Feuille d'exercices : Induction électromagnétique (I)
P Colin
29 décembre 2010
1 Spire carrée au voisinage d'un l rectiligne
Le centre d'une sprire carrée de coté a se trouve à une distance d > a2 d'un l rectiligne
inni parcouru par un courant i(t). Le l est parallèle à l'un des cotés du carré et dans le
plan du carré.
Calculer la f.e.m induite dans la spire carrée.
2 Bobine équivalente à deux bobines en séries
Deux bobines identiques de résistance r et d'inductance propre L sont placées l'une à
côté de l'autre (gure 1). Lorsqu'on relie B1 et A2 , l'ensemble est équivalent entre A1 et
B2 à une bobine de résistance 10 Ω et d'inductance L0 = 90 mH. Lorsque, sans déplacer
les bobines, on relie B1 et B2 , l'ensemble est équivalent entre A1 et A2 à une bobine de
résistance 10 Ω et d'inductance L00 = 70 mH.
1. Interpréter les observations et en déduire les valeurs de r et L ; que peut-on ainsi
mesurer ?
2. Proposer une méthode simple de mesure de l'inductance et de la résistance équivalente
aux deux bobines en série.
Figure 1 Deux bobines en série
1
Figure 2 Lévitation magnétique
3 Inuence mutuelle de deux tores
Un tore est engendré par rotation d'un carré de côté b autour de l'axe ∆ situé dans le
plan du carré, parallèlement à l'un de ses côtés et à une distance a de son centre.
1. Un circuit comprenant N1 spires est enroulé régulièrement sur le tore. Calculer l'in-
ductance propre de ce circuit.
2. Un second circuit comprenant N2 spires est superposé au précédent. Calculer l'in-
ductance mutuelle entre les deux circuits.
4 Lévitation magnétique
1. Rappeler l'expression du champ magnétique créé par une spire circulaire de rayon a
parcourue par un courant i en un point de son axe.
2. Un long solénoïde vertical (semi-inni) à section circulaire (de rayon a et ayant n
spires jointives par unité de longueur) est parcouru par un courant i1 . Montrer que
le champ magnétique en un point M de son axe, situé à une distance z au dessus de
son extrémité et repéré par l'angle θ (voir gure 2) est :
−
→ µ0 ni1
B = (1 − cos θ) −
→
ez
2
3. Le solénoïde est en fait parcouru par un courant variable i1 = i1m cos ωt. Une petite
bobine circulaire constituée de N spires de rayon b (b a), de résistance R, d'induc-
tance L et de masse m, est placée au-dessus du solénoïde, à une distance z de son
extrémité.
On repèrera la position de la bobine par l'angle θ.
Dans l'approximation des régimes quasi stationnaires, calculer le courant induit dans
la bobine en régime sinusoïdal forcé. On pourra utiliser la notation complexe.
A quelle(s) condition(s) l'approximation quasi stationnaire est elle justiée ?
2
Figure 3 Pince ampèremétrique
−
→
4. On admet que le champ magnétique B à la distance b de l'axe à la cote z a une
composante radiale (coordonnées cylindriques) Br = µ04a ni1 b
sin θ.
→
−
Calculer la force magnétique moyenne < F > appliquée à la bobine.
Pour quelle valeur i01m de i1m , la spire peut-elle léviter, juste au-dessus du solénoïde,
à la cote z ? L'équilibre est-il stable ?
5. Quelle est alors la puissance moyenne P0 dissipée par eet Joule dans la bobine ?
5 Pince ampèremétrique
Une pince ampèremétrique est constituée d'un tore de section carrée, de côté a = 5 cm,
d'axe Oz et de rayon moyen 3a/2 (voir gure 3) sur lequel sont bobinées régulièrement
un grand nombre (N = 104 ) de spires carrées de côtés a en série. Ce circuit, de résistance
R = 0, 2 Ω est fermé sur un ampèremètre de résistance r = 0, 3 Ω. D'autre part un l
inni confondu avec l'axe Oz est parcouru par un courant d'intensité I(t) = IM cos(ωt) de
fréquence f = 50 Hz.
Soit i(t) = iM cos(ωt) la valeur du courant dans la pince ampèremétrique en régime
~ le champ magnétique total crée par le l et la pince.
sinusoïdal forcé. Soit B
1. Justier que B ~ = Bθ (r, z)~uθ et déterminer Bθ (r, z) en un point M situé dans la
section d'une spire carrée du tore (on constatera qu'en fait Bθ est indépendant de z ).
2. En déduire l'expression du ux magnétique total Φ à travers les N spires, puis l'ex-
pression du rapport iM /IM (on utilisera la notation complexe).
6 Eet Joule des courants induits
Autour du même axe, on dispose une spire circulaire de rayon R, de centre O, parcourue
par le courant I(t) = I0 cos ω0 t et un petit disque D, de rayon a, de centre C situé sur (Oz )
à la distance D R > a de O, de faible épaisseur e et de conductivité électrique γ0 (g.
4).
1. Donner l'expression du champ magnétique au voisinage de C. En déduire celle du
potentiel vecteur dans la même région.
3
Figure 4 Eet Joule des courants induits
2. Déterminer l'expression de la densité volumique des courants induits dans le disque
D. On négligera l'auto-induction.
3. Déterminer la puissance moyenne dissipée, par eet Joule, dans ce disque. Com-
menter.
7 Eet Kelvin
Un cylindre de conductivité γ est traversé par un courant sinusoïdal d'intensité i0 cos(ωt).
Un point du cylindre est caractérisé par ses coordonnées cylindriques r, θ, z . En notations
−
→
complexes, la densité volumique de courant dans le cylindre s'écrit j = j0 (r) exp(iωt)− →
e z,
−
→ −
→
et le champ magnétique B = B0 (r) exp(iωt) e θ .
1. Déterminer les équations diérentielles vériées par B0 (r) et j0 (r).
2. On pose R − r = αu avec α2 = − µ01γω . Écrire l'expression de B0 (r) sous forme d'une
série entière en u.
3. À quelle condition sur a peut-on considérer que j0 (r) est uniforme ?
8 Principe d'un sismographe à détection electromagnétique
Un sismographe est constitué d'un bâti (A), rigidement lié au sol, auquel on suspend
par un système ressort-amortisseur un cylindre de masse élevée m. Ce cylindre est aussi
un aimant cylindrique, dont le cylindre intérieur est le pôle nord et le cylindre extérieur le
pôle sud (cf. gure 5).
La même gure montre les lignes de champ (radiales) du champ magnétique, et le
circuit de détection, formé de N spires circulaires de même rayon a, liées au bâti, orientées
comme l'indique la gure. Le champ magnétique au niveau de la boucle de détection est
uniforme, d'intensité B0 . q
On note k la constante de raideur du ressort et ω0 = mk
; durant le passage d'une onde
sismique, le sol est soumis à l'accélération verticale a = γ0 cos Ωt−
−
→ →
e z , l'axe (Oz ) étant
vertical ascendant. On étudie les vibrations du sismographe, c'est-à-dire les oscillations
4
Figure 5 Principe d'un sismographe à détection electromagnétique
verticales z(t) de la masse m relativement au bâti, par rapport à sa position d'équilibre
en l'absence d'onde sismique. Pour cela, le circuit de détection est ouvert et on mesure la
tension u(t) à ses bornes.
1. Justier soigneusement l'équation diérentielle z̈ + 2ξω0 ż + ω02 z = −γ0 cos Ωt
2. Expliciter la force électro-motrice induite le long du circuit de détection.
u
3. Déterminer, en régime harmonique, la fonction de transfert complexe K = γ0 où u
est la tension aux bornes du circuit de détection. Commenter.