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Introduction aux Nombres Complexes

Le document présente les définitions et propriétés de base des nombres complexes. Il décrit les différentes représentations des nombres complexes ainsi que les opérations élémentaires sur les nombres complexes. Le document contient également des informations sur la résolution d'équations du second degré dans le corps des nombres complexes.

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Le document présente les définitions et propriétés de base des nombres complexes. Il décrit les différentes représentations des nombres complexes ainsi que les opérations élémentaires sur les nombres complexes. Le document contient également des informations sur la résolution d'équations du second degré dans le corps des nombres complexes.

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FSI Dèpartement de Gènie civil 2019/2020

Fonctions á varaibles complexes

Chapitre I: Les nombres complexes

Définitions:

- On appelle nombre complexe z toute expression de


la forme z = x+iy où x et y sont des nombres rèels
0
et i l unité imaginaire définie par i2 = −1.
- z = x + iy est dite la forme algébrique de z.
- L’ensemble des nombres complexe est noté par C.
- On appelle x la partie réelle notée Re(z) et y la partie
imaginaire notée Im(z).
- On appelle le module de z,noté par |z| definié par

|z| = x2 + y 2.
- z est dit imaginaire pur si x = 0 et y 6=.
- z = 0 si seulement si x = 0 et y = 0.
- On appelle le nombre z = x − iy le conjugué de z.
- z1 = z2 si Re(z1) = Re(z2) et Im(z1) = Im(z2).

1
Propietés sur le conjugué:
z+z
- 2 = Re(z) = x .
z−z
- = y = Im(z).
2i

- |z| = |z| = x2 + y 2.
- zz = x2 + y 2.
- zz1 + z2 = z1 + z2.
- z = z.
1 1
- si z 6= 0: z = z

Opération sur les nombres compexes


Soient z1 = x1 + iy1 et z2 = x2 + iy2 alors:
- z1 + z2 = (x1 + x2) + i(y1 + y2).
- z1 × z2 = (x1 × x2 − y1 × y2) + i(x1 × y2 + x2 × y1).
- z12 = x21 − y12 + 2x1y1.
z1 z1 z2 (x1 x2 +y1 y2 )+i(x2 y1 −x1 y2 )
- Si z2 6= 0: z2 = z2 z2 = x22 +y22

Exemple:Soient z1 = 3 + 4i et z2 = i − 5.
z1 = 3 − 4i et z2 = −5 − i.
z1 + z2 = (3 − 5) + 4i + i = −2 + 5i
z1z2 = 3(−5) − 4(1) + i(3.1 − 5.4) = −19 − 17i.
z12 = 32 − 42 + i2(3.4) = −7 + 24i .

2
z22 = (−5)2 − 12 + i2(−5.1) = 24 − 10i.
z1 (3+4i)(−5−i)
z2 = (−5+i)(−5−i) = −15+4−i(3+20)
25+1 = −11−23i
26 .
√ √
|z1| = r 32 + 42 = 25 √= 5 .
|z2| = (−5)2 + 12 = 26 .

Représentation géométrique :
- Tout nombre complexe z= x + iy peut être représenté
sur le plan Oxy par un point M(x, y), et réciproquement,
tout point M du plan peut être considéré comme
l’image géométrique de z = x + iy.
- Le plan sur lequel on représente les nombres com-
plexes est appelé plan complexe.
−−→
- On représente z par un vecteur OM . L’angle θ que
forme ce vecteur avec l’axe horizontal est appelé
l’argument de z, noté arg(z). La longueur r du
−−→
vecteur OM représente le module de z.
- La Représentation en coordonnées polaire du point
M

(x, y) est donnée par :
 x = r cos θ

 y = r sin θ

- Un nombre complexe z peut également être écrit sous


la forme z = r(cos θ+i sin θ) appellée forme trigonométrique
ou polaire.
3
- l’argument de z est definié par :
arctan( xy ),




 si x > 0 et y > 0;
|y|


− arctan( |x| ), si x > 0 et y < 0;





arg(z) =  |y|




π − arctan( |x| ), si x < 0 ety > 0;


|y|
 π + arctan(
|x| ), six < 0 et y < 0.


Formule d’Euler: On appelle formule d’Euler


l’expresssion: cos θ + i sin θ = eiθ .
Comme z = r(cos θ+i sin θ) alors on peut ecrire z = reiθ
qu’on appelle forme exponentielle .
Si on remplace θ par (−θ) dans la formule d’euler alors
e−iθ
 = cos θ − i sin θ on a alors:
iθ −iθ
 cos(θ) = e +e


2
eiθ −e−iθ
 sin(θ) =


2

Exemple: Soit z = 2 + 2 3i .
Ecrire z sous forme polaire et exponentielle. √
On a la forme √ algebrique z = x + iy = 2 + 2 3i donc
x = 2 et y = 2 3.
i)Forme polaire: z = r(cos θ + i sin θ)
√ 2 r √ √
2 2
|z| = r = x + y = 2√ + (2 3) = 16 = 4. 2

θ = arctan( xy ) = arctan( 2 2 3 ) = π3 car x > 0 et y > 0.


Donc z = r(cos θ + i sin θ) = 4(r(cos( π3 ) + i sin( π3 )).
π
ii)Forme exponentielle: z = reiθ = 4ei 3 .

4
Formule de Moivre:

L’identité :(cos(θ) + i sin(θ))n = cos(nθ) + i sin(nθ)


est dite la formule de Moivre qu’on peut ecrire aussi
(eiθ )n = einθ .Cette formule dà coule
c de celle de la mul-
tiplication qu’on montre par récurrence.
Donc z n = rn(cos(nθ) + i sin(nθ)) = rneinθ , ∀n ∈ N .

Racine nieme d’un nombre complexe :


Soit z = a + ib un nombre complexe, et soit n ∈ N ; on
appelle racine nieme de z tout nombre complexe w tel
1 √
que wn = z : On ecrit w = z n ou bien w = n z.
Soient z = reiθ et w = teiδ alors z = wn = tneinδ =
tn(cos(nδ)+i sin(nδ)) d’aprélaf ormuledeM oivre, donc
1 1 θ 1
w=z n = r n ei n = r n (cos( nθ ) + i sin( nθ )) = teiδ , donc
1
t = r n et δ = θ+2kπ
n ; k ∈ Z et 0 ≤ k ≤ n−1. les racines
nieme de z sont les nombres complexes
1 1 θ+2kπ
wk = r n (cos( θ+2kπ
n ) + i sin( θ+2kπ
n )) = r ne n .


3
Exemple
r
:Soit z=1-i
√ calculer 1 − i.
r = 12 + (−1)2 = 2.
θ = − arctan( |−1|
|1| ) = − π4 ( x > 0 et y < 0.)
√ √ π
z = 2(cos(− π4 + 2kπ) + i sin((− π4 + 2kπ)) = 2e− 4 i.
√ √ 1
t = 3 1 − i = ( 2(cos(− π4 + 2kπ) + i sin((− π4 + 2kπ))) 3 .

5
r
3
√ −π
4i
r
3
√ π
t= 2e 3 = 2e− 12 i.
D’où les racines cubiques
√ de z sont:
−π + 2kπ −π 2kπ
wk = r 1 e 12 3 = 6 2e( 12 + 3 )i; 0 ≤ k ≤ 2.
√ 3
6 1 −πi
w0 = 2 3 e 12 ;
√6 1 7π i
w1 = √ 2 3 e 12 ;
π
w2 = 6 2 13 e15 12 .

proprietés :
Soient z1 = r1eiθ1 et z2 = r2eiθ2 ; Alors
z1z2 = r1eiθ1 r2eiθ2 = r1r2(cos(θ1 + θ2) + i sin(θ1 + θ2))
|z1z2| = r1r2 et arg(z1z2) = θ1 + θ2.
z1 r1 eiθ1 r1 i(θ1 −θ2 )
z2 = r2 e iθ 2
= r2
e
| zz21 | = rr21 et arg( zz12 ) = θ1 − θ2.

Résolution des equations d’ordre deux dans C


Soit l’equation suivante P (z) = az 2 + bz + c et soit
∆ = b2 − 4c alors si:
i)∆ ∈ R+√ , on a les mêmes

solutions que dans R:
z1 = −b+2a ∆ et z2 = −b−2a ∆ (*)
ii)si ∆ ∈ C − R, on pose ∆ = x+iy = δ 2 = (α+iβ)2 =
α2 − β 2 + i2ab.
On cherche les solutions du systeme suivant:

6

2






|∆| = |δ | = x2 + y 2 = α2 + β 2 (1)
x = α2 − β 2



(2)
 y = 2αβ, (3)


Les solutions du systeme sont {α1, α2, β1, β2} .


on utilise l’equation (3) pour déterminer le signe de ai
et bi dans δ; i = 1 ou i = 2.
On trouve les racines de ∆ qu’on note δ1 et √ δ2, il suffit
de choisir l’une des valeures et on remplace ∆ par δ1
ou δ2 dans les racine de P (Z) de l’equation (*)
∆ ∈ R− , on pose ∆ = −x = xi2 avec x > 0 on a
iii) si √

alors ∆ = ± xi.

Exemple:
Soit P (z) = z 2 + (2i − 3)z + 5 − i.
∆ = b2 − 4ac = (2i − 3)2 − 4(5 − i) = −15 − 8i. On
pose ∆ = δ 2 = (α + iβ)2 = α2 − β 2 + i2αβ = −15 − 8i.
Par

identificationr
on a le systeme suivant :
2 2 + (−8)2 = α2 + β 2 = 17 (1)






|∆| = |δ | = (−15)


−15 = α2 − β 2 (2)

 −8 = 2αβ, (3)

La somme de (1) et (2) donne 2α2 = 2 donc


α = ±1. On remplace dans (2); on trouve β 2 = 16;
donc β = ±4.

7
√ commeαβ = −4 < 0; donc √ on a:
∆ = δ = 1 − 4i ou bien ∆ = δ = −1 + 4i.
On prend√ δ = 1 − 4i ; on a alors les solutions de P(z):
z1 = −b+2a√∆ = 3−2i+1−4i
2 = 2 − 3i .
z2 = −b−2a ∆ = 3−2i−1+4i
2 = 1 + i.

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