seule entrée (débit liquide), en
introduisant la précipitation. Ces résultats nous amènent à déduire l’agressivité climatique sur le
transport solide
VI.4. Résultats du modèle neurone-floue débit liquide-débit solide appliqué aux données
journaliers
La modélisation par le modèle « ANFIS » a été exécuté par le programme « anfisedit » sous le langage
Matlab version 2016.
En étudiant le transport solide dans le bassin versant Sébaou et la recherche d’un facteur qui influence la
prévision des débits solide, nous avons testés le modèle neurone-floue avec une et plusieurs entrées.
Tableau VI. 4:Résultats du modèle journaliers ANFIS (un seul paramétré entrée)
D’après le tableau (VI.4), Les valeurs de performance de la phase d’apprentissage montrent que le
ANFIS s'est bien ajusté, en particulier le modèle a (25 règle), avec la plus forte valeur de R soit 89 %
et les plus faibles valeurs de RMSE (1.91).
Les figures (VI.7; VI.8), illustrent un très bon ajustement pour les deux modèles de réseaux de
neurones avec une supériorité du modèle avec (25) règle floue.
P a g e 116
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit solide observé et le débit solide Simulé
P a g e 117
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit solide observé et le débit solide Simulé
Figure VI. 8:Résultats de simulations journalier a une seule entrée (débit liquide) par ANFIS (25 règle floue) ,
Station Belloua
P a g e 118
VI.3.2. A plusieurs entrées (pluie, débit liquide) :
Dans cette seconde application, les débits solides ont été modélisés ; en introduisant la précipitations
moyennes journaliers de la station étudier. Les résultats de ce modèle sont présentés dans le tableau
(VI.5)
Tableau VI. 5:Résultats du modèle journaliers ANFIS (une deux entrée)
Le tableau (VI.4) et les figures (VI.9;VI.10) montrent que les deux modèles présentent une certaine
amélioration par rapport aux résultats de simulations en absence des précipitations. Les valeurs de Nash
sont de 68.5 %,87,2 % et respectivement. Ces résultats sont jugés acceptables vu la complexité du
phénomène étudié
Néanmoins, les résultats obtenus montrent qu’une amélioration relativement faible de la Modélisation.
En effet, l’introduction de précipitations moyenne journaliers dans l’estimation du débit solide peut
orienter le modèle aux différents cas étudiés.
P a g e 119
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit solide observé et le débit solide Simulé
Figure VI. 9:Résultats de simulations journalier a deux entrée (débit liquide, pluie) par ANFIS (64 règle) ;
(St : Belloua)
P a g e 120
(a) : Hydrogramme de simulation entre le Débit solide observé et le débit solide Simulé
Figure VI. 10:Résultats de simulations journalier a deux entrée (débit liquide, pluie) par ANFIS (25 règle) ,
(St : Belloua)
P a g e 121
IV.3.1. Constations générales sur la modélisation débit liquide-débit solide par ANFIS:
En vue de la complexité du phénomène de transport solide notamment en période de crue, les résultats
de simulations obtenus sont jugés satisfaisantes.
Les résultats exposés dans les tableaux (VI.6 ; VI.7) confirment que l'utilisation des deux entrées
améliore l'apprentissage du modèle et minimise l'erreur entre les valeurs simulées et celles observées.
Les résultats montrent aussi de très bonnes valeurs de NASH, R et RMSE, ce qui prouve l’effet
agressive des précipitations sur l’état du sol.
Cette constatation, nous amène à juger que le meilleur modèle pour la prédiction des débits solides pour
les deux cas c’est le modèle ANFIS
Tableau VI. 6:Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle journalière (un seule paramètre d'entrée)
Critère
NASH RMSE R
Modèle
RNA 70.85 2.0515 0.82
ANFIS 84.1 1.91 0,85
Tableau VI. 7:Performances de RNA et ANFIS obtenus à l'échelle mensuelle (deux paramètres d'entrée)
Critère
NASH RMSE R
Modèle
RNA 87.8 1.912 0.85
ANFIS 89.2 1.61 0.90
Nous représentons l’ensembles de couple de données pour la station étudiée avec le modèle ANFIS avec
deux entrés (64 règle floue).
P a g e 122
Débits solides simulés - débits liquides.
60
y = 0,0684x + 0,1441
50 R² = 0,85
40
Qs sim (kg/s)
30
20
10
0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
Ql (m3/s)
Figure VI. 11: Relation entre les débits solides et les débits liquides instantanés de 1990-1999
L’analyse graphique de la figure (VI.11) , montre une bonne corrélation en polynomial liant le débit
solide en suspension aux débits liquides, les points du nuage obtenus sont alignes autour de la droite de
régression.
P a g e 123
Tableau VI. 8:Répartition mensuelle et annuelle des apports solides en suspension (en tonnes) ;St : Belloua
As (Mil
sept oct nov déc janv fev mars avril mai juin juil Aout
Tonne)
1990-
16134 16134 0 223494 15867 16134 16134 16134 16134 582 16134 582 97,70
1991
13126 27935 13497 145947 32290 0 55776 12525 14327 713 1069 1091 117,79
1992
13963 14488 12872 135645 122798 14123 17338 311544 21629 1393 1756 0 490,58
1993
12818 14124 14160 254711 218725 13091 25969 21325 13045 419 0 324 292,90
1994
17823 20007 9268 363826 56456 22532 14179 14206 14728 792 5950 0 128,84
1995
2158 0 1993 262025 92756 17947 462714 14178 13090 180 714 389 601,97
1996
1633 6028 0 223549 34448 98718 18842 14810 18135 1378 296 544 187,17
1997
21283 30298 424401 472823 25326 12860 14395 15379 15184 1120 1507 583 86,35
1998
10325 9651 23368 428702 29485 174978 48349 266576 522665 1754 2128 1899 1047,83
La figure (VI.12) illustre une grande variation temporelle et spatiale du transport solide. Une quantité
significative de sédiments se fait au mois de décembre qui est dû à l’agressivité climatique des
précipitations importantes durant ce mois, par contre, le mois d’Aout représente la faible partie du
transport solide à cause des faibles débits liquides dans le cours d’eau.
P a g e 124
Répartition mensuelle des apports solides
(Milliers de tonnes);St:Belloua
300
250
200
Apport solide ( Mil tonne )
150
100
50
0
sept oct nov déc janv fev mars avril mais juin juil Aout
mois
Figure VI. 12:Répartition mensuelle des apports solides en suspension (St : Belloua)
Nous remarquons dans la figure (VI.13) que l’hiver est caractérisé par une concentrations élevés des
sédiments en suspension a que les débits liquides assez importants. En automne, le sol est sec car les
écoulements en été sont très assez modeste qui engendre un transport sédimentaire assez important.
Pendant le printemps, nous constatons une diminution des apports solide qui est dû à l’humification du
sol et le renforcement de la végétation.
Finalement, le transport sédimentaire en été est très faible du fait que les précipitations sont quasiment
nulles.
éte
printemps
1% 12%
autome
32%
hiver
55%
Figure VI. 13:Répartition saisonnière des apports solides 1990-1998 (St : Belloua)
P a g e 125
VI.6.3. Echelle annuelle :
La figure (VI.14), montre la variation interannuelle des apports solides .il est clairement visible que
durant l’année 1998, on a enregistré près de 12 millions de Tonnes avec une précipitions moyenne
annuels de 1200 mm. On note alors que le caractère agressif des précipitations favorise un apport solide
important.
1200,00
Apport solide (mil tonnes)
1000,00
800,00
600,00
400,00
200,00
0,00
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998
Années
Es
Pluie As (Mil
Années (Mil tonne/km2/an)
(mm) Tonne)
P a g e 126
On constate de l’analyse du tableau précédent que l’action érosive est différente d’une année à l’autre.
De 0.28 à 3.45 Mil t/km2/an. On remarque aussi que, pour deux années recevant presque la même
quantité de pluie, la charge en suspension peut être différente. Durant l’année 1996, on a calculé 187000
tonnes pour une précipitation de 432.6 mm alors qu’en 1990, on a calculé 292900 tonnes pour presque la
même quantité de précipitations (497.8mm).
En effet la dégradation est surtout appréciable de faite que la zone est caractérisée par un couvert végétal
très dégradé et n’occupe que 19% (soit 55.025 ha) de la surface totale, de pentes importantes quand la
géologie le permet, ainsi que les autres paramètres qui influent sur le phénomène, ce qui favorise le
phénomène d’érosion.
VI.9. Conclusion :
Ce travail a été effectué dans le but de modélisé la relation débit liquide-débit solide et prévoir
L’apport solide à l’aide de deux méthodes précises qui sont : la méthode des réseaux de neurones
(RNA) et le modèle neurone-floue « ANFIS ».
Le modèle ANFIS est très robuste et efficace pour la prévision des débits solides à l’échelle journalière
par rapport au modèle RNA. Nous avons également montré que l'utilisation de précipitations comme
entrés est très efficace ce qui déjà prouver dans la littérature.
Dans une seconde partie, l’évaluation des apports solides fondée sur les résultats obtenus par la
modélisation de la relations débit liquide – débit solide semble acceptable pour la quantification des
apports solides à partir des données observées des débits liquides. La dégradation spécifique moyenne
estimé pour la station Belloua est de l’ordre de 10,03 t/km²/an.
P a g e 127
Conclusion
Générale
Conclusion générale
Conclusion Générale
L’effet du réchauffement et changement climatique de la terre ne fait qu’accroitre par l’apparitio n des
évènements météorologiques extrêmes. A cet égard, les scientifiques, les décideurs et gouverneme nts
nécessitent d’une base de données climatologique et hydrogéologique pour comprendre la nature des
changements et des défis auxquels ils doivent faire face.
L’hétérogénéité spatio-temporelle dans le bassin versant, explique en partie l’existence des problèmes
concrets sur la prévision et l’anticipation des données hydrologiques dans des endroits non jaugés. La réponse
de l'hydrologue s'appuyait sur l’application de modèles numériques pour simplifier cette complexité et
l’exploitation d’informations climatologiques manquantes.
Dans cet esprit, notre thèse s’articule sur une modélisation stochastique de deux processus hydrologiques
responsables de la génération des débits liquides en fonction des paramètres métrologiq ues et la
transformation des débits liquides en débits solides à l'échelle du bassin versant Sébaou.
La modélisation pluie-débit met en évidence l’estimation ou la prévision des débits pour l’application
désirée. Pour ce faire, nous allons appliquer les deux modèles RNA et ANFIS sur la station « Freha » du
bassin versant Sébaou à différents pas de temps (mensuel et journalier). Les résultats obtenus à l’échelle
mensuelle, ont connu une véritable prolifération avec la disponibilité de données hydrométéorologiques par
rapport à celle des données journalières. Les modèles neuronaux ne donnent pas une simulation correcte du
processus pluie-débit par rapport aux modèle neurone-flou « ANFIS ». Ces résultats encourageants ouvrent un
certain nombre de perspectives sur l’échelle journaliers, où il serait intéressant de tester le modèle neurone-flou
avec les données hydroclimatiques dans le but de simplifier la complexité du phénomène.
La simplification de la relation débit liquide-débit solide, nous permettent de décrire et de quantifier
le taux du transport solide en Algérie. De ce fait, nous avons testés les deux modèles neuronale et neurone-
flou pour le cas de la station « Belloula » sur l’échelle journaliers. Cette étude a indiqué que le système hybride
neuro-floue est une meilleure technique ainsi pour la génération de débit solide et pourrait être utilisée pour une
bonne gestion de l’eau. Nous avons utilisé les précipitations moyennes journaliers comme paramètres
climatologiques pour expliquer la variance de débit solide d’où les résultats obtenus montrent des valeurs très
rapprochés entre le débit simulé et le débit observé pour les deux modèle stochastique (RNA et ANFIS). Ce
travail doit être complété par une étude, en introduisant les précipitations instantanées pour mieux cerner
l’influence de l’agressivité climatique sur l’érosion et le transport solide.
P a g e 128
Conclusion générale
En dépit des résultats obtenus, on peut conclure que le modèle hybride « neurone-flou » représente une
technique très puissante vu son aptitude à décomposé la complexité d’un phénomène en processus plus
simple, en ajoutant les facteurs qui influent directement sur le processus hydrologique.
.
P a g e 129
Bibliographie
Référence bibliographique
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